Choriste du mois


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 05. [Delacroix's] Sunday Morning

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MessageSujet: 05. [Delacroix's] Sunday Morning   Lun 19 Nov - 0:26

It's just a restless feeling by my side

Glenn regardait son téléphone fixement, les sourcils froncés en un air concentré. De temps en temps, il effectuait un geste vers l'appareil, comme pour le saisir, avant de se rétracter brusquement, une moue boudeuse et inquiète sur le visage. Il avait appris que Warren avait été blessé lors d'une opération policière, il allait bien apparemment, mais Glenn voulait s'en assurer lui même. Mais est-ce qu'ils se connaissaient assez pour qu'il puisse prendre de ses nouvelles sans avoir l'air bizarre ? Il avait tellement envie de saisir le combiné et de l'appeler. Mais il ne voulait pas avoir l'air d'être obsédé ou quoi que ce soit. Même si, de son humble avis, il avait de quoi être complètement obsédé par Warren. En plus, comment expliquer qu'il avait réussi à avoir son numéro de téléphone et son adresse sans que l'intéressé ne soit au courant ? Glenn devait avouer que parfois, bosser pour Sue Sylvester, à la mairie, avait du bon et … Son adresse ! Il avait complètement oublié qu'il l'avait ! Et voilà, il savait ce qu'il allait faire. Il allait directement aller le voir ! Heureux d'avoir trouvé une solution, Glenn ne perdit pas un seul instant pour se précipiter dehors vers sa voiture. Pas un seul instant il ne lui vint à l'esprit que connaître l'adresse de quelqu'un, alors qu'il n'était pas censé le savoir, était bien plus bizarre et inquiétant que de réussir à avoir un numéro de téléphone (surtout qu'on pouvait trouver ce dernier très facilement dans le bottin).

Une fois dans sa voiture rouge, il prit à peine le temps de boucler sa ceinture avant de démarrer sur les chapeaux de roues, comme à son habitude. A force, plus aucun de ses voisins ne sourcillaient en le voyant arriver ou partir en trombe, ils s'étaient fait à l'idée que Glenn McAllistair était quelqu'un de pressé et, peut être, un peu inconscient. Cependant, il n'avait pas l'intention de changer sa façon de faire, surtout que c'était grâce à ça qu'il avait rencontré Warren. C'était à cause des nombreuses fois où celui-ci lui avait donné une amende qu'ils s'étaient mis à parler et à dépasser le stade de simples connaissances. Et puis, ça lui permettait de voyager en deux fois moins de temps, ce qui n'était pas négligeable. Le blond s'engagea à toute vitesse sur la route, la capote de son coupé baissé, laissant la brise printanière lui ébouriffer les cheveux. Franchement, Glenn avait beau aimer l'hiver, le retour du printemps faisait du bien. Il n'avait plus besoin de s'emmitoufler sous cinq couches de vêtements pour affronter la neige, il faisait si beau et bon que Glenn avait simplement enfilé un skinny jean sombre avec des Converses montantes, un t-shirt bariolé de toutes les couleurs, de fines bretelles et un veston, histoire de profiter du Soleil. Bien sur, étant ce qu'il était, il n'avait pu s'empêcher d'ajouter un fedora, un blazer et une paire de lunettes de soleil à sa tenue mais somme toute, il était habillé de façon très sobre selon ses standards.

Tout en écoutant la musique, Kiwi de Maroon 5, Glenn entra dans la banlieue de Lima, une route qu'il connaissait si bien qu'il pouvait l'effectuer les yeux fermés et une main dans le dos. Il venait dans ce coin au moins deux fois par semaine pour aller à la Pension et dire qu'il n'avait jamais soupçonner qu'un spécimen tel que Warren vivait dans le coin ! Il devrait vraiment faire plus attention à son entourage ! Pour la première fois cependant, il ne tourna pas pour prendre le chemin de terre qui menait à la pension mais continua un peu plus loin jusqu'à la grande maison à un étage qui abritait l'homme qu'il cherchait. Le styliste s'engagea avec dextérité sur le chemin qui menait à la maison puis se gara rapidement. Il sortit du véhicule, retira ses lunettes et se dirigeait vers la porte quand un bruit venant du jardin lui fit tourner la tête. Il s'arrêta brusquement en voyant Warren en train de jardiner. Torse nu. Et okay, c'était mal de fixer les gens, et même le torse des gens, mais là, toute personne normalement constitué aurait eu la même réaction que lui. C'était juste … WAW ! Glenn se doutait bien que Warren cachait un trésors sous son uniforme mais pas à ce point. C'est à cet instant qu'il se dit que ça faisait trop longtemps qu'il faisait le moine et qu'il devrait peut-être aller faire un tour à Scandal histoire de rompre le vœu de chasteté qu'il n'avait PAS prononcé. En attendant, Warren avait relever la tête et le regardait avec méfiance (?). Glenn prit une profonde inspiration puis, avec son aplomb habituel, il agita la main pour le saluer en se rapprochant.

-Salut Warren ! Je passais dans le coin et …

Il cessa brusquement de parler en voyant la cicatrice encore bien visible sur la peau de Warren. Une moue soucieuse assombrit immédiatement son visage alors qu'il s'approchait davantage. Malgré ses efforts pour le cacher, son anxiété était clairement audible dans sa voix.

-J'ai appris ce qu'il t'était arrivé quand j'étais au commissariat. Je m'inquiétais alors je suis .. Est-ce que tu vas bien ?

Warren était le seul à pouvoir faire bafouiller Glenn McAllistair, même Sue Sylvester, malgré la peur qu'elle lui inspirait, n'y arrivait qu'avec difficulté mais les émotions que le policier déclenchaient en lui le prenait complètement par surprise. Même avec Isaac, il n'avait jamais ressenti ça.
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MessageSujet: Re: 05. [Delacroix's] Sunday Morning   Lun 19 Nov - 19:41


See that look? Yeah that's the one...

"Allo Warren? Tu pourrais au moins décrocher ton téléphone, ce n'est pas marrant je t'assure, je me fais du soucis pour toi... Rappelle moi s'il te plaît... Je m'inquiète vraiment."

Bip.

"Warren? Je ne me suis pas trompée de numéro au moins? J'espère que tu vas bien, Dylan s'inquiète beaucoup, il veut déjà savoir si son tonton préféré s'en sort bien ou pas. Rappelle moi."

Bip.

"... Alors petit frère il paraît que tu t'es fais tiré dessus? Pourquoi est-ce que ça ne m'étonne pas? Hors de question de clamser, sinon tu n'auras pas ton cadeau d'anniversaire. Allez rappelle moi quand tu peux."

Bip.

Warren fronça les sourcils en appuyant sur la touche trois de son téléphone, effaçant les derniers messages qu'il venait de recevoir. Entre les inquiétudes d'Amelia, Alba qui voulait rassurer son fils et Peter qui trouvait le moyen de se moquer une nouvelle fois de lui, oui, on pouvait dire que le blond avait une famille assez... spéciale. Mais bon, être dans une famille de cinq enfants, ça voulait dire beaucoup trop de temps passé au téléphone, en particulier quand il se passait quelque chose de grave. Sauf qu'à proprement dit, il ne s'était absolument rien passé... Du point de vue de Warren. Non mais vraiment... Il allait bien. Il pouvait encore bouger ses deux bras, tirer correctement et il respirait, pour lui, c'était déjà beaucoup. Évidemment, on l'avait traîné aux urgences et il avait dû faire face aux remontrances de ses collègues et le regard du médecin qui avait été chargé de le recoudre.

"Vous avez des tendances suicidaires shérif?"
"Non, je faisais juste mon boulot, et ce serait bien si vous pouviez vous concentrez deux secondes pour me recoudre et donc faire le votre. Et je ne suis pas shérif."
Avait répliqué Warren avec un regard noir.

Très franchement, recevoir des leçons de quelqu'un qui n'y connaissait rien était quelque chose de frustrant, comprenez qu'il s'était retenu de mettre son poing dans la figure de ce cher médecin et il s'était tu, attendant patiemment que tout ceci soit fini et qu'il puisse retourner au poste. Autre surprise, il ne retournait pas au poste, non, il devait rester chez lui pendant quelques jours, il avait subit un choc apparemment, il avait besoin de se reposer. Un quoi? Warren avait cligné des yeux plusieurs fois en recevant cette note, se demandant si c'était une plaisanterie ou pas. Ce n'était qu'une seule balle, qui avait été retirée, les débris y compris... Alors pourquoi diable devait-il prendre des jours de congés? Et surtout pourquoi tout le monde s'inquiétait? Il allait bien, le pire avait été évité, les criminels étaient derrière les barreaux, tout allait bien dans le meilleur des mondes. Sauf que non, Warren était cloîtré chez lui. C'était vraiment injuste en somme. Cependant le blond n'allait pas s'énerver pour si peu, quelques jours de repos okay, il traînerait chez lui, il était tenps qu'il repeigne le portail et s'occupe de toutes ses factures en retard. Ce qui lui avait pris en tout, une heure et il s'était câlé sur son canapé, s'ennuyant fermement. Il n'était tout simplement pas fait pour rester chez lui, sérieusement, comment faisaient les gens sans aucun emploi? À peine une demie-journée passée à l'intérieur et il songeait sérieusement à sortir son flingue et aller faire fuir le chat des voisins qui venait toujours miauler à la fenêtre de sa cuisine dès que le blond commençait à faire à manger. Oui, il s'ennuyait à ce point là et en plus qui appeler en semaine? Tout le monde bossait et Warren n'était vraiment pas égoïste à ce point.

Le deuxième jour il avait dormi toute la journée, rempli son frigo jusqu'à ce qu'il soit obligé de s'appuyer contre la porte pour le fermer, avait couru quelques kilomètres, était parti à la piscine et il avait fini par s'effondrer dans son lit, plongeant dans un sommeil bien mérité. Le lendemain, samedi, Warren avait passé toute la journée dans la cuisine, à essayer des nouvelles recettes, suivant les notes que sa mère avait fait sur son propre livre de cuisine. Il se souvenait très bien du jour où Amelia et lui avaient enfin mis les pieds dans la chambre de leur parents après l'ouragan. "Tiens regarde, même le livre de maman a tenu la route... Je pense que tu devrais le garder, elle disait toujours que tu faisais une tarte aux pommes à tomber par terre." Ce n'était pas quelque chose que Warren avouait souvent, et puis un homme dans la cuisine... forcément, les gens allaient penser qu'il était gay, les piques de ses propres frères étant toujours les premières. Non pas que Warren se souciait véritablement de ce que les gens disaient dans le fond, c'était juste que, et même si c'était difficile à croire, il était quelqu'un de discret. Bref, une chose en entraînant une autre on était déjà dimanche et Warren émergea de son lit en n'ayant absolument aucune idée de ce qu'il allait faire. Il eut juste assez d'énergie pour se traîner dans la salle de bain et enfila des sous vêtements et un jean mais rien d'autre. Et en passant devant une de ses fenêtres, son regard bleu azur tomba sur le jardin. Voilà. Il avait trouvé de quoi remplir son après midi.

Une demie -heure plus tard, Warren était dans son jardin en train de tondre le gazon, un sourire aux lèvres, ça faisait depuis longtemps qu'il ne s'était pas livré à une activité aussi simple. Il arrêta enfin l'engin et commença à vider le bac quand il entendit une voiture freiner dans le coin. Warren eut juste le temps de relever la tête et il aperçut... Glenn. En même temps, il était plutôt facile à repérer avec sa tenue pas du tout discrète et le léger sourire qu'il avait sur les lèvres et ... qu'est-ce qu'il était en train de regarder? Ah oui, c'est vrai, Warren n'avait pas de t-shirt. Bon, trop tard pour se cacher... "Salut Warren ! Je passais dans le coin et …" Glenn eut une hésitation et cela donna juste à Warren le temps de regarder le jeune homme de haut en bas et de voir qu'il était plus que mignon avec les cheveux ébouriffés et son pantalon mo... Bref, Glenn était en train de regarder sa cicatrice, vraiment il n'était pas très subtile. Et étrangement, quand c'était Glenn qui demandait à Warren s'il allait bien, la question ne l'irritait pas du tout, au contraire.

"Au fait je peux savoir comment tu as trouvé mon adresse?" demanda t-il à Glenn pour le taquiner, se moquant bien de la réponse dans le fond. "Je vais bien crois moi... Ce n'est pas un simple bobo qui peut mettre un gars comme moi à terre, au cas où tu n'auras pas remarqué, je suis plutôt grand!" ajouta Warren avant de se retourner, se baissant pour remettre le bac de la tondeuse en place. Une fois cela fait, il se tourna de nouveau vers Glenn. "Désolé tu t'es déplacé un peu pour rien, j'aurais été mourant tu aurais pu jouer les infirmiers... Mais bon si tu veux venir à l'intérieur prendre un verre... La porte est ouverte." Lança Warren avant de dépasser Glenn et de rentrer chez lui comme si de rien était, laissant la porte d'entrée entre ouverte. Warren allait suivre les conseils de sa très chère soeur Amelia et voir où ça allait le mener.

Et puis un verre, ça n'engageait à rien... Pas vrai?
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MessageSujet: Re: 05. [Delacroix's] Sunday Morning   Ven 23 Nov - 11:43

Il y avait des moments comme ça où on était simplement heureux d'être en vie même si celle-ci était dure et pleine d'embûche. De tels moments étaient en général associés au temps radieux, à une bonne part de tarte chaude avec de la glace à la vanille et un grand verre de Coca bien frais, ou même à la pensée d'un être aimé ou à des moments partagés avec ses amis. Glenn était à cet instant même en train de faire l'expérience d'un tel moment mais pas pour les raisons poétiques évoquées. Non, si Glenn remerciait tout ce qui est sacré pour être en vie aujourd'hui c'était parce qu'il pouvait enfin mater le torse de Warren, sans (trop de) honte et sans sembler bizarre ou pervers. Et franchement, le blond se dit que s'il mourrait à l'instant même, il serait heureux. C'était une pure splendeur et le tatouage en forme de corbeau qu'il venait de remarquer ne faisait que l'exacerber. Si seulement il n'y avait pas cette cicatrice qui ne faisait que lui rappeler pourquoi il était là. Heureusement, Warren ne semblait pas plus secoué que ça si on en croyait le sourire qu'il lui offrit. Quand le policier lui demanda, taquin, où il avait trouvé son adresse, Glenn n'hésita que quelques instants avant de lui dire la vérité. Après tout, il n'avait pas du tout honte de ce qu'il avait fait et en était plutôt fier. Il s'approcha encore avant de lui répondre, un sourire amusé sur les lèvres.

-Et bien, ce n'est pas si compliquer quand on bosse à la mairie, sans compter qu'en tant que styliste personnel de Madame le Maire, j'ai accès à pas mal de trucs.

Il se tut lorsque Warren se baissa pour trifouiller sa tondeuse à gazon apparemment, offrant ainsi, sans le vouloir, un spectacle des plus splendides à Glenn qui ne se gêna par pour regarder. Il reprit le contrôle de lui même lorsqu'il lui parla de son ''égratignure''. Sans blague, une égratignure ? Lorsqu'on attrapait une écharde, ça c'était une égratignure, quand on se piquait le doigt avec une aiguille, ça aussi c'était une égratignure. Mais se prendre une balle c'était à un tout autre niveau dans l'échelle des blessures. Cependant, il n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche que déjà Warren se tournait vers lui, lui dit qu'il était venu pour rien avant de l'inviter à boire un verre. A ces mots, les yeux de Glenn s'illuminèrent alors qu'il se retenait de sautiller. Enfin, il allait pouvoir apprendre à mieux connaître son bel officier ! Ni une, ni deux, il suivit Warren dans la jolie maison, regardant partout autour de lui afin de se remémorer tout plus tard. Tout en pénétrant dans le hall, il ne put s'empêcher de relever ce que le grand blond avait dit.

-Jouer les infirmiers ne m'aurait pas déplu, surtout que j'ai une tenue d'infirmière quelque part, même si celle-ci ne serait pas très approprié dans un hôpital, mais je préfère te savoir en un seul morceau. Et c'est pas comme si je m'y connaissais plus que ça.

Glenn suivit Warren dans la cuisine de laquelle s'échappait de délicieuses odeurs d'ailleurs. Cela lui rappelait lorsqu'il était enfant et que sa mère était soudainement prise d'une envie de cuisiner. Le petit garçon adorait la regarder, surtout quand elle faisait de la pâtisserie. Il n'avait malheureusement jamais pris le coup de main, si ce n'était pour les desserts. Lorsqu'il s'essayait à la cuisine, ça finissait presque toujours par de la fumée, le bruit strident d'une alarme, une extincteur vide voire la présence de beaux pompiers dans sa cuisine. Bref, il ne s'y essayait plus jamais, parce qu'il se trouvait qu'il aimait la vie, et son appartement, et finir immoler dans une cuisine n'était absolument pas la mort qu'il voulait. Il entra dans la pièce derrière Warren et ouvrit de grands yeux lorsqu'il vit ce qui l'entourait. Partout autour de lui, il y avait des plats, sucrés ou salés, comme si une bombe de nourriture faite maison avait explosé dans la cuisine.

-Wahoo, c'est toi qui a fait tout ça ? Tu as tellement de la chance de savoir cuisiner ! Moi, quand j'oublie pas de manger, je ne survis que grâce aux livraisons ! Et quand j'ai un défilé, c'est barre énergétique et Redbull pendant des jours. Tu as appris tout seul ?

Glenn avait décidé de profiter de ce qu'il voyait pour en apprendre plus sur Warren. C'était selon lui la meilleure façon d'y parvenir, et puis ça l'intéressait vraiment ! Il ne savait rien de lui si ce n'était qu'il était né à la Nouvelle-Orléans, qu'il avait été dans l'armée (il ne savait pas laquelle) et qu'il était shérif adjoint. Mais le styliste n'était pas le seul, Warren non plus ne connaissait rien de lui. Ces pensées bien en tête, il se tourna vers le grand blond et lui offrit un sourire avant de prendre ses (un peu) ses aises et de s'installer.

-Alors, est-ce que tu vas me dire comment tu as fais pour devenir le héros de la ville au mépris de ta propre vie ? Et ce verre alors ?

Son sourire et la flamme taquine dans ses yeux montrait bien qu'il ne faisait que plaisanter. Il ne forcerait pas Warren à lui dire quoi que ce soit mais il espérait qu'il aurait lui aussi envie de briser la glace.
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MessageSujet: Re: 05. [Delacroix's] Sunday Morning   Dim 25 Nov - 20:08

Très franchement, ce n'était ainsi que Warren avait prévu de faire de son dimanche et pas de doute, il allait définitivement appeler Amelia ce soir pour tout lui dans les moindres détails. C'était bizarre quand on y pensait, le blond se faisait tirer dessus, il ne ressentait pas le besoin d'alerter sa famille, mais avoir un garçon mignon dans sa maison, il était carrément prêt à se jeter sur le téléphone. Oh mon dieu, se dit Warren, sentant Glenn derrière lui qui apparemment avait décidé de le suivre à l'intérieur, je suis vraiment un pervers. Il eut un léger rire, essayant d'être le plus discret possible mais son rire se transforma rapidement en grimace quand l'autre blond mentionna sa tenue d'infirmière. D'où était originaire Glenn déjà? Parce qu'avec ce genre d'attitude, il aurait très facilement trouvé sa place à la Nouvelle Orléans, et ce sans aucun problème. Peut être même, que s'ils avaient eu le même âge, ils auraient même pu se croiser, partager une cigarette, un baiser... Mais Warren ne préféra pas relever, laissant au soin de Glenn de croire qu'il n'avait pas entendu ou bien qu'il était beaucoup trop cool pour répondre à ce genre de piques.(Car soyons honnêtes à ce stade là, Glenn faisait plus que lui tendre une perche, c'était carrément le pont tout entier qu'il tendait à Warren en espérant que ce dernier n'allait pas traverser... )

Ils entrèrent dans la cuisine et c'est à ce moment précis que que Warren se souvint de son coup de folie de la vieille, il n'aurait probablement pas dû faire autant de nourriture... Quoi que, il suffisait qu'il invite Seth et tout partirait en un rien de temps. Warren pivota sur lui-même en entendant la réaction de Glenn et il ne put s'empêcher de rire en ouvrant le frigo. S'agiter autant lui avait donné soif et il sortir une bouteille d'eau du frigo, buvant directement au goulot, les yeux fixés sur Glenn. Qui avait vraiment l'air de l'élément de trop dans sa cuisine et qui donnait à Warren le sentiment d'être très vieux. Il n'était pas stupide, il voyait bien la façon dont Glenn le regardait, mais très franchement, il n'avait pas encore décidé de ce qu'il allait en faire. Hmmm... Le blond ferait comme à son habitude, il improviserait... Il finit par relâcher la bouteille qu'il posa sur le comptoir tandis que les yeux de Glenn se posaient sur absolument tout et d'une certaine manière, c'était réconfortant. "Ce n'est pas une chance crois moi." finit-il par répondre en poussant un soupir. "Faire la cuisine n'est pas vraiment perçu de la même façon chez moi... Mais crois moi, ma mère aurait était plus qu'outrée d'entendre comment tu manges... Allez vas y assieds toi, de toute façon, j'ai beaucoup trop de nourriture pour moi tout seul alors..." Pendant un bref instant, Warren avait songé s'éclipser dans sa chambre pour aller remettre un t-shirt mais quand il avait entendu les mots barre énergétique et Redbull. Pas étonnant que Glenn soit aussi maigre, non pas que cela ne faisait pas parti de son charme et... Stop thinking about him like that.

Warren se donna une gifle mentale avant de bouger dans sa cuisine. Il sortit un plat de lasagne du four, dénicha une assiette dans un placard et servit une bonne part à Glenn avant de venir poser le tout sur la table. Il lui fit clairement signe de la tête de venir s'asseoir avant d'aller chercher des couverts. "Si tu veux je te les réchauffe dis le moi, mais c'est bon aussi froid... Et pour répondre à toutes tes questions... . On ne t'a jamais dit que la curiosité était un vilain défaut, McAllistair, hmmm?" Warren fit claquer sa langue à la fin de sa phrase avant d'être de nouveau en mouvement, décidément, il ne pouvait vraiment pas rester tranquille plus de cinq secondes, allant cherchant de la limonade fraîche pour Glenn et enfin, il finit par s'asseoir en face en de lui. "Tiens ton verre. Et oui, je suis un mauvais hôte, il faut dire que je n'ai pas vraiment l'habitude de recevoir quelqu'un chez moi. Je suis plutôt du genre à rentrer et à m'effondrer sur mon lit et ne rien faire d'autre..."Warren haussa les épaules avant de s'interrompre, réalisant que c'était exactement le genre d'informations que Glenn voulait connaître. Pourquoi? Warren ne savait même pas, il n'était pas particulièrement intéressant, sa vie en général était un grand foutoir géant et raconter toute son histoire de A à Z lui donnerait franchement mal à la tête. Sans compter qu'il y avait tout de même quelques moments dont Warren n'était pas particulièrement fier, il ne craignait pas vraiment le regard des autres, c'était juste qu'il y avait des parties de son passé qui allaient rester dans l'ombre et voilà tout. "Bref si tu veux connaître mes secrets Glenn, il faut d'abord que tu parles." Warren haussa un sourcil, un léger sourire en coin sur le visage, faire parler les gens étaient plus ou moins son métier...

Et puis il avait la nette impression que sans t-shirt... Il obtiendrait beaucoup de Glenn.
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MessageSujet: Re: 05. [Delacroix's] Sunday Morning   Sam 8 Déc - 17:47

Sans trop savoir comment, Glenn se retrouva devant un plat de lasagne, une fourchette à la main prête à servir. Étonné, le blond cligna des yeux et regarda le couvert dans sa main comme s'il s'agissait d'une bête mystérieuse et extra-terrestre. Puis il regarda le plat en face de lui. Hum … ça avait l'air vraiment, vraiment bon ! Une odeur alléchante s'échappait des lasagnes, une odeur qui lui faisait monter l'eau à la bouche. Cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas manger un plat fait maison qu'il avait l'impression d'être au Paradis. Il fit rapidement la voix pleine de reproches de sa grand-mère qui le réprimandait dans sa tête. La douairière des McAllistair serait en effet horrifiée si elle voyait combien son petit-fils avait minci. Incapable de résister, Glenn détacha un petit morceau et le gouta, ses yeux se fermant alors qu'un gémissement de plaisir lui échappait. Wahoo, c'était vraiment, vraiment délicieux ! Rien à voir avec les surgelés dont il avait l'habitude ! Souriant, il leva le regard sur Warren, toujours torse nu et qui le regardait, l'air amusé. Le sourire de Glenn devint taquin alors que le policier lui apportait le verre tant promis, de la limonade. Hum, contrairement à ce qu'il disait, Warren était un excellent hôte de l'avis de Glenn. Après tout, il lui offrait à manger, à boire et sa compagnie alors qu'il avait débarqué à l'improviste, agissant, comme d'habitude, sur un coup de tête. Et il n'avait pas du tout l'air de lui en vouloir pour avoir fourrer son nez là où il n'avait rien à faire et l'avoir, plus ou moins, espionner. A sa décharge, la plupart des personnes qu'il connaissait aurait agit exactement comme lui pour obtenir ce qu'il voulait. L'entourage de Glenn n'était en effet pas connu pour sa discrétion ou même pour son humilité. En fait, aucun d'eux n'étaient vraiment sain d'esprit mais Glenn n'aurait changer cela pour rien au monde. C'était grâce à ça que sa vie n'était jamais ennuyeuse. Il pouvait très bien rentrer chez lui et trouver Madeleine et/ou Santana vautrée sur son canapé en train de dévaliser son frigo ou bien en train d'essayer des tenues. Tout en pensant à cela, Glenn chassa rapidement de sa tête l'image d'un Warren effondré sur un lit, avalant rapidement une gorgée de limonade pour dissimuler le rosissement de ses joues, facilement visible sur sa peau trop pâle. Il prit la parole pour cacher son trouble.

-Je pense que la curiosité est ma plus grand qualité en fait. Franchement, ça attire des ennuis mais ça empêche aussi de s'ennuyer. Et puis, c'est drôle de chercher à tout savoir, et ça donne du pouvoir.

Ce qui n'était pas faux. Combien de fois l'avait-on traiter de commère ? Trop pour s'en souvenir mais ça ne le dérangeait pas, sachant que la plupart des gens avait peur de lui et de ce qu'il savait sur eux. C'était assez plaisant en fait et il comprenait pourquoi Sue prenait autant de plaisir à effrayer les autres. Bien sur, c'était un peu moins plaisant quand on se retrouvait la victime de ses piques mais le blond avait bien compris qu'elle ''appréciait'' les personnes ayant de la répartie et c'était là un domaine où il excellait, comme avait pu le constater cette pauvre Hallie. Il prit un autre morceau de lasagne, avant de désigner la chaise en face de lui avec un sourire.

-Rassures toi, tu es un très bon hôte, mais tu serais encore meilleur si tu venais manger avec moi. D'abord parce que j'ai été élevé dans l'idée que manger en face de quelqu'un qui ne mange pas était impoli et ensuite parce qu'il n'y a absolument aucun moyen pour que je finisse cette part tout seul !

Même s'il s'était bien décoincé depuis le temps, il y avait certaines valeurs qu'ont lui avait inculqué qu'il respectait encore, c'était devenu un automatisme chez lui en quelque sorte. Ensuite, Warren, un autre sourire sur le visage, le taquina. Ainsi il voulait en savoir plus sur lui ? Glenn n'avait absolument aucun problème avec ça même s'il oublierait consciencieusement certainement choses comme un certain voyage à New-York où il ne s'était pas du tout conduit comme un jeune homme responsable. Et puis c'était pas comme si sa vie était particulièrement passionnante. Il n'arrêtait pas des cambrioleurs, n'enquêtait pas sur des meurtres et ne se prenait pas de balle dans l'épaule. Non, lui ne faisait que réparer des catastrophes vestimentaires, affronter des harpies dotées de serres acérées prêtes à lui arracher les yeux et se battait souvent contre des aiguilles, qui gagnaient pas mal de fois maintenant qu'il y pensait. Enfin, tant pis, si Warren voudrait savoir et bien il saurait !

-Qu'est ce que tu veux savoir sur moi ? C'est pas très passionnant tu sais. Je suis né à Dublin, ma mère est française et mon père irlandais. J'ai un petit frère et une petite sœur, des jumeaux. Ils vivent tous en France. Hum … ah, la seule chose qui sort de l'ordinaire c'est que mes parents et moi avons vécu sur un voilier pendant deux ans. On a fait le tour du monde. Mon père est chirurgien et il faisait de l'humanitaire. C'était vraiment génial. Si tu veux en savoir plus, tu vas devoir me parler de toi aussi ! Il faut être équitable dans la vie. Alors ?

Ses yeux gris interrogateurs dans ceux de Warren, Glenn sourit encore tout rougissant légèrement et en s'empêchant de regarder plus bas que le visage du shérif adjoint. Même si c'était vraiment, beaucoup, difficile.


Dernière édition par Glenn McAllistair le Dim 30 Déc - 21:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 05. [Delacroix's] Sunday Morning   Mar 11 Déc - 18:28

"Tu vas rire si je te dis que je ne t'ai pas vraiment servi? Bref... Puisque tu insistes tant." Warren avait dit cela avec un sourire avant de se lever encore une fois pour aller chercher une fourchette pour lui-même. Il piqua dans l'assiette de Glenn, et ce de la manière la plus impolie du monde, avant de mettre le tout dans sa bouche et de relever les yeux pour regarder l'autre blond tandis qu'il mâchait joyeusement. Franchement, c'était beaucoup mieux que des plats surgelés ou même manger au restaurant. Warren n'était pas du genre à se vanter (même si Amelia prétendait souvent le contraire) mais ses lasagnes... c'était du grand art tout simplement. Bref, il était en train de manger avec Glenn, chez lui. Hey mais... Ça avait tout d'un rendez vous. Oui, Warren était peut être un peu rouillé en la matière, comprenez qu'il n'avait jamais véritablement eu de véritable rendez vous de sa vie, mais il savait tout de même reconnaître les signes. Et le fameux "apprenons à nous connaître en 101 questions" ne faisait-il pas parti d'une des activités d'un premier rendez vous? Tant de questions qui n'auraient probablement jamais de réponses et en plus, le shérif adjoint était certain que Glenn avait l'habitude de faire les choses de manière aussi... peu conventionnelle. Mais évidemment, il était jeune, normal qu'il essaye de voir la vie sous un angle nouveau, Warren lui essayait juste de finir ses jours tranquille, il avait déjà bien vécu. Et d'une manière plutôt chaotique d'ailleurs...Il était certain que son adolescence était singulièrement différente de celle de Glenn, et même d'un point de vu général, ils étaient complètement différents. Franchement, Glenn aurait dû se trouver chez quelqu'un de son propre âge à le regarder lui torse nu et très certainement pas chez Warren. Pour être honnête, Warren ne savait vraiment pas comment les choses allaient se terminer et pour une fois, cela ne lui déplaisait pas de ne pas connaître l'issue finale.

Glenn reprit la parole d'une voix enjouée, le sortant de ses pensées... Il était né à Dublin... première question: mais comment diable avait-il atteri à Lima? En même temps, cela n'étonnait qu'à moitié Warren, rien qu'un coup d'oeil pour savoir qu'il ne venait pas d'ici. Lui aussi venait d'une famille nombreuse et... cela aurait été vraiment étrange s'il savait parler français également pas vrai? Et pendant qu'il parlait, Warren l'observait avec un demi-sourire sur les lèvres, sa fourchette reposant sur son assiette, l'envie d'écouter Glenn prenant le pas sur son envie de manger. Pas de doute, certaines personnes (*cough* Amelia *cough*) aurait dit que c'était un signe. "Excuse moi mais..." commença Warren quand Glenn lui retourna la question, sa curiosité ne semblant jamais s'effacer. " Comment peux-tu dire que ta vie n'est pas passionnante?" Glenn de toute évidence avait bien vécu et il avait beaucoup à partager, c'était Warren qui aurait dû lui poser des questions et pas l'inverse. "Franchement tu m'impressionnes, tu es beaucoup plus intéressant que tu ne laisses paraître et oui, de ma part c'est un compliment. Et tu devrais t'estimer heureux parce que je n'en fais pas beaucoup..." Warren ponctua sa phrase par un clin d'oeil alors qu'il constatait que Glenn avait toujours du rouge sur les joues et qu'il n'était pas vraiment en train de regarder Warren dans les yeux. Hmmm... Qu'il se rince l'oeil maintenant, pensait Warren, tout à fait à son aise. Après tout, c'était Glenn l'intrus dans tout ça, le grand blond était chez lui et Glenn avait même de la chance qu'il ait mis un pantalon. Warren ne pouvait plus compter le nombre de fois où Seth lui avait envoyé des sms pour prévenir de son arrivé et en terminant toujours par "PS: ENFILE DES FRINGUES!!!" ou "Si tu es ENCORE en slip pas de bières pour toi : P). Bref, Warren n'avait absolument aucune gêne, en même temps, il avait dû s'y habituer très tôt car quand on était le petit dernier d'une famille nombreuse eh bien... On passait souvent en dernier pour pas mal de choses et on devait se contenter du reste et on devait apprendre à partager. Combien de fois s'était-il fait éjecté de la salle de bain par un de ses grands frères qui se moquaient de lui au passage parce que de toutes façon, qu'avait-il vraiment besoin de faire dans la salle de bain? Cela n'avait rien de méchant, juste une bonne vieille rivalité fraternelle. Et Warren s'apprêtait à raconter une ou deux anecdotes à Glenn (histoire de bien le traumatiser et de lui rappeler au passage leur différence d'âge) quand quelque part dans sa maison, son téléphone portable retentit.

*Big wheel keep on turning... Oh the proud mary keep on burning... Rolling... Rolling, rolling on the river*

Il poussa un soupir reconnaissant la sonnerie qui était dédiée à sa grande soeur chérie avant de se lever. "Je suis désolé... ça, c'est ma chère grande soeur qui m'appelle, je reviens." Il quitta rapidement la cuisine et se grimpa rapidement les marches, quatre à quatre à vrai dire. Sa chambre était grande ouverte et son portable reposait là, sur son lit. Il roula des yeux avant de décrocher. Oui, aussi stupide que ça pouvait être, ça l'énervait un peu que sa soeur le dérange quand il était avec Glenn.

"J'espère que tu as une bonne raison de m'appeler Amelia, je suis en plein milieu de quelque chose d'important, et il se trouve que c'est Glenn." Il réalisa une seconde trop tard le double sens de sa phrase et se mordit la lèvre inférieure pour ne pas rigoler.

"... Hein quoi? J'appelais juste pour prendre tes nouvelles et... Glenn Glenn... Oh mon dieu c'est génial, bon fais lui ton plus beau sourire et ... retourne y... Vous n'êtes pas tout nus j'espère? Oh mon dieu! Ce serait génial, est-ce que c'est un b..."

"Amelia. Parfois je me demande si on partage le même ADN enfin de compte... Bref, je te rappelle ce soir, okay? Et je vais bien, et dis donc à Alba et à Peter d'arrêter de s'inquiéter."

Il raccrocha avant de lui donner l'occasion de répondre et finit par éteindre son téléphone. Là au moins, il aurait la paix. Il attrapa une chemise propre à manches courtes qui traînait par là et quand il rentrait dans la cuisine, Warren reboutonnait sa chemise. "Désolé, donc je disais ma soeur. Depuis que je me suis fait tiré dessus, elle n'arrête pas de m'appeler, elle et mon autre grande soeur... Et mon grand frère." ajouta Warren en se tournant alors vers Glenn, grattant d'un air absent son tatouage."En fait je viens d'une famille de cinq enfants et c'est moi le petit dernier. Je viens de la Nouvelle Orléans... Ce qui explique plus ou moins mon accent... C'est dur de s'en débarrasser crois moi." confia t-il et pourtant, il faisait des efforts, mais quand il était avec des gens de sa famille, adieux les efforts, et il grommelait on ne savait pas trop quoi de sa voix grave.
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MessageSujet: Re: 05. [Delacroix's] Sunday Morning   Jeu 20 Déc - 0:42

Lorsque Glenn allait en France, il ne manquait jamais une occasion d'aller visiter le Louvre. C'était juste un endroit splendide avec à chaque fois son lot de nouveautés tout en restant familier pour les habitués. Glenn adorait y aller, et emmenait parfois sa famille avec lui. Une des choses qu'il préférait était le David de Michel-Ange. C'était un véritable chef d'œuvre de sculpture qui montrait la perfection masculine dans toute sa splendeur. Et à partir d'aujourd'hui, Glenn pourrait affirmer qu'il avait vu, de ses yeux vu, l'être qui avait inspiré cette œuvre d'art. Sans blague, non seulement il avait du mal à regarder autre chose que le (magnifique) torse de Warren, mais en plus, il avait toutes les peines du monde à s'empêcher de baver comme le dernier des idiots, et par là même, de se ridiculiser devant le beau policier. C'était ce qui arrivait quand on ne prenait pas le temps de sortir pour trouver un coup d'un soir, histoire de relâcher la pression. Il avait été trop occupé pour sortir et sa dernière période de frénésie sexuelle remontait à loin maintenant. Résultat, il avait le plus grand mal à se concentrer et à se contrôler alors qu'il était en présence d'un des plus beaux hommes de la planète. Il sortit de ses pensées quand la voix chaude de Warren se fit de nouveau entendre.

"Excuse moi mais... Comment peux-tu dire que ta vie n'est pas passionnante ? Franchement tu m'impressionnes, tu es beaucoup plus intéressant que tu ne laisses paraître et oui, de ma part c'est un compliment. Et tu devrais t'estimer heureux parce que je n'en fais pas beaucoup..."

Évidemment, le blond ne put retenir la rougeur qui enflamma soudainement son visage comme à chaque fois qu'on lui faisait un compliment. C'était une tare dont il ne s'était jamais débarrassée, un trace du petit garçon timide et discret qu'il avait été, il n'y avait pas si longtemps que ça. Pour cacher sa gêne, encore une fois, il prit une gorgée de limonade et s'apprêtait à dire quelque chose quand Proud Mary retentit dans la maison, visiblement issu d'un téléphone. Un sourire ourla les lèvres de Glenn en l'entendant. L'idée que quelqu'un comme Warren, qui exsudait la virilité par tous les pores de sa peau, avait une telle sonnerie était étrangement comique.

Glenn hocha la tête quand Warren s'excusa pour répondre et profita sans vergogne de la vue qu'il offrait de dos puis attendit que le bruit de ses pas s'estompent avant que son sourire ne devienne malicieux. Ni une, ni deux, il partit à l'assaut de la cuisine, fouinant comme seul un émule de Sue Sylvester pouvait le faire. Avec minutie, il ouvrit tous les placards et les tiroirs, notant au passage à quel point tout était en ordre et bien rangé, malgré toute la nourriture disposée un peu partout. Il était évident que Warren passait beaucoup de temps dans sa cuisine et qu'il y tenait vraiment. A cuisine de Glenn était elle aussi d'une propreté irréprochable mais pour la simple raison qu'il ne l'utilisait presque jamais et qu'il était trop maniaque pour supporter une pièce sale. D'ailleurs, en y repensant, il devait surement aller faire quelques courses avant de rentrer parce que son frigo était archivide, aux antipodes de celui de son hôte, plein à craquer. D'ailleurs, sur ledit frigo, quelques photos étaient accrochés. Trois pour être exacte, et toutes montraient des personnes blondes. Glenn était plongé dans leur contemplation quand il entendit Warren qui revenait. D'un mouvement leste, il revint à sa place, reprit sa fourchette et enfourna une bouchée, donnant l'image de l'innocence incarnée. Warren ne devait pas encore voir les multiples défauts qu'il avait sinon il s'enfuirait surement en hurlant. Il leva le regard sur l'homme, un sourire lumineux sur les lèvres. Son hôte finissait de boutonner la chemise qu'il avait enfilé, à la déception du styliste qui aurait aimé pouvoir encore se rincer l'œil. Mais en même temps, il pourrait surement mieux se concentrer sur ce qui se disait au lieu de baver sur le corps du flic. Et puis, il pouvait toujours voir ses bras (et quels bras mes aïeuls !) et son magnifique tatouage. Warren lui parla ensuite de sa famille, c'était surement leurs photos qui étaient sur la porte du frigo, et lui dit d'où venait son accent. Quand il lui parla de la difficulté de perdre son accent, Glenn ne put qu'acquiescer. Il était dans le même cas que lui.

-Oh, je te crois ! J'étais dans la même situation. Maintenant, on l'entend moins qu'avant mais j'ai aussi un accent, vu que j'ai d'abord appris à parler le gaélique puis le français avant l'anglais. Quand je m'énerve c'est beaucoup plus audible, quand je n'oublie pas complètement de parler en anglais bien sur.

Glenn était plutôt fier de son accent à vrai dire. Il aimait pouvoir se démarquer des autres aussi naturellement et il fallait dire que ça l'avait beaucoup aider dans l'univers où il travaillait. Bizarrement, tout passait mieux lorsque c'était dit en français. Et le blond en profitait allègrement. Il se pencha un peu plus vers Warren et lui sourit encore.

-Je trouve ça super que tu es une famille qui prend de tes nouvelles. Je connais plein de gens qui n'ont pas cette chance. Sinon quoi d'autre ? Tu dois bien avoir d'autres choses à me dire ? Je veux bien t'en dire plus sur moi mais pas sans un prix.

Un petit rire lui échappa alors qu'il reposait sa fourchette, déjà rassasié.

-Mmm, c'était très bon mais je ne peux pas avaler un morceau de plus ! Je n'ai pas l'habitude de manger autant. Enfin, qu'est ce que tu veux savoir sur moi ? Je promet de te répondre honnêtement.

Tout en parlant, il déboutonna les premiers boutons de sa chemise. Il faisait de plus en plus chaud et son verre de limonade, quoique délicieusement frais, ne le rafraichissait pas assez.


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MessageSujet: Re: 05. [Delacroix's] Sunday Morning   Mar 25 Déc - 18:40

Glenn et Warren avaient encore un point en commun semblait-il, cacher son accent avait toujours été difficile pour le grand blond. Plus particulièrement quand il avait été dans l'armée, être quelqu'un du sud n'était jamais été forcément bon, une réputation de fils à maman lui collant toujours à la peau. Warren avait tout fait pour se défaire de cette image, y compris remettre à leur place tous ceux qui voulaient jouer au plus malin avec lui. Oui, Warren avait un passé plus que chaotique et tumultueux et il ne pouvait certainement pas raconter tout ceci à Glenn. Peut être qu'un jour, il lui montrerait son uniforme de militaire, avec toutes ses médailles, cela plairait très certainement à Glenn pas vrai? Warren fronça les sourcils, se giflant mentalement, depuis quand cherchait-il à faire des choses qui pourraient plaire à l'autre blond? Ce devait être toutes ces conversations avec Amelia qui n'arrêtait pas de lui répéter que Glenn avait l'air absolument adorable et qu'il ferait le petit ami parfait. Du coup, Warren se mettait à y croire aussi et se disait que peut être, oui avec une infime et minuscule et ridicule petite chance, lui aussi pourrait être heureux. Peut être que sa vie pouvait finir comme une de ces comédies romantiques débiles où lui et Glenn finiraient au volant d'une décapotable et ils partiraient se marier à Las Vegas sur un fond de soleil couchant. Et le pire dans tout ça, c'est que Glenn serait tout à fait du genre à dire oui, avant de répliquer qu'il avait la tenue parfaite pour cela et qu'ils devaient d'abord passer chez lui. Warren secoua la tête au moment où Glenn parlait de sa famille. Warren eut un léger rire, les choses se passaient bien différemment chez les Delacroix. "Avec eux crois moi, c'est bien plus que prendre des nouvelles, ma grande soeur ne s'en rend pas compte mais parfois elle est légèrement envahissante..."

C'était un euphémisme, Amelia avait tout de même juré de tuer son supérieur le plus direct si jamais son frère mourrait sur le front. Amelia était plus que protectrice envers Warren après tout, il n'y avait qu'un an de différence entre eux et ils partageaient tout, de l'évènement le plus choquant au plus embarrassant et il était certain qu'il lui ferait un résumé détaillé de toute cette après midi. "Oh allez, tu n'as absolument rien mangé." Warren roula des yeux avant de débarrasser l'assiette de Glenn. Au moment où il se tournait de nouveau vers ce dernier, le jeune homme était en train de défaire les premiers boutons de sa chemise. Son regard bleu s'attarda un peu trop sur le peu de peau que Glenn lui montrait à présent et il s'éclaircit la gorge, histoire de ne pas passer pour un pervers complet. "Répondre honnêtement hmmm? Tu es vraiment capable de faire ça? Quoi que j'ai une arme de service, je pourrais te menacer s'il le faut...Non je plaisante bien sûr." Warren eut un léger rire, se disant qu'il devait probablement arrêter de faire des blagues sur son boulot, comme quoi, les jours de congés ne lui réussissaient pas vraiment. Il poussa un soupir avant de s'accouder contre le rebord du comptoir de sa cuisine, ses yeux toujours sur Glenn, il y avait tellement de choses qu'il aurait pu lui demander et pourtant, il ne savait pas par où commencer. Glenn était une énigme vivante et quelque part ça l'énervait.

"Je ne sais pas Glenn... J'ai bien envie de te demander ce que tu fabriques ici chez moi, c'est un peu surréaliste, crois moi, je ne suis pas du genre à recevoir beaucoup de personnes ici. Je ne suis pas en train dire que je suis asocial ou quoi... Loin de là, mais ce n'est juste pas mon style..." Warren haussa les épaules étant probablement plus honnête qu'il ne l'aurait voulu. "Bref, ne réponds à cette question, et puis de toute façon, tu es tellement bavard, je suis certain que si je te suppliais de te taire, tu ne serais pas capable de tenir plus de cinq minutes, pas vrai?" Le blond eut un autre sourire, avant de bouger de nouveau dans la cuisine, oui, il ne pouvait pas rester en place de cinq secondes, il ouvrit son frigo et attrapa la tarte aux pommes qui se trouvait là. Il ferma la porte du frigo avec son pied et posa la tarte sur la table et la poussa vers Glenn, un nouveau sourire sur les lèvres. "Quoi qu'il en soit... tu penses que as encore un peu de place pour le dessert ou tu préfères qu'on aille directement sur le canapé pour regarder un film. Je peux enlever mon t-shirt pour te convaincre et oui c'est ma manière plus que tordue de te dire que j'aimerais beaucoup que tu restes."
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MessageSujet: Re: 05. [Delacroix's] Sunday Morning   Lun 14 Jan - 2:30

Glenn s'empêcha de lever les yeux au ciel et d'éclater de rire en entendant Warren lui dire qu'il n'avait rien manger. Il avait, pendant un bref instant, eu l'impression d'entendre sa mère ou son père, qui avaient tous les deux l'habitude de toujours se plaindre des habitudes alimentaires de leur ainé. Ce n'était pas qu'il avait un problème particulier avec la nourriture, loin de là, mais il avait prit l'habitude du régime alimentaire plus que hasardeux qu'exigeait son métier. Mais ce n'était pas important. Ce qui était important c'était qu'il venait tout juste de remarquer le regard que Warren venait de lui lancer. Un regard qu'il connaissait bien. Ah ! Cette fois, ce n'était pas lui qui avait l'air stupide à regarder fixement le torse splendide de l'homme encore plus splendide en face de lui. Taste your own medicine darling. Il n'avait pas prévu ça mais il n'allait certainement pas s'en plaindre. Il était heureux de savoir qu'il ne laissait pas le shérif adjoint indifférent, que leur attirance était réciproque. D'ailleurs, leur conversation tournait de plus en plus au flirt pur et simple, et très peu dissimulé. Glenn regarda Warren s'appuyer sur le comptoir, étonnement gracieux pour quelqu'un d'aussi grand et baraqué. Cette position était plus que flatteuse pour l'homme et c'est sans honte que le fashionista promena son regard gris sur la silhouette de son hôte. Après tout, s'il avait des yeux, c'était pour voir non ?

Un rire sincère secoua le jeune homme lorsque Warren lui demanda s'il était vraiment capable de répondre honnêtement avant de lui demander pourquoi il était venu. La vraie raison. A cette question, Glenn hausse un sourcil. Il pensait que c'était évident non ? Mais sans lui laisser le temps de répondre, le policier avait reprit la parole. Alors il connaissait déjà sa réputation de commère ? C'était au moins une chose qu'il n'aurait pas à cacher. Même s'il ne se considérait pas vraiment comme une commère. Oui, il était très bavard, une vraie pipelette, et oui il savait pas mal de choses sur pas mal de gens mais il ne déblatérait pas à qui mieux mieux … la plupart du temps.

-Hum … je peux tenir ma langue quand je veux, et ne rien dire du tout. Du tout, du tout. Si je choisis de ne pas coopérer qu'est ce que tu vas faire ? Me menotter et m'interroger ? Il en faudrait beaucoup pour me faire parler, si je décide d'être têtu. Plus que que des suppliques en tout cas.

Apparemment incapable de rester sans bouger pendant plus de quelques minutes, Warren se déplaça ensuite jusqu'au frigo d'où il tira une tarte, qui avait l'air absolument délicieuse. Au point que Glenn se sentait d'attaque pour tenter le coup et la gouter. Ceux qui le connaissaient savait qu'il avait un faible pour les desserts et tout ce qui était sucré, et les tartes ne faisaient pas exception. Surtout que ça faisait longtemps qu'il n'en avait pas mangé.

"Quoi qu'il en soit... tu penses que as encore un peu de place pour le dessert ou tu préfères qu'on aille directement sur le canapé pour regarder un film. Je peux enlever mon t-shirt pour te convaincre et oui c'est ma manière plus que tordue de te dire que j'aimerais beaucoup que tu restes."

Comment pouvait-il résister ? Surtout quand Warren lui faisait un proposition aussi adorable que maladroite accompagné par un magnifique sourire. Et ce n'était pas comme s'il avait envie de partir, loin de là. Le jeune homme préférait de loin rester ici et faire encore mieux connaissance avec l'ex soldat. Il avait tout son temps. Décidant de se mettre à l'aise, et d'être vraiment lui-même en fait, Glenn sourit de toutes ses dents avant de sauter au bas de son tabouret avant de saisir la tarte et des couverts.

-Et pourquoi ne pas faire les deux ? Je ne pense pas qu'il y est de meilleures façon de regarder un film qu'en mangeant une tarte en même temps !

Se disant, il s'en alla dans le salon où il déposa son fardeau tout en en profitant pour enlever complètement son veston, restant en chemise et en bretelles, qu'il déposa sur le dossier du canapé, d'où il glissa, obligeant le jeune homme à se pencher pour le ramasser. S'ils devaient regarder un film, il préférait être vraiment confortable. Il revint ensuite dans la cuisine où il saisit son verre de limonade, en continuant de discuter.

-Si tu veux toujours enlever ton t-shirt, fais toi plaisir, je n'ai vraiment aucune, mais alors aucune objection. Mais sache que … tu n'est pas obligé. J'ai très envie de rester et de passer du temps avec toi. Pourquoi tu penses que je suis venu ?

Se sentant plutôt courageux, Glenn s'était planté devant Warren et le regardait avec douceur. D'un geste délicat, le styliste leva la main et remis une des mèches blondes de son hôte en place avant de laisser glisser sa main le long de sa joue piquante. Puis il se recula, regarda Warren pensivement et lui sourit joyeusement, sa nature exubérante reprenant ses droits. En sautillant presque, faisant dangereusement tanguer son verre, il désigna le salon d'un geste vague.

-On y va ? J'ai hâte de savoir le genre de film que regarde un shérif adjoint. Une sourire taquin. J'espère que tu n'as pas que des films policier genre L'Arme Fatale ou Die Hard

Sauf que sa petite moquerie, très gentille au demeurant, se retourna contre lui parce que dans son enthousiasme, il ne trouva rien de mieux que de faire un grand geste du bras. Et évidemment, il fit cela avec le même bras qui tenait le verre de limonade. Résultat, il recréa, sans le vouloir, un des plus gros clichés de l'histoire des clichés et … se renversa de la limonade sur le haut du torse, trempant sa chemise. Le froid du liquide tira un petit son de surprise de Glenn qui regarda son vêtement, ahuri. Heureusement qu'il n'en avait pas mis par terre … Rougissant furieusement, tant il était embarrassé, il leva le regard sur le grand blond en face de lui et ne put dire qu'une seule chose, tout en tendant la main vers les serviettes en papier qu'il avait eu à disposition lorsqu'il avait mangé les lasagnes.

-Euh … oops ! Désolé.

Baissant la tête, il commença à éponger sa chemise, se maudissant silencieusement. Ce n'était pas maintenant que Warren devait découvrir la maladresse qui le touchait parfois ! Ah, il était beau l'homme plein de mystère et de grâce qu'il avait voulu montrer. Déjà que Warren était complètement hors de sa portée, il ne fallait pas en rajouter.


Dernière édition par Glenn McAllistair le Dim 27 Jan - 13:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 05. [Delacroix's] Sunday Morning   Ven 18 Jan - 16:10

Stop checking him out. Ce fut bien la seule pensée qui traversa l'esprit de Warren tandis que Glenn quittait la cuisine, la tarte à la main. Bon, au moins, il n'avait pas fuit face à la proposition plus que douteuse du shérif adjoint. Quoi que... Le blond estimait qu'il avait fait des efforts, et puis, il n'était pas connu pour son tact et sa délicatesse. Warren était tout sauf délicat dans la vie de tout là jour et question tact, c'était le même niveau que... qu'une petit cuillère et encore, c'était insulter la dite petit cuillère. Donc quand il était question de flirter avec quelqu'un, Warren était bien loin de son domaine de compétences. Mais, se dit-il pendant le court laps de temps où Glenn le laissa tout seul dans la cuisine, étaient-ils vraiment en train de flirter? Peut être qu'il lisait mal les signaux envoyés par Glenn après tout. C'était bien son genre et il serait vraiment malchanceux si la seule personne qui lui plaisait dans tout Lima n'en avait strictement rien à faire de lui. Cependant, même Warren ne pouvait pas avoir la poisse à ce point là...Pas vrai? Warren était donc en train de légèrement paniquer (comprenez beaucoup) lorsque Glenn refit son apparition dans la cuisine. Pourquoi tu penses que je suis venu? Très bonne question et Warren aurait bien voulu connaître la réponse, il détestait ne pas savoir, en plus, il était bon pour lire les gens, il était payé pour le faire en temps normal alors Glenn ne devrait pas être un problème, non?

Il n'eut cependant pas répondre à sa propre question, pas avec l'autre homme aussi près de lui. À quel jeu jouait Glenn? Un jeu dangereux sans aucun doute, à croire que ça amusait le jeune homme de semer la zizanie dans son esprit. Comme ce geste, plus qu'innocent, Glenn replaça une des mèches de Warren derrière l'oreille de ce dernier avant que sa main ne s'attarde sur sa joue. ... Okay. C'était un geste tout à fait normal. Ça dépassa le domaine amical mais il n'y avait rien de bizarre là dedans. Glenn recula, un nouveau sourire aux lèvres et Warren put enfin respirer. Merde, il était trop vieux pour tout ça... Cependant, Glenn réussit à lui arracher un sourire qui se transforma rapidement en éclat de rire en voyant que l'autre blond, qui ne cessait de gesticuler dans sa cuisine, venait de renverser de la limonade sur lui. Et le shérif adjoint ria de plus belle en voyant l'air complètement dépité de Glenn, du rouge aux joues.

Il poussa un soupir, levant les yeux au ciel, avant d'attraper l'éponge encore humide qui traînait dans le lavabo et de venir au secours de Glenn. "Et ça c'est pour avoir critiqué mes goûts cinématographiques." déclara Warren en tentant de faire partir la tâche. Mais c'était une cause perdue, il ne pourra pas rattraper la chemise de Glenn, elle était tout simplement bonne pour faire un tour dans la machine à laver. Il eut un autre soupir, reposant l'éponge. "Plus sérieusement, je pensais que tu étais un peu plus gracieux que ça, apparemment, tu ne fais pas honneur à ta réputation, quelle honte." Il faisait exprès de taquiner Glenn alors que dans le fond, il était ravi de découvrir que le jeune homme pouvait être timide et maladroit à ses heures perdues, et lui qui semblait n'avoir peur d'absolument rien. Comme quoi, ce dimanche ne serait pas une perte de temps complète au final. Hmmm... Non. L'air de Glenn quand il avait constaté l'état de sa chemise ferait évidemment parti d'une blague que Warren raconterait à Amelia quand ils se reverraient grâce à skype, ou même qui sait, un truc qu'il pourrait dire à Seth. Oui, c'était certain, Seth rigolerait. Warren se mordit la lèvre inférieure pour de ne pas rire de nouveau et passer pour un abruti complet. Non, il devait se rendre utile. Il fit donc la seule chose qui lui semblait normal, il enleva sa propre chemise, se retrouvant de nouveau torse nu et la tendit à Glenn. Et non, il n'avait pas des tendances exhibitionnistes... Il détestait juste porter des vêtements... quand il pouvait l'éviter. (Et non, ce n'était pas la définition du mot exhibitionniste.)

"Tiens mets ça, je m'en voudrais beaucoup de te voir rentrer chez toi avec une chemise ruinée... ce serait vraiment un faux pas pour toi, surtout avec ton métier." Glenn ne protesta pas et il obéit aussitôt, se retrouvant lui aussi brièvement sans chemise dans la cuisine de Warren. Ça c'est le début d'un film pour adultes, se dit le blond pendant environ une micro seconde. Mais il secoua, tournant la tête, la dernière chose qu'il voulait c'est que Glenn le voit en train de fixer son torse. Quand il regarda de nouveau le jeune homme, il portait sa chemise à lui, beaucoup trop grande. Et Warren allait sûrement brûler en Enfer pour penser cela mais c'était absolument adorable. Il manqua de le dire à voix haute, au lieu de quoi il s'éclaircit bruyamment la gorge, tentant de retrouver ses esprits. Il prit le vêtement ruinée de Glenn, se concentrant sur quelque chose d'autre. "Donne, je vais te la laver. On se retrouve dans le salon, okay?" Sur ce, Warren tourna les talons et se dirigea dans sa buanderie. Il lit au préalable les instructions sur l'étiquette avant de mettre le t-shirt de Glenn à laver. Le fait que tu saches te servir d'une machine te rend vraiment gay, lui avait dit plus d'une fois d'Amelia, cette dernière l'appelant pour qu'il lui rappelle qu'elle ne pouvait pas laver des sous vêtements rouges avec son haut blanc préféré. Ah oui? C'est gay de lire maintenant? Répliquait toujours Warren avant d'en rajouter une couche pour se moquer de sa grande soeur. Il revint dans le salon avec un sourire aux lèvres, trouvant Glenn assis dans son canapé, portant sa chemise.

This Sunday is perfect.

"Bon alors qu'est-ce que tu veux voir?" demanda Warren se dirigeant vers l'étagère à côté de sa télévision, celle qui contenait tous les films qu'il avait. "Seth m'a offert tous les Star Wars pour mon dernier anniversaire, je n'ai pas encore eu le temps d'inaugurer les DVDs...Ou alors c'est un peu trop cliché pour toi...hmmm?"
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MessageSujet: Re: 05. [Delacroix's] Sunday Morning   Sam 26 Jan - 21:42

La rougeur sur les joues de Glenn s'intensifia lorsque son hôte se mit à rire joyeusement, à ses dépends. En temps normal, il aurait certainement lâché une pique bien sentie mais pas cette fois, tout simplement parce que Warren était encore plus magnifique quand il riait. Son visage, naturellement beau, s'illuminait de la plus jolie façon. Et non, Glenn n'était pas de plus en plus obsédé par le grand blond en face de lui. Oui, Warren faisait surement partie des plus beaux spécimen d'homme de la planète toute entière et lui ne trouvait rien de mieux à faire que se ridiculiser devant lui. Franchement, Glenn avait des fois envie de se taper la tête contre les murs. Heureusement, il tenait trop à ses cheveux pour se faire. Quoiqu'il en soit, rien ne l'empêchait de se flageller mentalement et c'était exactement ce qu'il faisait quand il sentit les mains de Warren sur lui alors que celui-ci essayait tant bien que mal d'éponger le liquide sur sa chemise, sous le regard vaguement horrifié de Glenn qui voyait l'éponge frotter son vêtement avec peu de délicatesse. Sa pauvre, pauvre chemise ! Le blond remerciait les dieux de la mode pour ne pas avoir enfiler de fringues de designer ce matin là, parce que dans ce cas là, rien n'aurait pu l'empêcher de se suicider avec une petit cuiller. Enfin, Warren arrêta sa tentative, dans la mesure où ça ne marchait pas, tout en lui se moquant gentiment de son manque de grâce. A ces mots, Glenn leva le nez en l'air, dans une attitude dédaigneuse démentit par le sourire qui ourla ses lèvres.

-Sachez, cher monsieur, que je suis tout ce qu'il y a de plus gracieux. Ce qui vient d'arriver, n'est pas ma faute.

Glenn retint difficilement le ''Na !'' qui lui brulait les lèvres. Il tait hors de question qu'il ai l'air puéril en face de Warren. Il ne fallait pas rêver, il s'était déjà assez humilié comme ça, merci bien. Il pouvait encore rattraper le coup si il se conduisait normalement. Avant qu'il ne puisse en dire plus, Warren avait retiré sa chemise qu'il lui tendit. Après un bref instant immobile, hypnotisé, encore une fois, par le torse de son hôte, le styliste se ressaisit et attrapa le vêtement tendu. Puis, là dans la cuisine, Glenn se débarrassa de sa chemise souillée et se retrouva torse nu à son tour. Mais comme il était loin de ressembler à Warren, le blond enfila rapidement la chemise en rougissant légèrement. Évidemment, la chemise était beaucoup trop grande pour lui, les manches lui tombaient sur les doigts, les couvrant totalement, alors que les pans lui arrivait à mi-cuisse. Au même instant, le shérif adjoint lui annonça qu'il allait mettre sa chemise à laver ce qui causa un instant de panique dans le cerveau de Glenn, avant qu'il ne décide de lui faire confiance. Et c'était là bien la preuve que ce qu'il ressentait pour lui était vrai parce qu'il n'avait jamais laisser personne, à part sa mère, laver ses vêtements. Bien sur, Warren n'avait aucune idée de la signification de tout ceci pour Glenn mais lu-même en avait bien conscience.

Alors que son hôte disparaissait quelques instants, Glenn se planta devant un miroir et soupira. Il avait l'air d'un gosse de quatorze ans avec cette chemise trop grande, son jean et ses converse, sans parler de ses bretelles qui pendaient à ses côtés. Maintenant, Warren allait avoir encore plus de raisons pour ne rien tenter avec lui ! Pfff ! Soudainement en colère, il se passa plusieurs fois la main dans les cheveux, pour se calmer, avant d'aller dans le salon. Qu'il entreprit de fouiller à son tour. Il inspecta les étagères, avec un intérêt particulier pour sa collection de … cassettes ? Waw, Glenn ne savait même pas que ça existait encore. Bon, okay, lui même possédait une belles collections de vinyles mais c'était pas la même chose. Enfin, c'était peut être parce que dans l'esprit du styliste, les cassettes étaient associées aux hippies, au chanvre et à la mauvaise hygiène de vie alors que les vinyles l'étaient avec le blues, la Nouvelle-Orléans et Duke Ellington. Enfin, quoiqu'il en soit, Warren était apparemment complètement fan de country. Et c'était très bien et même assez prévisible quand on y pensait. Glenn n'y connaissait rien du tout en country, à part les classiques comme Jolene ou autres, mais peut-être que Warren accepterait de lui faire découvrir ?

Encore une fois, il entendit les pas de Warren qui revenait et il se dépêcha de s'assoir sur le canapé, les jambes sagement croisées. Il offrit un sourire au grand blond qui se dirigea vers sa télévision tout en lui demandant ce qu'il voulait voir. Glenn répondit avec un sourire.

-Star Wars ne sera jamais trop cliché pour moi tant qu'il y aura toujours autant de mecs à mater. Ça me va très bien.

Warren mit le dvd avant de venir s'assoir près de lui. Très près de lui? Au point que leurs hanches et leurs cuisses se touchaient. La chaleur et le parfum qu'il dégageait, sans parler de son torse tout près de lui, rendait la concentration difficile et le regard de Glenn était plus souvent sur la personne à ses côté que sur l'écran de la télévision. Au bout d'un moment, se sentant courageux, Glenn se laissa aller et se rapprocha de Warren, laissant sa tête se poser contre son épaule confortablement large. Hum .. c'était parfait. Glenn avait l'impression d'être au Paradis. Et en plus, il sentait merveilleusement bon. Un soupir satisfait s'échappa de ses lèvres alors qu'il reportait son attention sur l'écran.

-Alors comme ça tu es fan de Star Wars ? Qu'est ce que tu aimes d'autre ?

Autant en profiter pour en savoir plus sur le beau policier qui lui servait de coussin. C'était la moindre des choses après tout.
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MessageSujet: Re: 05. [Delacroix's] Sunday Morning   Dim 27 Jan - 17:32

Le blond fit semblant de ne pas avoir entendu la remarque de Glenn tandis qu'il se retournait afin d'allumer le poste de télévision et le lecteur DVD. Okay, comme tout le monde il avait plus ou moins bavé sur Ewan McGregor quand il avait regarda la récente trilogie... Et non, se dit-il en mettant la Guerre des Étoiles dans son lecteur, il n'était absolument pas jaloux. Après tout, Glenn n'était pas à lui et il était libre de faire et de dire ce qu'il voulait pas vrai? Cette pensée en tête, Warren vint s'asseoir à ses côtés dans le canapé. Il réalisa une seconde trop tard à quel point ils étaient proches mais il décida de ne pas s'éloigner. Après tout, il était encore chez lui et c'était son canapé alors... Il était normal que le blond s'asseye là où il en avait l'habitude pas vrai? Mais oui, murmura la voix de sa grande soeur dans sa tête, continue de t'inventer des excuses bidons et prie pour que Glenn soit assez naïf pour ne rien remarquer. Cependant, Warren savait que Glenn était tout sauf quelqu'un de naïf et d'innocent, il pouvait prétendre autant qu'il le voulait, le shérif adjoint n'était pas du tout dupe. Sans compter qu'il avait plus ou moins déjà aperçu Glenn dans une jupe et ce alors que l'autre homme s'était fait embarquer au poste... Donc question innocence, c'était à revoir. Et, se dit Warren tandis que les fameuses lettres jaunes se mettaient à défiler sur le ciel étoilé narrant l'histoire du film et du combat des Jedi contre les Sith et le Seigneur Vader, c'était sûrement la première fois qu'il regardait un film avec quelqu'un qui lui plaisait.

Dans sa jeunesse, il avait d'autres moyens beaucoup moins subtils pour faire comprendre aux autres qu'il était intéressé, avec Jolene, impossible de regarder un film jusqu'au bout car la jeune femme cherchait toujours un moyen de provoquer une dispute avec Warren et les choses se terminaient toujours de façon désastreuse. Avec d'autres amis ou même avec Seth, ça ne comptait pas, non une bande d'accro du cinéma et des geeks invétérés qui regardaient un film... Ça n'avait rien d'original. Avec Glenn, c'était différent. Juste au moment où Warren faisait cette soudaine réalisation, Glenn se laissait aller et posait sa tête sur l'épaule du shérif adjoint, le jeune homme poussa un soupir satisfait et Warren eut un maigre sourire, ses yeux rivés sur le poste de télévision. Il connaissait le film par coeur, cela allait être très difficile de se concentrer avec Glenn aussi proche de lui. Sur son canapé. Dans sa chemise. Les mains de Warren se refermèrent sur ses genoux tandis qu'il retenait l'envie de passer un bras autour de la taille de Glenn et de le caler confortablement contre son torse. En même temps, peut être que Glenn avait envie qu'il agisse de la sorte. Hmm... Ce flirt innocent commençait à devenir un peu trop compliqué pour Warren surtout quand tout ceci avait des allures d'un premier rendez vous. Enfin, plus qu'un premier rendez vous vu que Warren n'avait déjà plus de t-shirt. Enfin ça ne comptait vraiment pas, Glenn devait s'estimer heureux que Warren ait un jean et des sous vêtements déjà...

"Hmmm?" Il émergea à la question de Glenn, il fit de son mieux pour prétendre qu'il était absorbé par le film avant de répondre. "Les Indiana Jones. Ce sont mes films préférés... Mais juste la trilogie originale, le quatrième film était tout simplement horrible, j'ai dû passer mon temps à envoyer du pop corn contre l'écran pendant ce film et pareil pour ma grande soeur." Warren eut un léger éclat de rire en pensant à la tornade blonde qui lui servait de grande soeur, Amelia qui n'avait pas hésité à mettre un coup de pied dans les bijoux de famille de l'agent de sécurité qui était venu escorté les deux Delacroix hors de la salle. "Sinon j'aime les westerns, mais pareil, pas les récents, les films d'action en général... Et aussi la science fiction, je suis un grand fan." Et avoir un ami fan de comics n'arrange rien, se retint d'ajouter Warren, mais au lieu de cela il préféra s'étirer, ses bras commençaient à s'engourdir car il refusait de les bouger. Dans son mouvement, il fit bouger Glenn, le jeune homme apparemment déçu d'avoir perdu sa place. Okay, se dit Warren, il ne pouvait pas juste rester à côté de Glenn et ne rien faire. "On a oublié un truc... Je peux aller dans la cuisine et nous faire du pop corn... Non?" Sauf que la question n'aurait pas sonné fausse si Warren regardait Glenn là où il fallait. C'est-à-dire s'il était en train de regarder l'autre homme dans les yeux et non ses lèvres. Cela aurait été cliché s'il embrassait Glenn là tout de suite pas vrai...? Le film, le coup du pop corn...

Oui définitivement cliché, mais Glenn n'était pas juste venu pour voir comment il allait pas vrai. Le jeune homme avait eu bien des occasions de partir et même, après s'être renversé de la limonade sur lui, il aurait pu rentrer chez lui pour se changer. Il aurait pu trouver Warren ennuyeux et chiant à mourir mais non, il avait continué à lui poser des questions. "Tu sais quoi?" Warren se pencha vers l'autre homme, étant beaucoup trop près pour que cela soit simplement un accident, leur nez s'effleurant. "Oublie le pop corn." murmura t-il avant de poser une main sur la joue de Warren. Qu'est-ce qui pouvait arriver de toute façon? Oh pire Glenn prendrait la fuite en le traitant de tous les noms... mais au moins, Warren serait fixer.
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MessageSujet: Re: 05. [Delacroix's] Sunday Morning   Lun 28 Jan - 23:30

Il n'était pas croyant ou quoi que ce soit (il avait vécu parmi trop de cultures différentes pour pouvoir choisir une croyance par rapport à une autre) mais peut être, peut être que ceci était un avant-gout de l'antichambre du Paradis ? Évidemment ça ne pouvait être complètement le Paradis ou même le hall d'entrée du Jardin d'Eden parce qu'en soit, il ne faisait rien d'extraordinaire. Warren et lui n'était pas en train de s'arracher mutuellement leurs vêtement ou même en train de s'embrasser et Glenn n'était pas en train d'embrasser son torse nu et d'y passer les mains comme il crevait d'envie de le faire depuis que le dieu qui lui servait d'hôte l'avait accueillit dans toute la gloire de son corps presque nu. Mais franchement, être comme ça, tout contre Warren comme s'ils étaient vraiment en couple, c'était vraiment super. En fait c'était plus que ça mais ça aurait pu être encore mieux. Si par exemple, Warren se décidait à passer son bras autour de lui. N'empêche, rien que simplement contre lui, de cette façon, avec sa tête sur son épaule, était merveilleux pour Glenn. Depuis l'explosion de sa relation avec Isaac, il n'avait été dans les bras de personne. En tout cas pas de cette façon là. Bien sur il était loin d'être un moine et avait profiter à fond de son célibat mais tous ces mecs ne signifiaient rien et leurs étreintes aussi. Il n'avait été question que de sexe et de rien d'autre. Alors que là, c'était différent, d'abord parce que Glenn désirait bien plus de Warren. Et il était prêt à se battre pour l'avoir.

En attendant, le blond regardait distraitement l'écran sur lequel le générique de film le plus connu au monde défilait. Cela faisait des années qu'il n'avait pas regardé Star Wars même si comme tous les garçon, il avait eu une période de totale adoration sur tout ce qui touchait à cet univers. Après tout, sans être un fanatique, il adorait l'héroic fantasy et la science-fiction au point de se faire des marathon du Seigneur des Anneaux ou de Doctor Who, et pas seulement pour les divers beaux gosses ou pour les tenues. De ce fait, il avait lui aussi fait la collection des figurines Star Wars et avait supplier ses parents pour avoir un sabre laser qui faisait du bruit, mais pas un tout naze de gentil, non, un rouge avec deux sabres ! Il était confortablement installé quand Warren rompit le silence pour lui répondre. Un gloussement lui échappa alors qu'il imaginait le colosse à ses côtés en train de lancer du pop corn au cinéma, comme un gamin. Puis, un sourire franchement amusé ourla ses lèvres alors qu'il imaginait la tête de l'agent de sécurité chargé mettre dehors un homme qui mesurait presque deux mètres et qui connaissait certainement des tas de manières de tuer quelqu'un avec une petite cuillère. Alors que son hôte parlait, Glenn apprit qu'ils ne partageaient pas les mêmes goûts cinématographiques. Seulement, au lieu d'être démoralisé en découvrant qu'ils avaient encore moins de points communs, le styliste en était heureux, parce qu'il ne partageait pas la même vision des choses. Pour lui, cela ne voulait pas dire qu'ils n'avaient absolument rien à faire ensemble mais plutôt qu'ils avaient beaucoup de choses à apprendre de l'un et de l'autre et qu'au final, ils ne s'ennuieraient pas si jamais il se passait quelque chose entre eux. Il allait ouvrir la bouche pour faire répondre à Warren quand celui-ci s'étira. Son mouvement dérangea Glenn qui redressa la tête, se réinstallant convenablement sur la canapé bien que beaucoup plus près de son hôte que ne l'exigeait la bienséance. Quand bien même, le jeune homme ne put s'empêcher d'être déçu, sans blague, il n'était pas du tout resté assez longtemps et déjà la chaleur que dégageait Warren lui manquait. Il boudait silencieusement en regardant la télévision quand l'autre blond se tourna vers lui pour lui parler du pop corn.

-Comme tu veux, personnellement avec ou sans pop corn, c'est du pareil au même pour moi et …

Glenn oublia ce qu'il voulait dire en sentant le regard insistant de Warren sur son visage. Ou plutôt … sur ses lèvres. Le regard qu'il recevait était dénué de tout artifice et il pouvait clairement voir ce que voulait le shérif adjoint. Et puis, il se rapprochait et se rapprochait et Glenn avait vraiment envie de tuer ses gènes qui le faisait rougir comme un pivoine. Sans blague, rougir n'était pas du tout sexy de son avis. Et Warren … Warren était maintenant nez à nez avec lui, si près que oui, il pouvait sentir son souffle sur ses lèvres, aussi culcul que cela puisse paraître. Il entendit à peine les paroles du grand blond en sentant une de ses grandes mains se poser sur sa joue, la couvrant entièrement. Glenn, le cœur battant, attendit le moment fatidique … et attendit. Apparemment, Warren avait quelques scrupules et hésitait. Un léger froncement de sourcils ombra le visage du styliste avant qu'il ne décide de prendre les choses en main. Il était hors de question qu'il laisse passer une telle occasion. Il se rapprocha donc de Warren, comblant la distance presqu'inexistante qui les séparait, et passa un bras autour de son cou tandis que l'autre trouvait refuge dans ses cheveux (comme il avait rêvé de le faire depuis qu'il s'était fait arrêter par lui, la toute première fois). Il prit la parole doucement, passant au français sans le vouloir.

-Alors shérif, on a peur tout à coup ?

Puis sans attendre de réponse, il attira Warren et l'embrassa sans préambule, ne prenant même pas la peine de paraître timide. Comme dans tout ce qu'il faisait (enfin presque), Glenn embrassait avec confiance et assurance, ne cachant pas rien à Warren. Cela faisait des semaines voire des mois qu'il avait envie de l'embrasser et maintenant qu'il le faisait, rien ne pourrait l'arrêter. Enfin, sauf le manque d'oxygène, évidemment. Mais en attendant, la main qui était autour du cou de Warren glissa doucement sur le torse de celui-ci avant de prendre place dans son dos. En arrière plan, Yoda donnait quelques conseils, tardifs, pour éviter de sombrer du côté obscur de la force.
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MessageSujet: Re: 05. [Delacroix's] Sunday Morning   Mar 29 Jan - 16:20

« Maîtriser la force, il te faudra. »

C'était stupide. C'était stupide de se dire qu'en vingt-huit ans d'existence Warren n'avait jamais pensé à inviter quelqu'un avec la promesse de regarder la Guerre des Étoiles et finir par l'embrasser sur son canapé. Glenn ne le savait peut être pas, mais il était en train de rendre le film dix fois mieux pour le shérif adjoint. C'était certain que le blond aurait un grand sourire sur le visage la prochaine fois que Seth s'inviterait sur son canapé pour qu'ils se fassent une séance cinéma. Et puis Amelia serait contente. Beaucoup trop contente. Elle passerait certainement une dizaine de minutes à crier au téléphone en disant qu'elle était fier de son grand frère car il n'allait pas mourir célibataire entouré d'une quinzaine de chats. Une chose peu probable pour Warren car il détestait les chats. À chaque fois que celui de sa voisine s'introduisait dans son jardin, il faisait en sorte de le faire déguerpir rapidement avant que l'animal ne disparaisse dans de mystérieuses conditions et tout ça parce que le shérif adjoint n'avait pas su garder son sang froid. Sauf que Warren s'égarait, oui, il s'égarait complètement, et la seule chose à laquelle il aurait dû penser, c'était les lèvres de Glenn sur les siennes. Déjà, parler français à Warren était un coup bas, n'importe qui savait que parler en français dans de telles conditions signifiait que la personne était plus qu'intéressée et pas seulement pour regarder un film. Et la façon dont Glenn était en train de l'embrasser ne laissait absolument aucune place à l'imagination et indiquait que l'autre homme était effectivement plus qu'intéressé. Il avait une main perdue dans les cheveux de Warren et l'autre était en train d'appuyer légèrement sur la peau nue du dos de Warren. Les doutes de Warren s'envolèrent aussitôt et il arrêta de penser car Glenn était bien venu ici pour une raison. Et ce n'était pas juste pour prendre de ses nouvelles, ou même converser innocemment ou même regarder un film. Glenn était ici parce qu'il en avait envie et chose plus qu'importante, il avait envie de Warren et le shérif adjoint ne pouvait plus se cacher derrière des excuses bidons comme « il est trop jeune » ou « je suis certain qu'il n'est pas vraiment intéressé. »

Warren fut obliger de s'écarter des lèvres de l'autre blond, car oui, il devait tout de même respirer et ce fut donc lui qui mit fin au baiser, son visage toujours proche de celui de Glenn. « Peur ? Non. Mais bon... Je crois que j'ai envie de t'embrasser depuis trop longtemps et j'aurais eu l'air complètement idiot si le sentiment n'était pas réciproque, non ? » Et puis, avait vraiment envie d'ajouter Warren, cliché ou pas, il voulait tout de même que son premier baiser avec Glenn soit parfait. Quand aurait-il eu l'occasion de l'embrasser avant aujourd'hui ? Quand il lui avait mis toutes ces contraventions ? Quand il l'avait aperçu au poste de police dans une cellule ? Non. Warren avait beau se dire contre toute forme de romantisme, il y avait quand même un minimum syndical. Sur son canapé c'était beaucoup mieux. Sur son canapé c'était tout simplement parfait. Il poussa un soupir avant de passer un de ses bras autour de la taille de Glenn, se disant que ce ne serait certainement pas correct de lui retirer ce qu'il portait et de le porter jusqu'à sa chambre pour le balancer sur son lit... Définitivement pas. « Eh bien j'espère juste que... » Warren déposa un léger baiser contre le coin de la bouche de Glenn avant de le faire basculer dans le canapé. Le jeune home était désormais complètement allongé sur le cuir noir, Warren au dessus de lui, les mains de Glenn toujours bien agrippées au shérif adjoint, comme s'il allait disparaître ou même lui dire de déguerpir... Oh non. Warren eut un sourire avant de terminer sa phrase. «... que tu n'as besoin d'aller nul part aujourd'hui car au cas où ce n'était pas clair avant, je n'ai pas vraiment l'intention de te laisser partir. » Ceci étant dit, Warren embrassa l'autre homme une nouvelle fois et cela n'avait rien avoir avec quelque chose de timide comme il y a quelques secondes de cela. Non, c'était brutal, fort et passionné, Warren se rendait compte qu'il n'avait pas embrassé quelqu'un de cette façon depuis des années et il ne put s'empêcher de se laisser aller contre le jeune homme, son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, poitrine pressée contre celle de Glenn dans cette étreinte plus que bancale.

Il avait déjà oublié le film et tout le reste et aucun des deux hommes ne réagit quand une voiture klaxonna au loin, beaucoup trop occupés à faire ce qu'ils auraient dû faire il y a de ça quelques semaines, voir quelques mois. Une des mains de Warren trouva le genou de Glenn et le souleva, enroulant une des jambes du jeune homme autour de sa taille, leurs lèvres toujours scellées. Très sincèrement, Warren ne savait pas s'ils passèrent toute l'après midi à s'embrasser sur son canapé ou bien si c'était juste le temps que le film défile sur son téléviseur. Il ne savait pas, il s'en moquait vraiment, tout ce qui comptait c'était Glenn et honnêtement ?

C'était une très bonne façon de passer son dimanche.

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05. [Delacroix's] Sunday Morning

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