Choriste du mois


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 05. Hmmm... it smells like flower !

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So let's set the world on fire
Age : 18 ans
Occupation : Modératrice à mes heures perdues
Humeur : Curieuse
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MessageSujet: 05. Hmmm... it smells like flower !    Dim 4 Nov - 22:51

Une semi-obscurité régnait dans les vestiaires, de même qu’une puissante odeur masculine, mélange de transpiration, de déodorant et de musc. La lumière qui filtrait à travers les stores créait des raies de lumière sur le sol et les casiers métalliques qui s’alignaient au centre de la pièce. Un amas de vêtements trainait sur les bancs en bois, preuve que les garçons n’étaient pas des as du rangement. La double porte à battant s’entrouvrit, laissant apparaitre une mince silhouette qui se faufila prestement et referma la porte en silence. Quelques minutes s’écoulèrent avant que la silhouette ne se déplace à nouveau, un pas après l’autre, en jetant des regards furtifs autour d’elle comme pour s’assurer qu’elle était bien seule. Mais elle n’avait pas à s’en faire, les vestiaires étaient bien vides, tous les footballeurs sur le terrain en train de courir stupidement après un ballon. Certaine d’être seule, Sunny se redressa et s’avança franchement au centre de la pièce, enjambant des paires de baskets, des t-shirts et des serviettes humides, ainsi que –oh Seigneur- une coquille de protection qu’elle repoussa du bout de sa botte avec une moue de profond dégout. L’odeur âcre du vestiaire lui piquait le nez, et c’est avec empressement qu’elle chercha le casier qui l’intéressait, impatiente de pouvoir quitter ces lieux qui empestaient et qui ne lui inspiraient pas confiance. Dès qu’elle aurait trouvé ce qu’elle était venue chercher, elle ferait demi-tour, et elle se promit de ne plus jamais mettre un pied dans cet endroit malodorant. A l’instant où cette pensée lui effleurait l’esprit, elle sut aussitôt qu’elle ne tiendrait jamais cette promesse. Ce n’était pas la première fois qu’elle se faufilait dans les vestiaires des garçons, et à chaque fois, elle se jurait de ne plus recommencer, et pourtant, elle finissait toujours par s’y retrouver une nouvelle fois, toujours pour les mêmes raisons. Aujourd’hui, elle devait trouver la preuve qu’un des sportifs de McKinley faisait de l’infidélité à sa chère et tendre. Arrivée devant le casier du joueur en question, elle sortit un bout de papier chiffonné de sa poche, sur lequel était noté le numéro du cadenas, et d’une main agile, elle fit rouler la molette jusqu’à entendre un petit « clic » signifiant que le cadenas était ouvert. Avec un sourire en coin, elle ouvrit en grand la porte en métal. Sans plus attendre, elle enfila un gant en plastique –hors de question de poser un doigt sur un caleçon non lavé- et entreprit de chercher ce pourquoi elle s’était introduite dans les vestiaires alors que cela était formellement interdit.

Le bruit régulier d’une goutte d’eau qui tombe ne la troubla pas outre mesure, alors qu’à travers les lucarnes qui laissait passer la lumière de l’extérieure, elle pouvait entendre les vociférations du coach des Titans qui hurlait des mots qu’elle ne comprenait pas. De sa main gantée, elle repoussa une paire de chaussettes à la propreté douteuse, fouilla les poches d’un jean de marque, et tomba sur l’objet qu’elle cherchait : un téléphone portable. Le mobile dans la main, elle pencha la tête sur le côté, un air mutin sur le visage, et s’empressa d’ouvrir le clapet. Comme elle s’y attendait, cet imbécile n’avait pas pris la peine de verrouiller son téléphone, et elle ouvrit sans plus attendre le fichier des messages. Rapidement, elle fit défiler la centaine de message, ne sélectionnant que ceux qui provenaient d’un numéro en particulier, et les envoya sur son propre téléphone en quelques clics. Puis, prise d’une inspiration subite, elle ouvrit le dossier photo, et ne put retenir un sourire incrédule : ce type, en plus d’être infidèle, était un parfait crétin. Avec les photos de sa petite amie officielle, il y avait des photos de celle avec qui il prenait du bon temps en cachette. Des photos très explicites, qu’elle s’empressa d’envoyer sur son téléphone, presque déçue de voir à quel point il était facile de faire éclater la vérité au grand jour. Le soir-même, elle allait pouvoir s’occuper du malheureux sportif qui n’avait pas su retenir ses pulsions, et dénoncer ses infidélités chroniques à tout le monde. Pourtant, la cible de Sunny n’était en aucune façon le footballeur, mais plutôt la fille avec laquelle il trompait sa copine, qui avait eu le malheur de s’en prendre à elle en début de semaine, en se moquant cruellement d’elle à cause du fait qu’elle n’avait pas de petit ami. En soi, c’était juste la preuve que ce genre de filles n’avaient rien dans la tête, si pour elles, avoir un garçon à son bras était plus important que tout le reste, mais Sunny, qui avait été la cible de quelques éclats de rire cruels, était restée silencieuse, un petit sourire aux lèvres, et elle n’avait pas relevé. Mais d’ici quelques heures, cette petite peste serait affichée aux yeux de tous comme la scélérate briseuse de couple, et serait la risée de tout le lycée grâce aux photos compromettantes que Sunny détenait en sa possession.
Satisfaite, elle s’apprêtait à remettre le téléphone en place avant de refermer la porte du casier, lorsque quelque chose l’interpella. Le silence. Un silence total, et pas uniquement dans les vestiaires, mais également, à l’extérieur. Fronçant légèrement les sourcils, elle pencha la tête, tendant l’oreille pour écouter, mais aucun son ne lui parvint. Comprenant que l’entrainement s’était terminé, elle s’empressa de reposer le téléphone, referma brusquement la porte en métal et contourna la rangée de casier d’un pas rapide, avant de tomber nez à nez avec un jeune garçon. Sursautant, elle étouffa un cri de surprise et recula d’un pas, les yeux écarquillés. En l’espace d’un instant, elle sut ce qui allait lui arriver : ce garçon allait la dénoncer, ou si ce n’était pas lui, les autres sportifs s’en chargeraient. Cela remonterait jusqu’au proviseur, et elle serait collé pour plusieurs semaines. Mais surtout, tout le monde saurait qu’elle s’était introduite en douce dans le vestiaire des garçons, et on aurait tôt fait de lui attribuer une réputation de voyeuse, voir de grosse gourmande. Les pires scénarios prenaient forme dans son esprit, et elle déglutit, paniquée. Du bruit de l’autre côté de la porte lui apprit que le reste de l’équipe n’allait très certainement pas tarder à arriver, et se raidit. En désespoir de cause, elle chuchota d’un ton pressé : « S’il-te-plait, personne ne doit savoir que je suis là. S’il-te-plait, s’il-te-plait. »
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MessageSujet: Re: 05. Hmmm... it smells like flower !    Lun 5 Nov - 22:34

Gabriel remit son casque en place et prit position sur le terrain. Devant lui se dressaient trois autres joueurs, bien plus grands et mieux bâtis que lui, et le jeune homme sentit une peur irrépressible lui tordre l'estomac. Derrière ses trois coéquipiers se tenait leur coach, l'air mauvais, qui le fixait avec insistance, près à lui bondir dessus à la moindre erreur. Gabriel pouvait percevoir à travers son casque les railleries des autres joueurs qui se faisaient un plaisir de le critiquer. Il n'était pourtant pas dénué de talent – après tout, il avait réussi à faire partie des Titans, et cela n'était pas donné à tout le monde – mais il n'appartenait pas aux stars de l'équipe, ça c'était certain. Il était juste bon, mais cela suffisait à certains joueurs pour le critiquer dès que le coach se rappelait de son existence. Gabriel était au dessus de ça. Il n'avait rien à leur prouver, et aucun mot négatif qu'ils pouvaient prononcer à son égard ne le blessait outre mesure. Il se contentait de les laisser se complaire dans leur jeu puéril d'adolescents stupides. Non, ce qui l'effrayait, en ce moment même, c'était la présence des trois garçons les plus imposants de l'équipe, raides comme des piquets, près à le mettre à terre avec violence dès que le coup de sifflet retentirait et qu'il commencerait sa course. Retourner chez lui avec des bleus n'était pas tellement l'idée qu'il se faisait d'une bonne journée bien terminée, et il n'aimait vraiment pas assez ce sport pour se glorifier de ces marques comme des trophées – comportement qu'il avait déjà pu surprendre dans les vestiaires chez ses coéquipiers après un entrainement particulièrement éprouvant. Gabriel n'avait pourtant pas le choix. Même s'il aurait préféré être tranquillement chez lui à dessiner plutôt qu'au beau milieu du stade dans le froid à quelques secondes de se prendre trois lycéens massifs en plein visage, il éprouvait encore moins l'envie d'essuyer les remarques grinçantes de son père s'il venait à se faire renvoyer de l'équipe. Alors, prenant son courage à deux mains, Gabriel se redressa et, dès que le sifflement retentit, il se jeta de toutes ses forces sur les joueurs, tombant violemment au sol comme prévu. Il lui fallut quelques secondes avant de pouvoir se relever, vacillant, une douleur aiguë dans sa cuisse gauche et une chaleur désagréable sur sa pommette lui rappelant que non, il n'aimait définitivement pas ce sport.

L'entrainement se termina plus vite que prévu, et sans autre coup pour Gabriel, qui fut comme d'habitude le premier à quitter le terrain, laissant derrière lui les autres joueurs occupés à se congratuler comme s'ils venaient de gagner le championnat régional. Le jeune homme dut prendre sur lui pour ne pas lever les yeux au ciel face à cette superficialité qu'il avait bien du mal à comprendre. Cela l'arrangeait, à dire vrai. Il préférait nettement se doucher tranquillement et partir avant les autres afin d'éviter toute conversation inutile. Retirant son casque, il pénétra dans les vestiaires, appréciant le silence qui y régnait. Silence qui fut de courte durée lorsqu'il perçut très distinctement le bruit de la porte d'un casier que l'on refermait. Il savait qu'aucun joueur n'avait rejoint les vestiaires avant lui, et par conséquent personne n'était censé se trouver ici. Absolument personne. Il reprit sa marche, ses pieds glissant sur le sol le plus silencieusement possible – il avait appris cette habileté lorsqu'il était encore à l'hôpital et que lui et les autres enfants se cachaient des infirmières, et il avait parfait sa technique avec le temps – les yeux à l'affut du moindre mouvement. Le suspens ne dura pas longtemps puisqu'il se retrouva vite nez-à-nez avec une jeune fille qu'il connaissait bien, du moins de vue, puisque comme la plupart des lycéens il ne lui avait jamais adressé la parole. Mais il en savait assez sur Sunny pour être sûr que si elle se trouvait dans le vestiaires des garçons pendant un entrainement des Titans c'était très certainement parce que, d'ici peu, un article sur l'un des joueurs ferait le tour de McKinley. Il y avait peu de chance que la prochaine attaque le concerne – d'abord car personne ne s'intéressait à lui, pour son plus grand plaisir, mais également parce que Sunny agissait comme si c'était la première fois qu'elle le voyait. Gabriel pouvait entendre ses coéquipiers derrière la porte, près à surprendre la journaliste en herbe au beau milieu de leurs vêtements sales.

Le jeune homme suivit son instinct : il hocha légèrement la tête à la suite de la demande désespérée de Sunny puis attrapa son bras avec douceur avant de la pousser par la première porte ouverte qu'il croisa. Le hasard voulut que l'endroit où il venait de se cacher était la remise à ballons, et probablement l'endroit le plus sale et le plus malodorant de tout le lycée. Sans un regard pour la jeune fille, Gabriel claqua la porte juste à temps puisque il pouvait entendre très clairement la voix du capitaine de l'équipe. Retenant sa respiration – à la fois pour ne pas être entendu mais également pour éviter de mourir asphyxié, il se tourna vers Sunny, tentant de lui jeter un regard interrogateur. L'adrénaline qu'il avait ressenti durant quelques secondes faisait encore battre son cœur un peu trop vite et malgré la situation étonnante dans laquelle il se trouvait, il ne put s'empêcher de sourire. Il se reprit cependant, réalisant combien il n'avait aucune idée du pourquoi ni comment il avait pu se retrouver embarqué cette une histoire. En toute honnêteté, une des raisons pour laquelle il avait décidé d'aider la jeune fille – en dehors du fait qu'il n'avait aucune raison de protéger l'un des idiots de son équipe – c'était parce qu'il savait que Sunny faisait partie du cercle restreint des amis de Vivaldine. Autant avoir l'air de quelqu'un de bien à ses yeux et ce même si cela ne servait pas à grand chose dans l'absolu. Prenant une grande inspiration, difficile vue l'odeur qui régnait autour d'eux, Gabriel chuchota : « Je pense qu'une explication s'impose. » Après tout, ils avaient au moins une bonne demi-heure à tuer, le temps que tout le monde quitte les vestiaires.
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MessageSujet: Re: 05. Hmmm... it smells like flower !    Lun 19 Nov - 23:36

Face à un membre de l’équipe des Titans de McKinley, il n’y avait souvent qu’une seule possibilité, à savoir que l’individu en question représentait le type même du sportif sans neurones, à peine capable d’écrire son prénom, et qui n’est bon qu’à courir droit devant lui en renversant un maximum d’adversaires en utilisant sa masse corporelle. Quoi que, certains avaient également développés une aptitude particulière pour le lancer de sluhsy. Mais en règle générale, ils sortaient tous du même moule : grand, costaud, le regard vide et le rire stupide. En se retrouvant nez à nez avec l’un d’entre eux, Sunny ne pouvait qu’imaginer les pires scénarios. Terrifiée et pétrifiée, elle ne pouvait qu’attendre que le reste de l’équipe pointe le bout de son gros nez pour s’apercevoir de la présence d’une fille dans les vestiaires. Dans la mesure où elle s’en était personnellement pris à la moitié d’entre eux à grand coup d’articles moqueurs ou de révélations chocs, elle allait très certainement passé un sale quart d’heure. Dans le meilleur des cas, le coach entrerait en même temps que ses footballeurs, et la trainerait par la peau des fesses jusqu’au bureau de principal. Les Titans n’auraient plus qu’à crier haut et fort que Sunny Palmer trainait dans les vestiaires pour mater les garçons sous sa douche, et il en serait fini d’elle. La journaliste en herbe avait beau s’être taillée une solide réputation et avoir érigé autour d’elle une barrière infranchissable pour quiconque, à moins de vouloir se retrouver la cible d’un article, rien ne pourrait la sauver si on l’attrapait en ces lieux. Elle perdrait tout ce qu’elle avait mis tant de temps et d’efforts à construire. Mais en y réfléchissant, ce n’était pas la pire chose qui pouvait lui arrivait. Si le coach ne passait pas par les vestiaires, elle se retrouverait face à une dizaine d’adolescents nettement plus solides qu’elle, à la morale parfois douteuse et à qui elle s’était amusée à faire des misères. Beaucoup devaient vouloir se venger, et ne rateraient certainement pas une occasion de le faire, peu importe la façon de s’y prendre. L’angoisse lui noua la gorge, à l’idée que dans tous les sportifs présents, il n’y en ait pas un seul avec un semblant de moralité ou de conscience, et uniquement des mâles aux hormones en ébullition et se moquant des conséquences de leurs actes. Elle risquait vraiment gros.

Ses supplications lui semblaient bien faibles, et elle était pratiquement certaine que d’ici quelques secondes, le jeune homme sur qui elle venait de tomber allait rameuter ses camarades à grands renforts de cris, et elle se retrouverait vite cernée, sans possibilité de s’enfuir et de sauver son honneur, et de se sauver tout court. Pourtant, la suite des évènements lui prouva qu’il ne fallait pas mettre tout le monde dans le même sac. L’attrapant par le bras, le footballeur l’entraina à sa suite, avant de la pousser dans un minuscule réduit et de se glisser à sa suite. Puis il ferma la porte, les plongeant dans une semi-obscurité. Le cœur battant à tout rompre, Sunny fit de son mieux pour ne pas trébucher sur les objets qui jonchaient le sol, à savoir des ballons retenus par des filets. En équilibre précaire, la jeune fille s’appuya d’une main contre le mur, jetant un regard perdu autour d’elle, son esprit analysant tout un tas de choses dont elle se serait bien passée : la moisissure tout autour de la grille d’aération, les toiles d’araignées dans les coins, la minuscule lucarne recouverte d’une telle couche de crasse qu’elle laissait à peine passer la lumière du soleil, le sol humide. Mais au final, il valait mieux se retrouver dans la saleté qu’au milieu du vestiaire. Elle ne put néanmoins s’empêcher de se frotter la main sur son blouson avec un petit air de dégout, lorsqu’elle eut retrouvé son équilibre et n’eut plus besoin de se tenir au mur. L’oreille tendue, elle comprit que les membres de l’équipe venaient d’entrer, et elle pinça les lèvres. Au final, si on la trouvait enfermée dans un placard avec un sportif, ce ne pouvait pas être aussi mauvais que tout ce qu’elle avait imaginé depuis le moment où elle s’était faite pincée, quelques minutes plus tôt. La rumeur la plus probable serait qu’elle flirtait avec le jeune homme qui venait de la sauver, et avec un peu de chance, cette rumeur se tasserait aussi vite qu’elle était apparue. Rassurée, Sunny laissa échapper un soupir et se détendit. Elle pouvait enfin se concentrer sur le garçon qui venait, en quelque sorte, de lui offrir une porte de sortie.
Lorsqu’il lui demanda quelques explications, Sunny afficha un air innocent. « Je me suis trompée de vestiaires. » affirma-t-elle avec assurance, l’image même de l’adolescente sincère à qui on pourrait donner le Seigneur sans concessions. A force de le dévisager, elle se souvint soudain qu’elle l’avait déjà croisé à quelques reprises, sans pour autant le connaitre personnellement. Elle avait même cours avec lui, et pour autant qu'elle s’en souvienne, il avait fait équipe avec Vivaldine lors de leur dernier cours de sciences. Malheureusement, elle n’en savait pas davantage le concernant, mis à part le peu que son amie lui avait dit : qu’il était gentil. Effectivement, gentil, il l’était, puisque c’est sans hésiter qu’il lui avait offert une cachette afin qu’elle ne se fasse pas attraper par le reste de l’équipe. Mais à part ça ? Abandonnant son expression angélique, Sunny plissa les yeux, méfiante. Puis un sourire en coin naquit sur ses lèvres, et elle grimaça d’un air moqueur et un peu dédaigneux : « A ton avis, je suis là pour quoi ? » chuchota-t-elle en haussant un sourcil. « Certainement pas pour admirer la peinture du vestiaire des garçons, ni pour… oh-mon-Dieu ! » glapit-elle soudainement en plaquant sa main devant sa bouche et son nez d’un air horrifié. Son regard courut sur les murs, sur le sol, vers la fenêtre –fermée et impossible à ouvrir vu la rouille du cadre- et la bouche d’aération dans laquelle un animal avait sûrement dû trouver refuge pour mourir vu l’odeur qui flottait dans l’air et dont elle venait à peine de s’apercevoir. De l’autre côté de la porte, un bruit d’eau qui coule leur apprit qu’il était l’heure de la douche, mais dans le local, seul l’air nauséabond et vicié les entourait. « Mais qu’est-ce que c’est que cette odeur ?! » siffla Sunny en se bouchant le nez, les yeux écarquillés, et son regard croisa celui de Gabriel, pétillant et amusé… et elle se mordit la lèvre. Le comique de la situation l’atteignait enfin, et elle frémit, les épaules secouées d’un début de fou rire. Elle se retrouvait enfermée dans un minuscule local, avec un garçon, mais au final, il était absolument impossible de flirter dans un tel endroit à moins de ne pas avoir besoin de respirer pour vivre. « C’est quoi, comme parfum d’ambiance ? Animal crevé en voie de décomposition, ou engrais naturel fraîchement recueilli ? » finit-elle par lâcher, les joues crispées à force de se retenir de rire.
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05. Hmmm... it smells like flower !

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