Choriste du mois


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 05. FBI, behind the scenes

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OXY ∞ Home sweet home.
Age : 24 ans
Occupation : Détective à la Police de Lima
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MessageSujet: 05. FBI, behind the scenes   Dim 4 Nov - 17:45



❝How to drive someone crazy by being yourself - take one.❞


Deux semaines seulement s’étaient écoulées depuis leur emménagement. Les cartons avaient débarrassé le plancher pour finir leur course à la déchetterie du coin. Désormais, tout était rangé, mais Oxanna avait surtout mis un point d’honneur à décorer les lieux le plus rapidement possible, pour rendre cette nouvelle maison aussi accueillante que chaleureuse. Non pas pour elle ou pour les personnes susceptibles de lui rendre visite, mais pour Jackson uniquement. Son demi-frère avait besoin d’un foyer où il aimerait rentrer le soir après les cours et qui le ferait se sentir en sécurité. Comment pourrait-il en arriver là entre des murs froids et sans âme ? C’était la raison pour laquelle Oxy avait explosé son compte en banque depuis son retour à Lima : elle avait ramené de nouveaux tableaux, des plantes, divers objets sympas… Mais surtout, elle avait offert à Jax une toute nouvelle chambre à coucher qui rendrait n’importe quel autre ado jaloux. Meubles design, LED intégrées et laqué en étaient les maîtres-mots. Certains pourraient juger et désapprouver, argumentant que même s’il avait perdu ses parents, ce n’était pas une raison pour le gâter à ce point. Mais Oxy ne le faisait pas uniquement pour lui faire plaisir. En tant que personne ayant étudié la psychologie pas mal de temps, elle savait que cette atmosphère complètement nouvelle aiderait Jackson à aller mieux.

Pour l’heure, son demi-frère démarrait une nouvelle journée au lycée. Oxanna, après l’avoir déposé devant l’établissement, se trouvait de nouveau chez elle, occupée à faire la vaisselle du petit-déjeuner. Elle était en train de se poser de nombreuses questions concernant Jax, avec l’esprit tourmenté d’une mère inquiète pour son enfant, lorsque son téléphone portable sonna. L’Agent ne perdit pas une seconde, et s’essuya les mains à la vitesse de l’éclair avant de décrocher : il s’agissait de son supérieur au FBI. Il l’envoyait sur le terrain, étant donné qu’elle se trouvait d’ores et déjà à Lima, et que l’action se passait justement dans un logement proche de la Place Bellefontaine. Apparemment, les flics avaient été appelés ce matin suite à la découverte du corps d’une victime à son domicile. Une jeune femme – assassinée, cela ne faisait aucun doute. Le FBI n’aurait pas du s’en mêler, seulement voilà : la mise en scène de sa mort rappelait fortement un tueur en série jamais attrapé, qui avait sévi quelques années plus tôt dans plusieurs villes de l’Ohio. Le Bureau reprenait ainsi l’enquête, et un profiler était demandé. Puis, le boss de la blondinette évoqua la seconde raison de son appel. Juste après avoir raccroché, Oxy poussa un soupir ennuyé. Et non, ce n’était pas à cause de l’affaire.

Le fameux Jordan Avery – qu’elle connaissait de renommée pour ses photos, mais sans plus – avait rendez-vous avec elle en bas de l’immeuble à dix heures, selon ce que lui avait dit le patron. Apparemment, elle devrait se présenter à lui, car il ne connaissait pas encore celle qui deviendrait son interlocutrice privilégiée au sein du FBI durant les prochains jours. Ainsi, après avoir fait un premier tour sur la scène de crime, s’être imprégnée des lieux et de la situation, puis demandé diverses informations à la scientifique, Oxy observa sa montre et réalisa qu’il était temps de descendre. Un jeune homme brun – pas mal dans son genre – muni d’un calepin et d’un stylo se trouvait près d’un planton, juste derrière les banderoles jaunes et noires. Il essayait tant bien que mal de maintenir sa position parmi les badauds à la curiosité morbide qui se tassaient de son côté. Quand Oxy fut à la hauteur du flic ainsi que de cet inconnu, son collègue s’adressa aussitôt à elle. « Cet homme dit être un journaliste du nom de Jordan Avery. Apparemment il avait rendez-vous ici avec un Agent du FBI. Je savais pas que vous fricotiez avec la presse, maintenant, » railla-t-il, sans grande méchanceté cependant. Oxy choisit d’ignorer cette remarque et demanda. « Vous avez vérifié les cartes d’identité et de presse ? » « Oui, tout est en règle. » « Parfait, » fit-elle dans un sourire, alors qu’elle se tournait pour la première fois vers le fameux Jordan. Elle sortit un badge de sa poche et le donna au journaliste, avant de soulever la banderole dans le but de le faire passer dessous. Lorsqu’il fut finalement auprès d’elle, la blondinette lui tendit la main. « Je suis l’Agent Oxanna Prescott, et je serai votre contact durant les prochains jours. Mon supérieur m’indique que vous préparez un article sur le FBI et que, pour écrire ce dernier, vous avez besoin de connaître notre travail au quotidien. Voici les quelques règles à respecter afin que tout se passe dans les meilleures conditions. Portez toujours votre badge : il montre que malgré votre statut de civil, vous avez le droit d’entrer sur la scène de crime. Une fois à l’intérieur, suivez-moi à la trace – littéralement : à la première contamination, une dizaine de flics se jetteront sur vous pour vous mettre dehors et je ne pourrai absolument rien y faire. Et enfin, rappelez-vous que vous êtes ici pour observer le boulot du FBI et non pour résoudre l’enquête, sous-entendu : interdiction de poser des questions aux autres civils, ni même aux flics, ou d’y aller de votre propre hypothèse. Si vous voulez des explications sur un sujet en particulier, adressez-vous directement à moi. Est-ce que tout ça est clair pour vous ? »

Oxanna avait l’impression de se montrer un peu dure – bien que son ton soit tout de même plus neutre qu’autre chose – mais elle n’avait pas le choix. Accueillir une personne lambda, autrement dit hors du corps de métier, et à fortiori un journaliste, ne lui plaisait pas du tout. Elle comprenait que son boss ressente le besoin voir cet article publié : un papier vantant le travail qu’abattait le Gouvernement pour sécuriser les citoyens ne ferait certes pas de mal, mais tout de même. Et puis, Oxanna n’aimait pas se sentir suivie et observée dans ses moindres faits et gestes. Avec un brin de tristesse dans le regard, comme à chaque fois qu’elle s’autorisait à penser à lui, elle pouvait presque voir le rictus moqueur de Sheldon quand il apprendrait qu’on lui avait collé un toutou aux basques. Huit mois plus tôt, il l’aurait taquinée avec ça des semaines durant. « Bon. Le corps a été emmené à la morgue mais j’espère que vous avez le cœur bien accroché, et que vous n’avez pas pris de petit-déjeuner trop copieux avant de venir. Il reste beaucoup de sang un peu partout dans l’appartement et certains objets pourraient vous suggérer des scènes d’une grande violence. Tenez, gardez-le avec vous, » dit-elle finalement en lui tendant un sachet en papier brun. « Je suppose que je n'ai nullement besoin de vous expliquer son utilité. » Puis, afin de montrer à ce Jordan qu’elle n’était, malgré tout, pas méchante, elle ajouta en souriant. « Si vous ne tenez pas le coup, ne prenez pas les moqueries ou les blagues au pied de la lettre. Et dites-vous bien qu’on est tous passés par là un jour, sans exception. » Oxanna termina par un signe de tête en direction de la porte de l’immeuble. « Prêt ? »
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MessageSujet: Re: 05. FBI, behind the scenes   Lun 5 Nov - 16:20

« BIP BIP BIP » Jordan détestait la sonnerie de son réveil, comme tout humain qui se respecte, néanmoins, ce matin-là il se leva plutôt facilement, et surtout avec beaucoup d'entrain. Pourquoi tant d'énergie à une heure si matinale ? C'était simple : Il avait plus ou moins reprit du service en tant que journaliste, et sa requête pour faire un article sur le FBI avait été accepté. C'était donc ce jour-là qu'il allait commencé à suivre à la trace l'un de leurs agents. Il était aussi excité qu'un gamin le matin de noël. Il prit une douche rapide, enfila son jeans et son tee-shirt et attrapa l'une de ses vestes de costume noire. Il hésita à prendre ses lunettes de soleil, pour se la jouer comme le gars dans les experts, mais au vu du temps de Lima, il aurait eu l'air ridicule. Il s'enfila un bol de céréales, mais ne traîna pas, afin de ne pas être en retard pour son premier jour. Il s'était remit au journalisme pour une bonne et simple raison : Il s'ennuyait. Pour un photographe, il n'y avait pas des masses de choses à faire dans ce coin paumé de l'Ohio, alors il vaguait tout le temps, appareil en main, cherchant de quoi faire de belles photos. Malheureusement, ça ne l'occupait pas assez à son goût. D'un naturel têtu, il fallait qu'il se trouve un nouveau passe-temps, et ça ne risquait pas d'être les puzzles ou le tricot. Il était donc retourné voir son ancien patron, et bien entendu aux vues de sa grande carrière et de sa renommé, ce dernier n'avait pas rechigner à le reprendre.

Il descendit les marches de l'escalier quatre à quatre, l'ascenseur était toujours trop lent à son goût. Il regarda l'heure sur le tableau de bord après être monté dans sa voiture. Neuf heures et demi. Il avait une demi-heure pour arriver à l'adresse que son patron lui avait donné. Il ne perdit pas une seconde, plaça les clefs sur le contact et démarra. Il chanta à tu-tête sur chaque chanson qui passaient à la radio durant tout le trajet. Ce fût ne plein milieu de la chanson Born this way de Lady Gaga qu'il se gara – non sans mal – sur un parking proche de l'immeuble. Il y avait un monde fou, c'était notamment pour cette raison qu'il avait eut du mal à trouver une place pour sa voiture. Il se fraya un chemin à travers la foule, armé d'un bloc-note et d'un stylo noir. Il arriva finalement à atteindre la bande jaune et noir qui l'empêcha d'aller plus loin. Il expliqua son cas à l'officier de police qui vérifia ses papiers, mais ne le laissa pas passer pour autant. Malgré son mécontentement, il ne préféra pas faire de vague et attendre sagement l'agent du FBI qui allait lui servir de guide.

Il attendit ainsi cinq bonnes minutes, tapant les mains trop proches de lui à l'aide de son stylo. A dix heures précise, il vit descendre une belle blonde qui s'approcha de lui et de l'inspecteur Donuts. Elle avait des airs Gigi dans Esprits Criminels, ce qui était loin d'être déplaisant. Le policier le présenta à l'agent, et cette dernière demanda si tout mes papiers étaient en règle. Finalement, elle daigna remarquer le photographe, et se retourna vers lui et lui tendit un badge. Il le passa autour de son cou « Classe. » dit-il pour lui tout fier. Elle souleva la banderole afin que le journaliste puisse passer. Son pied butta contre le bord du trottoir, il fît mine de rien et se plaça en face de la blonde. Elle lui tendit la main et se présenta. Il lui serra la main tandis qu'elle faisait un long monologue. Oxanna Prescott, il pouvait enfin mettre un nom sur cette tête blonde. Ensuite, il écouta d'une oreille moyennement attentive les règles à suivre. Elle termina en lui demandant si tout était clair pour lui. Il acquiesça « Jordan Avery, mais je pense que vous me connaissez déjà. Je pense que ces quelques règles ne devrait pas être compliqué à tenir. Mais... Vous êtes sûr que je ne peux pas poser de questions aux témoins ? Vous savez, au cas où. » dit-il avec nonchalance.

Ensuite elle lui dit que le corps avait été emmené à la morgue. Un air déçu apparu sur le visage du journaliste « Moi qui comptait voir un mort ! » lâcha t-il. Néanmoins elle évoqua le fait qu'il valait mieux pour lui qu'il ait le cœur bien accroché au vu de la scène, et elle lui tendit un sac en papier. Il dévisagea l'objet avec consternation. C'était un homme tout de même ! « Non, c'est bon, ça, je sais comment ça fonctionne. Mais ne vous en faites pas, j'ai vu toutes les saisons d'Esprits Criminels, tout ira bien ! Et si jamais je venais à perdre connaissance, vous me ferais du bouche à bouche n'est-ce pas ? » dit-il d'un ton narquois. Elle finit par lui dire que si ça lui arrivait, il ne fallait pas qu'il tienne compte des moqueries, qu'ils étaient tous passés par là un jour ou l'autre. « Ah ouais ? Même vous Mademoiselle Prescott ? » demanda t-il un sourire en coin aux lèvres. Il aurait bien voulu voir la demoiselle rendre tout son petit déjeuné à la vue d'un corps sanguinolent, et surtout voir la réaction de ses collègues, elle l'aurait peut-être moins prit de haut si il avait été témoins de cette scène. « Faites moi une faveur, si jamais vous ne vous sentez pas bien, ne rendez pas votre petit-dej sur mes chaussures, merci. ». Non, il ne se moquait pas d'elle, il essayait juste de la dérider un peu, mais elle ne semblait pas rigoler la Gigi de Lima !

Finalement, elle lui demanda si il était prêt en désignant la porte. « C'est partit ! » déclara t-il tout sourire. Ils sillonnèrent les couloirs, Jordan collait aux baskets de la blonde, il prenait garde d'où il mettait les pieds. Il ne savait pas du tout de quel genre de crime il était question, tout ce qu'il savait, c'est qu'il y avait un mort, autant dire qu'à Lima, c'était de l'animation. « Pourquoi exactement la police a fait appelle au FBI pour cette affaire? Lima est loin d'être l'ancien refuge du Zodiac. » finit-il par demander à la blonde avant d'arriver devant la porte de l'appartement. Il piétinnait presque d'impatience à l'idée de voir la scène de crime. Ce n'était pas morbide, mais ça faisait longtemps qu'il n'avait pas vu de l'animation pareille à Lima. De plus, il se sentait puissant, comme l'un de ces héros de séries policières, ça avait un goût de victoire. Maintenant, il ne restait plus qu'à savoir ce qui se cachait derrière cette porte.
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MessageSujet: Re: 05. FBI, behind the scenes   Dim 11 Nov - 16:53

Au moment où son patron lui avait annoncé cette déconcertante nouvelle, Oxanna s’était immédiatement renfrognée – et pour cause ! Elle ne pouvait supporter que des civils trainent autour des scènes de crime. Avoir des journalistes derrière le périmètre de sécurité était une véritable horreur : ils cherchaient à harponner chaque flic dans le but d’obtenir la moindre information pour agrémenter leurs feuilles de chou. Alors en avoir un à l’intérieur, carrément ! Elle ne comprenait aucunement le choix de son boss. Ou presque. Disons qu’elle saisissait son souhait de redorer le blason du Bureau, de réconforter les citoyens en leur montrant qu’ils pouvaient avoir confiance en tous ces agents du gouvernement, spécialement recrutés pour assurer leur sécurité. Mais quand même. Une scène de crime, ce n’était pas à prendre par-dessus la jambe. On ne laissait pas un homme qui n’y connaissait strictement rien à la branche de métier, à fortiori l’un de ces foutus journalistes, se pavaner à côté d’un cadavre, et risquer de compromettre les preuves.

Et puis elle avait décidé de se montrer sympathique – ferme, mais sympa quand même – lorsque le moment était venu de récupérer « Jordan Avery » dans le but d’être son guide pour les prochains jours. Maintenant que cet homme avait desserré les lèvres, elle-même s’en mordait les doigts. Pourquoi diable avait-il fallu lui coller un type pareil dans les pattes ? Oxanna se retint de lui en mettre une au moment où, d’un ton presque provoquant – oui, c’était de cette façon que la blondinette le percevait – il lui demanda si l’interdiction d’interroger des témoins était vraiment valable. La mâchoire serrée histoire de se retenir de lui hurler dessus, Oxy se contenta de plonger un regard de tueur dans le sien pour lui faire bien comprendre qu’il n’y avait aucune alternative ni dérogation à ses règles. Et croyez-la sur parole, un regard de tueur, personne d’autre le faisait mieux qu’elle. Ce qui représentait par ailleurs l’une des raisons pour lesquelles on évitait de trop la chercher à l’époque du lycée, mais il s’agissait là d’une tout autre histoire.

Oxanna garda le silence face à sa déception de ne pas voir un cadavre. En fait, elle se faisait violence pour ne rien dire : son seul moyen de ne pas craquer était encore de ne pas ouvrir la bouche. Jordan était présent depuis deux minutes à peine qu’il lui tapait déjà sérieusement sur les nerfs. Pourquoi ça tombait toujours sur elle, ce genre de conneries ? Pourquoi pas Sheldon ? Ou un autre agent ? Evidemment, Oxanna venait de revenir de Los Angeles et son patron lui faisait déjà une fleur en l’acceptant à nouveau au Bureau de Columbus. Elle savait qu’elle se taperait toutes les merdes de sa section pendant un bon moment encore, du moins, jusqu’à ce que ce fameux patron décide qu’elle avait terminé de rembourser sa dette envers lui. Mais ça… bordel, se retrouver avec un chien qui lui collait aux basques – et un chien mal élevé en plus – c’était pire que la paperasse. Tant pis, Miss Prescott allait pourtant devoir faire avec, et sans broncher…

Il arriva tout de même un moment où elle serra le poing si fort dans la poche de son manteau, que ses jointures blanchirent. Jordan lui parla de cette fameuse série où les protagonistes faisaient le même métier qu’elle – à savoir profilers ou autrement dit, analystes comportementaux – et selon lui, regarder ce programme lui apportait tout un tas de connaissances sur le boulot. Quand il parla de bouche à bouche si une réanimation sur sa personne était requise, elle haussa un sourcil et lâcha, d’une franchise et d’un sérieux sans égal. « Non, je laisserai mon collègue Mike s’en occuper, je suis sûre qu’il ferait des miracles, en plus il a son diplôme de secouriste. » Elle fit un signe de tête en direction du planton qui se trouvait quelques mètres plus loin. Un Black baraqué, aux mains larges comme des battoirs et au ventre proéminent qui indiquait une forte consommation de bière hors-travail. Un air sévère et les traits du visage burinés complétaient le tableau de ce quarantenaire. En bref, le sauveteur parfait pour Jordan, se dit Oxanna, un rictus amusé étirant ses lèvres.

Souhaitant redevenir un brin sérieuse, et n’ayant pas envie de se retrouver avec un mec malade sur les bras, Oxanna le prévint tout de même qu’il risquait fortement de rendre ce qu’il avait mangé ce matin en voyant le désastre de l’appartement. Pour toute réponse, il lui demanda si elle aussi était passée par cette épreuve extrêmement embarrassante, mais néanmoins quasi-indispensable à tout employé de la police en rapport direct avec des scènes de crime. « Ca, c’est une histoire que vous n’entendez jamais, » assura-t-elle. Elle faillit presque s’étrangler au moment où le journaliste lui demanda de ne pas viser ses chaussures au cas où. Visiblement il tentait de détendre l’atmosphère avec de l’humour, mais Oxanna n’avait pas envie de rire. Une femme venait d’être sauvagement assassinée. Elle trouvait son comportement bien léger pour un homme qui n’avait pourtant pas l’habitude de ce genre de situations. Ou bien cachait-il une double-vie de serial killer ? Comme ce type dans la série là… Dexter ? Après tout, il semblait bien accro à ce genre de trucs…

Sortant de ses remarques personnelles dignes d’un paranoïaque, Oxy demanda à Jordan s’il était prêt. Il acquiesça – là encore un peu trop énergiquement – et tous deux rejoignirent les escaliers, qu’ils empruntèrent pour monter au quatrième étage. Ils prirent ensuite un couloir menant à l’appartement et, sur le chemin, Jordan posa enfin une question digne d’un vrai journaliste. Il n’était peut-être pas qu’un rigolo après tout, uniquement bon à prendre des photos. « Oh, le Zodiac hein ? Vous avez fait vos devoirs, » dit-elle, se montrant légèrement impressionnée à l’évocation de ce fameux tueur en série, qui avait sévi à San Francisco il y a de cela une cinquantaine d’années. Enfin, elle ne s’emballait pas trop pour autant, beaucoup de monde ayant eu vent de cette histoire, notamment grâce à un film qui avait eu un certain succès lors de sa sortie. « Le modus operandi correspond à un dossier sur lequel j’ai déjà travaillé. Un assassin que nous n’avons jamais réussi à mettre derrière les barreaux. Le but de mon implication est de déterminer s’il s’agit du même homme, d’un éventuel copycat ou carrément d’un tout autre meurtre qui n’a strictement rien à voir avec cette précédente affaire. » Elle plongea son regard dans celui de Jordan, arrêtant leur marche juste devant la porte dissimulant la scène de crime. « N’oubliez pas, Avery, vous êtes tenu au secret professionnel au même titre que nous, vous avez signé un papier officiel pour ça. S’il y a une fuite, si la presse apprend qu’un tueur en série est peut-être de retour dans les rues de Lima, on saura vers quelle source remonter, c’est clair ? » Elle ajouta. « Votre travail est d’analyser le mien et ensuite de pondre un papier sur les techniques du FBI, pas de révéler des infos sur une enquête en cours. Maintenant, allons-y si vous voulez bien. »

Puis, Oxanna se fraya un chemin à l’intérieur, suivie de Jordan. On ne distinguait rien de spécial dans le hall d’entrée : tout s’était apparemment passé dans la chambre ainsi que la salle de bains attenante. La blondinette, malgré tout, travaillait déjà. Elle engrangeait chaque détail, observait chaque recoin de l’appartement. Rien ne devait lui échapper. « Par ici, » lâcha-t-elle pour Jordan, invitant le jeune homme à la suivre. Ils empruntèrent un couloir le long duquel des photos de famille avaient été accrochées à différentes hauteurs. L’une d’elle était cassée mais toujours pendue à son clou. Oxy nota dans un coin de sa tête qu’elle devrait y revenir plus tard. Puis, la chambre s’ouvrit à eux. Et le premier mot qui vint à l’esprit de la blondinette était « carnage ». Un véritable bain de sang. A un tel point qu’à certains endroits, on distinguait à peine la couleur du papier peint, recouvert d’une couche dégoulinante d’hémoglobine. Un chandelier, lui aussi devenu rouge par la force des choses, était laissé à l’abandon sur le lit. Les draps ? Imbibés. Des cheveux reposaient sur l’oreiller comme si on les avait arrachés. Et surtout, aux quatre coins de l’armature du lit, des chaînes avaient été laissées à l’endroit où elles se trouvaient quand les flics étaient arrivés. A la différence qu’on avait libéré le corps, direction la salle d’autopsie de la morgue.

A peine avaient-ils mis un pied dans la pièce que tous les regards se tournèrent vers Oxy et son accompagnateur. Deux scientifiques étaient occupés à prendre des échantillons et à tout passer au peigne fin. Juste à côté, le Détective Brolin – qu’Oxy connaissait bien – prenait des notes sur un petit carnet, relevant parfois la tête pour observer les alentours en quête d’éléments importants. « Franck, » s’annonça-t-elle. « Je te présente Jordan Av… » avait-elle commencé à dire, dans le but de présenter le journaliste, sensé être juste derrière elle. Mais lorsque la blondinette se retourna, elle ne vit plus personne. Où était-il passé, enfin ? Légèrement agacée, elle se mit à le chercher du regard, priant pour qu’il n’ait pas fourré son nez où il ne fallait pas.


Dernière édition par Oxanna Prescott le Jeu 6 Déc - 12:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 05. FBI, behind the scenes   Lun 26 Nov - 21:33

Jordan, taper sur les nerfs ? Si peu voyons ! Il n’était pas du tout du genre à braver les interdictions, jouer à agacer ses collègues, s’amuser d’un rien et surtout dans des situations pareilles, non jamais de la vie ! Bon d’accord, soyons honnêtes maintenant, il était chiant, terriblement agaçant, et l’envie de lui en coller une devait être insurmontable, et le pire, c’était qu’il le savait, c’était d’ailleurs ce qu’il y avait de plus agaçant. Beau, intelligent, mais terriblement arrogant, là on parle bien du même Jordan Avery, star internationale de la photo et de la vantardise. Et bien sûr, il fallait que ce jour-là, il se montre une fois de plus, des plus charmant. Il ne connaissait pas cette Miss Prescott, il ne savait rien de son caractère, de sa manière de faire, mais lui, il ne changeait pas de tempérament en fonction de la personne, sauf pour Ruby et Peyton qui étaient les deux exceptions à la règle. Et bien sûr, dès les premières règles de la jeune femme il trouva à redire. Il avait à peine enfilé le petit badge qui certifiait qu’il avait le droit d’être sur la scène de crime qu’il se croyait déjà comme le roux des experts miami. Mais à priori, la blondinette ne sembla pas apprécier, bien loin de là. Un instant Jordan crût même qu’on c’était planté et qu’on l’avait mit avec une tueuse en série au lieu d’une profiler. Croyez le ou non, le regard qu’elle lui fît, il vous glacé le sang ! Même le pire Jack l’éventreur ne pouvait pas vous effrayez autant qu’elle à ce moment là, il aurait même tout donner pour être face au célèbre tueur. Il pencha un la tête sur la droite, en la secouant négativement « Je prend ça pour un non alors… » dit-il dans sa barbe, de peur qu’elle ne le foudroie sur place et le transforme en statut, telle méduse.

Il était à priori le seul vouloir voir un mort se jour-là, étant donné que Gigi numéro deux ne releva pas. Si elle devez encore le tuer du regard, il valait mieux qu’elle s’abstienne en fait. Mais ça réponse à son histoire d’hypothétique bouche à bouche ne convainquit pas le moins du monde Jordan. Elle répondit qu’elle préférait laisser cette délicate tâche à un de ses collègues prénommé Mike. C’était loin de sonner très féminin, et ça ne réjouissait pas le journaliste. Il pouvait avoir des dizaines de diplômes de secouriste, il n’approcherait son visage d’apollon à moins d’un mètre, c’était hors de question ! On ne touche pas au visage du grand Avery, pas avant de l’avoir invité à dîner ! Ou d’être une jolie fille, dans le pire des cas, et encore. Puis il tourna la tête dans la direction qu’indiquait la blonde. Horreur ! Jamais de la vie, non, non, non, non et non ! Il avait l’air aussi aimable qu’une porte de prison, et ses mains faisaient dix fois la taille des siennes, c’était inconcevable ! Rien que de penser que cette armoire à glace pourrait… non il ne valait mieux pas, il en avait presque des hauts le cœur. La scène de crime ne pouvait pas être pire !

Après avoir retrouvé ses esprits, et surtout avoir tenter de garder un air digne, elle évoqua la possibilité qu’il soit malade en voyant le lieu du meurtre. Tout ce qui intéressait le jeune homme était de savoir si elle aussi, était passé par cette inévitable étape, mais il n’eut pas la chance qu’elle lui conte cette histoire, bien au contraire, elle affirma qu’il ne l’entendrait jamais. Il fît une moue boudeuse à cette nouvelle, comme un gosse qu’on prive de dessert, il aurait voulu rigoler lui aussi. Elle ne répondit ni négativement, ni positivement quant à sa demande de ne pas rendre son petit déjeuner sur les chaussures du photographe, ce qui inquiéta au plus au point ce dernier qui tenait beaucoup à sa nouvelle paire de chaussures en cuire.

Finalement, ils partirent tout deux en direction de la scène de crime. Il passa près du dit Mike, il le regarda d’un air suspect avant d’accélérer pour rattraper Mademoiselle Prescott. Collé à ses baskets, au détour d’un couloir, Jordan demanda pourquoi la police avait fait appel au FBI, évoquant alors un célèbre tueur connu comme le Zodiac. La réaction de la demoiselle le fit rire jaune, lorsqu’elle dit qu’il avait bien fait ses devoirs, chose qu’il ne releva pas, pour une fois, et préféra écouter l’explication de la profiler. Il acquiesça à chaque données, et faisait preuve d’une immense concentration. « Il a commit combien de meurtre cet assassin au juste ? » demanda t-il intéressait.

Ils arrivèrent enfin devant la porte de l’appartement. Elle l’arrêta sur le pas de la porte et plongea son regard dans le sien, encore une fois, il se méfia que cette dernière ne le tue pas à son insu, après tout elle connaissait toutes les meilleures techniques pour tuer quelqu’un. Elle lui fit un long monologue sur les papiers qu’il avait signer, ce qu’il avait le droit ou pas le droit de dire, et un tas d’autre chose qu’il n’écouta que d’une oreille tellement il avait envie de rentrer pour voir la scène. Il hocha la tête énergiquement quand elle lui demanda si tout était clair. Elle ouvrit la porte et là… rien. Le hall d’entrée ne laissait pas devinait à un meurtre. Il resta planté un instant dans l’entrée, dépité. Toute la pression et l’excitement étaient retombé d’un coup tellement il était déçu. Ce fût l’interpellation de la jeune femme qui l’invitait à la suivre qui le sortit de ses pensées. « J’arrive ! » lâcha t-il. Il avançai d’un pas rapide, rattrapant la blonde. Ils se tenaient enfin devant la scène de crime… Enfin elle, lui il était coincé derrière la profiler, et ne voyait que quelques tâches de sang de ci, de là. Il se mit sur la pointe des pieds pour pouvoir avoir une meilleure vue d’ensemble. Il vaguait de gauche à droite, d’en haut à en bas, essayant d’en voir le plus. Puis elle avança un peu, entrant enfin dans la pièce, et Jordan y rentra aussitôt. Il resta bouche bée. Celui qui avait fait ça devait être un malade mental, ou alors il lui en voulait vraiment beaucoup. Il y avait du sang partout, vraiment partout. Le papier peint, les draps, le sol, on ne pouvait même plus distinguer l’ancienne couleur dominante, à présent c’était le rouge. Le journaliste remarqua même des chaînes accrochées aux quatre coins du lit. L’image du crime se formait petit à petit dans son esprit. Les cheveux, les chaînes, le sang, le chandelier. Il réprima un haut le cœur, et se retira progressivement, et le plus discrètement possible de la chambre. Il remarqua des gens s’affairer dans la salle de bain, qui devait être un bain de sang – sans aucuns mauvais jeu de mots.

Le photographe retourna dans le couloir, là où plusieurs portraits de famille ou d’amis se trouvaient accrochés. Il resta bloqué devant toutes ces photos. Cette jeune femme avait une famille, des amis, des gens qui tenaient à elle, mais pour eux c’était fini, peu importe combien il l’aimait. Jordan la jouer de façon dérisoire, mais il savait ce que ça faisait. L’affaire sur sa mère n’avait jamais été résolue, pourtant au départ il croyait que c’était un pur accident de la route : renversée par une voiture. Sauf que d’après la police, c’était bien plus que ça, mais ils n’ont jamais trouvé le pourquoi du comment. Pour le photographe c’était simple : Un taré lui avait enlevé sa mère bien trop tôt, lui était arrivé bien trop tard, et il le regretterait toute sa vie. Il n’avait jamais dit à sa mère combien il tenait à elle, il lui en avait fait voir de toute les couleurs, mais elle avait continuer à l’aimer, et il ne l’avait jamais remercier pour ça. Tout ces gens, toute sa famille allait vivre la même chose qu’il avait vécu en 2011, et lorsqu’il se rappelait le sentiment qui l’avait envahie à l’annonce de la mort de sa mère, son cœur se déchirait une nouvelle fois. Il savait très bien que ça serait la même chose pour eux. Oui monsieur Avery avait des sentiments, il avait un cœur, et il avait avant tout un passé que tout le monde ignorait, car il prenait le plus grand soin à le dissimuler. Il remarqua alors un des cadres cassés, et ne tenant que d’un fil à son clou. Il tendit la main pour le remettre en place quand il entendit des pas venir vers lui, il tourna la tête et vit l’agent du FBI. De peur de se faire tuer, il leva les mains en l’air comme lors d’un cambriolage. « J’vous jure je l’ai pas toucher ! » déclara t-il haut et fort. Il pria pour qu’elle ne lui fasse pas le même sort qu’à la pauvre jeune femme. Si elle pouvait avoir l’air d’un serial killer, elle pouvait très bien l’être !


Dernière édition par Jordan B. Avery le Dim 16 Déc - 18:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 05. FBI, behind the scenes   Jeu 6 Déc - 13:23

Oxanna entendit un éclat de rire dans son dos et eut tôt fait de se retourner. Son ami Franck se moquait ouvertement de la situation, sans aucun doute déchiré entre l’amusement et une certaine forme de pitié pour Oxanna. Ne l’avait-on pas affublée d’un boulet ? Il la connaissait assez bien pour savoir qu’elle ne supportait pas ce genre de compagnie. En réalité, si la jeune femme ne devait pas un immense service à son patron pour l’avoir reprise au sein du Bureau de Columbus, elle n’aurait jamais accepté une telle mission. Poussant un soupir à fendre l’âme, elle plongea son regard dans celui du flic, se retenant de ne pas exploser sur place. Ce foutu journaliste n’était arrivé que depuis dix minutes et il lui faisait déjà faux bond. Elle n’avait pas du tout envie de savoir ce qui se passerait dans l’heure, ni même le lendemain. « Je vais aller le chercher, » marmonna-t-elle. O’Donnell pouffa de nouveau. « Tu devrais lui mettre une laisse. Ou mieux, une chaîne, tu n’as que l’embarras du choix ! » s’exclama-t-il, esquissant un geste en direction du lit. La profiler leva les yeux au ciel en un signe d’exaspération la plus totale, essayant au passage de ne pas prêter attention aux sourires taquins qu’affichaient les autres occupants de la pièce. Apparemment, le fait que son boss lui ait collé ce type dans les pattes leur offrait une agréable distraction, et de quoi alimenter leurs conversations autour d’un verre après le boulot.

La blondinette avait l’habitude des blagues directement sur les scènes de crime. Beaucoup de gens trouvaient ce genre de comportement irrespectueux et sincèrement grossier, mais ils ne comprenaient pas. Ils ne savaient pas ce que c’était, de voir des cadavres et du sang chaque jour. De frôler à ce point la mort, et ce qu’il y avait de plus mauvais en l’être humain. Les films, les romans ou même les séries télé qui décrivaient une enquête à chaque épisode, comme ces Esprits Criminels que Jordan semblait tellement apprécier… Même ces fictions, aussi proches soient-elles de la réalité, ne pouvaient la représenter à la perfection. Rien ne pouvait retranscrire ce sentiment qui vous traverse de part en part lorsque vous tombez sur votre tout premier mort. Ou lorsque vous entendez un suspect raconter en détail l’assassinat d’une personne, sans en éprouver le moindre regret. Pire encore, en le sentant jubiler.
Ce métier était difficile et exigeant à un point inimaginable. Il demandait une disponibilité sans faille, ce qui justifiait le célibat ou les instances de divorce chez la plupart des flics. Ils n’avaient pas le temps de trouver l’amour chez certains… et chez d’autres, les compagnes ou compagnons finissaient par se lasser des absences et des silences. Ce n’était même pas un métier, en fait. Il s’agissait d’une véritable vocation : il fallait être né pour ça. Sinon, on ne le supportait pas longtemps. Combien de policiers, d’agent et de scientifiques avaient laissé tomber en cours de route pour se choisir une autre voie professionnelle ?
Justement, pour lutter contre cette merde dont ils étaient les témoins chaque jour, ils avaient une arme et une seule : l’humour, à toute épreuve. Les blagues fusaient, qu’ils soient sur une scène de crime, en présence du cadavre ou non, ils n’hésitaient pas à se balancer tout ce qui leur passait par la tête. Ce n’était pas de l’irrespect. Ce n’était pas grossier non plus. C’était juste leur seul et unique moyen de finir la journée sans se jeter d’un pont, parce qu’un malade mental s’en était pris à une gosse de dix ans. Et tant pis si personne ne les comprenait.

« J’ai trouvé ton gus, il est dans le couloir, » l’informa un planton qui venait de rejoindre la chambre. Oxanna sortit de ses pensées et se mit en route. Lorsque son regard se posa sur son « accompagnateur » il était en train de lever un bras, et s’apprêtait à toucher un cadre. « AVERY ! » l’appela-t-elle aussitôt, en furie. Pris sur le fait, Jordan leva les mains à la manière d’un type qu’elle serait en train de braquer, et prit une expression des plus ahuries avant de clamer son innocence. « Qu’est-ce que je vous ai dis, bordel ? On ne touche rien ! Si vous mettez vos pattes là-dessus et qu’il s’agit d’une preuve, elle ne sera plus recevable en justice ! Vous tenez vraiment à voir un psychopathe relâché dans les rues de la ville par votre faute ? » Elle y allait un peu fort, mais cet homme avait visiblement besoin de réelles menaces pour écouter un tant soit peu. En fait, elle avait l’impression de se retrouver face à un enfant qu’elle devait ne jamais quitter des yeux au risque qu’il fasse une bêtise. Et dans cette situation-là, la moindre connerie pouvait aller loin. Ils étaient sur une vraie scène de crime, pas dans les Experts ! Quand se mettrait-il ça dans le crâne et lui laisserait faire son boulot, sans qu’elle ne soit obligée de le surveiller ?

Afin de lui faire prendre conscience de ce qui se passait autour de lui, elle décida de lui donner de nouveaux éléments. De toute façon et comme Oxy le lui avait précisé avant qu’il ne mette un pied dans cet appartement, il était tenu au secret et ne pouvait utiliser aucune information dans la presse. Son rôle n’était pas de couvrir l’enquête, mais simplement d’étudier le FBI et plus précisément, leur cheminement, de la découverte du corps jusqu’à l’arrestation du coupable – dans le meilleur des cas, bien entendu. Malheureusement, le monde réel n’avait rien à voir avec les contes de fées où le Bien gagne toujours et où le Mal peut aller se rhabiller. Ici, les happy ends étaient rares. Encore une chose qu’on apprenait en pratiquant ce boulot. « La jeune femme qui se trouve désormais à la morgue, c’était elle, » annonça Oxanna, son ton de voix devenu plus calme et posé alors qu’elle parlait de la victime. Son doigt pointait une magnifique brunette, la vingtaine, aux cheveux longs et aux yeux verts, sur une photo encadrée et accrochée au mur du couloir. Elle posait avec un garçon adolescent. Le cliché ne laissait planer aucun doute car la ressemblance était frappante : il s’agissait de son petit frère. « Elle s’appelait Annabel Spencer et avait vingt-quatre ans, étudiante en médecine à Columbus. Elle voulait se spécialiser dans la chirurgie pédiatrique et venait de commencer un internat à l’hôpital. » Oxanna soupira puis plongea dans le regard de Jordan. Il fallait qu’il saisisse que ses actes ici n’étaient pas à prendre à la légère et qu’il devait l’écouter, dans l’intérêt des éventuelles preuves. Et dans celui de toutes les femmes de Columbus, l’une d’entre elle pouvant être la prochaine à finir sur une table d’autopsie à cause de cet illuminé. « Vous voyez Jordan, elle avait une famille. Des amis – son téléphone portable était plein de photos de soirées. Des collègues. Et elle avait choisi de faire le bien. Selon ses relevés, elle était brillante et aurait pu avoir une brillante carrière… Vous savez ce que ça veut dire ? Ca veut dire que si elle n’avait pas été sauvagement assassinée, elle aurait pu sauver de nombreuses vies, au cours de la sienne. Des enfants malades. Mais c’est fini, maintenant. Parce qu’elle est morte. » Cette affirmation était tombée tel un couperet. Oxanna voulait faire de l’effet à Jordan oui, mais d’un autre côté, rien de ce qu’elle disait n’était sur-joué. « Ne pensez-vous pas qu’elle mérite justice ? » demanda-t-elle finalement.

Elle espérait qu’il n’en faudrait pas davantage à Jordan. Elle ne pouvait pas croire qu’il s’en ficherait complètement, et se contenterait d’acquiescer pour lui faire plaisir avant de tendre la main vers un nouvel objet. Ce cadre qu’il voulait remettre en place était brisé et ne tenait presque plus sur le mur. Et alors qu’elle l’observait, Oxanna fut frappée de plein fouet par une nouvelle constatation. Autour, il n’y avait aucun signe de bagarre. Le tueur avait du surprendre la jeune femme dans son lit – ce qui correspondait à la serrure fracturée et à l’heure du décès – donc ce verre brisé ne résultait pas d’un mécanisme de défense. Avait-il buté sur quelque chose, se rattrapant de justesse contre le mur, cassant le cadre au passage ? Oxy observa le sol mais ne vit rien, du moins, rien d’autre que les fameux morceaux de verre. Non, il l’avait fait exprès. De rage, forcément. Oxanna se concentra alors sur le cliché en question. La victime était représentée en compagnie de son père, tous deux souriants à l’objectif alors qu’ils exhibaient les résultats de leur journée de pêche – probablement pendant des vacances. Le bateau, grand et presque luxueux, suggérait une certaine richesse chez les Spencer, à moins qu’il ne s’agisse pas du leur ? « Alors, tes premières conclusions ? » demanda Franck O’Donnell en arrivant à la hauteur d’Oxanna et du journaliste. « J’aurais besoin de davantage de temps mais je peux te dire une chose déjà : tout porte à croire qu’il s’agit du même assassin. Le MO est identique. Et on vient de trouver ça, » fit-elle en montrant la photo trônant dans son cadre cassé. « J’avais pu déterminer un profil assez précis la dernière fois, et un élément sur place m’avait menée à cette conclusion : notre tueur a un énorme daddy issue sur les bras. Je ne serais pas étonnée d’apprendre qu’Annabel était proche de son géniteur. La dernière victime l’était aussi. On tient peut-être notre mobile. » « Bon boulot. » « C’est encore une simple ébauche, » répéta Oxy. Elle ne voulait pas trop s’avancer non plus. « Mais dès que j’ai du nouveau, je t’appelle. » « Ca marche, Prescott. » La blondinette se tourna vers Avery alors que le flic quittait l’appartement. Il n’avait rien dit depuis un nombre bien trop élevé de secondes et c’était suspect, pour un journaliste bavard de sa trempe. « Tout va bien ? » ne put-elle s’empêcher de demander. Ok, il était chiant, trop curieux et surtout légèrement imbu de sa personne. Mais il était sous sa responsabilité pendant les prochains jours et elle avait bien l’intention de remplir son rôle, qu'il le veuille ou non...
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MessageSujet: Re: 05. FBI, behind the scenes   Sam 8 Déc - 17:16

Le bras tendu vers ce fameux cadre de travers, il n’eut pas le temps de faire quoique ce soit que son nom retentit dans tout l’appartement. Prit de panique, il mit les mains en l’air d’un air apeuré. Il venait de réveiller la bête, et vu le ton qu’elle avait prit, si il avait la chance de s’en sortir vivant, il pourrait remercier le ciel. Il tenta quand même de prouver son innocence et déclara ne pas l’avoir toucher, il alla même jusqu’à le jurer. Elle s’approcha de lui d’un air furieux. Il avait toujours les mains en l’air, et une pauvre tête de chien battu. Elle le sermonna, lui disant que si ses empruntes apparaissait sur le cadre, l’homme responsable de ce carnage ne pourrait pas être inculpé, et que si tout cela arrivait, ça serait de sa faute. Il baissa doucement ses bras, qu’il laissa retombé le long de son corps parfait. Son visage se ferma, et devint plus sombre. Bien sûr que non il ne voulait pas que ce fou reste dans la nature, c’était un réflexe qu’il n’avait pu réprimer. Il était un peu maniaque parfois, et il n’avait même pas fait attention à ce qu’il faisait, alors plongé dans ses pensées. Son regard dirigeait vers ses chaussures, il secoua juste la tête à la question de l’agent du FBI. Il savait que si il ouvrait la bouche, il aurait tort – enfin aux yeux de la blonde bien entendu.

La jeune femme sembla s’être calmer. Elle lui montra alors la victime qui se trouvait sur l’un des cadres. Le regard du photographe se posa sur la photographie. C’était ce à quoi il réfléchissait quelques instants avant de se faire incendier par la profiler. Jusque-là, il ne savait pas à quoi elle ressemblait, mais maintenant qu’il pouvait voyait le visage enjoué de cette femme, ça n’arrangeait rien. Elle était si jeune, si jolie – c’était le côté séducteur du jeune homme qui ressortait là – rien qu’à son visage on voyait qu’elle était promise à un avenir brillant. Ce qu’il pensait, la jeune femme le confirma, elle était étudiante en médecine. Elle mit un nom également sur ce visage : Annabel Spencer. Il resta muet devant cette photographie. Elle posait auprès d’un adolescent qui devait être son frère au vu des ressemblances et de son jeune âge. Le pauvre, il allait être dévaster en apprenant la nouvelle, au vu du cliché, ils avaient l’air de très bien s’entendre. Comment allait-il réagir à la nouvelle ? C’était une question idiote, il était très bien placé pour le savoir. Il détourna son regard vers la Miss Prescott. Elle plongea son regard dans celui du journaliste, et Jordan n’osa pas détourner les yeux. Elle évoqua alors les collègues d’Annabel, ses amis, sa famille, les photos de son téléphone, sa carrière, l’avenir qu’elle aurait pu avoir. Tout cela lui rappelait que trop bien la mort de sa mère, il regrettait presque d’avoir voulu faire cet article. Il avait envie de tourner les talons, de s’en aller, mais sa fierté l’en empêcher, et il voulait plus que tout que la police mette enfin ce fou furieux derrière les barreaux, pour que les proches d’Annabel puissent faire le deuil en paix, chose que lui n’avait pu faire. Elle lui demanda si il ne pensait pas qu’elle méritait une justice. Ses yeux plongeaient dans ceux de la blonde, il avait très bien compris pourquoi elle avait fait cela. Pour lui faire comprendre, voilà tout. « Bien sûr, je suis très bien placé pour le savoir… » sa voix était grave, nouée. Il se rendit vite compte qu’il aurait mieux fait de se taire et d’acquiescer sagement. Il avait baissé sa garde, et il ne voulait pas qu’elle découvre qu’il avait une faille, de peur qu’elle ne s’en serve contre lui. Personne n’était au courant de ce qui était arrivé à sa mère, peut-être Ruby, mais il n’était même plus sûr de lui avoir dit. Cette affaire non résolue lui pesait depuis toujours sur la conscience. Il prit son courage à deux mains, et même si il risquait de mourir d’une façon horrible suite à l’attaque d’une blonde en furie, il devait plaider son innocence. « Ecoutez, j’ai fait une erreur, je suis désolé. Je sais très bien que je ne devais toucher à rien, et je ne sais pas pourquoi j’ai voulu faire ça. Je pense savoir plus que bien les conséquences que tout cela peut engendrer, et pour une fois, ça n’a rien à voir avec une série policière. J’ai peut-être l’air d’un abrutit à vos yeux, ce n’est pas pour autant que j’en suis un. ». Il baissa les yeux. Maintenant qu’il avait dit ce qu’il pensait, ça allait peut-être aller mieux. « Je me tiendrais à carreaux. » lâcha-t-il. De belles paroles, mais pour lui c’était impossible de tenir en place, et dès qu’ils auraient sérieusement repris le cours de l’enquête, il allait recommencer. Chassez le naturel, il revient au galop ! Il ne toucherait plus à rien, il le savait, il n’allait pas refaire deux fois la même erreur, mais Jordan restait fidèle à lui même.

Il enfonça ses mains au fond de ses poches, et observa le sosie de l’agent spécial Jarreau. Elle était concentrée sur le cadre que le journaliste avait tenté de remettre en place. Il essayait de comprendre ce qu’elle faisait, et surtout pourquoi elle y prêtait autant d’important. Il jeta un coup d’œil autour de lui. Un homme au fond du couloir l’observait d’un air narquois. Il lui lança un regard noir, et lui fit un signe de tête pour l’intimider. Ca fonctionna, et l’homme retourna à ses affaires. Le rebelle Avery faisait toujours peur, comme à l’époque du lycée. Fier de lui, un léger sourire en coin se dessina sur son visage. Un autre agent arriva à leur hauteur, et demanda à la demoiselle ses conclusions. Elle répondit à l’agent, et Jordan ressortit son calepin. Il tenta de suivre tant bien que mal ce qu’elle disait. Les quelques notes qu’il avait prit plus tôt l’aidèrent à comprendre – notamment lorsqu’elle évoqua le MO, qu’il relia a Modus Operandi d’un coup de stylo. Elle montra le cadre à son collègue. Sa phrase attira son attention. Elle avait dit « On vient de trouver ça ». Elle le comptait dans cette découverte ? Elle continua, parla du profil du tueur. Il apprit alors que le mobile devait venir du père des victimes. L’homme la félicita, puis s’en alla.

La jeune femme se retourna vers le journaliste si tout allait bien. « On ? » demanda-t-il avec un sourire malicieux. Pour lui c’était un peu comme si il était son bras droit, il avait découvert une preuve, il était plus que fier de lui – encore plus que d’habitude. Il ne prit pas la peine de répondre à sa question, il savait qu’elle aurait compris rien qu’à son intervention. « Je devrais peut-être me reconvertir comme profiler » dit-il pour lui « Je pourrais être Derek Morgan, sexy et efficace. Oui, c’est tout à fait moi. ». Il regarda la jeune femme d’un air innocent, et avant d’avoir de nouveau le droit à un regard meurtrier, il reprit la parole. « Si j’ai bien compris, vous pensez que le tueur à eu des problèmes avec son père, si il en a eu un ? ». Il avait tout de même besoin d’info pour son article, il fallait bien qu’il pose quelques questions !


Dernière édition par Jordan B. Avery le Dim 6 Jan - 11:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 05. FBI, behind the scenes   Lun 10 Déc - 13:55

Oxanna avait toujours eu la réputation d’un caractère bien trempé. D’une femme qui savait comment se défendre et qu’il valait mieux ne pas trop chercher sous peine de le regretter amèrement. D’un agent professionnel doué et sans aucune faiblesse apparente, capable de supporter une violente scène de crime sans même montrer un poil d’émotion. D’une collègue que l’on aimait ou détestait sans entre-deux, surtout à cause de sa franchise absolue et dénuée de toute notion communément appelée « tact ». Ses proches la verraient sans aucun doute différemment car ils la connaissaient sous un autre jour. En effet, Oxanna ne montrait presque jamais son côté émotionnel quand elle travaillait. Il était vital pour sa carrière et surtout pour sa propre santé mentale, qu’elle compartimente son cerveau. Les sentiments devaient être fermés à double-tour dans une boîte et laissés à la maison. Dans le cas contraire, et sur chaque nouvelle enquête, la blondinette serait susceptible de défaillir complètement. De son point de vue, ne garder que le côté le plus dur de sa personnalité l’aidait à surmonter l’horreur dont elle était quotidiennement témoin. Elle pensait que les choses se calmeraient après son retour à Lima, que la violence se ferait moins présente, le taux de criminalité n’étant sensiblement pas le même que dans la Cité des Anges. Et pourtant, à peine venait-elle d’emménager, que la jeune femme se retrouvait déjà avec un tueur en série potentiel sur les bras, et pas des moindres. Il était intelligent, ça ne faisait aucun doute, et lui donnerait beaucoup de fil à retordre avant de tomber dans les filets du FBI ou de la police. Combien de cadavres sèmerait-il encore sur son chemin ?

Mais Oxanna n’y songeait pas, du moins pas pour le moment. Cette pensée la surprendrait ce soir, quand elle se retrouverait sous sa couette et ressasserait les éléments, encore et encore, espérant que le sommeil lui apporterait une réponse. Pour le moment, elle était bien trop occupée à disputer le journaliste, nouvelle preuve que sur le terrain, elle ne montrait aucune compréhension. Même lorsqu’elle choisit de décrire la jeune femme à Jordan, la blondinette restait un peu en retrait, refusant à son propre esprit d’assimiler les mots qui sortaient pourtant de sa bouche. Pour le moment, elle ne voulait pas se mettre à penser aux grandes choses qu’Annabel aurait pu accomplir. Ni à toutes les existences que son talent pour la chirurgie aurait pu sauver. Elle était morte et constituait une victime, ni plus ni moins. Oxanna s’en sortait pourtant très bien dans cette démarche car elle en avait l’habitude. Mais les mots que Jordan prononça ensuite la frappèrent en pleine figure, et il lui fut dès lors impossible de les oublier. Que voulait-il dire par là ? Comment était-il capable de comprendre sincèrement ? Avait-il perdu un proche dans les mêmes circonstances ? A cet instant précis, Oxanna s’en voulut de ne pas s’être penchée plus avant sur son dossier, de ne pas avoir vérifié son histoire avant qu’ils ne se rencontrent. Bon, elle ne s’était pas retrouvée avec beaucoup de temps pour ça – son patron avait bien fait exprès de la prévenir au dernier moment afin de la mettre au pied du mur – mais quand même. Un coup de fil à un collègue depuis la voiture n’aurait rien coûté. Tant pis, elle allait devoir attendre ce soir ou bien l’apprendre par ses propres moyens…

Chamboulée par la déclaration de son interlocuteur, Oxanna se trouva un instant bouche bée. Au final, Jordan ajouta des excuses et fit une tentative pour lui montrer qu’il n’était pas aussi stupide qu’elle semblait le penser. Bon, d’accord. Elle devait bien admettre l’avoir jugé un peu trop rapidement. Parfois, voir une scène de crime pour la toute première fois pouvait faire naitre un comportement étrange chez certaines personnes. Désormais, elle mettait ses remarques terriblement lourdes sur le compte d’un certain stress qu’il essayait de dissimuler autant que possible. Et pas sur la possibilité qu’il soit vraiment un abruti fini. D’ailleurs, il venait de prouver le contraire et cela la toucha réellement. Comme quoi, son humanité n’était jamais partie bien loin, même quand elle se trouvait au boulot. « Excuses acceptées, » fit-elle en esquissant un sourire à l’attention de Jordan. « Et détrompez-vous. Je pense simplement que vous cachez bien votre jeu. Je supposerais même que ce genre d’attitude sert surtout à vous apporter une certaine protection quant aux regards extérieurs… Mais après tout, je ne suis pas une spécialiste du comportement humain, » déclara-t-elle faussement avant de lui adresser un clin d’œil presque complice.

Ce fut ce moment-là que choisit Franck O’Donnell pour rejoindre Oxanna et Jordan dans le couloir. Après avoir échangé quelques mots avec lui, la blondinette le laissa quitter l’appartement et se tourna vers le journaliste – qui semblait légèrement perturbé. Ou bien réfléchissait-il déjà aux hypothèses que l’Agent venait de transmettre à son collègue flic ? Avec un air à mi-chemin entre l’amusement et la fierté personnelle, il souligna le « on » utilisé dans la phrase d’Oxy pour justifier sa trouvaille, et qui l’incluait implicitement. Pour toute réponse, elle esquissa un rictus similaire à son attention. Si Jordan n’avait pas « essayé » de toucher ce cadre pour le remettre en place, elle ne l’aurait probablement pas vu tout de suite. Bien sûr, les lieux seraient encore scellés pour deux ou trois jours, et Oxanna avait déjà prévu d’y retourner, cette fois entièrement seule, afin de s’en imprégner et d’établir d’autres éléments pour le profil du tueur. Elle serait forcément tombée sur cette photo… mais bien plus tard. Jordan l’avait clairement aidée, et l’Agent n’était pas du genre à s’approprier les découvertes ou les résultats des autres. Elle jouait fair-play, l’avait toujours fait et ne changerait pour rien au monde. Le but du FBI et de la police était de protéger les innocents. Il ne s’agissait pas d’un concours pour savoir lequel était le plus observateur.

Jordan évoqua un certain Derek Morgan que la blondinette ne connaissait absolument pas. Il devait sûrement faire partie des personnages d’une série policière quelconque, mettant en scène des gens comme elle, et faisant croire au public qu’il s’agissait ni plus ni moins de la réalité. Oxy oublia cette remarque – pas sans avoir levé les yeux au ciel néanmoins – et rebondit sur la question de Jordan relative à l’assassin. « Oui, mais il y a énormément de possibilités. Il ne faut pas oublier qu’il élimine les filles. S’il en voulait à son propre géniteur, il aurait projeté cette haine sur les autres pères de famille et s’en prendrait à eux plutôt qu’à leurs enfants. A moins qu’il ne tue par pure jalousie, parce que contrairement à lui, ces jeunes femmes ont eu la chance de grandir avec un père présent et aimant. Ou bien, il est lui-même un père délaissé par sa fille, même si cette piste me parait moins probable. Quoi qu’il en soit, je vois aussi un certain rapport avec le sexe. Les deux fois il s’en est pris à des femmes, je ne pense pas qu’il s’agisse d’un hasard, d’autant que la première est revenue avec des résultats d’abus sexuel dont je vous passerais les détails. La seconde, à en juger par les chaines et le chandelier ensanglanté, a du subir les mêmes sévices. » Oxanna stoppa là son monologue et posa ses mains sur ses hanches en poussant un soupir. « Il y a encore beaucoup de travail à accomplir pour éclaircir tout ça. Rien n’est certain pour le moment. » Elle leva un doigt devant elle, l’air sérieux. « Et je vous le rappelle, pas de détails sur l’enquête dans votre article ! »

Le cadavre était parti à la morgue et les scientifiques s’affairaient sur les indices éventuels. Oxanna ne pouvait pas travailler davantage dans cet appartement. Elle n’était pas un rat de laboratoire et même si son métier lui permettait d’interroger les voisins, ou tout suspect, sa spécialité restait d’établir un profil du tueur, ce qui aiderait à mieux le cerner et donc, à pouvoir anticiper ses prochains mouvements. Cette étape s’avérerait cruciale s’il s’était effectivement montré trop intelligent pour laisser quoi que ce soit pouvant mener les flics jusqu’à lui. Oxy remplirait plus tard le reste de sa tâche. Pour l’heure, Jordan avait sans doute besoin d’une petite pause, même s’il ne le disait pas. Voir un mort ainsi qu’autant de sang dans un même endroit, dans son cas, n’étaient pas des événements de tous les jours. Surtout quand il s’agissait de sa première fois. Oxy se tourna vers le journaliste et lui lança un sourire engageant. « Un café, ça vous tente ? »
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MessageSujet: Re: 05. FBI, behind the scenes   Dim 6 Jan - 14:01

Les yeux scrutant ses chaussures, il priait pour que sa mort ne soit pas trop douloureuse. Mourir dans d’atroce souffrance, il redoutait ça plus que tout. Non, il ne pouvait pas mourir maintenant, il était trop jeune, trop beau, ça aurait été du gâchis tout de même ! Il n’avait même pas fait son testament, à qui il allait léguer sa collection de dvd ? Et son appareil photo ? Remarque, il pourrait peut-être devenir encore plus célèbre ! Jordan Avery, le célèbre photographe martyr, tout cela sonnait bien. Bon, sa rubrique nécrologique risquait de faire tâche : tué des mains d’une blonde en furie sur les lieux d’un meurtre. En fait c’était un peu pathétique d’être tué par une demoiselle. Il fronça légèrement les sourcils d’un air craintif et releva les yeux vers la jeune femme. Contrairement au film qu’il se faisait depuis quelques minutes, elle n’avait pas l’air de vouloir le tuer, mais c’était peut-être une façade. Il recula discrètement d’un petit pas en arrière – par précaution – et releva cette fois-ci complètement la tête. Elle finit par lâcher que ses excuses étaient acceptées. Il souffla de soulagement sans s’en rendre compte. Il fit mine de regarder ailleurs pour faire croire que ce n’était pas lui. Mais bon, il avait quand même cru qu’il allait mourir ! Elle aurait pu le planter à la place du cadre, ou l’étranglait sauvagement, il ne savait pas de quoi elle était capable ! Elle esquissa même un sourire. Jordan tourna légèrement la tête afin de voir si l’un des collègues de la profiler se trouvait derrière lui. Personne. C’était à lui qu’elle souriait ? C’était peut-être qu’un spasme… non ça ressemblait vraiment à un sourire, Jordan n’en croyait pas ses yeux, jusque-là, il ne l’avait pas sourire, pas à lui. C’était une jolie femme, mais qui ne souriait pas souvent, c’était presque un miracle. Bon, il ne la connaissait pas depuis très longtemps, certes, mais ça n’empêchait rien ! Elle reprit ensuite en voulant faire une analyse du journaliste. Elle pensait qu’il cachait bien son jeu, que ce n’était qu’une protection vis-à-vis des regards extérieurs. Il l’a regarda d’un air dubitatif. Et là, elle lui fit un clin d’œil complice. Alors son explication avait vraiment marché ? On aurait presque pu croire qu’elle l’appréciait un tant soi peu. Le photographe haussa un sourcil, et lui fit un sourire malicieux avant de lui glisser « Ne vous en faites pas, je ne suis pas un tueur en série. » juste avant que l’un de ses collègues n’arrive à leur hauteur.

Elle ne répondit pas lorsque Jordan souligna le « on » qui mentionnait implicitement le journaliste, elle se contenta de lui sourire une nouvelle fois. Il était à la fois fier de lui pour cette contribution dans l’enquête – ce n’était pas rien de trouver un indice dans une affaire de meurtre – et pour avoir réussis à dérider la demoiselle, deux tâches ardues. Se faisant des remarques et s’auto congratulant presque, il repartit à se chercher un alter ego dans l’une de ses séries fétiches. Puis revint à la réalité, et posa une question en rapport avec l’enquête à la profiler Prescott. Il écouta sa réponse avec la plus grande occasion, hochant la tête de temps à autre. Elle termina par lui rappelait qu’il n’était pas autorisé à parler de toute cette affaire dans son article. Il leva les yeux au ciel en acquiesçant. « Mais, vous croyez que c’est possible que ce soit une forme de jalousie fraternelle ? Par exemple qu’il aurait une sœur, et que son père était plus proche d’elle que de lui, c’est possible ? » demanda-t-il ensuite. Après tout, c’était possible, on avait déjà vu des mobiles plus saugrenu que celui-là.

Toute cette histoire de vengeance trottait dans la tête du journaliste. Des gens tout à fait normaux en viennent à faire des choses pareils juste à cause d’une enfance difficile ? Non, ils ne devaient pas être normaux à la base, il faut être déranger pour faire ça, et puis sinon il y aurait des centaines de millions de serials killer ! Rien qu’à Lima c’était un nid à tueur si on allait par là. Même lui il pourrait en être un, une adolescence compliqué, et bam, c’était un tueur en série, poursuivit par tout les profilers du pays, craint par tout les habitants de la ville. Ce fût la jeune femme qui le sortit de ses pensées en lui proposant d’aller boire un café. Jordan acquiesça un large sourire aux lèvres « Avec plaisir ! Mais à une condition, c’est moi qui offre ! » répondit-il d’un air assuré. Il se dirigea vers la porte, ouvrit cette dernière, et fit signe à la jeune profiler de passer « Après vous ! ». Il suivit Mademoiselle Prescott dans le couloir, et referma la porte derrière lui. « Il y a un café très sympa de l’autre côté de la place, ils font un cappuccino à tomber. Ça vous va ? ». Il connaissait absolument tout les endroits où l’on pouvait trouver les meilleurs cafés de Lima. Jordan était un amateur de café, il en buvait tout long de la journée, peut-être même trop, et c’était sûrement la raison de son comportement, – d’ailleurs il en avait bu cinq avant de venir – mais il en avait rien à faire. Mais cet endroit était son préféré, leur café était divin, et dès qu’il pouvait, il passait s’en chercher un. « Ils font aussi de très bon muffins » dit-il d’un air malicieux, comme pour la convaincre. Si elle était comme les policiers dans les séries, elle ne pourrait pas refuser !
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MessageSujet: Re: 05. FBI, behind the scenes   Mar 5 Fév - 12:02

Oxanna sembla un instant réfléchir puis hocha la tête. « Tout est possible, malheureusement, mais oui. Je dirais que votre hypothèse est tout à fait valable et mérite d’être approfondie. » Elle accompagna ses mots d’un sourire presque amusé. Décidément, cet homme ne cesserait de l’étonner. Elle le prenait pour un fan de séries policières agaçant et plutôt égocentrique, mais au final, devait bien avouer que sa personnalité comptait également certaines qualités. Comme, par exemple, son intelligence et sa capacité de réflexion. Alors que la blondinette évoquait diverses possibilités concernant l’alibi du tueur, il avait lui-même trouvé quelque chose d’intéressant et de parfaitement plausible. A nouveau, Oxanna sentit sa sympathie pour le journaliste augmenter d’un cran. D’accord, elle devrait tout de même le surveiller, mais au moins, elle pouvait compter sur lui pour comprendre l’importance de cette enquête. Avec un peu de chance, elle n’aurait aucun besoin de répéter encore et encore que les détails devaient rester confidentiels. La presse serait appelée uniquement sur ordre de leur patron, et au bon moment. S’ils publiaient trop tôt, et que l’assassin tombait dessus, alors ils l’effraieraient, perdant du même coup toutes leurs chances de le coincer. Jordan n’était sûrement pas du genre à vouloir du sang sur les mains, pour s’être montré trop impatient de dévoiler l’enquête à ses lecteurs. Dans le cas contraire, alors Oxanna pouvait immédiatement changer de voie professionnelle, parce qu’elle ne serait plus bonne à rien en tant qu’analyste comportementale…

Décidant de laisser le côté scientifique aux rats de laboratoire, et qu’il était surtout temps de retrouver l’extérieur, la jeune femme proposa un café à son accompagnateur. Une boisson chaude leur ferait sans aucun doute du bien, autant qu’une pause. Ici, l’atmosphère était lourde. Saturée de peur, de sang, de violence et de douleur. Oxy en avait l’habitude, mais Jordan ne tarderait certainement pas à la craindre. Quand on se rendait sur une scène de crime pour la toute première fois de son existence, il fallait être insensible pour pouvoir supporter une telle situation trop longtemps. Ca faisait partie des éléments que l’expérience seule pouvait enseigner. Oxy fut donc soulagée lorsque Jordan accepta sa proposition – bien qu’elle n’en ait pas douté une seconde. Il acquiesça, et elle lui destina un sourire alors qu’il exigeait d’offrir le café. « Ca marche, le prochain sera pour moi. J’aime autant vous prévenir que ce ne sera pas le dernier de la journée. C’est justement une bonne chose à préciser dans votre article : non, l’agent du FBI carburant au café histoire de tenir le coup n’est pas qu’un cliché… » Elle lâcha un rire tout en passant la porte de l’appartement que lui tenait Jordan. Une fois dans le couloir, il évoqua un endroit qu’il connaissait bien, où ils pourraient se rendre. « J’adore les cappuccinos, » répondit aussitôt la blondinette, réellement impatiente de pouvoir tenir un gobelet bien chaud entre ses mains. Quand Jordan prononça le mot muffin, Oxanna plongea son regard dans le sien, une expression taquine étirant ses traits. « Attention Avery, je pourrais finir par vous apprécier, finalement ! » Et oui, Prescott savait aussi faire de l’humour quand on la mettait dans de bonnes dispositions.

Un peu plus tard, ils se retrouvèrent devant le café en question. Alors qu’ils entraient, Oxy se demanda pour quelle obscure raison elle ne connaissait pas cet endroit. L’ambiance semblait des plus détendues et la décoration agréable, plaisante. Aussitôt, une serveuse, qui leur passa devant, esquissa un sourire et les salua. Oxy se retint de siffler d’admiration. « Je vais vous avouer un truc honteux, » s’exclama-t-elle à l’attention de Jordan. « Je suis née à Lima, je pensais connaître cette ville par cœur, et je me rends compte qu’en fait, je n’ai jamais mis les pieds ici. Pourtant, je bois beaucoup, beaucoup de café, croyez-moi sur parole. » Ses épaules s’affaissèrent de dépit. « Comment ça se fait ? Par pitié, dites-moi que ça a ouvert il y a peu, dans les six derniers mois par exemple. » Soit, quand elle se trouvait encore à Los Angeles, ce qui lui donnerait une excellente excuse pour ne pas avoir testé ce café. Elle leva alors les yeux vers Jordan, pleine d’espoir. Oxanna Prescott refusait catégoriquement que Lima, dans l’Ohio, ait encore des secrets pour elle…
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MessageSujet: Re: 05. FBI, behind the scenes   Jeu 21 Fév - 18:52

Jordan arrivait finalement à impressionner la jeune femme. Son hypothèse ayant été approuvée par la spécialiste, il ne pouvait qu’être fier de lui – comme à son habitude. En fait, peut-être qu’il lui était utile, comme ce gars, Castle, et après elle ne pourrait plus se passer de lui pour résoudre une enquête. Oui, en effet, Jordan se voyait bien dans ce rôle, sauf qu’il était bien plus jeune, et bien plus beau. Peut-être qu’à présent, la blonde voyait enfin l’intelligence du journaliste, et qu’elle finirait peut-être aussi par l’apprécier, un peu. Lorsqu’elle lui proposa un café, il s’empressa d’accepter, ça ne pourrait lui que du bien. Cette dernière accepta son deal, et déclara qu’elle paierait le prochain. Et alors que Jordan lui tenait la porte, elle ajouta que ce que serait sûrement pas le dernier, allant jusqu’à confirmer le mythe du profiler drogué au café. Le brun se joignit à elle et rigola à son tour alors qu’il fermait la porte. Il lâcha la poignée pour attraper son carnet « Très bien, je note ! Carbure.. au.. café.. » dit-il tout en notant ces trois mots sur son calepin. Il y a certain mythe qui s’avéraient être vrais, et plus il avançait, plus tout cela se confirmait. Maintenant, il savait comment amadouer l’agent du FBI au cas où il ferait une bêtise. Ca pouvait peut-être lui éviter la mort, qui sait !

Dans le couloir, il lui proposa de se rendre dans un café qui lui était cher. Un café un peu en retrait, mais tellement sympa. L’idée sembla plaire à la blonde, puisque qu’elle souligna qu’elle adorait les cappuccinos. Il venait de marquer un point de plus, peut-être qu’il aurait le droit de s’asseoir à son bureau quand ils s’occuperaient de la paperasse. Il ajouta – en connaissance de cause – que cet endroit faisait de délicieux muffins. Et le mit alors en garde, disant qu’elle pourrait finir par l’apprécier. Jordan rigola de bon cœur. « Ca fait ça à tout le monde, tout le monde finit par aimer l’odieux Avery. » dit-il en lui faisant un clin d’œil. Il savait ce qu’on pensait de lui, et il en jouait. Pourquoi se prendre la tête avec les « on dit » ? Lui il préférait s’en amuser.

Après avoir traversé la place, ils entrèrent dans le café. Le journaliste prit une grande inspiration, et huma la bonne odeur de café chaud mêlée à celle des pâtisseries proposées dans les vitres décorées. Le cadre était génial, Jordan l’adorait. Des allures de vieux salons, dans des tons chaleureux, avec un comptoir à l’ancienne de de petite banquette en cuir vieilli. « Alors ? » demanda-t-il d’un ton victorieux. Jordan fît un petit signe à la serveuse qui les salua, avant de détourner son regard vers la jeune femme qui semblait bouche bée. La demoiselle Prescott l’interpella en lui disant qu’elle devait lui avouer un truc honteux. Jordan croisa les bras et prit son air le plus sérieux en fronçant les sourcils « Je vous écoute ». Elle lui dit alors qu’elle était née à Lima et qu’elle pensait connaître la ville par cœur, et pourtant elle ne connaissait pas cet endroit. Jordan se retint de rire lorsque, d’un air dépité, elle le supplia de lui dire qu’il avait ouvert dans les six derniers mois. « A vrai dire, je ne sais pas exactement. Je pense, car je l’ai trouvé à mon retour. Sinon, ça veut également dire que je ne connais pas aussi bien cette ville que je le pensais. » déclara-t-il. « Au lieu de vous tracassez, si on allait commander ? Parce que je commence à avoir un petit creux quand même. » dit-il en jetant un coup d’œil à son ventre qui commencer à faire des bruits bizarres. Ils s’approchèrent du comptoir et Jordan commanda en premier « Je vais prendre un grand cappuccino et un muffin au chocolat, ainsi que ce que prendra le demoiselle. ». En attendant que la jeune femme passe sa commande, il sortit l’argent nécessaire de son portefeuille, et paya ensuite. Il attrapa leur commande et fit signe à la blonde de le suivre « Par là, j’ai vu une table au calme dans le fond. ». Ils s’installèrent sur une petite banquette en cuire rouge qui bordait le tour de la petite table ronde. Le journaliste donna sa boisson à la profiler, et attrapa la sienne. En grand connaisseur qu’il était, il huma un instant l’odeur de son cappuccino et ensuite… il s’attaqua à manger la mousse à la petite cuillère, tel un enfant. Il adorait faire ça, depuis tout petit. Surtout celle de ce café, parce que c’était une délicieuse chantilly qui surplombé ce délicieux cappuccino. Alors allez l’arrêter ! Mais son occupation de le détourna pas de son but premier : Son article. « Alors, ça fait combien de temps que vous êtes dans le FBI ? » demanda-t-il entre deux cuillères de chantilly. Il était curieux et gourmand, et il ne considérait pas ça comme un défaut, loin de là.
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MessageSujet: Re: 05. FBI, behind the scenes   Dim 7 Avr - 12:16

Ainsi, Oxanna n’était apparemment pas la seule à avoir quitté Lima ces derniers temps. Jordan semblait sur le retour au même titre qu’elle. Avait-il voyagé pour des reportages ou des photos ? Parfois, la blondinette enviait ceux dont le métier leur permettait de se rendre partout dans le monde. Rien ne lui ferait plus plaisir que de découvrir de nouveaux pays, avec des cultures bien différentes de la sienne. Si certains pouvaient être rebutés à l’idée de croquer dans un insecte simplement cuit, histoires de suivre les traditions culinaires de l’endroit où ils se trouvaient, Miss Prescott s’en réjouissait d’avance. Après tout, des milliers de personnes s’en nourrissaient chaque jour, alors pourquoi cela devrait-il avoir un effet néfaste sur elle en particulier ? Oui, elle avait certainement une âme d’aventurière, même si elle s’était choisie une voie professionnelle qui demandait surtout du courage et de la perspicacité. Oxy ne baissait toutefois pas les bras, et se promettait qu’un jour, elle entreprendrait ce long voyage dont elle avait toujours rêvé. Lorsque Jackson serait grand et n’aurait plus besoin d’elle – son cœur se serra à cette pensée – et, surtout, après avoir mis assez d’argent de côté. Avec un peu de chance, peut-être même pourrait-elle partager cette inoubliable expérience avec un homme… son homme.

L’Agent fut ramenée à la réalité par la voix de Jordan, mais également par son propre estomac qui faisait des siennes. Jackson avait mangé comme un ogre ce matin, cependant Oxanna s’était contentée d’une tranche de bacon, d’un mini-pancake et de sa fameuse caféine. La faim commençait, à cette heure tardive de la matinée, à se faire clairement ressentir. Il fallait qu’elle grignote un morceau afin de tenir jusqu’au déjeuner, d’autant qu’elle avait encore beaucoup de boulot. « Pour moi ce serait un latte, ainsi qu’un muffin au chocolat, » commanda la blondinette, jetant un coup d’œil amusé à Jordan qui avait sûrement du deviner son second choix. Comme convenu avec lui, elle le laissa régler ce premier arrêt au café du coin, avant qu’ils ne s’installent sur une banquette au fond de la pièce. Au moins, ils seraient tranquilles pour évoquer le sujet de leur affaire : Oxanna ne voulait pas risquer que des oreilles extérieures épient leur conversation, pour mieux la divulguer aux médias. Son supérieur était le seul à pouvoir choisir ce qu’il voulait faire passer à la télévision ou dans les journaux, et ce qu’il préférait garder secret pour le moment. Il en allait de la sécurité des citoyens. Si le meurtrier se sentait talonné de trop près, il risquait de commettre un nouveau meurtre plus tôt que prévu. La jeune Agent ne voulait pas avoir du sang sur les mains pour ne pas s’être montrée assez prudente.

Avant toute chose, elle calma sa faim en mordant dans son muffin, puis but une première gorgée de son – délicieux ! – latte. Encore un endroit qui pourrait vite devenir l’un de ses nombreux fournisseurs en caféine. « Je ne regrette absolument pas que l’on soit venus ici, c’est une belle découverte pour une accro comme moi, » dit-elle en esquissant un sourire en coin. Elle s’amusa un instant de son interlocuteur qui, tel un enfant, raclait la chantilly à la cuillère. Hors de question qu’elle lui avoue faire la même chose les trois quarts du temps. Elle avait une réputation d’agent du Gouvernement à tenir, après tout ! Au lieu de ça, elle s’attaqua à son muffin avec davantage d’insistance, regrettant désormais de ne pas avoir mieux mangé ce matin. Jordan, désireux de récupérer de la matière pour son article, lui demanda depuis combien de temps elle travaillait pour le FBI. Pour sûr, elle avait un parcours des plus atypiques, puisqu’elle avait été abordée par des « chasseurs de tête » alors qu’elle étudiait encore à Columbus. « Très bien, Avery, » lâcha-t-elle, l’air espiègle. « Mais, je veux qu’on fasse un autre marché : vous avez payé, donc vous me posez toutes les questions que vous voulez – sans franchir de quelconques limites, » ajouta-t-elle bien vite en voyant l’expression soudain amusée de Jordan. « La prochaine fois, je règle la note, alors je me réserve le droit de vous interroger comme bon me semble… Ca vous va comme ça ? » Sa question n’en était pas vraiment une, étant donné qu’il n’avait pas le luxe de refuser. Avec l’Agent Prescott, c’était tout ou rien, elle ne faisait pas dans la demi-mesure !
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