Choriste du mois


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 05. [Toledo, Ohio] Open your eyes to the world

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Age : 18 ans
Occupation : Modératrice à mes heures perdues
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MessageSujet: 05. [Toledo, Ohio] Open your eyes to the world   Ven 21 Sep - 16:52

« On y est les filles. »

Avec un soupir de contentement, Sunny fit claquer la portière de sa voiture, et s’étira longuement. Après presque deux heures à conduire, elle se sentait légèrement ankylosée, et était donc bigrement contente d’être arrivée à destination. Une brise venue droit de l’océan fit voleter quelques mèches de cheveux autour de son visage, et elle prit une profonde inspiration, savourant cette odeur d’iode typique des villes maritimes. Ce n’est pas à Lima qu’elle aurait pu profiter de ce savoureux parfum, et encore moins de la soirée qui s’annonçait. Au-dessus d’elle, le ciel était d’un noir d’encre, piqueté de ci et de là par des étoiles, mais la lune n’était pas la seule source de lumière des environs. A une petite centaine de mètre de là où Sunny avait garé sa voiture, des lampions et quelques guirlandes électriques montraient le chemin vers un hangar désaffecté d’où provenait une légère pulsation rythmique et qui devait être de la musique. C’était là leur destination, le but de ce trajet de deux heures. Deux longues heures en compagnie de deux personnes qui n’avaient apparemment pas du tout envie de se trouver là. En coulant un regard derrière elle, Sunny ne put que constater à quel point le programme enchantait les deux adolescentes qui l’accompagnaient, et elle pinça les lèvres. « Surtout, cachez votre joie. » railla-t-elle, et elle se posta devant Nina et Vivaldine. Elle avait plus ou moins trainé Nina de force, usant de son moyen de pression habituel mais surtout, arguant qu’elle n’avait rien à perdre, tout à y gagner ; elle avait surtout ajouté qu’elle commençait à en avoir assez de faire du chantage, et qu’il était plus que temps de passer à autre chose. Sunny ne savait pas ce qui avait convaincu Nina de la suivre, mais elle était finalement parvenue à l’entrainer à sa suite. La présence de Di’ y était certainement pour quelque chose. La jeune fille aurait pu se vanter d’être l’une des rares amies de Sunny, cette dernière ayant plus d’ennemis et de victimes qu’autre chose dans son cercle social, néanmoins, elle appréciait sincèrement Di’, et aimait passer du temps avec elle. Si leur rencontre n’avait pas du tout été le fruit du hasard, mais plutôt de la perfidie de Sunny, qui avait impliqué le petit frère de Di’ dans un petit incident au supermarché pour parvenir à l’approcher, leur amitié s’était construite naturellement. Mais comme à son habitude, Sunny n’avait pas, à proprement parler, été très honnête envers Di’. La jeune fille était tout sauf attirée par les fêtes, aussi Sunny lui avait-elle raconté qu’il s’agissait d’une petite soirée privée –ce qui n’était pas faux, en vérité- et que ce serait un excellent moyen de se distraire et d’oublier son coup de cœur pour le président du celibacy club le temps d’une soirée. Sunny ne comprenait d’ailleurs pas du tout comment on pouvait craquer pour Jesus-cul serré-Sainsbury. Il avait pris Sunny en grippe et semblait persuadé qu’elle versait dans la sorcellerie, pour une raison qu’elle ignorait, ou feignait d’ignorer. Et pourtant, Di’ ne vivait qu’à travers lui. Quelle blague. Cette soirée avait été, officiellement, un prétexte pour que Di’ pense à autre chose. En vérité, la demoiselle allait servir dans le plan de Sunny.
En glissant un sourire en coin à Nina, Sunny songea que si celle-ci tombait dans le panneau, les choses allaient enfin pouvoir changer à McKinley. Pour écarter cette peste de Cissy, Sunny était prête à tout. Pour l’instant, elle n’avait que Nina comme arme la plus efficace, mais uniquement si cette dernière était prête à œuvrer pour renverser Cissy. Seulement, persuadée qu’elle ne valait rien sans son horrible rouquine de copine, Nina.. n’était bonne à rien. Un fait que Sunny avait vraiment besoin de changer, et pour se faire, elle voulait la convaincre qu’elle avait le potentiel d’une reine. Ou du moins, celui de mettre à mal l’actuelle reine. Consciente que Nina préfèrerait sans doute se faire rouler dessus par un bus jaune plutôt que de suivre Sunny, la journaliste en herbe avait convaincu Di’ de venir, sachant que les deux cheerleaders étaient amies. Et cela avait fonctionné.

« Voilà vos cartes d’identité. » fit Sunny en tendant deux fausses cartes aux jeunes filles. « Si on vous demande, vous avez 21 ans, tous vos vaccins et vous adorez faire la fête. » Les pièces d’identité étaient en tout point similaires à des vraies, si ce n’est que l’âge des trois adolescentes avaient été modifiés pour les faire passer pour majeures. Jonah avait, une fois de plus, prouvé à quel point il était un génie, en fournissant à Sunny ces fausses cartes d’identité. « Vous pouvez les garder si ça vous chante. Personne ne se doutera qu’elles sont fausses. » Et de fait, Sunny n’avait jamais eu le moindre problème avec sa propre fausse carte, dont elle se servait de temps à autre pour entrer dans les soirées étudiantes.
Faisant signe à Nina et Di’ de la suivre, elle se dirigea d’un pas confiant vers l’entrée du hangar, gardé par trois hommes en t-shirt noirs et muscles saillants. Ce soir, il ne s’agissait pas d’une soirée étudiante, mais d’une rave party dont tout le monde sur le net parlait depuis des mois. Sunny avait eu du mal à obtenir des invitations, puisque c’était une soirée privée, vraiment très privée. Mais elle avait sauté sur l’occasion et après plusieurs négociations, elle tenait entre ses mains la clé qui leur permettrait d’entrer. En passant devant des non-invités qui piétinaient, tentant par tous les moyens de convaincre les videurs de les laisser passer –peine perdue-, elle tendit son téléphone portable à l’un des trois colosses, qui dégaina aussitôt un mini scanner. La lumière rouge glissa sur l’écran du téléphone, et le bip qui suivit fit sourire Sunny. Elle leva aussitôt sa carte d’identité, imperturbable, et sous les huées de ceux qui ne parvenaient pas à se frayer un chemin jusqu’à l’intérieur, elle franchit la porte. « Trop facile. » chuchota-t-elle pour elle-même.

A l’intérieur, Lady Gaga faisait vibrer les baffles, et le centre du hangar avait été transformé en piste de danse sur laquelle s’agitait plusieurs dizaines de personnes. La lumière tamisée faisait presque oublier l’endroit où on se trouvait, et des tentures recouvraient les murs en béton. La hauteur de plafond avait permis qu’on installe une mezzanine où des tables se trouvaient, et dans un coin, il y avait un immense comptoir derrière lequel des barmans s’affairaient. « C’est sûr, on ne trouve vraiment pas ça à Lima. »
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MessageSujet: Re: 05. [Toledo, Ohio] Open your eyes to the world   Ven 21 Sep - 21:47

La tête appuyée contre la vitre de la place passager qu'elle occupait, le regard de Nina se perdait sans envie sur le paysage de la route 75 qui défilait devant ses yeux à vive allure. Il ne faisait pas encore nuit, et quand elle jetait des regards aux visages calmes et silencieux de ses deux comparses de la soirée, elle les voyait baignés de cette lumière jaune et iridescente du crépuscule. Quand elle reportait son attention sur la route, elle avait cette sensation de faire parti du casting de l'un de ces road movie qui donne envie de partir sans prévenir en voiture pour des jours voir des semaines. Seulement, ce n'est pas de cette façon qu'elle avait imaginé les choses si elle avait réalisé cette aventure. Ou bien, peut être que ce fantasme du road trip devait en rester un et ne jamais être réalisé. Car maintenant qu'elle était dans cette voiture, elle avait peur. Cette lumière descendante l'angoissait tout comme la nuit qu'elle annonçait approchante. Nina n'avait jamais fait une telle chose, même avec Cissy. S'enfuir avec deux autres amies – bien que Sunny fut exclue de toute définition de ce terme – pour s'en aller en voiture pour une rave party, ce n'était pas une expérience qu'elle avait prévu de faire dans sa vie. Car c'était bien une fuite, elle avait du mentir à ses parents une fois de plus sur ses réels projets, et à présent elle aurait préféré être la où ils la pensaient être, c'est à dire à étudier chez Willow, cette petite peste, jusqu'au lendemain. Cette histoire de rave party lui rappelait avec effroi les résumés de cette série britannique dont Mina était folle, ce genre de série où les adolescents semblaient vivre sans limites ni repères moraux, totalement livrés à eux même dans la plus grande allégresse. C'était vraiment irresponsable d'adresser ce genre de programme à des jeunes de leur âges pensait elle. Peut être que Sunny était de ceux là, pourtant elle ne l'avait jamais imaginée tremper dans ce genre d'histoire : rave party sur invitation sur les bords de la baie Maumee à Toledo.

Peu de mots furent échangés durant le trajet, et ce jusqu'à ce qu'il fasse nuit, jusqu'à ce que Sunny se gare enfin sur un parking en terre battue. Elles sortirent toutes les trois, après que Nina eut lancé un regard inquiet à Vivaldine derrière elle, à travers le rétroviseur. L'air était frais et parfumé, c'aurait pu être une très belle nuit d'avril si l'on ne percevait pas déjà les lumières frénétiques rythmées sur les basses sourdes qu'on entendait déjà beaucoup, alors que le tout était à un peu plus d'une centaine de mètres.
Sunny se tint devant les deux jeunes filles et leur envoya une réflexion pour leur faire remarquer leur manque cruel d'enthousiasme. Qu'espérait elle ? En ce qui la concernait, Nina n'avait même pas mis les pieds dans un bar avant cette année, et ne savait toujours pas à quoi ressemblait une boîte de nuit ! Il était hors de question pour elle de se réjouir de cette situation, après tout, elle n'était pas venue là de son plein gré, mais avait elle eut le choix ? Sunny n'avait même plus à insister de trop, Nina savait très bien depuis le temps qu'il était inutile de lui refuser quoi que ce soit, et que dans tout les cas elle pouvait y perdre beaucoup. Car malgré la récente accalmie de leur relation depuis les selectionnals des cheerios, Nina n'avait pas l'intention de se laisser endormir par un serpent tel que Sunny. Aussi inoffensive qu'elle pouvait le paraître, elle avait toujours dans son ordinateur de quoi ruiner sa vie, littéralement, et elle avait déjà prouvé à maintes reprises qu'elle n'hésiterai pas à s'en servir s'il le fallait. Heureusement, Di' était de la partie, et cette présence la rassurait plus que de raison. Elle aurait peut être tout fait pour ne pas venir si elle n'avait pas eut à ses côtés une amie telle que Vivaldine dans ce cauchemar éveillé. Bien sûr, elle avait été très étonnée de savoir qu'elle avait accepté, mais ses raisons l'importaient peu du moment qu'elle était là.
À la remarque de Sunny, Nina ne répondit que par un large sourire faux et feint qui s'éteignit la seconde d'après. Elle leur tendit ensuite leurs fausses cartes d'identités, parfaites, en tout point semblable à des vraies, pour un oeil peu averti tout du moins, allait il en être de même pour les videurs ? Nina ne chercha même pas à savoir comment elle les avait obtenu, c'était une chose à laquelle elle s'était habituée, ne rien savoir des combines et des sources de Sunny, car à vrai dire, elle était fatiguée de se poser ces questions. Mais les quelques recommandations de dernières minutes ne manquèrent pas d'attirer l'attention de la cheerio. « Attend, nos vaccins ? On risque d'attraper une hépatite ou la syphilis c'est ça ?! Seigneur, dire que j'aime faire la fête en entrant dans cet endroit sera peut être l'un de mes plus gros mensonges... » Son angoisse se fit plus forte en pensant que peut être elle courait un danger médical, mais elle tentait de garder son calme, se répétant qu'il ne fallait surtout pas tomber dans la paranoïa.

Après que Sunny leur fit comprendre que ces cartes étaient un cadeau, en tout cas qu'elle leur laissait, elles se mirent toutes les trois en route vers l'entrée des invités. Un rapide coup d'œil à la file d'attente confirma les peurs de Nina. Elle se sentait bien trop jeune, pourtant, il y avait sûrement ici des adolescents de leurs âges en pleine infraction eux aussi, mais c'était un état d'esprit différent du sien qu'elle ressentait. Ce n'était définitivement pas son monde. Heureusement, elles s'étaient retrouvées avec Di' avant le départ pour que Nina puisse trouver dans sa garde robe une tenue un peu plus adulte que ce qu'elle était en droit d'espérer de sa penderie. Ses robes de poupées de porcelaine à col Claudine ne lui aurait certainement pas laissé les portes ouvertes. Aurait ce été dommage ? Certainement pas, mais si elle était venue jusqu'ici ce n'était pas pour attendre dans la voiture, laissant Di' seule dans cet endroit, en anticipant le courroux de Sunny.
Elle passa devant le videur à la suite de la blonde du trio et montra sa carte sans ciller, avant de pénétrer dans ce lieux de tout les dangers. La chaleur était étouffante, le bruit aussi. Tout était assourdissant et agité. Les gens se bousculaient, hystériques sur un air de Lady Gaga endiablé. Nina jeta un regard à Sunny, qu'elle ne percevait pas bien à travers la lumière stroboscopique, la poussière et la fumée. « Qu'est ce que... » Elle ne s'entendait presque pas parler. Elle posa sa main sur l'épaule de Sunny pour s'approcher et lui dit un peu plus fort dans l'oreille. « Qu'est ce qu'on est censée faire maintenant ? » Di' les rejoignit au même moment et Nina se tourna vers elle, réellement rassurée par sa présence, elle s'étonnait même de l'être par celle de Sunny. « Di' qu'est ce qu'on fait maintenant, qu'est ce qu'on fiche ici ? J'ai l'impression que tout ces gens sont ivres ! » Elle invita son amie à regarder l'ambiance de ce lieux d'un peu plus près, mais rien que les vapeurs d'alcool suffisait à Nina pour dire que tout ça était très loin de ce qu'elle connaissait.
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MessageSujet: Re: 05. [Toledo, Ohio] Open your eyes to the world   Sam 22 Sep - 3:12


Light reflects from your shadow, it is more than I thought could exist. You move through the room like breathing was easy, if someone believed me. Les écouteurs profondément enfoncés dans ses oreilles, Vivaldine regardait les derniers rayons du soleil disparaître pour laisser place à la nuit noire. Angels n’était pas la meilleure chanson lorsque l’on s’apprêtait à faire la fête, elle avait réussi à faire plonger Di dans une sorte d’étrange torpeur mélancolique. La jeune fille ne pensait plus à rien, elle se contentait de regarder les paysages vagues de l’Ohio défiler sous ses yeux, à travers la fenêtre de la voiture de Sunny. Ce n’était pas plus mal après tout, car si elle avait commencé à réfléchir, la peur-panique de l’inconnu l’aurait forcée à faire demi-tour et à rentrer à la maison.
Comment la jeune blonde avait réussi à l’entrainer dans cette aventure ? Comment s’était-elle retrouvée assise à l’arrière de cette berline, habillée tout juste convenablement, maquillée un peu plus que d’habitude, à tenter de se soustraire au silence pesant que Sunny autant que Nina (elle aussi convaincue par dieu sait quel moyen), s’appliquaient à ne pas rompre. « Ca sera une petite soirée très sélective un peu en dehors de Lima. Ne t’inquiètes pas, on ne sortira pas de l’Etat ! » lui avait promis la journaliste. Puis, voyant la réticence de la jolie brune, elle avait usé de ses arguments les plus fins : oui, ça lui changerait les idées, ça serait une soirée entre filles avec Nina, rien de bien méchant, peut-être que si cela remontait aux oreilles de Jesus il la remarquerait enfin et puis de toutes façons, elle avait bien besoin de le sortir de sa tête le temps de quelques heures ! Vivaldine à force de persuasion s’était peu à peu laissée convaincre. La jeune fille n’était pas un modèle de force et de volonté, elle était même plutôt influençable. Si l’on savait quels points sensibles toucher, il était plutôt facile d’obtenir d’elle ce qu’on voulait.

They would be as in love with you as I am. They would be in love, love, love. Un instant, le regard sombre de Di se détacha de la fenêtre pour tomber sur ses pieds, chaussés dans de jolies sandales noires à petits talons. A cette vue, ses lèvres se pincèrent. Avant de partir elles s’étaient donné rendez-vous avec Nina afin de choisir leur tenue. C’était avec un certain étonnement que Di avait découvert que son amie n’avait aucune idée de comment s’habiller pour ce genre de soirée. Sa garde-robe quant à elle, semblait sortir tout droit d’un monde rose et cotonneux : des robes de poupées à l’échelle Stewart. Nina avait finalement finit par trouver son bonheur tout au fond de sa penderie et avait prêté à Di tout ce dont elle avait besoin. Cette dernière était loin d’être une fêtarde et investir dans de tels apparats lui était donc tout à fait inutile. De mémoire, elle n’était jamais allée dans un quelconque endroit où l’on servait des boissons alcoolisées (restaurants ou mariages exclus, mais ceux-ci restaient de rares exceptions). Parfois, son père se devait de surveiller l’internat du collège où il travaillait, et après le diner, sa mère exténuée filait au lit pour n’y émerger qu’au petit matin. Le rôle de Di consistait alors à faire prendre leurs douches aux petits et de s’assurer qu’ils ne se couchent pas trop tard. Il était juste impossible pour elle de sortir.
De toute façon, pour aller où ? Jusqu’à cette année elle n’était personne à McKinley, ses quelques connaissances n’étaient certainement pas invitées à des soirées privées au fin fond de l’Ohio ! Vivaldine ne savait pas vraiment à quoi s’attendre : Sunny était restée très vague sur le sujet, quand à Nina, elle n’en savait pas plus. Elle avait donc dit la vérité à ses parents. Enfin, presque toute la vérité.
Pour eux, la soirée se passait à Lima et il y aurait la surveillance d’un adulte. Elle avait également dû promettre de ne pas toucher à une goutte d’alcool pendant la fête. Cette résolution ne serait pas très dure à tenir pour Di. Après tout elle était au Celibacy Club ! Il devait y avoir une sorte de pacte qui disait que l’abstinence n’était pas seulement au niveau des rapports sexuels, mais aussi de l’alcool, de la drogue et de toutes ces choses néfastes, non ? Comme ça, si Sunny essayait de l’abreuver de quelques boissons interdites aux mineurs, Di pourrait au moins se protéger derrière sa bague de pureté et son crucifix !

And everyday I am learning about you, the things that no one else sees and the end comes too soon like dreaming of angels, and leaving without them. Le moteur s’arrêta, Di sortit de son état semi-comateux, elle éteignit son I-pod et enroula les écouteurs, laissant sa chanson en suspens. A peine eut-elle ouvert la portière de la voiture et posé un pied dehors que Sunny lui agitait sous le nez une carte d’identité. Rectification : une fausse carte d’identité. Un cadeau.
Nina râla, Di préféra garder le silence, se jurant qu’une fois rentrée à Lima elle la brulerait ou en ferait des confettis. La jeune fille était certaine que cela partait d’une bonne intention de la part de la journaliste, mais très peu pour elle. Elle n’avait pas réalisé qu’elle devrait mentir sur son âge pour pouvoir se faufiler à la fête. Qu’est-ce que dirait son prêtre lorsqu’il l’apprendrait au confessionnal ? Il serait sans doute déçu.
Sunny leur fit un signe de main, les incitants à avancer. Di jeta un regard inquiet à Nina avant de la suivre docilement. A en juger par la musique qui faisait vibrer le sol et à l’immense file de gens attendant pour avoir leur entrée, Sunny et elle avait une définition différente des termes ‘petite fête’. Vivaldine se força pourtant à avancer, d’une façon plutôt raide et mécanique.
Comme dans la voiture, elle se s’efforçait de ne pas trop penser. Pour le moment, elle n’était qu’une coquille vide qui montrait sa pièce d’identité falsifiée à un videur qui faisait deux fois sa taille et sa largeur. Ils s’écartèrent après un petit hochement de tête, laissant aux trois filles l’accès libre au monde de la débauche.

A l’intérieur, tout n’était que bruit et agitation. Ce qui ressemblait à … un hangard en était bien un. Cependant il semblait avoir été reconverti en night-club géant (enfin, de l’idée que Di se faisait d’un night-club). La jolie brune ouvrit la bouche, béate, et avant qu’aucun son puisse en sortir, Nina la prit de court et en trois mots, elle exprima tout son ressentit. C’était le chaos, littéralement. Personne à cette fête ne semblait sobre, la moitié des gens se trémoussait sur la piste de danse improvisée, quand à l’autre, elle était assise sur les chaises ou accoudée au bar à commander des cocktails colorés. Qu’est-ce qu’elles devaient faire ? C’était à elle que Nina posait la question ? Les prunelles furieuses de Di se posèrent sur la jeune journaliste. « Tu m’avais dit que c’était une petite fête ! Je… » La jeune fille soupira, elle était vaincue. De toute évidence, même si Sunny ne semblait pas non plus vraiment à son aise dans cet endroit, elle ne les ramènerait pas à Lima avant qu’elle ait obtenu ce qu’elle désirait. Mais qu’est-ce qu’elle voulait ? Mystère.
Di prit Nina par le bras et l’entraîna vers la mezzanine où flottaient les nombreuses tables. Avec un peu de chance, les barmans devaient bien avoir en stock quelque chose qui ne contenait pas d’alcool ! Une boisson énergisante pouvait parfaitement faire l’affaire. « Ils le sont tous, ça sent vraiment une infection. » confirma Di. « Mais je pense que tu connais Sunny, mieux que moi sans doute… Comment ai-je pu tomber dans le panneau ? » Continua-t-elle de maugrer. Pauvre Nina, c’était en partie de sa faute si elle était là. Di savait que la Cheerio ne portait pas Palmer dans son cœur, c’était sa présence qui avait dû la décider. « On n’a pas vraiment le choix, je ne sais pas pour toi, mais je n’ai pas le permis et puis de toute façon, il faudrait voler une voiture pour s’enfuir d’ici et ce genre d’expérience ne me tente pas beaucoup. Si on veut rentrer un jour, il faut jouer le jeu… même s’il faut se déhancher sur du Gaga… » Vivaldine réprima un frisson. Ces derniers temps, elle se permettait des audaces dont elle ne se serait jamais crue capable. Rien que de venir à cette soirée était un exploit. Alors s’amuser à cette soirée ? Pourquoi pas après tout. Si elle essayait de ne pas violer tous ses principes en quelques heures, le pari n’était pas si insurmontable que cela ! « Un red-bull ça te tente ? »
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MessageSujet: Re: 05. [Toledo, Ohio] Open your eyes to the world   Mer 26 Sep - 23:36

Les fêtes, ce n’était vraiment pas le truc de Sunny. En vérité, elle préférait, et de loin, s’installer bien confortablement sur son canapé pour regarder un film, ou pianoter sur son clavier d’ordinateur, plutôt que d’aller se trémousser au son du dernier tube à la mode. Peut-être était-elle trop sérieuse, peut-être trop différente, mais elle n’aimait pas se retrouver au milieu d’une bande de jeunes surexcités, alcoolisés –voir drogués, en train de sautiller et de bondir dans tous les sens au rythme d’une musique qui en plus, était difficilement supportable. Les rares fois où elle se retrouvait dans ce genre d’endroits, c’était lorsqu’elle partait à la chasse aux photos et aux vidéos compromettantes… ou quand elle avait un plan en tête, comme ce soir. Lorsqu’elle avait récupérée Nina et Vivaldine, elle avait été quelque peu soulagée de constater que les deux adolescentes avaient au moins fait l’effort de s’habiller pour l’occasion. Ou du moins, elles avaient essayées, parce qu’en jetant un coup d’œil autour du trio qu’elles formaient, Sunny ne put que remarquer que les filles avaient apparemment oubliés d’enfiler une jupe –ou bien même les jupes des Cheerios étaient plus correctes que Sunny le pensait. Et les garçons jetaient des regards qui se voulaient langoureux à tout ce qui avait une paire de seins.
Charmant.
Bien décidée à se laisser porter par l’ambiance –après tout, cela faisait partie de son plan-, Sunny redressa les épaules, remonta sa jupe court et adressa à Nina et Di’ un sourire. En les laissant grimper vers l’étage, elle contourna la piste de danse, et se faufila tant bien que mal vers le bar. Maudissant sa petite taille et sa non-volonté de porter des talons –les bottes de motarde, c’était peut-être rock, mais pas l’idéal pour gagner quelques centimètres- la blonde se hissa à demi sur le comptoir pour hurler sa commande au barman. Une main se glissa sur ses hanches et un sourire apparut dans son champ de vision, mais elle se détourna avec une moue dédaigneuse. Elle n’était certainement pas venue ici pour se faire draguer, et encore moins par un garçon qui avait des cheveux bleu et une oreille entièrement recouverte de piercings.

En grimpant l’escalier pour atteindre la mezzanine, Sunny se repassa mentalement les étapes de son plan. C’était bien simple, elle avait besoin que Nina cesse d’être à la botte de cette peste de Cissy. Mais Nina, convaincue que sans Cissy, elle n’existerait tout simplement pas, se bornait à suivre cette dernière comme un petit toutou bien obéissant. D’une certaine façon, et une fois sa curiosité face à un tel comportement passée, Sunny avait un peu de peine pour Nina. Comment pouvait-on avoir si peu confiance en soi pour se laisser manipuler de la sorte ? Ou bien Nina craignait-elle Cissy à tel point qu’elle avait choisie de n’être qu’une pâle copie de la rouquine, n’osant user de ses propres talents pour sortir de l’ombre ? Sunny connaissait Nina peut-être mieux que la cheerleader ne se connaissait. Elle avait eu le temps de l’observer, de l’écouter. Nina avait un gros, un énorme problème de mythomanie. Mais elle était intelligente, suffisamment maligne pour que son secret n’ait, à ce jour, pas été dévoilé, elle était mignonne et avait quand même une sacrée répartie. Elle avait toutes les cartes en main pour marcher toute seule, et pourtant, elle se contentait de marcher dans les traces de pas de Cissy. Et Sunny ne pouvait pas supporter Cissy. Bien décidée à faire disparaitre la rouquine de McKinley, Sunny voulait que Nina prenne enfin conscience qu’elle était capable de vivre sans la présence de Cissy à ses côtés. Et par vivre, il fallait comprendre s’amuser, s’éclater, être quelqu’un qu’on désire et qu’on admire. Il y avait peut-être de gros loosers à cette soirée, mais également des mecs très mignons, et alors qu’elle se dirigeait d’un pas décidé vers Nina et Di’, assises à une table, Sunny ne put que se rendre compte que les deux brunes avaient déjà attirées le regard de quelques garçons. Cela la fit sourire, et elle regretta, l’espace d’un très court instant, de ne pas être grande, élancée, athlétique. De ne pas être une fille avec qui on veut sortir à tout prix. Ses quelques relations avec les garçons… et bien, en vérité, il n’y en avait eu aucune. Et si Sunny avait une piètre opinion des garçons, et qu’elle était loin d’être une pauvre cruche romantique, ce n'était pas toujours facile d’être invisible aux yeux de tous.

« Je suppose que vous ne buvez pas d’alcool. » lança-t-elle en se laissant tomber sur une chaise près de Nina. A l’étage, la musique était nettement moins forte, ce qui leur permettait de s’exprimer sans avoir à s’égosiller. Avec un léger coup de coude, Sunny attira l’attention de Nina et désigna du menton un garçon qui ne lâchait pas la Cheerios des yeux. « Cinq minutes. » Une serveuse à peine vêtue apparut et déposa sur leur table trois bouteilles d’eau, trois sodas, dont deux sans sucres, trois jelly shot et trois shoot de tequila. « Je me suis dit que pour ce soir, il fallait bien essayer. C’est sans sucre, je sais que vous faites toutes très attention à votre ligne. Je disais donc, il t’aura fallu cinq minutes pour que tu deviennes une cible. » Son ton taquin et son sourire en coin étaient à l’opposé de tout ce qu’elle avait pu offrir à Nina en matière d’expression orale et faciale. Mais ce soir, il n’y avait plus de chantage, plus de pression, plus de menace, et elle espérait bien que Nina se laisserait aller. Elle poussa les deux sodas sans sucre vers les deux cheerleaders, et attrapa son jelly shot. Après une courte inspiration, elle goba la gelée d’un coup sec, et plissa aussitôt les yeux. « Voilà les deux seules règles à retenir : votre verre, vous ne le quittez pas. Vous ne le posez pas dans un coin, vous le gardez à la main, même pour aller aux toilettes. » expliqua-t-elle rapidement en avalant une gorgée de soda. Elle avait beau ne pas du tout aimer les soirées et les fêtes, Sunny avait très vite retenue deux trois petites choses essentielles pour ne pas prendre le moindre danger, entre autre chose, ne pas laisser son verre sans surveillance. Devant l’air peu enthousiaste des deux jeunes filles, elle se pencha en avant. « Je veux juste qu’on passe une bonne soirée, et qu’on oublie tout ce qui se passe à McKinley. Vous voulez bien ? » Son regard passa rapidement entre Nina et Di’, s’attardant sur la première d’un air entendu, et elle croisa les doigts. Nina et Di’ allaient-elles se laisser convaincre ?
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MessageSujet: Re: 05. [Toledo, Ohio] Open your eyes to the world   Jeu 27 Sep - 14:31

Est ce que l'apocalypse devait ressembler à ça ? Nina se dît que si Jesus savait que Di' avait mis les pieds dans un endroit comme celui là, il la considèrerait surement comme morte, et c'était peut être même le but de Sunny. Elle se dit également que ses parents n'en penseraient certainnement pas moins, et ceci l'inquiéta un peu plus. Tout ce qui était sûr c'est que dans ce lieu, Nina avait cette impression d'être hors de la réalité, et c'était surement ce que venait chercher le type de population qui le fréquentait. Les lumières stroboscopiques faisaient bouger Di' ainsi que toute la masse de participants de façon saccadée, de toute les couleurs, comme si elle les déformait. Cet endroit avait quelques chose d'effrayant et pourtant d'éxaltant à la fois. Mais cette odeur était tout simplement insoutenable et les gens qui la bousculait et qu'elle ressentait collants de sueur la dégoutaient. Di' eut la bonne idée de l'entraîner à l'étage, laissant Sunny en plan. Nina se retourna furtivement pour l'apercevoir mais l'avait déjà perdue de vue. Même si elle ne portait pas franchement Palmer dans son coeur, elle n'avait aucune envie que quelque chose lui arrive ce soir et la laisser seule ne la rassurait absolument pas. Déjà d'une, elle était leur chauffeur. Nina avait le permis contrairement à Di' mais depuis qu'elle avait failli renversé le coach des Titans elle restait frileuse à l'idée de conduire. De plus, elle n'était pas sans coeur, et si elle avait rencontré Candice Connell pour se débarasser de Sunny elle ne l'entendait certainnement pas de cette manière. Elle ne voulait pas s'en débarasser au point de la supprimer totalement en tout cas !
Mais une fois arrivée sur la mezzanine elle abandonna ses préoccupations et écouta Di' qu'elle entendait nettement mieux qu'au milieu de ces baffes assourdissantes. Après tout, cela ne devait pas être la première fois que Sunny mettait les pieds dans un endroit comme ça, elle s'en sortirai. Et avec un peu de chance, elle les laisserait tranquille jusqu'au moment de rentrer. Pour quand était le départ d'ailleurs ? Vivaldine confirma l'odeur nauséabonde qui empestait ce lieu et regrettait elle aussi d'être venue manifestement. Mais Nina ne l'écoutait qu'à moitié, penchée sur la rampe pour balayer du regard la piste de danse. Elle avait soudain très peur que Palmer ne sois déjà partie en les laissant là. En serait elle capable ? Aucune idée mais Nina n'avait pas envie de prendre le risque de le découvrir en se retrouvant coincée ici, surtout pas avec Sunny, elle en avait déjà pris beaucoup trop. Di' parut soudan résignée à devoir jouer le jeu de la journaliste. Nina fit volte face tandis que son amie lui proposait un red bull, déjà partie vers le bar. Nina s'avança et l'attrapa par le bras, panniquée et presque hors d'elle. « Non ! Non Di', ça ne me tente pas. Je n'ai pas l'intention de jouer ce petit jeu car figure toi que Palmer s'est peut être déjà fait la malle en nous laissant ici. Alors on va la retrouver et on attendent dans la voiture si jamais elle est toujours sur le parking. »

Avant que Nina n'aie pu faire un pas, Sunny apparu sur une chaise près du bar à leur côté en leur demandant si elle buvait de l'alcool. Tout à coup la pression redescendit et Nina souffla un grand coup, beaucoup plus détendue en serrant toujours le bras de Vivaldine. Elle s'assit sur une chaise à son tour, confuse. « Seigneur j'ai cru que tu étais partie... » Elle se frotta le front, réalisant alors que cette crise qu'elle venait de faire relevait tout simplement de la paranoia. Mais cet endroit était angoissant, Nina avait l'impression que la musique obligeait son coeur à se caler sur le même rythme sourd et endiablé et cela la panniquait. « Non je ne bois pas d'alcool. Di' ? » Elle se tourna vers elle mais connaissait déjà la réponse.
Qu'allait elle pouvoir faire ici ? L'idée de faire le piquet ne l'enchantait pas mais avait elle le choix. Tout dépendait pendant combien de temps, car en définitive elles ne savaient même pas à quelle heure était le départ. Elle voulu le demander à Sunny mais celle ci la précéda en lui donnant un coup de coude pour attirer son attention. Elle tourna la tête et aperçut la silhouette d'un garçon. Son visage s'illumina sous un flash et très vite Nina retourna la tête vers le bar. « Une direction s'exprime en heure Sunny, et ce mec serait plutot à quatre heures. Et d'ailleurs qu'est ce qu'il a ce mec ? Ah et aussi je voulais savoir, quand est ce qu'on... Sunny ? » La serveuse qui ressemblait plus à un mannequin lingerie déposa quatre séries de trois boissons différentes devant les trois filles. Nina et Di' se lançèrent un regard et Nina, sans rien dire, tendit un soda à Vivaldine avant de se retourner vers Sunny qui venait de lui expliquer qu'en fait, le mec repéré en question les avait repéré en cinq minute. Selon la journaliste, il avait en fait repéré Nina. Le ton de sa supposée ennemie la surpris, puis cette idée la gêna autant qu'elle la flatta si bien qu'elle se risqua à retourner la tête une seconde fois pour apercevoir ce jeune homme en question. Ce mec était canon à n'en pas douter, il était aussi plus âgé. Elle croisa son regard et Nina détourna la tête aussîtot une seconde fois. Elle se sentait rougir mais n'en avait aucune envie. C'était de la folie, être venue ici n'était que pure folie elle n'avait pas sa place dans ce genre de soirée. Elle attrapa un soda et en bu une gorgée à son tour. Pour autant, jamais elle n'aurait cru qu'un garçon la regarderait dans un lieu aussi peuplé. Ces préoccupations là étaient d'ailleurs très loin de son esprit en arrivant. Tout ce dont à quoi elle pensait c'était quand, comment rentrer et comment se prémunir de cette odeur infecte. Mais elle le sentait, ce lieu était devenu à présent beaucoup plus exaltant qu'éffrayant. Elle commençait presque à comprendre cette furie ambiante après un seul regard échangé avec quelqu'un. Ce n'était pas ce type en question qui l'intéressait, elle avait monsieur Ainsworth bien trop en tête pour penser à quelqu'un d'autre, mais ce sentiment vitalisant de se sentir admirée et regardée avait repris le dessus.
Car en effet, s'il y avait bien une chose que partageaient les "deux" Nina, c'était ce besoin d'attention. Si elle avait celle du lycée tout entier ou presque dans son uniforme de cheerio, elle avait chez elle ses parents, et en particulier son père qui s'extasiait devant chaque chose qu'elle entreprenait et cela valait pour elle plus que tout.
Sunny s'empara d'un verre et avala tout son contenu qui s'avérait en fait presque solide. Nina n'avait absolument aucune idée de ce que ce verre pouvait contenir mais elle grimaça un instant en voyant Sunny plisser des yeux. Celle ci les averti dans la foulée de toujours garder leur verre avec elle. Sans trop savoir pourquoi, Nina acquiesça cependant, mais elle n'écoutait que d'une oreille de toute façon. Son esprit tourbillonnait à cent mille avec ces lumières et ce mouvement. Elle ne savait plus trop quoi faire et savait honnêtement qu'elle n'était plus certaine de faire la rabat joie. La blondinette se pencha en avant vers les deux cheerio et leur demanda d'un ton sincère s'il était possible de passer une bonne soirée. Du moins elle paraissait sincère. Nina savait qu'elle en avait terriblemet envie mais quelque chose en elle l'en empêchait. Elle se tourna vers Di', celle qu'elle prendrait pour sa conscience pour un moment. « Qu'est ce que t'en dit ? » Voyant que Di' n'avait pas l'air enthousiaste non plus elle l'empecha de repondre en continuant dans la foulée. Elle n'avait pas envie que quelqu'un la raisonne et lui rappelle qu'être ici était mal. Car elle était persuadée que ça l'était, mais elle sentait ici une athmosphère qui pouvait lui plaire. Elle sentait l'envie de laisser tomber ses barrières pour une fois, ivre de cette folie générale qui l'entourait. Elle posa la main sur la bouche de Vivaldine et s'approcha pour se mettre à côté d'elle. « Je sais ce qu'on va faire ! Tu vois ce mec làs bas ? » Elle fit un signe de tête furtif vers le jeune homme repéré par Sunny puis s'empara d'un verre de tequila. « Sunny l'alcool est censé désinhiber les gens non ? » Elle mit le verre dans les mains de Di' et se mit derrière elle en posant son menton sur son épaule. « C'est l'exercice parfait qu'on attendait. Si tu es capable de séduire ce mec, tu ne fera qu'une bouchée de Jesus crois moi. Bois ça, fonce et sois renversante ! »
En vérité, Nina avait besoin d'encore un peu de temps pour se lâcher, elle avait encore peur, elle ne savait pas comment faire, et d'une façon cruelle elle en était consciente, elle envoyait Di' la première dans l'arène pour se rassurer. Comme si voir Vivaldine lâcher prise allait faire de cette soirée quelque chose de plus correct, à sa portée en tout cas.
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MessageSujet: Re: 05. [Toledo, Ohio] Open your eyes to the world   Dim 7 Oct - 13:36

Pas si insurmontable que cela ? Avait-elle perdu l’esprit ? Arrivée en haut de la mezzanine, Vivaldine et Nina était aux premières loges pour assister à ce spectacle de débauche qui se jouait devant elles. Di n’avait pas vraiment prêté attention aux gens, lorsqu’elle était au cœur de la fête, maintenant elle pouvait se donner le loisir de les détailler avec horreur. Visiblement, il y avait plus de chair découverte que vêtue, comme si soudain exhiber la moindre parcelle de sa peau était devenu une raison de vivre. Di avisa sa propre tenue : sa jupe qui lui arrivait au-dessus du genou, son joli top et sa veste noire, lui parurent soudain parfaits pour un costume dominical. Ici, c’était l’enfer, littéralement. Et elle savait que si Jesus apprenait – par le plus grand des hasards – qu’elle avait mis le bout de sa ballerine dans un lieu tel que celui-ci, il était certain qu’il la ferait purement et simplement disparaitre de sa vie tant elle le dégouterait. Cette seule pensée arriva à mettre Di en rogne, et encore, c’était un euphémisme.
Le pire dans tout cela, c’est que ce n’était pas contre Sunny, qui pourtant, était le démon tentateur qui l’avait convaincue de venir, que la jeune fille avait de la rancune. C’était contre elle-même. Elle découvrait de plus en plus à quel point elle était faible. En trouvant les bons mots, avec un regard emplit de sincérité, il était clair que l’on pouvait obtenir de Vivaldine tout ce que l’on voulait d’elle. Il n’y avait qu’à jeter un coup d’œil à cette fête ! Quiconque connaissait un minimum Sunny Palmer savait que la petite blonde avait toujours une idée derrière la tête. Di, elle, elle s’était laissée berner. C’était peut-être parce que Sunny avait toujours semblé honnête et droite envers elle... La jolie brune avait donc essayé de rester hermétique à ces différentes rumeurs qui l’entouraient et à sa réputation qui la précédait. Voilà où ça l’avait menée de ne pas tenir compte des étiquettes : dans une rave party au fin fond de nulle part. Voilà qui lui apprendrait à ne pas se méfier ! Pourquoi les relations humaines ne pouvaient-elles pas être simples pour une fois ?

Vivaldine détourna son regard de la piste de danse et vit avec soulagement que cette partie bar était nettement moins encombrée et que personne ne dansait sur le comptoir. La musique était moins forte et même si cet endroit puait les relents d’alcool, de cigarettes et de vomis, Di s’y sentait un peu plus en sécurité que dans la mêlée. Quand ses prunelles se posèrent sur Nina, elle sut d’emblée que ce sentiment n’était pas partagé. Si son amie était là ce soir, c’était uniquement de sa faute. Plus que d’être venue, c’était d’avoir entrainé Nina dans cet endroit qui la rendait furieuse. La Cheerio n’avait rien demandé, elle n’aimait même pas Sunny Palmer ! Malgré les grands airs qu’elle se donnait au lycée… Di savait, elle était l’une des seules d’ailleurs, que Nina n’avait pas vécu plus d’expériences qu’un membre du Glee Club ou du Celibacy Club. Elle comme Di était maintenant en territoire inconnu et il était clair comme de l’eau de roche que, l’une comme l’autre, elles n’avaient strictement aucune envie de partir en exploration. C’était à Di qu’incombait la lourde tâche de les tirer de là indemnes. Elle laissa donc tomber ses épaules, força ses lèvres à dessiner un fin sourire et se dirigea vers le bar d’un pas aérien. Ce fut la main de Nina et son ton affolé qui l’arrêtèrent net dans son élan.
L’idée que Sunny les ait laissées là, en plan, ne lui avait même pas traversé l’esprit. Di restait persuadée que la blonde ne les avait pas amenées ici par hasard. Elle ne les planterait pas là comme cela…

Son intuition s’avéra exacte quand la voix de Sunny surgit, couvrant le bruit de la musique. « Je ne bois pas non plus. » Confirma-t-elle d’un signe de tête à Nina. Que croyait-elle ? Elle était au club d’abstinence ! Elle venait d’une famille de fidèles qui lui avait toujours appris à respecter les règles et à ne jamais trahir ses convictions. Ce n’était pas parce qu’une… une serveuse si peu vêtue qu’elle aurait pu être modèle dans un de ces ignobles magazines pour adultes, venait de poser devant elles un assortiment de boissons dont Di n’en connaissait pas la moitié, qu’elle aurait soudainement envie de se transformer en graine d’ivrogne ! Nina lui passa une des cannettes de soda light sans un mot, avant de se reconcentrer sur Sunny qui affirmait qu’un garçon assit un peu plus loin la regardait avec un peu trop d’insistance. Rien qu’à la pensé qu’un homme plus âgé pouvait les regarder avec ce genre d’idées salaces en tête, Di sentit le rouge lui monter aux joues. Personne ne s’était vraiment intéressé à elle, jamais. Chez elle, il n’y avait pas de place pour jouer les capricieuses et au lycée… elle aspirait justement à rester dans l’ombre. Que quelqu’un puisse l’épier, encore plus s’il était du sexe masculin, ça la mettait vraiment mal à l’aise. Surtout après que Sunny leur ait fait part de ses recommandations en ce qui concernait leurs boissons ! Dans l’esprit de Di, d’horribles scénarii prirent forme. Elle se promit de suivre les conseils de son amie à la lettre. Inconsciemment, son emprise sur sa cannette se raffermit un peu, tandis qu’elle l’ouvrait dans un petit ‘pchit’.

Sunny affirma, pleine d’innocence, que tout ce qu’elle voulait c’était de s’amuser hors de McKinley. Il y avait d’autres moyens de s’amuser à Lima… c’était certes une petite ville mais il y avait quand même un bowling, un cinéma, ce genre de trucs ! Néanmoins, Di ne put rien formuler d’autre que : « Je… suppose qu’on pourrait essayer mais… » Elle ne finit pas sa phrase, Nina, vive comme l’éclair, venait de subtiliser son soda pour le remplacer par… l’une des substances inconnues et pas spécialement ragoutante. « Tu es devenue folle ? Hors de question ! C’est… » La tête de la jeune fille s’était posée par-dessus son épaule et lui susurrait que si elle arrivait à séduire ce garçon, il n’y avait pas de raisons qu’elle échoue avec Jesus. Des raisons ? Elle voulait des raisons ? Premièrement, ce mec n’avait qu’une envie : coucher. Deuxièmement, il avait sans doute ingurgité une quantité effroyable d’alcool. Troisièmement… « Sérieusement ? C’est comme ça que tu appelles ça ? Un exercice ? Mais … c’est fou. Complètement fou. Lui, il n’a sans doute pas eu besoin de faux papiers pour avoir son entrée ici ! C’est pas puni par la loi ? Et de consommer alors que nous sommes mineures, et de fréquenter des adultes ? En plus c’est toi qu’il regarde et… » Elle se dégagea de façon à regarder Nina dans les yeux. Ce qu’elle vit fut assez déconcertant, était-ce… de la peur ? La culpabilité de l’avoir prise au piège revint au galop. Elle ne pouvait décemment pas refuser.

Ce fut avec détermination que Vivaldine posa son verre sur le comptoir et qu’elle jeta un regard implorant à Nina avant de se lever et de se rapprocher du garçon. ‘Sois renversante’ avait-elle dit… pour la peine, Di prit les paroles de Nina dans le sens littéral du terme : elle trébucha lamentablement sur une flaque de vomis que les serveuse-strip teaseuse n’avaient visiblement pas eu le temps de nettoyer.
La lumière du spot dans les yeux, elle resta là, vautrée quelques secondes, songeant que si on la retrouvait morte à cette rave party, ses parents ne lui pardonneraient jamais.
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MessageSujet: Re: 05. [Toledo, Ohio] Open your eyes to the world   Dim 14 Oct - 21:15

En observant Nina et Vivaldine tendues au possible et accrochées l’une à l’autre, jetant autour d’elles des regards nerveux et à la limite de l’apeurement, Sunny sut qu’il allait être plus compliqué que prévu de les pousser à s’amuser. En même temps, elle n’avait pas non plus les filles les plus délurées avec elle, et pourtant, elle-même n’était pas une grande fêtarde. Mais Vivaldine était une fille si propre sur elle, si sage et si pure, que parfois, Sunny se demandait si elle ne venait pas d’une autre planète, un endroit de la galaxie où il n’y aurait que des personnes aimables et gentilles. C’était presque fatiguant d’être son amie, parce que Sunny n’avait jamais eu peur de se salir les mains, de mentir et de jouer la comédie, et qu’elle sentait aux Antipodes de la douce Vivaldine. La trop gentille, trop naïve Vivaldine, qui semblait complètement dépourvue de caractère et de volonté propre. Sunny l’aimait beaucoup… mais avait souvent envie de l’attraper par les épaules pour la secouer un peu. Ce soir, c’était peut-être ce qu’il allait falloir faire, parce que Di’, trop occupée à s’inquiéter du bien ou du mal, ne semblait pas capable de lever ses fesses de sa chaise pour autre chose que foncer vers la voiture, direction Lima. Partagée entre l’agacement, et la culpabilité, Sunny se creusait la cervelle pour trouver le bon moyen de la mettre dans l’humeur de la fête, et à part la forcer à avaler quelques verres, elle n’avait pas trop d’idées. Nina, en revanche, en avait, et c’est d’un geste ferme qu’elle glissa un verre de tequila dans la main de Di’. Sunny l’observa expliquer à Vivaldine qu’une fois qu’elle aurait « attrapé » le bel inconnu qui les fixait, elle n’aurait aucun mal à faire de même avec Jesus, et la journaliste eut un demi-sourire. Elle avait sous-estimé le besoin pressant qu’avait Nina de se défaire du mensonge qu’était devenu sa vie, de se libérer de ses mensonges qui devaient l’étouffer et l’écraser chaque jours un peu plus. Bien sûr, elle faisait de gros efforts pour paraitre, aux yeux des adultes, une adolescente propre sur elle, et d’une certaine façon, elle était aussi sage que Vivaldine. Elle jouait le rôle de la Cheerios sûre d’elle et frivole, mais en vérité, elle était aussi vierge que Sunny l’était, mais en tout cas, bien moins innocente que Di’. Mentalement, la blonde remercia Nina de lui venir, sans le savoir, en aide. Vivaldine se laisserait peut-être convaincre.
Et elle se laissa faire. Surprise, mais ravie, Sunny la regarda se lever d’un bond, comme poussée par un choc électrique qui lui aurait explosé au derrière, pour se diriger droit vers le jeune homme, qui venait de devenir un exercice de drague. Sunny avait eu raison de faire venir les deux Cheerios en même temps. Seule, jamais elle n’aurait pu convaincre Nina de la suivre dans son road trip, tout comme elle ne serait pas parvenue à inciter Di’ à aller draguer un inconnu. Mais les deux cheerleaders étaient nettement plus manipulables ensembles. Di’ rassurait Nina par sa seule présence, et Nina entrainait Vivaldine vers une pente glissante. Au sens propre, d’ailleurs. La scène parut se dérouler comme au ralenti, ou peut-être était-ce la lumière pulsée qui donnait cette impression. Les tables dissimulaient apparemment une substance glissante –de l’eau ? de l’alcool ?- et avec la foule environnante, tout ce que Sunny put voir, c’est la tête de Vivaldine, ses boucles brunes bondissant au rythme de ses pas, disparaitre soudainement, comme aspirée par le sol, et les regards d’une dizaine de personne se dirigèrent aussitôt vers le bas, comme hypnotisés. Ecarquillant les yeux, Sunny bondit à son tour, et en contournant une table, vit que Vivaldine s’était joyeusement étalée au sol.

« Oh. » lâcha-t-elle en grimaçant.

Les regards se détournèrent rapidement, à peine ponctués par quelques éclats de rire, apparemment s’effondrer par terre n’avait rien de très surprenant en ce lieu, et Sunny s’empressa d’aider Di’ à se relever et à se rasseoir. Faisant courir son regard de bas en haut, elle s’assura que son amie ne s’était pas fait mal, et qu’elle ne s’était pas complètement vautrée dans le vomi. « Et bien, tu vois, maintenant on ne te distingue plus du tout des autres. » plaisanta-t-elle en sortant un mouchoir propre de sa poche, et en l’imbibant d’eau, elle nettoya rapidement le top de Di’, impassible face à l’odeur et à la consistance de ce qui l’avait fait chuté. Ce n’était pas la première fois qu’elle voyait quelqu’un tomber tête la première lors d’une fête, que ce soit à cause d’un trop plein d’alcool, à cause d’un joint en trop ou à cause, comme ce soir, d’une flaque de vomi farceuse. En temps normal, elle se serait esclaffée comme tout le monde, aurait pris une photo et l’aurait balancé sur le blog. Mais Vivaldine était son amie. Une amie malchanceuse et qui sentait mauvais, mais tout de même. « Je te prêterais des vêtements quand on rentrera, et tu prendras une douche à la maison si tu veux. » proposa-t-elle avec compassion, craignant à présent que Di’ ne veuille rentrer illico suite à sa chute mémorable. Tentant le tout pour le tout, elle lui désigna du menton le verre de tequila que Nina lui avait tendue quelques minutes plus tôt. « Je crois que tu as bien besoin d’oublier un peu cette humiliation. » ajouta-t-elle en haussant les sourcils.
Si Vivaldine acceptait de se lâcher un peu, Nina suivrait le mouvement, et la soirée pourrait enfin se dérouler dans la joie, et la bonne humeur. C’était une étape primordiale pour son plan, et Sunny avait vraiment besoin que Di’ se laisse aller. Mais en serait-elle capable, après s’être vautrée dans une flaque de vomi ? Sunny n’avait pas non plus envie d’être la seule à boire, parce que c’était elle qui conduisait, pour commencer, et que même avec le repas copieux qu’elle avait fait avant de venir afin d’être certaine d’absorber plus facilement l’alcool, elle ne pouvait se permettre de trop boire ; mais surtout, elle devait avoir la tête sur les épaules pour bien gérer la situation et pour que son plan se déroule comme elle le voulait. En dernier recours, elle vida cul sec son propre shot de tequila, et le fit claquer contre la surface de la table. L’alcool lui brulait la gorge, mais elle ne laissa rien paraitre, et ouvrit sa bouteille d’eau d’un geste désinvolte. « Ca va aller. » sourit-elle en avalant une longue gorgée d’eau. Nina et Vivaldine savaient-elles que l’alcool agissait moins vite, et moins fort, quand on boit beaucoup d’eau entre chaque verre ? Sunny, oui. Et elle se garda bien de le dire.
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MessageSujet: Re: 05. [Toledo, Ohio] Open your eyes to the world   Lun 29 Oct - 13:32

Les poings serrés sur les épaules de son amie, Nina était partagée entre l'enthousiasme et la culpabilité. Son attitude pouvait se résumer par une réplique de navet comique : « Je suis derrière toit, je te couvre »... Cela en valait il la peine ? Oui, assurément se disait elle. Si Vivaldine ne savait pas que Nina était profondément égoïste, elle ne tarderait pas ce soir à le découvrir, car elle pouvait être une très bonne amie, mais ses intérêts à elle passaient toujours avant les autres, qui que ce soit, et ce soir, Di allait devoir se plier aux intentions de Nina.
La jeune fille savait qu'elle se faisait totalement avoir par l'ambiance du lieu, et tout ça parce qu'elle sentait maintenant qu'ici elle pourrait briller, sans aucune entrave ni rappel à l'ordre exceptés ceux qu'elle pouvait proférer dans sa tête. Mais sa raison était maintenant bientôt en veilleuse. La culpabilité et la conscience de savoir qu'elle allait certainement trop loin ne l'empêchait presque plus de foncer, elle avait seulement besoin d'un déclencheur, d'une impulsion supplémentaire et elle s'abandonnerait totalement au plaisir d'être au centre de l'attention, au moins au centre de l'attention de cet homme là bas qui la regardait soi disant avec insistance.

Les supplications de Vivaldine n'y furent rien, elle eut beau se dégager de son emprise pour la regarder dans les yeux et lui donner toutes les meilleures raisons du monde pour admettre que ce plan était une très mauvaise idée, Nina ne quittait pas son objectif des yeux.
« Je sais, je sais mais... On ne peut pas toujours la jouer proprement quand il est question de... Roh Di s'il te plaît, fais ça pour toi ! » Elle gardait un large sourire scotchés aux lèvres, celui qui devait rassurer son amie pour qu'elle aille à la bataille à sa place. Car Nina était consciente d'être égoïste, elle n'essayait absolument pas de se convaincre que Vivaldine devait réellement faire ça pour elle même, pour Jesus. Elle avait toujours trouvé que s'enticher de ce garçon avait été d'une idiotie innommable de toute façon, alors même si elle plaisait à ce mec au fond de la pièce, ce qu'elle n’espérait pas, elle pourrait au moins se dire qu'il y a en effet de bien meilleurs poissons dans la mer que Sainsbury.
Di craqua finalement et se lança au front. Nina se redressa et la regarda s'éloigner avec satisfaction. Elle glissa un regard vers Sunny dont elle n'attendait aucun jugement, Blondie avait fait bien pire que ça après tout. Elle était persuadée que Sunny savait bien qu'elle n'agissait que pour elle, mais elle n'aurait pas eut honte de l'admettre auprès de la journaliste, elle n'avait plus de raison de se cacher de quoi que ce soit avec elle. Elle retourna son attention vers Vivaldine qui la seconde d'après s'étala de tout son long de la manière la moins gracieuse qui soit sur le sol.
« C'est pas vrai... » Nina porta sa main sur ses yeux, ne voulant même pas assister à la suite des éventements qui serait bien plus honteuse que la chute elle même. Mais bien heureusement, à part quelques rires ici et là, l'attention ne se porta pas très longtemps sur la pauvre malheureuse vers qui avait accouru Sunny. Nina marcha à sa suite et l'aida à se relever elle aussi.
« Tu vas bien...? » Consciente d'être en parti responsable de sa chute, elle grimaça en croisant son regard. Les deux jeunes filles amenèrent Di' se rasseoir puis Nina rit timidement de la plaisanterie de Sunny.
« Je suis sincèrement désolée Di'... »

Etrangement, l'entrain de Nina n'avait pas été entaché une seule seconde par cette péripétie. Elle avait lancé ces excuses sur un ton si désinvolte qu'elle ne s'attarda pas plus longtemps sur son amie. Elle retourna s'accouder au bar et regarda avec insistance les verres encore posés là devante elles. Elle glissa un regard discret vers l'autre bout de la pièce et remarqua qu'on ne la regardait plus. Elle était soudainement agacée, contre elle même, de ne pas s'être lancée plus tôt. Elle regarda à nouveau les verres puis tapota la surface du bar du bout des ongles nerveusement. Devait elle prendre une nouvelle gorgée, s'ivrogner puis foncer ? Si elle le faisait elle ferait attention où elle mettrait les pieds en tout cas, elle n'avait pas envie de finir comme Vivaldine, qui dégageait maintenant une odeur qui n'était pas des plus agréables.
Mais elle ne savait plus vraiment ce qu'elle faisait ici maintenant qu'on ne la regardait peut être plus. Après quelques secondes de torpeur elle se décida pourtant soudainement et s'empara d'un shot de tequila. Nina ne pouvait pas savoir qu'il existait un certain rituel qu'il incombait de respecter dans la consommation de cet alcool, et c'est pourquoi elle avala tout rond son verre sans aucune préparation préalable. Sa gorge s'enflamma sur le champ, elle sentit même son ventre se tordre sous la chaleur douloureuse du liquide. Elle se tint fermement au bar le temps de reprendre son souffle et ses esprit, car c'était sa tête toute entière qui s'échauffait à présent. Comme elle regrettait d'avoir été si stupide...

Elle ressentit dès cet instant une réelle culpabilité envers elle même, comme si par ce simple verre elle avait trahi tout ce qu'elle savait, tout ceux qu'elle connaissait. Elles n'avaient rien à faire ici. Elle se sentait soudain très mal à l'aise, presque plus qu'à leurs arrivées. Elle se sentait aussi sale que Vivaldine... Elle s'avança vers Sunny et lui tapota l'épaule. Elle la regarda avec un air désolé car elle croyait réellement à présent que les intentions de Sunny avait été bonnes, qu'elle voulait simplement passer un bon moment, et même si Nina ne passait pas de bons moments de cette façon, elle aurait peut être voulu faire plaisir à Sunny en se laissant aller, mais c'était au dessus de ses forces. C'est donc avec un regard sincèrement désolé qu'elle regarda la petite blonde quand elle se retourna.
« Sunny je crois qu'on devrait y aller... »
« Hey ! Est ce que ton amie va bien ? »

Nina fut interrompue par ce mec qu'elles avaient repérés plus tôt. Elle allait sourire mais quand elle suivit son regard elle se rendit compte que ce « Hey » était destiné à Sunny.
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MessageSujet: Re: 05. [Toledo, Ohio] Open your eyes to the world   Jeu 8 Nov - 3:07

« Aïaaaah… » Ce fut tout ce que Vivaldine réussit à couiner lorsqu’elle essaya vainement de se relever. Elle avait vécu sa chute au ralentit, littéralement. Elle avait eu le temps de voir le monde se dérober sous ses pieds, de sentir les vibrations de la musique, les lumières colorées des spots qui bougeaient incessamment, avant que son dos ne heurte violemment le sol. Le choc avait expulsé l’air de ses poumons et à présent la jeune fille peinait à retrouver un rythme de respiration normale. Ça et la douleur lancinante qui lui traversait la colonne vertébrale, Di commençait à douter de se relever un jour. Elle ne tenta donc plus de se redresser et se contenta de fixer le plafond – ou plutôt, les taules rouillées qui le constituaient – tout en en s’efforçant de s’oxygéner correctement. Heureusement pour elle, les secours arrivèrent bien vite, matérialisés par la très secourable main de Sunny que Di n’hésita pas une seconde à agripper. Grâce à l’aide de la blonde, Vivaldine fut de nouveau sur pieds, non sans une petite grimace, et s’affala sur la chaise la plus proche, une expression dépitée sur le visage. Son amie la détailla un instant de la tête aux pieds, chose que Di se refusa à faire, ayant trop peur de voir dans quel état elle s’était mise. Vu de la réaction de Sunny et de Nina, la jeune fille comprit qu’elle avait pris la bonne décision. Se voir couverte du vomi de quelqu’un d’autre n’était pas franchement conseillé pour remonter l’estime que l’on avait de soi et, pour ce soir, Di jugeait avoir déjà été suffisamment humiliée. La petite blonde sortit un mouchoir qu’elle humidifia et le passa rapidement sur le haut de Vivaldine afin de limiter les dégâts. « Merci … » murmura-t-elle en jetant un regard plein de gratitude vers la journaliste qui venait de passer en un quart de seconde du statut de vile tentatrice à celui de sauveuse. Lorsqu’elle lui proposa de passer chez-elle après la soirée pour se nettoyer, Di accepta avec un sourire légèrement forcé. Secrètement, elle avait espéré que cet incident puisse servir de prétexte pour rentrer à Lima dans la seconde, mais visiblement ce n’était l’intention ni de Sunny, ni de Nina. Cette dernière ne semblait plus vraiment avoir envie de sortir de cet enfer, elle avait simplement bredouillé quelques excuses et avait filé au bar où elle avait bu cul sec sa tequila. Voir Nina boire ainsi surprit Vivaldine qui haussa un sourcil dubitatif. Au final, s’était-elle trompée sur le compte de la Cheerios ? Sur combien de kilomètres l’influence néfaste de Cissy marchait-elle donc ? L’effrayant pouvoir que la cheerleader rousse avait sur Nina intimidait vraiment Di. Elle ne comprenait vraiment pas la fascination que Nina avait vis-à-vis de Crystal, elle qui n’avait jamais aspiré à la popularité. Ce dont elle était sûre en revanche, c’est qu’au contact de Cissy, Nina n’était pas elle-même et que tôt ou tard, la rousse se rendrait compte de la supercherie de son amie.
Mais Di n’eut cependant pas le plaisir de se pencher plus sur le cas Clarke puisque Sunny la sortit de ses pensées en lui désignant du menton le verre qu’elle avait précédemment reposé. Décidément, c’était une manie d’essayer de la faire boire ce soir ! ‘Ça te donnera du courage’, ‘ça te fera oublier que tu t’es rétamée devant des centaines de personnes il y a un peu moins de deux secondes’, que croyaient-elles donc ? Que l’alcool était une espèce de potion magique qui les mèneraient à un monde enchanté ou tout n’était que confiance et amour ? Vivaldine n’avait jamais été à une de ces fêtes dont les autres lycéens parlaient sur facebook ou twitter, elle n’avait jamais vu quelqu’un de soul en action et ça ne la tentait pas vraiment d’être cette personne.
De un, parce que sobre, elle n’était déjà pas capable de tenir debout sobre, et de deux, parce que vu la descente de Sunny et Nina, dans quelques heures elle serait certainement la seule personne lucide de toute la fête ! Elle déclina donc sagement la proposition de Sunny.

« Ne t’inquiètes pas pour moi, je me remets vite ! » sourit-elle. Ignorant ses propos, comme pour montrer l’exemple, Sunny avala d’une traite son propre verre. Vivaldine laissa s’échapper un petit soupir puis, n’y tenant plus, elle tendit la main pour se saisir de son shot et commença à le faire tourner entre ses doigts en le fixant intensément. Pour pas mal de monde, l’abstinence était un truc idiot ou bien ne se limitait qu’au sexe. Pour Di, c’était une promesse qu’elle avait fait à Dieu, mais aussi à ses parents. Mais d’un autre côté, elle savait que dans sa vie elle serait forcément amenée à boire un jour ou l’autre. Elle n’était plus une enfant et un petit verre pendant ses rares soirées ne ferait pas d’elle une alcoolique…
Elle était presque en train de porter le shot à ses lèvres lorsque Nina tapota l’épaule de Sunny, suggérant qu’il était peut-être temps de rentrer. Immédiatement, Vivaldine reposa le verre sur le comptoir, se sentant soudain honteuse d’avoir sérieusement songé à le boire. Mais, tandis qu’elle ouvrait la bouche pour approuver, elle fut coupée par une voix masculine venant de derrière Nina. Quelle ne fut pas leur surprise lorsqu’elles reconnurent toutes deux le garçon qui les regardait avec insistance quelques minutes plus tôt, s’adresser à nulle autre qu’à Sunny ! Le sourire qui fleurissait sur le visage de Nina fondit comme neige au soleil et les prunelles pétillantes de Di firent navette entre le trio.

« Je vais bien merci ! » répondit Vivaldine, afin de ne pas laisser un silence gêné s’installer. Elle se doutait que la réponse n’avait pas grande importance aux yeux du jeune homme vu que visiblement ce n’était qu’un prétexte pour aborder la journaliste, mais au moins ça lui laisserait quelques secondes de plus pour réagir. Elle échangea un regard complice avec Nina, avant de reculer discrètement son tabouret, véritablement curieuse de voir la réaction de Sunny.
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MessageSujet: Re: 05. [Toledo, Ohio] Open your eyes to the world   Dim 23 Déc - 19:26

La soirée ne prenait pas vraiment la tournure voulue, loin de là. Mais c’était encore possible de rattraper les choses. Certes, Vivaldine venait de s’étaler par terre sans une once de grâce et d’élégance, mais somme toute, c’était quand même bien moins pire que d’avoir glissé au beau milieu du réfectoire, et ce même si Vivaldine avait glissé sur une flaque de vomi. Au lycée, elle aurait été vue par des centaines de lycéens qui l’auraient filmés et se seraient allègrement moqués d’elle. Pas un n’aurait fait un geste, et la jeune fille aurait été humiliée comme jamais. Ici, c’est à peine si on avait jeté un coup d’œil dans sa direction, tout le monde étant bien trop occupés à danser, flirter ou se saouler. L’honneur de Vivaldine était certes entamé, mais sauf. Malheureusement, cette déconvenue risquait de la braquer encore davantage, et Sunny craignait de se retrouver à court d’arguments. Si Vivaldine jouait les rabat-joie, Nina ne se laisserait pas aller, et le plan de Sunny tombait à l’eau. Elles ne seraient plus que trois adolescentes avec de faux papiers d’identités, et elles n’auraient plus qu’à rentrer chez elles. Il était hors de question pour Sunny de laisser passer sa chance de se mettre Nina dans la poche. Elle avait besoin que cette dernière comprenne enfin qu’elle n’avait pas besoin de Crystal, loin de là, et la tâche était loin d’être aisée. Si cette soirée était un échec, ce serait encore plus difficile. Sunny avait peut-être visée trop haut, en choisissant une rave party pour décoincer Nina. Et elle avait peut-être fait une erreur en choisissant Vivaldine comme troisième larron, parce que maintenant qu’elle avait son amie sous les yeux, elle ne pouvait que se rendre compte qu’elle était pire que Nina. La journaliste commençait à regretter ses choix pour cette soirée qui devait être un tremplin pour son plan, jusqu’à ce que Nina se jette sur un shot pour le descendre d’une gorgée. Sunny haussa les sourcils, amusée et surtout, un tantinet soulagée. Bon, il n’y avait plus qu’à espérer que Vivaldine n’allait pas tout gâcher. D’accord, elle était recouverte de vomi, mais ce n’était pas si grave. Sans pitié pour l’une de ses rares amies, la blonde coula un regard dans la direction de la brune, et ce qu’elle vit manqua la faire bondir de joie. De toute évidence, ce n’est pas Nina qui avait besoin d’être motivée par Vivaldine, mais plutôt l’inverse, et peu importait, du moment que Sunny obtenait ce qu’elle voulait. Peu lui importait également que ses deux amies finissent ivres, du moment que Nina prenait conscience du pouvoir qu’elle détenait et que Crystal étouffait. Dissimulant un sourire carnassier derrière sa bouteille d’eau, Sunny exultait littéralement. La situation reprenait son cours normal, tout doucement. Si Nina passait une bonne soirée sans Crystal, elle se poserait des questions quand à l’utilité de cette dernière dans sa vie. Avait-elle vraiment besoin de la rousse incendiaire pour être ce qu’elle était ? Sunny était persuadée du contraire, mais elle avait besoin que Nina le réalise également, et si ça marchait, il n’y aurait plus grand-chose à faire pour renverser cette peste de Crystal. Sunny visait peut-être trop grand, mais elle était connue pour ne pas manquer d’ambition, et faire la guerre à Crystal ne lui faisait pas peur.
Satisfaite, Sunny sut qu’elle n’aurait plus à boire une goutte d’alcool, et c’était une bonne chose. D’ici à ce qu’elle reprenne le volant, le contenu du shot de tequila qu’elle venait d’avaler se serait dissipé, et elle but une nouvelle gorgée d’eau. Elle serait en mesure de conduire sans mettre ses amies, et elle-même, en danger, et elle serait surtout capable d’assister à la soirée sans trop se mouiller. Tout se passait comme sur des roulettes.

Enfin, presque. Au moment où Vivaldine, sous ses yeux, levait un verre pour boire à son tour, Nina, apparemment pétrie de remord, vint lui dire qu’il était peut-être temps pour elles de rentrer. A ces mots, et en constatant que Vivaldine sautait sur l’occasion pour reposer prestement son verre, Sunny faillit en tomber de sa chaise. Agacée et surprise par l’inversement des rôles, elle eut bien du mal à ne pas rabrouer Nina, qui venait de tout faire capoter. En quelques secondes, elle se maudit d’avoir pensé que Nina et Vivaldine seraient capables d’abandonner leurs habitudes de petites princesses en sucre, et avant même de pouvoir réfléchir à un moyen de rattraper la situation, une voix les fit se retourner.

«Hey ! Est-ce que ton amie va bien ? »

Le jeune homme que Sunny avait désigné dès leur arrivé, et qu’elle avait cru voir en train d’observer Nina avec insistance, s’était approché, et il venait de s’adresser à elle. L’espace d’une seconde, la journaliste douta que ce fut le cas, et ses sourcils se haussèrent, alors qu’elle affichait un air qui voulait clairement dire « c’est à moi que tu parles ? ». Parce qu’au fond, il était difficile pour Sunny de croire qu’en compagnie de deux très jolies filles comme Nina et Vivaldine, c’était elle qui attirait l’attention. Elle avait beau ne pas souffrir de complexes par rapport à son physique, elle savait qu’elle était trop petite, pas assez bien habillée, trop intelligente et pas assez naïve pour plaire aux garçons. Elle avait passé ces dernières années à être invisible auprès de ses camarades masculins, plus intéressés par les Cheerios en mini-jupe, par exemple. D’une certaine façon, c’était une situation qui l’arrangeait bien. Elle n’avait pas de temps à perdre avec les garçons, et d’un naturel très observateur, elle avait suffisamment observé les autres lycéens pour se rendre compte que les histoires d’amour pouvaient être néfastes. Mais du coup, les seules fois où elle avait l’occasion de parler avec un garçon, c’était lorsqu’elle devait faire équipe avec l’un d’entre eux pour un devoir, où lorsqu’elle enquêtait, ou encore, lorsqu’elle échangeait des insultes avec l’un d’eux. Par conséquent, elle n’avait pas l’habitude de ce genre de situation. L’attitude du garçon semblait bien démontrer qu’il n’était pas là pour s’assurer que Vivaldine allait bien, mais plutôt pour voir s’il avait une chance avec Sunny. La blonde ne desserra pas les dents, jugeant qu’elle n’avait pas à échanger un mot avec ce type qu’elle ne connaissait ni d’Eve, ni d’Adam. C’est alors qu’il fit un pas dans sa direction : « Je peux t’offrir un verre ? »
Ben voyons. Sunny le détailla rapidement. Il était mignon, c’est vrai, et également plus âgé qu’elle de quelques années. Il dégageait une aura de mauvais garçon qui en aurait fait craquer plus d’une. Et qui la laissa complètement indifférente. « Non. » lâcha-t-elle d’un ton sec avant de lui tourner le dos, mettant un terme à cette pitoyable tentative de séduction.
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05. [Toledo, Ohio] Open your eyes to the world

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