Choriste du mois


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 05. Maybe I was stupid for telling you goodbye. [ft Ruby Caldwell]

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MessageSujet: 05. Maybe I was stupid for telling you goodbye. [ft Ruby Caldwell]   Sam 6 Oct - 14:29

Les rue de Lima n'avait pas changé des masses. Elles étaient toujours vide, vielle, et certaines d'entre-elles fichaient tellement la trouille qu'on avait tendance à se retourner toutes les dix secondes pour vérifier qu'on n'était pas suivit. Malgré tout ses défauts, elle restait la ville de mon enfance, et je pouvais pas la renier totalement. Il était vrai que ce n'était pas elle qui m'avait apporter la célébrité, la renommée mondiale, ou m'avait permit d'avoir autant de relations haut placé. Mais cette ville, c'était là qu'était née ma passion pour la photographie. J'étais souvent resté dans l'une de ses rues, de ses parcs, de ses places, j'avais regardé les gens, les paysages, les animaux et quand je ne pouvais pas prendre de photo, je mimais un cadre avec mes mains, imaginant à quoi elles auraient pu ressembler si je les avais prises. Il fallait beaucoup d'imagination, mais ça, je n'en ai jamais manqué. Cette passion, je l'ai très souvent caché, enfin principalement à l'époque du lycée. Les gens avaient beaucoup du mal a accepter l'art, et comme je ne voulais pas me faire martyriser comme tout les membres de cette chorale dont j'avais oublier le nom. Mais ma passion était toujours rester ancrée au plus profond de mon âme, là où personne ne pouvait me la voler.

Je passais dans une rue qui m'était vaguement familière. Appareil en main, je guettais un endroit, un moment qui aurait pu valoir le coup que je l'immortalise. Mon regard se portait à droite, à gauche, se levait vers le ciel et redescendait vers le sol. Le temps était gris, et la ville ne semblait pas vouloir que la mitraille. J'avançais donc, en trainant un peu le pas, fatigué par ces vas et vient, lasse de n'avoir même pas une seule petite photo en cette journée bien triste. La rue s'éternisait encore et toujours, au moment où je croyais que j'en voyais le bout, ce n'était finalement pas le cas. Que les journées pouvait paraître longue à Lima-city, terriblement longue même, et la plupart du temps très inintéressante. Je regardais droit devant moi, pensif et désespéré.

Plusieurs mètres plus loin, je me stoppai net devant une maison, cette dernière ne m'était pas inconnue. J'avais beau la fixer, je n'arrivais pas à me souvenir à qui appartenait cette maison, ou bien à qui elle avait appartenu. Cette petite demeure de l'autre côté de la rue, j'étais sûr de la connaître, et je détestais ne pas me souvenir d'une chose. Ces volets, ce petit jardin, ce portail, tout m'était familier. Soudain, je réussis enfin à retrouver la mémoire : C'était la maison de Ruby Caldwell. Cette nouvelle me fit un choc. La jeune femme était la seule, du temps du lycée, à savoir pour mon hobby. Elle m'avait surprise une fois, entrain de prendre des photos tout en haut des gradins de notre ancien stade de football. C'est de là que notre amitié est née. Bizarrement, j'avais eut une confiance aveugle en elle, et je lui avais tout dit. A terme, s'était devenue ma meilleure amie, et surtout, l'une des seules. C'était également la seule que j'avais mis au courant de mon départ pour Londres, et nous avions gardé contact, jusqu'au jour fatidique. Tout c'était bousculé ensuite, et je n'avais jamais répondu à son dernier mail, énervé, j'étais parti de la capitale aussi vite que j'étais arrivé. Ce n'était pas de sa faute, et puis j'avais juste oublié ce mail, et quand je m'en étais rendu compte, je pensais qu'il était bien trop tard, j'étais de retour à Lima, et j'étais persuadé qu'elle m'en aurait voulu. Je n'avais donc rien dit, et elle n'était d'ailleurs toujours pas au courant que j'étais en ville. Le remord me rongeait à présent, et je devais bien l'avoué, elle me manquait terriblement. Je décidai de passer mon chemin, laissant derrière moi la maisonnette et mes nombreux souvenirs.

♦ ♦ ♦

Les jours qui ont suivit cette événement, je n'ai pu me sortir Ruby de la tête, et peut-être que la vie fait bien les choses, mais en parlant avec un ami, il me dit qu'il connaissait la jeune femme, et qu'elle faisait même partie d'une chorale. Ça m'avait arraché un sourire, elle avait réussit finalement, à intégrer une chorale. Grâce à cet ami, j'avais donc pu obtenir l'adresse de celle qui était ma meilleure amie. Il me manquait juste un peu de courage, et de volonté pour tenter ma chance.

J'étais planté là, devant mon ordinateur, avec mon papier sur lequel j'avais noté avec soin l'adresse de Ruby. Devais-je y aller ? Ne devais-je pas ? Je ne savais pas. Finalement, au bout de plusieurs minutes, agacé par toute cette réflexion, je me levai d'un bon, pris mes clés de voiture et partis.

En regardant avec plus d'attention, je me rendis compte que ce n'était pas très loin de chez moi, je décidai donc de m'y rendre à pied. Après quelques minutes, j'étais enfin devant l'immeuble où logé mon amie. Je rentrai dans le hall, montai les marches de l'escalier quatre à quatre jusqu'à l'étage de son appartement. J'arrivai enfin devant la porte de la demoiselle. Je ne savais pas comment elle allait réagir en me voyant. Elle me détestait sûrement, et même si j'étais persuadé quand voyant mon visage angélique, je serrais pardonné – enfin j'essayais plutôt de m'en convaincre afin d'avoir un peu de courage. Je rangeais le bout de papier contenant l'adresse dans la poche de ma veste en cuir, et pris mon courage à deux mains. Je donnais quatre petits coups contre la porte, puis enfonçais mes mains tout au fond des poches de mon jeans, attendant que la dite porte s'ouvre. Peut-être que cette confrontation allait mener à une dispute, elle m'en voulait sûrement, comme beaucoup de personnes de la petite ville qu'était Lima. J'allais certainement devoir user de tout mes charmes, utiliser un nombre d'excuses incalculable pour me faire pardonner, enfin, si elle me pardonnait un jour. Mais le doute mène à la perte, je décidais donc de garder la foi en attendant qu'elle ne daigne m'ouvrir, si elle était là bien entendu...
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MessageSujet: Re: 05. Maybe I was stupid for telling you goodbye. [ft Ruby Caldwell]   Lun 29 Oct - 18:33

Le moment n'était peut-être pas le plus opportun pour aller chercher des documents complémentaires pour son devoir à l'université, mais Ruby préférait prendre de l'avance compte tenu des évènements qui allaient survenir les prochains jours. Le retour imminent de sa famille sur le continent américain nécessitait une préparation à la fois matérielle et psychologique, et malgré sa capacité à s'organiser lorsqu'elle prenait du retard, elle préférait jouer la carte de la sûreté. Nul doute que ses parents allaient décider de passer une semaine dans l'appartement de la jeune femme pour lui tenir compagnie, puisqu'elle vivait désormais seule. Elle arrivait déjà à ressentir leur pitié, et un sentiment de dépit l'envahit. S'ils pensaient que leur fille n'était pas assez mûre pour affronter cette épreuve, c'était parce qu'ils ne l'avaient jamais aidée à devenir autonome, et ce n'était sûrement pas grâce à eux que la brunette avait acquis son indépendance qu'ils avaient tant de mal à admettre. Elle restait pour eux une adolescente sans repères qui perdait tous ses moyens lorsqu'elle était abandonnée. L'envie de leur balancer que c'était légèrement ce qu'ils lui avaient fait subir commençait sincèrement à la titiller, et elle appréhendait déjà leurs retrouvailles qui risquaient d'être animées. C'est pour cela qu'elle craignait que ce coup au moral ne l'empêche de boucler à temps son travail et qu'elle avait décidé de le terminer bien avant l'échéance. Avec un peu de chance, elle trouverait l'objet de ses recherches assez rapidement sur le serveur de l'établissement et pourrait profiter de son samedi. Les yeux rivés sur son écran d'ordinateur, elle régla les derniers détails de son projet avec son logiciel de gestion d'image, ajusta la police d'écriture et enregistra le tout sur sa clef USB. Ennuyée de devoir sortir, elle attrapa sa veste dans le couloir avec lassitude et pris un long moment avant de trouver ses clefs de voiture. Son sac accroché à son épaule, elle hésita un instant avant de passer la porte d'entrée, happée par une sorte de force invisible qui la retenait à l'intérieur. Intriguée par cette impression, elle réfléchit à ce qui n'allait pas tout en sortant. Impossible de comprendre ce qui clochait. Elle descendit les escaliers menant à la rue et s'installa sur le siège conducteur de son automobile, pas très rassurée. L'Ohio State University se trouvait à plusieurs kilomètres de Lima et le trajet risquait d'être assez long. Cette pensée en fit survenir une autre: l'image de ses parents attablés dans son salon, racontant leurs périples en Angola. Ruby soupira un grand coup et augmenta le volume de sa radio en espérant qu'il soit assez fort pour chasser la voix de ses géniteurs qui résonnait dans sa tête.

Elle n'avait parcouru qu'un quart du chemin et déjà le regret d'avoir sacrifié une partie de son week-end la gagna. Parcourir la bibliothèque informatique de l'université était certes assez divertissant, mais elle aurait préféré rester au chaud dans son appartement pour bouquiner. L'étrange pressentiment qu'elle avait ressenti en quittant son logement la reprit soudain. Quelque chose n'allait pas, c'était certain, et elle craignait de savoir de quoi il s'agissait. Le stress s'empara d'elle, et elle décida de se garer sur l'accotement pour vérifier si son appréhension se révélait être justifiée. Elle s'empara de son sac et se mit à le fouiller de font en comble. Gagné. Elle avait oublié de retirer la clef USB de son ordinateur portable. Sa précipitation et son manque de volonté avaient eu raison d'elle. « C'est pas vrai. ». Son poing frappa le tableau de bord. Comment était-ce possible d'être aussi tête en l'air? Elle avait l'habitude d'oublier de petites choses sans importance, comme un stylo en allant en cours, mais un devoir! Depuis sa sortie du lycée, Ruby accordait beaucoup plus de temps à ses études et s'y consacrait avec beaucoup de sérieux. Étant donné qu'elle était plus distraite au lycée, il était étonnant que ce genre d'inattention ne lui soit encore jamais arrivé. Elle respira longuement et se résolue à faire demi-tour. Elle détestait perdre son temps, et encore plus lorsqu'elle était sur la route. Hors de question qu'elle refasse le trajet une fois rentrée! Elle se poserait tranquillement chez elle, prendrait une bonne douche, se sécherait en lisant le dernier tome des Hunger Games et partirait sûrement se balader au parc pour s'aérer. Bref, un planning de samedi après-midi ordinaire, qui désormais n'incluait plus les virées shopping avec Savannah et les visionnages de dessins animés Disney. Il fallait bien qu'elle se l'avoue, depuis son départ, l'ambiance n'était plus du tout la même. La brunette se surprenait à regretter le sens inné de la mode de son ancienne colocataire, ses conseils lorsqu'il s'agissait d'ajouter un accessoire sur son ensemble avant qu'elle n'aille chanter les jeudis soirs au Piano Bar, les Pancakes Party qui finissaient souvent assez mal à en juger l'état du sol après avoir tenté de retourner la crêpe dans la poêle. Toutes ces choses qui semblaient tellement anodines quand elles étaient encore deux à vivre dans l'appartement et qui avaient en fait contribué au bonheur de Ruby. Parfois, en rangeant la vaisselle, elle se rappelait les heures passées à trier ce qui était potable ou non, comme ces hideuses assiettes noires à fleurs oranges qui avaient finalement terminées à la poubelle. Maintenant qu'elle était seule, elle craignait de devoir revendre le logement, bien trop grand pour une personne, et qui lui revenait trop cher. Mais où aller?

Enfin de retour à Lima, Ruby s'accorda une petite pause pour souffler. Il était plus facile de mettre ce petit incident sur le dos de ses parents qui faisaient naître une pression qu'elle avait du mal à canaliser. Dans une semaine, tout irait pour le mieux. Plus rien ne l'empêcherait d'avoir la tête sur les épaules et elle se serait libérée d'un poids qui pesait bien trop lourd sur sa conscience. Elle sortit de sa voiture en prenant garde à ne pas oublier ses affaires et grimpa les quelques marches qui menaient à son palier. La main plongée dans son sac à la recherche de ses clefs, elle ne fit pas tout de suite attention à ce qui se passait autours d'elle. Elle leva rapidement les yeux pour éviter de trébucher sur un quelconque obstacle dans le couloir, mais à la place d'un objet qui lui barrerait le passage, elle aperçut un homme posté juste devant sa porte. Intriguée, elle s'approcha lentement, clefs en mains, en espérant qu'il ne s'agisse pas du propriétaire venant lui rappeler qu'elle n'avait toujours pas payé le loyer. « Est-ce que je peux vous aider? » demanda-t-elle timidement. L'homme n'eut même pas besoin de se retourner complètement pour que la brunette comprenne. Grand, brun, il n'avait presque pas changé si ce n'était qu'il semblait encore plus charmant avec son visage plus mûr. « Jordan... » lâcha-t-elle dans un souffle. Les yeux de la jeune femme pétillèrent, et elle sentit monter en elle une joie intense qui lui donna envie de pleurer. Elle n'avait pas eu de nouvelle depuis tellement longtemps! Elle avait pourtant toujours été au courant de son parcours, s'étant régulièrement envoyé des e-mails, jusqu'à son fameux départ pour Londres. Au lycée, il était celui à qui elle avait le plus tenu, à qui elle n'avait jamais eu peur dévoiler son intérêt pour la musique et surtout, elle était celle à qui il avait avoué sans crainte sa passion pour la photographie. Cette relation de confiance s'était instaurée sur du long terme, et ils devinrent meilleurs amis malgré leurs apparentes différences de caractère. Ruby était la cheerleader réservée et pudique, Jordan le bad boy craint de tous les lycéens. Dans ces circonstances, difficile de comprendre comment ils avaient pu se rapprocher. En fait, c'était la sociabilité montante de la brunette qui leur avait permis de se rencontrer, un jour qu'il était en train de photographier le stade de football. L'ayant remarqué de loin, elle était allée se renseigner sur son hobby, bizarrement sans avoir peur des répercussions. Elle connaissait assez bien les Cheerios qui cachaient leur bonté derrière un masque de méchanceté, peut-être s'était-elle dit ce jour-là qu'il en était de même pour ce lycéen lambda. La jeune femme porta une main à sa bouche, troublée. « Tu es revenu de Londres! Oh Jordan, pourquoi est-ce que tu ne me l'as pas dit? Je me suis fait du soucis, vraiment. » Trop émue pour contenir son bonheur, elle se laissa tomber dans ses bras et le serra aussi fort qu'elle le pouvait. De quoi lui faire oublier les dernières heures. « Et puis peu importe, tu m'as tellement manquée. » Ses paupières closes pour éviter de laisser exploser ses émotions, elle attendit de se reprendre pour se défaire de cette étreinte. Cette fois, elle sautillait presque sur place tant elle était heureuse. « Je suis trop bête, viens entre! Je vais pas te laisser sur le palier. Comment t'as eu mon adresse? Non attends, ça aussi on s'en fiche, entre et on en parle après. » Même si ses doigts ne tremblaient que légèrement, elle dû s'y prendre plusieurs fois avant de réussir à rentrer la clef dans la serrure. Heureusement, Ruby avait commencé à ranger le logement. Une fois à l'intérieur, elle l'invita à s'asseoir sur le canapé et s'installa juste en face de lui. Elle ne pouvait arrêter de dévisager celui dont l'absence s'était tellement fait ressentir. « Je suis si contente! Tu dois avoir tant de choses à me raconter. Depuis quand est-ce que t'es rentré à Lima? Ton séjour en Angleterre, comment ça s'est passé? Je veux tout savoir! »
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MessageSujet: Re: 05. Maybe I was stupid for telling you goodbye. [ft Ruby Caldwell]   Lun 29 Oct - 23:12

Je frappais à la porte de l'appartement de ma meilleure amie, enfin celle qui l'était lorsque j'avais quitté l'Ohio. Je tapais contre le bois de cette porte, presque en rythme avec les battements de mon cœur. Elle ne répondait pas, elle n'était surement pas là, c'était même un certitude. Malgré tout, je continuais de tambouriner désespérément, la tête appuyait contre la porte. Mais au bout de quelques minutes, mes prières semblèrent s'exaucer. J'entendis derrière moi, une voix familière me demander si elle pouvait m'aider. Je me redressais, et inspirais profondément. C'était le moment critique. Ça faisait plus d'un an que je ne l'avais pas vu, près de trois mois que j'avais laissé son mail sans réponse. Je commençais à faire à volt-face alors que je l'entendais prononcé doucement mon nom. Je me retrouvais face à elle. Elle n'avait pas changé, c'était comme si je l'avais quitté la veille. Ses grands yeux bruns et brillant, ses longs cheveux châtains qui tombaient comme une cascade sur ses épaules, son visage qui reflétait toute la bonté du monde. Rien n'avait changé, un instant je crus même que j'étais de retour à la semaine précédent mon départ, la dernière fois que je l'avais vu. J'étais si heureux, mais également tellement terrifié par sa réaction. Elle pouvait m'en vouloir, peut-être même avoir envie de me tuer, ou alors tout le contraire, il ne pouvait pas prévoir ce genre de réaction. Je connaissais beaucoup les femmes, mais j'étais plus spécialisé dans les coups d'un soir, que dans les amitiés durables. Pourtant, Ruby avait toujours était là pour moi, depuis cette après-midi où nous nous étions rencontrés. Je bénissais ce jour-là, le jour où j'ai finalement trouvé une meilleure amie. Elle était une jeune cheerios de Mckinley High, réservée, mais adorable, et moi j'étais un jeune tombeur, et aussi terreur du lycée. Ça ressemblait à l'une de ces histoires qu'on pouvait voir dans les films pour grand publique. En partant pour Londres, je n'avais jamais été persuadé de la revoir un jour, mais finalement, le destin en avait décidé autrement.

Je suivais chacun de ses mouvements. Elle porta une main à sa bouche, elle semblait complètement sous le choc, comme si elle avait vu un revenant. Puis, des mots réussirent à sortir de sa bouche. Elle me demanda quand j'étais revenu, et déclara qu'elle s'était fait du soucis pour moi. Je n'eus pas le temps de répondre qu'elle me tomba dans les bras. Je l'enlaçais doucement pour ne pas lui faire mal, et l'embrassais sur le haut du crâne avant d'y poser mon menton et de fixer le plafond. « Je suis revenu depuis quelques temps déjà... » lâchai-je finalement, je ne voulais pas déjà m'étendre sur le sujet. « Toi aussi tu m'as énormément manqué... » dis-je doucement. Ça faisait tellement de bien de voir que finalement elle ne m'en voulait pas tant que ça, que c'était comme au bon vieux temps. Les mails nous avaient permis de garder contact, mais ce qu'il manquait dans ce genre de relation, c'était le contact humain. Enfin, elle se recula d'un pas, s'extirpant de mes bras. Je pouvais lire le bonheur sur son visage, peut-être même qu'on pouvait le lire sur le mien. Elle m'invita à entrer dans son appartement, en me demandant comment j'avais eu son adresse, puis revint sur sa question disant qu'en fait ça l'importait pour le moment, ce qui m'arracha un sourire. J'avais retrouvé la Ruby d'antan.

Elle entra, et je la suivais de près. Elle ne cessait de dire qu'elle était contente de me revoir, et elle enchaînait les questions, me demandant une nouvelle fois de quand datait mon retour à Lima, comme avait été mon séjour en Angleterre, elle voulait absolument tout savoir. Elle me montra le canapé où je pouvais m'asseoir. Je m'installais tranquillement sur le canapé, puis elle s'installa face à moi. Son large sourire était communicatif, si bien que je ne pouvais m'empêcher de me joindre à elle. Je m'accoudais sur mes genoux, croisant mes doigts, et regardant un instant le sol, avant de revenir aux visages de mon amie. « Alors, pour répondre à tes questions, pour l'adresse, tu sais que quand je veux quelque chose, je l'obtiens, mais je ne trahirais pas mes sources. » commençais-je en rigolant. En fait, on m'avait fait jurer de ne pas révéler l'identité de mon coéquipier dans cette histoire, j'étais un homme d'honneur, enfin dans ces cas-là. Je continuais « Ensuite, ça fait environs deux mois et demi que je suis de retour en ville. Je suis vraiment désolé de ne pas avoir donnait signe de vie, et surtout de ne pas avoir répondu à ton dernier message. Les choses se sont un peu bousculées, et j'ai quitté Londres sur un coup de tête, un peu comme j'étais partit de Lima à l'époque. ». Je préférais m'excuser d'emblée, car finalement ce n'était pas en repoussant les choses que ça les arrangerait. « Mais sinon, l'ensemble du voyage était absolument merveilleux ! ». Je rattrapais le coup, histoire de ne pas plomber nos retrouvailles. Je m'empressais ensuite de prendre de ses nouvelles « Et toi alors ? Je parle de moi, mais tu dois en avoir des choses à me raconter ! Comment ça se passe la vie à Lima depuis tout ce temps ? ». Il était vrai que je n'agissais pas avec elle comme avec le reste du monde. Même si depuis quelques semaines j'avais commencé à changé, un peu du moins, pour une fille en plus, c'était dire combien je changeais ! Mais depuis toujours, j'avais agis différemment avec Ruby, j'étais moins moi – que voulez vous, c'est ça d'être parfait – et j'étais un peu plus à l'écoute, un peu plus un ami, un peu plus comme tout le monde peut-être au final. Souvent on m'avait qualifié comme quelqu'un de mauvais, hautain, fier, vaniteux, et j'en passe ! Mais Ruby ne m'avait jamais traité de la sorte, peut-être parce qu'avec elle j'étais une autre sorte de Jordan, un version plus terre à terre, et ce depuis des années déjà. Beaucoup avait également pensé que cette amitié ne pouvait pas duré avec un gars comme moi, un Don Juan d'après certains, un salop pour d'autre – c'est beaucoup moins classe je vous l'accorde. Mais je leur avais donné tort, car près de six ans plus tard, nous étions toujours meilleurs amis, et même un an à Londres n'y avait rien changé.
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MessageSujet: Re: 05. Maybe I was stupid for telling you goodbye. [ft Ruby Caldwell]   Mer 7 Nov - 22:49

La surprise était de taille. Avec tout ce qui la tourmentait en ce moment, elle n'aurait jamais imaginé trouver devant sa porte un vieil ami perdu de vue après un an passé dans un pays étranger et qui avait cessé depuis quelques mois de donner de ses nouvelles. Ruby n'avait même plus espéré recevoir de mails, encore moins le revoir, et il fallait avouer que de toute manière, entre ses études, sa famille, ses problèmes financiers et la chorale, elle avait vite fait son deuil du pauvre Jordan. Qu'est-ce qu'elle s'en voulait maintenant qu'elle l'avait en face d'elle! Les remords la gagnèrent dès qu'elle fut dans ses bras, car ce geste, aussi commun soit-il, lui rappela à quel point ils avaient été proche l'un de l'autre. Ce contact lui avait manqué, ce lien traduisait la toute confiance qu'elle lui avait accordé et qu'elle lui accordait encore. C'était comme si elle réveillait une partie de son être et que tout le flot d'émotions lui étant liée surgissait brusquement. La tête posée sur son torse, elle ne pensa plus qu'à la chance qu'elle avait de le retrouver. Dans cette position, elle ne pouvait pas voir son visage, mais elle mourait d'envie d'en détailler chaque partie pour bien se rendre compte qu'il était de retour. Jordan déposa un baiser sur son front, réconfortant. Elle n'entendit même pas ce qu'il lui dit tant elle était préoccupée par les retrouvailles en elles-même. Cependant, elle se laissa bercer par le doux son de sa voix. Cela faisait si longtemps qu'elle ne l'avait plus entendue. Si on l'avait laissé faire, elle se serait bien endormie dans les bras de son ami, mais pour rien au monde elle n'aurait voulu manquer ne serait-ce qu'une seconde de ce moment. L'ambiance était idéale pour qu'elle oublie tous ses soucis. Elle se défit malgré tout de leur étreinte, non sans peine, et apprécia enfin pleinement la vue du jeune homme. Son sourire réchauffa le cœur de la jeune femme qui avait déjà oublié l'incident de la clef USB. Elle l'invita alors à rentrer, impatiente qu'ils puissent enfin avoir une conversation en face à face. Ruby jeta un coup d’œil furtif dans le couloir. Pour une fois, rien ne traînait par terre et l'appartement était assez présentable. Elle fit s'installer Jordan sur le canapé, puis attrapa une chaise qu'elle posa devant lui et sur laquelle elle s'assit. Elle dévisagea longuement le beau brun pour vérifier s'il s'agissait bien de celui qu'elle avait connu autrefois. En retour, il élargit son sourire, redoublant ainsi la joie de la brunette. Jordan était l'une des rares personnes avec qui elle avait gardé contact après le lycée. Leur amitié n'avait presque jamais connu de complications, ce qui était assez étonnant étant donné leurs différences de caractère assez flagrantes. Certains aspects de la personnalité du jeune homme ne ravissaient guère Ruby, comme sa tendance à flirter avec un bon nombre de filles. Une idée lui traversa l'esprit. Peut-être qu'à Londres il avait enfin trouvé son âme sœur et que, par la même occasion, il avait cessé de jouer le grand charmeur, assagi par ses nouveaux sentiments. Étrangement, cette perspective ne l'enchantait pas vraiment. Enfin, pas en ce qui concernait sa prise de conscience et la rencontre de l'amour de sa vie, mais plutôt la perte de son don en matière de sourire enjôleur et de phrases habilement placées qui en faisaient tomber plus d'une. Sans en être conscient, il usait même de certains de ses charmes avec son amie, sans doute par habitude. En revanche, elle avait toujours remarqué qu'il agissait différemment avec elle qu'avec les autres femmes. Ce constat la rassurait, leur sympathie semblant être ainsi réellement sincère.

Ruby pencha le buste en avant et s'accouda sur ses genoux. Souriant aux dires de son ami à propos de l'identité de son informateur, elle n'insista pas davantage bien que préoccupée par l'apparent manque de discrétion de certaines de ses connaissances. « Je devrais peut-être m'inquiéter qu'on donne mon adresse à n'importe qui. » dit-elle avec une mine faussement suspicieuse. Puis elle rit doucement, presque timidement, alors qu'elle n'avait aucune raison de l'être. Toutes ses hypothèses concernant la probable nouvelle vie qu'aurait débuté Jordan en partant à Londres la rendait plus hésitante sur la façon d'aborder ses phrases. Peut-être s'était-il désaccoutumé de son humour sarcastique – ou pire, il était probable qu'il ne l'ait pas connu ainsi. Depuis près d'un an, la jeune femme s'était forgée une mentalité plus ferme, et sa technique d'attaque en cas de conflit avec une tierce personne consistait à user d'une répartie acquise avec le temps, en parvenant à garder ses distances grâce à l'ironie sans avoir besoin de passer par les agressions verbales. Cette méthode s'était répercutée dans sa vie de tous les jours, mais de manière plus délicate, non pas pour se débarrasser de quelqu'un mais simplement pour plaisanter. Étant assez susceptible, elle avait autrefois du mal à comprendre la dérision qui se cachait dans les propos de ses camarades, justifiant ainsi son inquiétude lorsqu'elle l'employait également. Fort heureusement, tout le monde ne lui ressemblait pas. Jordan évoqua alors son retour précipité, captant à nouveau toute l'attention de Ruby qui mourait d'envie de connaître toute l'histoire. Elle apprit alors que cela faisait deux mois et demi qu'il était revenu. Deux mois et demi pendant lesquels il ne se manifesta pas. D'un premier abord, ça ne semblait pas être si conséquent. Pourtant, en repensant au nombre incalculable d'évènements qui étaient survenus durant cette période, elle se disait qu'il avait manqué les moments les plus palpitants de sa vie. Si Thomas n'avait pas été là pour l'entendre narrer le récit de ses aventures, elle serait sûrement revenue à la charge des mails, jusqu'à le harceler pour qu'il lui réponde enfin. Elle n'était pas rancunière en ce qui concernait les petites choses, et pour ne pas gâcher ces retrouvailles, elle décida de faire entrer l'absence de signe de vie dans cette catégorie. Surtout que ses excuses semblaient sincères. « Ça ne fait rien, ne t'en fais pas. On aura le temps de rattraper le temps perdu, n'est-ce pas? » Repartir sur de bonnes bases, c'était ce qui importait le plus. Et si le voyage était aussi agréable que ce qu'il avait l'air d'assurer, il n'avait aucunement besoin de se justifier. Elle le connaissait, et son impulsivité de datait pas d'hier. « Je suis trop jalouse, j'ai toujours voulu aller à Londres! Moi à part Lima et Columbus tu sais, je connais pas beaucoup de villes, encore moins à l'étranger. ».

La tentative de Jordan pour esquiver la conversation et se focaliser sur Ruby la fit rire. Ça ne lui ressemblait tellement pas en temps normal de s'intéresser à quelqu'un d'autre qu'à lui-même. Elle était même bien consciente de sa chance d'avoir toujours en face d'elle un Jordan différent, plus ouvert. Elle réfléchit, tentant de trouver par où commencer, mais tout se bousculait dans sa tête et son excitation ne l'aidait pas à y voir plus clair. « Il y a tellement de choses à raconter, c'est difficile. Ça se passe relativement bien, je vis seule dans l'appartement depuis que ma colocataire a déménagé, je me débrouille comme je peux avec des petits boulots que je trouve par-ci par-là – quand il y a des offres – ou alors je vais chanter le jeudi soir au Piano Bar... » répondit-elle en ébouriffant ses cheveux du côté droit. Puis elle lâcha ses boucles pour claquer des doigts. « Mais au fait, je te l'ai pas dit! J'ai rejoint une chorale! Les Awesome Voices plus exactement, on dispute les Sectionals dans une semaine. On a changé de coach récemment, c'est un peu la panique. Tu la connais peut-être, c'est Megan Morgan, l'ancienne leader du girls band Fairy Dust. Je l'imaginais assez autoritaire mais j'étais bien loin de m'attendre à ça tout de même. Enfin, au moins on ne fait pas semblant de travailler. Je pense qu'elle est assez ambitieuse, elle pourrait nous emmener loin. Et puis elle a de l'expérience. » Ruby se mordit la lèvre inférieure et se tordit à droite et à gauche, ne parvenant pas à rester tranquillement assise. « J'espère que ça se passera bien, cette compétition est tellement importante pour moi, maintenant je stresse presque plus pour ça que pour le retour de mes parents dans l'Ohio. Tu sais, ils étaient en Afrique, je t'en ai déjà parlé... » Elle marqua une pause, ayant remarqué quelque chose qui ne lui ressemblait pas. D'un bond elle se leva et fronça des sourcils en secouant la tête. « Désolée, je parle trop, c'est pas normal, je crois que je suis un peu trop survoltée. C'est pas bien Jordan, tu ne m'as pas arrêtée. » En tendant son index vers son ami, elle fit volte-face, puis elle se dirigea vers sa cuisine américaine qui donnait sur le salon et ouvrit le réfrigérateur en jetant un coup d’œil à ce qui se trouvait à l'intérieur. En affichant une mine navrée, elle se retourna vers Jordan. « J'ai seulement de la limonade, le barman au Piano Bar m'a filé tout un pack parce qu'apparemment je suis la seule cliente à ne demander que ça. C'est pour ma fidélité. Ça te va quand même? » Avant même d'avoir obtenu sa réponse, elle sortit deux petites bouteilles qu'elle décapsula rapidement. Elle en versa le contenu dans de grands verres et d'une démarche presque sautillante, elle s'empressa de retourner devant lui et de lui en tendre un. Une fois celui-ci dans sa main, elle trinqua avec lui. « À ton retour à Lima, et à nos retrouvailles! » Ruby but une petite gorgée en évitant de se précipiter afin d'éviter une maladresse, puis attaqua derechef les questions. « Bon, et ta passion à toi, où est-ce que ça en est? Tu as pris de belles photos de Big Ben ? Non mieux, de Kate et William? »
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MessageSujet: Re: 05. Maybe I was stupid for telling you goodbye. [ft Ruby Caldwell]   Sam 24 Nov - 21:37

La serrant dans mes bras, je me rendais compte de tout ce que j’avais manqué. Même si à ce moment précis, tout semblait être redevenu comme à la bonne vielle époque, en y réfléchissant bien, c’était tout le contraire, tout était différent. Si on s’intéressait à moi, on pouvait remarquer à quel point j’avais changé. Tout n’était pas lié à mon départ, bien loin de là. Mais récemment, j’avais revu de vielles connaissances de lycée, et notamment la jeune Peyton à cause – ou grâce – à qui j’avais pas mal changé mentalement ces derniers temps. Mais depuis le temps que j’étais parti, j’étais devenu un tout autre homme. J’étais un photographe de renommé mondial à présent, et non plus le petit lycéen qui prenait des photos dans les gradins du terrain de football de son lycée. Bien que j’avais le même caractère qu’au lycée malgré la célébrité, j’avais tout de même bien plus de facilité en étant célèbre : L’argent, le travail, je n’avais plus de soucis à me faire de ce côté là. Mais en revenant, je n’avais pas repris contact avec Ruby, peut-être à cause de tout ça, ou tout simplement par peur. Cette dernière option devait être d’ailleurs la plus probable. Elle devait avoir vécu tellement de chose, tout Lima avait changé en un an et demi, et elle aussi. Je déposai un baiser sur son front, et puis après l’avoir serré dans mes bras quelques instants, puis on se sépara. On entra dans l’appartement de la brunette, et elle me fît m’installer dans le canapé alors qu’elle s’installa face à moi sur une chaise. On souriait comme les lycéens que nous étions à l’époque de McKinley High, les deux meilleurs amis qui étaient devenus inséparables, ou presque.

Accoudé sur mes genoux, je commençais à répondre à toute les questions qu’elle m’avait posé précédemment, commençant par celle qui concerner la façon dont j’avais obtenu son adresse, ventant mon célèbre entetement, je lui dis que j’avais mes sources que je ne trahirais pas. Cette dernière dit d’un ton suspicieux qu’elle devrait peut-être se méfiait qu’on donne son adresse comme ça à n’importe qui. Je ris légèrement, je me doutais qu’elle n’était pas aussi sérieuse qu’elle le laissait paraître, et son petit rire me confirma que j’avais vu juste. Puis j’abordai mon récent retour, enfin pas si récent que ça à vrai dire, puisqu’il remontait à environ deux mois et demi et je m’excusais auprès de la brune, évoquant le dernier mail que j’avais laissé sans réponse, et mon retour précipité à Lima, laissant en suspends la raison qui m’avait poussé à revenir. Elle ne sembla pas m’en tenir rigueur, faisant table rase du passé et déclarant qu’on aurait le temps de rattraper le temps perdu. « Bien entendu, je compte bien rester dans le coin dans les années à venir ! » dis-je en lui faisant un clin d’œil. Je ne comptais pas repartir, bien trop de chose me pousser à rester ici, et ce, même si j’avais eu envie de retourner en Angleterre. Elle continua en disant qu’elle était jalouse et qu’elle aurait voulu elle aussi voir Londres. « Je suis sûr que tu auras l’occasion d’y aller, tu as encore du temps devant toi. » déclarai-je un large sourire aux lèvres.

Je finis par dévier la conversation vers Ruby, pour savoir comment s’était passée sa vie durant l’année passé. Elle ria, et je devais avouer que je ne compris pas vraiment pourquoi. Mais son rire était mélodieux et m’avait tellement manqué que je ne pensai même pas à lui demander qu’est-ce qui la faisait rire. Elle sembla réfléchir un instant, puis commença à raconter tout ce qui lui était arrivé, et comment elle vivait actuellement, se tortillant dans tout les sens et s’amusant avec ses cheveux. J’apprit alors que sa colocataire dont elle m’avait parlé plusieurs fois dans ses mails avait déménagé, qu’elle était rentré dans une chorale, dont la nouvelle directrice n’était autre qu’une ancienne chanteuse de girls band qui semblait très autoritaire, et que ses parents étaient sur le point de revenir d’Afrique. J’acquiesçais la tête lorsqu’elle dit m’en avoir parler. C’était vrai, c’était le sujet d’un de ses derniers mails. Puis elle s’arrêta net, et se leva d’un bond. Elle s’excusa de parler autant, disant qu’elle devait être un peu trop survolté. Puis me pointa de son index, m’accusant de ne pas l’avoir arrêter. Je levai les mains devant moi pour clamer mon innocence « Je ne voyais pas l’intérêt, tout ce que tu me racontes est très intéressant ! » je ne mentais pas en disant ça, c’était la pure vérité, mais connaissant mon amie, cette excuse ne lui conviendrait certainement pas. Elle se retourna et s’en alla dans la cuisine. Je la suivais du regard, et la regarda fouiller dans son frigo. Elle se retourna vers moi, l’air navré, elle dit n’avoir que de la limonade, une histoire de fidélité au piano bar, puis elle me demanda si ça me convenait tout de même. « Bien entendu, qui pourrait refuser une bonne limonade ? ». Je m’appuyais au dossier du canapé, jetant un coup d’œil à l’ensemble de l’appartement, en attendant que mon amie ne revienne s’asseoir. J’entendis le bruit des bouteilles qu’elle décapsula, je la vis revenir, deux grands verres à la main. Je me relevais un peu et attrapai l’un des verres qu’elle me tendait « Merci ! » dis-je en lui souriant. On traqua, et je répétais après elle « A nos retrouvailles ! ». Je bus une gorgé, les yeux levaient vers Ruby. A peine avait-elle avalé sa gorgé, qu’elle recommença à me poser des question. Elle me demanda où en était ma passion pour la photo. Je terminais de boire, puis je fis mine de réfléchir. « Et bien, grâce à Londres j’ai pu percé, et mes clichés ont beaucoup plu à vrai dire. J’ai fait pas mal d’expositions, j’ai couvert plusieurs grands événements. Et Big Ben a été l’objet d’une de mes expos d’ailleurs ! ». Je rigolais lorsqu’elle me demanda si j’avais pris des photos de Kate et William. « Pas plus que ça à vrai dire, ces deux-là sont plutôt discret, j’ai pu les voir une ou deux fois, mais sans plus. ». C’était tellement sympa de pouvoir lui reparler comme au bon vieux temps. « Je suis vraiment content de t’avoir retrouvé, tu m’as vraiment manqué pendant tout ce temps. » je baissais les yeux. C’était de ma faute après tout, je m’en voulais, mais je voulais à tout pris me rattraper. « Je n’ai jamais voulu qu’on perde contact, je te le promet. ».
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MessageSujet: Re: 05. Maybe I was stupid for telling you goodbye. [ft Ruby Caldwell]   Dim 20 Jan - 19:44

L'émotion était bien trop difficile à contenir, et Ruby commençait sincèrement à s'inquiéter de son état. Depuis un certain temps, elle avait constaté que sa sensibilité s'était largement découplée. Elle s'était faite de petites hypothèses sur son origine, et toutes se rapportaient aux événements survenus au sein de la chorale: l'arrivée de Megan Morgan, les Sectionnals qui approchaient... même ses histoires de famille et ses problèmes financiers passaient après, ce qui était très révélateur de ses priorités. Maintenant que Jordan avait refait irruption dans sa vie, elle en avait presque envie de pleurer. Ce n'était pourtant plus son genre de perdre ainsi ses moyens, ou tout du moins pas dans ce genre d'occasion. Au contraire, elle aurait dû faire preuve d'une plus grande maturité compte tenu du temps qui s'était écoulé depuis la dernière fois qu'il s'étaient parlés, et donc aurait dû considérer ces retrouvailles avec un peu plus de recul. Le jeune homme l'avait quand même laissée sans nouvelles plusieurs des mois, et ils ne s'étaient pas revus depuis son départ en Angleterre. Autant dire qu'il était passé assez d'eau sous les ponts pour montrer un peu plus de retenue. Qu'est-ce qui assurait à la brunette que son meilleur ami du lycée n'avait pas changé du tout au tout? Un séjour d'une aussi longue durée avait de quoi transformer un homme, rien que par les différences entre l'expérience de Jordan à Londres et celle de Ruby à Lima. Le niveau n'était décemment pas le même. Alors que lui avait dû découvrir une nouvelle culture lui permettant d'élargir ses horizons, elle n'était sortie de sa ville de l'Ohio que pour ses vacances dans son état d'origine. Misérable existence. La jeune femme se sentait réellement prisonnière de sa bourgade qui, malgré ce que prétendait la mairesse Sylvester, restait un trou perdu du nord-est des États-Unis. L'ironie dans tout cela, c'était que tout ce qu'elle avait de plus cher était par conséquent concentré ici, et si un jour l'occasion se présentait à elle de quitter cet endroit, elle ne savait pas si elle la saisirait. Ses amis, ses hobbys, la grande majorité de sa vie se résumait à ce qu'elle avait connu à Lima. Si bien qu'il lui serait trop difficile de tout abandonner, s'étant beaucoup trop attachée à ces petits éléments qui avaient fait d'elle ce qu'elle était devenue aujourd'hui. Et depuis un an et demi, elle avait continué son chemin sans Jordan, et lui sans elle. C'était peut-être une erreur de s'être laissée aller à ses émotions, de sauter au cou de son vieil ami comme si rien ne les avait jamais séparé, et que tout était comme avant. Parce que ce n'était pas le cas. Pourtant, la brunette ne parvenait pas à se défaire de l'idée que leur amitié avait survécu. Et elle était persuadée que ce serait grâce à cela qu'elle perdurerait.

La curiosité qu'affichait clairement Ruby n'avait pas l'air de déstabiliser le jeune homme. Au contraire, celui-ci semblait se réjouir de son enthousiasme, ce qui la rassura vivement sur la tournure que prendrait cette visite improvisée. Tous les deux semblaient vouloir rattraper le temps perdu, et la brunette oublia en un instant l'incident du mail perdu dans la nature. Sa journée s'illuminait finalement petit à petit, et ses projets studieux tombaient à l'eau. Tant mieux, elle n'aurait pas tenu le coup de toute manière. Son sourire s'élargit davantage lorsque Jordan annonça qu'il comptait rester à Lima. La perspective de passer à nouveau du temps avec lui l'enchantait, et elle imaginait déjà les longues balades dans les parcs qu'ils allaient pouvoir faire, à se raconter leur vie comme autrefois. Elle espérait également que si elle partait pour l'Angleterre, son ami serait là pour l'accompagner et lui servir de guide touristique. Tout ce qu'elle désirait désormais, c'était partager le plus de moments possibles avec lui, pour que plus jamais ils ne puissent constater comme aujourd'hui qu'ils avaient changé. Elle n'hésitait pourtant pas sur la façon dont elle tournait ses phrases lorsqu'elle s'adressait à lui et ne laissait transparaître une quelconque timidité qui pourrait venir tout gâcher. Elle avait appris à se contrôler, savait user de cette retenue quand il le fallait. Disparue celle qui se cachait sans cesse derrière son défaut, craignant les regards en biais que de parfaits inconnus lui lançaient quelques fois. Elle s'était forgé une nouvelle personnalité, un mental d'acier quand il s'agissait de faire face à ses problèmes, et avait développé une faculté qu'elle croyait impossible d'accès : attiser la convoitise des hommes. Depuis le jour où Wyatt lui avait fait comprendre que c'était elle qui ne s'apercevait pas qu'on lui portait de l'intérêt, la brunette avait remarqué qu'en effet, lorsqu'un étudiant de l'Ohio State University qu'elle ne connaissait pas forcément lui proposait de dîner avec lui, ce n'était pas simplement par politesse. Cette découverte quelque peu surprenante avait eu le don de la déstabiliser pendant un bout de temps, mais elle trouvait finalement cela très flatteur. Malheureusement, quelque chose l'empêchait d'accepter ces demandes, et elle ne cessait de trouver des excuses pour éviter ces ébauches de rendez-vous, toujours en affichant son éternel sourire. Ce qui avait pour conséquence de les faire revenir à la charge. Elle développait à son insu une stratégie de séduction plutôt efficace. Mais elle n'était pas naïve pour autant, et elle était parfaitement consciente qu'elle n'était pas non plus la personne la plus désirée du campus, ce qui ne la dérangeait absolument pas. Elle avait toujours vécu en imaginant passer inaperçue quoi qu'elle fasse, se complaisant d'ailleurs un peu trop dans cette situation. Se dire qu'elle n'était finalement pas si invisible était déjà difficile à croire, alors elle n'allait pas devenir paranoïaque. Jordan l'avait peut-être remarqué depuis longtemps sans jamais lui en parler pour qu'elle conserve son petit mode de vie tranquille. Si tel était le cas, alors elle le remerciait. Ce n'est pas le genre de sujet qu'elle aurait aimé aborder avec lui, la gêne demeurait, qu'importe qu'ils soient de très bons amis ou non.

La conversation dévia finalement sur la jeune femme, qui fut d'abord surprise de ne pas être la seule à s'intéresser à la vie de l'autre. Il lui semblait que c'était son rôle de demander des nouvelles compte tenu du temps qu'il avait passé à l'étranger. Elle se surprit pourtant à avoir plus de choses à raconter qu'elle ne l'aurait cru. Comme elle l'avait déjà constaté, la modération dont elle aurait dû faire preuve à l'égard du jeune homme était inexistante. Si elle avait compté le nombre de mots qu'elle avait prononcés à la minute, Ruby serait sûrement entrée dans le Guiness World Records. Contrairement à son habitude, la choriste se mit à se livrer sans retenue sur sa vie et ses ressentis par rapport à tout ce qu'elle vivait. Cela faisait bien longtemps qu'elle ne s'était pas confiée de la sorte – depuis qu'elle avait retrouvé Thomas en réalité -, et c'est ainsi qu'elle se rendit bien compte que leur séparation avait été beaucoup trop longue. Elle s'arrêta brutalement, agacée par son propre monologue. La politesse de Jordan était remarquable. « Tu trouves? Ma vie se résume pourtant à bien peu de choses. À part la chorale, il n'y a aucun rebondissement, nada. ». Allant chercher de quoi boire dans la cuisine, Ruby revint avec deux verres de limonades assez pathétiques. Elle en profita pour recentrer la discussion sur le photographe. Ses révélations sur son succès l'enchantèrent. Il avait réussi tout ce qu'il avait voulu entreprendre, et pour la brunette, vivre de sa passion était l'accomplissement ultime. « Mais c'est génial! Je savais que tu réussirais un jour, j'ai toujours cru en tes capacités. Ça veut dire que tu es en quelque sorte une star ? Quel honneur tu me fais là! » plaisanta-t-elle. Son admiration pour les clichés qu'il prenait avait toujours été très forte, et elle mourait d'envie de voir ceux de l'Angleterre. Tout ce qu'il faisait dégageait une réelle profondeur. « Sincèrement, je suis fière de toi. » ajouta-t-elle en adoucissant son ton.

Jordan sembla attendri, et il lui fit à nouveau part de sa joie de l'avoir à ses côtés. Son regard se porta sur le sol, sa voix devint plus grave, exprimant sa culpabilité de l'avoir délaissée ces derniers mois. Ruby baissa les sourcils et pencha légèrement sa tête sur le côté comme pour mieux assimiler sa réaction, émue de le voir si désolé. « Hey » Elle posa son verre sur la table basse et porta sa main à l'épaule de son ami. Contrairement à ce qu'il pouvait penser, il n'avait en aucun cas éveillé la rancune de la jeune femme. « Je te crois, ne t'inquiète pas. Je sais que ça n'a pas dû être facile de rentrer d'un si long voyage, surtout si tu t'es décidé du jour au lendemain. Alors si tu crois que je t'en veux de ne pas avoir pensé à me répondre, tu te trompes. C'est tout à fait compréhensible. » Ses paroles se voulaient réconfortantes, et elle les appuya avec un mince sourire. Elle le regardait désormais de la manière la plus douce qui soit, rien à voir avec l'attitude d'une personne fâchée. Il avait toujours été son ami, et malgré les questions qu'elle s'était posées pendant la période où il l'avait laissée sans nouvelle, elle était heureuse de l'avoir auprès d'elle. Le vide qu'il avait laissé dans sa vie et qu'elle désirait combler aujourd'hui était bien plus fort que l'amertume. « Pendant tout ce temps, chaque fois que je prenais de nouvelles initiatives qui ne me ressemblaient pas d'ordinaire, qui montraient que je me débarrassais petit à petit de mes craintes, je me demandais ce que tu en aurais pensé. Quels conseils est-ce que tu m'aurais donné. Je me disais que tu aurais été en accord avec moi et m'aurais encouragé à poursuivre. C'est en partie grâce à ça que je suis heureuse, parce que finalement tu avais toujours une influence positive sur moi, même quand j'ignorais ce que tu faisais, où tu étais. Je savais que tu ne m'oubliais pas, parce que tu ne m'as jamais abandonné. » Repartir sur de bonnes bases, c'était là son vœu. Que leurs prochaines rencontres ne ravivent pas cette culpabilité qui semblait peser sur lui. Autant s'expliquer de la façon la plus claire qui soit. Cette déclaration sortait tout naturellement de la bouche de Ruby, elle n'avait même pas à réfléchir à ses paroles. Comme si elle devait lui dire depuis toujours. « C'est bien parce qu'on est ami. Je sais que tu ne voulais pas qu'on perde contact, alors ne te torture pas avec ça. » Elle se rassit sur la chaise qu'elle avait installée devant la place du jeune homme. Son retour à Lima n'avait pas semblé si simple, et elle se doutait que c'était ce qui expliquait l'absence de nouvelles. Il avait sûrement été plus préoccupé par son départ. « Peut-être que tu veux parler des raisons qui t'ont poussées à quitter Londres? »
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MessageSujet: Re: 05. Maybe I was stupid for telling you goodbye. [ft Ruby Caldwell]   Jeu 21 Fév - 15:59

Aucun rebondissant, c’était ainsi que la brunette voyait sa vie. Pourtant j’étais sûr que si on cherchait bien, on aurait pu trouver quelques trucs qui étaient loin d’être anodin. Un verre de limonade fraîche à la main, je parlais de mon avancé dans le monde de la photographie. « Une star ? Hum… c’est un peu ça ! » dis-je en rigolant. je rigolais certes, mais c’était, d’après les magazines et les critiques, la vérité. Je m’étais fait un nom dans le domaine, et quasiment tout les jours je recevais des demandes, des invitations à des expositions, et tout un tas de trucs de ce genre. Un sourire gêné apparu lorsqu’elle déclara qu’elle était fière de moi. Rare étaient les gens qui me le disaient, enfin du moins sincèrement. Et venant de Ruby, je savais que c’était vraiment ce qu’elle pensait. J’étais demandé aux quatre coins du monde, mais ma famille, mes amis, il n’y avait pas grand monde pour me soutenir. Déjà à l’époque du lycée, il n’y avait que la cheerios, mais parents s’en contrefichaient et mon grand-père étant déjà décédé. Le temps était passé, mais rien n’avait changé en fait. Il n’y avait toujours que Ruby, je n’avais plus sa mère, et mon père n’avait jamais cherché à reprendre contact avec moi, même après que je sois partis. « Merci, ça me touche. »

Je lui dis que je n’avais jamais souhaité pas qu’on perde contact. Le regard plongé dans le vide, je me demandais ce qu’elle en pensait. Je l’avais laissé dans le doute après tout. Ce n’était pas volontaire, bien au contraire. J’avais juste oublié. Mais c’était un oublis important, qui aurait pu détruire notre amitié. Autant la plupart du temps, je n’avais que faire de l’avis des autres, et des répercutions de mes actes. Mais vis-à-vis de Ruby, c’était différent. Je sentis la main de mon amie se poser sur mon épaule. Je relevais mon regard que je plongeais dans le sien. Je l’écoutais avec attention, et j’avais l’impression de retrouver la Ruby de l’époque. Elle me dit qu’elle me croyait et me comprenait, car après un voyage aussi long, ça n’avait pas dû être simple. Elle touchait du doigt la vérité. Revenir à une vie monotone dans la petite bourgade de Lima après avoir vécu pendant un an dans cette incroyable ville qu’était Londres, ça c’était avéré compliqué. Les longues rues illuminées de cette ville qui ne dormait jamais lui manqué parfois. Là-bas, la vie était bien différente. Mon appartement à deux pas de Piccadilly Circus, mon petit nid dans cette grande ville, il en avait vu et entendu des choses. Mes clichés accrochaient sur tout les murs, attendant sagement d’être placé dans un album. Je me souvenais comme si c’était la veille, de mon premier hiver, sous la neige. Une impression de paradis. J’avais passé toute la journée dehors, emmitouflé, mon appareil à la main. Big Ben, le Tower Bridge, Westminster, les parcs, c’était comme irréel. Donc oui, revenir à la ville qui m’avait élevé, ça avait été compliqué. « Je suis content que tu comprennes. ». Je posai ma main sur la sienne et lui adressa un mince sourire.

Elle reprit la parole et ce qu’elle me dit me toucha profondément. Ce fût la preuve que, même pendant tout ce temps, elle ne m’avait pas oublié. Elle montra une telle assurance en disant ces mots que je fus impressionné. Ma petite Ruby avait grandis en un an et demi. Elle semblait avoir vaincu certaines choses contre lesquelles elle se battait à l’époque du lycée. Je sentis presque les larmes monter, mais je les réfrénais, j’avais tout de même des valeurs ! « Tu ne peux pas me faire plus plaisir. » je marqua une pose, puis repris « Moi aussi je suis fière de toi. Tu as bien grandis en un an et demi, tu es devenue une vraie femme. Je savais que tu arriverais tôt ou tard à vaincre tes craintes, j’ai toujours eu foi en toi. Et ce n’est pas parce que je n’ai pas pu répondre à ton dernier mail que je n’ai pas pensé à toi. Bien au contraire, je n’ai jamais cessé de me demander ce que tu faisais, comment tu allais, et si tu étais heureuse. Tu es ma meilleure amie Ruby, et ce n’est pas prêt de changer, crois moi. ». Je lui adressais un large sourire pour accompagner ces paroles. Ca faisait du bien de pouvoir s’adresser à quelqu’un à cœur ouvert sans avoir peur d’être jugé.

Mon amie me demanda alors si je souhaitais parler des raisons qui avait précipité mon départ. Je reposais ma main sur mon genoux et m’adossai dans le fond du canapé. Si j’avais envie d’en parler ? Pas vraiment à vrai dire. Dire à Ruby que je m’étais fait des illusions par rapport à une ancienne amie du lycée, et que c’était en me rendant compte que j’avais eu tort que je suis partis, ça faisait de moi un loser. « Oh, tu sais, ça a été un enchaînement de petites choses qui m’ont poussé à partir. Rien de bien important à vrai dire. » déclarai-je enfin. Je n’avais pas envie d’en parler, je n’étais pas mentalement prêt à le faire en tout cas. Peut-être qu’un jour je lui avouerais la vérité, le pourquoi du comment. Mais pour le moment, tout ce que je souhaitais, c’était passer un peu de temps avec mon amie, et rien d’autre.

Je me rappelai soudain de quelque chose. Je fouillai dans mes poches de manteau avant de finalement trouver ce que je cherchais. Une petite boite, carrée et assez mince. « J’ai failli oublié. Je t’ai ramené un petit quelque chose de Londres. » dis-je avec un sourire en coin. J’ouvris la boite face à la brune afin de lui en montrer le contenu. C’était une chaîne accompagnée d’une pendentif en or blanc. J’avais trouvé ce bijoux dans une petite boutique chic de Kensington. Les gérants m’avaient engagé pour faire quelques clichés pour leur catalogue, donc j’avais eu le temps de faire le tour du propriétaire. C’était un bijoux très léger, une simple clef de sol d’environs trois centimètre. « J’ai tout de suite pensé à toi en le voyant, j’espère que ça te plaît. ». Je grimaçai légèrement malgré un sourire persistant, de peur de me faire frapper comme lorsque je lui avais offert un bracelet en tissus acheté sur un marché dans l’Indianna où j’étais partis en vacances avec mon père. Je priais pour que ce cadeau lui plaise, je n’avais pas vraiment l’habitude de faire des cadeaux.
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05. Maybe I was stupid for telling you goodbye. [ft Ruby Caldwell]

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