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 06. [Pillsbury's] - sister in law... not?

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MessageSujet: 06. [Pillsbury's] - sister in law... not?   Sam 30 Mar - 19:56

Quelques jours auparavant, Emma s'était retrouvée dans une fâcheuse situation. En effet, sa petite protégée était venue lui annoncer la bouche en coeur qu'elle s'apprêtait à épouser son frère... Frère qui s'avérait être déjà en couple avec une certaine Charlie, et ce depuis un moment. Si Emma adorait Grace et aurait en théorie tout à fait cautionné une union entre la blondinette et son rouquin de cadet, elle n'adhérait en aucun cas à ces fiançailles douteuses qui semblaient avoir eu lieu dans le plus grand secret et la plus grande illégitimité. N'ayant que mal compris ce que Grace lui racontait, ignorant totalement que les dires de la blondinette ne se fondaient que sur les spéculations téléphoniques d'une voix robotique qu'on payait bien trop cher pour ses services douteux, la rouquine en avait conclu que son cher petit frère avait une liaison avec Grace. Une liaison extra conjugale. Elle en était furieuse. Ils s'étaient souvent disputés, ces derniers temps. Ils s'étaient éloignés, parfois, ne s'accordaient plus beaucoup de temps l'un à l'autre, et tout ça pour quoi? Parce que Wyatt n'aimait pas Will. Et ça, Emma l'avait jusque là à peu près compris, presque accepté -quoi que la situation était difficile à gérer-, se disant que son frère cherchait juste à être protecteur, à lui éviter de souffrir entre les bras d'un homme qu'il qualifierait toujours d'infidèle. Alors entendre que lui-même se livrait à ce genre d'activités moralement condamnables ne plaisait pas du tout à miss Pillsbury. Mais alors, pas du tout. De plus, elle ne connaissait pas Charlie mais n'en avait entendu dire que du bien, et quelque part elle était heureuse de voir son frère épanoui en amour. Il semblait avoir trouvé sa perle rare. Que nenni. Il se fichait éperdument d'elle, et c'était injuste. Pour elle, pour Grace... et même pour Emma, qui s'était appliquée à penser qu'il n'était plus si égoïste et dissipé qu'il ne l'était, enfant.

C'est pourquoi elle lui avait demandé de l'appeler au plus vite -chose qu'il n'avait évidemment pas pris le temps de faire. Résultat, c'est par textos que cette histoire s'était "réglée", et Wyatt niait tout en bloc, suggérant que Grace avait menti. Si Emma avait bien une certitude, c'est que Grace ne lui mentirait jamais. Alors effectivement, la version qu'elle lui avait délivrée n'était que sa vérité à elle, mais ça, Emma l'ignorait encore. La conversation avait fini par couper court, Wyatt devant s'absenter pour passer chercher Charlie. Le front de Emma s'était plissé de plus belle en lisant ces quelques mots sur l'écran de son portable. Il était vraiment culotté. Grace se faisait déjà une joie à l'idée de leur soit-disant mariage prochain, et lui continuait de batifoler avec deux femmes à la fois... tout en mentant à sa soeur? Quelle était sa version des faits, alors? Qu'en disait-il, lui? Selon lui, pourquoi Grace avait-elle inventé une histoire pareille, s'il ne lui avait jamais fait penser que quoi que ce soit était possible entre eux?

Ces questions trituraient l'esprit de Emma depuis maintenant plusieurs jours. C'en était trop. Cette histoire accaparait toutes ses pensées, et elle songeait donc que le mieux était encore de terminer cette conversation inachevée avec son frère. C'était devenu une nécessité de premier ordre. Plus ils attendraient, plus les révélations seraient douloureuses, et plus Grace et/ou Charlie en pâtiraient. C'est pourquoi, cet après-midi là, alors qu'elle avait un peu de temps devant elle, Emma n'entra pas dans le garage de son immeuble, comme elle le faisait habituellement. Elle tourna un peu plus tôt, effectuant un créneau quelques mètres plus loin, à quelques pas de l'immeuble où logeait Wyatt depuis un petit moment maintenant, avec la ferme intention d'avoir des réponses à ses questions une bonne fois pour toute. Ni une, ni deux, elle sortit de son véhicule, qu'elle prit soin de fermer, vérifiant en tirant sur la poignée de la porte avant que la voiture était bien verrouillée. Chose faite, elle sortit de son sac un petit flacon de gel hydroalcoolique, dont elle imprégna ses mains, les frottant ensuite l'une contre l'autre en se dirigeant vers l'entrée. Là, elle accéléra significativement le pas en voyant quelqu'un sortir et lui tenir la porte; au moins, elle n'aurait pas à appuyer sur le bouton de l'interphone ou même pousser la porte avec ses mains. Remerciant d'un sourire chaleureux l'étranger, elle s'engouffra dans le hall d'entrée pour ensuite se diriger vers les escaliers, dans le but de se rendre au troisième étage.

Elle y était. Elle allait enfin comprendre ce qu'il se passait, et surtout ce que Wyatt avait l'intention de faire. Elle ne voulait pas que Grace souffre, c'était compréhensible. Elle était très attachée à la jeune femme, quoi qu'elle fut parfois un peu délurée; elle était une véritable amie pour Emma, et elle avait pour -fâcheuse?- habitude de vouloir prendre soin de ses amis parfois plus que nécessaire. Reprenant sa respiration, la conseillère d'orientation sentit toutefois une boule se former dans son estomac. Elle voulait des explications, certes, mais elle craignait de ne voir cette discussion supposée mature et réfléchie virer à la dispute du siècle, suite à laquelle Emma aurait l'impression de ne plus connaître son frère, que tous leurs efforts pour se retrouver étaient vains, et qu'il n'était en fait qu'une personne détestable. Elle se mordilla la lèvre inférieure à cette pensée. Elle n'avait aucune envie de détester son propre frère. Elle ne voulait pas perdre à nouveau celui qu'elle avait le sentiment d'avoir retrouvé, après trop de temps et trop d'épreuves. Elle songea un instant à faire demi-tour, mais réalisa rapidement que cela s'apparentait à une mauvaise tactique du "faisons l'autruche en espérant que le problème disparaisse tout seul". Et elle ne pouvait décemment pas se persuader que son frère était un ange pour son petit confort personnel, alors même qu'elle ne le reconnaissait pas. Et puis, lorsqu'il disait qu'il ne connaissait pas Grace, il était peut-être sincère... il y avait peut-être une explication rationnelle... Il devait y avoir une explication rationnelle. Emma ne voulait pas le détester.

Une fois devant la porte de l'appartement du jeune homme, la rouquine se pencha légèrement, pliant ses genoux jusqu'à ce que son coude atteigne le bouton de la sonnette, songeant qu'elle n'aurait pas à réutiliser son gel de cette manière. Elle attendit quelques secondes, et entendit bientôt des pas se diriger vers elle. On ouvrit. Emma arqua alors un sourcil, surprise de voir une jeune femme lui ouvrir. Elle ne s'en était pas vraiment rendue compte, mais depuis près de dix minutes elle se représentait mentalement la scène, avait imaginé toutes les mines possibles s'afficher sur le visage surpris de Wyatt en la voyant... mais en aucun cas elle n'avait pensé que ce ne soit pas lui qui lui ouvre. Intriguée, elle eut un moment d'hésitation, se demandant si elle ne s'était pas trompée de porte, puis réfléchissant à l'éventualité où son frère aurait déménagé sans prévenir personne et vivrait désormais une double vie que tout le monde ignorait... Puis réalisant qu'elle divaguait complètement, la rouquine daigna reporter son attention sur la jeune femme, regardant plus attentivement son visage et dépassant le stade "apparemment, ce n'est pas Wyatt". Là, une explication bien plus logique lui vint à l'esprit; c'était Charlie. Son frère lui en avait montré une photo, une ou deux fois, et effectivement son visage lui rappelait quelque chose. Décrispant ses traits en un sourire bienveillant, Emma songea que ça ne serait peut-être pas l'idéal de demander à son frère s'il trompait sa petite amie alors même qu'elle se trouvait à côté d'eux... elle improviserait. Mais d'abord, il fallait qu'elle mette un terme à ce silence qui allait finir par paraître suspicieux. « Oh, bonjour, je suis Emma, la soeur de Wyatt... Tu dois être Charlie? » Demanda-t-elle, toujours tout sourire, à la vérité ravie de la rencontrer. Elle en aurait presque oublié que, malheureusement, son histoire avec le jeune Pillsbury était peut-être vouée à l'échec, si le jeune homme prévoyait effectivement de se marier avec Grace... « J'espère que je ne dérange pas... Wyatt est là? » s'enquit-elle d'une voix calme, espérant que, si effectivement elle dérangeait, Charlie le lui dirait. Vraiment, ça allait être délicat. Finalement, il aurait peut-être mieux valu qu'elle dérange...
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GANGSTA CHARLIE ► Whatever happens tomorrow, we had today.
Age : 25 ans.
Occupation : Assistante de Cassie chez les SC & Rédactrice.
Humeur : Angoissée.
Statut : Épouse de Wyatt Pillsbury.
Etoiles : 1621

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Chanson préférée du moment : Coldplay ─ Charlie Brown
Glee club favori : Second Chances
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MessageSujet: Re: 06. [Pillsbury's] - sister in law... not?   Mar 23 Avr - 10:35

« Bonjour Monsieur, je voudway… voudrais une baguette s’il-vous-plait » Prononça Charlie dans un français approximatif, son accent américain lui jouant quelques tours. Debout face au miroir de la chambre de Wyatt, cela faisait un bon quart d’heure qu’elle s’évertuait à répéter quelques phrases triées sur le volet, qui lui permettraient peut-être de s’en sortir quand elle débarquerait dans la capitale française, le mois prochain. La nouvelle était tombée au début du mois de juillet, lorsque son gynécologue préféré l’avait surprise en lui annonçant un voyage en amoureux de deux semaines à Paris. Autant dire que ce cadeau ne l’avait pas laissée indifférente. Cela faisait des années que Charlie était passionnée de culture française : elle possédait des tonnes de bouquins sur le sujet, et en lisait même certains en français, grâce aux cours qu’elle avait pris pendant quatre ans à l’Ohio State University. Pourtant, en dépit de cette passion, la jeune femme n’avait jamais eu la chance de mettre les pieds sur le territoire français : faute de moyens financiers, oui, mais aussi parce que l’opportunité ne s’était jamais présentée à elle, tout simplement. Aussi, lorsque Wyatt lui avait appris la nouvelle, la brunette n’avait pu s’empêcher de verser quelques larmes de bonheur, après lui avoir sauté au cou afin de le couvrir de baisers, le laissant entrevoir toute l’étendue de sa sensibilité –une chose à laquelle il n’était que très peu habitué. Ce voyage en France représentait pour elle un rêve qu’elle n’aurait jamais imaginé pouvoir réaliser aussi rapidement ; car Wyatt n’aurait su choisir un meilleur moment pour l’y emmener : tout juste diplômée de littérature à l’Ohio State University, cet été représentait en réalité la frontière entre ses études passées et sa future vie professionnelle. Autrement dit, il s’agissait là de l’opportunité rêvée pour partir mais surtout d’une récompense en or pour le diplôme qu’elle avait obtenu. Charlie savait qu’elle ne pourrait jamais remercier suffisamment Wyatt pour ce voyage-cadeau ; rien ne pourrait jamais l’égaler, de près ou de loin.

« Je ne twouve… je ne trouve pas la Tour Eiffel, pouvez-vous m’indiquer la roue, s’il-vous-plait ? » Répéta Charlie en français. Après un froncement de nez, elle jeta un coup d’œil au livre qu’elle tenait précieusement dans ses mains et secoua la tête en constatant son erreur. « M’indiquer la route… la route s’il-vous-plait ? » Rectifia-t-elle tout en élevant la voix en fin de phrase, comme elle l’avait appris à l’université, pour mettre l’accent sur la question. Parler français n’était pas aussi facile que l’on pouvait l’imaginer, et pourtant, Charlie s’était déjà bien entrainée. A Columbus, nombreux avaient été les A qu’elle avait obtenus haut la main grâce à cette matière qu’elle appréciait tant. Cela ferait sûrement partie des choses qui lui manqueraient à l’Ohio State University : en plus de la vie étudiante toujours bien animée qui rendait votre propre vie plus amusante, il y avait tous ces cours que Charlie avait adoré suivre. Appliquée, sérieuse, mais surtout passionnée par ses études, ces dernières n’avaient représenté que peu de fois le véritable calvaire auquel on les compare souvent. La littérature avait toujours été une véritable passion pour la jeune femme : depuis toute petite, elle se plongeait dans les fictions avec une facilité qui en déconcertait plus d’un. Elle s’attachait aux personnages, s’identifiait à eux, et dévorait les pages d’un roman à une vitesse incroyable, ce qui lui avait toujours permis d’obtenir d'excellentes notes en anglais, au lycée. Jane Austen, William Shakespeare ou même Nathaniel Hawthorne et Edgar Allan Poe : ces écrivains n’avaient plus le moindre secret pour elle après tant d’années passées à étudier leurs œuvres. Et si elle ne savait pas encore avec exactitude ce qu’elle ferait de sa vie professionnelle, ce dont elle était certaine en revanche était qu’elle voulait exercer une profession en relation avec le domaine de l’écriture, qui lui permettrait de lire aussi régulièrement qu’à l’université.

Un petit sourire satisfait étirant ses lèvres fines, la jeune femme referma délicatement le guide et le posa bien en évidence sur la commode de son petit-ami. Le voyage était fixé au début du mois d’août, ce qui lui laissait encore une bonne quinzaine de jours pour les préparatifs. Pourtant, Charlie, d’ordinaire si peu ordonnée, mettait un point d’honneur à faire des listes longues comme son bras comportant toutes les choses qu’elle devait absolument faire avant de partir. Cela signifiait par exemple acheter une garde-robe adaptée à Paris –autant dire que le béret était de rigueur-, réviser son français, apprendre par cœur la carte de Paris ou du moins l’emplacement de ses monuments célèbres et bien sûr, se familiariser avec les spécialités culinaires françaises –la jeune femme en salivait d’avance en voyant les photos des pâtisseries et grands plats typiquement français, et avait même prévu un petit régime pré-vacances qui lui permettrait d’avoir une plus grande marge une fois arrivée à Paris. Charlie était si excitée à l’idée de partir qu’elle ne gaspillait pas une seule minute de son emploi du temps, et il n’était d’ailleurs pas rare de la voir réciter quelques mots en français à la librairie, devant une clientèle qui se demandait toujours quelle mouche avait bien pu la piquer cette fois-ci –surtout lorsqu’elle se mettait à onduler des hanches derrière le rayon « livres jeunesse » en répétant la célèbre phrase « voulez-vous coucher avec moi ce soir ? » dans un français quasi parfait, en prévision des nuits qu’elle passerait dans les hôtels parisiens avec son petit-ami.

Souriant davantage en se remémorant ce fameux souvenir, Charlie quitta la chambre de Wyatt et se dirigea vers la cuisine. Cet appartement avait beau appartenir à ce dernier, il n’en demeurait pas moins qu’elle y passait le plus clair de son temps, ces derniers jours. Après tout, elle dormait là quasiment tous les soirs, alors autant en profiter la journée : les lieux étaient bien plus lumineux dans cet appartement, situé en plein centre-ville, que dans sa maison des vieux-quartiers, qui lui semblait d’autant plus triste maintenant que les cartons de déménagement d’Ecaterina s’accumulaient dans les couloirs. Soupirant à cette pensée, Charlie s’installa sur l’un des tabourets face au comptoir et se servit un verre d’eau afin de s’hydrater un minimum après avoir passé autant de temps à parler seule devant son miroir. Elle aurait très bien pu se servir un verre de vin, c’est vrai, mais elle avait promis à Wyatt de ne pas abuser de son stock, ce à quoi il lui avait répondu que cela lui était égal, tant qu’il se trouvait avec elle lors de ces dégustations, sachant pertinemment quel serait l’état de la brunette après avoir vidé quelques verres.

Alors que la jeune femme s’apprêtait à se servir un nouveau verre, la sonnette de l’appartement retentit à ses oreilles et elle se leva d’un bond du tabouret, les sourcils froncés. Après avoir consulté sa montre et constaté que ce ne serait certainement pas Wyatt qui rentrerait du travail à une heure pareille, elle se dirigea d’un pas hésitant vers la porte d’entrée. Après tout, elle n’était pas chez elle : ouvrir la porte n’aurait pas dû être un automatisme pour elle. Pourtant, après plusieurs secondes d’hésitation, elle décida d’activer la poignée de la porte, pensant qu’il pouvait peut-être s’agir d’une urgence. C’est ainsi qu’elle ouvrit la porte et tomba nez-à-nez avec une rouquine aux grands yeux bruns, qui l’observait fixement d’un air presque ébahi. Le regard plissé, Charlie tenta de découvrir l’identité de l’inconnue sans avoir à le lui demander. Les cheveux roux, ainsi que les quelques taches de rousseur qu'elle possédait ne tardèrent pas à la mettre sur la bonne voie : il s’agissait sans aucun doute de la sœur ainée de Wyatt, Emma Pillsbury ou plutôt Schuester, d’après ce que son petit-ami lui avait dit. Esquissant aussitôt un sourire poli en découvrant pour la première fois un membre de la famille de son gynécologue préféré, elle passa néanmoins une main dans ses cheveux châtains dans le but de les ordonner un minimum. Si elle avait su que la grande sœur de Wyatt passerait à l’improviste, elle aurait sûrement fait en sorte de se coiffer un minimum et surtout de porter quelque chose d’un peu plus élégant : car avec ses cheveux ébouriffés, son short en jean et son t-shirt léger, Charlie n’en menait pas large –et c’était sans compter ses pieds nus sur le parquet, ce qui, d’après ce qu’elle savait au sujet de l’ainée Pillsbury, ne lui plairait pas forcément.

Après quelques secondes de flottement, Emma se présenta à elle et la brunette acquiesça d’un signe de la tête lorsqu'elle devina son prénom. « C’est bien ça… je suis Charlie » Fit-elle, un sourire aux lèvres, ravie d’être enfin en mesure d’en découvrir un peu plus au sujet de la famille de Wyatt. La rouquine s’excusa alors, de peur de la déranger, et lui demanda si son frère était là. « Pas du tout, vous ne me dérangez absolument pas. Par contre, je suis désolée mais Wyatt est au cabinet, il travaille… Cela dit, je vous en prie, entrez, ne restez pas sur le palier » Lui proposa-t-elle en ouvrant davantage la porte. Laissant Emma passer devant elle, elle referma la porte derrière elles et s’engagea dans le couloir à la suite de la rouquine. Lorsqu’elle atteignit le salon, la brunette s’arrêta derrière Emma et haussa les sourcils en passant en revue l’état de la pièce. Wyatt et Ecaterina avaient fait mention du côté maniaque d’Emma, et Charlie ne voulait surtout pas la mettre mal à l’aise en lui proposant d’entrer dans un environnement qui ne serait pas suffisamment sain pour elle. A son grand soulagement cependant, en dehors de son sweat qui trainait sur le canapé, des livres qui étaient étalés sur la table basse côté salon et du verre qui était encore posé sur le comptoir de la cuisine, tout semblait parfaitement en ordre ; une chance que Wyatt soit plus ordonné qu’elle, pensa aussitôt la jeune femme. « Je peux vous proposer quelque chose à boire ? Je ne sais pas exactement quand Wyatt rentrera du cabinet, mais vous pouvez patienter avec moi ici, si vous voulez, il n’y a aucun problème ». Légèrement impressionnée par la grande sœur de Wyatt, qu’elle n’avait jamais vue, Charlie tentait néanmoins de sauver les apparences, ne voulant guère donner à Emma une mauvaise impression de la petite-amie de son frère cadet.


Dernière édition par Charlie Watson-Brown le Lun 29 Juil - 16:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 06. [Pillsbury's] - sister in law... not?   Sam 4 Mai - 20:11

Emma avait naïvement pensé trouver son frère chez lui. Après réflexion, il était peut-être sincère lorsqu'il affirmait qu'il avait beaucoup trop de travail pour prendre le temps de parler, seulement depuis toute cette histoire avec Grace, Emma avait simplement eu l'impression qu'il évitait ses questions à la perfection et refusait d'avoir une conversation honnête parce que cela l'obligerait à reconnaître ses torts. Ainsi, la rouquine s'était surprise, malgré elle, à imaginer des scénarios catastrophes où trop de personnes souffraient. Seulement en toute honnêteté, elle n'arrivait pas à voir comment cette histoire pourrait bien se terminer: s'il rompait avec Grace, elle aurait le coeur brisé, et quant à Wyatt, il devrait déterminer s'il devait révéler son aventure à Charlie ou non. Auquel cas, il y aurait soit des larmes, soit des secrets entre eux. Et aucune de ces deux options n'étaient souhaitables dans un couple. S'il rompait avec Charlie, ce serait elle qui aurait le coeur brisé. En théorie, Emma aurait dû être partisane de cette issue-là, ne connaissant pas l'actuelle petite amie de son frère alors qu'elle était très proche de Grace; pourtant elle n'en aurait pas non plus été satisfaite. D'abord, elle ne souhaitait la souffrance de personne, surtout pas d'une jeune femme qu'elle ne connaissait pas et que son frère chérissait autrefois. Ensuite, elle n'avait entendu que du bien de Charlie, et pas de la part de n'importe qui: elle était une très bonne amie de Ecaterina, apparemment. Si le dicton "les amis de mes amis sont mes amis" avait prouvé ses limites à plusieurs reprises, Emma considérait l'avis de Cat comme très important, et de grande valeur. Si elle estimait Charlie, c'est que la jeune femme le méritait. Et dans tous les cas, il en résulterait une même conclusion: Wyatt s'était comporté comme le dernier des idiots. Sa soeur aurait du mal à ne pas lui en vouloir, peut-être égoïstement parce qu'elle avait eu envie de croire à une forme de rédemption de sa part. C'était peut-être simplement plus facile de penser qu'il avait changé et était désormais mature et digne de confiance. Elle avait voulu y croire, et s'était encore faite avoir. Il faudrait qu'elle songe à douter des gens, à l'occasion.

Pourtant, ce ne fut pas Wyatt qui lui ouvrit. Et c'était peut-être une bonne chose: s'il n'était pas là, cela voulait certainement dire qu'il travaillait, et que donc il ne fuyait pas nécessairement une conversation sérieuse, mais qu'il avait belle et bien trop de boulot. Un tantinet rassurée à cette perspective -elle commencerait à douter des bonnes intentions de tout un chacun plus tard, tant pis-, Emma se vit toutefois rapidement confrontée à une question de taille: qui donc ouvrait la porte de l'appartement de son frère? Après un instant de flottement, ses capacités de déductions reprirent le dessus et lui suggérèrent assez naturellement qu'il devait s'agir de Charlie. Ce n'était finalement pas une si bonne chose que ce soit elle qui ait ouvert. Non pas qu'Emma ne veuille pas la voir, seulement elle aurait préféré que cette rencontre se fasse dans d'autres conditions. Et en tout cas, elle devrait trouver une excuse à sa venue, même si Wyatt était là: elle ne pouvait décemment pas lui reprocher une aventure extra conjugale devant sa petite amie, qui n'était sûrement au courant de rien -elle ne serait pas en short dans son appartement, si c'était le cas. En tout cas, elle confirma ses théories: il s'agissait bien de miss Watson-Brown. Polie, celle-ci s'empressa d'affirmer que la conseillère d'orientation ne la dérangeait aucunement, en lui signalant toutefois que Wyatt était bien à son cabinet. Emma eut à peine le temps d'acquiescer qu'elle lui proposait d'entrer. Elle aurait peut-être dû partir... peut-être que ce n'était pas une bonne idée: qu'est-ce qu'elle allait faire? Attendre ici que Wyatt rentre? Admettons. Et après? Elle devrait composer avec la présence de son frère et de sa petite amie, faire savoir à son cadet qu'elle ne cautionnait pas son comportement alors même que Charlie était toute à côté...

Seulement le temps de composer et mettre bout à bout ces bribes d'idées, Emma était déjà à l'intérieur d'un appartement qu'elle connaissait bien. Jurant un instant silencieusement contre elle-même, elle se rendit ensuite compte qu'il aurait semblé étrange qu'elle se défile après avoir fait le trajet jusque chez Wyatt, et ce pour une affaire de quelques dizaines de minutes... ou même quelques heures. Charlie trouverait ce comportement suspicieux, et pourrait même en conclure que miss Pillsbury avait décidé de ne pas l'apprécier avant même de ne la connaître. Emma s'y refusait. En outre, elle ne pouvait pas non plus prétendre devoir aller chercher Emily à l'école, d'abord parce que ce n'était pas le cas, et qu'elle était une piètre menteuse, mais également parce que ce n'était absolument pas crédible dans la mesure où elle était volontairement venue chez son frère, avait toqué à la porte et avait demandé à le voir. Un tel comportement aurait été plus douteux encore. Alors elle se contenta de souffler légèrement, songeant qu'elle improviserait. Dans le pire des cas, elle prétendrait n'être passée que pour un détail futile et ferait en sorte de s'éclipser rapidement lorsque son frère arriverait, n'oubliant pas toutefois de l'obliger à lui réserver un peu de son temps la semaine suivante, pour qu'elle puisse enfin tirer cette affaire au clair.

La voix de Charlie la ramena à la raison: relevant ses yeux bruns vers elle, Emma acquiesça calmement en affichant un sourire bienveillant. « Je voudrais bien un verre d'eau, s'il te plait. » Charlie lui proposa par la suite d'attendre avec elle le retour de Wyatt. Définitivement, Emma devait changer ses plans. Songeant alors que c'était une bonne occasion pour faire plus amples connaissances avec sa belle sœur (enfin, peut-être, elle n'était plus très certaine de pouvoir l'appeler ainsi), la rouquine acquiesça à nouveau. « Si je ne dérange pas, ça serait avec plaisir! » Ajouta-t-elle distraitement. Elle regarda un instant autour d'elle, se demandant en réalité si elle était chez son frère ou chez Charlie et son frère. C'est vrai, elle était dans son appartement alors que lui n'y était pas, cela pouvait paraître étrange. Wyatt aurait-il omis de faire par d'un tel détail à son aînée? « Mais tu... hum... vous habitez ici? » demanda-t-elle naïvement, pointant le sol de son index droit pour désigner l'appartement. Les sourcils d'Emma s'étaient légèrement froncés dans la curiosité, plissant son front dans une petite grimace qui traduisait sa perplexité. Son frère aurait donc eu le culot de proposer à sa petite amie d'aménager avec lui alors qu'il avait demandé Grace en mariage? Ce n'est qu'après avoir parlé -trop vite- que Mrs Schuester constata son erreur: a priori, ça ne la regardait pas. D'un point de vue extérieur, si on ne savait pas ce qu'elle reprochait présentement à son frère, elle n'avait pas à chercher auprès sa petite amie une réponse à ses interrogations. S'ils habitaient effectivement ensemble, en théorie c'était à Wyatt de le lui dire. Et surtout, elle n'aurait pas dû s'en étonner de la sorte. Ainsi, elle décrispa ses traits alors que ses yeux s'arrondirent, son attention se reportant totalement sur Charlie. D'un ton cette fois plus concentré, elle secoua légèrement la tête dans un sourire désolé. « Excusez-moi, ce ne sont pas mes affaires, je n'aurais pas dû vous demander ça. » Elle replaça une mèche rousse derrière son oreille, songeant qu'elle ne pouvait pas rester plusieurs heures avec Charlie en se demandant si Wyatt était hypocrite ou non. Pour le bien de son interlocutrice, et pour ne pas entacher le commencement d'une relation qui, finalement, serait peut-être amenée à durer, la conseillère entreprit de se persuader, au moins pour quelques heures, que Wyatt était éperdument amoureux d'elle, que ce qu'il lui disait dans ses SMS était vrai, qu'il n'avait jamais parlé à Grace, que Grace avait mal compris quelque chose, ou tout simplement qu'elle-même avait mal interprété ce que lui disait Grace. Elle comaterait plus tard les irrégularités qui entouraient cette affaire. Pour l'instant, elle devait se concentrer sur sa nouvelle rencontre et considérer Charlie comme la véritable, légitime, et unique petite-amie de son frère. « Je suis contente de te rencontrer, j'ai beaucoup entendu parler de toi! » Emma ne se rendit compte qu'après avoir parlé qu'elle avait tendance à la tutoyer une fois sur deux. C'était assez gênant, elle ne savait pas pour quelle option pencher, à vrai dire; le vouvoiement lui semblait bien trop formel, d'autant qu'elle avait peut-être dix ans de plus qu'elle et avait presque l'impression de s'adresser à un de ses lycéens -certains n'avaient guère plus de deux ans de moins qu'elle. D'un autre côté, elle ne voulait pas paraître impolie vis-à-vis d'une adulte, somme toute, qu'elle n'avait encore jamais vue mais qui pourtant avait déjà indirectement une place prédéfinie dans sa vie, en tant que compagne de Wyatt.
Lorsqu'elle tendit son verre d'eau à Emma, celle-ci le prit dans ses mains avec une attention toute particulière. « Merci beaucoup! » Elle espérait sincèrement qu'elle n'était pas froissée de sa question indiscrète.
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MessageSujet: Re: 06. [Pillsbury's] - sister in law... not?   Dim 30 Juin - 18:40

Charlie n’avait jamais eu l’occasion de rencontrer le moindre membre de la famille Pillsbury : ce face-à-face avec la grande sœur de Wyatt constituait donc une grande première. Légèrement hébétée devant cette dernière lors des premiers instants, elle tenta néanmoins de sauver les apparences et de retrouver une certaine contenance dans les plus brefs délais, de peur de faire mauvaise impression. Car aux yeux de Charlie, cette rencontre -aussi fortuite et surprenante fût-elle- n’était en aucun cas anodine. En réalité, cela faisait des mois qu’elle imaginait toutes sortes de scénarios dans lesquels elle se retrouvait confrontée à la famille de son rouquin. Parfois rocambolesques, souvent complexes, ces derniers mettaient néanmoins le plus souvent en scène une Charlie impressionnée et plus discrète qu’à l’accoutumée, qui comptait sur Wyatt pour faire la conversation tandis qu’elle-même ne faisait qu’alimenter celle-ci à l’aide d’onomatopées peu perspicaces et qui lui donnaient surtout un air un peu idiot. C’était toutefois au-dessus de ses forces de s’imaginer à la hauteur devant la famille de suprématistes de son petit-ami. Issue d’une famille californienne plutôt modeste, ou du moins appartenant à la classe moyenne américaine, elle n’était pas franchement certaine d’être en mesure de comprendre les mœurs et coutumes d’une famille au rang social probablement plus élevé que le sien. Après tout, son père avait été un soldat et sa mère n’était qu’une simple employée, et si elle n’avait jamais manqué de rien et avait même touché un héritage important à ses vingt-et-un ans, cela ne signifiait pas pour autant que sa famille côtoyait les personnalités les plus influentes de la côte Ouest. Or, quand Charlie imaginait la famille Pillsbury, elle ne pouvait s’empêcher de s’imaginer une famille plutôt fortunée, aux traditions bien définies et respectées. Ou, en d’autres termes, une famille qui ne plaisantait pas avec certaines valeurs, et qui verrait sans doute d’un mauvais œil son arrivée dans la vie de celui qui représentait sûrement l’avenir de cette famille : l’héritier masculin qu’était Wyatt. Ce garçon qui en plus d’être un séducteur hors-pair, était aussi un véritable petit génie parvenu à suivre des études difficiles et à s’imposer au sein d’une profession jugée respectable.

Et elle, qu’était-elle, à côté ? Une jeune femme de vingt-deux ans seulement, qui venait à peine de terminer ses études et dont l’avenir professionnel restait malgré tout encore quelque peu obscur. Une jeune femme aux cheveux châtains, de surcroit, dont les rares taches de rousseur ne refaisaient surface que l’été venu, et qui, de par son caractère et son physique, ne correspondrait pas forcément aux critères bien établis de la belle-fille que les Pillsbury imaginaient aux côtés de leur fils cadet. Avec ses jeans troués, ses cheveux ébouriffés en permanence et son vocabulaire particulièrement riche en noms d’oiseaux et autres jurons, il ne faisait pas l’ombre d’un doute que son intégration dans cette famille risquait d’être des plus délicates. D’où ces scénarios variés que son imagination créait contre son gré, et qui la mettaient en garde contre ces rencontres futures. Et si Charlie s’était imaginée que ces dernières n’arriveraient que plus tard dans sa vie, voilà que le hasard en avait décidé autrement, la confrontant à l’ainée des Pillsbury, qu’elle ne connaissait jusqu’alors qu’à travers les descriptions que Wyatt et Ecaterina lui avait faites. Dieu merci, la jeune Watson-Brown avait été attentive lors de ces dernières et savait plus ou moins à quoi s’attendre. En effet, d’après ce qu’il se disait, Emma ne semblait pas avoir les idées aussi arrêtées que celles de ses parents. Un bon point, sans doute.

Suivant Emma jusqu’au salon, la jeune femme esquissa un sourire poli et fit de son mieux afin de dissimuler la nervosité qui naissait peu à peu en elle. Car la perspective de passer du temps avec la sœur de Wyatt sans ce dernier n’était pas des plus rassurantes. Bien sûr, elle était en territoire connu et au vu de l’expression arborée par Emma, elle n’était pas la seule à se sentir gênée par ce face-à-face impromptu, néanmoins Charlie ne pouvait s’empêcher de se demander si elle parviendrait à trouver les mots, mais surtout les sujets de conversation jusqu’à l’arrivée de Wyatt. Et c’était sans compter toutes les choses auxquelles elle devrait s’efforcer de penser pour ne pas mettre Emma dans l’embarras ; pour la grande gaffeuse qu’elle était, cela risquait fortement d’être une mission difficilement réalisable. Reprenant très vite ses esprits, et rassemblant surtout tout le courage qu’elle pouvait réunir en cet instant, elle proposa à Emma une boisson. Elle avait beau ne pas se trouver chez elle, quelques règles de politesse semblaient cependant s’imposer. Et puis, autant commencer sur de bonnes bases.

Acquiesçant lorsque la sœur de Wyatt lui demanda un verre d’eau, la brunette se dirigea d’un pas vif vers la cuisine immaculée et dénicha un verre dans les placards, qu’elle posa délicatement sur le comptoir –non sans avoir vérifié au préalable que ce dernier était d’une propreté exemplaire. Car grâce aux conseils de son petit ami mais aussi ceux de sa meilleure amie, Charlie savait qu’elle devait faire attention à ce genre de détails en présence de la sœur de Wyatt. Saisissant la bouteille d’eau fraiche qui était déjà sur le comptoir, elle servit le verre d’Emma avant de remplir le sien, qu’elle porta aussitôt à ses lèvres une fois la bouteille posée. La rouquine lui demanda alors si elle vivait avec Wyatt dans cet appartement, et Charlie eut un sourire. Même si une telle chose ne lui déplairait pas, cette étape n’avait pas encore été franchie par le couple. S’apprêtant à répondre, elle fut néanmoins rapidement interrompue par Emma qui s’excusait pour sa question qu'elle jugeait indiscrète. « Mais si, je comprends que vous vous posiez cette question, c’est légitime après tout » Répondit-elle afin de rassurer la rouquine. « En fait, non, je vis dans une petite maison, pas très loin de l’église et de la librairie. Cela dit, je passe beaucoup de temps ici aussi. Il faut dire que c’est bien plus pratique, et puis la maison est un peu triste depuis que ma colocataire a décidé de plier bagages » Finit-elle par avouer. Elle ne savait pas vraiment ce qui l’incitait à donner autant de détails, peut-être était-ce l’air sympathique d’Emma, ou alors ces deux billes brunes parfaitement rondes qui l’inspectaient avec curiosité. Après un moment d’hésitation, elle en conclut qu’il était de toute façon plus prudent de se montrer bavarde au risque peut-être de donner des informations peu utiles, plutôt que de laisser le silence se prolonger et les menacer toutes les deux. « Il me semble que vous la connaissez, d’ailleurs. C’est Ecaterina. Elle m'a dit beaucoup de bien de vous » Ajouta-t-elle, ses traits se détendant peu à peu. Le fait de mentionner une personne qu’elles connaissaient toutes les deux -en dehors de Wyatt, bien sûr- les aiderait probablement à trouver un sujet de conversation. Refermant à nouveau ses doigts autour du verre qu’elle avait reposé machinalement sur le comptoir, elle eut un sourire gêné lorsqu’Emma lui confia qu’elle était heureuse de la rencontrer, après avoir autant entendu parler d’elle. « Vraiment ? » Demanda-t-elle. « Je veux dire, moi aussi je suis très contente de vous rencontrer. Même si… enfin, si j’avais su que vous viendriez, j’aurais sûrement essayé de me montrer un peu plus présentable » Fit-elle en désignant d’un signe du menton la tenue qu’elle portait. Certes, celle-ci la représentait bien, puisqu’elle ne portait quasiment que ce genre de vêtements. Mais il n’en demeurait pas moins qu’elle se sentait légèrement en décalage avec Emma, dont la tenue était non seulement beaucoup plus féminine que la sienne, mais également plus adaptée à la situation. « J’espère que vous m’excuserez » Ajouta-t-elle poliment après un léger moment de flottement.
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MessageSujet: Re: 06. [Pillsbury's] - sister in law... not?   Ven 26 Juil - 20:11

La belle-famille. Quel drôle de concept. Il était courant d'entendre ces allusions au fait qu'on ne pouvait décemment pas s'entendre avec les proches de son âme sœur. En revanche, on en entendait assez peu souvent les raisons. La plus logique semblait le fait que, dans un élan d'amour trop prononcé, les deux partis avaient tendance à se jalouser maladivement le temps et l'importance que l'être aimé leur accordait, à l'un et à l'autre. D'ailleurs, à y regarder de plus près, il était assez courant que ce soit la belle-famille qui ouvre les hostilités. Emma aurait su expliquer ce fait étonnant d'un point de vu sociétal, mais elle n'aurait pu s'empêcher de souligner qu'il y avait dans cette stigmatisation quelque chose de dérangeant, une sorte de possessivité maladive dont faisait preuve ladite belle-famille. Cela dit à la réflexion, elle doutait fort que ses parents n'aiment pas Will parce qu'ils s'inquiétaient du bien être de leur fille. Ils ne l'aimaient pas de par sa couleur de cheveux d'une part, mais également peut-être précisément par qu'il s'intéressait à leur fille -eux-mêmes ne le faisaient pas. Pour Wyatt en revanche, c'était différent. S'il avait aussi eu tendance à déplorer le manque de reflets roux de la tignasse du professeur, il s'inquiétait réellement pour Emma, et reprochait surtout au Schuester d'avoir la capacité de potentiellement faire souffrir sa soeur. Et pour cette raison, elle ne savait réellement lui en tenir rigueur, quoi qu'elle fût désolée de voir que les deux hommes de sa vie ne pouvaient s'entendre.

En ce qui la concernait, elle concevait qu'elle serait bientôt positionnée du côté de la belle-famille, et non plus de l'enfant qui présente son mari à ses proches. D'ailleurs, elle avait plutôt hâte que son frère lui présente sa bien aimée, pour tout dire. Elle était persuadée que c'était une jeune femme intéressante et avec laquelle elle pouvait tout à fait s'entendre; il lui semblait, avant même de l'avoir rencontrée, qu'elles avaient de nombreux points communs, ne serait-ce que de par le fait qu'elles avaient des amis en commun et que désormais elles faisaient toutes les deux partie de la vie de Wyatt. Et puis tout simplement, Emma s'intéressait à la vie de son frère en général: vie qui aujourd'hui tournait en grande partie autour de Charlie. Il était dans l'ordre des choses qu'elle la rencontre, seulement elle s'était toujours dit qu'elle le ferait assez formellement, peut-être même autour d'un dîner que Wyatt aurait organisé spécialement pour l'occasion. Il aurait invité sa soeur quelques jours à l'avance et aurait pris soin d'orchestrer la conversation autour d'anecdotes choisies avec une attention toute particulière dont il savait qu'elles pourraient avoir le mérite de rapprocher Charlie et Emma. Alors définitivement, la croiser à la hâte en attendant le fameux Wyatt au détour d'un verre d'eau n'était pas tout à fait ce qu'avait prévu la rouquine. C'était même relativement gênant si l'on considérait que son cadet aurait pu vouloir effectuer une présentation en bonne et due forme. C'était d'autant plus gênant que Emma s'était rendue chez lui à l'improviste dans le but précis de lui faire des remontrances concernant son infidélité. Joli quiproquo qui pouvait vite tourner au ridicule.

Les craintes de la conseillère s'évanouissaient toutefois doucement mais sûrement au fur et à mesure qu'elle se rendait compte que Charlie n'était pas une sorte de concept hypothétique qu'elle ne pouvait définir que par sa relation avec Wyatt. Elle était au contraire une jeune femme tout à fait normale, avec qui elle pouvait communiquer sans se demander si c'était une bonne idée ou non. Cette perspective avait quelque chose de rassurant. Toutefois, miss Pillsbury ne put s'empêcher de s'informer sur les raisons pour lesquelles c'était elle qu'elle trouvait chez son frère, et non le détenteur officiel de l'appartement. C'était assez embêtant, en vue du contexte de sa visite. Elle eut un temps peur de n'éveiller les soupçons de la jeune femme en posant une question si indiscrète, mais celle-ci sembla décidée à lui répondre. Heureusement, elle n'habitait pas avec lui. Dans l'absolu ça n'aurait pas été embêtant, mais Emma préférait vérifier que son frère ne préparait pas sa vie avec Grace dans le dos de la brunette avant de ne les savoir concubins. « Oh, je vois. » Affirma Emma en reprenant une gorgée de son verre d'eau, comme pour donner un alibi à son manque d'éloquence. Elle appréhendait assez cette rencontre, au fond, peut-être parce que Wyatt n'était pas là, qu'elle devrait faire bonne impression par elle-même, mais aussi parce qu'elle avait peur de ne révéler la raison de sa visite au détour d'une phrase mal choisie. Elle se contentait donc d'un petit sourire fermé, écoutant toutefois avec attention ce que lui disait la petite Watson-Brown. Son attention s'intensifia néanmoins lorsqu'elle entendit le nom de Ecaterina, l'actuelle colocataire de Charlie. Ses traits se décrispèrent alors en un sourire plus naturel, acquiesçant pour confirmer les dires de son interlocutrice. « Je la connais très bien, oui! Nous sommes des amies de longue date, elle vient même faire du bénévolat dans mon association. D'ailleurs j'ai aussi eu la chance de l'avoir comme colocataire pendant quelques mois... je comprends que ta maison te paraisse bien triste en son absence! » C'était vrai pour tous les colocataires, certainement, mais ayant connu la même situation, Emma savait que c'était tout particulièrement désagréable de dire au revoir à miss Robertson. « Vous avez habité longtemps ensemble? » Quelque part elles se comprenaient, de cette manière.

Malgré tout, elles ne pouvaient pas tout à fait être à l'aise; c'était un contexte en théorie assez formel mais au travers duquel elles apprenaient sincèrement à se connaître. Tout ça n'avait rien d'évident, de fait. D'ailleurs, Charlie s'excusa de sa "présentation", semblant gênée de ne pas être sur son 31. Emma regarda la jeune femme alors qu'elle désignait ses habits du menton, laissant involontairement un petit temps de flottement en se perdant dans ses pensées. Elle se rendait tout juste compte qu'elle avait débarqué à l'improviste, finalement. D'ailleurs peut-être qu'elle la dérangeait sincèrement, mais que la jeune femme n'osait pas le lui dire par peur de ne la froisser. Emma ne revint à elle que lorsque Charlie confia espérer qu'elle la pardonnerait. Miss Pillsbury releva de grands yeux ronds vers elle, ouvrant légèrement ses lèvres en un "o" parfait. Elle agita sa main libre près de son buste, la paume tournée vers Charlie, comme si elle avait voulu la stopper dans son élan. « Oh non non non, ne t'excuse-pas voyons! » Emma culpabilisa légèrement de voir que sa présence embarrassait Charlie. Elle se mordit d'ailleurs la lèvre inférieure en baissant les yeux. « Il n'y a aucun problème, je n'ai même pas prévenu que je passais! et puis tu... tu es très bien, je t'assure! » Tenta-t-elle de la rassurer en lui offrant un sourire bienveillant. Elle était sincère, même si elle-même pouvait passer des heures à faire son brushing et n'accepterait jamais de porter un jean troué, ça avait l'air de correspondre à Charlie, c'était l'essentiel. D'autant qu'elle était loin d'être vulgaire, tout au plus adolescente. Après tout, elle était jeune, c'était bien normal. Très sincèrement, elle voulait à tout prix éviter qu'elle ait le sentiment de lui devoir une présentation impeccable, trop parfaite pour être naturelle. Tout ce que miss Pillsbury voulait, c'était rencontrer la petite amie de son frère; elle ne voulait en aucun cas que celle-ci change ce qu'elle était dans le but de lui plaire.

Il y avait une certaine distance entre elles; elles se tenaient toujours debout, peut-être participait-ce à l'installation d'une certaine gène, que Emma entendait bien briser. Ce qui s'avérerait compliqué, en vue du fait que précisément, Emma était du genre à être facilement gênée. « Je peux m'asseoir? » Demanda-t-elle d'une petite voix, comme pour ne pas la déranger ou sembler accusatrice dans son ton. Elle songea que ça irait mieux quand elles se connaîtraient réellement, elle serait certainement plus à l'aise. En attendant, elle prit place sur l'un des fauteuils du salon, posant son verre sur la table basse après s'être assurée qu'il n'y laisserait pas de trace. Elle espérait que Charlie la rejoindrait, parce qu'après réflexion, il aurait été encore plus problématique qu'elle reste loin d'elle si Emma était assise dans son fauteuil... « Alors Charlie... finalement j'en sais assez peu sur toi! Tu as toujours vécu à Lima? » Elle ne voulait surtout pas avoir l'air de lui faire passer un entretien d'embauche, une interview, ou pire encore, un interrogatoire policier. Elle cherchait seulement à lancer une conversation qui, elle l'espérait, coulerait plus naturellement plus tard. Et naturellement, elle craignait de n'être indiscrète ou de la brusquer. En attendant, elle la regardait toujours d'un air bienveillant et dans un sourire calme qui, elle l'espérait, lui ferait comprendre qu'elle n'était pas en train de la sonder en bonne belle-sœur pour savoir si elle était assez bien pour son frère... Ce n'était pas du tout son intention.
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GANGSTA CHARLIE ► Whatever happens tomorrow, we had today.
Age : 25 ans.
Occupation : Assistante de Cassie chez les SC & Rédactrice.
Humeur : Angoissée.
Statut : Épouse de Wyatt Pillsbury.
Etoiles : 1621

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Chanson préférée du moment : Coldplay ─ Charlie Brown
Glee club favori : Second Chances
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MessageSujet: Re: 06. [Pillsbury's] - sister in law... not?   Lun 29 Juil - 19:02

Charlie était rarement à court de mots. Sous ses airs de jeune femme parfois discrète, qui n’ose se révéler qu’en présence de son entourage, elle parvenait néanmoins toujours à se tirer de situations complexes grâce à son sens de la répartie. Certes, elle ne pouvait se vanter d’avoir celui d’Ecaterina Robertson, qui, lors de leurs conversations, avait le don pour obtenir le dernier mot en permanence –ce qui n’était pas sans agacer la brunette quand les disputes éclataient entre elles. Toutefois, Charlie savait briser les silences lorsque ces derniers se prolongeaient et était capable de mettre un terme aux ambiguïtés qui pouvaient s’installer dans certaines situations. Une petite plaisanterie par-ci, quelques questions par-là -voire certaines indiscrétions peu poussées au détour de ces dernières- et les conversations reprenaient aisément. Tout était une question de contrôle et d’imagination. De contrôle, parce que, dans son cas, son caractère lunatique menaçait souvent de prendre le pas sur son calme, et d’imagination parce qu’il fallait être doté d’une sacrée créativité lorsque l’on souhaitait ne pas voir les conversations s’essouffler au bout de quelques secondes à peine.

Toutefois, si cette capacité à pouvoir rebondir était à ses yeux une véritable fierté personnelle, celle-ci semblait l’avoir abandonnée en cet instant précis, face à la sœur ainée de Wyatt –autrement dit, au pire moment. Les bras ballants derrière le comptoir de la cuisine, elle peinait à trouver les mots capables de lancer une vraie conversation, qui serait suffisamment forte pour éloigner les silences embarrassants. Elle était pourtant certaine qu’une telle chose était envisageable, après tout, ne partageaient-elles pas le même cercle d’amis, du moins en partie ? Non seulement elles avaient Wyatt en commun, mais Ecaterina semblait elle aussi être très proche de la conseillère d’orientation, ce qui faisait des deux plus grands repères de la jeune femme les alliés de son interlocutrice. Et puis, Charlie avait suffisamment entendu parler de la rouquine pour pouvoir la diriger vers des sujets de conversation qui ne mettraient pas cette dernière dans l’embarras. Tout d’abord, elle connaissait son métier : elle savait qu’elle exerçait celui de conseillère d'orientation au lycée William McKinley et qu’elle était à la tête d’une association nommée LPA –une information que Wyatt lui-même lui avait fournie. Mais cela ne s’arrêtait pas là : elle connaissait plus ou moins son tempérament, qu’on lui avait décrit comme étant calme et altruiste, ses goûts vestimentaires –selon Ecaterina, les placards d’Emma était hauts-en-couleur, pleins à craquer de robes, jupes et cardigans qu’elle rangeait consciencieusement sur ses étagères- mais également quelques détails de sa jeunesse, liée à celle de Wyatt, ainsi que son obsession pour l’ordre et la propreté, qui avait conduit Charlie à inspecter la pièce lors de son entrée dans l’appartement, en espérant que celui-ci serait suffisamment sain pour son invitée surprise. En définitif, il y avait là un tas de détails qui auraient pu lui être utiles pour engager une véritable conversation. Pourtant, intimidée devant un personnage aussi important dans la vie de son petit ami, Charlie semblait avoir perdu à la fois son éloquence et son inspiration. Tout semblait si irréel, si confus. Quelques minutes plus tôt, elle était en train de répéter quelques phrases en français en prévision du voyage à Paris que Wyatt lui avait offert. L’esprit libre, paisible, ses seules préoccupations consistant à enrichir son vocabulaire français ou à trouver les meilleurs restaurants parisiens sur internet, elle n’avait alors eu aucune idée de ce qui l’attendait par la suite. Jamais elle n’aurait imaginé rencontrer Emma de manière aussi fortuite, et encore moins en tête à tête, dans l’appartement de Wyatt. Cette situation la mettait mal à l’aise mais ce n’était pas ce qui était le plus flagrant. Car ce qui la gênait le plus était la perte de ses moyens, son manque de réactivité face à l’impromptu. Mille questions se bousculaient dans son esprit, et pourtant elle ne fut pas capable d’en énoncer une de vive voix pour briser le silence. Or, la dernière chose qu’elle souhaitait était avoir l’air ridicule devant la sœur de son petit-ami.

Aussi sauta-t-elle immédiatement sur l’occasion lorsqu’Emma lui posa ses premières questions, soulagée d’avoir enfin quelque chose à lui raconter. Donnant probablement quelques détails inutiles, elle fut néanmoins heureuse de voir la conseillère d’orientation réagir au nom d’Ecaterina, ce qui leur permit à nouveau de pouvoir rebondir. Ainsi, Emma lui expliqua qu’elles étaient amies depuis longtemps et avaient même été colocataires par le passé. Ces révélations semblèrent ranimer l’enthousiasme de la jeune femme, qui avait nettement eu l’impression de ne pas avoir été à la hauteur jusqu’à présent. Il était vrai qu’Ecaterina avait déjà mentionné le fait de vivre sous le toit des Schuester-Pillsbury, et il lui semblait d’ailleurs que c’était précisément le dernier appartement dans lequel avait vécu la jeune femme avant de s’engager dans une colocation avec Charlie. Un sourire se dessina sur les lèvres de cette dernière et, reprenant son verre entre ses doigts devenus moites par l’appréhension, elle acquiesça doucement d’un signe de la tête. « Oui… J’avais oublié à quel point la solitude pouvait être pesante, par moment ». Sur ces mots, le sourire de la jeune femme s’effaça quelques secondes, alors que les souvenirs de sa colocation avec Cat refaisaient surface. Au cours de ces mois avec Ecaterina, non seulement elle avait appris à la connaitre elle, mais également à se connaitre soi-même. Alors qu’elle avait toujours pensé que vivre seule était sûrement la meilleure option pour elle -étant bien trop désordonnée pour vivre avec quiconque, et ayant quelques habitudes bien à elle- elle s’était rendue compte qu’une colocation était en réalité bien plus amusante. Le seul fait de se réveiller le matin et de croiser une Cat à moitié endormie devant son petit déjeuner dans la cuisine de la maisonnette suffisait à lui rendre le sourire, même après une nuit éprouvante. Et c’était sans compter tous les fous-rires qu’elles avaient eus ensemble. Même les disputes semblaient amusantes, après-coup, d’ailleurs. Un léger soupir traversa les lèvres de la brunette, qui se reconcentra néanmoins rapidement sur Emma lorsque cette dernière lui demanda combien de temps elles avaient vécu ensemble. « Hmm, quelques mois seulement il me semble » Répondit-elle après un court instant de réflexion. « Mais ce furent de très bons mois ».

Esquissant un nouveau sourire, Charlie tenta de se détendre face à Emma, qui lui semblait plus sympathique encore qu’elle ne l’aurait imaginé. Pourtant, quand cette dernière lui confia être heureuse d’avoir enfin fait sa connaissance, elle ne put s’empêcher de s’excuser pour son apparence physique, qu’elle jugeait peu adaptée à la situation. Plissant machinalement son short en jean, comme si ce seul geste parviendrait à effacer le désordre qu’elle représentait alors, Charlie mordilla discrètement sa lèvre inférieure alors qu’Emma lui assurait qu’elle était très bien ainsi et qu’elle ne devait pas s’excuser. Dubitative face à cette réponse et toujours un peu gênée, elle hocha toutefois la tête et sourit à Emma, lui étant reconnaissante de ne pas lui faire la morale à ce propos. La conseillère lui proposa alors de s’installer dans le salon et Charlie la suivit, son verre d’eau à la main. S’installant sur un fauteuil faisant face à celui sur lequel s’était assise Emma, la jeune femme plissa légèrement les yeux, se demandant si prendre place dans le salon d’une façon aussi formelle ne lui ferait pas perdre ses moyens à nouveau.

Heureusement pour elle, Emma ne tenait visiblement pas à laisser le silence s’installer entre elles, et elle lança tout naturellement un nouveau sujet de conversation, lui demandant si elle avait toujours vécu à Lima. Pour la deuxième fois en seulement quelques minutes à peine, Charlie se sentit soulagée et n’attendit pas plus longtemps pour lui répondre. « Pas du tout » Commença-t-elle, un sourire aux lèvres. « En fait, je me suis installée à Lima l’année dernière. Je suis née à San Diego, en Californie, mais je suis partie étudier à l’Ohio State University après le lycée. J’imagine que l’Ohio a fini par me séduire, et qu’une chose en entrainant une autre, j’ai décidé de m’y installer pour de bon » Déclara-t-elle. Cela n’expliquait bien évidemment pas pourquoi elle avait choisi Lima en particulier, parmi toutes les villes que comptait l’Etat, mais n’ayant nullement l’intention de mentionner son père, ni le fait qu’il soit né dans cette ville, elle décida de rester plus vague et d’éviter les explications pénibles. « Je dois dire que c’est une ville plutôt étonnante. Je suis habituée aux grandes villes et avant de m’installer définitivement ici, j’ai eu peur de faire le mauvais choix. Peur de m’ennuyer, probablement. Et puis je me suis rendue compte que Lima était loin d’être un endroit ennuyeux. Je crois que je ne me suis jamais autant amusée qu’ici ». Encore une fois, Charlie avait le sentiment de s’éparpiller, d’en faire trop. Pourtant, au fond, elle était heureuse de voir qu’elle n’avait pas perdu l’usage de la parole et qu’en réalité, elle parvenait même à animer une conversation, en évitant que le silence ne s’installe. Ragaillardie par cette pensée, elle poursuivit : « Et puis, j’ai fait de bonnes rencontres, ici » Fit-elle en souriant. « Les habitants sont très accueillants ». Et bien sûr, en disant ce genre de chose, elle visait une personne en particulier. « Et vous ? Vous avez toujours vécu en Ohio, c’est bien ça ? J’imagine que vous devez connaitre tous les habitants de cette ville, depuis le temps » Demanda-t-elle dans l’espoir de poursuivre cette conversation, qui n’aurait su être plus adaptée pour une rencontre comme celle-ci.
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06. [Pillsbury's] - sister in law... not?

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