Choriste du mois


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 02. Blood is on the Dance Floor

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MessageSujet: 02. Blood is on the Dance Floor   Dim 1 Sep - 11:11

Spoiler:
 

Jamais auparavant le lycée McKinley n’avait connu telle métamorphose. Le pied à peine posé sur le parquet lustré du gymnase, une mesure de swing indiqua la descente des premiers arrivés qui, arborant l’attitude arrogante des grands bourgeois de ces années-là, semblaient s’être tout droit échappés d’un roman de F. Scott Fitzgerald.
Les tenues avaient été choisies consciencieusement. Les garçons s’étaient parés de leur plus beau costume, ne lésinant par sur les détails pour compléter leur panoplie du parfait gentleman. Une veste cintrée, un pantalon taille haute, des épaules étroites, et des chaussures en cuir verni – qui avait osé dire un jour que l’on ne pouvait pas être classe en Ohio ?
Les plus téméraires avaient osé les cheveux gominés qui reflétaient la lumière éclatante des spots accompagnant leur entrée. Pour la première fois de leur vie peut-être, ils prouveraient à leur petit monde qu’ils pouvaient, eux aussi, être élégants.
Les filles, quant à elles, n’étaient pas en reste. Assorties à leur cavalier qu’elles avaient elles-mêmes invité – tradition de Sadie Hawkins oblige –, elles comptaient bien jouir de l’occasion pour démontrer qu’elles étaient distinguées.
Respectant à la lettre les codes de la mode des années 20, c’était un défilé de franges et de strass qui se préparaient ; les cheveux étaient gaufrés, coiffés de bandeaux à plumes et de fleurs en faux diamants. Les lèvres étaient vermeilles, les yeux noirs, et le sourire éclatant.
Comment blâmer ses jeunes qui s’étaient pliés en quatre pour respecter le thème imposé ? Ils savaient déjà avant même d’entrer qu’ils en profiteraient, et qu’ils auraient la chance de le faire dans l’opulence et la superficialité d’une soirée qui s’annonçait comme prometteuse.

Existait-il une machine à remonter le temps ? À en juger par l’atmosphère présente dans ce lieu spécialement décoré pour l’occasion, la réponse ne pouvait être que oui. Un bref coup d’œil vers les gradins vides nous indiquait que ce soir, quiconque passait l’entrée ne pourrait refuser de danser.
Les sièges crasseux avaient été recouverts de tissus soyeux, mais brillants, en accord avec le thème de la soirée. Le rouge, le noir, l’argent et l’or s’étaient donné rendez-vous pour habiller les murs habituellement ternes de l’endroit, et un simulacre de lustre en cristal trônait au milieu du plafond magistral du gymnase. Les portes grandes ouvertes avaient laissé place à un rideau de perles qui s’écartaient au passage des invités, les enveloppant d’une poussière de paillettes éphémères, faisant briller leurs yeux d’excitation.
Un tapis rouge impeccable s’étalait sous leurs chaussures cirées ; comme des stars de cinéma ! Et sur leur droite, un modèle de vieux cabriolet avait été installé, leur permettant de se faire prendre en photo au volant de cet engin de rêve.

La musique résonnait aux oreilles des invités qui, après avoir validé leur arrivée en se faisant accrocher des bracelets autour du poignet par les professeurs s’étant portés volontaires pour chaperonner, se précipitaient vers le buffet où une majestueuse fontaine de punch déversait son liquide ambré.
Non loin de là, une scène avait été montée, permettant à l’orchestre de jouer des morceaux hors du temps. Apprêtés dans le thème de la soirée, personne ne leur accordait jamais beaucoup d’attention, mais cette fois, leur musique serait le personnage principal d’une fête sans égal !
Sur le programme de la soirée, les New Directions étaient annoncés. Eux aussi pourront briller autant que le ciel de New York à l’époque de leurs aînés ! Mais ils ne seront pas les seuls à faire danser les invités ; rejoints par les Urban Hymns, ces derniers, anciens élèves de McKinley, reviendront fouler le tapis rouge d’un endroit qu’ils ont fréquenté autrefois.

Se remplissant de minute en minute, personne ne pouvait imaginer ce qu’il se passerait au cours de cette soirée. Les esprits de Daisy Buchannan et de Jay Gatbsy semblaient gentiment peser sur des élèves aux yeux écarquillés qui n’aspiraient qu’à une seule chose en cette douce nuit d’automne : s’amuser.
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MessageSujet: Re: 02. Blood is on the Dance Floor   Lun 2 Sep - 13:53

Cette robe la narguait. Suspendue par un cintre à la porte de son placard, les reflets de la lampe de chevet sur le tissu brillant révélaient toute l’étendue du prisme qui se diffusait sur les murs peints en jaune de la chambre de Harper. Cela détournait son attention des dernières pages de To Kill a Mockingbird qu'elle étudiait en cours de littérature depuis le début de l'année scolaire. Bien déterminée à venir à bout de cet ouvrage, elle avait pourtant l’impression de lire la même phrase depuis de longues minutes car à chaque fois qu’elle se risquait à relever le regard pour prendre un peu de recul sur l’histoire de Boo Radley, le halo lumineux drapant cette fichue robe retenait sa concentration, la forçant à rester pantoise devant la beauté relative de cette pièce qu'on lui avait gentiment prêtée. Dans un excès de rage incontrôlable, Harper souffla très fort en refermant son livre pour le jeter d’un petit coup sec sur son oreiller. Agacée, elle quitta brusquement son lit, les lèvres réduites en une ligne mince et crispa ses dix doigts à la racine de sa crinière redevenue blonde au cours de la semaine passée.
Sheridan, sa collègue de travail, avait tenu spécialement à lui prêter cette toilette, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle était unique en son genre. D'après elle, elle était faite pour Harper. Sheri se fichait pas mal qu’elle ne soit pas dans le thème de la soirée qui pointait, car elle sublimait la silhouette, habituellement camouflée sous des chemises et des t-shirts amples, de sa petite protégée, c’était tout ce qui comptait ! Lorsque Harper lui avait annoncé qu’elle se rendait au bal d’Halloween organisé par son lycée avec l’un de ses amis, une lueur d’excitation s’était allumée dans les yeux verts translucides de la trentenaire. Immédiatement, elle s'était répandue en conseils de mise en beauté et de coiffure face à une Harper prise de panique devant le programme de torture qui l’attendait, elle qui faisait le strict minimum pour avoir un air décent quand elle se rendait au lycée.

Tout ça semblait n’être qu’un lointain souvenir désormais, puisqu’elle n’allait plus au bal. Harper ne porterait pas cette robe, ne se peinturlurait pas les joues pour faire disparaître la balafre qui surplombait sa pommette gauche, et ne tortillerait pas ses mèches nuancées pour les nouer et souligner son profil. Elle avait annulé sa venue en prévenant Jamie plusieurs jours auparavant, affirmant qu’elle avait pris du retard sur ses devoirs. C'était un mensonge, Harper n'avait jamais de retard sur ses devoirs, sinon elle ne pourrait pas faire ceux des autres, c'était d'une logique telle qu'elle s'étonnait que James ne lui ai pas ri au nez. En vérité, c'était sa brutale mésaventure avec Larry Faithorn qui lui avait fait changer son fusil d’épaule. Ses menaces avaient été claires, tellement que la jeune fille rasait les murs. En plus, elle trouvait étrange d’aller à une soirée censée être le théâtre d’une allégresse justifiée avec le jeune homme, alors qu’elle passait les trois quarts de son temps à l’éviter ou à détourner le regard quand elle croisait le sien en classe, par crainte que ce qu’elle avait fait s’affiche en lettres capitales sur son front.
Elle avait pris la bonne décision toutefois. Ce n’était pas cette tenue grotesque qui lui démontrerait le contraire malgré qu’elle semblait lui murmurer sur un ton langoureux de s’approcher encore plus près pour venir caresser les finitions mordorées qui décoraient son bustier. Relâchant ses longs cheveux dans une complainte frustrée, Harper s’exécuta sous les ordres imaginaires de cette tenue maudite. Très lentement, elle marcha jusqu’à la porte de son placard en fixant la robe qui répartissait ses rayons lumineux sur son visage tendu par l’inquiétude. Elle passa délicatement le bout de ses doigts sur les pourtours du tissu savamment travaillé, en écarta les pans du jupon, révélant une échancrure qui lui avait échappée auparavant. Et la tête penchée sur son épaule, elle ferma tranquillement les yeux.

Elle était bien mieux chez elle, c'était une certitude qu'elle essayait de s'ancrer à coup de mauvaise foi dans le crâne, sans parvenir néanmoins à être totalement convaincue par ses tentatives maladroites. Harper était seule à la maison, ses frères avaient emmené leur mère pour honorer le rituel du film d’horreur d’Halloween auquel elle tenait tant, et qui constituait l'un des rares moments où elle était lucide. Protégée par le rideau d'obscurité fourni par ses paupières closes, Harper cessa de marteler son esprit de mensonges pour culpabiliser davantage en songeant à Jamie.
Ce n’était pas un problème qu'il ait dépensé de l’argent pour obtenir les tickets qui leur donnaient accès à la soirée – c’est vrai qu’il roulait sur l’or. Ce n’était pas un problème qu’elle l’ait planté de cette manière sans lui fournir de véritables explications – l’amitié pouvait justifier ce genre d’affront, après tout. Et ce n’était pas un problème non plus d’esquiver quelqu’un à qui elle tenait sous le prétexte qu’elle était trop impulsive, incapable de se mêler de ses propres affaires, et surtout, qu'elle avait peur des répercussions qu'une erreur qu'elle, et elle seule, avait commise auraient sur son ami. Rouvrant vite les paupières, la clarté ambrée de la robe fit se dilater ses pupilles incertaines. Fronçant les sourcils sous le coup de l'abdication, elle lâcha soudain le morceau de tissu qu’elle frottait entre ses doigts pour pivoter sur ses pieds nus, et prendre son téléphone portable posé sur sa table de chevet à côté de son lit. Pianotant pendant un instant sur l’écran tactile, Harper finit par envoyer à Sheridan « J’ai besoin de ton aide. Apporte ta trousse à maquillage. »
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MessageSujet: Re: 02. Blood is on the Dance Floor   Lun 2 Sep - 23:23


Il avait flashé sur la veste. Et ses revers légèrement satinés. Littéralement. Sur l'ensemble d'ailleurs, avec ce pantalon cintré, tout aussi sombre et élégant que la veste. La pochette, d'un bleu presque clair semblait être comme un de ces appel commerciaux auxquels Andrew succombait. Toujours. Le jeune serveur baissa les yeux, quelques instants, fixant l'affichette qui trônait, princière, sur le présentoir des vêtements. L'ensemble coûtait un bras, deux même s'il voulait acheter la panoplie complète du parfait gentleman des années 20. La rue derrière lui vrombissait sous le bruit des voitures qui passaient dans son dos, le brouhaha des élèves qui sortaient enfin de l'école, et leurs parents qui se racontaient leur journée et oh combien leur fils était soit le meilleur en cours, soit le plus terrible des enfants à gérer. Mais Andrew occultait cette atmosphère, tout comme le bruit des cloches cuivrées de l'église qui annonçait 16h30. Sa montre retardait un peu, il fallait qu'il lui fasse changer ses piles, certainement. Tout comme le bracelet en cuir marron qui lui ceignait le poignet, encore une dépense. Son cerveau faisait le calcule. Entre sa paie au Levis Store, ses extras au bar-karaoké. Et son loyer, son assurance voiture, son plein mensuel, ses factures et autres charges qui gravitaient autour de son appartement. Et ses courses. Et ce fabuleux costume qui lui ferait une allure divine et une classe d'enfer. Il se damnerait pour avoir la ligne que l'ensemble donnait au mannequin en mousse derrière la vitrine. La glace brillante du magasin lui renvoyait son reflet légèrement passé, superposé à l'image de ce costume. Il se décala, d'un pas, pour aligner parfaitement son image à celle du veston sombre et du pantalon. Il lui irait si bien. Alors, il tendit le bras, pénétrant dans le magasin sous l'air climatisé que lui renvoyait la VMC.

Andrew s'était réveillé tôt ce matin là, dans les alentours des 10heures du matin. Etre aussi matinal présageait une journée remplie pour le jeune homme qui s'était fait, exceptionnellement, un to-do-list apposée presque avec respect et précaution sur la paroi aimantée du frigo. Il barra avec fierté le "réveil de bonheur" et se prépara à la douche. Il lui restait encore pas mal de choses à faire, et devait absolument se dépêcher pour ne pas risquer de froisser sa cavalière ou de simplement ne pas trouver une tenue qui lui plairait. Le jeune homme aurait bien sûr pu s'y prendre à l'avance, mais ce n'était pas dans ses habitudes. Et puis il n'y avait simplement pas pensé. Il allait sans doute feindre auprès de qui de droit qu'il savait s'organiser, que la dernière minute pimentait le quotidien. Il sorti de la douche, frais et réveillé, pleinement conscient cette fois si de son organisation et du désastre capillaire qui s'était formé pendant la nuit sur son crâne. Il barra alors sur sa liste "essayer de se coiffer". Un peigne dans une main, son pot de gel dans l'autre, il jura devant le reflet de son miroir et commença à dompter la bête velu qui semblait vouloir faire de la résistance pour survivre. 11h30, il enfila rapidement un t-shirt blanc et un pantalon, histoire de faire ses courses le plus confortablement. Eviter de porter des habits étroits était le secret de tout bon accro du shopping qui se respectait, et Andrew ne le savait que trop bien. Il s'empara, victorieux, ses cheveux coiffés, de son trousseau de clés, et claqua la porte.

Il éternua. La climatisation des magasins lui avait toujours fait cet effet. Il jeta un coup d'oeil à l'ensemble qu'il convoitait, histoire de vérifier s'il ne s'était pas envolé quand il passait la porte, et se précipita vers la première vendeuse, la crinière gominée au vent, le sourire éclatant dehors, afin de s'assurer tout la disponibilité de la jeune femme. Elle semblait débordée, entre une pile de pantalon qui la narguait en tombant quand elle se retournait, et ses cartons d'arrivages qui lui ouvraient les bras, affectueux, n'attendant que d'être ouverts et de vomir leur flot de vêtements neuf et odorant sur les cintres en plastique du magasin. Elle soupira, le voyant arrivé comme ces grands chiens qui couraient dans les publicités pour croquettes, ne manquait plus que la musique et ses violons pour rajouter un peu de pathétique à la scène. Professionnelle, ou peu s'en faut, elle essaya d'esquisser un sourire qui se termina en une grimace étrange sur son visage qu'elle avait de joli pourtant et attendit qu'il demande un renseignement, comme faisait en général les clients. Comme cette vieille dame qui ne trouvait pas ces gaines qu'elle avait vu à la télé et qui étaient censées retenir les formes du corps pour un effet galbant et tonifiant. Ou cette mère débordée qui tentait de tenir en laisse ses jumeaux tout en demandant le rayon petite fille pour sa dernière. Non, le jeune homme ne lui demanda pas un renseignement, il savait très ce qu'il voulait. Mais avant, conscience professionnelle oblige, et expérience du Levis Store, il se baissa, ramassa la pile de pantalon qui se faisait la malle sur le carrelage blanc et lustré, et le rangea, soigneusement, tentant de rattraper le pliage bancal
qu'elle avait fait. Il se retourna alors vers elle, le sourire colgate toujours vissé aux lèvres.

"Excusez moi, mademoiselle. Je souhaite avoir l'ensemble noir qu'il y a en vitrine. Oui celui là en taille S, M et L. Je ne sais pas comment vous taillez ici."

N'ayant pas les moyens de s'acheter du sur mesure, ou de s'acheter le styliste de Lima comme semblait le faire le shérif, il devait au moins bien choisir sa taille de vêtement, de peur de se retrouver avec les épaules baillant ou les manches trop courtes. Après un petit tour rapide dans les cabines d'essayages et l'odeur stagnante du neuf du prêt à porter, Andrew ressorti, la mine réjouie, solaire, avec son ensemble sous le bras. Il avait trouvé ce qu'il lui fallait, et  allait pouvoir respirer un bon coup avant d'aller chercher sa cavalière. Le passage en caisse se fit rapide, éclair, le jeune homme craignant de regretter cette achat. Rentrant dans son appartement pour la dernière fois de la journée, il commença sa préparation post-soirée mondaine. 17h30, son rituel commença par un masque au marc de café et huile de noix, pour ensuite être remplacé par un masque à l'argile. Une fois sa peau si virile douce comme celle d'un bébé, il passa dans la salle de bain, reprenant une douche pour évacuer cette après midi riche en émotion et en achats, se passa un coup de parfum et enfila son costume pour la soirée. Un ensemble noir et satiné pour les années 20, rehaussé d'un nœud papillon assorti, et une chemise à carreaux, rouge légèrement rayée de bleu, pour le côté moderne. Etre chic, élégant même, avec toujours ce petit truc qui vous distingue des autres. Il donna un peu de volume à ses cheveux, dociles, que le dieu sourcil en soit loué, et le coiffa en arrière, comme les hommes de cette époque. Enfin selon les images de google et ses souvenirs de vieux films en noir et blanc. Enfin , Andrew sorti le bracelet en satin blanc de sa boite, avec ses quelques fleurs emperlées et décrocha son téléphone. Le numéro, il le connaissait par cœur, à force de l'utiliser. Ses doigts pianotèrent mécaniquement le clavier du portable tandis que la tonalité se faisait entendre.

"Allo, Amanda ? Oui, c'est Andrew. Je t'appelle pour te dire que je suis prêt, que je viens de chercher dans mon carrosse d'ici 15min, si sa roule bien dans Lima. C'est ok de ton côté?"

Rasséréné, il raccrocha. Il n'était pas à la bourre, ni en avance d'ailleurs. Et il avait réussi à tout mener, et tout faire dans le temps imparti. Ne lui restait plus qu'à aller chercher sa cavalière et se rendre de concert à l'une des soirées mondaines les plus prisées de la soirée. Et puis, il y croiserait sans doute Ingrid. Elle lui avait fait part de sa participation au glee club de son lycée. Elle serait sans doute présente elle aussi. Mais Andrew savait Amanda un peu possessif à son égard, et le jeune homme ne savait pas s'il pourrait aller saluer la jeune suédoise. La soirée s'annonçait de toute façon mouvementée voire complètement explosive, avec ou sans conflits féminins. Et c'est ce qui plaisait à Andrew.  
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MessageSujet: Re: 02. Blood is on the Dance Floor   Mar 3 Sep - 11:17

Le ticket qui trônait sur sa commode était en train de le berner.

C'était absolument ridicule. Premièrement, Peter ne se rappelait même pas avoir acheté un ticket pour cette fameuse soirée, un moment d'égarement sans doute, pas moyen de se l'expliquer autrement d'ailleurs. Peu importe, il était là, son pass pour la soirée d'Halloween qui se déroulait au lycée de la ville. Peut être que c'était le thème qui avait séduit ce grand nostalgique qui s'était dit que cela serait le bon moment et la parfaite occasion pour porter ce costume sur mesure qu'il avait fait faire il y a quelques années de cela et qu'il n'avait porté qu'une seule fois, le jour de la remise des diplômes à la l'université. Il devait y aller, cela lui ferait le plus grand bien de sortir. Peter poussa un soupir, son regard passant du costume en question posé sur son lit au ticket sans arrêt comme s'il s'agissait d'une partie de tennis invisible. Il allait avoir le tournis s'il continuait ainsi. Il se passa une main dans les cheveux, n'étant pas habitué au silence qui régnait dans l'appartement. Il aurait préféré que Summer soit là, les choses auraient été un peu plus faciles. Il avait déposé sa fille chez une de ses amies un peu plus tôt dans la soirée, la Grayson ayant été invitée à une fête d'Halloween. Ils s'étaient bien amusés dans l'élaboration de son costume et avec son visage recouvert de peinture verte, Summer était une parfaite imitation de la sorcière de l'ouest du magicien d'Oz, son film préféré. La petite avait l'intention de terrifier toutes ses amies et de leur courir après, une réflexion qui avait bien fait sourire Peter mais qui l'avait tout de même rassuré. Et dire qu'une de ses craintes en déménageant ici avait été que Summer ne s'intègre pas. Pour l'instant, sa fille était beaucoup plus doué que lui dans ce domaine. Ce qui était normal dans un sens, les choses seraient  cependant plus simples si Summer pouvait rester une petite fille de huit ans toute sa vie. Et ne jamais grandir. De toute façon, elle ne manquait rien.

Le monde des adultes était quelque chose d'inconnu pour Peter et il se contentait d'y faire de la figuration. Pas faute d'avoir essayé, mais il avait essayé et on lui avait tendu un verre de tequila. Il grimaça, pas la peine de penser à Wyatt maintenant, plus il était loin du rouquin, mieux il se portait. Pas non plus la peine de penser à Caitlin qu'il n'avait toujours pas rappelé. Pourquoi? Au début, il s'était dit qu'il serait poli, et que, malgré les protestations de Summer, c'était toujours mieux d'attendre. Et puis après "l'incident Wyatt", Peter s'était encore plus enfermé dans sa coquille et il avait décidé d'en vouloir à la terre entière et de ne plus rien demander à personne. Okay, peut être qu'il en faisait un peu trop, peut être que dans le fond il avait passé une bonne soirée mais... Lui, il avait chanté devant des gens, il s'était donné en spectacle, il avait été bourré. Tellement bourré que la semaine dernière lorsqu'il avait été au supermarché, une des clientes du bar l'avait reconnu et lui avait demandé s'il comptait revenir chanter un de ces jours ou pas. Peter avait lâché l'article qu'il avait en main, avait attrapé la main de Summer et s'était juré de ne plus jamais faire ses courses ici.... Okay... Peut être qu'il avait légèrement exagéré. Cela ne changeait rien à son problème. Que faire ce soir? Il hésita pendant encore une longue minute avant de pousser un juron et il alla tout simplement se préparer.

Quelques instants plus tard, ce fut un Peter en costume et avec les cheveux tirés en arrière dans une vaine tentative d'effet gominé qui gara sa voiture à quelques mètres du lycée. Il était légèrement nerveux mais ça, il commençait à en avoir l'habitude. Son ticket en main, il se dirigea vers l'entrée où il échangea son pass contre un bracelet et il avait même un maigre sourire aux lèvres alors qu'il rentrait dans la salle richement décorée. Pas de problème s'il était là tout seul, il trouverait quand même le moyen de s'amuser, au pire il profiterait du spectacle et voilà. Peter n'avait même pas réalisé que ses pieds l'avaient mené au buffet, son regard se posa sur la fontaine de punch et il s'éloigna rapidement, décidant de ne pas tenter le diable. Pas de Peter bourré ce soir, il resterait sobre du début à la fin et il rentrerait chez lui avec sa dignité intacte, il n'avait qu'à aller dans un coin et tout irait bien. Au moment même où il se faisait cette promesse, son regard tomba sur Caitlin, elle aussi présente. Mais oui, elle lui avait dit qu'elle était professeur ici, comment avait-il pu oublier ce simple détail. Était-il trop tard pour fuir chez lui? Probablement, mais pas trop tard pour se faire discret et prétendre être fasciné par la décoration. Oui être discret était ce que Peter faisait de mieux.
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MessageSujet: Re: 02. Blood is on the Dance Floor   Mar 3 Sep - 20:02

Puisque tout le monde était de sortie ce soir-là, la Pension Preston s'était rapidement retrouvée sens dessus-dessous. Les titres préférés de Lexie s'élevaient depuis le rez-de-chaussée pour accompagner cette interminable session de préparations, rez-de-chaussée où JJ s'acharnait à réviser quelques-uns des mouvements rendus célèbres par la Fièvre du Samedi Soir. Une soirée Disco. Jamie avait longuement envié Joachim et Lexie avant de parvenir à se convaincre que le thème de ses propres festivités n'était pas si mauvais. Les années folles : quels avaient été ses arguments déjà ? Ah oui ! La performance de Sunny sur scène et, mademoiselle Rosenberg. Il n'avait pas été surpris d'apprendre sa participation : c'était une femme délicate à la classe inaltérable dont certaines devraient manifestement s'inspirer. « Madeleine ! Mais qu'est-ce que tu fiches là-dedans ? C'est à propos des petites rides au coin de tes yeux, c'est ça ? Je te le redis, persoooooooooooonne n'y fera attenti— ». La porte de la salle de bains où il tambourinait depuis près d'une demi-heure dans l'espoir d'obtenir un créneau s'ouvrit brusquement sur la surveillante. Il s'interrompit aussitôt pour lui offrir un sourire éclatant ... Qui se ternit la seconde suivante. Il plissa les paupières, se pencha légèrement en avant pour examiner le visage de la jeune femme de plus près et : « Une petite touche de fond de teint pourra cacher ça, ne t'inquiète pas » Reprit-il en tapotant doucement son épaule d'un air compatissant. Il s'engouffra dans la salle d'eau sans plus tarder, avant qu'elle n'envisage de la monopoliser à nouveau.
Le verrou s'actionna derrière lui dans un déclic sonore et il put enfin s'intéresser à la tenue qu'il aurait à porter dans une heure et demie. Il accrocha le cintre à la tringle du rideau de douche et abaissa prestement la fermeture éclair de la pochette transparente qui la protégeait des maladresses du quotidien. Jamie avait écumé les rues de Columbus en compagnie de JJ pour trouver la perle rare. Le Titan n'en parlait pas ouvertement, mais il vouait un culte aux soirées à thème et le fait d'avoir invité Harper à le rejoindre n'avait qu'inconsciemment accrut ses aspirations à ce que la soirée se déroule idéalement dans ses moindres détails. Il lui devait bien ça –pour le peu de fois qu'elle consentait à sortir en compagnie d'adolescents de son âge. Bien sûr, c'était avant qu'elle ne lui préfère une pile de travaux scolaires et décide d'annuler leurs plans. Jamie n'avait pas insisté malgré l'incongruité du prétexte et une déception cuisante. Il avait fallu qu'elle se retire, pour qu'il réalise à quel point il tenait à ce qu'elle réponde présente ce soir-là. Il poussa un soupir, en terminant de rentrer les plis de sa chemise blanche dans son pantalon. Il en redressa le col, il glissa le nœud pré-noué qu'il avait trouvé son internet et emprunta le gel que Tim avait laissé là lors d'une précédente visite. Il fît de son mieux avec son peigne édenté et claqua des doigts avec satisfaction. Il vérifia la présence de son ticket d'entrée dans la poche intérieure de sa veste, regretta un instant le second, avant de hausser les épaules.

Une heure plus tard, ils s'arrêtèrent devant la place de WMHS en arrêt-minute. Jamie sortit de la voiture coiffé d'un chapeau melon et chaussa ses lunettes de soleil noires le plus naturellement du monde. Comme s'ils n'étaient pas à l'aube d'une soirée d'automne dénuée d'astre solaire. « Règle d'Or ? » L'interrogea JJ en pivotant dans sa direction : « Aucune fille sur le bord de piste ? » Répondit Jamie, verrouillé sur la même longueur d'onde que son colocataire depuis qu'ils avaient quitté la Pension. Joachim acquiesça, manifestement satisfait de cette réponse et subitement, ses pupilles s'agrémentèrent d'une touche de suspicion : « Tu n'as pas emporté une flasque dans ta poche tout de même ? ». Jamie se composa un sourire innocent : « Ça fait partie du costume, se défendit-il sans grande difficultés. Et puis, une soirée est-elle réussie si personne ne tente de corser le punch ? ». JJ eût l'air de méditer ces propos durant une bonne dizaine de secondes avant de hocher la tête d'un air entendu : « Profitez bien ! » Ajouta Jamie en leur adressant un salut militaire décontracté.
À peine fût-il entré dans le Gymnase qu'il entra malencontreusement en collision avec un adulte manifestement désœuvré (Peter). « Oh, pardon ! » S'excusa-t-il, sans éprouver la moindre gêne. « Ce sont ces fichues lunettes, je ne vois rien avec ». Il les retira pour les garder en main tout en parlant et sonda finalement la salle. Ses pupilles s'éclairèrent lorsqu'à son tour, il repéra la silhouette de Caitlin. Un sourire mutin étira ses lèvres et lorsqu'elle tourna les yeux dans leur direction, il lui adressa un signe de la main : « Elle cédera à mes avances, un jour » Prédit-il à son voisin, adressant un clin d'œil à la professeur qui subissait ses assauts depuis plusieurs mois. Son sourire s'effaça lorsqu'il vît arriver Madeleine : « Ciao, c'était cool de causer » Ajouta-t-il précipitamment avant de s'éclipser dans un autre coin de la salle en espérant repérer Sunny dans la foule d'élèves déjà présents.
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MessageSujet: Re: 02. Blood is on the Dance Floor   Jeu 5 Sep - 0:12

Enfin le jour J était arrivé ! Enfin ! Dès l'instant où il avait appris l'organisation de cette fête par la mairie, il avait eu hâte d'y être ; Il y avait peu de chose que Glenn adorait plus que les années 20 et la mode, et voir les deux réuni de cette façon était pour lui comme un rêve devenu réalité. Il avait travaillé d'arrache-pied, jour et nuit, parfois même sur son temps de travail, pour parvenir à terminer les costumes qu'il avait réalisé pour Warren et lui même. Bien sûr, ils auraient très bien pu aller en acheter des neufs, ou même ne louer, mais Glenn était prêt à exploser à cause de toutes les idées qu'il avait et il savait qu'il ne trouverait jamais son bonheur dans du prêt-à-porter. Et puis, comme ça Warren savait l'effort que cela lui avait coûter et ne pouvait pas se défiler sans se sentir mal. Oui, Glenn n'était pas contre un peu de manipulation quand cela pouvait lui servir et il était hors de question qu'il aille à cette soirée en solo alors qu'il pouvait y être au bras de son petit-ami, accessoirement le shérif de la ville, ce qui voulait dire qu'ils pouvaient se garer où ils voulaient sans problème. Et d'une pierre deux coups. Tout ça pour dire qu'il était vraiment content de son travail et pas peu fier. Finalement, le résultat valait bien les remarques plus que scabreuse de son dork de petit-ami lorsqu'il se trouvait à genoux, tentant tant bien que mal de mesurer le géant malgré sa position fort peu digne. Sans parler de ses gigotement incessant puisque apparemment, Warren se transformait en enfant de cinq ans hyperactif dès qu'il s'agissait de tenir immobile pendant plus de 10 minutes. Mais Glenn étant Glenn, il était parvenu à son but et en admirait maintenant le résultat.

Pour Warren, il avait trouver un beau tissu pied-de-poule blanc et noir qu'il avait utilisé pour faire un costume trois pièces  accompagné d'une cravate noire à motif vaguement écossais. Il avait aussi taillé une belle chemise d'un blanc éclatant qui soulignait parfaitement le teint du shérif. Enfin, un fedora noir à ruban blanc, une montre à gousset et une pochette de costume en soie rouge sang complétait la tenue, ainsi que des chaussure vernie noire. Pour lui même, il s'agissait aussi d'un costume trois pièce lie de vin à fine rayure grise très pâle qu'il avait associé avec un Borsalino de la même couleur. Sa chemise était noire avec un nœud papillon du même lie de vin que son costume. A la place de la pochette, il s'était décidé pour un arum d'une blancheur éclatante, le tout associé à une montre à gousset, plus fine que celle de Warren, et des chaussure vernie blanche et noire. Enfin, il n'avait pas pu résister à l'envie de parfaire sa tenue avec une canne en ébène, histoire d'avoir l'air d'un vrai mafioso. Oui, il était très fier de ce qu'il avait fait et une fois n'est pas coutume, il n'était pas en retard. En fait, il ne lui restait plus qu'à se coiffer -il s'était décidé pour un look gominé, avec une raie sur le côté, laissant sa longue frange blonde retomber sur son œil droit- mais il était présentement incapable de bouger, prisonnier de l'étreinte intempestive de Warren qui lui était déjà prêt. Glenn avait bien sentit que Warren était sur les nerfs, ce qui chez lui se manifestait par un besoin intense de câlins. Dès l'instant où il était arrivé chez lui, il l'avait enveloppé de ses bras et n'avait pas bouger pendant au moins 20 minutes. Le styliste avait accepté chacun des câlins qu'il avait reçu ensuite mais cette fois il avait vraiment besoin d'aller à la salle de bain, si bien que, ni une ni deux, il donna un petit coup de poing dans le ventre de Warren, ce qui n'avait absolument aucun effet sur lui mais lui signifiait clairement qu'il devait se calmer. Au bout d'encore quelques minutes, et alors que Glenn allait encore une fois recourir à la ''violence'', Warren le relâcha enfin, lui permettant d'aller s'occuper de ses cheveux.

Une fois la masse blonde sous contrôle et brillant sous l'effet de la gomina, Glenn était fin prêt à partir et mena la charge jusqu'à la voiture de Warren qui attendait en face de son immeuble. La mustang était devenu leur moyen de transport à deux depuis qu'ils avaient essayer la coccinelle cabriolet de Glenn pour découvrir que Warren ne pouvait même pas tenir dedans. Cela avait donné une scène plutôt comique que le styliste avait peut être, ou peut être pas, filmé discrètement. Malheureusement, Glenn était incapable d'entré dans la voiture de Warren sans fredonner Mustang Sally en entier. Il ne fallut pas longtemps pour parvenir jusqu'au gymnase du lycée, et mon dieu ça faisait tellement longtemps qu'il n'y avait pas mis les pieds, mais se fut assez long pour que Glenn prenne contrôle de la musique et ne trouve une station diffusant des morceaux des années 20, mettant le volume à fond histoire de se mettre dans le bain.

Le jeune homme se retrouva à chanter en même temps, connaissant déjà pas mal des chansons jouées. Se fut donc le sourire au lèvre qu'il traîna Warren jusqu'à l'entrée (le shérif n'ayant vraiment pas envie d'y aller, comme il l'avait dit, il aurait préféré chercher des bonbons déguisé en Hulk et le soutenait mordicus même après que Glenn lui ai expliqué qu'il avait plus de chance de faire fuir ou mourir de peur les gens que de recevoir des bonbons). Une fois à l'intérieur, une exclamation de surprise lui échappa. Disparu le gymnase miteux à l'odeur permanente de sueur, à la place se trouvait une salle de bal tout droit sortit de The Great Gatsby. Il ne savait pas qui avait fait la déco mais il félicitait cette personne, c'était grandiose ! Sans attendre une seconde, le blond se dirigea vers le punch, passant au passage un gamin brun (Jamie), espérant distraitement retrouver Andrew à un moment ou à un autre. Il aperçu également Madeleine à qui il adressa une geste de la main en priant silencieusement pour que rien ne se passe entre Madeleine et Warren, surtout quand ce dernier était à ce point sur les nerfs. Tout en se servant un verre de punch, malheureusement non alcoolisé, Glenn se prit à espérer que la soirée se passerait aussi bien qu'elle avait commencé. Même si il savait déjà qu'elle serait mouvementée.


Dernière édition par Glenn McAllistair le Lun 30 Sep - 18:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 02. Blood is on the Dance Floor   Jeu 5 Sep - 14:33

C'était THE soirée ! Plus que d'ordinaire, le bal d'Halloween était l'événement festif à ne pas manquer en ce début d'année scolaire automnale ― ou fin d'année calendaire, tout dépendait du point de vue. Exit les bals des autres années aux décors hideux de cartons-pâtes avec groupes musicaux de l'âge de pierre, exit les soirées ennuyeuses à mourir ― certes c'était la fête des morts-vivants et autres créatures d'outre-tombes, m'enfin un peu d'originalité quoi !, exit l'inauguration de l'école de musique organisée quelques jours avant le Grand Soir par Blond Benêt dont la ferme intention était bien entendu de voler la vedette à ce bal du 31 octobre, forcément inoubliable. La soirée à la sauce Sue Sylvester ferait sans aucun doute marque dans l'histoire de la ville voire du pays, et tout le monde s'en souviendrait jusqu'à la fin des temps ! En effet la mairesse, grande instigatrice d'un soir pas comme les autres, avait mis les petits plateaux d'argents dans les grands. Elle avait spécialement débloqué des subventions, celles-là mêmes, orphelines, qui étaient auparavant allouées aux chorales perdantes dissoutes après les Nationals. Cette année, retour aux années 20 ― période que la Dompteuse de Cheerios n'avait pas connu malgré les dires de plusieurs langues de vipères et torchons journalistiques ! Tapis rouge long de 150 mètres, location d'un cabriolet ayant appartenu à Al Capone, service de sécurité pour refouler les indésirables de la Liste Noire ― un bon millier de noms, de Schuester à Jimmy Eat World ; sans parler des décors grandioses, tout avait été réfléchi pour mettre en valeur l'époustouflante performance des New Directions ― et accessoirement le futur échec ridicule des amis de Bibendum Hudson grâce aux petites surprises que l'ancienne coach leur avait préparés. Même l'immense fontaine à punch sans alcool ― merveilleuse décennie que celle de la prohibition ! ― était de son idée maintenant qu'il y avait douze gardes du corps bodybuildés qui y étaient préposés. On ne pouvait toucher au plus près la perfection ; et on la dépasserait largement si les choristes boutonneux réussissaient le défi de ce soir. Car oui, le papier-cadeau était très beau, clinquant et brillant comme une overdose de gomina mais la directrice de la chorale avait encore quelques doutes quant au contenu de la boîte-surprise. Entre entraîner une bande de gamins novices en chant collectif et travailler main dans la main avec des tricheurs, la partie était loin d'être gagnée d'avance. Plus qu'un simple divertissement sans enjeu, c'était aujourd'hui une représentation-test pour les poulains de Sylvester, avec à la clé ― elle l'espérait intimement ― une humiliation pour les collaborateurs adultes ― la mairesse ferait le nécessaire pour forcer le Destin.

***

Perfectionniste, la Reine de la Nuit ― titre auto-proclamé par Sue pour la soirée ― était arrivée en avance afin d'accueillir et calmer sa troupe dont le stress culminerait à la hauteur de l'événement, tout en prodiguant les derniers conseils et ajustements de dernières minutes ― ne pas oublier de bousculer un Urban Mimes par exemple. Dans sa robe-oiseau, confectionnée par les petites mains de Miam, la mairesse était méconnaissable. Au placard les survêtements bariolés et les tailleurs sombres, ce soir elle était une copie conforme de danseuse de Charleston. La plume de sa coiffe s'agitait au moindre mouvement, c'était dire qu'en ce début de bal celle-ci virevoltait presque à chaque seconde : coup d’œil dans la salle pour prendre le pouls, retour en coulisses pour vérifier une énième fois la présence des costumes, menacer les musiciens de mort violente en cas de bourdes, réprimander les retardataires... Bref, les ultimes précautions d'avant-représentation.

Les deux coachs vocaux rassemblèrent rouges et jaunes derrière la scène avant le grand rush. Le Gros Bêta prit la parole pour motiver les troupes, complété par Sue Sylvester. « Les répétitions étaient nickels, je veux voir la même chose ce soir. Ils s'en souviendront toute leur vie de ce bal 2017 ! Quant à moi, je laisserai traîner mes oreilles dans la salle, pour entendre ce qu'il se dit sur votre performance. Mais si l'un de vous tombe... » Elle suspendit sa phrase pendant qu'elle pointa tour à tour de son porte-cigarette chacun des New Directions. « ...les slushys pleuvront. » termina-t-elle, la voix plus menaçante que jamais. « Terminez de vous préparer, vous montez sur scène dans 8 minutes. » Elle quitta les choristes pour s'enfoncer dans le public, saluant les connaissances. Elle tomba nez-à-nez sur Miss Rosebeurk (Caitlin) et s'empressa de lui toucher un mot. « Toi, je t'ai à l’œil. J'espère que tes petits copains coincés ne viendront pas gâcher la fête, sinon ce sera la tienne. » La mairesse ne lui laissa pas le temps de répliquer, elle s'éloigna en direction de la fontaine de punch. Un garçon (Jamie) tournait autour de cette dernière de manière suspecte ― après tant d'années elle s'y connaissait un peu la Sylvester. Elle était sur le point de l'éjecter loin de cette attraction pour délinquants imbéciles quand elle se ravisa. « Tu n'es pas Jarry par hasard ? Le photographe ? Il acquiesça. « Magne-toi alors, ça va commencer. L'appareil-photo est derrière la scène, sur la table. » Était-ce une bonne idée que d'inclure un civil dans le spectacle ? La nouvelle directrice l'ignorait, elle s'était laissée convaincre par Sunny. Trop tard pour y penser. Le show allait commencer.

Le rideau se leva dans un léger bruissement de tissu. Des silhouettes, immobiles, se tenaient çà et là sur une scène plongée dans l'obscurité. On fit silence. Les premières notes de saxophones, caractéristiques de la chanson de Fergie, résonnèrent dans le gymnase, sur lesquelles se superposa une voix masculine, celle d'Addison.

Just one night all we got

Également à voix basse, la phrase fut reprise par Artie.

Just one night all we got

Chacun répéta une nouvelle fois les paroles.

Just one night all we got
Just one night all we got

Un spot lumineux dévoila alors Santana sur le devant de la scène.

I ain't got time for you baby
Either you're mine, or you're not
Make up your mine sweet baby
Right here, right now's all we got


La scène soudainement inondée de lumière arracha plusieurs sifflements de joie et d'exclamations. New Directions et Urban Hymns, tous plus classes les uns que les autres, attendaient ensemble les notes plus électro. Sue Sylvester circulait parmi la foule, satisfaisante de cette entrée musicale. Dans sa démarche quasi-mécanique, elle était arrivée au niveau du shérif (Warren) « Il faut qu'on parle. » lui dit-elle dans un murmure afin de ne pas l'embêter en plein spectacle, le regard fixé sur son styliste à qui elle offrit un sourire.
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MessageSujet: Re: 02. Blood is on the Dance Floor   Jeu 5 Sep - 23:00

Au final, Warren n'avait l'air si mal que cela. Il s'était abstenu de faire ce genre de réflexion à Glenn qui lui aurait lancé un regard meurtrier. Oui, l'autre homme avait passé des heures à élaborer leur costume alors il méritait bien plus qu'un: pas si mal. Le blond en avait parfaitement conscience, aussi il avait préféré ne rien dire. Mais que dire? C'était la fin du mois et il était au bout du rouleau et même avec le fait que son jour favori de l'année arrivait, il ne pouvait pas vraiment se réjouir. Oui, Warren avait toujours été ce genre de personne qui fêtait religieusement Halloween et prévoyait des mois à l'avance l'élaboration de son costume. Amelia avait été surprise en l'appelant il y a une dizaine de jours, sa grande soeur déçue de ne pas pouvoir obtenir de photos de Warren en version zombie. "Au moins, tu seras bien habillé... Pour une fois." S'était contentée de dire sa grande soeur et le blond s'était retenu de raccrocher ou de lui dire ce qu'il pensait de tout ça. Parce que dans le fond c'était pour Glenn, le grand blond lui n'était pas d'humeur à aller s'enfermer dans le gymnase du lycée et faire la conversation poliment et faire semblant d'être heureux de se trouver ici alors qu'il aurait pu manger son poids en gummy bear... Non franchement. Mais, et surtout depuis qu'il était en couple, Warren avait appris que toutes les vérités n'étaient pas bonnes à dire et encore moins à entendre. Donc il n'avait rien dit. Rien dit à propos du fiasco total qu'était son travail en ce moment. Un casse à la bijouterie? Aucun problème, il allait trouver le coupable, c'était pour ça qu'on le payait pas vrai? Si seulement les choses étaient aussi faciles, il avait juste l'impression que l'auteur du crime en question lui riait au nez. Visiblement, Ainsworth s'était trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, une chose qui était très difficile à admettre pour Warren. Parce qu'au final, l'enquête n'avait pas beaucoup avancé, ce cher Timothy était reparti libre et... Et voilà, il n'avait rien à ajouter sur ce sujet là et Warren aurait souhaité passer la soirée sur son canapé à regarder des remake de massacre à la tronçonneuse toute la nuit. Non, il était là.  

Il se força à sourire alors que Glenn et lui entraient dans le gymnase, la salle était décorée pour l'occasion, l'ensemble était plutôt réussi au final et même le shérif devait admettre que cela battait son canapé. (Quoi que, son canapé était très confortable... Et Glenn pouvait le confirmer) Il suivit donc silencieusement son petit ami, ne faisant absolument aucun commentaire alors qu'il adressait un signe de la main à Wild. Oh génial... Il ne manquait plus que ça. Il prit une profonde inspiration et essaya de ne pas y penser, au lieu que quoi, sa main trouva la poche du pantalon de son costume. Où se trouvait une clé. La clé de chez lui pour être plus précis, une surprise pour Glenn, mais pas tout de suite, pour plus tard. C'était la seule chose qui réconfortait Warren et il se disait qu'après ce soir, la chance tournerait enfin de son côté, il n'avait juste qu'à survivre à cette soirée, ignorer Madeleine Wild le plus possible et tout irait bien. Cette pensée en tête, il suivit Glenn dans sa quête de punch. Sans alcool évidemment... "Heureusement que je suis là vraiment..." fit Warren avant d'ouvrir la veste de son costume. Il prit garde à ce que personne ne fasse vraiment attention à eux, une chance vraiment car la scène s'illumina à ce moment là, le show commençait. Génial. Warren roula intérieurement des yeux avant de sortir une flasque de la poche intérieure de sa veste, très dans le ton de la soirée. La précieuse bouteille contenait du gin, il en versa un peu dans le verre de Glenn et remit la bouteille à sa place. Et à temps en plus, au moment où il refermait sa veste, Sue Sylvester apparut dans sa vision périphérique.

Au fur et à mesure qu'elle approchait, Warren pouvait déjà entendre les premières notes de marche impériale. Ou alors il avait vu trop de fois la guerre des étoiles, quoi que il était quasiment sûr qu'un Sue Sylvester versus Darth Vader se terminerait par une victoire de sa patronne et personne d'autre. Elle lui annonça discrètement qu'il devait parler et instinctivement, le regard de Warren se porta vers Glenn. Ce dernier comprit le message et tendit sa canne à Warren avant de s'éloigner. "Qu'est-ce que tu veux que je fabrique avec... Glenn!"  Évidemment qu'il n'allait pas lui répondre... Hahaha, fun. Roulant intérieurement des yeux et la canne de Glenn à la main, le blond se tourna vers Sue. "Je suis tout à vous visiblement... Et moi qui pensais que j'aurais le droit à un soir de repos...Quel est le problème? Un des micros qui ne fonctionne pas? Je doute de pouvoir être d'une grande utilité dans ce cas-là." annonça Warren, se demandant bien où toute cette conversation allait le mener. Du moment qu'on ne lui demandait pas de se servir de son arme contre quelqu'un... Quoi que, c'était la nuit des morts...
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MessageSujet: Re: 02. Blood is on the Dance Floor   Ven 6 Sep - 13:57

Indifférente à l’agitation générale, Brittany respira calmement dans sa position du pont, profitant de ses quelques minutes d’avance pour s’échauffer et calmer son trac avec un peu de yoga. Elle ouvrit les paupières en entendant des talons claquer à quelques centimètres de ses mains et leva les yeux sur Santana. « Même à l’envers, tu es toujours aussi ravissante, » remarqua-t-elle avec le sourire. Elle pivota sur elle-même d’un bon coup de rein et d’un changement de mains, et se releva avec une facilité profondément déconcertante pour le commun des mortels. Elle s’épousseta les mains avant de saisir la brosse sur laquelle Santana s’échinait. Sans un mot, elle l’aida à perfectionner sa coiffure années 20 et lui adressa un sourire d’encouragement avant qu’elle ne disparaisse pour s’échauffer la voix. Elle avait un rôle important à jouer ce soir, donner le ton n’était jamais aisé.

De nouveau seule au milieu de la frénésie des vestiaires, Brittany enfila ses escarpins rouges et s’éclipsa pour jeter un coup d’œil dans la salle. Les premiers invités prenaient d’ores et déjà possession de la salle. Une salle dont la décoration époustouflait toujours autant la jeune femme. Ce n’est pas durant ses années avec les New Directions qu’ils auraient eu une telle débauche de bon goût. La différence de gestion entre Monsieur Schue et la Coach était vraiment flagrante. Pour ce soir, elle ne s’en plaignait pas puisqu’elle en profitait, mais quand même… s’il fallait qu’elle sorte les gros chèques pour que les Urban Hymns puissent tenir le rythme durant la compétition à venir, ça allait finir en escalade financière. Et la millionnaire ne perdrait pas à ce jeu-là !

Des bruits de voix dans son dos lui indiquèrent que les choristes se rassemblaient pour le discours de leurs leaders et elle s’empressa de les suivre. Elle hocha distraitement la tête et sourit à Finn lorsqu’il prit soin d’établir un contact visuel avec chacun des UH. Quand ce fut le tour de la coach, Brittany était hypnotisé par sa robe et son porte-cigarette. Elle ne retint finalement rien de leurs speechs, si ce n’est la menace de slushy. Mais Sue Sylvester n’était-elle donc pas au courant ? Depuis le temps, les UH étaient devenus impénétrables (lire 'imperméables') !

Lorsqu’ils furent laissés à leurs dernières préparations, Brittany s’avança sur scène, prenant position avec une joyeuse anticipation. Elle adressa un sourire radieux et un clin d’œil à Santana lorsque celle-ci la dépassa pour prendre sa place au-devant de la scène. A sa droite, Artie manœuvra son fauteuil roulant en position, ils échangèrent un high five complice. A sa gauche, Michael et, après lui, Addison, s’installèrent. A eux quatre, ils formaient la première rangée de choristes, les suivants prenant place sur des marches derrière eux.  

Il ne leur restait que quelques minutes lorsqu’elle porta son attention sur Michael, son cousin, et réalisa sa nervosité tangible. Elle l’entraina alors dans une étreinte solide et le berça brièvement contre elle, ignorant tous les principes de compétition censés opposer les UH et les ND. Foutaises.  Elle restait une ND malgré tout, ça faisait partie de son histoire. Elle n’arriverait jamais à les considérer comme ‘leurs pires rivaux’. « Ca va aller. Respire profondément et suit mon exemple. » Il hocha la tête, encore un peu pâle mais moins rigide. Elle lui offrit un dernier sourire d’encouragement avant que toutes les lumières s’éteignent.

Les yeux fermés, elle se concentra sur les voix de ses prédécesseurs et les notes de saxophone de A little party never kill nobody, de Fergie. Les premières mesures de musique électro s’élevèrent et elle commença à onduler des épaules en rythme avec le reste des choristes tandis que la scène s’illuminait. Accentuant parfaitement leur apparition, les spots lumineux se réfléchirent dans les perles et paillettes recouvrant leurs tenues, notamment les robes des chanteuses (de couleur rouge pour les Urban Hymns, dorée pour les New Directions).

Brittany s’avança de deux pas, croisant Santana tandis que celle-ci reculait, et pointa du doigt le public en chantant les paroles suivantes :
« A little party never killed nobody
So we gon’ dance until we drop, drop »

A sa gauche, Michael fit de meme, levant répétitivement le bras vers le ciel et continua :
“A little party never killed nobody
Right here, right now’s all we got”


La musique reprit avec une bonne dose de basses et les choristes descendirent sur la scène en composant des couples de danseurs. Ils s’arrangèrent en un arc de cercle tandis qu’au premier plan s’avançait désormais Miranda, des ND, pour les paroles suivantes :  
“All these diamonds, trips around the world
Don’t mean a thing if I ain’t your girl”

Tandis que l’adolescente échangeait sa place avec Mia pour les deux vers suivants, Brittany souriait à Puck, son partenaire de danse. A l’aise l’un avec l’autre, ils esquissaient des pas de Charleston avec facilité.
“A little party never killed nobody
So we gon’ dance until we drop, drop”

Piper prenait désormais la place de Mia, et Puck lança Brittany dans une pirouette sur elle-même.
“A little party never killed nobody
Right here, right now’s all we got”

A leurs côtés, Quinn quitta son partenaire pour chanter la suite :
“A little party never killed nobody
So we gon’ dance until we drop, drop”

Et ce fut Mercedes qui termina ce refrain sur l’une de ses notes absolument incroyables dont elle avait le secret :
“A little party never killed nobody
Right here, right now’s all we got !”


Les couples cessèrent de tournoyer, dansant ensemble mais simplement côte à côte pour servir d’arrière-plan au duo Artie et Addison tandis qu’ils répétaient, accompagnant leur chant de mouvements de mains encourageant le public :
“All we got, all we got, all we got, all we got
Come on !
All we got, all we got, all we got, all we got”
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MessageSujet: Re: 02. Blood is on the Dance Floor   Ven 6 Sep - 21:13

La soirée des années était enfin arrivée, Amanda attendait cet instant depuis des semaines. Sue Sylvester l’avait chargé de l’organisation de la soirée, bien évidement elle avait dut respecter toutes les directives que la mairesse lui avait donné. La jolie blonde aimait travailler pour Sue, elle a toujours été impressionné par sa capacité à obtenir ce qu’elle voulait, le seul choix qu’Amanda ne comprenait toujours pas, c’était son obsession pour cette fichu chorale. Elle avait laissé tomber les Cheerios pour s’occuper de cette bande de looser et Amanda avait bien du mal à l’accepter ; bien que Quinn était parfaite en tant que coach. Mais elle continuait tout de même à prendre la mairesse pour modèle, et suivre ses « ordres » était naturel pour la jeune Stevens. Elle avait travaillé une bonne partie de la journée a organisé les préparatifs de la soirée ; entre la décoration, le buffet et surtout le nombre de chaise et table, Amanda avait la tête qui allait exploser.

Lorsqu’elle rentra chez elle sous les coups de 16h, elle fila directement prendre un bain. Elle y resta une bonne demi-heure afin de se détendre pour la bal et lui permettre de rester jusqu'à la fin. Des huiles essentielles et des bougies, rien de tel pour être détendu, elle avait mit en fond sonore le dernier album de Selena Gomez pour se mettre dans l’ambiance.  Sa robe pour la soirée était prête, accrocher par un cintre sur le haut de la porte. Elle avait trouvé le partenaire idéal pour ce bal : Andrew. Il était tellement sympa, sexy et surtout plus vieux qu’elle... le seul détail qui pouvait clocher, était qu’il prétendait être homosexuel… ce que à quoi Amanda s’était mit en tête de changer. Elle voulait faire craquer le joli brun, et en observant sa robe, elle se disait que cela allait surement fonctionner. La blondinette sortit de son bain, se sécha et enfila donc sa robe noir à frange, mixé de plume et de paillette. Elle avait prévu un bandeau noir sertie d’une plume qui tenait par un diamant ; cela ressortait parfaitement sur sa chevelure blonde, et le tout mettait ses yeux bleus en valeur. Elle finissait de se préparer quand elle entendu son téléphone sonné ; c’était un message d’Andrew qui lui indiquait qu’il arriverait d’ici une quinzaine de minute. Amanda termina son maquillage, et fila dans sa chambre. La voiture du jeune homme ne tarda pas à faire son appariation, alors la jeune Stevens se dépêcha de descendre les escaliers pour aller lui ouvrir. Elle aperçu Andrew à travers la vitre, il était magnifique dans son costume !

Ils échangèrent quelques mots puis il lui ouvrit la porte de la voiture, tel un vrai gentlemen, et Amanda monta à l’intérieur. En route pour le bal, ils discutèrent de la soirée en prévision et avaient hâte d’y être. En seulement quelques minutes, ils arrivèrent. Andrew gara sa voiture sur le parking. Il était temps pour  Amanda et son cavalier de découvrir la salle. En entrant dans le gymnase, où oubliait que quelques jours plutôt il y avait des élèves en jogging en train de faire du sport. Les années 20 étaient belles et bien présentent, on s’y croirait. Même si elle avait grandement participé à la décoration et l’organisation, Amanda trouvait le tout très réussi : parfait comme elle aimait le dire. Elle était plutôt fière d’elle ; mais évidement elle n’oubliait jamais ceux qui travaillait avec et pour elle, elle savait féliciter les personnes quand il le fallait.

La soirée pouvait commencer. Amanda observa les élèves déjà présents, ainsi que les duos qui s’étaient formé pour l’occasion. Cette idée de thème « sadie hawkins » n’était peut être pas si mauvaise après tout ! Quelques regards se tournèrent vers Amanda qui tenait sn cavalier par le bras, le sourire aux lèvres, elle était plutôt satisfaite de son choix. La musique commença, elle demanda alors à Andrew s’il voulait danser. La première chanson fut plutôt surprenante, et pas tellement raté que ça… mais Amanda n’avait qu’une chose en tête, voir Ingrid, mais surtout Sunny sur scène. Sa pire ennemie allait chanter ce soir, et la jolie blonde avait comme une petite idée derrière la tête.

Alors qu’elle entraînait son camarade sur la piste de danse, Amanda croisa Sue Sylvester qui partait avec le sherif. Elle l’arrêta juste une seconde pour lui parler : « Cette soirée est une réussite Sue, espérons que votre chorale soit à la hauteur ! » Elle afficha un sourire à la mairesse, puis fila.
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MessageSujet: Re: 02. Blood is on the Dance Floor   Ven 6 Sep - 22:59

Que Sadie Hawkins aille se faire voir ! Pour la énième fois, Sunny jeta son téléphone portable sur le lit, avant de s'effondrer à son tour sur le couvre-lit, en grognant. Le principe même de la soirée, à savoir laisser les filles inviter les garçons, avait un côté libérateur et moderne que Sunny approuvait pleinement. Elle était farouchement contre l'image de la femme soumise et qui attend bêtement qu'un homme se décide à l'inviter. On était au 21ème siècle, tout de même !
Pourtant, lorsqu'il avait fallu qu'elle se trouve un cavalier, quelqu'un avec qui elle aurait envie de passer la soirée, sans forcément que cela soit romantique, elle avait été forcée d'accepter l'évidence, de façon douloureuse : elle n'avait personne à inviter. Son cercle d'amis était déjà très restreint, et le nombre de garçons qu'elle côtoyait pouvait se compter sur les doigts d'une main. Au début, elle avait pensé à Jamie ou Gabriel, dont elle était assez proche. Mais à en croire les rumeurs, Gabriel avait une petite amie, ce qui avait quelque peu surpris la journaliste en herbe. Elle ne se souvenait pas de l'avoir déjà vue avec une fille accrochée au cou. Alors elle s'était dit que Jamie ne verrait pas d'inconvénients à l'accompagner. Seulement voilà, Jamie avait choisi Harper. Là encore, Sunny avait été surprise, avant de faire un amer constat, auquel elle refusait de trop penser.
Gabriel Mason et Jamie Ainsworth étant les deux seuls garçons de son entourage proche, Sunny s'était résolue à aller à cette fête sans cavalier. Elle passerait la soirée avec les choristes qui viendraient seuls. Elle servirait de bouclier à Nicholas, qui avait passé la semaine à se cacher, terrifié à l'idée qu'une fille lui propose d'être son cavalier -ce qui, évidemment, n'avait pas manqué de se produire. Quelle joyeuse perspective.

Avec un nouveau grognement, Sunny se laissa rouler sur le dos et fixa le plafond, comme s'il pouvait lui apporter quelque réconfort. C'était sa première représentation en tant que New Direction. Sue Sylvester les avait fait travaillé à un rythme d'enfer, que Sunny avait suivie tant bien que mal. Elle n'avait jamais pris de cours de danse, et n'avait de toutes façons jamais été très sportive. La chorale des Urban Hymns comptait de bons danseurs, et Sue avait été claire : les New Direction ne pouvaient pas se faire éclipser. Ils avaient appris à danser le Charleston, et pour les filles, il avait  surtout fallu apprendre à danser avec des talons. Les escarpins que Sunny avait déniché sur Internet, lors d'une vente aux enchères, étaient soigneusement rangés dans une boite. Cette paire de chaussures avaient beau lui avoir causé beaucoup de douleurs, et de nombreuses ampoules, elle les adorait, tout comme elle adorait les trois robes qu'elle avait la chance de pouvoir porter ce soir. Trois robes, deux chansons, et une soirée qu'elle passerait sans cavalier.
Prise d'une impulsion subite, Sunny se redressa, balayant de ce mouvement vif ses pensées moroses. Elle allait monter sur scène, ce soir. Elle allait chanter, danser, et s'amuser à jouer les femmes fatales pour son duo avec Mia, et quelle importance, si elle n'avait pas de cavalier ? Pleine d'une motivation nouvelle, elle attrapa les housses qui contenaient ses robes d'une main, empila sa boite à chaussures et son coffret à maquillage de l'autre, et s'en fut, direction McKinley.

****

Une certaine effervescence régnait dans les vestiaires du gymnase, transformé pour l'occasion en vestiaires de fortune. En arrivant, Sunny avait jeté un rapide coup d'oeil à la décoration du gymnase, et avait été littéralement époustouflée par le travail accompli par le comité d'organisation des fêtes. Cette chère Amanda Stevens avait de quoi être fière, elle avait fait des merveilles.
Durant l'heure qui suivit, la patience de Sunny fut mise à rude épreuve. Elle qui n'avait pas pour habitude de passer du temps à se pomponner dût passer par la case coiffure et maquillage. Mais le résultat en valait la peine, comme elle put le constater en s'admirant dans le miroir une fois habillée. Sa crinière blonde avait été bouclée avec soin, et un bandeau brillant ceignait son front. Très années 20, tout ça. Sunny fut prise d'une bouffée d'excitation en voyant son reflet. Les autres choristes s'échauffaient les muscles ou la voix, certains plus fébriles que d'autres. Il était indéniable que les Urban Hymns étaient plus détendus que les New Direction, qui avaient moins l'expérience de la scène qu'eux. Sunny ne pouvait dire le contraire, elle était elle aussi un peu nerveuse. Résistant à l'envie d'entrouvrir le rideau pour essayer de voir un visage connu dans la foule, elle se plaça, avec les autres, en cercle pour un rapide débriefing. Et ce fut le moment d'aller sur scène.

Une certaine Santana devait débuter la chanson. Pour avoir répété avec les Urban Hymns, Sunny avait eu l'occasion d'apprendre à connaître les membres de cette chorale qui se connaissaient, pour certains, depuis l'enfance. Cette latino au regard de feu et au physique de déesse avait fait baver d'envie les garçons des New Direction, mais elle avait l'air d'avoir un caractère bien trempé. Elle avait également une voix rauque et suave, un vrai régal pour les oreilles.
Mais ce qui avait le plus impressionné Sunny, c'était le talent pour la danse de Brittany. Elle en avait déjà eu un aperçu lorsque la jeune femme avait repris la direction des Cheerios pendant quelques temps, durant la grossesse de Quinn Fabray, mais la voir en pleine action était vraiment stupéfiant. Et surtout, elle avait été vraiment adorable avec les New Direction, leur prodiguant conseils et astuces pour supporter son ancienne coach.

Lorsque le rythme de la chanson s’accéléra et que les couples se formèrent, Sunny sourit à Nicholas, son partenaire, riant intérieurement de voir qu'il ne rechignait pas à la prendre par la taille et à la serrer contre lui, alors qu'il était incapable de dire bonjour à une fille en temps normal. Concentrée sur ses pas de danse, elle tournoya sur elle-même, ondulant, marquant le rythme avec ses pieds. Le Charleston, ça a l'air facile à danser comme ça, mais en fait, c'est plus compliqué qu'il n'y paraît. Mais à en croire les acclamations du public, le spectacle valait la peine d'avoir mal aux muscles à force de garder l'équilibre sur une seule jambe. Le court morceau de la chanson sans texte fut l'occasion pour tous les choristes de danser à l'unisson. Nicholas la lâcha finalement pour entamer sa partie de la chanson.

« Glad that you made it, look around
You don’t see one person sitting down
 »

Il fut rejoint par deux membres des Urban Hymns, apparemment deux amis proches, qui se postèrent de part et d'autre du lycéen. Les trois choristes jouaient les jolis cœurs, et celui avec un air benêt sur le visage enchaîna :

« They got drinks in their hands,
And the room’s a bust
At the end of the night maybe you’ll find love
 »

Suivi de près par le dragueur à la crête, qui dès la première répétition, s'était dit que donner des conseils  en séduction aux garçons des New Direction serait un bon moyen d'apprendre à les connaître :

« Fake chit chat ’bout the things they got
And my scout reputation keeping it hot girl
 »

Et lorsque tous les garçons entonnèrent en chœur les paroles suivantes, Sunny se tint prête.

« At the party of the year and my master plan
Is to make you realize I’m your man
 »

Au milieu du cercle des autres choristes, Sunny se planta solidement sur ses deux jambes et leva les bras. Elle vit du coin de l'oeil Jamie qui se rapprochait, un appareil photo vintage dans les mains et l'air malicieux.

« Can the people get loud, underneath the moonlight
Hotsy-totsy, paparazzi, hold it while I take this pic
(Jamie se mit à genoux et alors que tous les choristes prenaient la pose, il appuya le déclencheur de l'appareil, produisant un flash brillant, avant de s'éclipser ; Immobile, Sunny lui fit un clin d'oeil amusé)
Speak easy, rocking the feathers I’m breezy
Hope you can keep up boys, cause believe me, I’m the bee's knees 
»

Aucune faute, aucun faux pas, Sunny en rosit de plaisir, et elle put tournoyer sur elle-même pour rejoindre Nicholas et laisser la place à Ingrid.
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MessageSujet: Re: 02. Blood is on the Dance Floor   Sam 7 Sep - 0:46

Ingrid avait attendu ce moment toute la semaine, elle avait répété comme rarement auparavant. Peu importe les heures qu'elle passait en Suède à répéter ses chansons pour les récitals, elle savait que les gens les aimeraient. Là, c'était une autre affaire, il fallait que les chansons de la soirée soient au top du top, pour redorer l'emblème des New Directions, salie par une réputation sans fondements. Il fallait que la performance d'entrée embouche un coin à quiconque doutait encore des capacités des choristes. Avec l'alliance avec les Urban Hymns, ayant plus d'expérience et des talents tout aussi intéressants que chez les New Directions, cela promettait d'être explosif, dynamique, festif. Tout le monde avait répété toute la semaine, faisant de gros efforts pour apprendre et retenir les pas de danse. Ingrid s'était donné un mal fou pour s'organiser pour pouvoir répéter sans déranger les enfants de Quinn dans l'appartement, trouvant des moments dans la journée pour se rendre dans la salle du Glee Club entre les cours. Il fallait que tout soit parfait ce soir : du numéro d'entrée, en passant par son solo, jusqu'au numéro final.

Elle irait à ce bal sans cavalier, mais avec de belles robes, et un joli collier qu'elle avait pu récupérer au centre commercial grâce à l'intervention du shérif lorsqu'elle avait eu quelques ennuis en allant acheter la robe qu'elle mettrait pour son solo. Enfin bref, pas de cavalier faute de personne à inviter, mais une jolie garde-robe, et une jolie coiffure qu'elle avait mis environ deux heures à élaborer une fois arrivée dans les vestiaires du gymnase. Elle avait fini par mettre de la laque afin que tout ce beau travail ne soit pas gâché par le temps et les chorégraphies. Tout était dans le style 20', et tout collait au thème de la soirée. Il était presque l'heure de début du bal, qui commencerait grâce au numéro d'ouverture. Elle enfila la superbe robe à franges prévues pour le numéro de groupe, et partit s'échauffer seule dans son coin. Comme avant chaque fois qu'elle devait se produire devant un public, elle avait besoin de se concentrer, et être seule était un bon plan pour cela. La jeune Suédoise n'avait d'ailleurs pas beaucoup prêté attention aux autres depuis qu'elle était arrivée, mais elle ressentait la même excitation qu'eux. Elle se livra à quelques exercices respiratoires et vocalises, puis vint l'heure tant attendue. LE grand moment. Elle alla rejoindre les autres sur la scène encore non-éclairée. Chacun était à sa place, tout était précis, organisé.

Tout se déroulait comme prévu : les premières notes chantées par Santana, qui avait d'ailleurs une voix absolument envoûtante. Ceux qui avaient des doutes quand au fait de rester ce soir pour écouter leurs prestations avaient du complètement accrocher des les premières notes. Venaient ensuite les paroles de chacun. Quand vint le tour de Quinn, Ingrid se rendit compte qu'elle n'avait jamais vraiment entendu sa voix douce avant cette semaine. Tout le monde avait une petite partie à chanter seul, sauf peut-être Artie et Addison qui chantaient ensemble. Heureusement que Brittany avait donné aux New Directions des conseils pour la chorégraphie, car il y avait fort à parier que cela aurait été beaucoup plus brouillon si elle n'avait pas été là. La jeune Suédoise tentait de se rappeler chaque pas de ladite chorégraphie et de les reproduire avec précision. Quand à un quelconque moment elle ne savait plus exactement quoi faire, elle jetait un coup d’œil d'une micro-fraction de seconde aux autres pour vérifier. Tout était pour l'instant parfait, rien à redire.

C'était presque le tour de la jeune Suédoise. Les garçons (Nicholas, Finn et Puck) avaient chanté ensemble. Ingrid avait réussi à retenir tous les noms de tout le monde, elle était assez fière, même si cela n'avait pas été tâche facile. En tout cas, elle savait que ce serait bientôt à elle. Restait le moment où Sunny chantait, et où tout le monde prenait la pose entre deux phrases chantées par cette dernière. L'idée des photos était d'ailleurs excellente, tout les choristes auraient un souvenir de la soirée, comme ça. L'adolescente essaya de prendre une pose à la fois naturelle, et à la fois pas du tout. Après tout, c'était un évènement particulier, il ne faisait pas partie de la vie de tous les jours, alors à quoi bon essayer de faire comme si ? Il restait qu'une phrase à Sunny, et ça serait à Ingrid de chanter. Elle ne stressait pas, au contraire, depuis que le numéro avait commencé, elle était concentrée, mais s'amusait comme une folle.

Tout le monde avait repris sa place en couple de choristes sur l'arc de cercle après la photo, et l'ambassadrice Ikéa en avait profité pour faire un petit exercice rapide de respiration ventrale pour être prête à envoyer ce qu'il fallait, quand il fallait. Sunny acheva ses paroles, et Ingrid devait y aller. Elle s'avança au centre du croissant de lune.
- It don’t mean a thing if I give you my heart,
If you tear it apart, no, uh, uh, ah, oh ♪


La musique était un peu moins forte à ce moment de là chanson, on entendait bien sa voix, qu'elle gardait claire, et posée. Il n'y avait pas de puissance à envoyer. Plus qu'une phrase à chanter seule.
- It don’t mean a thing if I ain’t in your eyes,
Probably ain’t gonna fly, no, uh, uh, ah, oh ♪


Toutes les filles se réunirent côte à côte au milieu du cercle pour chanter en choeur. Les garçons gardant la formation arc-de-cercle derrière. Les paroles étaient exactement les mêmes que celles prononcées auparavant par Ingrid.
- It don’t mean a thing if I give you my heart,
If you tear it apart, no, uh, uh, ah, oh
It don’t mean a thing if I ain’t in your eyes,
Probably ain’t gonna fly, no, uh, uh, ah, oh ♪


Puis, toutes les filles et jeunes femmes des ND et UH entamèrent un joli reculer assez rebondissant pour revenir à leurs places de départ sur le cercle pendant qu'Artie et Addison marchèrent au milieu, sans vraiment danser (ben oui, avec Artie en fauteuil, c'était pas simple).
- Just one night’s all we got
Just one night’s all we got
Just one night’s all we got
Just one night’s all we got ♪


Le numéro d'ouverture était presque terminé. Les deux garçons laissèrent la place à Brittany qui s'avança vers le public en chantant.
- What do you think GoonRock? ♪

Elle fut aussitôt rejointe par Michael.
- Are you ready ? ♪

Puis deux couples de danseurs prirent la place au milieu de tout le monde : Brittany et Puck pour les Urban Hymns, et Michael et Miranda pour les New Directions. Ils dansèrent selon une chorégraphie Charleston/Quicksteps typique des années 20, pendant que le reste des choristes chantaient, les accompagnant ainsi.
- A little party never killed nobody
So we gon’ dance until we drop, drop
A little party never killed nobody
Right here, right now’s all we got ♪


Et conclure le numéro sur les dernières notes par un grand écart. Soit dit en passant, c'était impressionnant.
- A little party never killed nobody
So we gon’ dance until we drop, drop
A little party never killed nobody ♪


Tout le monde se figea, et les projecteurs s'éteignirent, plongeant la scène dans le noir, et le gymnase en lui-même dans les applaudissements.

# Oeuf n°11
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MessageSujet: Re: 02. Blood is on the Dance Floor   Mer 11 Sep - 17:08

Caitlin n’aurait pu rêver mieux. Un bal d’Halloween sur le thème des années 20 au lycée McKinley ! Elle avait été la première à s’inscrire sur la liste des chaperons placardée dans la salle des professeurs. Malgré les moqueries incessantes de ses collègues la jugeant beaucoup trop tendre, inapte, pour veiller à ce que l’ordre soit respecté aux rives de la piste de danse, elle avait, de sa plus belle écriture, ajouté son nom.
Ils ne savaient évidemment pas (puisqu’ils s’entêtaient à la considérer comme une lépreuse) qu’elle aimait cette période de l’histoire de son pays par-dessus tout. Durant toutes les années qu’elle avait passées au pensionnat, elle s’était pâmée devant les lignes retraçant l’histoire d’amour entre Jay Gatsby et Daisy Buchanan, rêvant elle aussi de vivre ce genre d’histoire douce-amère. Personne au monde n’aurait pu lui suggérer de laisser filer l’opportunité de se parer de sa plus belle tenue pour déambuler sous les lumières scintillantes des spots et des lustres de cristal, pas même les organisateurs surexcités d’une vendetta visant à contrer les plans d’une mairesse assoiffée d’attention. Oh, Joanna avait fait des bonds lorsqu’elle lui avait annoncé son désistement de la soirée disco, mais Caitlin ne se faisait pas de soucis pour les Second Chances. Elle était persuadée que ses camarades choristes referaient surgir en chacun des invités le John Travolta qui sommeillait en eux !
Il n’y avait pas que l’excitation de vivre son rêve en direct qui avait persuadé Caitlin de participer aux festivités. En effet, les New Directions devaient se produire en compagnie des Urban Hymns. Une alliance inattendue qui l’avait rendu perplexe en tout premier lieu, puis elle s’était souvenue que la plupart des membres de cette chorale avaient eux aussi été des élèves de WMHS. Aussi, depuis le début de l’année scolaire, la brunette gardait un œil discret sur les progrès des jeunes chanteurs du lycée. Sue Sylvester était à leur tête maintenant, et l’ancienne Cheerio qu’était Caitlin voulait à tout prix veiller à ce que la tyrannie notoire de la vieille femme (elle ne gobait plus depuis très longtemps qu’elle n’avait que vingt-cinq ans, à d’autres) ne fasse pression sur ces jeunes et que tout se passe dans l’harmonie. Pas de crises de larmes, ni de paniques, Caitlin serait dans les parages pour proposer son aide aux chanteurs en herbe si jamais la poigne de fer de Betty White venait les bousculer d’un peu trop près.

« Monsieur Diaz, venez un peu par ici. » D’un geste vaporeux de la main, Caitlin fit signe à Addison Diaz de s’approcher d’elle. Il s’exécuta, triturant férocement le nœud de sa cravate fait de travers « Laissez-moi faire. Vous manquez de pratique, on dirait. » Il fallait admettre que la mairesse avait fait en sorte que ses petits protégés soient raccords avec le thème imposé. Ah, le pouvoir de l’argent. Du coin de l’œil, elle détailla les robes des recrues féminines qui se hâtaient de parfaire leur maquillage pour être prête à l’heure où le rideau tomberait, regrettant de ne pas avoir, elle aussi, la chance de porter ces fanfreluches qu’elle adorait. Reportant ses yeux brillants d’excitation sur Addison, Caitlin termina de nouer sa cravate. Elle lui tapota sur les deux épaules, plissa les pans de sa veste avec un soin tout particulier, et s’apprêta à lui faire ses encouragements, quand une lumière clignotante leur indiqua que l’heure du spectacle se rapprochait à grands. Se redressant d’un bond, elle retourna le jeune homme planté sur ses deux pieds, pour le pousser tout droit vers les tables à maquillages éclairées « Ça va être bientôt à vous. Les filles, rajoutez-lui un peu de blush, il est un peu pâlot. » Elle leur lança à tous un regard empreint de fierté, les mains jointes sous son menton et la bouche pincée pour retenir ses gémissements attendris. Et enfin, d’une démarche étonnamment pressée, elle quitta les coulisses, s’éventant le visage avec ses mains pour ne pas pleurer.

Caitlin se fondait parfaitement dans le tableau de cette période fantasque, avec ses grands yeux bruns et ses cheveux ondulés. La fluidité de ses gestes était semblable à celle des grandes dames de cette époque, souvent vues comme des potiches. Caitlin avait appris à voir à travers leurs toilettes magnifiques et leurs ambitions contestables ; ce n’est pas l’écrin qui fait la valeur d’un bijou, mais la perle à l’intérieur.
Soulevant très légèrement sur ses chevilles sa robe rouge scintillante, elle descendit les marches de la scène. Elle se dirigea d’un pas tranquille vers le centre de la piste de danse pour rejoindre les autres convives, remontant la foule à contre-courant. En embrassant distraitement le gymnase du regard, elle tomba sur la silhouette, pour une fois classieuse, du jeune Jamie Ainsworth. Fendu d’un grand sourire, il lui faisait un signe de la main auquel elle répondit par un petit froncement de sourcils réprobateur avant, bien sûr, de lui rendre son salut avec un grand sourire lumineux. Ses pupilles glissèrent sur la personne à côté de lui et elle reconnut Peter. Pas le temps de se demander ce qu’il faisait là cependant, car sa tête buta dans quelque chose de bombé et de mou. La brune releva prudemment le menton – une poitrine, et pas n’importe laquelle, celle de Sue Sylvester.
« Coa… » commença-t-elle en utilisant l’appellation qu’elle avait pour habitude d’employer dans le passé. Les intentions de Caitlin concernant sa chorale ne lui avaient sans doute pas échappé, car elle la menaça à sa façon. Retenant sa respiration, Caitlin sonda son regard froid, récitant mentalement ce qu’elle avait prévu de lui dire si l’occasion lui avait été donnée… sauf que la mairesse de ne lui laissa par le temps de rappliquer ! Elle la contourna pour reprendre son chemin, et la professeure l’imita aussitôt, s’avançant d’un pas très raide vers ses collègues.

*******

Plus que n’importe qui d’autre, Caitlin profita de la prestation des chorales. Une fois que la lumière fut éteinte, elle se répandit en applaudissements et en sifflements, se joignant à la foule survoltée. Ses collègues, qui l’avaient ignorée tout du long, lui lancèrent des regards surpris lorsqu’ils s’aperçurent de son enthousiasme. Alors, dans un sourire des plus évocateurs, elle rabroua leurs mines interrogatrices par un « Quand vous ruminerez sur votre vie minable, ces gamins, eux, s’apprêteront à dévoiler leur étoile sur Hollywood Boulevard. Qui est-ce les losers, maintenant ? » Dans un secouement de ses longs cheveux, Caitlin émit un petit son aigu du fin fond de sa gorge, puis pivota gracieusement sur ses chaussures à talons. Elle rejoint l’accueil du gymnase où le coach Beiste l’attendait pour remettre des petits bracelets passe-droit aux retardataires.
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MessageSujet: Re: 02. Blood is on the Dance Floor   Dim 22 Sep - 22:10

Perchée sur la pointe des pieds pour avoir le visage à deux centimètres du miroir de la salle-de-bain du premier étage, Madeleine inspectait son maquillage pour s’assurer que tout était parfait. Elle n’avait pas fait de soirée à thème depuis... longtemps. Avec le départ de Lexie, les fameuses soirées de la Pension s’étaient elles aussi évaporées dans la nature. Il n’y avait donc plus eu de raison de s’habiller en mariachi pour servir des margaritas corsées ou de se déguiser en Wonderwoman au milieu de la semaine. Une grosse perte, de l’avis de la réalisatrice qui n’avait plus l’occasion de réaliser des montages embarrassants des excès et folies de ses différents colocataires. Même après le retour de la cadette rousse, les choses avaient changé. Glenn passait tout son temps avec le shérif fraîchement promu, Santana n’était toujours pas vraiment revenue vivre avec eux et il lui arrivait de disparaître régulièrement pour faire le point, sans même parler d’Anna qui avait tout simplement déménagé chez Ainsworth Sr. Depuis la rentrée, ses soirées étaient donc terriblement mornes. Toutes ces nuits consacrées à préparer l’ouverture du studio de danse de Brittany et Aaron ou à mettre des annonces sur tout le web vantant ses talents de publiciste capable de réaliser le spot télé le plus accrocheur depuis cette publicité pour du chocolat avec une marmotte et une vache violette... Elle n’avait pas eu de frisson nocturne depuis deux éternités, si ce n’était Harper Pritchard qui avait décidé de venir lui rendre 500$ au milieu de la nuit à grand renfort de sanglots et drames. Pas exactement sa définition d’une soirée réussie. Travail, télé réalité, photos, la routine s’était installée et s’il y avait bien une chose qui faisait peur à Madeleine, c’était de s’encroûter. Finies les soirées étudiantes débridées de l’Ohio State, finies les soirées inégalées de la Pension, elle avait trente ans, et elle refusait de croire que sa vie allait s’arrêter et qu’elle devrait rentrer dans le moule des adultes frustrés que rien n’amuse et qui ne veulent plus que se marier et pondre des gosses.

Ignorant comme depuis trente minutes les coups désespérés de mini Ainsworth contre la porte, elle apporta une touche supplémentaire de rouge à ses lèvres vermeilles et corrigea un petit excès de poudre sur ses yeux charbonneux. Il n’avait qu’à se trouver une autre salle-de-bain. Lexie occupait celle du rez-de-chaussée après avoir soudoyé JJ puisque Madeleine avait pris possession de leur étage depuis près d’une heure et demie et était toujours en robe-de-bain, Santana régnait en maîtresse sur le deuxième étage et personne ne voulait utiliser la salle-de-bain d’Anna qui était toujours encombrée de tout le matériel de photographie présent dans la demeure. Eh bien il n’avait qu’à aller chez les voisins, après tout ça ne faisait que quelques kilomètres à pied. Ses talons touchèrent de nouveau le sol et la blonde sourit à son reflet dans la glace. Sa peau redevenue laiteuse après la disparition des derniers rayons de soleil faisait ressortir son maquillage prononcé, ses cheveux courts étaient bouclés à l’extrême et fixés par des tonnes de laque sous un large bandeau de perles et fines paillettes où était plantée une plume blanche duveteuse. À ses oreilles pendaient deux petites perles qu’elle avait volées à sa mère avant de s’enfuir de chez elle après le lycée assortis à une parure argentée qui irait à merveille avec sa robe et qu’elle avait dénichée dans une brocante organisée cet été dans le Vieux Quartier. Se mettant de profil, elle adressa à son reflet un clin d’œil aguicheur par dessus son épaule et entreprit de ranger les multiples appareils qui avaient servi à dompter sa chevelure. Elle jetait ses serviettes de bain dans la corbeille à linge sale lorsque Jamie se lassa de frapper et entreprit de parler pour attirer son attention. «Ce petit branleur.» marmonna-t-elle entre ses dents en se jetant sur la porte pour aller régler son compte à ce sale gosse désobligeant. Bondissant hors de la salle-de-bain, elle s’apprêtait à étrangler le garçon tout en ne secouant pas la tête pour ne pas prendre le risque d’abîmer sa coiffure, elle s’arrêta juste à la limite de la porte. Bien entendu, il souriait de toutes ses dents, et la surveillante se laissa amadouer par son air angélique. Grave erreur puisqu’il n’admirait absolument pas le résultat de son labeur et lui lança une dernière pique avant de claquer la porte dans son dos. Oh il le lui paierait. «Tu vas t’en mordre les doigts Ainsworth ! J’ai toute une soirée pour te faire ta fête !» menaça-t-elle de son côté du battant avant de tourner les talons furieuse et de se précipiter dans sa chambre pour terminer ses préparatifs en enfilant sa fine robe doublée d’un voile brodé de fils argentés qui tombait juste au dessus de ses genoux.

Pour une fois, elle avait réussi à être en avance. Il lui restait encore plus d’une demi-heure avant de devoir pointer à l’entrée de la soirée pour accomplir son soi-disant devoir de chaperonne. La bonne blague. Sa première soirée sans stress (l’ouverture de Duo Dance ne comptait pas pour des raisons évidentes, rien d’amusant à devoir confronter son art au public) depuis au moins deux mois, elle n’allait certainement pas la passer à surveiller que des adolescents ne se battaient pas pour danser avec la Cheerio la plus maigre ou ne consommaient pas d’alcool en douce. Si ça amusait Beiste et Rosenberg de jouer les parents de substitution, grand bien leur fasse. Avec Timothy, ils avaient d’autres plans. Et ces plans incluaient du punch en grandes quantités, et pas du jus de fruit de la passion déguisé en punch. Avec tout ce temps devant elle, Madeleine avait donc décidé de prendre de l’avance sur le punch et s’était préparé quelques cocktails maison en traînant sur Internet, où elle avait découvert les nouvelles trouvailles de Jamie et avait préparé sa vengeance en balançant des images compromettantes en attendant de mettre la main sur lui, si bien qu’elle en avait perdu la notion de l’heure et avait fini par être en retard. Après une folle chevauchée sur son scooter rose sans son casque à fleur pour des raisons techniques de boucles et plumes en détresse, elle gara la Vespa à sa place habituelle et trotta gaiement sur ses talons hauts jusqu’au gymnase dont elle avait supervisé la transformation. Dire qu’elle était déjà ivre n’aurait pas été mentir. Elle manqua de rentrer dans la table des admissions et lorsque son regard croisa celui de l’horrible Beiste, la surveillante redressa son dos et lui offrit son plus beau sourire. «Ma très chère Shannon.» susurra-t-elle de son ton le plus insupportable se sachant intouchable devant la file des lycéens «Je n’ai pas mon badge de chaperon, mais me voilà au rapport.» La surveillante lui fit un salut militaire et se glissa derrière un première année qui faisait une tête de moins qu’elle pour ne pas risquer de se faire harponner par la Coach visiblement furieuse. Trop d’amour... «Je vais surveiller qu’il entre bien dans les règles. Hop hop hop. Dans les règles.» poussant les épaules du garçon vers la salle, elle se perdit immédiatement dans l’assemblée au cas où Beiste réussirait à se faire relever de ses fonctions pour la poursuivre et la tuer. Il ne manquerait plus qu’elle s’associe à Liberty et elles pourraient monter un complot pour la faire assassiner. Note à soi-même : éviter les grosses.

Tirant son téléphone de sa pochette, elle envoya un message à Timothy qui était censé apporter de quoi égayer le bar lui indiquant qu’il avait tout intérêt à se presser. Elle releva le nez et aperçut Glenn qui lui fit signe de la main de l’autre côté de la salle et son cavalier géant. Son nez se fronça immédiatement mais elle rendit le petit salut avec un sourire au styliste avant de se tourner vers le shérif pour lui adresser un doigt d’honneur sans se défaire de son sourire ravi. Son attention fut néanmoins détournée de son meilleur ennemi lorsqu’elle crut reconnaître Jamie sur sa gauche. Ni une ni deux, la jeune femme s’élança à sa poursuite. Malheureusement pour elle, la salle commençait à sérieusement se remplir et le concert débuta, si bien qu’elle ne put atteindre sa cible depuis longtemps perdue dans la foule. Elle tâcha de se sortir du milieu de la piste où déjà les premiers encouragements résonnaient pour les New Directions et les Urban Hymns unis pour l’occasion. Faisant mine d’applaudir sa colocataire et Brittany, la surveillante recula jusqu’à un point moins peuplé où on avait installé une table joliment décorée d’imposants candélabres sur lequels brûlaient des bougies noires et dorées dans laquelle elle buta. «Oh merde !» laissa-t-elle échapper alors que les bougies vacillaient et que déjà plusieurs d'entre elles venaient de tomber sur la nappe en papier. «Oh merde !» répéta-t-elle, ses yeux gros comme des soucoupes et paniquant déjà face aux premières flammes qui commençaient à prendre autour des assiettes de petits fours.


Dernière édition par Madeleine Wild le Jeu 31 Oct - 23:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 02. Blood is on the Dance Floor   Ven 4 Oct - 14:56

Malgré son âge avancé, Madeleine Wild pouvait quand même se targuer d'avoir des éclairs de lucidité de temps à autres. Il était certainement de notoriété publique que le lycée William McKinley de Lima, Ohio était passé maître en matière de coupes budgétaires et de malversation. Le personnel du lycée était sans doute soumis à un examen de malhonnêteté avant de pouvoir occuper un poste, dans le seul but de filtrer les plus aptes à trouver les méthodes les plus véreuses de renflouer les caisses. Timothy ignorait qui avait eu cette merveilleuse idée, mais quiconque voulait assister à la soirée d'Halloween devait monnayer en échange, que ce soit de l'argent ou un service. Et c'était là que la parfois ingénieuse Mad entrait en scène. Ils seraient officiellement chaperons et seraient bien sagement exemptés de remplir les poches de Figgins. Chaperons ou non de toute manière le travail fourni serait le même : inexistant.
Légèrement à l'étroit dans son costume blanc digne de Gatsby, Tim grimpait les marches deux par deux, en s'assurant de ne pas cogner le bout de ses chaussures parfaitement cirées. Certes, elles ne lui appartenaient pas, et c'était bien tout le problème. Caution oblige, il fallait être extrêmement prudent avec ses accessoires. Et cela incluait la canne qui avait ravi l'être immature en lui en s'imaginant par avance toutes les farces qu'elle pourrait lui permettre de faire. Il s'était même échiné à maîtriser ses cheveux, qu'il aimait habituellement coiffer d'un simple passage de main, en les plaquant à l'aide d'une cire, les rendant aussi brillant que ses chaussures. C'était une cire différente bien entendu, se dit-il en se figeant un instant sur le palier. A l'aide de sa canne, il pressa le bouton de la sonnerie et la laissa beugler jusqu'à ce que la porte s'ouvre. Mais rien. Il aurait pu rester appuyé des heures mais il s'était finalement résigné : il n'y avait personne. De sa poche il sortit une épingle - non il n'avait pas toujours une épingle sur lui, ça faisait partie du plan - et s'accroupit dangereusement pour crocheter la serrure. Quelques minutes plus tard il grogna face à son échec évident et à cette publicité mensongère qu'on leur vendait à la télévision, tandis que des pas retentissaient derrière lui.

"On peut savoir ce que tu fous ?" demanda Nick, apparemment partagé entre un sentiment de suspicion et de désolation. "Oh rien, je regardais à travers le trou de la serrure pour m'assurer que t'étais là avant de sonner." Nick l'obligea à s'écarter et se contenta de tourner la poignée pour ouvrir la porte, qu'il laissa ouverte derrière lui. Tim hocha les épaules et s'engouffra à son tour chez son ami.
C'était la première phase de son plan. Arriver complètement sobre à la soirée serait une perte de temps énorme et il avait la curieuse impression que ce soir serait épique. Dans le genre soirée à la Pension Preston quand il n'y avait aucun nuage menaçant d'une crise ainstonienne à l'horizon, ni Santana, ni Glenn, ni Lexie... Une soirée bien, en fait. Il était hors de question de se mettre en condition chez lui, alors qu'Anna se préparait méticuleusement pour sa soirée disco, dans un lieu tenu encore secret... Tim avait senti l'embrouille à des kilomètres, et c'était pour cette raison qu'il s'était rabattu sur la soirée années folles. Quant à Mad, elle avait certainement trouvé le terme qui qualifiait ces années particulièrement en adéquation avec son état d'esprit. Quoiqu'il en soit, il avait déjà bataillé pour obtenir la salle de bain en premier, prétextant qu'il se devait d'être prêt le plus tôt possible pour apporter son aide dans les derniers préparatifs. Mensonges. Mais elle l'avait cru, tout comme elle avait cru à son innocence lorsqu'on l'avait injustement accusé de vol. C'était ridicule de constater à quel point leur couple peinait dans les situations les plus plates mais prenait tout son sens dans des crises à la limite du surnaturel. Nick quant à lui s'était bien marré, tout comme le reste de ses amis. Dans un sens c'était peut-être une bonne chose. S'ils tournaient cet incident à la dérision c'était sans doute qu'ils trouvaient son inculpation tout aussi absurde que lui. Même si foncièrement il avait fini par douter de son innocence. Madeleine déteignait peut-être sur lui ?

Après de longs préparatifs, Tim se dirigea finalement vers le lycée, non sans avoir essayé une dernière fois de convaincre Nick de l'accompagner. Il évitait sans doute quelqu'un ou alors avait de meilleurs projets pour la soirée. On ne savait jamais vraiment ce qui pouvait bien se tramer dans sa tête et ça tombait bien parce que Tim s'en fichait. Leur amitié était véritablement le fruit du destin. Il hésita à enfourcher sa moto puis se résigna finalement, décidant de profiter de l'air encore sec de ce soir d'automne. Concentré à marcher droit - ce qui était ironiquement révélateur de son état - il parvint une dizaine de minutes plus tard devant les portes du lycée. Il n'avait aucune idée de comment il allait rentrer jusque chez lui mais c'était présentement le cadet de ses soucis. Avant d'entrer il devait passer devant Charybde et Scylla en ayant l'air d'un adulte responsable. Ce qu'il s'efforça de faire, en les gratifiant d'un sourire enjolivé - du moins c'était ce qu'il avait voulu faire. Un vif coup d'œil derrière lui et il bifurqua en un éclair dans les couloirs, tandis que la musique battait déjà dans l'enceinte du gymnase. Casier n°327. C'était sa destination. La deuxième étape du plan. Une fois planté devant, il tenta en vain de se remémorer les techniques de Madeleine mais se souvint alors qu'elle lui avait toujours conté mais qu'il n'en avait jamais été témoin. Aussi bien elle était la détentrice d'un code universel des casiers. Tant pis, il sortit à nouveau l'épingle de sa poche - il était là le but premier - et se fatigua une fois de plus à crocheter en vain le cadenas. "Rien à foutre !" s'exclama-t-il en remarquant la présence d'un extincteur un peu plus loin. Il l'empoigna et défonça la porte du casier pour s'emparer du précieux sachet. Il referma la porte comme si de rien n'était et se dirigea en sifflant vers l'enceinte du gymnase.

La fête battait déjà son plein - et il était censé chaperonner - lorsqu'il entra dans la salle, spécialement décorée pour l'occasion. Sue avait mis le paquet pour impressionner la galerie, dans l'espoir qu'on écoute ses pauvres choristes. C'était de la poudre aux yeux pour masquer le fait que Will Schuester avait trainé les New Directions dans la boue jusqu'à un point de non retour. Mais elle s'accrochait, c'était touchant. Il se hissa sur la pointe des pieds, poussant du bout de sa canne les quelques élèves qui lui obstruaient la vue, jusqu'à remarquer Madeleine qui bataillait avec une table. Il se fraya un chemin dans la foule avant de parvenir enfin jusqu'à elle. Il devait absolument lui parler. A peine conscient du feu qui commençait à embraser la nappe, il s'empara d'une jeune fille blonde qui trainait dans le coin et la promena devant la scène de crime. "Toi, tu bouges pas." lui dit-il. C'était cette fille qui faisait mieux le travail de Figgins que Figgins lui même. Il le savait parce qu'elle avait organisé en partie la soirée. Une certaine Amanda. L'abandonnant à son sort, il se dirigea en compagnie de Mad jusqu'au récipient de punch. "Alors, t'as de quoi corser un peu tout ça ? Moi j'ai un petit extra." dit-il en secouant discrètement le sachet.
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MessageSujet: Re: 02. Blood is on the Dance Floor   Lun 7 Oct - 23:23

Sirotant son jus de pamplemousse, stratégiquement placée entre l'entrée du gymnase mais quand même suffisamment en hauteur pour ne rien louper du spectacle à l'abri derrière son monocle d'époque, et plutôt à l'aise dans une robe rose ourlée de dentelle et bijoux qu'elle avait chinée lors d'un week-end chez sa mère, Norah observait toute l'agitation qui envahissait le gymnase.
Soit, transformer le traditionnel bal d'Halloween en soirée Sadie Hawkins était une idée assez brillante, soit, donner la part belle aux chorales transpirait le bon sens, soit, choisir le thème des années folles reflétait d'un avant-gardisme plutôt agréable... Mais quand même comment pouvait on concevoir de confier la surveillance de tant d'adolescents -et d'adultes- sur-hormonés à une telle équipe de bras cassés ?
Norah n'avait rien contre ses collègues et l'équipe enseignante en général, loin d'elle l'idée de juger son prochain, elle était plutôt du genre à se sacrifier qu'à jeter la première pierre. Mais l'incompétence des surveillants de McKinley brillait dans le noir, et encore plus sous les reflets du lustre en cristal qui ornait le plafond.
Elle venait d'apercevoir se faufiler en douce la blonde Madeleine, définitivement en retard sur sa garde, et qui n'avait de victorien que son prénom. Elle fut rejointe quelques instants plus tard par le petit maigrelet  ténébreux qui selon elle avait autant d'autorité sur la population de McKinley que le proviseur Figgins lui-même. C'est à dire aucune.
Le dernier membre de cette joyeuse équipe ne se trouvait pas dans son champ de vision mais la jeune femme ne doutait pas qu'il y aurait bien assez de deux surveillants pour transformer la soirée en catastrophe. Leur attirance pour le buffet et particulièrement le bol de punch la laissait d'ailleurs toute suspicieuse.
Elle retourna son attention vers la scène et la brillante représentation que donnaient quelques uns des élèves et habitants de Lima. Elle avait déjà reconnu deux ou trois de ses étudiants autant dans la salle que dans la chorale et elle admirait la capacité de certains à combiner scolarité médiocre voire réussie et engagement dans un tel club. Elle-même avait toujours adoré chanter et elle comprenait que l'on puisse s'épanouir dans une activité artistique... En complément d'une formation littéraire et numéraire exhaustive bien-sûr !

Comme elle le devait et comme les performeurs le méritaient, elle applaudit chaleureusement la performance des deux chorales et regretta de ne pas avoir pu assister à celle de son amie Ashandra.
En tant que nouvelle enseignante au lycée, elle avait pensé qu'il serait plus sage pour son curriculum au sein de l'établissement de participer pour l'année qui venait à chaque réjouissance organisée par McKinley. Sans pour autant manifester son envie de chaperonner quoi que ce soit, elle espérait que ses collègues remarqueraient ainsi son engagement et que cela l'aiderait à créer quelques liens.
Sa démarche sociale productive expliqua sans doute pourquoi une fois le spectacle terminé, elle se retrouva en quelques bonds en bas des gradins et rejoignit une de ses collègues, Ms. Rosenberg, professeur d'arts plastiques si sa mémoire était exacte.
Elle se fendit de son plus beau sourire et engagea la conversation de la façon la plus banale -mais sans doute la plus sûre- possible, tendant une main ferme et manucurée à l'autre professeur :

-Bonsoir Caitlin. Jolies performances hein ?

De son observatoire, elle n'avait pas pu manquer l'enthousiasme de sa collègue à la fin du tour de chant. Norah espérait que leurs points communs artistiques suffiraient à rapprocher les jeunes femmes, ne serait-ce que pour la soirée.

-Vous, tu, participez à l'encadrement de la soirée ?

Le degré d'intimité et de connivence entre les membres de l'équipe enseignante laissait toujours Norah indécise et perplexe, ce qui justifiait cette légère hésitation. Le sourire restait pourtant éclatant et le regard assuré.


Dernière édition par Norah Mann le Lun 28 Oct - 22:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 02. Blood is on the Dance Floor   Dim 27 Oct - 22:32

Alec ne connaissait pas grand monde à cette soirée. A vrai dire, il n'était pratiquement jamais venu au lycée McKinley. Il connaissait certains visages, mais il ne savait pas forcément leurs noms, et parfois c'était le contraire : il avait entendu leurs noms et leur réputation, sans n'avoir aucunes idées de leur traits physiques. Mais cette soirée était l'occasion de sortir avec Santana, ce qu'il avait attendu depuis des semaines. Il comptait bien profité de la soirée en sa compagnie. Depuis Londres, tout était différent, et on pouvait ainsi considérer qu'ils étaient ensemble. Il était passé la chercher plus tôt afin d'arriver à l'heure pour qu'elle est le temps de se préparer pour leur représentation. Le brun avait donc continué son chemin seul, appréciant la décoration de la salle et la bonne humeur qui s'en dégageait. C'était un vrai retour dans le passé. Il traversa la salle jusqu'au buffet. Il arborait son plus beau costume trois pièces, et il avait pris soin de plaquer ses cheveux bruns en arrière comme à la bonne vielle époque. Il n'était pas très à l'aise avec tous ces trucs dans ses cheveux. Lui qui avait pour habitude de passer sa main dans les cheveux sans arrêts, il était obligé de se faire violence pour ne pas mettre à mal sa coiffure qui lui avait pris plus d'une heure. Il se servit un verre de punch avant de se retourner face à la scène. L'endroit ne ressemblait en rien à un gymnase, à part peut-être la taille. Il avait été tellement bien décoré qu'on oubliait que l'on se trouvait dans l'enceinte même d'un lycée.

Il observa impressionné la prestation des deux chorales. Malgré tout, il avait beau faire tous les efforts du monde il ne pouvait détacher son regard de Santana. C'était plus fort que lui, un mince sourire étira ses lèvres lorsque la voix de la jeune femme s'éleva dans la salle.
Il reconnu néanmoins certains visages familiers : Mercedes et Brittany. Effectivement, il ne connaissait vraiment pas grand monde. Ses yeux se posèrent sur Brittany. Il y avait tellement longtemps que ces deux-là ne s'étaient pas parler. Il y avait une sorte de malaise, ce qui attristé au plus haut point Alec. Depuis que Santy était venue s'installer à cause de toute cette histoire avec le Cubain et Brittany, ils ne s'étaient croisés que rarement. Le musicien s'était fait très discret ces derniers mois, ne voulant pas attirer l'attention sur lui ou sur Santana. Pourtant la blonde avait toujours été là pour lui par le passé, et cette distance ne lui plaisait pas.

Les performances touchèrent à leurs fins. Le musicien applaudis chaleureusement les choristes. Il resta prêt du buffet afin d'attendre sa cavalière, comme il lui avait dit. Sirotant tranquillement sa boisson, il attendait en regardant les lycéens et autres invités commençaient à se trémousser sur la piste de danse.
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MessageSujet: Re: 02. Blood is on the Dance Floor   Lun 28 Oct - 10:34

« Ew ! On va devoir supporter la prestation de ces losers de New Directions ! C’était prévu dans le programme ? Passe-le-moi ! » Sans plus de cérémonie, Trish arracha des mains de son cavalier le programme des festivités. Le nez collé sur l’encart du milieu, elle grimaça sans éprouver la moindre gêne en faisant glisser son ongle verni sur chacun des noms qui s’étalaient devant ses grands yeux vides d’âme. Aucun d’entre eux ne lui inspirait autre chose que de la pitié. Il s’agissait juste d’une bande de nerds désespérés d’avoir un peu d’attention tout comme avant ! William Schuester avait au moins le mérite d’assumer la marginalité de ses petits protégés – il était fier d’être un loser, ce taré ! L’arrivée de Sue Sylvester à la tête des New Directions ne changerait jamais rien à leur condition et cela malgré le label de qualité de la poule fripée qu’ils avaient pour directrice. Quand vous chantiez du Mc Hammer, vous étiez catégorisé comme un loser, à la vie, à la mort. Même si la chorale avait été dirigée par cette grosse vache de Mariah Carey, aucun crédit ne leur aurait été accordé, surtout si elle s’était amenée dans son costume de mère Noël sous cortisone. Horreur. Totale. Ceci étant, elle admettait que les efforts déployés par Suzie et ses Suzettes étaient remarquables, mais bien sûr, elle n’irait jamais se vanter d’avoir trouvé la prestation de Sunny Palmer à son goût. Et puis quoi encore ? Elle avait révélé son histoire, pas très secrète, avec son cousin germain dans les colonnes de la gazette du lycée !
Exaspérée, Trish Smith plaqua violemment le programme de la soirée sur le torse musclé de son petit-ami du soir, le visage secoué par des tics nerveux. Aux alentours, on redouta que les coutures du lifting précoce qu’elle s’était fait faire un mois auparavant sautent en direct. Elle était venue à la soirée de Sadie Hawkins pour s’amuser, nom d’une Louboutin ! Pas pour faire de la charité en applaudissant des singes même pas savants ! Lançant un regard circulaire à la salle bondée par les danseurs, elle s'arrêta lentement sur plusieurs des invités. C’était elle, ou la moitié des convives avaient dépassé la vingtaine ? Si on lui avait dit que le bal d’Halloween de son lycée deviendrait le rassemblement des pédophiles de la ville, elle aurait mis une robe moins courte !

Ses ongles taillés s’enfoncèrent graduellement dans le torse du larbin lui servant de cavalier et quand ses pupilles rencontrèrent la silhouette élégante (mais pas plus que la sienne. Elle était tellement bouffie dans sa robe bon marché, cette pauvre fille) d’Amanda Stevens, son teint vira au rouge brique. Cette petite gourde était la présidente du comité d’organisation du lycée. Elle avait le pouvoir d’éviter que ce genre d’énergumène ne récolte les lauriers lors du bal qu’elle avait tant attendu. Oui, Trish avait toujours su qu’elle n'était pas à la hauteur. Sans doute s’était-elle laissé impressionner par l’aura malfaisante de Sue, comme tous les autres mignons paradant dans la cour imaginaire de la Reine de Cœur depuis son retour en fanfare. Et c'était proprement pathétique ! Trish devait expulser toute sa colère, personne ne gâcherait son bal. Les New Directions ne se produiraient plus ce soir et pour s’en assurer, il fallait qu’elle discute impérativement avec Amanda. Empoignant la chemise de son cavalier, la diablesse lui annonça :

« Amène-toi, je meurs de soif ! » D’une poigne de fer, elle le traîna derrière elle jusqu’au buffet où elle se dirigea d’un pas conquérant. Le doigt pointé devant son visage menaçant, elle poussa le surveillant Ainsworth pour le dégager de son chemin. L’écume à la bouche, elle lança à la présidente du comité « Toi… » Mais dans le dos Amanda, une flamme dense attira toute son attention. La nappe prenait feu. La soirée de ses rêves était littéralement en train de partir en fumée.
Dans Mean Girls, les choses ne se passaient pas DU TOUT de cette façon ! Bien qu’aucune élection ne doive avoir lieu ce soir, Trish avait tant espéré être la star de la soirée. Sa robe était magnifique, son maquillage impeccable et son épilation aussi redoutable que celle de Miley Cyrus en son temps. Elle n’aurait, certes, pas cassé sa gloire en plusieurs morceaux pour la partager avec les filles moches de l’assemblée (il ne fallait pas pousser) mais les spots en sa direction lui auraient permis de revendiquer pour de bon son appartenance à l’élite du bahut ! Les larmes aux coins des yeux, elle resta de marbre face au spectacle des flammes qui grandissaient devant elle...
Jusqu’à ce qu’un déclic se fasse dans sa tête. En sauvant la vie de ses petits camarades, elle pourrait briller autant que si elle avait twerké comme une débauchée au milieu du dancefloor ! Poussant Amanda sur son passage cette fois, Trish se réveilla soudain. Déployant des trésors de force physique, elle alla porter le plus gros des récipients de la fontaine de punch pour en déverser le contenu sur le feu qui s’intensifia. Diantre ! Quelqu’un l’avait corsé avec de l’alcool ! Si elle avait eu le temps, elle serait agenouillé devant l'effronté en lui promettant son éternelle dévotion, mais elle avait quelque chose sur le feu. Le feu, le feu... lâchant le gros bol au sol, elle s'élança en talons jusqu’à la réserve de gros bidons d'eau à quelques pas de la table du buffet « MAIS AIDEZ-MOI ! » lança-t-elle furibonde à toute l’assemblée, tandis qu'elle tentait de déboucher la bouteille format XXL. Une fois qu'on vint à son secours, elle laissa ses sauveteurs éteindre le feu, essoufflée et décoiffée. L’eau se déversa en cascade bruyante sur le sol, sur le mur derrière le buffet et dans un grésillement inquiétant, le compteur électrique suspendu non loin de la scène se mit à faire des étincelles. D’un coup d’un seul, la lumière, la musique, et toute l’activité électrique du gymnase, cessèrent brutalement. Les plombs venaient de sauter, si bien que personne n’eut le temps de voir le signe de main à la Kate Middleton de Trish.
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MessageSujet: Re: 02. Blood is on the Dance Floor   Lun 28 Oct - 17:59

Sheridan l’avait déposée sur le parking du gymnase en lui prodiguant ses derniers conseils en matière de retouche. Elle lui avait glissé un tube de rouge à lèvres rose discret dans la bride de sa chaussure et lui assura d’un ton gentil qu’on ne voyait pas la marque sur sa joue. Habituée aux chaussures plates et aux pantalons, le chemin jusqu’aux portes fut moins périlleux que Harper l’avait imaginé. Une fois dans l’annexe plongée dans une lumière verte rappelant celle du roman de Fitzgerald, la blonde s’arrêta brutalement, prise en otage par sa fébrilité.
La musique faisait trembler les murs, autant que les acclamations des supporters dans les tribunes lors des soirs de grands matchs. Elle regarda le ticket qu’elle tenait entre ses doigts moites et inévitablement son regard glissa sur le gros bracelet qui cachait le bleu qui s’étendait le long de son poignet gauche. Et si Larry décidait de venir faire le tour des soirées de la ville pour prendre la température auprès de ses revendeurs, et qu’il tombait sur Jamie et elle ? Harper pouvait faire semblant en sachant le loup loin de la bergerie, mais face à ses crocs acérés, qui sait quelle serait sa réaction ? Et surtout, quelle serait celle de Jamie s’il s’apercevait qu’elle le connaissait ?

Elle s’était promis de ne plus y penser. Elle ne devait pas non plus penser aux explications qu’elle était censée fournir au jeune homme pour l’avoir évité toute la semaine, ce n’était pas le moment. Fermant les paupières très forts, si peu habituée à porter du maquillage qu’elle ne soucia pas de faire couler son mascara, Harper pris une grande inspiration et tourna la tête sur sa droite. Un miroir avait été déposé tout près des vestiaires, sans doute pour que les invités s’admirent une dernière fois avant de faire leur grande entrée. Harper s’approcha pour regarder son reflet, passa sa main sur les encoches parfaites épousant la forme de ses hanches, et se tourna de profil pour voir son dos partiellement dénudé. Non, définitivement. Elle n’était pas du tout sûre de sa tenue.
Se courbant dans un soupir pour récupérer le tube de rouge à lèvres dans sa chaussure, elle le déboucha et appliqua une autre couche sur sa bouche pulpeuse, louchant sur le bas de son visage. Elle estompa le surplus avec son doigt, plissa les yeux en touchant avec ce même doigt ses longs cils et les mèches tombant dans ses yeux, et après s’être convaincue que ce n’était pas si mal que ça, elle rangea son tube et pivota sur ses talons pour se diriger vers la fête.

Le coach Beiste prit son ticket. Elle lui passa un bracelet autour de son poignet intact et lui souhaita une bonne soirée. Harper put alors s’engager d’un pas hésitant au bord de la piste de danse. Un rapide coup d’œil au décor lui fit réaliser que le comité avait mis les petits plats dans les grands pour cette soirée d’Halloween. L’atmosphère des années 20 était palpable, notamment grâce aux couleurs choisies pour la décoration du gymnase totalement méconnaissable. Cela devait représenter une somme astronomique d’argent, tous ces spots et ces rideaux de paillettes. Son cœur se serra douloureusement en pensant au club d’athlétisme et à sa dissolution tandis que ses yeux se posèrent sur le lustre magistral qui surplombait le centre de la salle.
Elle n’était pas dans son élément. Harper se sentait vulnérable, littéralement mise à nue. Elle qui se fichait pas mal des regards d’ordinaire remarqua tout de suite qu’on se retournait sur son passage en montrant sa robe du doigt. Si c’était un bon point ou non, ce n’était pas important. En revanche, c’était très dégradant.
Harper se contraint au calme toutefois, refoulant cette envie insistante de s’enfuir en courant. Les lèvres pincées, les roulants l’une sur l’autre pour adoucir davantage le rose sur sa bouche charnue, elle tendit le cou dans l’espoir de repérer Jamie dans la foule dense qui se pressait sur la piste. Lorsqu’enfin elle le distingua dans la pénombre, une fille accrochée à son cou en train de se balancer au rythme de la musique qui passait à ce moment-là. Sans prendre le temps d’en voir plus, Harper détourna le corps tout entier de la scène qui se jouait devant ses yeux. Les sourcils froncés, elle s’essuya la bouche avec son pouce tout en jetant un coup d’œil précipité dans les alentours pour vérifier que personne ne voit son geste, se débarrassant de la retouche de rouge à lèvres qu’elle s’était faite avant d’entrer, et immédiatement, elle rebroussa chemin, profitant qu’on ne l’ait pas repérée pour suivre sa première intuition : rentrer chez elle.

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MessageSujet: Re: 02. Blood is on the Dance Floor   Ven 1 Nov - 20:36

Quelle soirée. Quelle horrible soirée. Horrible, merveilleuse soirée. Sunny ne savait même plus si elle était particulièrement heureuse, ou consternée par la façon dont s'était déroulée les choses avec Jamie. Certes, tout était -plus ou moins- rentrée dans l'ordre, pour autant, elle n'arrivait pas à se calmer. Les deux numéros auxquels elle avait participé l'avaient rendue assez hystérique, au point de la pousser à sauter au cou de Mia, par exemple. Monter sur scène l'avait emplie d'effroi, et pourtant tout le monde jugeait Sunny pleine d'aplomb, et difficile à effrayer. Mais elle avait tellement travaillé pour que ses prestations soient parfaites, elle avait donné de sa personne et s'était vraiment investie, presque plus que lorsqu'elle fouinait pour dégoter un scoop. Elle voulait que tout se déroule à la perfection. Passée l'angoisse et le trac, une joie intense l'avait saisie, et elle avait rejoint la piste de danse en flottant sur un petit nuage, un immense sourire aux lèvres. Jusqu'à tomber nez à nez avec Jamie. Leur conversation avait été... bizarre. Nécessaire, d'un point de vue objectif, mais néanmoins bien différente de leurs bavardages habituels. A la joie se mêlait donc un certain accablement, à l'idée qu'elle avait franchi un cap qu'elle s'était, depuis toujours refusé à appréhender. Elle était également ébahie.
Car Sunny s'était toujours révoltée contre l'image de l'adolescente futile, puérile et dépendante de ses hormones qui aurait pu lui coller à la peau simplement parce qu'elle grandissait. Elle n'avait jamais eu de petit copain, d'ailleurs elle avait toujours repoussé les crétins qui voulaient l'ajouter à leur tableau de chasse, les remettant à leur place, quitte à être qualifiée de « frigide » -ce qui, dans la mesure où elle n'avait que dix-sept ans, était plus que ridicule. Elle se battait pour être reconnue pour son intelligence et sa capacité à deviner les secrets des autres. Alors, en constatant que Jamie avait su l'amadouer et faire naître en elle une attitude de simple jeune fille, cela avait été un choc.

Toutes à ses émotions, et après avoir laissé Jamie, elle était retournée à l'intérieur du gymnase, pour profiter du reste de la soirée. Après tout, elle avait eu du succès sur scène, provoquant des applaudissements au milieu du public. Le thème du bal lui avait plu, même si le principe de laisser les filles inviter les garçons lui avait laissé un arrière goût amer. A l'entrée du gymnase, elle marqua un temps d'arrêt. La lumière tamisée ne lui permettait pas de trouver un visage connu, aussi fendit-elle la foule. A sa grande surprise, certaines personnes à qui elle n'avait jamais adressé la parole, ou très peu, lui adressèrent quelques mots de félicitations et des compliments qui lui arrachèrent un sourire étonné. Est-ce qu'avec deux malheureuses chansons, elle était parvenue à changer l'opinion que les gens avaient d'elle ? Ou bien était-ce sa robe argentée, ses talons ? Qu'importe, c'était agréable. Déconcertant, mais agréable. C'était peut-être une autre preuve qu'elle avait changée. Le fait de rejoindre les New Direction avait été la première étape. Au lieu de poursuivre sa petite vendetta personnelle, elle avait tourné la page, passée les auditions et intégrée la chorale, ce qu'elle voulait depuis longtemps mais avait refusé de l'avouer. Et puis, elle avait, plus ou moins, fait la paix avec Harper -même si cette histoire avec Jamie avait menacée l'affection qu'elle éprouvait pour la jeune fille, sa jalousie la poussant à agir un peu n'importe comment. Elle s'était préparée, très dur, pour cette soirée, et était montée sur scène. Elle s'était fait remarquée pour autre chose que ses articles dérangeants et ses chantages. L'espace d'une soirée, elle n'était plus Sunny la Fouine. Elle était juste Sunny. Et c'était vraiment, vraiment agréable.

Sunny n'eut pas le temps de rejoindre ses camarades des New Direction. Une grande agitation lui fit tourner le regard, alors qu'on poussait des exclamations et de petits cris. Maudissant sa petite taille que ses talons ne parvenait pas à corriger, elle tendit le cou pour tenter d'apercevoir la source de tant d’émois. A cet instant, il y eut un grésillement, des flashs de lumière... puis plus rien. L'obscurité s’abattit sur le gymnase, provoquant de nouveaux cris, vite remplacé par des protestations. Quelques élèves dégainèrent leur téléphone portable à la vitesse de l'éclair afin de profiter de la faible lumière de l'écran. Les professeurs et surveillants chargés de chaperonner les élèves se regroupèrent autour du compteur électrique, chacun cherchant un moyen de rétablir le courant. Au bout de quelques minutes, Sunny ne put retenir un sourire désabusé, et elle secoua la tête, partagée entre une pointe d'amusement et un certain agacement. Comme par hasard, alors que tout se passait bien, la soirée tournait court. Mais depuis qu'elle était élève à McKinley, elle avait appris une chose, d'où son sourire en coin : rien ne se passait jamais comme prévu.
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MessageSujet: Re: 02. Blood is on the Dance Floor   Sam 2 Nov - 3:17

Une seconde. Qu'est-ce que c'était? Rien du tout pas vrai? Et une minute encore moins bien sûr, et bien entendu, les gens n'y pensaient plus.

Alors certes, Warren était vexé que Glenn s'éloigne, son amour propre en prenait un coup d'autant plus qu'il n'avait même pas envie de se rendre à cette soirée mais non, il avait joué le jeu, il avait ravalé sa fierté, il avait enfilé ce costume et il faisait semblant, et en plus, il devait être le pire comédien de toute la terre. Mais, évidemment, tout ça au final ce n'était certainement pas pour que Glenn l'abandonne à son propre sort comme... Eh bien comme une vieille chaussette, tout simplement, okay, la métaphore était peut être foireuse, mais il suivit Glenn du regard, absolument pas du tout concentré sur ce que Sue lui disait. Ce qui ne faisait pas très professionnel, non, il s'agissait tout de même de sa supérieure directe et en plus, il ne pouvait même pas prétendre être distrait par la performance de la chorale (est-ce qu'Ingrid était parmi eux? Probablement). tout ça parce que ça ne l'intéressait pas. Il ne voyait pas vraiment l'intérêt d'une chorale et ce même si on avait déjà tenté de lui expliquer le principe et la satisfaction que certains pouvaient en retirer, et blablabla... Peu importe, ça restait du chinois pour lui, il ne comprenait pas. Alors là tout de suite, à cette soirée, Warren avait l'impression d'être un alien. Un alien d'1m94 dans un costume sur mesure. Au moins... Personne ne pourrait lui dire qu'il était mal habillé. Bref, se concentrer sur Sue l'écouter et... Il allait faire, si sérieusement il allait le faire, avant que son regard ne rencontre celui de Madeleine Wild, le problème blond, comme il l'appelait dans sa tête qu'il avait tenté d'éviter depuis... Eh bien depuis un bon bout de temps à vrai dire. C'était simple, ces deux-là ne s'entendaient pas, et encore c'était un euphémisme, Glenn s'était contenté de rouler des yeux et avait jugé bon de ne pas commenter leur petite guerre de bac à sable mais pour le shérif c'était bien plus que cela.

Cela avait commencé bien avant qu'il ne soit en couple et bien avant qu'il n'apprenne que son petit ami était également ami avec la peste. Non, il ne pouvait tout simplement pas l'encadrer, entre elle et Ainsworth, il semblait s'être formé une coalition des surveillants de McKinley pour l'empêcher de faire correctement son travail. Et s'il y avait bien une chose qui irritait Warren en ce bas monde, c'est qu'on lui dise comment faire son boulot. Oh bien sûr, depuis le temps il s'était vengé, en mettant de nombreux PV et autre contravention sur la Vespa de la blonde ou même en amenant le dit moyen de locomotion à la fourrière ce qui avait engendré des scènes assez "comiques" où la jeune femme venait récupérer ce qui lui appartenait avec les pires insultes à l'intention de Warren. Insultes auxquels il répondait toujours avec un sourire aux lèvres, sa tasse de café à la main. Plus récemment, il y avait eu l'arrestation d'Ainsworth, que Warren avait été obligé de remettre en liberté sous faute de preuves supplémentaires. Donc tout ceci, et un tas d'autres choses que Warren avait oublié, justifiait probablement le suivant geste de Madeleine qui lui adressait un doigt d'honneur. Oh you did not, pensa aussitôt Warren qui se retint littéralement de briser la canne que Glenn lui avait confié pour aller dire le fin fond de sa pensée à la surveillante du lycée. Au lieu de quoi il se contenta de la suivre du regard, Sue s'adressant toujours à lui, lui disant de surveiller le punch et de ce que les gens pourraient mettre dedans. Elle ne savait pas que Warren avait apporté sa propre réserve d'alcool pas vrai? Non, ça c'était le genre de léger détails qui pourrait le faire renvoyer. Bref Wilde, qui traversait la foule et qui applaudissait tranquillement et qui faisait tomber une bougie sur la nappe et... Hein?

Tout se passa tellement vite que Warren n'eut même pas le temps de penser à quoi dire alors que de véritables flammes apparaissaient sur la nappe. C'était une blague pas vrai, hein? Ce n'était pas en train d'arriver. Certes, il avait espéré plus d'une fois qu'il arrive quelque chose d'affreux à la jeune femme, mais pas ça... Il devait être en train de rêver, encore une fois son imagination débordante avait pris le dessus? Et là encore c'était fou comment on pouvait de passer à une simple petite flemme au... chaos total. Juste en quelque secondes. « MAIS AIDEZ-MOI ! » Ce fut plus ce cri qu'autre chose qui fit réagir Warren et il se tourna vers Sue. "Je... Je crois que le devoir m'appelle." Imitant le geste de la seule adolescente qui semblait réfléchir, il attrapa lui aussi un des bidons d'eau, tentant avec d'autres personnes d'éteindre le feu. Une fois l'opération réussie, ce fut plus fort que lui, Warren se tourna vers Madeleine Wilde qui était désormais en face de lui. "Mon dieu tu es complètement idiote ou tu le fais exprès?" La phrase de Warren, beaucoup trop forte, s'éleva dans la salle juste au moment où toutes les lumières s'éteignaient et cela eut le don de faire rire le blond. "Bravo Wilde, décidément tu cumules ce soir. Je crois que je viens de trouver la raison pour laquelle il y a autant de blagues sur les blondes. Je te fais un dessin ou bien tu vas pouvoir devenir toute seule?" Et pour ceux qui se posaient encore la question, non, ce n'était pas une bonne soirée.

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MessageSujet: Re: 02. Blood is on the Dance Floor   Mer 13 Nov - 11:38

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02. Blood is on the Dance Floor

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