Choriste du mois


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 05. Make your own kind of music

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LOU ∞ Laugh, Love, Live.
Age : 17 ans.
Occupation : Lycéenne & Bénévole au refuge pour animaux.
Humeur : Enjouée.
Statut : Célibataire mais amoureuse...
Etoiles : 350

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Chanson préférée du moment : agnes obel ; riverside
Glee club favori : New Directions
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LOU ∞ Laugh, Love, Live.
MessageSujet: 05. Make your own kind of music   Sam 8 Déc - 14:15



❝Will you help me make my own kind of music ?❞


Comme tous les week-ends, Louise passait presque toute la journée du samedi au refuge pour les animaux de Lima. Ces derniers étant sa passion première, elle accordait une grande importance à son bénévolat et ne le manquerait pour rien au monde. Elle débarquait sur place aux environs de huit heures, sa première tâche consistant à s’assurer du bien-être de tous les pensionnaires. Il fallait les nourrir, changer les litières ou nettoyer les boxes, ainsi que donner les médicaments à ceux qui se trouvaient sous traitement suite à une maladie, une blessure ou encore une récente opération. Ce n’était pas toujours facile, parfois presque insupportable selon les cas. Mais Lou s’était découvert assez de force pour supporter ces terribles visions qui lui déchiraient le cœur, ce qui n’était pas le cas de tout le monde. Combien de bénévoles avaient abandonné au bout de deux semaines, parce que malgré tout l’amour qu’ils portaient aux animaux, ils étaient incapables de les regarder souffrir ? Louise le pouvait, elle, et elle se serait considérée comme un monstre si elle n’en avait pas tiré profit pour rendre leur existence un peu moins dénuée d’amour et d’attention.

Ce matin en particulier, Lou avait beaucoup de travail et était donc venue aux aurores. L’un des employés venait de tomber malade et la gérante ne pouvait financer un extra en remplacement. Même avec les dons perçus – ceux des Grayden compris – le refuge était souvent sur le fil du rasoir. Les dépenses étaient nombreuses, sans compter les prix pratiqués par les vétérinaires. Ils avaient beau faire des remises exceptionnelles, la moindre radio pouvait coûter un bras. D’autant que l’endroit était bien souvent saturé. Les participants au refuge récupéraient plus d’animaux qu’ils n’en voyaient partir après adoption. Louise était incapable de se rappeler le nombre de fois où elle était arrivée sur place pour trouver une pauvre bête attachée au grillage, abandonnée là par des gens qui n’en voulaient plus. Ils auraient du – ils devraient – faire euthanasier les plus vieux, ceux qui n’avaient aucune chance de trouver une famille, afin de libérer de la place. Mais aucun ne pouvait s’y résoudre. Ce n’était pas le genre de la maison. Alors, ils se démenaient pour trouver des solutions, pour faire en sorte que trous aient une gamelle remplie de nourriture et un endroit au chaud pour dormir.

A dix heures, Louise entama la seconde partie de son travail : la promenade des chiens. Généralement, elle en prenait deux à la fois – une laisse dans chaque main, et faisait un tour d’environ une heure avant de recommencer avec deux autres chanceux. Lou était également accompagnée de son propre beauceron Raven, qui gambadait en liberté. Elle pouvait se le permettre, le refuge étant situé aux abords de Lima et donc quasiment en pleine nature. Ici, personne n’irait lui reprocher que son chien était « potentiellement dangereux » et qu’il était indispensable de le tenir en laisse. Alors qu’il n’y avait pas plus doux que Raven, du moment qu’il ne sentait aucun danger envers sa maîtresse…
Lorsqu’elle fut de retour pour de bon, la brunette remit quelques chiens dans leurs boxes et en laissa d’autres dans la cour spécialement conçue pour eux – entièrement cernée de hauts grillages pour prévenir toute fugue impromptue, leurs pensionnaires n’étant en aucun cas dressés. Elle choisit ceux qui restaient à l’intérieur et ceux qui sortaient en fonction des affinités, ne voulant risquer aucune bagarre entre les animaux. Un peu plus tard de toute façon, un autre bénévole viendrait faire le changement.
Elle déjeuna sur place en compagnie de Katie, la gérante. A treize heures, elle se rendait au magasin le plus proche pour faire des courses avec le chéquier du refuge. Depuis deux ans que Louise y travaillait, Katie avait appris à lui faire entièrement confiance, et lui laissait toujours la « corvée magasin » pour cette raison précise : ne pas mettre l’argent des dons entre les mains de n’importe qui. Lou s’acquitta de sa dernière tâche avec bonne humeur, comme à son habitude. Pendant qu’elle poussait son chariot dans la grande surface, Raven l’attendait sagement auprès de Katie. Bientôt, elle passa à la caisse avec toutes ses affaires – heureusement que son coffre était grand : une vingtaine de sacs de litière pesant cinq kilos chacun, autant de sacs de croquettes pour les chats, pareil pour les chiens, et bien d’autres choses encore. Bien entendu, comme à chacun de ses passages, un second chariot la suivait, guidé par un employé du magasin. Autrement dit, la façon du directeur de « donner » un peu au refuge : détacher le chef du rayon animaux de son travail quotidien pour lui permettre d’apporter son aide à Louise quand elle venait faire des achats. Un geste des plus appréciés par la brunette, bien évidemment. Elle adorait son bénévolat mais porter des choses aussi lourdes… très peu pour elle et ses quarante-huit kilos toute mouillée !

A quatorze heures quarante, Lou avait débarrassé son coffre avec l’aide de Mike et de Katie, ainsi que de Raven qui adorait porter les sachets de croquettes dotées d’anses et qui, depuis le temps, savait parfaitement où les déposer. Après avoir salué ses « collègues », la brunette grimpa de nouveau dans son véhicule, son chien sur le siège passager, et se mit sur le départ. Sa journée au refuge était finie, elle serait de retour dès le samedi suivant…
Elle aurait du rentrer à la maison, comme elle le faisait souvent. Ou bien aller voir une amie. Au lieu de ça, Louise se rendit en centre-ville avec une idée bien précise en tête. Son cœur battait la chamade alors qu’elle se rapprochait du lieu en question. Elle avait peur de se faire refouler. Peur que ce fameux Alec Jayson refuse de l’aider. Pire encore, qu’il se moque de son projet à cause du handicap dont elle était atteinte. Mais les deux n’étaient pas incompatibles ! Elle avait envie de le prouver, et espérait fortement que le musicien et chanteur l’aiderait dans sa démarche… Car en fin de compte, ici à Lima, il était probablement le seul à pouvoir le faire. Un refus de sa part signerait la mort de son rêve : celui d’apprendre le violoncelle…

Louise gara son véhicule à proximité du studio après en avoir vérifié l’adresse, notée sur un post-it qu’elle avait collé sur le tableau de bord. Elle ne savait pas si les chiens étaient autorisés à l’intérieur mais ne se voyait pas rencontrer un inconnu sans Raven pour l’accompagner. S’il n’y avait personne d’autre qu’elle dans le bâtiment – la brunette n’en savait rien, elle n’avait pas pris rendez-vous au préalable et Mr Jayson n’attendait aucunement sa visite – qui sait ce qui pourrait arriver ? Bien sûr, cet homme n’avait clairement pas une réputation de psychopathe, seulement les parents de Louise lui avaient toujours appris à se méfier. Elle était jeune, sportive mais fragile, sourde, sans aucun talent pour le self-défense. Dans un cas extrême, seul son chien l’aiderait.
Cette fois cependant, elle l’attacha dès qu’elle le fit descendre de la voiture, par respect pour les passants et pour le propriétaire du studio. Une pancarte invitant à entrer, elle ne prit pas la peine de frapper et s’engagea aussitôt, Raven se tenant bien sagement au pied, les oreilles toutefois alertes…
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MessageSujet: Re: 05. Make your own kind of music   Sam 8 Déc - 19:32

"Chère maman,

Je ne t’ai pas écrit ces dernières semaines, je n’ai pas eu beaucoup de temps à vrai dire. Il y a un peu d’action à Lima, et avec le boulot je n’ai pas trop le temps de m’ennuyer. J’espère que tout ce passe bien de ton côté, et que tu ne t’ennuies pas trop. Je verrais peut-être pour passer à la maison dans les prochains mois, si le studio me le permet bien entendu. Je suis content, le studio marche bien, les jeunes sont contents, et Lima m’a réservé que de bonnes surprises. Enfin, tout cela je te l’ai déjà dis dans mes dernières lettres, mais bon.

Voilà, je te fais des bisous et peut-être à bientôt.
Alec.
"

Il souffla, et mit la lettre dans une enveloppe qu’il referma aussitôt. Il se demandait encore pourquoi il faisait ça, pourquoi il continuait à donner de ses nouvelles, et demandait celles de sa mère. Elle ne lui en avait plus donné depuis déjà des années, à vrai dire, il n’en avait plus depuis qu’il avait quitté le domicile familial. Malgré tout, il continuait. Il essayait d’écrire au moins trois à quatre fois par mois à sa mère, toujours en espérant qu’un jour elle ne daigne lui répondre. Mais quand il y réfléchissait, il se disait qu’elle devait très certainement ivre morte sur le sol de sa chambre, ou dans le salon, accompagnée de sa meilleure amie : la vodka. C’était bien triste cette histoire, une famille si parfaite – ou presque – à l’époque. Tout avait basculé, le monde du petit garçon qu’il était à ce moment-là s’était transformé. La plupart des gens voyaient ça comme une tragédie, pendant très longtemps lui aussi, puis finalement, il a changé d’avis. Il avait grandit plus vite que les autres, il s’était forgé un mental de fer, et même si il avait grandit sans son père, il avait été un petit garçon comme les autres. Il avait souvent imaginé comment sa vie aurait pu être, si son père n’avait pas été tué à la guerre. Et finalement, peut-être qu’il ne serait pas devenu ce grand musicien, et peut-être même qu’il n’aurait jamais découvert sa passion pour la musique. Ce qui aurait été bien dommage !

La musique était toute sa vie, il en avait même fait son métier, et il s’estimait des plus chanceux. Il s’était donné les moyens de réussir, il s’était battu pour obtenir une place à l’université de New York, et ensuite pour se faire une place dans le milieu. A l’époque, il cherchait les musiciens, les techniciens, les grands de la musique, à présent, s’était les autres qui venait les chercher. Il était très fier de ce qu’il avait réussit, il était loin d’être imbu de sa personne, au contraire il était très modeste. Mais il venait de loin, et il était l’homme le plus heureux du monde quand il faisait de la musique, et donc au quotidien. Au premier abord, les gens qui entendaient parler de lui pouvaient penser qu’il était hautain, ou fier, à cause de ce qu’il faisait. Mais lui ne se voyait pas du tout comme ça. Pour lui ce n’était pas parce qu’il était un ingénieur du son considéré comme l’un des plus grands, et qu’il jouait d’énormément d’instruments, qu’il devait prendre de haut les autres personnes.

L’après-midi était plutôt calme pour le musicien. Il avait pu enregistrer ses propres morceaux, travailler sur quelques maquettes récemment enregistré avec une nouvelle jeune fille qu’il avait découvert au piano bar. Après avoir reposé sa lettre, il entreprit de remettre un peu d’ordre. Il y avait des instruments partout, il fallait qu’il déplace le piano, nettoie les guitares, raccorde les violons, et replace la batterie. Avec la musique, il y avait toujours à faire, quand on cherchait, on trouvait toujours à s’occuper, et s’était son cas.

Il s’était finalement fait avoir, et il s’était assit derrière le piano, et il s’amusait à faire de petites mélodies qui lui passaient par la tête. Plaçant sa voix de temps à autre, c’était comme cela que lui venait ses compositions. « Look behind you, the ghost of your dream is following you like a shadow. » certaines paroles, pour ne pas dire la plupart lui venaient comme ça, il les notait, recommençait et ça donnait une chanson. Peut-être un don, peut-être pas, il n’en savait rien. Il continuait, pianotant un air qui sonnait bien à son goût. Plongé dans sa musique, il n’avait pas remarqué que la porte était ouverte, ce fût lorsqu’il releva la tête qu’il vu à travers la vitre que quelqu’un se tenait dans le cadre de la porte. Il se releva rapidement, un peu gêné et sortit de la salle insonorisée pour se retrouver dans le petite espace où se trouvait la table de mixage et autre matériel électronique. C’était une jeune fille aux longs cheveux bruns, avec de grands yeux bleus qui le fixaient. « Bonjours, je peux vous aider ? » demanda-t-il timidement. Il ne se rappelait pas l’avoir déjà vu, ou même avoir eu un quelconque coup de fil récemment. Son regard se posa sur le chien qui l’accompagnait. C’était un très bel animal par ailleurs, un grand chien, certainement un beauceron. « Quel beau chien ! Il a l'air adorable ! » déclara-t-il. Il s’approcha prudemment de l’animal, et il s’accroupit devant lui avant de tendre doucement la main vers lui. Il le laissa renifler sa main, et l’admira. Il lui rappelait le vieux chien de ses voisins de pallier quand il habitait encore à New York. Il l’avait gardé à plusieurs reprises lorsqu’ils partaient en vacances. Alec était pire qu’un gosse, il adorait les animaux, la nature, il avait eu un chat qu’il avait recueillit après la mort de son père, il l’avait gardé quinze longues années avant qu’il ne décède. Il regrettait ce temps. Il caressa le haut de la tête du chien avant de se relever. Il tendit la main vers la brunette « Moi c’est Alec Jayson, ravis de vous rencontrer. » dit-il un petit sourire rassurant au coin des lèvres. Il ne s’attendait pas à avoir de la visite, mais il n’allait pas se plaindre, ça lui faisait un peu d’animation !
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MessageSujet: Re: 05. Make your own kind of music   Dim 9 Déc - 14:40

Louise mettait les pieds pour la toute première fois de son existence dans un studio d’enregistrement, et avait vraiment hâte d’en apprendre davantage sur le sujet. Curieuse comme personne, elle adorait découvrir de nouveaux univers. La science, la littérature, l’art… Tout l’intéressait. Et désormais, Lou avait la ferme intention de se concentrer sur la musique, dans la plus grande discrétion toutefois – du moins les premiers temps !
Les Grayden avaient pour habitude de lui répéter depuis sa plus tendre enfance qu’elle pouvait atteindre n’importe lequel de ses rêves. Que son handicap ne serait pas un frein à son souhait de faire ce qu’elle voulait de sa vie. Louise avait grandi dans cette atmosphère de confiance et avait su en tirer profit à maintes occasions. Pour exemple, jamais ses parents ne l’avaient inscrite dans une école spécialisée et pourtant, elle collectionnait les bonnes notes.
Ils seraient fiers de savoir qu’elle entamait l’apprentissage d’un instrument. Probablement plus que jamais, compte tenu de sa surdité – ce qui rendait la tâche encore plus difficile, bien sûr. Ils l’encourageraient dans ce choix, se montreraient présents et à l’écoute, comme ils l’avaient toujours été. Mais Louise avait peur de les décevoir. Alors, tant qu’elle n’en aurait pas appris assez pour leur jouer une musique presque sans faute, ils ne sauraient rien.
Seul Gabriel partagerait ce secret. Il en fallait au moins un qui sache où elle se trouvait vraiment, quand elle se rendrait en cours ici. Dans la mesure où elle était acceptée…

Louise repéra aussitôt le propriétaire des lieux derrière l’immense vitre qui les séparait. Concentré sur un piano, il ne l’avait pas encore vue entrer. La brunette ne pouvait rien entendre mais se doutait que des sons s’élevaient dans l’atmosphère de cette autre pièce. Elle était en train d’observer les doigts du musicien courir sur les touches noires et blanches, lorsque son regard capta sa présence. Un sourire bienveillant étira ses lèvres et Lou en ressentit un certain soulagement. Au moins, il n’avait pas l’air de vouloir la mettre dehors en clamant qu’on ne débarquait pas sans avoir pris un rendez-vous au préalable.
Mr Jayson se leva pour rejoindre l’adolescente. Au moment où il s’approcha, Raven fit un pas en avant. Lou savait qu’il resterait calme et que c’était sa propre façon de lui montrer qu’il la protégerait en cas de besoin. Il avait été dressé pour avoir de telles réactions, mais plus encore que cet apprentissage, il aimait Louise. Et elle le lui rendait bien…
Le musicien la salua avant de lui demander s’il pouvait l’aider, toujours muni de cette expression sympathique qui avait don de la rassurer. « Bonjour, » répondit-elle simplement, alors que Mr Jayson portait son attention sur Raven. Il tendit une main que le chien s’empressa de sentir, avant de lui donner une caresse. Visiblement, son Beauceron venait d’adopter cet inconnu, Louise pouvait donc se détendre aussi.
Elle serra la main de sa nouvelle connaissance, qui se présenta sous le nom d’Alec Jayson. Hochant la tête, Lou esquissa un sourire. Elle savait très bien comment il s’appelait, mais trouvait cela extrêmement humble de sa part de ne pas l’avoir pris pour acquis. Il devait avoir l’habitude qu’on soit déjà au courant de son identité. N’était-il pas un musicien reconnu ? En fait, Lou devait bien avouer qu’avant de se renseigner sur le studio, elle savait juste son nom, sans pouvoir y associer un visage. La brunette écoutait beaucoup de choses mais ce n’était pas réellement une passion et elle se contentait généralement d’acheter des CD de hard rock ou de genres similaires. Il ne fallait pas oublier que son unique moyen d’apprécier la musique était les vibrations…

« Enchantée. Je m’appelle Louise Grayden, » se présenta-t-elle à son tour, se demandant si, pour sa part, il reconnaitrait son patronyme. Bien qu’en fin de compte, il y ait beaucoup trop de Grayden aux Etats-Unis pour qu’il fasse le rapprochement – ce qui n’était pas plus mal. Lou détestait qu’on lui accorde des choses simplement parce que ses parents étaient célèbres dans le domaine de la restauration gastronomique. Les traitements de faveur, très peu pour elle ! Si Mr Jayson l’acceptait aujourd’hui en tant qu’élève, ce serait grâce à sa détermination et à rien ni personne d’autre, elle se le jurait. Balayant les alentours du regard, elle élargit son sourire avant de reprendre la parole. « Votre studio est vraiment magnifique. C’est la première fois que j’en vois un qui ne soit pas en photo sur un magazine, » avoua-t-elle, alors que ses yeux se posaient sur l’immense console remplie de boutons, puis sur les nombreux instruments par-delà la baie vitrée.
Louise garda un instant le silence, ne sachant par où commencer. Son cœur battait la chamade. Ce n’était pas le fait d’expliquer à un inconnu qu’elle était sourde : elle l’avait fait tellement de fois que cette annonce lui était complètement égale, peu importe la réaction que cela suscitait. Mais les choses étaient différentes aujourd’hui, car l’un de ses rêves les plus chers en dépendait totalement. Il faudrait pourtant qu’elle se jette à l’eau, et puis le musicien devait déjà se demander pour quelle raison sa prononciation ne sonnait pas aussi juste que la normale…
Retenue par ses doutes, Louise se montrait de plus en plus mal à l’aise, et finit par se contenter d’une question totalement bateau. « J’ai lu que vous donniez des cours pour certains instruments… Est-ce que c’est bien le cas ? »
Mais où diable était passé tout son courage ?
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MessageSujet: Re: 05. Make your own kind of music   Dim 9 Déc - 20:14

Grayden, ce nom lui disait quelque chose. Il ne savait pas d’où il l’avait entendu, et il était bien incapable de remettre un visage sur ce nom qui lui semblait familier. En même temps, si on y réfléchissait une seconde, il y avait un bon nombre de personne qui portait ce patronyme, donc en fait, il avait pu en connaître plusieurs, ce qui rendait la chose d’autant plus compliquée. Il avait beau avoir une bonne mémoire, il rencontrait tellement de personne qu’il lui était impossible de se rappeler de tout le monde. Il essayait pourtant, il notait tout, il faisait un effort de mémoire inconsidérable. Entre les partitions qu’il devait apprendre pour chaques instruments, les paroles de toutes les chansons, ses rendez-vous, et toutes les autres choses auquel était confronté un humain normalement constitué, il était parfois normal donc qu’il ne puisse pas se souvenir d’un visage ou d’un nom. Néanmoins, c’était plus que sûr que ce nom allait lui trotter dans la tête jusqu’à ce qu’il se souvienne à qui il appartenait.

Lorsqu’elle se présenta, il sentit que la prononciation de la jeune fille était différente des autres personnes. Il n’aurait pas su dire en quoi, ni la raison qui pouvait provoqué une telle différence. Il avait bien des hypothèses, mais il détestait mettre une étiquette sur le front des gens comme cela. Il préféra laisser se détail de côté et écouter ce que cette demoiselle avait à lui dire. Elle parla d’abord du studio du musicien, jetant un coup d’œil à l’ensemble de la pièce. Elle dit alors que c’était la première fois qu’elle en voyait un qui n’était pas une photo dans un magazine. Alec sourit timidement, un peu gêné. « C’est très gentil, merci ! C’est un peu en désordre, je m’en excuse. » dit-il doucement en regardant autour de lui. C’était pas si en désordre que ça. Il y avait quelques partitions qui étaient sur le bureau au lieu d’être rangé dans le tiroir adéquate, et quelques autres feuilles et post-it traînaient de-ci, de-là, mais ce n’était pas non plus un vrai champ de bataille. Même si Alec détestait faire le ménage, il n’aimait pas pour autant vivre dans le désordre et la crasse. Alors généralement, il s’obligeait à bouger de son canapé ou de derrière son piano, et à attraper un balais pour faire un brin de ménage. Il avait des problèmes très terre à terre, il fallait l’avouer.

Le brune garda le silence, comme si elle ne savait pas quoi dire. Le musicien la regarda d’un air rassurant avec un léger sourire toujours accroché aux lèvres. Finalement, ne voulant pas qu’elle se sente mal à l’aise, il décida de l’inviter à s’asseoir. « Venez, mettez-vous à l’aise, on sera mieux pour parler. ». Il lui montra le grand fauteuil en cuir noir qui était installé devant la table de mixage. Il se dirigea vers la porte alors qu’elle s’installait, et il la ferma afin de ne pas créer de courant d’air. « Vous pouvez le détacher vous savez, je pense qu’il préférera. » dit-il en montrant le chien de Mademoiselle Grayden. Il n’avait pas du tout peur des chien, et il avait plutôt calme donc il ne craignait pas qu’il mette à sac le studio. Il alla chercher le tabouret qui servait habituellement pour le piano, et l’installa face à la demoiselle. Il vérifia qu’il avait fermer la porte menant à la salle insonorisée avant de s’asseoir sur le siège qu’il venait de ramener. Finalement, elle lui demanda si il donnait bien des cours de musique pour certains instruments. En effet, c’était bien le cas. Il savait jouer de nombreux instruments : de la guitare, de la batterie, du violon, du piano, du ukulélé, de la basse et du violoncelle, autant dire que ça commencer à faire pas mal. Il avait appris tout ces instruments au fil des années, il avait rencontré des gens qui lui avaient appris, il avait appris tout seul, c’était souvent un peu de l’un, un peu de l’autre. Il était obstiné et très talentueux, il n’avait donc aucun mal à apprendre. Il avait beaucoup de facilité en ce qui concerné la musique, et lors de ses études, il en a profité pour faire beaucoup de cours supplémentaires qui lui ont apporté toutes ces connaissances. Il avait décidé alors de faire profité les autres passionnés ou futurs passionnés de musique en leur proposant des cours d’un de ces instruments, ou même de solfège. Il avait passé une annonce dans le journal, et laissait quelques prospectus dans quelques endroits de Lima. Il l’avait fait à New York et ça avait eu un grand succès, et ça allait dans le même sens pour la petite de l’Ohio. « Oui, c’est bien le cas, je fais ça depuis quelques temps ! Vous seriez intéressée ? » demanda-t-il gentiment, en croisant les doigts devant lui. « Il y a un instrument en particulier qui vous tenterez ? » continua le brun. La brunette ne semblait toujours pas très à l’aise pour une raison qui lui échappé. Il ne faisait pas si peur que ça, si ? Il n’avait rien de mal, enfin du moins il lui semblait. C’était peut-être une raison toute autre. Pour le moment, il espérait pouvoir aider la jeune fille, et pour le moment, il ne voyait aucunes raisons qui l’empêcherait de le faire.
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MessageSujet: Re: 05. Make your own kind of music   Mer 26 Déc - 16:11

La brunette était d’un tempérament calme et plutôt discret, mais certainement pas timide. Du moins, pas sans une raison valable. Au contraire, elle adorait discuter avec des tas de gens, son handicap ne représentant absolument pas un frein à ses yeux. Si elle restait seule dans son coin, prétextant que sa surdité était mal considérée, et que cela l’empêchait de se montrer sociable malgré son envie, alors Louise ne serait rien d’autre qu’une faible. Ses parents, tout comme Mme Powell, ne l’avaient pas élevée dans cette optique. Bien au contraire, depuis l’explosion qui avait détruit ses tympans, ils ne cessaient de lui répéter qu’elle pouvait tout faire. N’importe quel métier lui faisant envie lui serait accessible, peu importe qu’il lui soit impossible d’entendre. Il y aurait toujours un moyen pour elle d’arriver à remplir ses objectifs. Son premier ? Aimer les gens. Aimer leur parler, aimer les écouter, aimer leur faire plaisir. Louise n’avait que peu d’amis en qui elle pouvait avoir clairement confiance – de par sa nature méfiante – mais elle connaissait énormément de monde. Il n’était pas rare de la voir discuter avec des commerçants ou des passants, abordant n’importe quel sujet. Une simple conversation avec la bonne personne pouvait éclairer n’importe laquelle de ses journées, peu importe la façon ont elle avait commencé. Normalement, cela aurait donc du être simple pour elle, de s’exprimer en face du musicien. Elle ne l’avait jamais abordé, toutefois en quoi cela était-ce différent de ses nombreuses rencontres au détour d’une rue ?

Le détail qui changeait tout n’était autre que sa peur panique du rejet. Quotidiennement, Louise s’était faite à l’idée qu’on puisse ne pas être immédiatement à l’aise avec sa surdité. Elle ne se formalisait plus des gens qui haussaient le ton ou articulaient avec exagération en pensant qu’elle comprendrait mieux. Et quand bien même ils refusaient sa compagnie sous prétexte qu’elle était incapable d’entendre, Louise s’en fichait bien. Elle avait des milliards d’autres personnes avec lesquelles interagir comme bon lui semblait. Mais aujourd’hui, ce n’était pas tout à fait la même situation. Si l’homme qui se trouvait en face d’elle la mettait à la porte, alors elle ne perdrait pas simplement un interlocuteur. Elle perdrait son rêve d’apprendre la musique. Il n’était pas le seul enseignant aux alentours de Lima, néanmoins il était le plus proche et surtout, le premier à qui elle s’adressait. Jamais encore elle n’avait mentionné cette envie, sauf à Gabriel, et ne savait pas s’il s’agissait d’un talent incompatible avec son handicap ou non. D’autres sourds jouaient. Elle se souvenait de Josh avec sa batterie, mais aussi de Marlene avec sa harpe. L’instrument qu’elle convoitait conviendrait-il ? Louise avait sincèrement besoin de l’entendre, car aussi courageuse puisse-t-elle être, si Mr Jayson la refusait, elle n’était pas sûre de trouver la force d’aller voir quelqu’un d’autre.

Lorsque Lou complimenta le studio, le musicien sembla lui répondre quelque chose. Comme son regard faisait le tour de la pièce, elle ne put se concentrer sur ses lèvres pour comprendre, et se contenta d’un sourire timide à son attention au moment où il posa de nouveau ses yeux sur elle. Il l’invita ensuite à s’asseoir, désignant un fauteuil noir juste à côté. Hochant la tête, Louise s’installa alors qu’il refermait la porte. Elle sourit face à sa proposition de détacher Raven. Il semblait aimer les animaux, ou en tout cas les chiens, et l’adolescente eut tôt fait de retirer la laisse de son ami à quatre pattes. Généralement, son beauceron en imposait – c’était plus ou moins fait exprès – mais Mr Jayson n’était apparemment pas du genre à se formaliser d’une carrure comme la sienne. Louise appréciait de voir que certaines personnes – elle incluse – étaient encore capables d’admettre que ce n’était pas la race d’un chien qui en faisait un animal agressif, mais la façon dont il était élevé. « Merci, » dit-elle tout en donnant une caresse à Raven. Son courage n’étant toujours pas revenu, elle entama la conversation en demandant à Mr Jayson s’il donnait bien des cours pour certains instruments de musique. Il acquiesça aussitôt, et demanda si elle était intéressée. Plus question de faire machine arrière désormais : la brunette n’avait d’autre choix que de révéler la raison de sa présence ici. « Oui, beaucoup, » avoua-t-elle. « J’ai toujours aimé le violoncelle. Le fait qu’il soit grave de nature me permet de mieux en apprécier les vibrations. » Elle réalisa que Mr Jayson trouverait cette seule explication légèrement étrange. Se permettant de prendre une bonne inspiration – comme un appel à sa bravoure bien cachée, justement – Lou ajouta. « Je suis sourde. Je… Je n’entends pas la musique, du moins pas comme tout le monde. Je me sers de ces fameuses vibrations produites par les instruments pour… écouter. Et j’ai eu envie d’apprendre à jouer, moi aussi. » Elle baissa les yeux au sol avant de les relever, ses lèvres formant une grimace quand elle posa la question décisive, et dont la réponse l’effrayait plus que n’importe quoi d’autre. « Vous croyez que je pourrais quand même faire partie de vos élèves ? » C’était le moment de vérité. Verrait-elle son rêve s’effondrer dans les prochaines secondes ? Ou au contraire, se réaliser ?
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MessageSujet: Re: 05. Make your own kind of music   Dim 30 Déc - 18:00

Sourde. Cette jeune fille était sourde. C’était donc de là que venait son léger défaut de prononciation. Qu’est-ce que cela changer ? Pour Alec, absolument rien. Ce n’était pas une différence comme celle-là qui allait changer son jugement. Cette jeune fille semblait très gentille et intelligente, et la surdité n’y changeait rien. Il savait bien que les gens pouvaient être effrayé par ce genre d’handicape, mais ce n’était pas son cas. C’était quelqu’un de très compréhensif, et d’une gentillesse sans limite. Il était parfois traité de bisounours dans ce grand, vaste et surtout sans pitié milieu qu’était la musique. Pourquoi les autres le surnommé ainsi ? Parce qu’il faisait toujours tout pour contenter tout le monde. Il voulait rendre les gens heureux, et c’était le but du « Alec’s Studio ». Seulement, ce projet avait soulevé de gros débats, il avait été traité comme un fou par certains, comme un abrutit pour d’autre, ou encore comme quelqu’un qui ne connaissait rien à ce milieu. Lui, il se voyait juste comme un musicien. La musique lui avait sauvé la vie, même si très peu de gens le savaient, et il était persuadé qu’il pouvait grâce à ça, sauver la vie d’autres personnes, ou du moins l’améliorer. Il aimait aller chanter dans les hôpitaux, pour tout ces enfants atteint de maladies parfois incurables, ou qui les obligeaient à rester dans cet horrible établissement. Lui, ce qu’il aimait voir, c’était ce sourire que chacun de ces gosses arboraient en le voyant arriver guitare à la main, ou lorsqu’il leur proposait de chanter avec lui. Un bisounours peut-être, mais il en avait que faire.

Il acquiesça au parole de la brune. Elle voulait apprendre le violoncelle. Par chance c’était un des nombreux instruments qu’il pratiquait et Alec savait mieux que personne que rien n'était impossible. Ce rêve méritait d'être écouté, et à la minute où elle s'était exprimée sur sa volonté de vouloir apprendre cette instruments, il avait commencé à envisagé toutes les solutions possibles et inimaginables. Il prenait à cœur le fait que n'importe qui puisse vivre son rêve, et il se promit alors de faire tout ce qui était en son pouvoir pour l'aider. Elle lui demanda si il croyait qu'elle pouvait partie de ses élèves. Alec fit mine de réfléchir quelques secondes « Non, je ne crois pas.. » commença-t-il avant de continuer « J'en suis sûr. » il termina avec un large sourire aux lèvres. Elle allait peut-être le détester l'espace d'un instant pour lui avoir fait peur, mais le musicien était le pro pour ce genre de chose, un gamin, un vrai de vrai.

Il posa son regard sur la jeune fille, et un air malicieux apparu sur le visage du brun. Il se leva d'un bon et tendit une main confiante vers la brune « Venez avec moi. ». Il l’entraîna à l’intérieur de la salle insonorisée. Deux tabourets étaient installés au milieu de la pièce victime de sa mince volonté de vouloir faire une brin de rangement. « Asseyez-vous là. » dit-il en désignant l'un des tabourets. Il était très spontané, et il n'aimait pas perdre une minute, c'était pourquoi il avait décidé de commençait sans attendre. Il pensait également que d'avoir essayé prouverait à la jeune Louise que c'était bel et bien possible, qu'elle cesse de s'inquiétait. Il alla chercher d'abord un instrument. Il attrapa l'un des deux violoncelle appuyé contre le mur, et un archet posé sur le dessus du piano. Il vint s'installer face à la jeune fille. Il installa l'instrument avec le plus grand soin, et l'accorda à l'oreille, c'était les avantages d'avoir une oreille sur-développée. Il joua quelques notes, vérifia qu'il n'était pas trop rouillé. Ses doigts glissèrent et les sons résonnèrent dans la salle. Il s'interrompit un instant. Il attrapa la main de la jeune Grayden, et la posa sur la table d'harmonie, en haut du violoncelle. « Fermez les yeux, et focalisez-vous sur les vibrations. ». Il recommença à jouer, plus doucement, déliant avec précision chaque note, et jetant de temps à autre un coup d’œil à la demoiselle. Il espérait que ça fonctionnait, qu'elle ressentait la musique comme elle l'avait souhaité. Il continua ainsi l'espace d'une ou deux minutes, il ne savait pas exactement, il perdait la notion du temps lorsqu'il commençait à joué.

Il s'arrêta finalement, et attendit que la jeune fille ré-ouvrit les yeux. Un sourire rassurant sur les lèvres, il attendit une quelconque réaction de sa part. « Alors ? » demanda-t-il, cachant une forme d'inquiétude. Il voulait que ça fonctionne, il voulait l'aider. Il y avait bien sûr d'autre recourt, et si cette façon ne fonctionnait pas, il était déjà sûr qu'il passerait des nuits sur son ordinateur, à faire un autre moyen, juste parce qu'il s'investissait à fond, parce qu'il voulait rendre les gens heureux, juste parce qu'il avait lu cette lueur d'espoir dans les yeux de la jeune fille qui lui donnait envie de se donner à fond pour l'aider. Et il savait une chose, dans ce milieu, si lui ne l'aidait pas, qui allait le faire ? Qui prendrait le temps nécessaire ?
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MessageSujet: Re: 05. Make your own kind of music   Mer 9 Jan - 13:14

Son cœur battait la chamade alors que Louise redevenait silencieuse. Elle avait tout expliqué au musicien : désormais, il connaissait sa surdité. Que choisirait-il de faire avec une telle information ? Refuserait-il de lui apprendre le violoncelle ? Et si tel était le cas, se montrerait-il franc ou prétexterait-il un trop grand nombre d’élèves ? Un emploi du temps trop chargé pour pouvoir prendre une autre personne sous son aile ? La brunette tenta de se calmer un peu, de mettre son appréhension de côté jusqu’à ce qu’une réponse lui parvienne. Pour cela, elle posa son regard sur son chien, qui tournait dans la pièce en reniflant tout ce qui tombait sous sa truffe. Puis, elle concentra son esprit sur autre chose que l’instant présent pour visualiser son meilleur ami. Ce dernier avait toujours été la seule personne capable d’avoir un effet sur elle quand même ses parents ne pouvaient la ramener. Impuissants face au décès de Mme Powell, ils avaient déménagé exprès à Lima : pour que leur fille puisse retrouver Gabriel, et qu’il lui réapprenne à vivre. Evidemment, Louise avait fait beaucoup de chemin depuis, mais ça ne changeait rien aux faits. Sans celui qu’elle considérait comme son frère de cœur, elle n’en serait pas là. Bientôt, les mots de ce dernier lui revinrent en tête et peu à peu, elle sentit son rythme cardiaque ralentir. Tu peux tout faire, Lou. Si tu veux jouer du violoncelle, tu le feras. Je n’ai jamais connu quelqu’un d’aussi déterminé que toi. Si ce type ne veut pas de toi, tu trouveras un autre professeur, mais tu ne baisseras pas les bras. Pourtant, lorsque Louise leva de nouveau le visage vers le musicien, ce qu’elle put lire sur ses lèvres lui glaça aussitôt le sang. Non, je ne crois pas. Si le soutien de Gabriel n’était pas aussi ancré dans ses pensées, l’adolescente se serait sans aucun doute écroulée de déception. A la place, elle combattait au mieux les larmes qui menaçaient déjà de rouler le long de ses joues. Son chien sentit sans doute sa détresse, car il se rapprocha d’elle et vint lui lécher la main. Louise était à deux doigts de détourner son regard de Mr Jayson, quand ses lèvres bougèrent de nouveau, accompagné d’un sourire. J’en suis sûr. Avait-elle bien compris ? Sa propre bouche forma un O de surprise. Oui, elle avait forcément saisi avec justesse, sinon pourquoi Mr Jayson aurait-il souri de cette façon ? Immédiatement, la tristesse que ressentait Lou fut remplacée par une joie immense. Son cœur se remit à tambouriner contre sa poitrine, mais ce n’était plus pour la même raison : les doutes avaient laissé place à l’excitation. Elle allait apprendre le violoncelle. Elle allait réaliser l’un de ses rêves les plus fous.

Lorsqu’il lui tendit une main, invitant à la suivre, elle se leva d’un bond et le suivit sans aucune hésitation. Il la fit asseoir sur le siège de la salle insonorisée, et la brunette l’observa alors qu’il attrapait l’instrument qui lui faisait tant envie, ainsi qu’un archet. En un instant, il fut juste devant elle, concentré sur les notes qu’il produisait. Il l’accordait, ça ne faisait aucun doute. Louise n’était pas une experte en musique mais en connaissait assez sur le sujet pour le deviner. Bientôt, il attrapa de nouveau sa main et la posa sur le haut de l’imposant violoncelle. Il l’invita à fermer les yeux, et à se concentrer sur les vibrations. Impatiente comme jamais, l’adolescente acquiesça, en oubliant presque que pour elle, fermer les yeux était une épreuve. Une personne sourde utilisait principalement sa vue afin de percevoir son environnement. Lou ne se laissait aller à baisser les paupières que quand elle se sentait en totale sécurité : chez elle, dans son lit. Ou sur le canapé, dans les bras de Gabriel, parce qu’elle était trop fatiguée pour ne pas s’endormir avant la fin du film qu’ils regardaient. Or dans ce cas précis, elle ne se sentait pas à cent pour cent hors de danger. Mr Jayson semblait sympathique, mais elle ne le connaissait pas. Qui sait ce qui pourrait lui arriver, quand elle serait incapable de voir, sachant qu’elle n’entendait déjà pas ? Elle aurait du se méfier, ses parents le lui avaient toujours appris. Toutefois, en cet instant bien précis, elle se fichait bien de tout ça. Alors, Louise ferma complètement les yeux, et se laissa transporter par la musique. Les vibrations lui parvinrent immédiatement, le musicien laissant danser son archet sur les cordes. Elle pouvait deviner la mélodie derrière chaque pulsation qui faisait vibrer son corps tout entier. Quelle magnifique manière d’écouter ! Dire que tellement de gens passaient à côté d’une sensation aussi unique, sous prétexte qu’ils pouvaient utiliser leurs oreilles. Dans ces moments-là, Louise se sentait presque chanceuse. Son bonheur total dura encore quelques minutes, puis les vibrations cessèrent. Elle rouvrit les yeux pour apercevoir Mr Jayson penché sur elle, l’air inquiet. « Alors ? » lui demanda-t-il, s’interrogeant sans aucun doute sur l’expérience que Louise venait de vivre. Pour toute réponse dans un premier temps, l’adolescente esquissa un sourire ravi. Ses yeux brillaient. Il n’en faudrait certainement pas plus au musicien pour qu’il comprenne, mais elle ajouta malgré tout. « J’avais l’impression d’être au Paradis. C’est la première fois que la musique signifie autre chose pour moi, que des écouteurs avec le volume au maximum. J’avais vraiment la sensation de la vivre. C’était magique. » Elle n’en revenait pas, et était encore plus impatiente de prendre son premier cours. « Je peux le faire, je sais que je peux apprendre à jouer juste, » déclara-t-elle, plongeant son regard dans celui de Mr Jayson, comme si elle avait besoin de le convaincre. « Vous croyez que vous pourrez faire une petite place dans votre emploi du temps pour une élève pas comme les autres ? » demanda-t-elle, plutôt amusée. Il avait déjà dit oui. Sa question n’était donc que rhétorique, et elle s’en réjouissait littéralement. Louise avait tellement hâte d’annoncer la bonne nouvelle à son meilleur ami !
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MessageSujet: Re: 05. Make your own kind of music   Dim 10 Fév - 17:02

Lorsqu’il vit une larme coulait après qu’il ait prononcé les mots « Je ne crois pas. » il s’en voulu. Il avait beau être un pro de ce genre de plan, voir combien ça semblait lui faire de la peine lui fît regretter ses paroles. Alors il n’attendit pas une éternité pour se rattraper et lui dire qu’il en était sûr. Il l’entraîna ensuite dans la salle, et il joua l’un des morceaux qu’il connaissait le mieux tandis qu’elle avait la main sur le haut de l’instrument et les yeux clos. C’était la meilleure façon pour elle de se focaliser sur la mélodie. Les yeux ouverts, l’attention se porte sur autre chose, des fois même n’importe quoi. Il valait donc mieux qu’elle ferme les yeux, même si il se doutait que ça ne devait pas être simple pour elle. Il joua, encore et encore, avec le plus grand soin, puis s’arrêta espérant que cette façon d’écouter la musique était la bonne pour elle.

Les yeux brillant de la demoiselle suffirent au brun pour comprendre : ça avait fonctionnait. Ses doutes s’envolèrent aussi rapidement qu’ils étaient apparus. Il allait pouvoir enseigner à la demoiselle à jouer de ce magnifique instrument qu’était le violoncelle. Il avait déjà des tas de projets en tête, des manières ludiques et pratiques pour elle de lui apprendre les notes, à placer ses doigts, faire de jolis morceaux. Il en fallait peu pour le contenter, voir quelqu’un aussi heureux que l’était la jeune fille à cet instant suffisait à le combler. Tout un tas de choses lui traversèrent l’esprit en l’espace de quelques secondes. Il se dit qu’il devrait certainement apprendre ne serait ce qu’un peu le langage des signes, c’était la moindre des choses. Il pourrait également arranger un coin pour son chien, car lorsqu’il jeta un coup d’œil à l’animal, il tournait encore en rond. Il avait déjà les instruments sur place, il en avait assez pour elle et lui, afin de faire de vraies leçons.

Lorsqu’elle lui décrit finalement ce qu’elle avait ressentit, un large sourire s’étendit sur les lèvres du musicien. Il avait les yeux qui brillaient, presque autant que la brune. « J’avais la sensation de vivre. » ces mots restèrent encrés dans la mémoire d’Alec. Rien ne pouvait lui faire plus plaisir que ces quelques mots. Et il ne lâcherait rien. Pourriez-vous laisser tomber alors que vous savez que vous pouvez faire quelque chose pour une personne ? Quelque chose que peut-être seulement vous êtes capable de faire ? Quelque chose d’aussi incroyable ? C’était impossible pour Alec. Maintenant qu’il était sûr de pouvoir l’aider, il ne la laisserait pas tomber. « Vous m’en voyez ravi ! Je suis heureux que ça fonctionne aussi bien ! » lui répondit-il. Elle ajouta qu’elle s’en sentait capable, et rien qu’à entendre la conviction dans sa voix, Alec lui faisait entièrement confiance sur ce point.

« Pour moi, vous êtes comme les autres. Vous êtes juste spéciale. » déclara-t-il lorsqu’elle lui demanda si il avait une place pour une fille comme elle. « Et j’aurais toujours de la place pour vous. » il accompagna ses mots d’un sourire rassurant. Il se leva et déposa délicatement l’instrument contre le tabouret. Il alla ouvrir la porte de la salle, et laissa entrer le chien, lui caressant le haut de la tête au passage « Ne t’en fais pas, je ne lui ai pas fait de mal. » dit-il à l’attention de l’animal. Il sortit quelques secondes et attrapa son agenda et le premier stylo qui lui tomba sous la main. Il rejoignit de nouveau la demoiselle dans la salle. Il déplaça le violoncelle qu’il appuya contre le mur le plus proche. Une fois qu’il fût sûr que l’instrument de risquait pas de tomber, il retourna s’asseoir devant la jeune fille. Il ouvrit à la date à laquelle ils se trouvaient. Il regarda les jours suivant, qui pour une fois s’annonçaient plutôt calmes. « Alors, quand est-ce qu’on se revoit pour vôtre première leçon ? » demanda-t-il d’un ton enjoué. « Pour le moment, je suis libre toute la fin de semaine, donc c’est comme ça vous arrange. ». Elle devait avoir cours, donc il pouvait très bien s’arranger de façon à ce qu’elle vienne après le lycée, ou bien dans le week end si elle avait un job d’étudiant. Dans tout les cas, vu combien elle semblait vouloir apprendre cette instrument, ils allaient forcément trouver un créneaux pour faire de son rêve, une réalité.
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MessageSujet: Re: 05. Make your own kind of music   Jeu 21 Fév - 16:07

Louise se dandinait littéralement sur son tabouret, impatiente de commencer ses cours de violoncelle. Dire qu’une poignée de minutes plus tôt encore, elle doutait avoir eu raison de venir solliciter cet homme ! Mais il semblait heureux de la compter parmi ses élèves, de pouvoir lui apporter ses compétences et l’aider à réaliser l’un de ses rêves. Ils n’avaient même pas commencé que la brunette cherchait déjà un moyen de l’en remercier. Depuis toute petite, elle avait vécu tellement de rejets à cause de sa surdité. Bien qu’elle considère comme normal qu’on ne fasse aucune différence entre les sourds et ceux qui avaient une ouïe parfaite, elle n’en appréciait pas moins les personnes qui voyaient réellement les choses de cette façon. Nombreux étaient les hypocrites, malheureusement. Mais ce musicien de talent sembla sincère lorsqu’il avoua à une Louise toujours plus étonnée qu’elle n’était pas différente, juste spéciale. Louise laissa un beau sourire étirer ses traits. Elle était tombée sur la perle rare en poussant la porte de ce studio. Désormais, ce serait son devoir de prouver à Mr Jayson qu’il ne s’était pas trompé en lui faisant confiance. Elle devrait se donner à fond pour ses cours, écouter chacun de ses conseils, afin de réussir. Louise n’avait pas besoin d’impressionner les autres – même si on s’étonnerait sûrement qu’une sourde puisse jouer du violoncelle. Elle voulait tout bonnement se prouver à elle-même qu’elle était capable de tout accomplir. Comme le lui répétaient ses parents depuis son enfance. Comme Mme Powell ne cessait de le lui affirmer également. Une ombre passa sur le visage de Louise. Son enseignante lui manquait. Son amie lui manquait. Lou avait toujours entendu dire qu’il était inutile d’avoir des regrets. Mais elle en avait un, pourtant : ne pas avoir trouvé la force de commencer la musique avant, dans les Hamptons. Mme Powell aurait été si fière…

L’adolescente sortit de ses pensées alors que Mr Jayson ouvrait la porte du studio. Observant son profil, elle le vit s’adresser à son chien mais fut incapable de deviner le moindre mot. Peut-être l’invitait-il à rejoindre sa maitresse ? Sûrement, puisque la seconde suivante, Raven trottinait près d’elle en remuant joyeusement la queue. Il posa sa tête sur la hanche de Louise et se laissa doucement caresser le museau. Lorsque Lou leva de nouveau les yeux, Mr Jayson tenait un carnet aux allures d’emploi du temps dans une main et un stylo dans l’autre. Il tourna quelques pages, pensif, avant de s’adresser à Louise, l’informant qu’il était disponible toute la fin de semaine. La brunette hocha la tête. Elle n’avait pas vraiment d’obligation, en réalité, à part celle qui occupait l’intégralité de ses samedis matin – voire les débuts d’après-midi selon les tâches, comme aujourd’hui, par ailleurs. Contrairement à la plupart de ses camarades, elle n'était inscrite à aucune activité extrascolaire. Ses passions, elle les pratiquait chez elle : lisant au coin du feu ou sur sa terrasse, nageant dans sa propre piscine, couverte selon la saison, courant dans les rues de son quartier ou dans la salle de sport de sa maison en fonction de la météo. Elle consacrait aussi une bonne partie de son temps à communiquer avec d’autres personne sourdes par lettre interposée, étant membre d’une association de soutien et d’entraide. En bref, Louise Grayden était plus ou moins comme ses parents, toujours occupée. Néanmoins, elle pouvait parfaitement aménager ses obligations – l’école et son bénévolat mis à part. Elle haussa donc les épaules en réponse à Mr Jayson. « Comme vous vous en doutez, j’ai cours la semaine jusqu’à quinze heures. Je suis libre ensuite ! Concernant le week-end, ce sera assez difficile pour moi le samedi avant quinze ou seize heures également. Je travaille au refuge pour animaux de Lima, » expliqua-t-elle aussitôt. Loin d’elle l’idée de se faire applaudir pour son statut de bénévole – elle n’était pas comme ça – mais elle ne souhaitait pas donner l’impression à son futur professeur de ne jamais être disponible, ou de l’être pour les mauvaises raisons. Au moins, en sachant cela, il se doutait bien qu’elle ne pouvait déroger à son engagement auprès du refuge. « Au-delà de ça, je vous laisse me dire ce qui vous arrange le plus, c’est sans problème pour moi. »

Louise sentit son chien bouger sur elle et baissa les yeux pour le voir pousser un bâillement. Elle éclata de rire – il n’était pas spécialement fatigué mais il s’ennuyait sans aucun doute. Dans cette pièce, Raven n’avait pas besoin de remplir son devoir. Il avait sûrement hâte de retourner à l’extérieur et de se dégourdir les pattes. Il était habitué à ne pas être constamment en train de bouger : Louise l’emmenait partout et il savait rester sage. Mais aujourd’hui, l’adolescente avait surtout pris soin des animaux du refuge. Même s’il s’était baladé en leur compagnie, Lou pouvait deviner l’impatience de Raven face à la course qui l’attendait d’ici une heure ou deux. Car sa propriétaire ne manquait jamais une seule occasion de faire son jogging les week-ends. « Il a terriblement hâte qu’on aille courir, c’est un peu notre rituel du samedi, » expliqua la brunette, éclairant ainsi Mr Jayson, sans perdre une once de son amusement. Louise observa le musicien et remarqua qu’il semblait attendri par son chien. « Vous avez l’air de beaucoup apprécier les animaux, » constata-t-elle finalement. « Vous en avez ? » Elle ne savait pourquoi, mais Louise l’imaginait assez facilement avec un canidé de la même trempe que Raven : à la carrure imposante, mais qui dissimulait une personnalité en or. Quoi qu’il en soit, s’il n’avait pas d’animaux, il serait du devoir de l’adolescente de remédier à cette erreur ! Elle ne perdait jamais une seule occasion de trouver une famille pour les pensionnaires du refuge… Et bien entendu, de rendre un être humain heureux au passage.
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MessageSujet: Re: 05. Make your own kind of music   Ven 22 Fév - 18:50

Alec réfléchit à ce qui serait le plus pratique. La jeune fille l’informa de ses horaires de lycée, ainsi que de ses activités extrascolaires. Il fit le compte dans sa tête : Ca lui laissé tout les jours après quinze heures, et le samedi environs dans les mêmes heures. Il prit quelques notes dans un coin de son cahier, puis regarda le reste de son propre emplois du temps. Quelques enregistrements le lundi, une maquette à finir pour mardi soir, et une rencontre avec un groupe de garçons du coin le mercredi matin. Ensuite, le reste des jours étaient vierges. Il réfléchit un instant afin de vérifier qu’il n’avait oublié aucuns rendez-vous ou quoique ce soit. Une fois sûr, il fît une proposition à la jeune fille « Mercredi à seize heures trente, ça serait possible pour vous ? ». C’était pour lui le plus avantageux car il serait déjà sûr place et qu’il aurait ainsi eut le temps de tout mettre en ordre avant son arrivée. « Après si vous préférez un autre jour, n’hésitez pas à me le dire ! » lui dit-il souriant. Pour une fois son emplois du temps lui permettait d’avoir le choix. En règle générale, il avait des rendez-vous de prit sur plusieurs mois, que ce soit pour enregistrer des jeunes, pour mettre à bien des projets, ou encore pour aider à la promotion d’un album. Son métier n’était pas toujours de tout repos, mais il avait choisi de mener sa vie ainsi, et il ne s’en plaignait jamais. Le choix de faire le « Alec’s studio » était un choix qu’il avait fait malgré les mises en gardes de ses congénères, mais qui le rendait heureux et qu’il ne regrettait pas le moins du monde. Mais le musicien dormait bien la nuit, car depuis qu’il avait repris à donner des cours de musique, ses journées étaient bien remplies, et il n’avait plus le temps de s’ennuyer.

Il nota la date et l’heure à laquelle les deux se retrouveraient pour la première leçon de la jeune Grayden sur son agenda. Il entendit un bâillement plutôt étrange sur le coup, et son regard se porta sur le chien de la jeune fille qui semblait s’ennuyer à mourir. Alec laissa échapper un léger rire qui se joignit à celui de la demoiselle. Elle lui dit alors qu’il avait hâte car tout les deux devait aller courir comme il le faisait tout les samedis. « Je te comprend alors, ne t’en fais pas on a presque finit. » dit-il à l’intention de l’animal tout en souriant. La jeune fille remarqua l’intérêt du musicien pour les animaux et lui demanda si il en avait. Alec sourit. « A vrai dire, non, j’ai eu un chat quand j’étais enfant que j’ai gardé quinze ans, mais ma mère n’a jamais voulu de chien. Et puis après j’étais en appartement et partis les trois quarts du temps, et je refusais d’avoir un chien dans ces conditions, ça n’aurait pas était une vie pour lui. » répondit-il avec un peu de nostalgie. Il avait toujours rêver d’avoir un chien, mais il n’en avait jamais eu l’occasion. Sa mère, comme il l’avait si bien dit, n’en voulait pas. Elle ne voulait pas de bêtes en tout genre à vrai dire, le petit chaton rescapé de la rue avait été une exception. Après la mort du père du musicien, elle n’avait plus goût à rien, et sa s’était répercutée sur le petit Jayson. Pourtant avoir un chien n’aurait pu lui faire que du bien, mais les choses avaient fait que ça ne s’était pas passé ainsi. Son père aimait les chiens, et si il ne n’avait pas été tué, ils en auraient certainement eut un. De temps en temps même, il ramenait un des chiens de l’armée, des gros dobermanns qui faisait trois fois la taille du petit Alec. Mais l’enfant n’avait pas le droit de jouer avec car c’était des chiens dressés pour l’armée et qui étaient vraiment très agressifs. Pour empêcher le petit de les approchés, son père lui disait toujours « Alec, ne t’approches pas des grands chiens d’accords ? Dans quelques mois, on en aura un à nous avec lequel tu pourras passer tout ton temps, promis. Mais en attendant, sois sage. ». Ensuite il l’embrassait sur le front, et Alec, qui obéissait toujours à son père, n’approchait pas les chiens. Malheureusement, la promesses de son père n’a jamais pu être tenu, car il décéda avant. Mais maintenant qu’il était à Lima, qu’est-ce qui l’empêcher dans prendre un ? Il pourrait l’emmener avec lui au studio, ça ne gênerait personne. L’idée lui avait déjà traversé l’esprit quelques jours auparavant, et elle ne l’avait pas quittée depuis. « Il serait peut-être temps pour moi dans avoir un. Il n’est jamais trop tard, n’est-ce pas ? » demanda-t-il à la demoiselle, une certaine lueur d’espoir dans le regard. Après tout, elle devait savoir ce qui en était, vu qu’elle en possédait un elle-même. Une nouvelle idée lui vînt alors. Elle avait parlé d’un refuge pour animaux où elle travaillait, c’était peut-être l’occasion pour lui. « D’ailleurs, vous pourriez peut-être m’aider ? Je veux dire, si ça vous dérange pas bien sûr. » son regard clair et plein d’espoir posé sur la jeune fille, il espérait qu’elle pourrait lui donné une réponse positive, à moins qu’elle ne juge le musicien inapte à s’occuper d’un animal tel qu’un chien, à cause de son emplois du temps par exemple.
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MessageSujet: Re: 05. Make your own kind of music   Dim 10 Mar - 16:57

« C’est tout simplement parfait, » acquiesça Louise en esquissant un sourire ravi. Elle sortit son téléphone – ou plutôt, comme il était courant de le dire de nos jours, son smartphone – et enregistra le prochain rendez-vous avec son nouveau professeur de musique. Elle n’en avait clairement pas besoin étant donné qu’elle se voyait déjà trépigner d’impatience jusqu’au jour J. Toutefois, il fallait bien que son gadget électronique personnalisé serve à quelque chose. Personnalisé, car la marque Apple avait développé cet appareil spécialement pour les malentendants, leur permettant ainsi de communiquer avec n’importe qui. Pour ceux qui ne pouvaient utiliser une éventuelle caméra intégrée – tout le monde ne possédait pas un téléphone dernier cri – Louise avait un logiciel spécial qui se mettait en route à chaque appel, transcrivant l’intégralité des mots de son interlocuteur alors qu’il parlait à l’autre bout du fil. Quelques erreurs étaient parfois à déplorer, mais cela restait utile et compréhensible, ce qui suffisait amplement à l’adolescente. Evidemment, comme tous les smartphones actuels, ce petit bijou de la technologie remplissait aussi la fonction d’agenda, GPS et plus si affinités. Pour l’heure, Louise rangea ce dernier dans la poche de son jean où il se trouvait toujours – le mode vibreur avait l’avantage de la prévenir quand on l’appelait ou lui envoyait un SMS. Puis, elle se concentra de nouveau sur Mr Jayson, lui-même captivé par Raven. Lou décida alors d’en apprendre plus sur lui, profitant de la situation pour demander s’il avait des animaux.

Il évoqua un chat ayant vécu quinze ans qui l’avait sans doute vu grandir, et son envie d’avoir un chien, sans pour autant en avoir eu la possibilité. Louise hocha vigoureusement la tête : elle comprenait très bien son point de vue. Certaines races étaient capables d’apprécier un environnement clos, mais elles étaient rares et quand bien même, aussi minuscule soit-il, il fallait toujours le sortir et le promener, ne serait-ce que pour qu’il puisse faire ses besoins. Vivre en appartement, ne pas avoir un minimum de terrain, et prendre un chien, cela demandait un grand nombre de contraintes que peu de gens étaient prêts à supporter sur le long-terme. Oui, car lorsqu’on adoptait un animal, ce n’était pas pour une semaine ou quinze jours, mais pour des années. Ca ne devait pas se faire sur un coup de tête, mais être une décision mûrement réfléchie. Voilà pourquoi Louise, au cours de son bénévolat, avait vu tellement de chiens ou de chats lui revenir. On les offrait en cadeau à un anniversaire ou à Noël quand ils étaient encore petits, sans avoir consulté le destinataire au préalable. Fatalement, ils grandissaient. Et on n’en voulait plus. Alors, on les amenait au refuge. Que Mr Jayson soit conscient du poids d’une telle décision rendait Louise encore plus admirative. Il s’était privé pour ne pas rendre un chien malheureux. Naturellement, elle approuvait. Et si elle doutait encore un peu plus tôt de cet inconnu, ce n’était désormais presque plus le cas. On ne pouvait pas penser autant au bien-être et à la santé d’une boule de poils et être quelqu’un de mauvais…

Lorsque Mr Jayson se dit qu’il était temps de sauter le pas, les yeux de Louise s’écarquillèrent d’excitation. Elle se voyait déjà parcourir le refuge lors de sa prochaine visite, à la recherche de l’animal parfait pour lui. Sans nul doute, il avait emménagé dans une maison – elle n’avait déjà aucunement besoin de s’inquiéter du lieu de vie, même si, pour la procédure, une visite serait obligatoire. Une seconde, tu t’emballes un peu, quand même. Il n’a peut-être pas spécialement envie que tu lui files un coup de main. Qui sait, il pourrait avoir une idée précise de ce qu’il veut, et appellera un élevage plutôt que le refuge. Et pourtant, la seconde suivante, Lou pouvait parfaitement lire la demande de Mr Jayson sur ses lèvres, le visage plein d’espoir. Oui, bien sûr qu’elle l’aiderait. « Avec plaisir ! » s’exclama-t-elle, ne cherchant même pas à dissimuler sa joie. « Il y a tellement d’animaux abandonnés qui ne demandent qu’une famille, pour être enfin heureux à nouveau ! » Une fois son enthousiasme calmé, elle l’informa. « Je travaille au refuge de Lima absolument tous les samedis, du matin jusqu’en début d’après-midi. Passez dès que vous avez un week-end de libre et on pourra faire le tour du chenil. Ce serait… » Elle se coupa dans son élan, sentant une vibration dans sa poche. Ne pouvant faire la différence entre un SMS ou un appel, l’adolescente sortit une nouvelle fois son portable. Braxton venait apparemment de recevoir un nouveau jeu vidéo et lui demandait de passer dès qu’elle le pouvait pour qu’il lui fasse une démonstration – et qu’ils s’éclatent sur quelques parties. Aussitôt, Louise esquissa un sourire radieux. Elle n’imaginait pas que sa journée puisse être encore plus parfaite qu’à présent, et voilà que son ami – pour qui elle développait d’autres sentiments en secret – lui demandait de le rejoindre, illico. Louise leva les yeux pour s’adresser à Mr Jayson. « Je vais devoir repartir, mais je tenais à vous remercier. Vraiment. Pour être franche, je n’étais pas du tout certaine que vous m’accorderiez ma chance. Cette première visite a été bien au-delà de mes espérances. J’ai une grande hâte d’apprendre le violoncelle avec vous, Mr Jayson. Merci, » répéta-t-elle, serrant chaleureusement la main du musicien après s’être remise sur ses deux jambes. Il ne tarda pas à l’accompagner jusqu’à l’entrée. « A mercredi, » le salua Louise, le regard pétillant de malice et d’impatience. Oui, les quelques jours qui la séparaient de cet instant seraient, sans aucun doute possible, les plus longs de toute son existence…
Après tout, elle allait réaliser un véritable rêve. Son rêve.
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05. Make your own kind of music

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