Choriste du mois


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  06. [Jayson's] All I need is you

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MessageSujet: 06. [Jayson's] All I need is you    Mer 13 Fév - 16:41

Santana tira sur la fermeture éclair de sa valise puis jeta un coup d'oeil aux bagages qui s'amoncelaient sur le sol de sa chambre. En plus de sa valise se trouvaient le sac de voyage contenant toutes les affaires de Liam ainsi que le lit pliant de son fils. Le petit garçon l'attendait avec une patience insoupçonnable, perché sur sa chaise haute, ses yeux suivant les mouvements de sa mère sans qu'un seul cri d'ennui ne quitte sa bouche. Santana était prête à partir, elle le savait. Pourtant, elle n'arrivait pas à se décoller du sol ; elle bascula même légèrement en arrière et, dès que son dos toucha son lit, elle s'y adossa avant de ramener ses jambes contre sa poitrine. Le visage caché dans le creux de ses bras, elle laissa échapper un léger gémissement. La jeune femme n'arrivait toujours pas à réaliser comment sa vie avait pu prendre si vite ce tournant apocalyptique. Pourtant, la scène qui avait eu raison de son amitié avec Brittany et de son couple avec Aaron avait eu lieu près de trois semaines auparavant, mais Santana avait l'impression que tout était arrivé hier, tant la douleur nichée dans le creux de sa poitrine la faisait souffrir. La conversation qu'elle avait eu avec Glenn trois jours plus tôt lui avait fait du bien – Glenn savait qu'une bonne dose de gossips était ce dont elle avait besoin, et les railleries qu'elle avait gentiment proféré à l'égard du crush de son ami lui avaient donné l'impression d'être enfin de nouveau elle-même.

Jusqu'à ce que Santana tombe, le lendemain, sur une photo d'elle tenant Liam contre elle, le bras protecteur de Aaron autour de la taille de la jeune femme tandis que Brittany souriait béatement derrière eux, une main posée sur l'épaule du Cubain. Tout était revenu d'un coup, si fort que le gémissement qui avait quitté ses lèvres était parvenu aux oreilles de Anna qui avait accouru avant de frapper doucement à sa porte, murmurant presque son inquiétude. Santana ne lui avait pas répondu. Dans sa tête, elle revoyait la trahison, le ton dur de Aaron lorsqu'il s'était adressé à elle, comme si elle n'était rien d'autre qu'une gamine au caractère ingérable dont la crise n'était rien de plus qu'un caprice qui n'avait pas lieu d'être. Comme si elle ne comptait pas pour lui, comme si les larmes qui coulaient sur ses joues n'étaient que de la comédie, comme si son corps tremblant et sa voix rauque d'avoir trop crié n'étaient qu'une démonstration de ses talents d'actrice, ou une saute d'humeur due à son caractère versatile. Elle se souvenait du regard glacial qu'il lui avait jeté, tandis que ses prunelles s'étaient teintées d'inquiétude lorsque ses yeux s'étaient posés sur le visage de Brittany. Elle se rappelait des mots de réconfort qu'il avait murmuré à la jolie blonde avant de cracher au visage de Santana des paroles qu'elle n'aurait jamais pensé qu'il lui adresserait un jour. Il avait pris la défense de Brittany sans jamais prendre la peine de s'intéresser au déchirement qui pouvait très facilement se lire sur le visage de Santana. Elle s'était mise à hurler, les cris se mêlant aux sanglots douloureux qui comprimaient sa poitrine, déchirant la photo de ses mains tremblantes. La jeune femme avait crié pendant des heures, avant de ne plus avoir la force de pleurer. Elle avait jeté ce qu'il restait du cliché – un tas de confettis multicolores – avant de quitter la chambre en trombe, ignorant Anna qui était toujours derrière la porte. Elle était sortie de la maison, avait marché pieds nus, ignorant le froid malgré son short et son débardeur, avant d'extirper de sa poche un paquet de cigarettes. Elle en avait fumé une, puis deux, et n'était rentrée que lorsque le paquet fut vide. Elle avait arrêté de compter après la quatrième, elle avait juste laissé la nicotine calmer ses nerfs jusqu'à ce qu'elle ne ressente plus qu'un engourdissement salvateur.

Santana se devait de faire quelque chose. Elle n'était pas seule, Liam avait de besoin d'elle et elle ne pouvait pas se permettre de se laisser aller. La jeune femme savait ce que son envie de fumer signifiait. Son besoin de nicotine ne se faisait uniquement ressentir que lorsqu'elle était proche de la crise de nerfs. Elle avait besoin de partir, de laisser derrière elle les regards inquiets de ses colocataires, qui semblaient marcher sur des œufs dès qu'elle entrait dans la pièce. Elle ne voulait plus devoir se cacher dès que Quinn ou même Puck frappaient à la porte pour s'assurer qu'elle allait bien. Elle souhaitait juste qu'on la laisse tranquille. Elle n'avait pas besoin de la pitié des gens, bien au contraire. Santana avait alors envoyé un message à la seule personne qu'elle avait envie de voir, celui qui, elle le savait, ne la jugerait pas et ferait en sorte qu'elle aille mieux. Alec avait répondu presque immédiatement, et Santana n'avait pu s'empêcher de penser à toutes ces fois où elle avait attendu pendant des heures qu'Aaron ne la rappelle ou ne réponde à ses messages. Une partie d'elle se détestait pour demander de l'aide à celui qu'elle avait fait souffrir presque un an auparavant, mais elle avait trop besoin d'Alec pour que la culpabilité ait raison d'elle.

Santana laissa échapper un soupir avant de se redresser. Elle enfila sa veste et glissa son sac à main sur son épaule avant de se diriger vers son fils. « Viens ici, mon cœur. » murmura-t-elle avant de le sortir de sa chaise. Liam se nicha contre elle avant de commencer à gazouiller, faisant naitre un sourire sur les lèvres de Santana. Elle fit trois aller-retour à sa voiture, Liam fermement pressé contre sa hanche. Personne n'était présent, Santana avait fait exprès de préparer son départ pendant que ses colocataires étaient au travail. Lorsqu'elle leur avait annoncé qu'elle partait sans savoir quand ni même si elle reviendrait, ils l'avaient bombardée de questions. Elle n'avait rien dit de plus, ni même l'endroit où elle se rendait. Elle ne voulait pas voir débarquer Madeleine ou n'importe qui d'autre à la porte d'Alec. Elle avait besoin de s'éloigner d'eux, et ce pour une période indéterminée. Le trajet jusqu'à la maison du musicien fut court, le silence uniquement brisé par le babil incessant de Liam. Santana resta de longues minutes garée devant la grande bâtisse, incapable de calmer ses nerfs à fleur de peau. Elle finit par essuyer ses yeux humides avant de passer une main lasse dans sa chevelure désordonnée. Elle fouilla dans sa poche et en sortit un élastique dont elle se servit pour attacher ses cheveux en une queue de cheval approximative. Une fois encore, son visage était dénué de maquillage et sa tenue – un jean élimé et un tee-shirt bien trop grand pour elle – était bien loin des vêtements dans lesquels Alec l'avait vue. Elle s'en fichait. Elle n'était pas venue pour jouer de ses charmes et plus encore elle voulait cacher au jeune homme le poids qu'elle avait malgré elle perdu ces dernières semaines. Prenant son courage à deux mains, Santana sortit de sa voiture et prit dans ses bras un Liam à moitié endormi, avant de se diriger vers la porte d'entrée. Elle ne frappa qu'une fois avant que la porte ne s'ouvre, et Santana dut prendre sur elle pour ne pas fondre en larmes tant la vue d'Alec la soulageait brusquement. A la place, elle tenta de lui offrir son plus beau sourire, celui qu'elle pensait infaillible, mais elle savait que ses lèvres tremblaient un peu trop pour que ce soit crédible. « Hey. » dit-elle dans un souffle avant d'ajouter : « Me voilà. Je... Merci. » La jeune femme s'approcha lentement de lui avant de déposer un baiser sur sa joue. « Si tu as changé d'avis, je comprendrais. Je peux repartir tout de suite. » Son regard se posa sur une irrégularité du mur qui se trouvait face à elle, incapable de soutenir le regard d'Alec. Silencieusement, la jeune infirmière priait de tout son être pour que Alec la laisse rentrer chez lui, serrant davantage Liam contre elle.
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MessageSujet: Re: 06. [Jayson's] All I need is you    Mer 13 Fév - 19:39

« Bon sang… je n’y arriverais jamais. » lâcha Alec, alors qu’il s’évertuait à vouloir pousser l’armoire. Elle n’avait rien à faire là, il l’avait mise dans la chambre d’amis parce qu’il n’avait pas d’autre choix. Sauf que là, il avait besoin de ladite chambre. Il ne recevait pas souvent à dormir, voir pas du tout. Les gens venaient pour l’après-midi, la journée tout au mieux, mais il restait rarement quelques jours. Pourtant, cette chambre était très bien. C’était une grande chambre spacieuse, lumineuse et très bien agencée avec en bonus une salle de bain intégrée. Elle se trouvait au rez-de chaussée, face à celle d’Alec, les deux pièces étaient simplement séparées par un couloir. Cette maison était bien grande pour une personne, et le musicien avait toujours était seul depuis son arrivé à Lima il y a un an. Mais quelques heures auparavant, il avait reçu un sms inattendu… de Santana. La jeune femme et lui s’étaient rencontrés peu après son arrivée, mais les choses n’avaient pas pris la tournure qu’il aurait espéré à l’époque. Certainement sans le vouloir – quoiqu’il n’en savait rien – elle l’avait blessé, et laissé en plan. Alec avait dû passer à autre chose, difficilement, mais il avait réussit à se focaliser sur d’autre chose. Il s’impliquait peut-être de trop dans ce genre de chose. Néanmoins, ce n’est pas toute cette histoire qui l’empêcha de répondre au sms de la jeune femme. Dès qu’il l’avait reçu, il avait deviné que quelque chose n’allait pas, et ce n’était pas son genre de laisser les gens dans leur détresse. De plus, il avait beau le nier, quelque chose le liait toujours à la brune. Elle lui avait demandé si elle pouvait venir chez l’ingénieur son pour quelques temps. Et le musicien n’avait pas hésité une seconde quant à sa réponse : il avait accepté bien entendu.

Il s’était alors mis à faire le grand ménage, afin de faire en sorte que tout soit propre et rangé. C’était autant pour Santana que pour son fils Liam, un enfant qu’Alec appréciait beaucoup. Il ne pouvait donc pas se permettre de laisser traîner des médiators et ses partitions un peu partout dans la maison. Il avait rangé les objets trop dangereux, passait l’aspirateur, la serpillière le tout en un temps record. Et il était donc après vouloir déplacer une armoire qui faisait deux fois sa taille. Finalement, après de multiples tentatives, il réussit à la sortir de la chambre. « Foutue armoire ! » Il laissa échapper un bruyant soupir, de soulagement. Il la poussa avec ce qui lui restait de force jusqu’au fond du couloir, et l’y laissa. Finalement, ce n’était pas une si mauvaise place, ça pouvait toujours servir.

Il n’eut pas le temps d’aller se changer qu’on frappa à la porte. Il jeta un coup d’œil à sa tenu : Un vieux tee-shirt avec d’anciennes tâches de peinture de toutes les couleurs, un jean délavé, on avait vu mieux. Il ne laissa pas son invitée s’impatienter derrière la porte et alla immédiatement ouvrir la porte. La belle brune se tenait sur le seuil de la porte, Liam dans les bras. Alec ne l’avait jamais vu ainsi, et ce n’était pas le fait qu’elle n’ait aucun maquillage, ou une tenue qu’il n’avait jamais vu sur elle. Non, c’était ce sourire. Il semblait si fragile. Il cachait un millier de choses, il en était persuadé. Il n’avait qu’une envie s’était de la prendre dans ses bras, pour effacer la fragilité de ce sourire. Elle le remercia avant de déposer un baiser sur la joue du musicien. Il lui sourit « Tu n’as pas à me remercier. ». Elle ajouta que si il avait changé d’avis, elle repartirait. « Je ne crois pas non. J’ai commandais des pizzas pour deux, alors tu es bien obligée de rester. » dit-il d’un air taquin. Il connaissait la jeune femme, et si elle ne voulait certainement pas qu’Alec prenne des gants, par crainte. Il resterait naturel, et chercherait juste à lui changer les idées pour lui remonter le moral. Il déposa à son tour un baiser sur la joue de la jeune femme. « Ne t’en fais pas, la maison est bien assez grande pour trois. » termina-t-il d’un ton rassurant. « Je reviens, je vais chercher vos bagages. » Il couru jusqu’à la voiture de la jeune femme, ouvrit le coffre et attrapa les sacs de Santana et de son fils. Il les ramena dans l’entrée, et fit un dernier tour pour ramener le lit pliant. Il déposa tout au même endroit – il rangerait plus tard – et il referma la porte derrière lui. « C’est bon ! ».

Il s’approcha de la brune et posa une main rassurante sur son bras. « Comment tu vas ? » s’inquiéta-t-il. Il y avait un moment que les deux ne s’étaient pas vu. Depuis toute leur histoire, ils s’étaient moins vu. Pour ça, il s’en voulait un peu. Car il se retrouvait face à la latino qui semblait au plus bas, et il ne savait même pas ce qui s’était passé dans sa vie dernièrement. Ils s’étaient pourtant dit qu’ils prendraient plus le temps de se voir, mais ce n’était pas pour autant qu’ils l’avaient fait. Avec toutes ses maquettes, ses compositions, ses cours, Alec était surbooké. En plus dernièrement, il avait commencé à donner des cours à la jeune Louise Grayden, et il passait son temps à vouloir perfectionner sa façon d’enseigner pour elle. Il n’avait donc pas pris le temps pour Santana, et ce fût un tort à priori. Son regard ce tourna vers le petit. Il avait passé un peu de temps avec lui, à jouer, il l’avait même gardé une ou deux fois. Il était adorable comme enfant, même si Santana disait bien souvent le contraire. Lui et Alec s’entendait plutôt bien. « Alors p’tit père, ça fait un baille. » dit-il à l’intention de Liam. Son regard se porta de nouveau vers Santana. Elle semblait si fragile, il ne l’avait jamais vu ainsi. D’habitude, elle était la force incarnée, et elle ne laissait rien transparaître. La voir comme cela, c’était si inhabituel. Il avait vu juste lorsqu’il avait reçu le message, quelque chose n’allait pas, il y avait eu un événement qui avait tout changé pour la jeune femme. « Viens, on va s’asseoir, on sera mieux dans le salon. » dit-il en lui indiquant le salon. « Tu veux quelque chose à boire ? ». Même si ce n’était pas dans les meilleures circonstances, il était tout de même heureux de les voir.
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MessageSujet: Re: 06. [Jayson's] All I need is you    Dim 17 Fév - 23:31

Santana se rendit compte de combien Alec lui avait manqué dès qu'elle entendit sa voix douce et réconfortante. Elle se sentit stupide pour l'avoir laissé s'éloigner d'elle sans rien faire pour le retenir, toute occupée qu'elle avait été par sa relation avec Aaron. Et maintenant qu'elle savait où tous ses efforts pour le Cubain l'avaient menée, elle se détestait encore davantage. Elle lui adressa un sourire qu'elle savait éteint lorsqu'il évoqua les pizzas, mais elle ne faisait pas assez confiance à sa voix pour lui répondre quoique ce soit. Une vague de soulagement la parcourut quand il lui assura qu'elle pouvait rester. Elle n'aurait pas pu retourner à la pension, de toute façon, et elle ne savait pas où elle aurait pu aller si Alec avait changé d'avis. Elle le suivit à l'intérieur et attendit patiemment dans l'entrée que l'homme revienne avec ses affaires. Santana savait qu'elle aurait dû l'aider – elle devait probablement passer pour profiteuse – mais elle n'arrivait plus à fonctionner correctement. Tout semblait flou, irréel, douloureux. Seule les doigts de Liam posés sur sa joue lui permettait de rester ancré dans la réalité. La main qu'il posa sur son bras la fit légèrement sursauter et elle espéra qu'Alec ne s'en était pas rendu compte. Elle restait partagé entre l'envie de se tenir la plus éloignée possible de lui et celle de se blottir dans ses bras. Mais elle savait pertinemment que si elle choisissait cette dernière option, elle fondrait en larmes avant même que Alec n'ait le temps de réagir.

Un petit rire étranglé quitta ses lèvres lorsqu'il lui demanda comment elle allait. Elle avait pu observer dans le miroir à quel point son désespoir pouvait se lire sur son visage. Elle avait même arrêter d'essayer de cacher ses cernes et sa mauvaise mine tant elle savait combien c'était illusoire. Alec était toujours cet homme poli, bien élevé, et une fois encore Santana ne put s'empêcher de se demander pourquoi ils étaient amis, pourquoi il semblait s'intéresser à quelqu'un comme elle. La réponse était simple : Alec était tout simplement un homme bien, qui cherchait toujours le bon dans chacun. Elle voulait lui répondre qu'elle allait bien, elle aurait aimé pouvoir mentir comme elle l'avait l'habitude de si bien le faire, mais elle s'en savait incapable. Liam choisit ce moment pour tourner la tête vers Alec, tendant son petit poing vers le musicien. Son fils avait toujours eu un petit faible pour Alec. Jamais Santana ne l'avait entendu pleurer en sa présence, très certainement parce que Liam avait toujours été très sensible à la musique. Son fils offrit un léger sourire à Alec puis bailla avant de nicher sa tête dans le cou de Santana. Cette dernière suivit le musicien avant de déposer précautionneusement le petit garçon sur l'un des fauteuils, le recouvrant de sa couverture fétiche qu'elle avait toujours à porté de main dans son sac. La jeune femme s'éclaircit la gorge avant de chuchoter : « Je veux bien un café si ça ne te dérange pas. » Encore incapable de croiser le regard de Alec, elle attendit qu'il quitte la pièce pour s'installer sur le canapé. Les yeux posés sur son fils à présent profondément endormi, elle se mordit nerveusement la lèvre, ses doigts lissant un pli invisible sur son jean. Que devait-elle faire ? Eviter les questions d'un geste de la main, ou avouer à Alec les véritables raisons de sa venue ? Elle s'en voulait déjà assez de venir l'embêter, elle n'avait pas non plus envie de lui raconter ses peines de cœur, lui qu'elle avait laissé tomber pour se jeter dans les bras de celui qui l'avait faite souffrir. Elle avait pourtant besoin d'en parler ; le trop plein d'émotions qui restaient tapis en elle commençait à la ronger de l'intérieur, et elle savait que le seul moyen qu'elle se sente mieux était de tout extérioriser. Elle s'était contenté de donner de vagues détails à Glenn, ne voulant pas lire la pitié dans le regard de son ami. Mais avec Alec, c'était différent. Tout était différent.

Et lorsqu'il la rejoignit enfin, posant la tasse fumante devant elle sur la table basse, Santana sentit son cœur se tordre de douleur et d'amertume. Pourquoi ne choisissait-elle pas des garçons qui savaient prendre soin d'elle sans jamais la faire souffrir ? Puck Thomas, Aaron... Tous avaient brisé son cœur, chacun d'eux la laissant encore plus fragile qu'avant. Et Alec était là, toujours, malgré ce qu'elle lui avait fait subir, un sourire tendre sur les lèvres et une lueur d'inquiétude dans le regard. Là, prêt à l'aider sans rien demander en retour, à la rendre heureuse sans ressentiment malgré leur passé commun. Mue d'une impulsion qu'elle ne put contrôler, Santana se blottit contre Alec, murmurant son prénom avant que les larmes ne jaillissent de ses yeux. Elle se serra contre lui, désespérée, prête à tout pour que le réconfort qui émanait de lui atteigne son cœur. « Je... Brittany et Aaron... » hoqueta-t-elle, le visage enfoui dans le cou du musicien. Rien que le fait de prononcer leurs prénoms lui faisait mal.« Tout est fini. » souffla-t-elle avant de fermer les yeux, tentant désespérément de d'arrêter le flot de larmes qui glissaient sur ses joues. Ses doigts agrippèrent avec force le t-shirt d'Alec et elle pria de tout son cœur pour que l'homme ne la repousse pas. Elle avait tellement besoin de lui qu'elle ferait tout pour que cela n'arrive pas.
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MessageSujet: Re: 06. [Jayson's] All I need is you    Mar 19 Fév - 19:07

Lorsqu’Alec lui demanda comment elle allait, il n’eut pour toute réponse un léger rire étouffé. Il préféra ne pas relever. Elle semblait si lointaine, elle était là, sans être là. Le musicien aurait voulu pouvoir faire quelque chose pour lui rendre le sourire, un vrai sourire. Son attention se détourna donc vers le petit Liam, toujours accroché au cou de sa mère. Ne pouvant répondre au parole du brun, l’enfant lui sourit. La fatigue sembla gagner le petit, et il se colla encore plus contre sa mère. Il proposa alors de se rendre dans la pièce adjacente qu’était le salon. Il regarda la brune déposer le jeune garçon dans l’un des grands fauteuils qui entouraient la table basse. Il lui proposa ensuite quelque chose à boire. D’une voix faible, elle lui demanda un café. « Il n’y a aucuns soucis, je vais te chercher ça. J’en ai pour un instant. ». Le musicien quitta la pièce pour se rendre dans la cuisine. Il alluma la cafetière en inox, histoire de réchauffer le café qu’il avait fait dans la mâtiné. Il s’appuya contre l’évier et attendit. N’importe qui l’aurait traité de fou à ce moment là. Qui faisait ça ? Qui acceptait d’héberger une fille qui vous a fait souffrir par le passé ? Alec se posait tout de même ces questions. Il avait mit du temps à réellement s’en remettre, et pourtant c’était bien Santana qui était installée sur son canapé. N’allait-il pas le regretter ? Personne, et surtout pas lui, ne pouvait le savoir. Peut-être qu’il faisait une erreur, mais en réalité, il n’en avait que faire. Elle semblait avoir besoin de lui, il ne l’avait jamais vu aussi mal. Tant qu’elle aurait besoin de sa présence, et d’un toit, Alec allait être là pour elle, et peu importait les dires.

Le clic qu’émit la cafetière le rappela à l’ordre. Il vit la fumer s’en échapper. Il attrapa deux tasses et versa du café dans chacune d’entre elles. Il chercha la boite de sucres dans ses placards si bien rangé. Finalement il réussit à la trouver, là où elle n’aurait jamais dû se trouver, mais à quoi bon. Il prit la boite sous son bras, attrapa les deux tasses, et retourna avec précaution jusqu’au salon. Il déposa une tasse devant la brune « Et voilà. ». Il posa la boite, et sa propre boisson sur la table avant de s’asseoir à son tour au côté de Santana. Malgré l’inquiétude qui l’habitait, Alec affichait un faible sourire à l’intention de la jeune femme. « Tu es sûr que tout va bien ? » redemanda-t-il tout de même. Il n’eut pas le temps d’attendre une réponse qu’elle était venue se blottir dans ses bras. Il crût entendre son prénom, mais il n’était sûr de rien. Il referma son étreinte sur la jeune femme, et appuya sa joue sur le haut de sa tête. Elle se mit à pleurer et tenta d’expliquer ce qui se passait. Tout ce que le jeune homme comprit à travers les sanglots furent deux prénoms : Brittany et Aaron. Ca étonna le jeune homme. Il connaissait bien la jeune blonde, il l’avait par ailleurs connu à New York, à l’époque où elle était encore mariée. C’était quelqu’un qu’Alec appréciait beaucoup, et de ce qu’il savait, Santana et elle étaient très bonnes amies. Ensuite, ce Aaron, il le connaissait également, mais il l’appréciait beaucoup moins. En effet, il avait porté pendant deux bons mois les stigmates de leur « petite conversation ». Il savait ce qu’il y avait entre lui et Santana. Mais il n’arrivait pas à faire le rapprochement entre ces deux-là. « Tout est finit. ». Avait-il bien compris ? Oui, il en était sûr, néanmoins, il ne voyait toujours pas le lien entre Brittany et ce Aaron.

Il sentit la main de la jeune femme agripper son tee-shirt et se blottir un peu plus contre lui. Il serra un peu plus son étreinte, et caressa d’une main rassurante les longs cheveux bruns de la jeune femme. Il ne savait pas quoi lui dire, elle semblait si brisée. Il déposa un déposa un baiser sur le front de la jeune femme. Son regard se posa sur Liam, qui dormait toujours paisiblement. Qu’avait-il pu se passer ? Comment les choses avaient-elles pu devenir ainsi ? Il tenta d’écarter légèrement Santana afin de pouvoir voir son visage. Il prit son visage entre ses mains et essuya les larmes qui coulaient le long de ses joues. « Regardes moi, ça va aller, je suis là et je vais t’aider à surmonter tout ça, d’accord ? » dit-il le plus doucement qu’il pouvait. Il tenta de soutenir le regard fuyant de la jeune brune. Il continua de caresser machinalement sa joue à l’aide de son pouce, essayant de calmer ses sanglots. Ses grands yeux bleus plongés dans ceux noyés de larmes de Santana, la voir ainsi lui brisé le cœur. « Je suis là pour toi moi, toujours. ». Il appuya son front contre le sien, une main caressant toujours sa joue et l’autre dans la nuque de la jeune femme. Il ferma les yeux un instant, cherchant une solution à la détresse de Santana. Comment avait-ils réussit à la mettre dans cette état ? Il avait bien une petite idée pour le latino, mais Brittany, qu’il connaissait, comment avait-elle pu ? Il ne comprenait vraiment plus rien. Tout ce qu’il savait, c’est que ça touchait énormément la brune, à un point qu’il n’aurait jamais pensé. Que pouvait-il faire dans une telle situation ? Il se sentait impuissant face aux larmes de la jeune femme, comme si rien, ni personne ne pouvait les arrêter.
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MessageSujet: Re: 06. [Jayson's] All I need is you    Dim 10 Mar - 14:16

Alec ne la repoussa pas, bien au contraire. Son bras se referma autour de la taille de Santana et les sanglots de la jeune femme se firent plus bruyant lorsqu'elle sentit sa main caresser ses cheveux. Elle ne méritait pas quelqu'un comme Alec. Il était aussi gentil qu'elle était cruelle et son bon sens lui criait de s'éloigner de lui tant qu'il en était encore temps, tant qu'elle ne l'avait pas fait souffrir irrémédiablement. Mais comment s'en aller quand le réconfort du jeune homme était la seule chose qui, elle en était persuadée, lui permettrait de se sortir de cet état de tristesse qu'elle toute seule n'arrivait pas à quitter ? Alec était sa planche de salut et, tandis qu'il la tenait tout contre lui, Santana se sentait capable de surmonter cette épreuve. Pas tout de suite, mais avec le temps, et surtout, avec l'aide de celui qui, elle le savait, ne la ferait jamais souffrir comme les autres l'avait fait. Elle aurait aimé pouvoir se laisser aller complètement, oublier tout ça dans les bras d'Alec, lui permettre d'effacer ces derniers mois à l'aide de caresses tendres et de baisers passionnés. Mais tout n'était pas aussi simple, Santana le savait pertinemment. Un léger gémissement s'échappa malgré elle de sa bouche lorsque Alec déposa ses lèvres sur son front. Elle n'eut cependant pas le courage de croiser son regard lorsqu'il s'éloigna d'elle, secouant négativement la tête lorsqu'il lui demanda de le regarder. Elle ferma les yeux, savourant la sensation de ses doigts sur ses joues, tandis qu'il tentait vainement d'essuyer des larmes qui ne cessaient de couler. Santana n'arrivait plus à s'arrêter. Elle s'était retenue pendant trop longtemps, chaque crise de larmes qu'elle avait vécu jusqu'ici n'étant que le résultat d'éclats de colère pure. Maintenant, tout était différent. La signification de ces larmes n'était que la peine qu'elle éprouvait, la colère bien vite oubliée au profit de la tristesse.

Santana battit des paupières lorsqu'elle sentit le front d'Alec se poser délicatement sur le sien. Les yeux du jeune homme étaient clos, son pouce caressant toujours tendrement la joue de l'infirmière tandis que son autre main vint se nicher dans le creux de sa nuque. Les mots que Alec venait de prononcer l'atteignirent en plein cœur et elle ne put empêcher les nouvelles larmes qui gorgèrent ses yeux fatigués. Les mots étaient là, sur le bout de sa langue, et la barrière qu'elle s'était imposée céda brusquement. Elle pressa davantage son front contre celui d'Alec puis glissa sa main sous le t-shirt du musicien avant de la poser contre sa peau nue, juste à l'endroit elle percevait le cœur d'Alec battre de façon rassurante. Elle ferma de nouveau les yeux avant de murmurer : « Je... Je suis tombée sur des photos d'eux. À New-York. Ils... Ils s'embrassaient et... Ils ne m'en ont jamais parlé. Jamais. » Santana prit une grands inspiration. Évoquer la dispute lui faisait du bien mais c'était si difficile de se rappeler de tout ça, tout était encore trop récent, trop douloureux. « Que lui ne m'en parle pas, à la limite, je peux comprendre. Les hommes sont loin d'être des modèles de sincérité et de courage. » Elle eut un petit rire sarcastique avant de continuer. « Mais Brittany... Elle me connait, elle sait que je déteste les secrets, elle sait comment je réagis dans ce genre de situations. » Sans qu'elle s'en aperçoive, ses doigts glissèrent le long des côtes d'Alec. La chaleur qu'elle percevait contre ses doigts l'apaisait. Lorsqu'elle reprit la parole, sa voix n'était plus qu'un murmure. « Ils ne se sont pas excusés. Ils m'ont traité comme une gamine capricieuse, comme si je ne comptais pas. Comme si je n'étais rien. Et ils ne se sont pas excusés. Je... Je voulais juste qu'ils s'excusent, qu'Aaron me prenne dans ses bras et que Britt me sourit et que... » Santana secoua doucement la tête. « Je ne vaux visiblement pas la peine qu'on se batte pour moi. Je n'ai que ce que je mérite, après tout. »

Finalement, Santana ne se sentait pas mieux d'avoir parlé. Le poids de la culpabilité se fit plus lourd contre son cœur tandis que les souvenirs de la dispute affluaient. Elle avait mérité les mots durs et les paroles blessantes qui avaient été prononcés ce jour-là. Comment avait-elle pu espérer, après toute la méchanceté dont elle avait su faire preuve au fil des années, qu'elle ait le droit d'être heureuse ? Brittany et Aaron avaient probablement eu raison de ne pas se battre pour qu'elle reste dans leur vie. Et même si leur secret bien gardé la faisait souffrir, même si elle leur en voulait de lui avoir caché leur relation passé et pire encore de la façon dont ils l'avaient traité lorsque la vérité avait éclatée au grand jour, elle réalisait combien elle ne méritait pas tout ça. La vie était bien plus simple lorsque l'on avait aucune attache, personne d'autre à aimer que soit même, personne qui tenait à nous et que l'on pouvait faire souffrir. Personne qui, en une fraction de seconde, pouvait faire écrouler votre petit monde idyllique et briser votre cœur. Santana ferma les yeux avec force afin de repousser une nouvelle vague de larmes. Brittany et Aaron ne faisaient plus partie de sa vie, et rien ni personne ne pouvait changer ça. Seul Liam demeurait près d'elle. Liam, et Alec maintenant. Ses deux seuls piliers qui l'empêchaient de sombrer définitivement. Elle prit alors pleinement et soudainement conscience de la chaleur de l'étreinte d'Alec, de ses doigts contre sa nuque et de son pouce frôlant encore sa joue rougie. La main de la jeune femme se pressa plus encore contre son torse et elle rompit la distance entre leur deux visages, posant ses lèvres sur celles d'Alec. Sa bouche se mouva durant quelques secondes contre celle du musicien avant que la réalité de son acte ne s'impose à son esprit. Santana se recula brusquement, dégageant en même temps sa main du t-shirt d'Alec. « Oh mon dieu. Je suis désolée. » s'écria-t-elle avant de plaquer sa main contre sa bouche, les yeux écarquillés. Santana n'avait jamais été douée pour dire merci La plupart du temps, elle se contentait d'une remarque quelque peu acerbe ou d'un léger sourire pour montrer sa gratitude. Ou elle laissait son corps montrer sa reconnaissance. Comme ce qui venait de se passer. Et avec le passé qu'elle partageait avec Alec, tout semblait si familier, si rassurant, qu'elle s'était laissée aller. Elle détourna le regard, incapable d'affronter celui d'Alec.
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MessageSujet: Re: 06. [Jayson's] All I need is you    Ven 15 Mar - 21:15

La jeune latino refusa de le regarder lorsqu’il lui demanda. Mais ça ne l’empêcha pas de continuer. Son front appuyé contre celui de la brune, les yeux clos, il cherchait une solution. Tout était si confus, et il ne savait que faire. Les larmes ne cessaient de couler sur les joues de Santana, le pouce du musicien les effaçant une par une, espérant que chacune serait la dernière. La pression entre leur front se fit plus forte et Alec sentit la main de la jeune femme se glisser sous son tee-shirt. Le musicien eut un léger frisson. Sa main était gelée. Elle se posa à l’endroit de son cœur et ne bougea plus. Son palpitant battait un peu plus vite que la normal. Il n’était plus habitué à une telle proximité entre eux. Il priait pour qu’elle ne remarque pas ce changement de vitesse, mais vu son état, il en doutait. Soudain, il l’entendit murmurer. Elle lui expliqua finalement la situation tant bien que mal. Il ne l’interrompit pas, analysant calmement chacun de ses mots coincés entre deux sanglots. Elle évoqua alors des photos prisent à New York, de Brittany et de se Aaron. Tout s’expliquait. Mais Alec ne comprenait pas le comportement de la blonde, peut-être qu’il allait devoir aller lui parler, ou peut-être pas. Santana risquait de ne pas trop apprécier, il valait sûrement mieux qu’il s’abstienne pas conséquent. Lorsqu’elle dit que les hommes n’était pas un modèle de sincérité et de courage, il entendit un léger rire sarcastique de la part de la brune, ce qui lui arracha un sourire. Il avait beau faire partis de la gente masculine, il était également bien placé pour savoir que ce qu’elle disait été en grande partie vrai.

Il rouvrit les yeux lorsqu’il sentit la main de la jeune femme glisser sur ses côtes. Elle continua, si doucement qu’il pouvait à peine l’entendre. Et ce fût la dernière phrase de la latino qui le marqua. Elle déclara qu’elle ne valait certainement pas la peine qu’on se batte pour elle, et qu’elle n’avait sûrement que ce qu’elle méritait. Le brun releva la tête subitement, néanmoins, il se trouvait toujours à quelques centimètres seulement du visage de Santana. « Tu dis n’importe quoi. Ce n’est pas parce que cet imbécile ne s’est pas battu pour toi, que ça signifie que tu n’en vaux pas la peine. » il leva les yeux au plafond et inspira profondément. Il savait très bien en rencontrant ce type qu’il ne valait pas grand chose. Il y avait une part de jalousie, bien entendu. Alec aurait mille fois préféré qu’elle ne soit pas avec lui. Et il avait eut raison. « Si tu n’en valais pas la peine Santy, je ne serais pas là. » dit-il en fermant à nouveau les yeux. C’était la vérité après tout. Sa main se posa à nouveau sur la joue de la jeune maman, et essuya de nouveau les larmes qui coulaient. « Tu te trompes, tu vaux bien plus que tu ne le penses. ».

La main de sa jeune femme s’appuya un peu plus sur son torse, et il n’eut le temps de se rendre compte de se qu’il se passait que les lèvres de la brune s’étaient posées sur les siennes. Mais il ne pu se reculer. En vérité, il ne voulait pas. Sa main se posa dans sa nuque sans réfléchir. Il aurait dû être le plus mature des deux, il aurait dû rompre se baiser. Il avait l’âge, l’expérience, il était censé savoir. Mais le cœur avait ses raisons, que la raisons ne connaissait pas. Alec trouvait que cette phrase résumait bien sa vie, et la preuve en était une nouvelle fois. Mais ce fût elle qui se dégageant en première. Elle s’excusa et plaqua sa main sur sa bouche. Le regard d’Alec croisa un instant celui de la brune avant de se perdre dans le vide. Il était complètement perdu. Il se leva du canapé, même si il n’était pas sûr de la fiabilité de ses jambes. Il s’avança vers la baie vitrée, passant nerveusement la main dans ses cheveux. Ca faisait resurgir leur passé. Seulement, il se doutait que ce baiser était dû à toute cette histoire de photos. Il aurait voulu pouvoir dire quelque chose, avoir un peu de rancœur, quelque chose. Mais la seule chose qu’il avait, c’était du regret. Le soleil brillait dehors, et son regard suivit une feuille qui venait de se détacher d’un arbre et qui était ballottée par la brise à travers le petit jardin. Ce baiser ne signifiait certainement pas grand chose pour elle, pas pour le moment du moins. Mais il ne lui en voulait pas, toujours pas.

Il prit une grande inspiration avant de retourner vers Santana. Il passa à côté du fauteuil où dormait paisiblement le petit Liam. Il passa une main délicate sur la tête du petit avant de retourner s’asseoir au côté de la brune. Il s’affala avant d’oser croiser le regard de la jeune femme. Un léger sourire plein de regret fît son apparition sur son visage avant d’étirer son bras sur le dossier du canapé et de faire signe à la latino. « Viens par là. ». Il attira la jeune femme vers lui, et l’entoura d’un bras rassurant afin de la blottir contre lui. « C’est peut-être un peu trop tôt pour le moment. ». Il le savait, elle le savait. Il ne pouvait pas se mentir, ses sentiments étaient toujours présents, mais il valait mieux qu’il les réprime. Pour le moment, il n’était pas question de lui de toute façon. « Quelqu’un sait que tu es ici ? » osa-t-il demander. Il préférait se préparer psychologiquement – et physiquement – si un ex petit-ami en colère ou une colocataire enragée devait débarqué dans son appartement à un moment ou à un autre. Il avait déjà prit des coups de la part du brun arrogant une fois, et il savait pertinemment que ça n’en resterait pas à quelques coups de poings dans les côtes si les deux se retrouvaient dans la même pièce à nouveau. La situation était délicate, et d’autant plus après qu’il se soit embrasser. Malgré cette tentative de réprimer cette question qui lui brûler, malgré lui les lèvres, il finit par lui demander « Ca signifiait rien pour toi je présume… ce baiser… ? ».
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MessageSujet: Re: 06. [Jayson's] All I need is you    Lun 29 Avr - 12:17

Santana sentit plus qu'elle ne vit Alec se lever du canapé, sa chaleur réconfortante disparaissant en une fraction de seconde. La jeune femme ne put s'empêcher de frissonner, à présent soudainement glacée. Sa main, toujours plaquée contre sa bouche entrouverte, glissa avant de s'échouer sur ses genoux. Elle osa poser un regard vacillant sur Alec qui lui tournait à présent le dos. Malgré la distance qui les séparait, Santana pouvait voir une tension presque palpable s'échapper du corps de l'homme : ses épaules, qui avaient accueilli ses larmes quelques minutes plus tôt, étaient tendues et la nervosité se lisait dans la main tremblante qu'Alec passait dans ses cheveux. La tristesse de Santana fut bien vite remplacée par une colère sourde envers elle-même, le flot de larmes tari par un brusque sentiment de culpabilité. Le fantôme des lèvres de Alec sur les siennes laissait une sensation de brûlure et la jeune maman dut prendre sur elle pour ne pas faire glisser ses doigts où, une poignée de secondes auparavant, la bouche du musicien avait caressé la sienne. Elle avait envie de hurler à s'en arracher les cheveux et était partagé entre le besoin de fuir et celui de courir se blottir contre le torse accueillant d'Alec. Des excuses aussi sincères que mensongères restèrent bloquées dans sa gorge, sur cette langue qui portait encore le goût du musicien.

Elle était perdue. La honte de ce qu'elle venait de faire teintait ses joues d'une rougeur peu habituelle chez elle mais l'envie de recommencer était si intense qu'elle s'obligea à enfoncer ses ongles à l'intérieur de son poignet afin de ne pas céder à la tentation. Elle ferma les paupières avec une force presque douloureuse. Pourquoi fallait-il qu'elle gâche toujours tout ? Après ce qu'elle venait de faire, il y avait peu de chances pour qu'Alec lui pardonne sans rien dire et l'autorise à rester près de lui. Ne pouvait-elle pas, pour une fois, mettre ses ardeurs de côté et savourer le réconfort d'un homme sans se sentir obligée de se servir de ses charmes ? Ces mauvaises habitudes qu'elle savait posséder, elle pensait s'en être débarrassée, mais avec Alec, tout était toujours plus compliqué, différent. Elle aurait aimé être assez mature pour ne pas attendre une réaction de la part du musicien, pour se lever sans un mot avant de prendre Liam dans ses bras et de partir. Elle aurait voulu pouvoir s'excuser, lui dire sincèrement qu'elle regrettait, qu'elle était désolée. Mais elle n'était pas forte, elle n'était pas courageuse. Là, en cet instant, elle n'était que cette petite fille perdue, incapable de réfléchir ni d'agir comme une adulte. Ses barrières s'étaient écroulées dès que les bras de Alec s'étaient refermés sur elle, et elle était à présent mise à nue, complètement vulnérable, perdue.

Elle suivit des yeux le jeune homme dès qu'elle le vit se retourner. Son cœur se serra lorsqu'il passa une main tendre sur les cheveux de Liam, puis les battements effrénés reprirent instantanément dès qu'il s'installa de nouveau à ses côtés. Lorsque son regard croisa le sien et qu'un sourire triste étira les lèvres d'Alec, Santana sentit son estomac se tordre douloureusement tandis qu'une nausée difficilement contrôlable lui serra la gorge. C'était de sa faute, une erreur de plus à ajouter à son palmarès déjà bien rempli. Lorsqu'il lui murmura de venir près de lui, Santana n'esquissa pas le moindre geste, trop sonnée de réaliser qu'Alec ne lui en voulait pas au point de la rejeter, qu'il ne voulait pas qu'elle parte loin de lui. Elle le laissa l'attirer contre lui et, avec un naturel désarmant, le corps de Santana retrouva avec habitude une position confortable. Sans qu'elle ne puisse le retenir, un soupir de soulagement quitta ses lèvres. Elle ne dit rien lorsqu'il ajouta que c'était trop tôt. Elle le savait aussi bien que lui, et elle regrettait bien trop amèrement son geste pour lui faire l'offense de répondre. Elle se contenta de fermer les yeux et de serrer les poings afin de s'empêcher de laisser courir ses doigts sur la peau d'Alec. Elle inspira profondément, laissant l'odeur significative du musicien calmer ses nerfs, une douce apathie prenant possession de son corps. Elle n'ouvrit pas les paupières pour répondre à sa question, et sa voix n'était qu'un murmure presque inintelligible lorsqu'elle s'exprima : « Non. Personne ne sait que je suis là. Je... Je ne veux voir personne. » 'Personne d'autre que toi' termina-t-elle mentalement.

Le silence emplit la pièce, et Santana le savoura avec soulagement. Bien vite, ses mains contractées ses détendirent, ses doigts frôlant le tee-shirt du musicien. La tension s'échappait de son corps doucement, et pour la première fois depuis des semaines, Santana se sentit légèrement apaisée. Mais la voix de Alec la fit sortir de sa torpeur, égratignant le calme ambiant. Malgré elle, Santana se redressa légèrement tandis qu'elle traça inconsciemment du bout des doigts le contour de sa propre bouche, la brûlure du baiser soudainement intense. Le visage de Aaron dansa un instant devant ses yeux et avec lui la passion qu'il montrait lorsqu'il l'embrassait, la force avec laquelle il la plaquait contre lui, impétueux, volcanique. Puis la douceur des gestes d'Alec remplaça l'image du Cubain, sa tendresse, la délicatesse de ses caresses. Santana repoussa les larmes d'un battement de paupières tandis qu'elle secouait la tête. « Non... » chuchota-t-elle, avant de se reprendre. « Je... Je veux dire oui. » La frustration de ne pas réussir à s'exprimer correctement la fit soupirer. Sentant un brusque sentiment de courage l'envahir, elle tourna son visage vers celui d'Alec. Elle lui adressa un mince sourire avant de poser sa main sur la joue du musicien. « Je l'aime. » souffla-t-elle avec douleur. Elle ne l'avait jamais dit à personne, même à elle-même, et le fait de mettre des mots sur les sentiments qu'elle éprouvait pour Aaron lui brisait encore un peu plus le cœur. « Mais... Toi. Toi, tu comptes tellement pour moi, bien plus que je ne le montre et... Je suis désolée. Je n'aurais pas dû. C'était juste naturel. Et je... » Elle laissa ses doigts caresser la peau rugueuse de sa joue puis déposa un baiser sur son autre pommette, se refusant de suivre cette pulsion qui lui intimait de réitérer ce fameux baiser. « Je ne veux pas que tu penses que tu ne comptes pas pour moi. Parce que ce n'est pas vrai, et ce baiser... » Elle se tut et ferma les yeux avant de poser son front contre celui d'Alec. Elle aurait aimer lui dire qu'elle voulait recommencer, qu'elle aurait souhaiter qu'il l'emmène dans sa chambre et qu'il lui fasse oublier son amour pour Aaron. Mais, malgré son désespoir, elle ne voulait pas le faire souffrir une nouvelle fois. Son égoïsme avait déjà fait assez de dégâts par le passé. Alors elle se contenta de chuchoter : « Ce baiser ne signifiait pas rien pour moi. » Mais, elle le savait, il ne signifiait pas la même chose pour lui que c'était le cas pour elle. Si cela avait été possible, elle aurait tout donner pour effacer Aaron de sa mémoire afin de pouvoir laisser Alec prendre soin d'elle comme elle l'aurait souhaiter, comme il l'aurait voulu. Mais c'était impossible, et Santana espérait avec une force farouche qu'avec le temps, elle y arriverait, et qu'elle pourrait peut-être laisser Alec remplacer Aaron dans son cœur.
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MessageSujet: Re: 06. [Jayson's] All I need is you    Mer 1 Mai - 18:42

Ses sentiments pour la brune étaient toujours présent, et plus que tout à présent. Il pensait être passé au-delà, que le temps avait finalement fait cicatrisé cette plaie béante qu'avait laissé leur passé commun. Il y avait beaucoup songé, il avait même passé des nuits entières à y réfléchir. Puis, il avait appris pour ce Aaron. Les choses étaient différentes : Elle semblait bien mieux avec lui, et c'était très certainement mieux ainsi. Pourtant, elle était là à présent, blottie contre son torse, et toutes les sentiments qu'il avait réussi à réprimé revenaient d'un coup. Ce baiser, c'était à ce moment qu'il s'en était rendu compte. Mais que devait-il faire alors ? La situation était des plus compliquées. Mais il n'avait pas envie qu'elle s'en aille. Le brun avait accepté avec une réelle joie qu'elle vienne s'installer quelques temps, et ce n'était pas ses quelconques sentiments qui avait interféré dans son choix. Il avait accepté car elle en avait besoin, qu'il avait de la place et qu'elle semblait plus désemparée que jamais. En réalité, en acceptant, il n'avait pas réfléchit au le passé qui les reliait. Ce n'était qu'après ce baiser qu'il y avait pensé. Il fixait le poing serré de Santana, posé sur son torse, ne sachant que faire. Son bras entourait la jeune femme, et son pouce faisait de brefs allé-retour sur le bras de la brune.

Il lui dit que c'était trop tôt, ce à quoi elle ne répondit pas, c'était sûrement inutile. Il se risqua ensuite à lui demander si quelqu'un savait qu'elle était ici. Elle ne bougea pas, et lui répondit cependant, d'une voix presque inaudible que personne ne le savait, qu'elle ne voulait voir personne. Même si il n'allait pas lui dire, il était soulagé par cette réponse. Si il avait vu le cubain débarquer un soir à sa porte, il n'aurait pas su comment réagir. Les deux ne s'entendaient pas, et la première et seule fois où ils s'étaient rencontrés, les choses avaient plutôt mal tournées, notamment pour le musicien. Ensuite, il ne connaissait pas grand monde dans l'entourage de la latino. Il connaissait Brittany, mais après ce qui s'était passé, il doutait que la blonde débarque chez lui. Mais puisque personne ne savait, il n'avait plus aucunes raisons de s'inquiéter d'une visite inattendue.

L'espace d'un instant, un léger silence s'installa. Seul le tic-tac de l'horloge installait sur le mur en face résonnait. Alec respirait calmement, perdu dans ses pensées, et ne sachant quoi dire, ou quoi faire. Il était incapable de faire un choix, comme si son esprit était devenu un sac de nœud qui lui semblait impossible de dénouer. Il se sentait bien là, Santana au creux de ses bras, Liam dormant encore dans le fauteuil d'en face. Cette image lui arracha un mince sourire, empreint de tristesse et de regrets. Il aurait donné beaucoup pour avoir une famille qui l'attendrait tous les soirs, une femme avec qui il pourrait partager toutes ses choses enfouies au fond de lui, un enfant à qui il apprendrait mille-et-une choses. Mais il n'avait rien de tout ça. Le soir, personne ne l'attendait. Son appartement était vide de sens, aucunes obligations, aucunes attaches. Malgré la quiétude qui semblait s'être installée, Alec avait besoin de savoir. Il brisa ce silence si bien encré, et demanda si leur baiser n'avait rien signifiait pour elle. La jeune femme se redressa, et la main du brun posée sur son épaule tomba au creux de ses reins. Elle secoua la tête et un léger non s'échappa de ses lèvres. Alec baissa les yeux. Elle se reprit en disant finalement que oui, puis elle soupira. La brune détourna finalement son visage vers celui du musicien. Ce dernier avait le regard rivé sur la table basse. La main de Santana vint se poser sur la joue du brun, qui l'obligea alors à la regarder. Un léger sourire étirait les lèvres de la jeune maman, mais cela n'arriva pas à dérider le brun. Il n'était pas en colère, il ne lui en voulait pas, c'était juste une sorte de tristesse qui l'avait envahie. Elle déclara « Je l'aime ». Alec baissa une nouvelle fois les yeux, et soupira malgré lui. Bien sûr, il cela lui faisait mal d'entendre ces mots, mais ce qui le faisait presque enrager, c'était de voir que ce Cubain n'avait su se rendre compte de sa chance, et qu'il faisait souffrir Santana comme cela. Il savait comment elle était, et ce n'était pas le genre de personne à dire qu'elle aimait quelqu'un aussi facilement. Il avait envie de lui dire d'arrêter, qu'il comprenait, mais que d'entendre cela lui faisait plus de mal que de bien. Mais il ne dit rien pourtant. Il resta interdit, le regard baissé. Elle continua, et ses paroles le poussèrent à relever les yeux et à plonger son regard dans celui de la brune. Elle dit que le musicien comptait énormément pour elle, plus qu'elle ne le montrait. Puis elle s'excusa à nouveau, ajoutant qu'elle n'aurait pas dû, que c'était naturel. Il sentit les doigts de la jeune femme caressaient sa joue, puis il ferma les yeux lorsqu'elle déposa un baiser sur son autre joue. Elle reprit, déclarant qu'elle ne voulait pas qu'il pense qu'il ne comptait pas pour elle, que ce n'était pas vrai. Elle commença une nouvelle phrase, mais n'arriva pas à la continuer. Les yeux clairs d'Alec étaient toujours plantés dans ceux de Santana, voulant déceler ce qu'elle voulait lui dire. Elle ferma les yeux et posa son front sur celui du musicien, qui ferma les yeux à son tour. Finalement, elle chuchota que ce baiser qu'ils avaient partagé ne signifiait pas rien pour elle, au contraire de ce que pensait Alec. Le brun mit quelques instants à analyser chacun de ses mots. Il était encore plus perdu qu'auparavant. Que devait-il faire ? Il releva la tête, et plongea à nouveau son regard dans celui de Santana, cherchant une réponse à ses centaines de questions. « Pour moi non plus... » arriva-t-il enfin à articuler. Tout cela lui demandait une force herculéenne pour tenir. Il avait toujours une main posée dans le bas du dos de la jeune femme, et l'autre, le poing serré sur son propre genou. Malgré ses quelques années de plus, il n'avait pas plus de réponse que la jeune femme, et aucunes solutions pour cette situation. « Je tiens énormément à toi moi aussi... ». Il desserra son poing et posa à son tour une main sur la joue de la jeune femme, qu'il caressa doucement. Un mince sourire se dessina sur ses lèvres. « Tu y arriveras, ça va prendre du temps, mais tu vas passer au dessus de tout ça. Ça va prendre du temps, mais je sais que tu en es capable. » il déposa un léger baiser sur l'autre joue de Santana « Et je serais là pour t'aider, aussi longtemps que tu en auras besoin. » termina-t-il. Il préférait finalement éluder les questions qu'il se posait sur leur relation. Ce n'était pas le moment, c'était trop tôt, et elle avait pour le moment besoin de quelqu'un pour la supporter dans cette épreuve, et Alec serait cette personne si Santana le voulait.
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MessageSujet: Re: 06. [Jayson's] All I need is you    Dim 9 Juin - 14:33

Santana n'arrivait pas à détacher son regard des yeux de Alec. Ce qu'elle lisait dans les prunelles du musicien, c'était tout ce qu'elle aurait souhaiter discerner dans celles de Aaron : de la tendresse, de l'affection, une envie farouche de la protéger. Jamais Aaron n'avait réellement montrer ces sentiments à son égard. Chez le cubain, tout n'était que passion, douleur, colère. Les deux hommes étaient la définition même de la contradiction ; deux opposés parfaits, deux antipodes, l'un n'étant que douceur et gentillesse, l'autre personnifiant avec perfection la fièvre et la rage. Ce qu'elle avait toujours ressenti en présence de Aaron, c'était un mélange de peur et d'exaltation, une ivresse qu'elle n'avait connu avec personne d'autre par le passé. Comme une drogue enivrante, nocive mais tellement addictive. Dès le début, elle l'avait su. Même si elle s'était voilée la face, même si elle avait enfoui ses craintes sous les sentiments tumultueux que le cubain lui inspirait, elle avait su que rien de bon ne pouvait résulter de cette passion dangereuse, rien d'autre que la souffrance et la déception. Elle l'avait senti mais avait foncé droit dans le mur, comme si les erreurs du passé n'avaient pas suffi à la rendre plus lucide, moins vulnérable. Elle qui se croyait forte, censée, était tombée dans le piège et ce qui en résultait était pire que les épreuves qu'elle avait su traverser. Elle était brisée, et Santana se demandait si, un jour, elle réussirait à se relever de ce coup dur.
Alec, lui, avec son calme apaisant, sa tendresse palpable et ce sentiment de sécurité qu'elle éprouvait lorsqu'elle était près de lui, lui donnait envie de se noyer dans cet océan de sérénité. Elle voulait rester aux creux de ses bras protecteurs et ne plus jamais en sortir. Et pourtant... pourtant, elle avait choisi celui dont l'issu serait fatalement un désastre, tandis qu'elle avait repoussé Alec, l'homme qui, elle le savait, ne lui ferait jamais aucun mal, bien au contraire.

Santana aurait aimé pouvoir lui dire qu'elle s'était trompée, que c'était lui qu'elle voulait, lui qu'elle souhaitait apprendre à aimer. Qu'elle aimerait qu'il la protège, pour toujours. Mais elle ne pouvait pas. Pas quand son cœur appartenait à un autre, pas quand Aaron était la seule personne à qui elle arrivait à penser. Elle savait que Alec avait des sentiments pour elle. Il n'avait pas besoin de lui dire, elle pouvait le lire dans ses yeux, le percevoir dans le ton de sa voix tandis qu'il lui disait que, lui aussi, il tenait à elle. Santana l'observa longuement, son front toujours contre le sien, gardant le silence. Elle ne pouvait pas lui dire qu'il avait raison, et qu'avec le temps, tout irait mieux, qu'elle allait s'en sortir et oublier Aaron. Ce serait mentir, à Alec comme à elle-même, parce qu'elle savait que rien ne serait facile et que tout cela semblait même impossible. Mais elle voulait bien essayer. Elle souhaitait plus que tout que Alec ait raison, et qu'il soit celui qui réussisse à lui faire oublier sa tristesse. Un mince sourire étira ses lèvres et elle posa sa main sur celle du musicien qui recouvrait sa joue. Elle serra ses doigts contre les siens avant de murmurer : « Merci. » C'était probablement la chose la plus sincère qu'elle ne lui ait jamais dit. Elle se détacha doucement de son étreinte et posa sa tête sur son épaule. Elle respira profondément, savourant son odeur réconfortante, avant de déposer un léger baiser dans son cou. « Merci. » chuchota-t-elle de nouveau avant de fermer les yeux, ses mains agrippant avec force le tee-shirt d'Alec. Elle se sentait déjà apaisée.

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