Choriste du mois


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 05. One of the Lady will burn.

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MessageSujet: 05. One of the Lady will burn.   Ven 2 Nov - 0:26

Comment Robin en était arrivée là ? Comment s'était elle retrouvée dans les couloir de la mairie de Lima prenant la fuite comme pour sauver sa peau dans son tailleur trop serré avec la sécurité à ses trousses ? Une sécurité qui laissait cruellement à désirer d'ailleurs, Larry et elle n'en aurait fait qu'une bouchée dans leur époque la plus glorieuse. En vérité elle ne fuyait pas, elle allait au front, telle une guerrière enragée réclament le droit à la revanche. Elle avait pris d'assaut la mairie et à présent, cette très chère Sylvester était piégée dans sa tour. En vérité, seul deux membres de la sécurité était derrière elle, qui s'avéraient être deux petites standardistes la vingtaine à peine, et qui n'était certainement pas encline à neutraliser Madame Faithorn en la couchant à terre, elle ne faisait que piailler comme deux cailles affamées pour raisonner celle dont les yeux brûlait de rage.

Ce matin pourtant, elle n'était pas encore dans cette dynamique, elle se trouvait encore dans l'expectative, balayant la vue de la baie vitrée avec son verre de lait à la main, comme elle le faisait chaque fois qu'elle devait prendre une décision importante. La veille en effet, Larry et elle était rentrée de la compétition des sectionnals de l'Ohio tard dans la nuit. Robin avait insisté pour s'arrêter chez Burger King sur la route afin de se ressourcer et de reprendre l'énergie qu'elle dépensait à enragé.
Oui, les Second Chances avait perdu, ils n'avaient obtenu que la troisième place et était à présent disqualifié. Heureusement, ils étaient tout de même arrivé devant les ados de McKinley, mais pour elle ce n'était pas suffisant. Si dans la voiture Larry semblait en apparence serein et placide face à la défaite, Robin elle n'avait pas céssé une seule seconde de s'insurger contre ce qu'elle prenait pour un complot. Elle agitait les bras, se dressait sur son siège, s'y laissait retomber, haussait le ton répétait trois fois de suite « Nan mais tu y crois toi » chaque fois plus lentement et n'avait qu'un nom à la bouche : « Sylvester va me le payer, elle va me le payer, je t'assure qu'elle va me le payer ! » Une fois chez Burger King, on entendait toujours qu'elle, même quand elle paraissait pourtant ne plus pouvoir articuler à cause de son burger, elle parvenait à maugréer quelques indignations bien sentie.
Certainnement que Larry en avait eut plein les oreilles, car même quand vint l'heure du coucher, allongée sur le dos, les mains jointes sur elle quand elle ne les brandissait pas en l'air pour accuser à nouveau l'injustice, les yeux grands ouvert, elle continuait à tempêter. « La petite Caldwell ne perd rien pour attendre non plus, est ce que tu te rends compte ? Je la paye pour les affiches qu'elle me fait, et voilà le résultat ! Tu vois un peu l'irrespect ? Tu vois ? » Larry avait fini par s'endormir miraculeusement, ou peut être assommé par la voix de sa femme. Il n'avait pourtant pas une seule fois objecté quoi que ce soit, mais peut être aurait il du, car Robin ne dormi que péniblement deux petites heures cette nuit là.

Et la voilà donc au matin, silencieuse finalement, mais également soucieuse. Son emportement de la veille ne semblait plus avoir d'écho. Elle culpabilisait terriblement d'une part pour ce burger. Également pour ce pauvre Larry.
Mais le fait est que cette compétition, Robin en avait fait sa bataille, elle s'était passionnée dans ce qui au départ ne devait être qu'une couverture, et le zèle y aidant, l'attachement qu'elle avait pour Cassandra et les autres membres aussi, elle s'était laissée prendre au jeu. Et Robin a toujours été une grande joueuse, quel que soit le jeu d'ailleurs, il en vaut toujours la chandelle. Et comme toute grande joueuse, Robin n'aimait pas perdre, ce qui lui arrivait que très rarement d'ailleurs, notamment parce qu'elle considérait qu'il ne servait à rien de jouer sans tricher. Mais cette fois elle avait perdu, et la défaite était amère.
Avalant une nouvelle gorgée de lait, fixant le vide de ses deux prunelles bleues, elle susurra tout haut « Sylvester » tout en agitant la tête en signe de désapprobation. Sylvester était celle qui allait devoir payer, Miss Cladwell ensuite devrait s'expliquer ce talent soudain qu'elle avait montré sur scène, mais la mairesse d'abord. Pour Robin il ne faisait aucun doute qu'elle avait quelque chose à voir dans leur défaite, surtout que depuis que Megan Morgan avait repris les rennes des Awesome Voices et qu'on savait les deux femmes presque copines, en tout cas complices. Cette vielle Sylvester avait osé triché se disait elle, mais Robin allait lui apprendre qu'avec elle on ne trichait pas.
Sans même finir son verre de lait qu'elle posa à la dérobée sur la table, elle retira sa robe de chambre et s'en alla s'habiller pour partir en direction de la mairie.

Durant tout le trajet qu'elle avait effectué à pied, elle n'avait cessé de ruminer sa rancoeur et sa colère, elle fulminait intérieurement et plaignait presque la mairesse d'avoir à faire à elle. Robin n'avait jamais eut un bon sentiment vis à vis de Sue Sylvester de toute façon, le fait qu'une partie non négligeable de l'argent du couple filait tout droit dans ses caisses n'y aidait pas vraiment. Elle n'avait donc pas touché mot à Larry de son intention d'aller réclamer des comptes à celle dont ils graissaient la pâte pour s'attirer ses bonnes grâce, il aurait désapprouvé.
Une fois devant l'Hôtel de ville, Robin s'arrêta un instant puis pris le temps de souffler un moment. Elle prit également le temps de sortir sa trousse à maquillage pour se repoudrer le nez. Autant renvoyer en pleine figure la différence d'âge qui la séparait de son adversaire, ça ne pouvait que jouer en sa faveur, et Robin n'avait de toute façon pas pour habitude de se négliger, même pour aller faire la peau à quelqu'un. Dans les quartiers mal famés de Seattle alors qu'elle n'avait qu'une quinzaine d'année à peine, elle avait pris cette habitude de toujours paraître au mieux alors qu'avec la bande de son frère, ils allaient réclamer des comptes à elle ne savait quel autre délinquant dans leur genre.
C'est donc toute fraîche et pimpante qu'elle était arrivée là, devant la réceptionniste, avec un sourire étonnamment courtois au visage.
« Bonjour Mademoiselle, j'aimerais que vous préveniez Mademoiselle Sylvester de ma venue. » Robin s'en allait déjà vers son bureau mais la petite jeune femme la rappela.
« Excusez moi vous êtes ? »
« Oh, oui, veuillez m'excuser, Robin Faithorn. » Une nouvelle fois sur le départ mais on piailla encore derrière.
« Excusez moi mais je ne vois aucun rendez vous au nom de Faithorn ! » Sans faire marche arrière vers le bureau elle pivota sur elle même et lui dit presque en riant.
« Je n'allait tout de même pas la prévenir si tôt ! » Robin leva les yeux au ciel et se retourna pour la troisième fois en s'engouffrant un peu plus vers le couloir qui menait aux escaliers.
« Non madame. Excusez moi... MADAME VOUS NE POUVEZ PAS SANS... »

Sans lui prêter plus aucune attention, Robin parvint aux escaliers mais entendit les petits claquements de talons des deux réceptionnistes qui courraient derrière elle avec beaucoup de peine juchée sur leur pauvre cinq centimètres. Robin jeta un regard en arrière puis bien décidée à en découdre pressa la marche.
« Je n'ai pas le temps de bavarder mesdemoiselles ! »
« Madame vous ne pouvez pas rencontrer Madame Sylvester sans rendez vous ! »
« MADAME ARRÊTEZ VOUS ! »
« MADAME ! »
« MADAME ARRÊTEZ OU BIEN NOUS APPELONS LA SÉCURITÉ ! » Elles s’arrêtèrent toutes les trois, Robin se retourna puis sa mit à courir jusqu'au bureau de Sylvester. Les pauvres jeunes filles soupirèrent et se mirent à sa poursuite plus par dépit qu'autre chose, sans jamais cesser de geindre.

Quand elle tourna dans le dernier couloir, elle vit la porte du bureau, celui où se cachait l'abominable tricheuse. Elle prit un rythme de marche plus lent afin de reprendre sa respiration alors que les deux minettes qui faisaient office de sécurité gagnaient du terrain. Elles en gagnaient tant qu'elles arrivèrent toutes les trois en même temps devant la porte mais Robin entra la première sans frapper, sans hésiter, violemment et au paroxysme de la colère. On entendit à peine dans le facas de la porte l'une des demoiselle gémir un « Vous devez frapper... »
« Sylvester ! » Elle se précipita devant son bureau et en frappa la surface de ses deux mains.
« Je crois que vous me devez quelques explications ! »
Elle aurait voulu soutenir son regard de ses deux prunelles perçantes mais elle fut contrainte de lever les yeux au ciel quand l'un des chiots à l'arrière s'écria.
« Toutes nos excuses Madame, on a essayé de l'arrêter mais elle courrait trop vite et... »
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MessageSujet: Re: 05. One of the Lady will burn.   Mer 21 Nov - 16:33

Il flottait parfois dans la clinquant bureau de Sue Sylvester comme un parfum de pet de Bisounours. C'était fort rare — pour ne pas dire extraordinaire — mais c'était pourtant le cas aujourd'hui : elle était d'humeur festive ! Il fallait dire que cette semaine s'annonçait des plus radieuses.

Tout avait commencé la veille, avec cette compétition qui avait l'immense honneur de réunir à elle seule tous les bras cassés de Lima. La mairesse, malgré les réticences que personne n'ignorait, avait tout de même fait le déplacement. La rage de vaincre, les coups bas en coulisses et les luttes d'égo, toute cette adrénaline et cette rivalité lui manquaient, même si elle espérait secrètement que ces abrutis d'amateurs dérapassent durant le concours afin que cette débile mascarade soit réellement perçue comme telle ! A dire vrai, elle avait seulement l'intention de voir les premiers pas de son poulain, à savoir Finigan Gorman. Non que l'ancienne entraîneuse bavait sur cette dévergondée ultra-contrefaite — voir cette dernière s'enorgueillir à chaque seconde passée sur scène... Dommage que les salles de spectacles ne soient pas équipées de petits sachets portatifs comme dans les avions... — mais simplement pour constater la mise en action de son plan d'élimination sobrement dénommée Megatomic Phase I. Bien que prudente dans l'âme, l'ex coach n'avait pas, comme à son accoutumée, graissé la patte du jury pour faire gagner les A Vomir ; non, elle avait juste demandé à celui-ci de faire perdre les autres équipes... Le message n'avait cependant pas été bien compris comme il l'aurait fallu ! Certes les guignols du Mouton Frisé étaient arrivés à leur place légitime — à savoir bon dernier, relégué aussi profond qu'ils devaient à présent sentir la chaleur du noyau terrestre rôtir leurs derrières boutonneux, les crétins emmenés par Bibendum Graisseux, quant à eux, avaient littéralement surclassé les autres chorales avec, il fallait bien l'avouer, un programme à faire endormir pour toujours les vieux débris des maisons de retraites. Pour sûr, ils avaient sans aucun doute soudoyé les jurés, et bien plus que Sue ne l'avait fait ! Quels tricheurs ! Honte sur eux ! Et puis finalement, Miss Je-pète-plus-haut-que-mon-cul n'avait pas vraiment fait des étincelles, loin de là — ou serait-ce l'aura faussement divine de sainte Bobine qui avait amené les Super Craignos à surpasser leur médiocrité ? En bref, résultat mi-figue mi-raisin avec gros pépins, mais le principal avait été fait : Dodâne avait respecté le cahier des charges, elle avait mené son groupe de demeurés aux Regionals.


Quelle nuit elle avait passé à rêver de la victoire des Horor Voices lors du concours final, des déboires de sa leader et en conséquence de la disparition des pustules vocaliques de la merveilleuse ville de Lima ! Toutes ces espérances durèrent quelques heures et s'envolèrent à la sonnerie du réveil. Toujours euphorique car bercée par ces desseins enchanteurs, la mairesse s'était rendue de bon matin à l'hôtel de ville.


Portant régulièrement son excellente mixture faite maison de viande haché et de tomates vertes à la graisse de baleine, Sue parcourait avec appétit le menu du restaurant du Peninsula. Un des agents de Madonna lui avait en effet donné rendez-vous pour déjeuner le midi même dans ce célèbre hôtel de New-York. La discussion allait bien évidemment porté sur la possibilité d'ouvrir à Lima un musée exclusivement dédié à cette immense chanteuse, demande qu'elle avait motivée quelques mois plus tôt. Risotto de truffes sauvages ? Salade de homards et noix de saint-Jacques ? Quelle entrée allait accompagner au mieux le mignon de veau poêlé et sa purée de carottes et patates douces ? Choix plus que cornélien : succomber aux délices champêtres ou céder aux douceurs de la mer ? Pouah si c'était lui qui payait, elle ne se dérangerait pas à prendre les deux assiettes ! Rangeant dans son attaché-case les dossiers nécessaires pour cet accord historique, elle ne put que saliver en s'imaginant revenir à Limace City ce merveilleux projet en poche. Décidément, cette semaine allait être merveilleuse ! Mais plus merveilleuse encore si ces cris de bécasses pouvaient cesser dans le couloir !

Néanmoins plus la mairesse tentait d'en faire abstraction, plus le brouhaha croissait. Elle n'avait qu'une envie, ouvrir la porte, découvrir le pourquoi de cette effervescence et dans le meilleur des cas hurler pour obtenir le silence. Une dispute de femmes ? Ça y ressemblait grandement, mais qu'elle ne fut pas sa frayeur lorsqu'elle vit débouler, aussi bruyamment qu'une mammouth — d'ailleurs niveau envergure on y était proche — et aussi misérablement que la prestation des ménestrels de Schue-croute, une certaine Goldwin Fessedorme au sortir du lit ! La vérité éclatait enfin au grand jour, the Wicked Witch n'était pas morte ! Et se tenaient derrière elle, aussi ridicule l'une que l'autre, deux secrétaires nouvellement arrivées, à bout de souffle. L'audacieuse tentative d'explication de la plus gourde des deux était vaine, demain elles seraient virées avec un bon coup de pied au cul ! « Essayer tu dis ? Elle planta successivement son regard dans celui des deux brailleuses, ignorant totalement la présence de l'importune blondasse. « C'est normal ! Vous avez vu votre tour de taille ?!? Eh bien sachez que dorénavant vous aurez tout le loisir de faire de l'endurance ! Vous êtres VIRÉES ! » La main sur la poignée, elle indiqua aux trois pimbêches de prendre la direction de la sortie, ce que firent rapidement les deux réceptionnistes, espérant sans doute apaiser la colère du dragon, mais pas la fausse blonde. « Trop essoufflée pour marcher ? » lança l'ancienne entraîneuse à l'égard de Poutine. Aucune réponse. Visiblement la Fausse Sainte allait joué la chiante, le rôle dans lequel elle excellait ! La mairesse consulta son agenda, juste pour la mise en scène et constata — ce qu'elle savait bien avant que l'autre déboule dans son bureau comme une furie — qu'aucun rendez-vous n'avait été pris. « Bon, Trombine, j'ai pas toute la journée. C'est quoi ton problème ? Tu es ruinée ? Tu veux que la ville te prête un peigne ? Ou tu te lances dans un concours de coiffure? Parce que là, excuse-moi, c'est plus qu'avant-gardiste ! J'crois avoir perdu 2/10 à chaque œil ! » A mesure qu'elle avait prononcé ses mots, elle s'était approchée furtivement de sa proie, lançant des éclairs à chacune de ses phrases, au point que les deux femmes se trouvaient presque nez à nez. Et pour enfoncer le clou, l'ex coach ne put s'empêcher de réagir avec l'une de ses réflexions dont elle a le secret : « Ben dis donc, c'est de la moustache que je vois ou... ? »
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