Choriste du mois


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 02. Cookies can solve anything

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MessageSujet: 02. Cookies can solve anything   Mar 10 Sep - 14:55


02. Cookies can solve anything


Depuis quelques jours, Peter passait beaucoup de temps dans sa cuisine, son tablier bien noué au niveau de son cou et autour de sa taille. Ceux qui connaissaient Pete savait qu'il n'avait absolument rien à faire dans une cuisine, sauf pour provoquer un accident bien entendu. Il était maladroit, mais le genre de maladresse quasi maladive et qui l'empêchait presque d'avoir une vie normale. À se demander comment est-ce qu'il arrivait à passer ses journées sans tomber ou même manquer de se faire renverser par une voiture. Fut une époque où ce genre de petits incidents était quotidien. Le Grayson se rappelait d'un mois de juillet particulier (il devait avoir neuf ans) où il avait du se rendre aux urgences tous les jours d'une même semaine, en sept jours il avait réussi à tomber de son lit et se faire mal, se tordre la cheville en descendant les escaliers, se planter une fourchette dans la main, se râper la peau du coude en tentant d'ouvrir une fenêtre et plein d'autres accidents en tout genre qui lui avait valu une place d'honneur à l'hôpital ainsi qu'une photo avec tous les médecins urgentistes de la ville. Ça, c'était un bon souvenir et Peter avait toujours le sourire aux lèvres en y repensant. Mais ce n'était qu'un côté de sa maladresse, de l'autre côté il y avait le Peter qui arrivait à se tourner en ridicule sans le vouloir, du genre à renverser l'intégralité d'un pichet de thé glacé sur lui lors d'un premier rendez vous mémorable, ou plus récemment, attraper une nappe et renverser tout ce qui se trouvait dessus sur le sol, faisant en sorte que tout le restaurant se rappelle de sa fille et de lui et de Caitlin. À croire que Peter ne pouvait y échapper, pas vrai? Et pourtant, c'était loin de la vérité car le neurologue avait appris il y a quelques années de cela que lorsqu'il était en état de stress permanent... Il était tout sauf maladroit.

Comment avait-il découvert cela? À la faculté de médecine évidemment, où le stress était de paire avec les révisions et les vieilles des examens, il s'interdisait formellement de dormir et il se tenait éveillé à grandes doses de café, lui et les quelques membres de son groupe de révision. Et plus d'une fois, un livre d'anatomie ou une quelque tasse à l'effigie d'un héro de dessin animé (Bob l'éponge) avait failli finir sur le sol et c'était Peter qui les avait sauvé."Bon réflexe Grayson, ça change de d'habitude." lui disait alors souvent son tuteur. Et c'était là qu'il s'en était rendu compte, soumis à de fortes pressions, le Grayson excellait, tellement même qu'on lui pardonnera cette analogie de météorologues plus que foireuse. Donc pas de soucis à se faire lorsqu'il était dans la cuisine. Pas en train de préparer le plat du siècle non, juste des cookies, c'était la seule chose que Peter savait faire correctement et d'après Summer ils étaient excellents. Summer qui était tranquillement installée sur le sol de la cuisine, en train de dessiner, gardant un oeil sur son père alors qu'il sortait des ingrédients pour faire un autre plateau. Elle avait essayé de savoir ce qui n'allait pas chez son père mais elle n'avait pas obtenu de vraies réponses alors elle avait préféré laisser tomber. Elle attendait qu'il se manifeste, la petite sachant bien qu'il avait besoin de temps. Peter ne pouvait tout simplement pas lui dire quel était le problème, une chose étrange vu qu'en temps normal il lui disait absolument tout. Pas cette fois-là, pas quand le problème était roux et mesurait plus d'un mètre soixante dix et qu'il voulait enrôler Peter dans sa chorale. Et il lui avait même fait croire qu'il savait chanter... Peter ne préféra pas y penser et se concentra sur sa préparation qui avait besoin de plus d'attention que Wyatt Pillsbury.

...

Non mais lui faire boire de la tequila... Quelle idée vraiment? Et surtout, au delà de sa colère contre le gynécologue, Peter s'en voulait également, trop naïf, trop rêveur, à quoi pensait-il? Qu'il se contenterait de boire des diabolos fraises toute la nuit et qu'on le laisserait tranquille? Non, il vivait dans un monde parfait fait de nuages en sucre et de bonbons et il en avait bien conscience, il voulait juste qu'on le laisse y rester quelques jours de plus avant de le confronter à la réalité. Ou alors qu'on essaye une méthode un peu moins... radical. En attendant, Peter était condamné à éviter définitivement Wyatt, et dans les couloirs de l'hôpital, ils semblaient se livrer à un jeu de chat et la souris qui faisait sourire certaines infirmières. Rien qu'aujourd'hui, pour être certain de quitter l'hôpital sans croiser le gynécologue, Peter avait préféré emprunter la cage d'escalier plutôt que l'ascenseur et dans le parking il avait démarré en trompe, certain que le Pillsbury était à ses trousses. Il se savait en sécurité chez lui, rien de dangereux à part une petit fille de huit ans et son four. Son four qu'il ouvrit pour sortir un autre plateau alors que le minuteur se faisait entendre dans la cuisine.

"Et voilà, cookies à la vanille et avec des morceaux de noisettes et de chocolat noir dedans, tes préférés Summer."

La petite fille se redressa et elle observa le travail de son père alors que ce dernier retirait ses gants.

"Papa j'apprécie vraiment le geste... Vraiment mais... Qu'est-ce qu'on va faire de tout ça?"

"Comment ça tout ça je..." Peter releva enfin la tête et réalisa qu'il avait commencé à remplir la table de la cuisine et différents étagères de plateaux de différents types de cookies. Hmm... Oui, maintenant qu'il regardait sa montre il voyait qu'il était en train de cuisiner depuis un peu plus de trois heures. "Eh bien..." Le médecin se mordit la lèvre inférieure, se croisant les bras sur la poitrine, se disant qu'il en avait fait un peu trop. "Hmm... On pourrait... en proposer aux voisins ou même les vendre ou... Non je sais, aide moi donc à mettre tout ça dans les grands saladiers... Tu sais ceux que grand mère nous a acheté juste avant qu'on déménage?"

Quelques minutes plus tard, les deux Grayson quittaient l'appartement, les bras chargés. Summer avait raison, ils n'allaient définitivement pas manger tout ça, sinon, cela voudrait dire de une que Peter était un très mauvais père et ensuite, il savait qui dans Lima avait bien besoin d'une bonne dose de cookies. Le trajet fut plutôt rapide, le vieux quartier de Lima n'était pas très éloigné de la ville et Peter avait trouvé un raccourci lors de sa dernière visite au centre, notamment pour voir Emma. Il ne savait pas comment elle le faisait mais la rouquine avait un pouvoir apaisant et en voyant son sourire, il se disait que tout irait bien, et, Peter avait bien besoin de ça là tout de suite. Il essaya donc tant bien que mal de plaquer un sourire sur son visage alors qu'il poussait la porte de la LPA, la tenant ouverte pour Summer et lui.


Dernière édition par Peter Grayson le Mar 22 Avr - 4:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 02. Cookies can solve anything   Sam 5 Oct - 22:39

« Comment ça, "plus de gâteaux"? » Les yeux ronds comme des billes, Emma releva le nez de la paperasserie qui encombrait son bureau par ailleurs très bien rangé pour regarder son interlocuteur. En l'occurrence un tout nouveau bénévole qui paniquait parce qu'il était dans l'incapacité d'offrir un muffin de bienvenue à un monsieur d'un certain âge venu lui demander de l'aide. Le blondinet, visiblement peu à l'aise avec les initiatives ou enclin à prendre des décisions pensait que ce léger contretemps allait remettre en cause la totalité du fonctionnement de l'association « Les gâteaux de bienvenue, c'est notre marque de fabrique, c'est un moyen pour les nouveaux arrivants de se sentir considérés et de comprendre qu'ils auront toujours leur place ici! De plus, des études scientifiques ont récemment prouvé que le chocolat avait effectivement un effet positif sur la sécrétion endorphine, et... » son ton renseigné et affolé à la fois finit par inquiéter à son tour la rouquine, qui continuait de le regarder les yeux grands ouverts, sentant sa cage thoracique se contracter légèrement, rendant sa respiration un peu plus pénible et audible. Elle ne revint à elle que lorsque son interlocuteur évoqua la possibilité que les gâteaux aient été si vite consommés à cause d'un nouveau "voleur de muffins". Emma fit alors automatiquement non de la tête, un peu plus calme. « Non, non, ça n'a rien à voir, c'était un malentendu. » Décidément, ils étaient peu chanceux avec les gâteaux, eux qui semblaient pourtant pouvoir résoudre un quart des problèmes des personnes qui consultaient l'association... bon, peut-être pas un quart. Mais un petit pourcentage. Le plus difficile à convaincre de rentrer dans l'ordre. « Ecoutez, ce n'est rien. On donnera deux gâteaux à ce monsieur quand on sera à nouveau ré-approvisionnés. Même si c'est un joli geste, ce n'est pas ça qui fait tout, ne vous en faites-pas. Soyez attentif et serein, tout ira pour le mieux! » Il avait l'air peu convaincu, plutôt sur le point de faire une crise d'angoisse... et Emma n'était vraiment pas la personne la mieux placée pour gérer ce genre de désagrément psychologique. Elle était plutôt du genre à être contaminée quasi contagieusement par cette nervosité extrême qu'à pouvoir le raisonner. Aussi reprit-elle une grande inspiration, priant intérieurement pour qu'il revienne à lui rapidement. « Et puis, il n'aime peut-être même pas les muffins! » Cet argument, aussi bancale soit-il, sembla convaincre la nouvelle recrue, qui acquiesça d'un air concerné, comme si Emma soulevait un point étonnamment judicieux. Revigoré, il afficha un visage plus serein et se décida à sortir, visiblement décidé à faire de ses qualités humaines un atout plus considérable que ne l'étaient des biscuits.

Emma nota alors sur un petit post-it de tenter de se fournir en une quinzaine de petits gâteaux d'ici la fin de la journée si elle le pouvait, et retourna un temps à un dossier de comptabilité qui, malheureusement, ne pouvait pas passer après les biscuits. Elle resta peut-être dix petites minutes sur les emplois et ressources de l'association, tentant de comprendre d'où venait la légère différence dans les deux colonnes de son tableau, étant donné qu'ils ne faisaient aucun profit à proprement parlé et n'avaient pas besoin de compte de résultat détaillé ou d'une case "réserves" qui soit autre que nulle. Il fallait qu'elle fasse une petite pause: elle avait déjà refait le calcul deux à trois fois -ce qui n'était pas une mince affaire étant donné le nombre conséquent de chiffres à additionner-, et à ce stade il valait mieux s'aérer l'esprit que de s'acharner à une tâche que, visiblement, elle ne réussirait pas à remplir tout de suite. Aussi s'étira-t-elle légèrement avant de s'attaquer à une petite pile de dossiers plus évidents à traiter de par leur nature.

C'est à ce moment là qu'elle vit la porte de son bureau s'ouvrir, pour laisser entrer une petite fille, tout sourire, que Emma connaissait bien. Sa petite tête angélique apporta immédiatement un sourire aux lèvres d'Emma, qui abandonna volontiers ses papiers pour la saluer. « Summer! Comment tu vas ma puce? » Elle se leva alors de sa chaise, et vit bientôt entrer son père, apparemment moins prompt qu'elle à courir dans les couloirs. C'était probablement souhaitable, lui qui arrivait à chuter en marchant à pas de fourmis. Emma ne pouvait que compatir à cette maladresse certaine, n'étant pas non plus des personnes les plus adroites qui soient, particulièrement dans ses relations aux autres. Nous dirons que c'est ce qui faisait leur charme. « Peter, ça me fait plaisir de te voir! » Annonça-t-elle tout sourire en lui faisant signe d'entrer, au cas où il ait peur de déranger, pour qu'il sache que ce n'était pas le cas. « Comment vas-tu? Tu veux t'asseoir? » Proposa-t-elle à tout hasard, contente de pouvoir le croiser. Elle était toutefois curieuse de savoir ce qui l'amenait, mais se promit de ne pas le lui demander, de peur qu'il ne pense que sa présence n'était pas désirée. « Tu as l'air un peu... fatigué! » Affirma la rouquine en fronçant légèrement les sourcils, un sourire amusé aux lèvres. Après réflexion ce n'était peut-être pas non plus la plus délicate des manières de l'accueillir, mais elle n'avait pu s'empêcher de remarquer que ses traits étaient plus marqués qu'à l'accoutumée. On aurait presque dit un semblant de début de gueule de bois. On aurait dit la mine qu'avait affiché Will quelques années plutôt lorsque Emma l'avait croisé au petit matin dans les couloirs, incapable de se souvenir des messages vocaux qu'il avait envoyé la veille. Hum. Mieux valait oublier l'incident. La rouquine n'avait pas une très bonne expérience en la matière -quoi qu'elle connaissait très bien ses solvents-, mais Peter lui semblait souffrir de cette fatigue étrange qui provoquait aussi un mal de crâne certain et une allergie momentanée à toute source de lumière trop intense que ce soit. Cela dit, elle se sentait un peu coupable de le juger de la sorte. D'abord, de ce qu'elle connaissait de Peter, il n'était pas vraiment du genre à décider un beau soir d'aller picoler seul. Ensuite, tout un chacun pouvait être fatigué sans avoir pris une cuite la veille. Il avait peut-être simplement eu des difficultés à s'endormir. Dans tous les cas, ça ne la regardait guère. Remarquant qu'il portait un grand saladier, elle le pointa, intriguée. « Vous allez faire un pique-nique? » Définitivement, il faudrait aussi qu'elle songe à soigner sa curiosité certaine, à l'occasion. En attendant, on lui pardonnerait sa légère intrusion en comprenant qu'il s'agissait aussi d'une certaine considération pour son entourage et en voyant le sourire bienveillant qu'elle ajoutait à ses questions parfois peu pertinentes. C'était peut-être surtout de la considération. Ce qui la rendait curieuse, c'était uniquement le désir d'en savoir plus sur des personnes qu'elle appréciait.
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MessageSujet: Re: 02. Cookies can solve anything   Lun 28 Oct - 23:32

Peter eut l'impression de rentrer dans un nouveau monde alors qu'il poussait la porte des locaux de l'association. Ou alors c'était tout simplement parce qu'il avait l'habitude de venir ici lorsqu'il n'y avait plus personne, ou juste pour Emma et un ou deux bénévoles pour l'accueillir. Et oui, au cas où vous vous poseriez la question, il s'était réfugié ici plus de fois qu'il ne voulait l'admettre, aidant même une fois ou deux, il n'avait pas encore mérité le titre de bénévole vu qu'il ne faisait que passer et puis de toute façon, avec son emploi du temps de père célibataire et médecin à plein temps et accessoirement la seule source de revenu de son foyer, il ne pouvait pas se le permettre. Pourtant, il aurait bien voulu se rendre utile du mieux qu'il pouvait et... il semblait bien que les deux Grayson arrivaient au bon moment, l'endroit semblait être en effervescence et personne ne fit véritablement attention à eux, tous les bénévoles occupés, la sonnerie du téléphone se faisant bien entendre dans la pièce. Bon... Le mieux c'était d'aller directement voir Emma pas vrai? Vu qu'ils savaient déjà où était son bureau? Peter jeta un regard perplexe à Summer qui avait la même expression que son père, au final, elle décida pour eux deux en haussant les épaules et en ouvrant la marche. Décidément, que ferait-il sans Summer? Bonne question, il serait complètement perdu ça c'était certain, sur tous les plans, après tout, il avait choisi son prénom pour cette raison, elle était son rayon de soleil personnel et très sincèrement, il n'avait pas hâte qu'elle grandisse. Pourquoi songeait-il à cela maintenant? Pour aucune raison particulière, tout comme il n'avait aucune raison d'avoir autant de cookies sur lui... Le hasard faisait tout simplement bien les choses. Summer ne prit pas la peine de frapper, contrairement aux protestations de son père (Summer Anne Grayson, ce ne sont pas des manières) et rentra la première dans le bureau d'Emma, un sourire aux lèvres tandis que son père, comme à son habitude rougissait... Décidément, il faisait bien la paire ces deux-là.

Summer saluait déjà Emma à sa façon, avec son sourire et entourant ses bras autour du cou de la jeune femme pour l'embrasser, elle était plus tactile que son père, comprenez beaucoup plus et Peter se demandait même où est-ce qu'elle avait bien pu développer cette habitude. Ou comme cette manie de répondre aux questions qui étaient destinées à son père, non pas que Peter soit du genre à se plaindre, cela l'avait sorti de bien de situation gênantes et embarrassantes. "Je vais très bien Mrs P... mais je crois en revanche que mon père va avoir besoin d'un gros câlin. Et je vous laisse entre adultes... Et non, je ne vais pas loin papa, ne t'inquiète pas." Elle gratifia alors les deux adultes d'un sourire et avant de s'éclipser elle donna un coup de coude à son père et murmura un bref "talk to her" avant de disparaître dans les couloirs, son plateau de cookies à la main, sûrement pour en distribuer à tout le monde. Peter la regarda partir avec un air qui était un parfait mélange entre la fierté et la surprise et il se retourna vers Emma, avec un léger sourire crispé sur le visage. Même s'il connaissait la rouquine, et ce depuis son arrivée à Lima, il ne pouvait pas vraiment stopper le rouge qui venait de lui monter aux joues. "Je crois qu'elle a raison à raison à propos du câlin..." marmonna simplement le neurologue avant de s'installer comme le lui avait proposé Emma. Il déposa les cookies qu'il tenait toujours fermement contre lui, histoire de se protéger? Peut être qui savait? (quoi que? Il doutait sincèrement des effets d'une éventuelle attaque cookie lors d'un véritable combat... En tout cas ces adversaires n'auraient plus faim...) et il fit ensuite de son mieux pour afficher son éternel sourire, c'était un peu sa marque de fabrique, le truc 100% Grayson, qu'il pleuve ou qu'il vente vous étiez certain que Peter serait en train de sourire. Il réussit à moitié et se passant une main dans les cheveux, il répondit enfin à la question d'Emma. "Non ce n'est pas pour un pique-nique je... J'ai tendance à cuisiner un peu trop quand je suis déprimé et je... Bref voilà."

Il tentait de minimiser la situation, un peu n'était certainement pas le bon terme mais tant pis, s'il avait envie de sombrer dans le déni le plus total, il n'y avait aucun problème pas vrai? Peter s'éclaircit la gorge avant de reprendre: "C'est pour... l'association je suppose. Vous pouvez tout aussi bien les jeter, mais je crois qu'ils sont plutôt bons, enfin je veux dire... Ce serait dommage." Il poussa un autre soupir avant de se servir lui-même. "Je vais juste en piquer un ou deux... Ou trois." Au final il en prit, cinq, mais là encore, qui comptait vraiment. "Mais sinon je vais bien. " mentit Peter avant de mâcher dans un des cookies, plus pour distraire chose. Mais vous savez quoi? Ils étaient vraiment bon. "Et toi? Tu es certaine que je ne te dérange pas? Je veux dire on peut toujours repasser avec Summer, tu dois avoir un tas de choses à faire..."
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MessageSujet: Re: 02. Cookies can solve anything   Jeu 14 Nov - 22:35

Emma avait bien besoin de compagnie. Peut-être même de la compagnie de quelqu'un qui comprendrait que l'absence temporaire de gâteaux ne conduirait pas irrémédiablement à la fermeture de l'association. C'était juste un contretemps minime, il ne fallait pas céder à la panique (et c'était miss Pillsbury qui le disait...). Ainsi, lorsqu'une petit fille entra dans son bureau, Emma afficha un grand sourire en la reconnaissant. Elle allait avoir droit à une petit pause. Summer était adorable, toujours bavarde et prompte à la discussion. Il lui arrivait souvent de parler pour deux, d'ailleurs, dans la mesure où elle était bien moins timide que son père et formulait généralement pour lui sa pensée. Aujourd'hui encore, c'est elle qui confia qu'il avait besoin d'un câlin et qu'il allait les laisser "entre adultes". La remarque fit rire la rouquine qui regardait la petite fille partir en direction du couloir. Emma la trouvait très mûre pour son âge; elle parlait de les laisser entre adultes à la manière même d'un adulte. Elle tirait sûrement son comportement d'une certaine forme d'imitation, mais elle était déjà très réfléchie et dotée d'une certaine capacité rhétorique parfois même surprenante.

Lorsque Peter se retourna vers elle, Emma se mordilla la lèvre en voyant son sourire crispé. Cette visite n'était peut-être pas anodine, il semblait avoir quelque chose à dire ou à demander. Peut-être avait-il juste un conseil à chercher ou un doute à dissiper. Auquel cas, Emma serait ravie de le faire. Cependant, lorsqu'il confia que Summer avait raison quant au câlin, madame Schuester ouvrit de grands yeux ronds et sentit ses joues rougir. En soi, ce n'était pas une immense épreuve. Ce n'était plus une immense épreuve. En effet, s'il y a quelques années Emma était réticente à l'idée partager une étreinte avec qui que ce soit -sauf avec quelques privilégiés- ce n'était aujourd'hui certes pas quelque chose qu'elle faisait très spontanément ou en compagnie de n'importe qui, mais bien un acte qu'elle appréciait de partager avec ses amis. Non, le problème, en l'occurrence, c'était qu'elle était assise et un peu prise au dépourvu.  « Un câlin? euh, mais... maintenant? Enfin je veux dire... » En fait, c'était surtout qu'elle avait pensé que Summer plaisantait, et de fait il fallait qu'elle se fasse à l'idée trop rapidement. Elle avait peur de n'être un tantinet maladroite en se levant sans savoir pourquoi il avait besoin de ce câlin, puis réalisa qu'il s'agissait tout simplement de Peter, de son ami, et d'un ami timide, qui plus est, qui comprendrait donc la relative maladresse du geste et des paroles introductives mais aussi et surtout la sincérité et la bienveillance totales qui habiteraient son étreinte. Ainsi, elle arrêta de se poser des questions -et de les poser à haute voix, pour avoir l'air un peu plus socialement maladroite-, puis se leva pour rejoindre mister Grayson. C'était bien moins bizarre qu'elle ne l'avait envisagé, et d'ailleurs finalement, il aurait suffi qu'elle se laisse sourire dès le début et se retienne de demander des précisions inutiles à haute voix pour que ce soit tout à fait naturel. Arrivée à sa hauteur, elle le prit dans ses bras tendrement, compatissant sincèrement même si elle ne savait pas encore de quoi il s'agissait. « Qu'est-ce qu'il t'arrive? » Demanda la jeune femme, concernée mais très calme.

Lorsqu'elle se recula, elle obtint une réponse quant au saladier que Peter tenait dans ses mains. En théorie, Emma aurait dû être ravie du cadeau qu'il lui faisait. D'ailleurs, dans le principe, elle l'était: en remarquant que c'était des cookies, et qu'il les donnait à l'association, la rouquine afficha un immense sourire plein de gratitude. « Oh Peter! C'est vraiment très gentil d'avoir pensé à nous, tu n'as pas idée de combien tu nous aides... » Riant légèrement quand il en prit au passage -il avait bien raison, d'ailleurs ils avaient l'air délicieux-, la rouquine déposa ensuite le plat sur un petit meuble logeant l'un des murs du bureau. « On est justement en rupture de stock, tu es notre petit miracle de la journée! »

La jeune femme l'écouta lui dire qu'il allait bien, acquiesçant l'air dubitatif. Elle se rappelait en effet que, si elle appréciait fort le geste, le fait était que si elle se retrouvait avec beaucoup de cookies, c'était qu'il avait beaucoup cuisiné... et donc qu'il était déprimé. Histoire de le mettre à l'aise avant d'entrer dans le vif du sujet, elle s'appliqua à répondre à ses questions. « Tu ne me déranges absolument pas, je suis bien contente de faire une petite pause! D'ailleurs, l'urgence du moment, c'était apparemment la pénurie de gâteaux, mais tu viens de littéralement m'apporter la solution sur un plateau, donc tout va bien! » Emma agitait ses mains devant elle, toute contente. « Et, je vais bien... » Son ton suggérait que sa phrase n'était pas tout à fait terminée, et elle toussota en prenant place sur l'une des deux chaises qui faisaient face à son bureau. « ... mais tu ne veux pas t'asseoir, pour qu'on parle un peu? » Et en l'occurrence, parler de lui. Parce que définitivement, quelque chose n'allait pas. Il n'était pas non plus venu ici par hasard, il avait peut-être besoin d'Emma, et si tel était le cas, elle comptait bien répondre présente. « On a de la chance, au fond, toi et moi. Quand je suis déprimée, je fais le ménage; toi tu fais la cuisine. On a des déprimes utiles! » Certains piquaient des crises de colère, certains dépensaient toutes leurs économies, d'autres encore étaient incapables de bouger ou de faire quoi que ce soit de productif. Au fond quitte à être triste, autant en tirer quelques avantages, non? « Ce qui m'inquiète, c'est la quantité de cookies qu'on a... enfin, comprends-moi bien, ça ne m'inquiète pas dans l'absolu -ça nous servira vraiment, c'est super! Mais... ta déprime a été très, très utile... » Elle reprit son souffle, puisqu'elle ne l'avait pas fait depuis le début de sa phrase. « Alors si elle est proportionnelle aux nombres de cookies produits... » Elle grimaça légèrement, puis lui offrit un sourire bienveillant qui se voulait rassurant. Il pouvait lui parler, il fallait qu'il en soit certain -quoi que sa venue ici était déjà une preuve qu'il le pensait, au moins un peu. « Je pense... que tu ne vas pas si bien que ça. » Reprit-elle en référence à sa phrase préalable, certainement vouée à nier ou à rassurer son interlocutrice. « Qu'est-ce qu'il t'arrive, Peter? » S'il voulait, elle pouvait même lui offrir un autre câlin. Elle n'aimait pas voir son entourage en petite forme, surtout des personnes auxquelles elle tenait; en l'occurrence, Emma en était certaine, mister Grayson était un homme vraiment bien.
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MessageSujet: Re: 02. Cookies can solve anything   Sam 23 Nov - 13:53

Peter le miracle de la journée? Il en doutait sérieusement, il était affalé sur la chaise devant le bureau de la rouquine et en train de mâcher ce cookie comme si la pâtisserie avait le pouvoir de faire en sorte qu’il soit un peu moins lui... Non, Peter n’avait rien de miraculeux ou même... de franchement Peter. Il ne sentait pas vraiment lui-même et si ce n’était pas par habitude ou par simple automatisme, pas de doute qu’il ne serait pas en train de sourire. Emma avait sans doute raison en lui disant qu’il avait été légèrement excessif, ça ne lui ressemblait pas du tout, d’habitude, il était plus posé, plus mesuré, que ce soit dans sa cuisine ou même dans la vie de tous les jours. C’était bien ça le problème... Il ne savait plus où poser ses pieds à présent, il ne savait plus vraiment qui il était, il n’avait pas de repères bien définis, à part Summer en fait, il ne lui restait rien de son ancienne vie dans l’Illinois et le médecin n’aurait jamais cru que cela l’affecterait autant. Personne ne l’avait forcé à partir, personne ne l’avait forcé à déménager, sa mère avait même était attristée d’apprendre que son fils, à 29 ans, prenait enfin son envol. Non, c’était l’une des seules décisions que Peter avait pris seul dans sa vie. Comme lorsqu’il avait décidé de devenir médecin et de se spécialiser en neurologie, ou même, quelques années plus tard, quand la mère de Summer était apparue sur le pas de la porte après des mois de silence et enceinte, c’était Peter qui avait pris la décision pour eux deux, décrétant qu’ils allaient garder le bébé. Sinon la plupart du temps, Peter était un simple spectateur dans sa propre vie et dans sa propre existence, avançant sans véritablement se soucier du pourquoi du comment, car il était en territoire connu... Pas à Lima. À Lima tout était nouveau, tout était différent et franchement, il avait toutes les raisons du monde de vouloir s’enfermer chez lui pour respirer dans sa sac en plastique.

Heureusement, et c’était peut être le seul mérite du jeune homme, ce n’était pas son genre de se cacher et sa motivation principale restait Summer. Hors de question de lui donner le mauvais exemple. Il poussa un énième soupir tandis qu’Emma lui posait une question qu'il aurait préféré éviter. Comment répondre?Il hésita pendant une longue minute avant de retrouver sa voix, le médecin bien incapable de mentir et ce même dans les pires situations. « Trois fois rien Emma je t'assure... Je n'ai pas vraiment envie que tu t'inquiètes pour moi... Tu as déjà tellement de choses à gérer. Je ne veux pas vraiment m'imposer. » Il jouait la carte de la politesse alors qu’il avait fait tout ce chemin et qu’il était là, dans le bureau de la jeune fille. Quelque part, et même Peter ne pouvait le nier, son subconscient lui disait qu’il devait parler. Même Summer était d’accord sur ce point. Peter termina rapidement le cookie qu’il avait commencé et bougeant sur la chaise, il chercha une bonne façon de s’exprimer. « Disons juste que j'ai un ami... » Oui... Se cacher derrière cette bonne vieille excuse de l’ami semblait être approprié dans ce genre de situation. Very mature, Grayson, really. Il choisit de ne pas écouter cette petite voix dans sa tête (qui ressemblait étrangement à la voix de Summer) et il poursuivit son explication. « Un ami très maladroit qui a vraiment beaucoup de mal à gérer la pression et qui est vraiment très timide... » Question subtilité et discrétion, Peter avait encore des progrès à faire mais pour lui, du moment qu’Emma saisissait son message, c’était déjà gagné, il se préoccuperait des détails bien plus tard. « Et mon ami a une passion dans la vie, enfin pas vraiment une passion, il aime bien chanter et jouer du piano à ses heures perdues, tu vois, juste histoire de se détendre ou même pour amuser sa fille... Parce qu’il a une fille. » ajouta Peter, avec un léger sourire sur les lèvres, le neurologue riant de sa propre bêtise. Mais au moins... Sa méthode marchait. Car oui, ce n’était pas le genre du blond de parler de lui et encore moins de se confier de la sorte. Peter préférait écouter les gens et tenter de réconforter comme il pouvait, même s’il était tout aussi mauvais à ce genre d’exercice là également...

Parler de lui à la troisième personne était sans doute beaucoup plus sain et lui permettait de prendre un certain recul sur toute la situation. Le piano et la guitare, cela avait toujours été un moyen de se détendre, il n’avait jamais sérieusement envisagé devenir une star ou même remplir des salles de concert non... C’était juste un moyen de... de s’échapper de tout ça, d’oublier qu’il avait parfois des problèmes pour s’exprimer, qu’il rougissait trop souvent pour rien et que quelque part, il devait être ridicule les trois quarts du temps. Il s’agissait juste de cela au début. « Mais mon ami ne pensait pas avoir atterri dans le genre de ville où on voudrait... exploiter son talent. À dire vrai il pense même qu’il n’a aucun talent et que tout le monde devrait l’oublier. » Peter haussa les épaules, plus honnête qu’il ne l’avait probablement depuis des mois et il termina rapidement: « Et en même temps... Je crois qu’il a envie que tout ça change... Il est un petit peu perdu. » avant de jeter un regard désolé à Emma, se mordant la lèvre inférieure. Et plus Peter y réfléchissait, plus il se disait que c’était bien la première fois qu’il parlait à une conseillère d’orientation en fait... Pas besoin au lycée car il avait toujours su qu’il voulait devenir médecin, et voilà des années plus tard qu’il se retrouvait à parler à Emma et de sa vie en général... Quelle ironie, vraiment.
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MessageSujet: Re: 02. Cookies can solve anything   Sam 7 Déc - 22:28

De toute évidence, le jeune homme assis en face d'Emma n'était pas au mieux de sa forme. En témoignaient d'ailleurs le nombre impressionnant de cookies qui remplissaient son saladier et son air fatigué qui rendait son sourire un peu crispé. C'était probablement pour cette raison qu'il avait instinctivement et généreusement pensé à la LPA pour distribuer ses pâtisseries. Son inconscient s'était peut-être appliqué à multiplier par dix les quantités de chaque ingrédient nécessaire à la fabrication des cookies pour lui permettre de pouvoir extérioriser son mal-être, d'abord en cuisinant puis en faisant une bonne action -et maintenant, qui sait, peut-être en trouvant une oreille attentive. En tout cas, quoi qu'il était indéniable qu'un ou plusieurs problèmes le tourmentaient actuellement, Peter ne semblait pas vouloir se confier tout de suite. La lourdeur de ses soupirs traduisait pourtant sa nervosité, mais il s'appliqua à tenter de faire croire à son interlocutrice qu'elle s'inquiétait pour rien et qu'il ne voulait pas s'imposer. Emma lui offrit un petit sourire bienveillant, rehaussant légèrement ses sourcils d'un air encourageant. « Tu ne t'imposes pas du tout: c'est moi qui te demande comment tu vas. » Assura-t-elle d'abord, toujours souriante. « Et puis tu sais, le principe même de cette association est d'aider ceux qui en ont besoin -et ce quelle que soit la nature de leurs problèmes. » Emma acquiesça, appuyant de cette manière ses propos. Elle ne laisserait jamais quelqu'un sur le pas de sa porte si elle en avait le choix, a fortiori s'il s'agissait que quelqu'un qu'elle estimait et appréciait.

Finalement, Peter se décida à parler... plus ou moins. Il évoqua un soit-disant ami, à la mention duquel Emma fronça les sourcils d'un air dubitatif. Son regard partit se loger dans un coin de la pièce, mais elle resta immobile, écoutant ce qu'il avait à lui dire. Un instant, elle envisagea qu'il puisse sincèrement parler d'une connaissance... puis à y réfléchir, elle réalisa que ce n'était pas possible. D'ailleurs, la description du fameux ami, "très maladroit" et "très timide" collait étonnement au personnage de Peter. Seulement, à l'instant même où elle se considéra comme convaincue du fait que c'était bien de lui-même que mister Grayson parlait, Emma décida également qu'elle rentrerait dans son jeu. Il semblait plus à l'aise de la sorte, et elle n'avait aucune envie de le brusquer ou de le restreindre dans son discours. Au moins, en se cachant derrière l'imposante carrure de son ami imaginaire, il lui serait plus facile de se confier. « Oh, ton ami a une fille. Je vois. » Même si Peter lui-même riait un peu nerveusement, Emma se contenta de sourire pour ne pas l'empêcher de s'exprimer -car pour l'instant, il n'avait fait que planter le décor, n'était pas encore parvenu à parler de ce qui le chiffonnait réellement.

Heureusement, il y arriva bientôt. Apparemment, il avait été comme qui dirait repéré. Miss Pillsbury trouvait que c'était plutôt une bonne chose, d'autant que Peter lui-même semblait en avoir envie, au moins en partie. « Je suis certaine que tu... enfin, que ton ami a du talent. » Affirma-t-elle. Elle ne voulait pas seulement se montrer gentille, elle avait le sentiment de trouver des preuves dans le seul discours qu'il venait de lui délivrer. « Sinon, on ne voudrait pas exploiter son talent... même à Lima! » Elle lâcha un petit rire. ça aurait probablement été plus facile de ne pas parler d'un ami mais réellement de Peter, seulement il n'y semblait pas prêt.  « Et puis, la véritable question est de savoir s'il en a vraiment envie... ça peut être un véritable challenge, surtout s'il est réservé, comme tu me l'as dit. Mais ça peut aussi être une expérience exceptionnelle et terriblement passionnante, sincèrement. » Elle-même était présentement en train de se demander si elle devrait se lancer dans l'aventure des chorales, retenue notamment par sa timidité également. « ça peut être un sacré changement par rapport à ce qu'il a l'habitude de faire, mais le changement a parfois du bon! Et puis, qu'a-t-il à perdre? Il peut tenter sa chance, et s'il s'avère que monter sur une scène ne lui convient pas, il pourra toujours faire demi-tour. » Elle haussa une épaule, comme si cela relevait d'une logique à laquelle elle adhérait totalement. « Tu devrais tenter ta chance Peter, tu as l'air d'en avoir sincèrement envie... » Elle ne s'était pas vraiment rendue compte qu'elle parlait désormais directement à lui, et non plus à son ami; c'était venu plutôt naturellement. « Je pense que ça vaut vraiment le coup... surtout si on essaie d'exploiter ton talent! Profites-en, je suis certaine que tu ne le regretteras pas. »
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MessageSujet: Re: 02. Cookies can solve anything   Ven 20 Déc - 23:16


Peter ne parlait jamais de lui. Jamais. En vingt neuf ans d'existence, il ne s'était jamais véritablement confié, ni même rebellé ou même énervé ou même manifesté son mécontentement ou même son pessimiste de quelque façon que ce soit. Non, Peter Grayson était poli et souriant, voilà l'image que tous ses camarades de lycée et d'université avait retenu, un élève modèle, un gentleman quand il le fallait, bref... Parfait. Cependant, car oui, dans le cas contraire, les choses auraient été beaucoup plus simples, il y avait une grande différence entre l'image que Peter arrivait à projeter au reste du monde et ce qu'il ressentait vraiment. Ce sourire naturel qu'il abordait dans toutes les situations était une expression des plus travaillées, seulement élaborée dans le but de cacher sa gêne et son malaise face... Eh bien face à l'inconnu seulement. Peter avait été prudent toute sa vie et la seule fois où il ne l'avait pas été, où il avait écouté son coeur, Summer avait fini par voir le jour. Non pas qu'il regrettait quoi que ce soit mais ... Peter était tout de même un être humain avant tout et bien entendu, il s'était déjà demandé ce que sa vie aurait été sans Summer. Bien différente il le savait et c'était le genre de vie dont il n'aurait pas voulu, après tout, c'était lui qui avait choisi son prénom et il l'avait choisi pour une raison bien précise. Tant pis si dans le fond ce n'était pas le bon moment pour être père, tant pis s'il était terrifié à l'idée de tenir ce petit être si fragile dans ses bras, tant pis... Elle serait sa nouvelle raison de se lever le matin en plus de son diplôme et il ferait absolument tout pour veiller sur elle et faire en sorte qu'il y ait un sourire sur son visage, elle serait son rayon de soleil personnel, sa petite Summer.
Mais là encore, devenir père et rentrer dans une chorale était deux choses absolument et totalement différentes. Certes, Peter ne s'était pas senti capable de relever le premier défi et il le faisait pourtant tous les jours désormais, mais non... pas la même chose. Là il s'agissait de dire adieu à toutes ces années de timidité et de maladresse. D'un seul coup.

Il écoutait Emma avec toujours ce sourire aux lèvres, tentant de trouver quelque chose auquel il pouvait se raccrocher dans ses paroles. Il avait l'air d'en avoir envie? Très certainement, jouer du piano était quelque chose qu'il adorait faire et chanter était un très bon moyen d'oublier ses problèmes, voilà pourquoi il connaissait par coeur tous les répertoires de ses comédies musicales préférées. Là il pouvait jouer à être heureux, à être bien dans sa peau, à être quelqu'un d'autre simplement. Hors là, on ne lui demandait pas d'être quelqu'un d'autre, mais bien lui-même, tout simplement lui-même alors qu'il chantait. C'était... Terrifiant. "Tu sais ... Le changement, ce n'est pas toujours une bonne chose." conclut alors Peter, défaitiste au possible. Pas de doute que si Summer l'entendait là tout de suite, elle lui demanderait de se pencher pour pouvoir lui donner une légère tape à l'arrière du crâne et oui, la petite fille l'avait déjà fait et ce à plusieurs reprises. Il poussa un soupir et se passa les deux mains sur le visage, quelque part reconnaissant de cette obscurité soudaine. Il finit par écarter les doigts pour regarder Emma, sa voix plus faible que jamais tandis qu'il reprenait la parole. "Je dis ça pour tenter de minimiser la situation mais le grand changement de ma vie, ça devait juste être emménager à Lima à la base, c'est déjà beaucoup pour moi crois moi."Peter ne mentait même pas, il essayait, vraiment, lentement, sûrement, à son rythme, mais dans des limites qui ne le terrifiaient pas. "Je crois que... Si je devais être très honnête, et je le fais parce que je sais que rien ne sortira de ce bureau, je crois que j'ai... peur tout simplement. Peur de ce que pourrait penser les autres. Je sais que c'est complètement stupide et infondé mais je veux dire...C'est évident, non?"

Les mains du blond quittèrent son visage pour venir se reposer sur ses jambes et il décida de tout simplement dire ce qu'il avait sur le coeur. "Je ne suis pas le type le plus intéressant du monde, je suis maladroit, il suffit que je rentre dans une pièce pour que les objets trouve le sol, je n'ai même pas des hobbies normaux, moi j'aime regarder des comédies musicales ou lire des revues scientifiques ou tenter de dessiner avec ma fille." Il était tout simplement banal et ordinaire, pas de quoi faire un bon élément pour une quelconque chorale ou même pour faire des choses extraordinaires, il y avait les gens qui brillaient sous les feux des projecteurs et... Il y avait Peter. Si sa vie avait véritablement été une comédie musicale, il n'aurait même été le héro ou même le meilleur ami du héro, juste un simple figurant. "Je crois tout simplement que ce très cher Wyatt se trompe à mon sujet." termina amèrement Peter en haussant les épaules.
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MessageSujet: Re: 02. Cookies can solve anything   Lun 30 Déc - 14:42

Se confier n'avait rien d'évident. Il y avait quelque chose d'assez malsain dans le fait de se dévoiler, quelque chose d'assez malsain dans le fait également de ne pas vouloir le faire. Emma avait souvent l'impression de se sentir plus fragile une fois qu'elle s'était confiée, comme si chaque syllabe formant un mot -ou des maux- qui la concernaient était une arme qu'elle délivrait volontairement à son interlocuteur. Une arme contre sa personne, une arme qui ne pourrait servir qu'à la blesser elle, exclusivement. C'était aussi le meilleur moyen pour devenir ce qu'on n'était pas: en effet, l'enfer étant les autres, il existait une tendance humaine quasi naturelle à conforter l'opinion d'autrui en se conformant à celle-ci. C'était en partie ce que montrait l'expérience de Zimbardo à Stanford. Expérience qui avait toujours fasciné et terrorisé Emma en même temps. Le chercheur avait remarqué combien les gens se conformaient à ce que l'on attendait d'eux: ils identifiaient le rôle qu'ils avaient (qu'on leur attribuait), puis s'identifiaient à ce rôle en en déterminant leur perception, et passaient ce que Zimbardo appelait un "contrat psychologique": pour assurer son intégration, l'individu se comportait de manière conforme à ce que l'on peut attendre de son rôle. Si le contexte de l'expérience était assez différent, en apparences, de nos situations quotidiennes, Emma croyait dur comme fer en ce fait que nous étions chaque jour soumis à des étiquettes qu'on nous collait sans retour possible et que, mieux encore, on s'appliquait à faire penser aux autres qu'ils avaient eu raison de nous coller cette étiquette précise. Miss Pillsbury était une toquée. Elle le resterait toute sa vie parce que la perception des autres l'empêchait d'être différemment: « je reconnais que je suis comme autrui me voit », disait Sartre. Si elle avait pu cacher le fait qu'elle avait été mentalement malade (selon encore une fois les étiquettes tabous de son beau pays), Emma aurait certainement pu bénéficier d'une plus grande liberté dans la définition de sa personne. Elle n'aurait certainement pas dit à sa psychologue que ses TOCs faisaient partie d'elle. Elle n'aurait certainement pas pensé qu'il était dangereux de les perdre. Elle n'aurait pas eu peur de s'en débarrasser par crainte de ne se débarrasser de sa personnalité dans la foulée.

Le simple fait donc de passer la porte de son association pour venir lui parler conférait à chacune des personnes qui le faisait du point de vue d'Emma un courage qu'elle admirait, précisément parce qu'elle savait combien il était difficile d'en faire preuve. Il restait maintenant à la conseillère le devoir de faire comprendre à Peter ce qu'était, pour lui, la bonne décision. Mister Grayson partait plutôt défaitiste, clamant que le changement n'était pas toujours bon: Emma voulait bien le concevoir, elle-même terrorisée à l'idée de devoir changer quelques unes de ses habitudes, persuadée qu'elle vivrait toujours dans le même appartement, qu'elle ne changerait jamais de bureau -ni même sa disposition-, qu'elle travaillerait toujours au même endroit. Même en fin d'année quand une promotion d'élèves prenait son envol, elle craignait le futur: et si les prochains n'étaient pas si gentils? et s'ils étaient différents? Pourtant chaque année elle s'attachait à nouveau à certains des lycéens, comprenant que le différent avait beau être effrayant, il n'était pas nécessairement "moins bien" que ce qu'elle avait connu jusque là. Peter aussi devait avoir des exemples -et contre-exemples, la rouquine n'en doutait pas. « C'est certain, ce n'est pas toujours une bonne chose... mais ça peut l'être. » Si son discours un peu démagogue n'allait en rien éclairer sa lanterne, Emma se faisait un point d'honneur à lui faire comprendre ce qu'elle voulait dire. « Quand Summer est arrivée dans ta vie, ça a dû être un chamboulement total... Tu as certainement dû paniquer, au moins quelques instants, à l'idée de tout ce que l'arrivée d'une petite fille allait changer pour toi. » Elle ne savait pas vraiment comment il avait réagi, étant donné qu'ils n'en avaient jamais vraiment parlé, mais elle estimait ses conjonctures relativement probables. Quelque part, elle se reconnaissait assez dans beaucoup des réactions du jeune homme; et de ce qu'elle avait pu entendre, il aurait eu des raisons de paniquer en apprenant qu'il allait devenir père. « Pourtant je suis certaine aussi que maintenant tu n'imagines pas ta vie sans elle... » C'était probablement le plus grand changement que l'on pouvait connaître dans une vie, surtout lorsqu'on considérait également les tonnes de petites révolutions internes qu'il engendrait: parfois un nouveau logement, un nouveau travail, en tout cas un nouveau rythme quotidien, de nouvelles occupations et préoccupations... Peter l'avait vécu: il ne pouvait nier qu'un changement, même terrifiant, pouvait apporter beaucoup de bonheur. Cela dit, le fait de rejoindre une chorale n'avait rien de très comparable au fait d'avoir un enfant, à cela près qu'intrinsèquement, ces deux notions présentaient un engagement certain et un changement conséquent dans la vie de celui qui en faisait l'expérience.

La voix de Peter se fit faible lorsqu'il développa, comme par peur de n'être entendu. Emma excellant elle-même dans ce domaine, elle ne dut que légèrement tendre l'oreille pour pouvoir parvenir à l'écouter convenablement. Elle acquiesça d'abord, comprenant combien ce déménagement avait dû être difficile pour le jeune homme. La conseillère lui offrit un sourire bienveillant en l'entendant commencer à se confier plus librement, songeant qu'il pouvait lui faire confiance -il avait raison. Elle voulut lui répondre qu'il n'avait pas à s'inquiéter du regard des autres, mais en le voyant gesticuler sur sa chaise, Emma se retint, pensant qu'il avait encore des choses à lui dire -et elle ne voulait pas le couper en si bonne voie. La rouquine ne put s'empêcher de se sentir relativement triste en entendant ce que lui disait Peter: il se sous-estimait sincèrement, se dénigrait, presque. Or il était quelqu'un de gentil, posé, intelligent et bienveillant: des qualités qu'Emma peinait parfois à trouver chez d'autres individus. « Et qu'est-ce que tu qualifierais de hobbies "normaux"? » Demanda-t-elle un sourire aux lèvres, non pas tant pour avoir une réponse que pour lui faire comprendre qu'un hobbie -légal, et moral, il s'entend- était intrinsèquement doté d'un caractère normal. D'ailleurs, de tout ce qu'il énumérait, elle trouvait ses centres d'intérêts tout à fait louables. Ils l'auraient été, fût-il collectionneurs de timbres. « D'ailleurs si je ne m'abuse, aimer regarder les comédies musicales est un bon point pour faire partie d'une chorale... » Ajoutant un clin d’œil convaincu à sa déclaration, miss Pillsbury entreprit de le rassurer. « Les gens ne te jugeront pas si tu fais ce que tu aimes, Peter. Si tu as envie de rejoindre cette chorale -et si en plus il s'avère que tu as du talent- n'hésite pas! Tu as des tonnes de qualités, même si tu sembles ne pas les voir, je t'assure. Une chorale aurait de la chance de t'avoir. » Emma pensait sincèrement ce qu'elle disait. Il aurait probablement du mal à imposer ses idées, mais l'ambiance générale n'était pas -lui semblait-il- à la domination hiérarchique. De fait, pour peu qu'il en parle à droite à gauche en petit comité à des gens avec qui il se sentait plus à l'aise, mister Grayson pourrait certainement apporter sa touche créative de passionné de comédies musicales tout en faisant don de ses capacités vocales.

Alors qu'elle souriait toujours, Emma fut intriguée par la dernière phrase que Peter marmonna: en effet, elle plissa légèrement les yeux en croyant entendre le prénom de son frère... Alors c'était lui qui voulait le recruter? Il s'agissait peut-être d'un autre Wyatt, mais Emma avait déjà fait des recherches à ce sujet lorsqu'elle avait prié pour que Grace lui parle d'une autre habitant de Lima roux portant le même prénom que son petit frère: niet, nada. Il était le seul. Aussi se redressa-t-elle sur sa chaise, écarquillant les yeux. « Wyatt, tu dis? » Elle s'éclaircit la gorge, persuadée en vérité que Peter était au courant du lien de parenté qui les unissait. « Wyatt, comme dans... Wyatt Pillsbury, n'est-ce pas? » Oubliant presque que sur la porte de son bureau trônaient fièrement -et uniquement- les lettres "Emma P. Schuester" par manque de place, la conseillère pensait que s'il n'avait pas été au courant avant, Peter saurait désormais que Wyatt était son frère... manqué. « C'est lui qui veut te recruter? Il se trompe rarement, tu sais... » Elle ne l'aurait probablement pas avoué lorsqu'ils étaient plus jeunes, persuadée qu'il avait une dent contre elle, mais désormais elle devait admettre qu'elle était assez fière de dire qu'il était son petit frère. Il était devenu un homme bien. « Mais... comment l'as-tu rencontré? Il t'a entendu chanté et a voulu te convaincre de rejoindre les Awesome Voices? » Elle ne voulait peut-être pas le savoir... mais ça, elle l'ignorait.
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MessageSujet: Re: 02. Cookies can solve anything   Sam 18 Jan - 1:28

« Ma vie serait tout simplement impossible sans Summer. » avait répondu automatiquement Peter à la réflexion d’Emma, sans même sourciller ou même y repenser à deux fois. Il ne se voyait tout simplement pas vivre sans elle, elle était donc un accident qui s’était transformé en... bénédiction. Oui, c’était certainement le mot. Et Emma ne se rendait même pas compte à quel point sa vie avait effectivement changé quand il avait su qu’il allait être père. Tout avait changé au final. Il n’avait parlé à personne des circonstances de la naissance de Summer, en fin de compte, seul ses parents, la mère de Summer et lui étaient connaissaient toute l’histoire. La petite ignorait tout du passé sordide de sa mère ou même où cette dernière se trouvait à l’heure actuelle, elle avait bien compris par le silence de Peter, que la vérité était bien trop grave. Le médecin ne savait tout simplement pas quoi dire à sa fille, il ne pouvait pas lui mentir, non, il ne mentait jamais à Summer, mais il ne pouvait pas non plus lui confier que Carolyn, sa génitrice, se trouvait en prison. Alors il avait choisi de se taire, et elle avait compris, elle avait pris son père dans ses bras et depuis, les deux Grayson n’en avaient plus jamais reparlé. Ce qui n’était pas une bonne chose pour Peter qui savait que tôt ou tard, il finirait par le regretter. Ce serait probablement son seul regret, mais pas Summer, jamais Summer. À l’époque il n’avait que 21 ans lorsque la nouvelle était tombée, il avait d’abord été choqué, surpris et ensuite il avait eu peur, terriblement peur. Ce n’était pas une responsabilité qu’il se sentait prêt à assumer. Pour lui, l’équation était simple : faculté de médecine, diplôme, boulot, il ne voyait pas femme à son bras et encore moins d’enfant. Il avait été obligé de faire des concessions, d’avouer la vérité, avec un air plus qu’honteux sur le visage, à ses parents. Et il avait sourit pour tout, les échographies, les rendez vous chez le médecin, les cours de préparation à l’accouchement, il avait lu tous les bouquins, avait continué ses études à côté et il avait même pris un boulot le soir, histoire de mettre un peu d’argent de côté. Des sacrifices, il en avait fait, il avait été en permanence éreinté, fatigué, à deux doigts de craquer et pourtant, tout avait enfin pris un sens quand on lui avait tendu sa fille le jour de l’accouchement.

Il avait les mains tremblantes, Peter se souvenait avoir dit au médecin de ne surtout pas lui donner le nouveau-né, et s’il la faisait tomber hein ? Mais non, il avait juste sourit car elle était tellement petite dans ses bras... Et qu’il l’aimait déjà, comment ne pas faire autrement, c’était sa fille et c’était lui qui devait la protéger. Le reste, franchement, ça n’avait absolument aucune importance. Donc oui, Summer était bien la preuve qu’un peu de changement était une bonne chose au final. Mais c’était le seul exemple positif qu’avait Peter. La petite méritait certainement mieux, un père normal, une mère normale, une véritable famille. Certainement pas Peter. « Je ne sais pas moi... regarder le superball, boire de la bière, ce genre de choses. » marmonna le neurologue dans sa barbe inexistante, sachant bien que ce qu’il disait n’avait aucun sens. Il se morfondait sur lui-même et il détestait cela, en plus, il en était certain, il faisait perdre son temps à Emma qui était trop polie pour l’admettre et il se détestait d’autant plus... C’était un véritable cercle vicieux et pour autant Peter n’avait pas la force de se lever. Après beaucoup de silence et trop de sourires, il avait beaucoup de choses sur le cœur. Au moins se disait le médecin, il y avait une rouquine dans cette ville qui avait au moins le courage de l’écouter. Pas comme ce Wyatt qui avait prétendu qu’il se servait de Summer comme d’une excuse pour se tourner les pouces. Ce qui était complètement faux, et ses pouces allaient très bien au passage. Emma avait déjà entendu parler du dit Wyatt visiblement, avait-il fait d’autres victimes en ville ? Si la réponse était positive, Peter ne serait pas surpris. « Oui... Je crois que c’est comme ça qu’il s’appelle. Grand, roux, il est gynécologue à l’hôpital de la ville, c’est impossible de le manquer, il ne passe pas inaperçu, je suis certain que tu as déjà dû le croiser une ou deux fois. » dit-il en étant le moins désagréable possible. Ce qui était risible en soit car Peter n’était jamais, ô grand jamais, désagréable. Il poussa un soupir, oui parler du roux était fatiguant, se cachant le visage avec ses deux mains, il écarta ses doigts pour fixer Emma. (Peter Grayson... dix ans d’âge mental, et oui, il était neurologue.)

« Recruter n’est pas le bon mot non... Je crois qu’il s’est mis en tête que c’était sa mission sur terre de me faire intégrer les Awesome Voices. » Là encore, Peter essayait d’être sarcastique et il aurait dû arrêter tout de suite car l’exercice ne lui réussissait pas. Non, Peter c’était celui qui souriait et qui disait toujours oui et amen à tout pas vrai ? Un jour, il arriverait à dire tout haut ce qu’il pensait tout bas... Un jour. « Ce qui est complètement faux... Et puis j’ai craqué un peu. » Pourquoi s’arrêter maintenant dans les confidences, hmm ? Et puis il faisait confiance à Emma et il savait très bien qu’elle faisait preuve d’un professionnalisme et ce que ce soit avec lui ou une autre personne qui comme Peter s’égarerait dans les locaux de la LPA. « On est parti boire un verre et les choses ont légèrement dérapés. » Pourquoi est-ce que Peter chuchotait ? Bonne question, peut être parce qu’il craignait que Summer soit derrière la porte en train de les espionner ? C’était bien le genre de sa fille qui ne reculait devant rien pour s’assurer que son père allait bien. Peter se rapprocha, posant ses coudes sur le bureau d’Emma, sa tête posée sur ses mains, et il avoua alors, toujours en chuchotant : « J’ai eu le droit à ma première gueule de bois et le pire c’est que je ne me souviens pas de tout... » Il hocha même la tête pour lui faire comprendre toute la gravité de la situation, pas de doute Wyatt était à éviter.
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MessageSujet: Re: 02. Cookies can solve anything   Sam 15 Fév - 18:12

Un sourire attendri s'empara des lèvres de Emma lorsque le jeune père confia que sa vie serait impossible sans Summer, et ce sans avoir besoin d'un centième de seconde de réflexion. La rouquine le comprenait tout à fait et penser à sa propre fille devait encore renforcer son empathie et son regard bienveillant. Bien entendu, leurs situations étaient bien différentes -et encore, Emma était loin de se douter à quel point elles l'étaient. Si la fille de Peter était arrivée un peu trop tôt a priori pour ses parents, qui aujourd'hui d'ailleurs n'étaient plus ensemble, Emily était née alors que ses parents savaient qu'elle naîtrait un jour, quoi qu'elle n'était pas non plus tout à fait attendue si tôt. En tout cas, mister Grayson reconnaissait de fait que les changements, si effrayants soient-ils, pouvaient constituer une expérience réellement enrichissante et même dans certains cas apporter le plus grand bonheur qui soit.

Peter manquait terriblement de confiance en lui, c'était même évident pour Emma -c'était dire. Pourtant il était doté de nombreuses qualités et était notamment autant un parent dévoué qu'un adulte certainement bourré de talent. La rouquine en voulait pour preuve que quelqu'un voulait effectivement exploiter ses capacités de chanteur; pour le faire arriver à la conclusion qu'il avait les hobbies adéquats pour rejoindre une chorale, la conseillère d'orientation essaya de comprendre sa conception exacte du choriste parfait. Elle ne put s'empêcher de grimacer en pensant au superbowl et à la bière: elle doutait sincèrement que s'affaler sur un canapé était une bonne chose pour des personnes qui devaient danser. D'ailleurs dans son tableau d'un homme peu soigné nonchalamment installé sur un fauteuil à l'odeur douteuse, Emma ne pouvait s'empêcher de rajouter un paquet de chips qui laisseraient des tonnes de miettes de partout. En réalisant que ses traits étaient crispés dans l'inquiétude, la jeune femme tenta de se reprendre. « Je persiste à croire qu'il vaut mieux regarder des comédies musicales. » Acquiesça-t-elle d'un air un tantinet amusé.

Tout allait bientôt devenir plus compliqué cependant. Jusque là persuadée que Peter savait très bien qui était Wyatt Pillsbury, Emma fut forcée de réaliser que ce n'était pas le cas lorsqu'il prit la peine de le décrire de sorte qu'elle voit de qui il parlait. La rouquine eut d'ailleurs un certain temps de réaction, tentant de comprendre pourquoi justement mister Grayson s’évertuait à donner tant de détails sur Wyatt... tant et si bien qu'elle ne corrigea pas tout de suite Peter. Elle s'apprêtait à le faire en comprenant le malentendu qui s'instaurait peu à peu, mais déjà son interlocuteur soupirait avec peine. Elle se contenta donc d'écouter ce qu'il disait, ne voulant pas interrompre le jeune homme dans son récit étant donné qu'il lui avait été difficile d'en arriver à le formuler. Après tout, s'il ne savait que Wyatt était son petit frère que quelques minutes pus tard, ce n'était pas un drame, non? Il y avait assez peu de chances pour que ses prochaines paroles contiennent quelque chose de terriblement compromettant que Emma n'aurait pas dû savoir sur son cadet. Définitivement, elle ne croyait pas à cette théorie. Au contraire, en entendant qu'il s'était fixé pour mission de l'intégrer à la chorale, elle ne put s'empêcher de songer qu'il avait eu là une fière idée.
Ce qu'elle avait moins anticipé, en revanche, ce fut le fait qu'ils aient partagé quelques verres de trop. Surtout Peter. « Oh, je... » elle ne pouvait pas vraiment le juger; elle-même s'était toujours pensée incapable de boire plus d'un verre d'alcool, mais elle s'était surprise à se retrouver un jour éméchée au point de s'enfermer dans un placard en compagnie de Ecaterina Robertson... le tout alors qu'elle était supposée surveiller Emily. Elle s'en voulait encore lorsqu'elle y repensait, quoi que sur le moment elle s'était amusée. Chassant cette image irresponsable d'elle-même de son esprit, Emma se concentra sur l'expérience de Peter... il avait une sorte d'aigreur très relative dans le ton qui laissa la jeune femme perplexe. « En fait... Je connais bien ce Wyatt. Hm, très bien, en fait. Depuis que je suis toute petite. Depuis sa naissance à lui en fait. » Ne réussissant pas vraiment à mettre les formes sur ce qu'elle voulait dire, Emma agita ses mains dans tous les sens pour faire savoir qu'elle allait finir par être claire, même si elle ne l'était pas pour l'instant. « Tu... Tu as vu la petite pancarte devant mon bureau? Emma P. Schuester. » Souriant bêtement en prononçant son nom, la rouquine essaya d'enchaîner rapidement. « P... comme Pillsbury. Comme dans Emma Pillsbury. Et Wyatt Pillsbury. » Songeant qu'il risquait de penser qu'elle était doublement mariée, Emma fronça les sourcils et se força à ne laisser qu'une seconde entre ses deux phrases. « C'est mon petit frère. » Elle avait presque l'air désolée, affichant un petit sourire un peu contrarié de par le fait que mister Grayson ne semblait pas vraiment l'apprécier. « Je suis désolée qu'il soit responsable de ta première gueule de bois... de te... dévergonder. » Prononça-t-elle un peu hésitante, presque dans une question, n'étant pas très sûre de la définition exacte du mot. Elle savait juste que c'était quelque chose d'assez péjoratif qu'on lui avait souvent suggéré de faire -et qu'elle n'avait pas jugé bon de faire. « En revanche il a très bon goût en ce qui concerne la musique et les voix de talent. Tu n'en as peut-être pas vu le bon côté si tu... si tu as même du mal à te rappeler de ce qu'il s'est passé. Mais il est digne de confiance, c'est vrai. » Elle était convaincue, même si elle comprenait bien que Peter ne devait pas être de cet avis. Il serait probablement difficile de lui faire changer d'avis, mais madame Schuester était persuadée que ce serait une excellente chose pour lui: rejoindre une chorale lui apporterait certainement beaucoup plus que ce qu'il ne semblait vouloir le croire.
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MessageSujet: Re: 02. Cookies can solve anything   Dim 2 Mar - 22:26

Maintenant qu'il s'était confié, Peter se sentait un peu mieux. Légèrement, il avait toujours l'impression d'être un idiot fini, un débutant même et rien ne pourrait changer cela, pas même les sourires d'Emma. Il voyait bien qu'elle faisait de son mieux pour lui remonter le moral mais parfois cela ne fonctionnait juste pas et ce même avec toutes la bonne volonté du monde. Le moral de Peter Grayson était dans ses chaussettes et cette fois-ci, même les cookies et un peu de pep talk ne seraient pas suffisant. Au moins, il en avait parlé à quelqu'un, il ne se voyait pas vider son sac devant Summer, hors de question de traumatiser sa petite fille de huit ans à ce point là, déjà que parfois, Peter se disait qu'il lui en imposait beaucoup trop, parfois, elle se comportait plus comme une adolescente qu'une petite fille de son âge, ce qui pouvait être déroutant par moment. Et, une pensée que Peter n'arrivait pas à chasser de son esprit, il espérait qu'elle ne lui en voudrait pas en grandissant. Tout comme il espérait pouvoir chasser l'incident Pillsbury de sa mémoire, mais ce n'était pas aussi facile, surtout pour un individu comme lui qui avait une vie comment dire... vide. Il pouvait aisément raconter toute l'histoire de sa vie en seulement cinq minutes, avec environ trois de ses minutes consacrées à Summer... Non, plutôt quatre minutes et trente secondes en fait. Donc l'incident Wyatt était comme... une énorme bombe en fait. Okay, la métaphore était plus que foireuse mais il n'avait absolument rien à raconter concernant sa petite personne, il était Peter Grayson, les choses qui étaient intéressantes, amusantes ou même quelques peu excitantes, ne lui arrivaient jamais à lui. Comment ça excitante? Il voulait dire absolument atroce et abominable, non, il ne s'était pas du tout amusé lors de cette soirée avec Wyatt. Comment pouvait-il le savoir de toute façon vu qu'il ne se rappelait pas de tous les détails? Fort heureusement, la voix d'Emma vient le tirer de ses pensées, la rouquine le sauvant en quelque sorte, la blond pas encore prêt à tirer certaines conclusions. Il fronça les sourcils alors qu'Emma lui disait connaître Wyatt, et même très bien. Le neurologue avait-il trouvé une autre victime des frasques du gynécologue? Peut être qu'à ce rythme là, il pourrait former un club ou même un groupe de soutien, oui, Peter pourrait alors distribuer ses fameux cookies et remonter le moral de certaines personnes. Pas de doute que là, il ferait des heureux.

Bref, Emma, se concentrer sur Emma. Quand elle lui parla de la pancarte sur son bureau, il ne put s'empêcher de tourner la tête avant de contempler de nouveau la jeune femme, oui ce "P." devait sûrement être là pour son deuxième prénom, du genre Patricia ou... Pénélope... Pas vrai? C'était ce que le neurologue s'était toujours dit et ce n'était certainement pas lui, Peter, qui allait demander ce genre d'informations à Emma. Il ne s'attendait cependant pas à la vérité. Comment ça P comme Pillsbury. Mais non, Emma, tu divagues, c'est le nom de famille de Wyatt ça, se retint d'ajouter Peter, déjà prêt à rire.  "Ton petit frère..." répéta lentement Peter. Wow... Wow... Il avait besoin de s'asseoir. Oh attendez une seconde, il était déjà assis. Dieu merci. Mais... Mais oui, les cheveux roux, ce sourire, comment avait-il fait pour ne pas le voir? Les yeux de Peter s'ouvrirent grand comme des soucoupes tandis que le médecin fixait la conseillère d'orientation, son cerveau en veille et incapable de donner du sens au mot d'Emma. Mais il était un idiot, il aurait dû le voir avant... Bon, pour sa défense, il avait toujours détesté les cours de génétique à la fac, et il était neurologue. Est-ce que Wyatt avait parlé de lui à sa... -Peter eut un tremblement face au mot suivant- grande soeur? Est-ce qu'ils avaient bien rien face aux malheurs de Peter? Si oui pourquoi est-ce qu'Emma s'était montré compatissante, et pourquoi s'excusait-elle? Parce qu'elle n'était au courant de rien visiblement, oui, Peter pouvait le voir à présent, Wyatt renégat et rebelle du clan Pillsbury. Tout avait un sens à présent. "Mais je veux dire... Il est... Et tu es si..." murmurait déjà le médecin sans vraiment sans rendre compte. Il fixa Emma pendant une longue minute avant de se renfoncer dans son siège. "Hmmm." Il était à court de mot là tout de suite et il préféra croiser les bras sur sa poitrine, histoire de se donner un peu plus de contenance. "Pas la peine de t'excuser pour ça... Je veux dire c'est arrivé, donc..." Peter haussa les épaules, comme si cela n'avait pas vraiment d'importance. Hors il était un très mauvais menteur et un piètre acteur et n'importe qui aurait été en mesure de voir que même lui n'y croyait pas une seule seconde. Wyatt était digne de confiance. Hmm.. Okay. Emma venait de lui donner beaucoup à penser d'un seul coup.


"Hmm... Je vais devoir te croire sur parole pas vrai? Mais ça ne m'empêche d'être un peu... réticent. Je ne suis pas certain de pouvoir trouver ma place dans un groupe de parfaits inconnus qui soit dit en passant vont tous me juger sur ma façon de chanter qui est un exercice je pense qui devrait seulement être limité et réservé à ma salle de bain." Il haussa une nouvelle fois les épaules, les mots lui manquant cruellement. "But I mean... It's not like it's a big deal or anything." ajouta t-il sur le ton de la plaisanterie. Puis il fixa de nouveau Emma et ne put s'empêcher d'ajouter:  "... Ton frère vraiment?" avec une légère grimace sur le visage. Il finit sa phrase au moment où la porte du bureau d'Emma s'ouvrait de nouveau, Peter fut plus que content de voir Summer qui entra dans la pièce avec un saladier désormais vide et un sourire sur le visage.

"Je crois qu'ils ont vraiment apprécié les cookies, Papa."
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MessageSujet: Re: 02. Cookies can solve anything   Lun 21 Avr - 22:52

C'est peut-être avec une pointe de naïveté que Emma pensait qu'il lui suffirait de se montrer optimiste et bienveillante pour que Peter lui-même change sa vision de sa vie du tout au tout et finisse par réaliser combien il pouvait faire de grandes choses. Les grandes choses pouvaient commencer -la rouquine en était convaincu- par l'intégration d'une chorale. Elle ne s'attendait pas à le convaincre en un rien de temps, mais elle espérait à la vérité lui permettre d'entrevoir la possibilité éventuelle que ça ne se passe, de sorte qu'après réflexion mûrie de son côté il choisisse d'accepter l'offre qu'on lui faisait. Tout ça, c'était sans compter sur les méthodes douteuses de Wyatt pour convaincre son auditoire. Définitivement, les deux Pillsburys avaient des pratiques bien antagonistes, et alors que Emma essayait de prôner la voix de la raison et de la sagesse, son frère avait une toute autre approche de la chose, peut-être tout aussi efficace avec certaines personnes, mais peu recommandable aux yeux de la conseillère d'orientation: faire la bringue. Rire, boire, s'amuser pour convaincre plus facilement. Encore une fois, l'argument se tenait, mais la candeur certaine dont faisait encore preuve la jeune mère l'empêchait de penser cette pratique comme efficace... A fortiori si elle était utilisée pour Peter. Connaissant le jeune homme, il y avait fort à parier qu'il aurait du mal à penser qu'une proposition émanant d'un roux dévergondé pouvait être une bonne idée dans ces conditions. D'ailleurs Emma fut assez gênée de lui apprendre qu'il était son frère -elle fut néanmoins ravie de ne pouvoir le faire avant que mister Grayson ne le critique avec trop de virulence, ce qui l'aurait mis lui dans l'embarras. Or précisément, c'était ce que voulait éviter misses Schuester, elle qui souhaitait le mettre en confiance pour qu'il se sente libre de parler.

Apparemment surprit de la révélation, Peter ouvrit de grands yeux qui amusèrent autant qu'ils génèrent Emma. Elle afficha une petite mine désolée en l'entendant s'étonner de leur lien de parenté -s'il avait su. Depuis leur plus tendre enfance on avait remarqué leurs différences. Leurs parents, notamment, avaient su voir combien ils pensaient différemment. Ils avaient même jugé bon de faire savoir à Emma que son frère valait mieux qu'elle. Après tout, il n'avait pas de TOCs, lui. Ah ça non, il n'en avait pas; c'était même par sa faute que ceux de Emma étaient arrivés. Cela dit, si elle lui en avait tenu une rigueur incommensurable jusqu'à l'âge adulte, elle avait compris en grandissant que le problème venait surtout de ses parents, que c'était bien eux les fautifs et pas un petit garçon peut-être un peu fier de l'attention qu'on lui portait, mais qui au fond ne réagissait que comme il était logique qu'il le fasse dans un tel environnement. Aujourd'hui Emma était ravie et comblée de pouvoir affirmer avoir définitivement enterré toutes ces rancœurs passées et avoir retrouvé une complicité plus forte que jamais avec son petit frère. Ils étaient loin de se ressembler caractériellement, c'était certain, mais elle pouvait désormais dire qu'elle l'aimait comme ça, même si ça lui avait pris du temps de voir qu'il avait des qualités bien plus importantes que celles qu'elle pouvait lui prêter étant enfant. « Oui, nous sommes... plutôt différents. » Un petit sourire, un coup d’œil fuyant, et Emma avait l'impression de communiquer tout ce passé chargé en une réaction un peu mal contrôlée face à la gêne de Peter, qui déclenchait la sienne. Elle ne voulait seulement pas savoir ce qu'il entendait en laissant sa phrase en suspend, songeant qu'il n'était plus à l'ordre du jour de se comparer qualitativement à son cadet. Ils étaient ce qu'ils étaient, l'un comme l'autre, et s'acceptaient enfin comme tels aujourd'hui: c'était bien tout ce qui importait. Acquiesçant lorsqu'il suggéra qu'il n'avait d'autre choix que de lui faire confiance, Emma se tint un peu plus droite, un sourire fier et amusé aux lèvres. « Je sais que ce n'est pas évident, mais si ça peut te rassurer, je me trompe très rarement! » évitant de ne trop réfléchir au nombre de fois où elle s'était trompée dans sa vie pour ne pas 1) retirer ce qu'elle venait de dire 2) tomber en dépression, la rouquine reprit un ton plus décontracté. « C'est toujours comme ça quand on rencontre de nouvelles personnes; on se dit qu'on ne pourra jamais apprendre à vraiment les connaître et quelques années plus tard on ne se rappelle même plus comment était la vie sans elles! » Elle voulait pas là lui rappeler qu'il lui serait tout à fait possible de s'intégrer. D'ailleurs il serait en compagnie de personnes qui partageaient avec lui au moins la passion de la musique; c'était une très bonne méthode de rencontrer du monde, des personnes avec qui il pourrait probablement s'entendre et partager beaucoup de choses.

N'ayant le temps que d'acquiescer quand Peter s'étonna une nouvelle fois du lien génétique qui la liait à Wyatt, Emma vit la porte de son bureau s'ouvrir pour laisser entrer une petite Summer dont la simple manière de parler l'impressionnait encore. « Tu devrais réfléchir à tout ça, Peter. Je suis sûre que ce serait une bonne idée. » Souriant respectivement à mister Grayson puis à sa fille, la rouquine reporta une dernière fois son attention sur Peter. « En tout cas si tu as besoin d'en reparler -de ça ou de quoi que ce soit... cette porte te sera toujours ouverte! »
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