Choriste du mois


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 05. my name is bond, james bond

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MessageSujet: 05. my name is bond, james bond   Dim 7 Oct - 12:27

« Bien, je pense qu’il serait plus judicieux d’interrompre notre rendez-vous sur ces quelques paroles que vous avez prononcées, Monsieur Yervantian. Et bien-sûr, je tiens à continuer à vous voir régulièrement. » Un soupir étranglé s’extirpa de la gorge de Faust, excédé de cette entrevue qui s’allongeait bien trop à son goût. Il haïssait ces rendez-vous qu’il jugeait bien trop futiles, et qui s’éternisait plus que prévu pour finalement se clôturer de la même manière, toujours avec une remarque concernant son habituel silence, habilement calfeutrée entre deux phrases mais que le jeune homme ne peinait pas à relever. S’il restait toujours aussi stoïque, c’était parce qu’il jugeait tout mot superflu, et totalement futile. Sa présence ici lui semblait être plus due à une bouffée d’espoir de sa mère, pensant que son étrange comportement se rectifierait grâce à une séance de déballage de vie, qui finalement ressemblait plus à un monologue de son psychologue, s’évertuant à le faire prononcer un mot, mais chacun de ses essais se soldaient inlassablement sur un échec cuisant. Faust ne souhaitait pas prononcer un mot, il ne souhaitait pas s’exposer à cet homme. Il avait beau lui répéter sans cesse qu’il tentait simplement de l’aider, Faust savait parfaitement qu’il prendrait un malin plaisir à lui diagnostiquer une flopée de problèmes psychologiques à chaque mot qu’il dirait. Il avait même passé la séance à lui rabâcher les raisons de son silence, affirmant qu’il était trop réservé, et qu’il craignait de dire quelque chose d’embarrassant. Il n’en était rien, et le fait que ce psychologue tente de mettre un mot sur chacun de ses soupirs l’exaspérait au plus haut point. Il estimait qu’il n’avait pas besoin de lui pour comprendre son propre fonctionnement, et les multiples questions qui lui tiraillaient l’esprit il y a seulement quelques années avaient cessées de l’importuner, il avait simplement tiré un trait dessus. Il s’évertuait à se convaincre lui-même qu’il pouvait parfaitement gérer ce léger différent qu’il avait, il avait apprit à vivre avec. Et du jour au lendemain, cet homme tentait de détruire tous les efforts qu’il pouvait faire, en tentant d’éradiquer totalement son problème, remettant le doigt sur ce différent. Cet homme détruisait petit à petit les nombreuses barrières qu’avait érigées Faust, et le jeune homme le haïssait pour cette même raison. Son cœur lui hurlait de se lever de cette chaise inconfortable et de quitter aussi rapidement cette pièce à l’atmosphère trop pesante à son goût, et de ne jamais plus poser le pied sur ce plancher trop brillant. À l’instant même, son esprit n’était accaparé que par cette envie aveuglante, et il délaissait totalement le psychologue qui était bien trop occupé à noter le prochain rendez-vous qu’il aurait avec Faust.

Griffonnant rapidement sur son agenda en cuir, il releva le regard vers le jeune homme qui réprima un soupir. « Donc, le prochain rendez-vous est mercredi prochain, à la même heure, sauf si vos disponibilités ont changées, monsieur Yervantian ? » Faust éluda brièvement la question d’un simple secouement de tête. Avait-il son mot à dire, de toutes manières ? Il savait parfaitement qu’en cas d’indisponibilité, sa mère l’obligerait envers et contre tout à ce rendre à un énième inutile rendez-vous. Elle gaspillait totalement son argent en pensant qu’il pourrait se métamorphoser avec l’aide de cet homme. C’était impossible, et il se refusait à ce genre de solution. Il était totalement hermétique à toutes phrases de son docteur, et repoussait éternellement chaque tentative de sa mère. S’il décidait d’en finir définitivement avec son problème, il s’en chargerait personnellement, mais certainement pas avec l’aide d’une personne aussi snob que cet homme. C’était peine perdue, et pourtant, ils semblaient s’acharner à lui faire comprendre qu’il devait laisser une autre personne gérer son esprit. Totalement stupide. Lâchant un léger soupir excédé, Faust hocha vaguement la tête, cherchant simplement à en finir le plus rapidement possible. Le psychologue lui tendit sa main, le gratifiant d’un affreux sourire hypocrite. Faust se contenta d’un simple « Bonne journée, avant de quitter la pièce précipitamment en attrapant son sac qu’il balança derrière son épaule. Retenant sa respiration depuis qu’il avait parlé, il inspira une longue bouffée d’air dès qu’il posa le pied dans la salle d’attente, ignorant les paroles de la secrétaire qu’elle s’évertuait à dire à chaque personne qui quittait le bureau du médecin. D’habitude, il lui répondait d’un hochement de tête et d’un large sourire dont il avait le secret, mais cette fois-ci il n’avait pas même pris la peine de tourner la tête, il avait foncé avant de s’engouffrer dans les escaliers tortueux de l’immeuble, ne pensant qu’à respirer l’air extérieur au plus vite. L’odeur de renfermé et de cuir omniprésente dans le cabinet l’insuportait au plus haut point, étant particulièrement sensible aux odeurs, ce qui n’arrangeait en rien l’effort qu’il faisait en poussant la porte de cet endroit.

Il échappa un soupir de contentement quand son pied se déposa contre le bitume, marquant définitivement la fin de cet éprouvant rendez-vous. Chaque semaine, il ignorait s’il allait revenir, et à chaque fois, il se retrouvait immanquablement assis dans ce fauteuil trop large, en face-à-face avec l’homme, poussé par sa mère. Il n’était pas insensible au regard qu’elle lui portait quand il affirmait qu’il ne s’y rendrait plus, et à son visage qui menaçait d’être ravagé par des larmes. Elle semblait porter beaucoup d’importance à ces rendez-vous semainiers, et voir ses yeux s’éclairer en le voyant passer le pas de la porte pour s’y rendre le touchait, même s’il n’oserait probablement jamais lui avouer. Elle savait probablement qu’il se fichait totalement d’améliorer son problème, et qu’il ne s’y rendait qu’à contre-coeur, mais il continuait de se plier à sa volonté, alors elle ne relevait rien. Jetant un coup d’oeil circulaire à la rue, son regard se déposa sur un jeune couple qui traversait la rue, les mains solidement accrochées. Sa poitrine se souleva légèrement avant de se compresser totalement à cette vision. Leurs lèvres s’accrochèrent brièvement alors que Faust continuait à les observer tout deux avec la plus grande attention. Ils faisaient ces gestes avant tant d’impudeur, alors que lui n’aurait jamais osé, pas même en compagnie d’une seule personne. Il perdrait ses moyens, et se déroberait sans faute au moment même où sa peau effleurerait la sienne, il détournerait automatiquement le regard dès qu’il croiserait celui d’un femme, trop mal à l’aise et rougissant. Il détourna vivement le regard quand le feu passa au rouge, fixant alors d’un air penaud le bout de sa chaussure. Toujours planté devant la large porte du cabinet de psychologie, un homme le bouscula violemment, et fut en prime gratifié d’une flopée de juron. Le jeune homme trébucha et ses genoux rencontrèrent le sol douloureusement, alors qu’un rictus de douleur animait ses traits. Il chutait assez régulièrement, que ce soit volontairement, où par une toute autre raison, comme cette situation où un objet qu’il n’avait pas vu jusqu’à ce qu’il se prenne les pieds dedans. Il se blessait souvent, et bien qu’il soit un minimum habitué, il refoula difficilement les larmes qui menaçaient de couler. Cet homme l’avait poussé, c’était uniquement de sa faute, et en prime de cela, il l’insultait. Faust se releva avec peine, s’accrochant à un poteau pour ne pas trébucher une nouvelle fois. Se frottant le genou vigoureusement, il soupira en constatant qu’il avait encore abîmé ses vêtements, troués au niveau du genou, et présentant une tâche grise. Sa mère allait encore rouspéter en disant qu’il portait trop peu d’attention au monde qui l’entourait. Chose complètement fausse, puisque c’était en observant attentivement son environnement qu’il avait été percuté.

Il ramassa son sac en grimaçant, avant de se mettre à marcher dans une direction inconnue, son but étant simplement de s’éloigner d’ici au plus vite. Gardant les yeux levés, son regard se posa sur un homme blond, qui ne lui semblait pas inconnu. Il lui arrivait très souvent de le croiser, ici, et pris d’un profond ennui et d’une curiosité à toute épreuve, il finissait bien vite à lui emboîter discrètement le pas, se demandant bien ce qu’il faisait dans la vie, et pourquoi il paraissait si pressé des fois. Pour une fois, Faust avait eut le courage de le suivre, mais pas assez pour lui poser ses questions entre quatre yeux, sachant parfaitement qu’il perdrait automatiquement tout ces moyens, et se ridiculiserait encore plus, chose qu’il ne souhaitait absolument pas. Bien au contraire. Comme à son habitude, il modifia automatiquement sa trajectoire pour qu’elle concorde avec celle de cet homme qui l’intriguait énormément. Après tout, il aurait peut-être l’occasion d’avoir des réponses, aujourd’hui ? Il ignorait tout de lui, jusqu’à son prénom où même ce qu’il pouvait bien faire dans la vie, mais il pouvait reconnaître ses cheveux blonds entre milles, et plus les jours passaient, plus il était davantage piqué par sa curiosité. Même en dehors d’obtenir des réponses, s’amuser à le suivre discrètement, se cacher dès qu’il se retournait, l’amusait énormément, et à mesure ce jeu l’amusait d’autant plus, se comparant à un inspecteur qui enquêtait sur un possible suspect, ce qui ne faisait qu’augmenter son entrain, même s’il était loin d’être discret. Pressant considérablement le pas pour ne pas le perdre de vue, son pied heurta brusquement une poubelle et un puissant bruit résonna dans la rue où ils n’étaient presque que tout les deux. Paniqué, Faust tourna vivement la tête à gauche et à droite, cherchant une cachette qui se trouverait ici, placée exprès pour empêcher le héros de se faire démasquer, comme dans les films, mais il ne trouva absolument rien qui ferait office de cachette. Son regard paniqué se posa alors sur le jeune homme blond qui allait probablement se retourner, interpellé par ce bruit, alors que ses lèvres s’agitaient sous le coup de l’appréhension, bafouant avec difficulté « Pardon, monsieur ! Pas fait...exprès ! », tout en masquant du mieux qu’il le pouvait son visage en espérant qu’il ne le reconnaisse pas et ne mette ainsi pas terme à sa mission secrète d’espionnage dans laquelle il s’était donné corps et âme.
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MessageSujet: Re: 05. my name is bond, james bond   Mer 14 Nov - 0:06

Comme d'habitude, Glenn s'était rendue à la mairie après être rentré du travail pour s'assurer que tout allait bien, qu'aucun assistant débile n'avait rien touché. Il avait en effet préparé les prochaines tenues de Sue et refusait qu'un imbécile ne lui sabote son travail comme certains en avaient l'habitude. Heureusement, tout était à sa place, la mairie avait sembler frapper par un sortilège de silence tellement c'était calme. Même Sue semblait de plutôt bonne humeur. Cela changeait de l'habituelle tension qui régnait toujours, comme si chacun avait peur de respirer trop fort ou de marcher sur une mine. Glenn ne savait pas ce qu'il se passait et il ne s'était pas attarder pour le savoir. Il voulait profiter du temps qui lui restait pour aller faire un tour à la Pension Preston histoire de revoir les filles et de chouchouter un peu Liam. Il avait été plutôt occupé ces derniers temps et était presque devenu un ermite. Il pouvait enfin prendre un peu de repos et il comptait bien en profiter. En plus, il faisait plutôt bon aujourd'hui malgré le vent froid, ça faisait du bien après avoir passer ces derniers jours enfermé, penché sur sa machine à coudre. C'est donc avec un sourire heureux et épanouit sur le visage. Et il avait même un nouveau portable ! Rien ne semblait pouvoir gâcher sa bonne humeur, cette journée avait vraiment bien commencé. Oui, tout allait bien.

Sauf qu'on le suivait. Il avait mis quelques temps à s'en rendre compte mais l'impression d'être suivi était chaque fois plus forte. Ce n'était pas la première fois qu'il ressentait ça lorsqu'il marchait dans la rue mais il n'avait jusqu'à présent pas réussit à voir qui était son mystérieux stalker. Il n'en avait eu qu'un bref aperçu mais trop peu pour qu'il puisse l'identifier. Franchement, il ne savait pas comment réagir. Devait-il flipper et aller au commissariat pour supplier Warren de le protéger ? Ou devait-il laisser couler, puisqu'il y avait des chances pour que la personne se lasse d'elle même ? Il n'avait jamais été confronté à ce genre de situation mais il ne se sentait pas particulièrement en danger. Personne ne lui avait envoyé de fleurs fanées, de petits animaux morts ou des photos de lui dans diverses situations avec les yeux découpés ou autre. Bref, le genre de truc qu'on voyait dans les films quoi, avant que le suiveur ne se décide à enlever sa victime pour lui vouer un culte glauque ou parce qu'il croyait vivre une histoire d'amour passionnée, mais fictive, avec elle. Cela avait plus l'air d'un jeu que d'un complot machiavélique pour lui faire du mal. Il se retournait de temps en temps afin de tenter de voir qui le suivait mais rien, la personne devait surement se cacher. Haussant les épaules, il décida de laisser tomber et reprit sa route vers sa voiture d'un pas ferme, sans plus faire attention à l'inconnu.

Il bifurqua dans une rue plus calme et était presque parvenu à son véhicule quand un bruit assourdissant retentit derrière lui. Glenn se retourna vivement et tomba sur un type d'à peu près son âge qui bredouilla quelque chose en tentant de cacher son visage. Ce qui n'était pas du tout suspect et plein de subtilité comme chacun savait. Ni une ni deux, Glenn s'approcha du jeune homme et l'apostropha.

-Excuse moi ? C'est bien toi qui me suis depuis quelques temps non ? Pourquoi est-ce que tu fais ça ? Si t'espère me faire peur c'est raté.

Ah ah ! Il avait enfin démaqué son stalker et il comptait bien savoir de quoi il retournait.
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