Choriste du mois


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 05. you got me trippin, stumbling, flippin, fumbling.

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MessageSujet: 05. you got me trippin, stumbling, flippin, fumbling.   Sam 29 Sep - 22:42

Le son strident du réveil résonna dans la pièce, alors qu'un gémissement plaintif s'échappe de sous la couette. La main de Faust vint s'abattre brutalement contre la machine affichant douze heures. Depuis qu'il avait pris ce travail de vendeur de frites, il avait énormément de mal à s'habituer à ces réveils à des heures qui n'étaient pas les siennes. Plutôt habitué à se coucher tardivement et à se réveiller à des heures plus avancées de l'après-midi, le son de ce réveil marquait la fin de sa nuit de manière bien trop brutale à son goût. La simple perspective de devoir passer la plus grande partie de sa journée cloîtré dans ce petit véhicule lui pesait, mais il avait compris que l'argent qu'il empochait s'avérait être assez serviable pour épauler ses parents, et qu'il permettait aussi de doubler ses dépenses personnelles. De plus, il avait la possibilité de s'imprégner totalement de la vie en ville, et il se plaisait à passer de longues heures à observer la multitude de personnes qui défilaient sous ses yeux contemplatifs. La masse humaine le fascinait, et il pouvait passer un temps infini en gardant les yeux rivés sur une même personne, à épier le moindre de ces gestes, à se poser une multitude de questions qui se bousculaient dans sa tête, sans qu'aucunes réponses ne lui vienne. Il brûlait souvent d'aller poser lui-même ces questions, mais trop timide et manquant de détermination, il restait trop souvent figé, jusqu'à que la personne se lève du banc où elle lisait son journal, et qu'elle cède sa place à une autre personne. Il regardait souvent les hommes pressés, pendus au bout de leur téléphone portable, et leur sac à la main qui pressaient le pas à chaque fois qu'ils consultaient l'heure sur leur montre démesurée, souvent avec un regard d'incompréhension. Ces hommes représentaient un mystère, pour lui qui ne jurait que par jeux, et insouciance, et qui passait la plupart de son temps plongé dans une bande dessinée, où à regarder la télévision, alors qu'eux semblaient avoir constamment quelque chose à faire ailleurs, et ne pas avoir une seule minute de libre. Il ne saisissait vraiment pas le pourquoi du comment, mais encore une fois, il se contentait d'observer, sans qu'aucuns mots ne franchissent la barrière de ses lèvres. Ouvrant lentement les yeux, il repoussa d'un geste brusque et plus instinctif qu'autre chose la couette qui le recouvrait, se forçant à ne pas refermer les yeux et s'échapper pour encore quelques heures supplémentaires dans les bras de Morphée. La lumière du soleil filtrait légèrement à travers les rideaux qu'il avaient soigneusement pris la peine de refermer la veille, de peur que la lumière ne le réveille. Tout détail était soigneusement étudié afin que rien ne vienne perturber sa nuit, même s'il n'avait pu pour l'énième fois s'empêcher de veiller tardivement afin de s'assurer que Batman réussisse à s'échapper des griffes du Joker, totalement absorbé par sa lecture. Sa mère lui avait encore une fois répété de ne pas se coucher trop tard, et que de toutes manières, il pourrait poursuivre sa lecture le lendemain, et encore une fois il avait hoché la tête docilement, alors que son coeur lui hurlait d'affirmer l'inverse, et de s'échapper du joug maternel. Il ne pouvait la blesser, de toutes manières. Il n’osait pas non plus, chaque fois qu’il avait un minimum de volonté, les mots restaient étranglés dans sa gorge, alors qu’il réfléchissait pour trouver une tournure de phrase pour qu’elle comprenne, sans pour autant la froisser, sans grand succès néanmoins. Alors il opinait du chef, affublé par sa propre faiblesse.

Le regard accroché au plafond de sa chambre, Faust se releva avec difficulté, s’appuyant sur ses bras afin de se maintenir, toujours endormi. Le même refrain se répétait toujours le matin, il se levait après plusieurs tentatives vaines, avalait un bol de céréales, et se glissait non sans réticence sous une douche gelée, tentant de s’extirper définitivement de cet état de demi somnolence qui l’habitait jusqu’à présent. Après, il s’habillait rapidement, sans vraiment prendre soin du côté esthétique, il se fichait un peu de l’image qu’il pouvait renvoyer aux autres, se contentant de vêtements simples et confortables. C’était probablement une solution bien plus fiable, plutôt que de se lancer dans un choix bien plus judicieux, et aussi beaucoup plus attirant. La dernière chose qu’il souhaitait, c’était probablement de se faire remarquer, et d’éviter toute confrontation avec une personne du sexe opposé qui le mettrait atrocement mal à l’aise. Il détestait tout simplement se voir perdre ses propres moyens, et s’embrouiller dans ses paroles, se retrouver à bégayer était bien la dernière des choses qu’il souhaitait, et il faisait tout pour éviter ceci. Son apparence, notamment, était étudiée pour paraître la plus banale possible. Jean, tee-shirt, il n’enfilait que des choses banales, classiques, passablement moches, pour s’éviter des situations qu’il ne savait que trop peu gérer. Pourtant, son travail l’obligeait à communiquer, et après réflexion, il avait songé qu’un simple poste d’éboueur aurait enrayé ce petit problème, mais il ne se voyait définitivement pas passer sa journée à épier la moindre poubelle, dans cet atroce tenue difforme bien trop attire-l’œil à son goût, il avait donc rapidement abandonné cette idée stupide, et avait compensé en s’obligeant à communiquer. Il était même venu à passer des heures devant le miroir à s’entraîner à sourire, et à une multitude d’autres expressions faciales qui lui auraient empêché d’avoir à répondre. Mais la tâche était bien plus compliquée face à une vraie personne que devant son propre reflet renvoyé par la glace. Toutes ces pensées se bousculaient encore dans son esprit lorsqu’il referma brusquement la porte de la demeure familiale, sans un quelconque mot pour ses parents. Le bruit sec le fit légèrement sursauter, et ses pensées s’extirpèrent automatiquement de sa tête, alors qu’il observait d’un œil attentif les alentours, vérifiant bien que personne de trop étrange ne se trouve sur son trajet. Il ne souhaitait pas être retardé, et il brûlait déjà de poursuivre la lecture de sa bande dessinée qu’il n’avait finalement pas eût le temps d’achever la veille, submergé par la fatigue. Rassuré, il poursuivit son trajet jusqu’à l’endroit où était postée sa ‘caravane’ qu’il avait lui-même bricolée pour qu’elle ressemble plus où moins à n’importe quel autre commerce ambulant, il était d’ailleurs assez fier du résultat obtenu. Le trajet n’était pas long, il avait d’ailleurs étudié consciencieusement la position de son véhicule afin d’être dans un endroit assez fréquenté et pas trop éloigné de son domicile pour ne pas être obligé d’avoir à prendre le bus, où de marcher trop longtemps.

Les écouteurs enfoncés dans ses oreilles, il arriva relativement rapidement au lieu désiré, alors que ses lèvres mimaient les paroles de la musique qu’il écoutait. « Tu n'as pas bougé, tiens. », murmura-t-il pour lui-même, alors qu’une vieille dame qui passait près de lui tournait la tête, intriguée par ce jeune homme qui parlait seul. N’y prêtant pas vraiment attention, il se dépêcha d’installer le tout, avant de se replonger dans sa lecture, passionné par les scènes qui se déroulaient sous ses yeux, se contentant d’observer les images et sautant les pages où trop de texte était présent. Il devait probablement être une heure de l’après midi, voire plus, il ne prêtait pas vraiment attention à l’heure, n’ayant pas de créneau fixe pour son travail, mais il savait que l’heure à laquelle il devait être présent se situait aux alentours de midi. Le menton déposé sur sa main, il continuait de lire, dans un autre monde, captivé par sa lecture des aventures de Batman.
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MessageSujet: Re: 05. you got me trippin, stumbling, flippin, fumbling.   Dim 21 Oct - 19:05

Santana déposa un léger baiser sur le front de son fils avant de refermer tendrement la fermeture de son petit manteau. Une fois sa tâche effectuée, la jeune femme se redressa après avoir caressé la joue rebondie de Liam, attrapant sa veste qu'elle enfila à la hâte. « Prêt pour notre ballade, Monsieur Lopez ? » Le petit garçon gigota joyeusement, poussant de petits cris ravis tandis que sa poussette se mit enfin à bouger. Il faisait un temps magnifique : un soleil éclatant brillait dans le ciel sans nuage et pas un souffle de vent ne venait gâcher la douceur de cette après-midi d'avril. C'était une journée parfaite pour sortir se promener, et Santana n'allait pas manquer l'occasion de passer son samedi au parc. Liam était de bonne humeur, gazouillant dès son réveil et sa maman se sentait elle aussi pleine d'entrain, ce qui ne lui était pas arrivée depuis très longtemps. Elle avait d'abord pensé passer la journée avec Aaron et son fils, mais le jeune homme n'avait jamais répondu à ses appels. Cela n'avait en rien entamé l'humeur joyeuse de Santana qui avait préparé son fils en chanson avant de se vêtir de sa plus jolie robe printanière – le vêtement fleuri et léger mettait en valeur ses longues jambes et laissait apercevoir son décolleté ravageur – et de se maquiller avec plaisir. Liam n'avait pas échappé à cette folie vestimentaire : Santana l'avait habillé avec la tenue que Brittany lui avait offerte quelques jours plus tôt qui se composait d'un pantalon bleu marine et d'une marinière rouge et blanche adorable. Elle le trouvait à craquer dans cet ensemble et cela n'avait fait qu'accentuer sa bonne humeur. Elle n'avait pris avec elle qu'une bouteille d'eau, le biberon de Liam et quelques gâteaux ainsi que les voitures préférées de son fils, qui tenait fermement son lapin en peluche dans son petit poing. Santana s'engagea dans la rue qui menait au parc municipal, murmurant les paroles d'une chanson qu'elle n'arrivait pas à se sortir de la tête. Liam tourna la tête vers elle et lui offrit son plus beau sourire, babillant de plus belle. Une sensation de bien-être envahit alors la jeune femme alors qu'elle pénétrait dans le parc. Elle aimait son fils davantage chaque jour qui passait et elle remerciait le ciel d'avoir pris la bonne décision lors de sa naissance. Dans quatre jours, l'enfant fêterait ses un an et elle avait hâte de pouvoir célébrer ce jour qui avait changé sa vie à jamais. Liam lui apportait plus de joie et de bonheur que quiconque jusqu'à maintenant, et ce malgré les nuits blanches, les innombrables rendez-vous chez le pédiatre et les dépenses qu'elle faisait chaque semaine pour son fils.

Santana s'arrêta au milieu de la pelouse à l'ombre d'un arbre. Le parc était déjà rempli d'enfants qui courraient partout sous le regard bienveillant de leurs parents ou de leurs grand-parents. Jamais la jeune femme n'aurait pensé être un jour à l'aise parmi ces familles. Bien-sûr, elle sentait souvent sur elle les regards interrogateurs et voyait parfois les moues désapprobatrices des mamans plus conventionnelles mais la plupart du temps elle ne rencontrait que des mères gentilles qui s'extasiaient sur la beauté de Liam et engageaient des conversations biberons avec elle comme si elle faisait partie des leurs. Santana aimait ce sentiment d'être mère et de pouvoir enfin comprendre toutes ces femmes qu'elle avait pu mépriser avant. Elle se sentait plus mature, plus adulte maintenant que Liam faisait partie de sa vie. Bien entendu, elle ne manquait pas de remarquer les regards en coin que certains papas pouvaient jeter sur son corps encore jeune et mince, mais cela l'amusait plus qu'autre chose. Santana se pencha et détacha Liam qui jeta ses bras autour du cou de sa mère. « Ma ! » s'écria-t-il tout en glissant ses doigts dans une mèche de cheveux de Santana. La jeune femme laissa échapper un petit rire attendri avant de s'assoir précautionneusement dans l'herbe, son fils sur ses genoux. « Tu veux tes voitures ? » L'enfant hocha vigoureusement la tête et attendit patiemment que sa mère lui sorte ses jouets.

Serrant son fils contre elle, Santana laissa son regard vagabonder. Ses yeux rencontrèrent ceux de Susan, une maman avec qui elle avait l'habitude de discuter lorsqu'elles se croisaient en ville. Melissa, sa fille, à peine plus vieille que Liam, s'amusait à arracher des brin d'herbe avant de les jeter en l'air. Santana sourit, amusée par la scène. Son regard se posa ensuite sur une espèce de caravane qui se trouvait à quelques mètres de là, et dont l'enseigne ne laissait aucun place au doute quant à se qui s'y vendait. L'idée de frites croustillantes fit gronder le ventre de la jeune femme. En un geste tendre, Santana mit Liam sur ses pieds avant de se redresser elle aussi. « Si on marchait un peu, mon cœur. » Elle attrapa son sac tandis que Liam agrippait sa main de toutes ses forces. Les sourcils froncés en signe de concentration, le petit garçon se mit à marcher doucement, la démarche encore hésitante et l'équilibre incertain. Santana ne savait qui de son fils ou d'elle était le plus fier. En quelques minutes ils atteignirent enfin le stand de frites. Liam, épuisé par l'effort qu'il venait de fournir, tendit les bras vers Santana qui le cala contre sa hanche. La jeune femme leva alors les yeux vers le jeune homme qui se tenait devant elle. Plutôt jeune, il n'en était pas moins très mignon et plutôt à son goût. Elle était en couple, et jamais elle ne pourrait tromper Aaron, mais c'était tout de même plus fort qu'elle. Elle adressa au garçon un sourire charmeur avant de se mordre la lèvre intentionnellement. « Bonjour, » dit-elle d'une voix enjôleuse « Qu'avez-vous à me proposer ? » Son sourire s'étendit, et elle battit des cils en attendant une réponse.
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