Choriste du mois


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 05. When there's a burning in your heart

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LOU ∞ Laugh, Love, Live.
Age : 17 ans.
Occupation : Lycéenne & Bénévole au refuge pour animaux.
Humeur : Enjouée.
Statut : Célibataire mais amoureuse...
Etoiles : 350

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Chanson préférée du moment : agnes obel ; riverside
Glee club favori : New Directions
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LOU ∞ Laugh, Love, Live.
MessageSujet: 05. When there's a burning in your heart   Lun 26 Nov - 19:25



❝I only want to know if she deserves you.❞


Contrairement à ses camarades, Louise ne pouvait pas entendre la sonnerie de fin des cours, mais elle ne se laissait jamais surprendre pour autant. Son petit secret, plutôt que de regarder sa montre toutes les deux minutes ? Observer le comportement des autres élèves de sa classe. Généralement, quand ils commençaient à s’agiter sur leurs chaises, le temps de sortir approchait. Certains secouaient leur jambe sous les tables – typique, elle avait vu ça des centaines de fois durant sa scolarité. D’autres accéléraient le rythme de frappe qu’ils imposaient à la gomme de leur crayon à papier, contre le livre ouvert devant eux. Les derniers – les fortes têtes pour qui les cours étaient le prolongement de leur nuit – donnaient une impression de chevaux dans des starting-blocks. On pouvait presque voir leur postérieur légèrement décollé de la chaise, le bras proche de leur sac à dos, les yeux rivés sur la porte. La brunette s’en amusait beaucoup. Cet exemple faisait partie de ceux qui donnaient un autre sens à sa surdité. Un sens amusant, presque drôle, surtout quand elle voyait les « étalons » se ruer en-dehors de la salle.

Le cours de mathématique fut donc terminé, et Lou prit le temps de ranger ses affaires avant de rejoindre son casier. Elle y déposa l’énorme bouquin rempli de formules toutes plus étranges les unes que les autres, pour l’échanger contre un ouvrage moins imposant : la pièce de théâtre Romeo & Juliet du fameux Shakespeare, qu’elle étudiait cette année en classe d’Anglais. Un classique, que beaucoup trouvaient trop « ennuyeux ». Parfois, elle se demandait si les adolescents de son âge savaient ce qu’était le mot culture. Lou n’avait rien d’une intellectuelle qui prenait ses comparses de haut, mais elle devait bien avouer que Lima avait le don pour regorger de cas désespérés. Plus que dans les Hamptons en tout cas. A la différence qu’ici, ils jouent aux jeux vidéos au lieu d’utiliser l’argent de Papa et Maman pour se foutre en l’air, songea-t-elle, se rappelant encore parfaitement bien des scandales de son dernier établissement.

Lou avait une heure de battement en commun avec son meilleur ami et comme à chaque fois, elle le retrouvait pour partager ce moment de pause entre deux cours ensemble. Comme le beau temps était au rendez-vous, ils avaient choisi d’en profiter en s’installant sur une table extérieure du self. Mai ne tarderait plus et bien que les hautes températures se montrent encore timides, le soleil lui, avait su reprendre sa place. Quelques nuages blancs trainaient par-ci par-là, mais il n’y avait aucun risque de pluie annoncé avant la semaine prochaine. Louise adorait quand il faisait beau et frais, c’était sa météo favorite, ce qui ne l’empêchait pas de se couvrir bien entendu. Juste avant de sortir par les doubles-portes, elle réajusta le col de sa veste ainsi que l’écharpe enroulée autour de son cou. A la même seconde, son bras heurta quelqu’un. Lou se retourna pour voir un regard assassin plonger immédiatement dans le sien. « Tu peux pas faire attention ? » lut-elle sur les lèvres de la cheerio. L’expression de son visage trahissait aussi la dureté de sa voix. « Pardon, » se contenta de lâcher Louise, neutre au possible, avant de reprendre son chemin. Elle n’allait pas se confondre en excuses non plus. Certes elle l’avait bousculée sans faire exprès, mais ce n’était pas une raison pour se montrer aussi désagréable.

La vision de Gabriel lui fit très vite oublier cette petite mésaventure – surtout que ce genre de choses était l’histoire de sa vie – et elle s’en approcha, un sourire accroché aux lèvres. Il dut sûrement l’entendre arriver, puisqu’il leva les yeux aussitôt. Salut, Gabriel ! Aucun mot ne fut prononcé : elle se contenta de signer, en utilisant le prénom qu’elle lui avait donné de nombreuses années plus tôt. La culture des malentendants était très stricte sur la question. Seul un sourd pouvait donner un prénom sous forme de signe à une personne entendante. Généralement, il s’agissait de la première lettre du fameux prénom, combiné à un signe inspiré par la personnalité, ou une passion… Pour Gabriel, il s’agissait du signe « dessiner » avec, à la place de l’auriculaire utilisé comme crayon, la lettre G. Louise savait que son ami n’aimait pas étendre ses talents, mais justement, le côté pratique était que lui seul au lycée – en dehors de Lou elle-même – pouvait comprendre le langage des signes et surtout, à quoi celui-ci correspondait en particulier...

« Ne me dis pas qu’on va passer une heure à étudier, » dit-elle en s’asseyant à ses côtés, sans se départir de son rictus amusé. Cette fois, elle avait utilisé ses mains et ses lèvres, comme à chaque fois qu’elle discutait avec Gabriel. Bien qu’il connaisse l’ASL par coeur depuis le temps, il ne pouvait s’entraîner qu’avec elle ! Lou avait également conscience qu’il aimait l’utiliser en sa compagnie afin de lui faciliter la tâche : elle lui avait un jour confié que lire constamment sur les lèvres pouvait être très fatigant. Ce genre d’attention – et par extension, sa générosité sans faille – était l’une des choses qu’elle aimait le plus chez Gabriel. Quoi qu’il en soit, elle espérait bien qu’il lui répondrait par la négative, car elle n’avait aucune envie de se plonger dans ses notes de cours. Au contraire, elle avait l’intention de profiter de cette heure de libre pour aborder un sujet précis, et celui-ci n’avait strictement rien à voir avec la chimie ou même l’espagnol de Mr Schue…
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MessageSujet: Re: 05. When there's a burning in your heart   Dim 30 Déc - 15:43

La journée avait mal commencé pour Gabriel : son réveil, qu'il était sûr d'avoir programmé le soir précédent, n'avait jamais sonné, et lorsqu'il avait ouvert les yeux son premier cours, mathématiques, débutait. Jamais il ne s'était préparé, et avait couru jusqu'au lycée, aussi vite de sa courte vie. Il était arrivé, la respiration hachée, avec seulement trente cinq minutes de retard et son professeur avait à peine battu des cils lorsqu'il s'était glissé dans la salle, s'excusant timidement. Cela avait du bon de savoir se fondre dans la masse : même le corps professoral semblait regarder à travers lui comme s'il était transparent, ce qui plaisait bien à Gabriel. Malheureusement, ce n'était pas le cas de certains élèves qui prenaient toujours un malin plaisir à se moquer de lui – Gabriel ne savait pas vraiment pourquoi, il n'avait jamais rien fait de spécial pour se retrouver être la cible de quelques rires gras de lycéens stupides, même s'il s'en fichait. Alors, bien entendu, dès qu'un « désolé » à bout de souffle s'échappa de ses lèvres, la honte d'être en retard pour la première fois faisant ressortir son accent français, les élèves du fond de la classe, ceux pour qui les cours étaient synonyme de vaste blague et de continuation nocturne, s'en étaient donné à cœur joie de l'imiter, faisant glousser quelques filles encore plus bêtes que leurs comparses masculins. Gabriel s'était contenté de s'assoir sans leur jeter un regard, ses yeux balayant tout de même la classe afin de s'enquérir de la réaction de Vivaldine – celle-ci devait probablement rire de son accent avec son groupe d'amies, mais elle avait au moins la décence de ne pas le faire devant lui.

Une fois enfin installé à sa table, Gabriel s'était dit qu'il était enfin tranquille. Mais cela était sans compter son professeur de littérature qui semblait vouloir faire de leur vie un enfer. A peine avaient-ils sorti leur livre de leur sac qu'il avait annoncé une interrogation surprise. Et bien que Gabriel n'ait strictement rien contre Dickens, sa difficulté à comprendre certaines subtilités de la langue anglaise le rendait toujours fébrile à l'idée de devoir s'exprimer sur le sujet. Il avait répondu tant bien que mal à la dizaine de questions, ne pouvant s'empêcher de mordiller nerveusement le bout de son stylo pendant l'heure et demi de cours. Ce fut avec un soulagement probablement visible qu'il déposa sa copie sur le bureau du professeur avant de quitter la salle à grands pas. Le meilleur moment de la journée arrivait et il s'empressa de rejoindre le lieu de rendez-vous, ne prenant même pas la peine de passer par son casier. Saluant au passage quelques camarades de l'équipe de football – les trop peu nombreux coéquipiers qui semblaient avoir un cerveau en état de fonctionnement – il s'installa sur la table la plus visible depuis la porte afin que Louise le remarque facilement. Il avait hâte de voir sa meilleure amie. Elle était la seule personne capable de l'apaiser juste avec un sourire et il savait qu'il se sentirait bien mieux lorsqu'elle serait à ses côtés. Parfois, lorsqu'il repensait à ce qu'ils avaient tous les deux traversé, la plupart du temps ensemble, Gabriel se rendait compte de la chance qu'il avait de l'avoir dans sa vie. Sans Louise, il ne serait probablement pas la personne qu'il était à présent. Elle était la seule constante dans sa vie et il savait que tant qu'elle serait là, tout irait bien. Leur relation était difficile à comprendre pour quelqu'un qui ne les connaissait pas. Souvent on lui demandait depuis combien de temps ils étaient ensemble et lorsqu'il répondait qu'elle était sa meilleure amie, les gens partaient dans un fou rire avant de rétorquer qu'une véritable amitié entre une fille et un garçon n'était qu'un mythe, qu'il y avait toujours une tension sexuelle latente. Pourtant ce n'était pas le cas entre eux. Ils se connaissaient depuis toujours, littéralement, avait su surmonter les épreuves en se supportant l'un l'autre, main dans la main, et leur relation s'apparentait plus à celle d'un frère et d'une sœur, en même encore plus fort.

Un sourire aux lèvres d'anticipation mêlée d'excitation à l'idée de voir Louise dans peu de temps – ils ne s'étaient pas vu depuis plus de cinq jours, se contentant de discuter par texto, et elle lui manquait réellement – Gabriel se saisit de ses notes d'histoire et les parcourut du regard. Une toux sèche s'échappa de sa gorge et la brûlure familière au niveau de ses poumons le fit grimacer. Ce n'était probablement rien de plus qu'un simple rhume – il avait d'ailleurs déjà pris rendez-vous chez le médecin afin de régler ça au plus vite – mais il savait que si Louise se rendait compte qu'il était malade, elle paniquerait tout de suite et il ne voulait pas l'inquiéter. Il sortit alors son inhalateur de son sac, priant pour que ses poumons le laissent tranquille durant une heure. Un regard insistant le fit lever les yeux. Louise était là, son plus beau sourire aux lèvres, celui qu'elle réservait à Gabriel uniquement. Immédiatement, la même expression s'installa sur le visage de Gabriel et dès qu'elle s'assit à ses côté il prit Louise dans ses bras, déposant un léger baiser sur son front. Il se sentit soudain plus léger et laissa échapper un petit rire avant de ranger ses notes dans son sac. Non, ne t'inquiète pas signa-t-il rapidement sans prononcer le moindre mot, utilisant la LSF plutôt que l'ASL. Même si peu de choses variaient entre les deux langues, il aimait pouvoir s'exprimer en français dès qu'il en avait l'occasion. Cela lui rappelait son enfance, lorsque Louise venait lui rendre visite à l'hôpital et que, du haut de ses cinq ans, elle tentait, un air sérieux au visage et les sourcils froncés, de lui apprendre les signes. Ce souvenir était l'un de ceux qu'il chérissait le plus. Comment vas-tu ? Personne ne t'embête ? Gabriel savait combien il était difficile pour Louise de s'habituer à McKinley et à toutes les personnes stupides qui peuplaient le lycée. Aux Hamptons, elle vivait dans une bulle, protégée de la méchanceté des autres adolescents. Ici, tout était différent, et Gabriel n'était pas naïf : il savait que beaucoup prenaient un malin plaisir à se moquer de Louise et à profiter de son handicap. Sa meilleure amie était probablement la personne la plus forte qu'il connaissait, mais il savait aussi que chaque critique la blessait. Ses pensées se révélèrent justifiées lorsqu'un groupe de Cheerios passa devant eux, pointant du doigts Louise. Gabriel leur jeta un regard noir tandis que son bras se refermait autour de ses épaules. Il attendit quelques secondes que les filles s'éloignent pour la relâcher avant de faire danser ses mains de nouveau. J'ai quelque chose à te montrer signa Gabriel avant de sortir un croquis de son sac. Le dessin représentait Louise, plongée dans le plus célèbre roman de Shakespeare. Il le déposa devant elle avant d'ajouter Cadeau !
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MessageSujet: Re: 05. When there's a burning in your heart   Mer 9 Jan - 12:15

« La réelle amitié entre un garçon et une fille, ça n’existe pas ! Tu es en train de te voiler la face Louise, un beau jour tu comprendras que tu en es simplement amoureuse… » Combien de fois la brunette avait-elle lu cette phrase sur les lèvres de ses – quelques – amies des Hamptons ? Absolument toutes s’évertuaient à lui soutenir que non, deux personnes de sexe différent étaient strictement incapables d’entretenir une relation totalement platonique. De s’aimer très fort, sans pour autant ressentir autre chose que de la confiance et de la complicité. Lou ne pouvait pas réellement leur en vouloir, même si au début, elle était agacée par une attitude aussi étroite. Après tout, ces gens – ceux de McKinley inclus, depuis son emménagement à Lima – ne pouvaient pas comprendre. Ils ne savaient pas tout ce qu’avaient traversé Gabriel et Louise, ensemble, main dans la main, ne se lâchant que parce que leurs parents les obligeaient. Combien d’heures avait-elle passé dans sa chambre d’hôpital alors qu’il luttait contre la maladie ? Combien d’efforts avait-il fait dans le but d’apprendre le langage des signes, juste pour pouvoir communiquer avec elle ? Il aurait été si facile pour l’un comme pour l’autre d’abandonner. De laisser le temps les séparer. Le temps, et les nombreux kilomètres aussi. Mais non. Ils s’adoraient, et avaient surmonté les obstacles mis en travers de leur chemin sans faiblir, sans jamais laisser l’autre se débrouiller tout seul. Aujourd’hui, rien n’avait changé, bien au contraire. Les deux adolescents s’étaient rapprochés davantage, en vivant dans la même ville. Sans son ami de toujours, Lou n’aurait pas pu se relever du décès de Madame Powell. Il lui avait réappris à vivre. Littéralement. Car elle avait vécu cette perte comme celle d’un parent… Comme celle d’une grand-mère. Une grand-mère avec qui elle passait les trois quarts de son temps, apprenant à signer, prononcer les mots, à devenir plus forte malgré son handicap, tout simplement. Sa mort avait été le premier coup dur de Louise, et elle avait extrêmement mal réagi. Heureusement pour elle, les Grayden avaient tout de suite su vers qui se tourner. Ils connaissaient son lien fort avec Gabriel, et savaient que la présence de son meilleur ami lui apporterait le bien-être et le réconfort dont elle avait besoin. Ils avaient déménagé en quelques jours seulement, grâce à leur argent et au carnet d’adresses bien rempli du chef de famille.

Jour après jour, ils démentaient cette règle selon laquelle un garçon et une fille, de leur âge de surcroît, ne pouvait qu’être amoureux l’un de l’autre en secret. Louise avait appris à ne plus faire attention aux rumeurs ou aux avis de ses camarades. Elle se fichait bien de ce que les autres pensaient. Tout ce qui comptait à ses yeux était ses propres sentiments, ainsi que ceux de Gabriel. Jamais il n’y avait eu d'ambiguïté en grandissant, et jamais il n’y en aurait. Même si les autres lycéens interprétaient leurs gestes l’un envers l’autre comme des signes d’une romance future, il n’en était rien. Car, au moment où Gabriel la prenait dans ses bras ou déposait un doux baiser sur son front pour la saluer, Louise savait qu’il se comportait comme un frère aimant et protecteur, comme il l’avait toujours fait, aussi loin que remonte ses souvenirs. Et, afin de remplir son rôle à la perfection, il ne tarda pas à lui demander si tout allait bien. Elle mentionna alors son altercation avec une autre élève quelques minutes plus tôt. « J’ai failli faire de la bouillie de cheerio sur le chemin du self, mais je me suis retenue. » Avec un sourire malicieux, elle ajouta. « Je n’ai pas envie de me retrouver suspendue pour avoir envoyé une camarade à l’hôpital, même si elle le méritait amplement. » Elle lâcha un rire amusé. Bien sûr, elle était loin de savoir se battre et faisait juste un peu d’humour. Louise ravala toutefois sa gaieté en remarquant l’expression crispée de son meilleur ami. Suivant son regard, elle aperçut un groupe de filles en tenue rouge et blanche : l’une d’entre elles riait en montrant Lou. Cette dernière se rembrunit aussitôt, prête à se lever et à exploser littéralement. Son cœur se mit à battre plus fort, ses joues s’empourprèrent, son poing se serra. Avant qu’elle n’ait pu réagir, la brunette sentit un bras passer autour de ses épaules et la serrer. Gabriel avait le don de la calmer comme personne. En fait, lui seul en était capable, et dans des situations comme celle-ci, heureusement qu’il se trouvait à ses côtés. Lorsque le petit groupe de pestes fut éloigné, il se détacha de Louise et elle plongea ses yeux dans les siens, le remerciant uniquement par signe, laissant toute sa reconnaissance passer par son expression. Elle jouait les dures, faisait croire à tout le monde que les insultes et les moqueries ne l’atteignaient pas. Seulement, elle était bien incapable de tromper Gabriel : il la connaissait par cœur. Il savait qu’au fond, chaque mot, chaque geste contre elle la blessait. Il n’y avait qu’en sa présence, qu’elle se montrait comme elle était réellement. A savoir, plus fragile et plus vulnérable que ce que son masque laissait transparaitre.

Alors qu’elle réfléchissait à la manière d’aborder le sujet du jour – car non, elle ne laisserait certainement passer une telle occasion – Gabriel sortit un dessin de sa pochette et le posa devant l’adolescente, indiquant que c’était un cadeau de sa part. La réaction de Lou fut immédiate. « C’est magnifique ! » Cette fois, elle oublia de parler, ou en fut plutôt complètement incapable : ses lèvres formaient un O, non de surprise mais d’admiration, alors que ses mains s’adressaient à Gabriel. Elle avait toujours su qu’il était doué pour le dessin. Extrêmement doué, même. Et ce n’était pas le tout premier qu’il lui offrait, mais chacun d’entre eux avait quelque chose de spécial. En l’occurrence, sur celui-ci, il s’agissait de la scène représentée, Louise en étant le « personnage » principal. Il savait à quel point elle aimait la littérature, et surtout l’œuvre de Shakespeare. Il ne cesserait jamais de la surprendre. « Je l’adore, merci mille fois, » fit-elle, plus que ravie, avant de le serrer contre elle et d’embrasser sa joue. Elle rangea le croquis précautionneusement dans une pochette qu’elle remit dans son sac. Dès qu’elle rentrerait à la maison, elle demanderait un cadre à son paternel et l’accrocherait dans sa chambre. Elle ne se lassait pas du talent de Gabriel. Elle était persuadée qu’un jour, il vivrait de cette passion pour le dessin, il ne pouvait en être autrement. Pour l’heure, il préférait que cette activité reste secrète mais ça ne durerait pas. Jamais Louise ne le laisserait gâcher un tel don. S’il ne décidait pas de lui-même de se montrer au grand jour, alors elle pousserait jusqu’à ce qu’il cède. Mais ils avaient encore le temps avant d’en arriver là, le lycée étant leur préoccupation principale tant qu'ils n'auraient pas obtenu leur diplôme. Et en parlant de ça… Louise prit un air espiègle avant de signer à nouveau, retrouvant cette fois l’usage de la parole, et murmurant presque. « Alors, raconte-moi un peu… Comment se passent les sessions de travail pour l’exposé d’histoire ? Avec… Han, mince, j’ai perdu son prénom. C’est quoi déjà ? » Evidemment, elle le taquinait. Elle savait parfaitement qui était sa nouvelle partenaire de travail. Et Louise savait autre chose aussi : qu’il avait un faible pour Vivaldine Fawkes depuis un bon moment…
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