Choriste du mois


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 02. Battling Blondes

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MessageSujet: 02. Battling Blondes   Sam 9 Nov - 23:20

Il fallait qu’elle trouve Glenn. Et vite. C’était une question de vie ou de mort. De mode et de potins, certes, mais vitale. Il s’agissait de la robe de mariée d’Anna Preston après tout. Elle ne pouvait pas laisser un inconnu faire le travail. Elle avait beau lui en vouloir au point de songer sérieusement à aller l’étrangler à la soirée secrète des chorales dissoutes, il était hors de question que son anglaise préférée ressemble à une dinde en blanc tout droit sortie d’un épisode de My Big Fat Gipsy Wedding le jour maudit où elle abandonnerait le nom de Preston pour prendre celui du tatoué infernal qu’elle abhorrait le plus au monde. Si Dieu existait —et Madeleine, qui doutait déjà sérieusement de son existence, n’en était que plus sceptique après avoir entendu Timothy annoncer à une parfaite inconnue qu’il allait se marier— il laisserait au moins à la rousse la présence d’esprit de garder son nom. C’était une pratique courante à Lima. Emma Pillsbury-Schuester avait gardé son nom. Et euh... Il y avait bien un gamin avec un nom composé dans l’équipe de foot, la surveillante aurait pu le jurer sur la future tombe de sa mère. Cette décision ne lui appartenait pas, mais au moins, une chose était certaine, elle ne ressemblerait pas à la Princesse Béatrice dans sa tenue de demoiselle d’honneur. Et il allait de soi qu’elle serait demoiselle d’honneur. La décision ne lui appartenait peut-être pas non plus. Elle avait peut-être envie de tuer la mariée, le marié et le premier idiot qui oserait se mettre en travers de sa route dans le gymnase, mais elle saurait se montrer convaincante si jamais on lui refusait le privilège d’être au premier rang de la future cérémonie démentielle qu’elles allaient planifier avec Lexie. Même furieuse il ne fallait pas perdre de vue l’objectif premier d’un mariage : des vidéos compromettantes à diffuser, de l’alcool par litres et par personne, les lointains cousins canons invités pour l’occasion, ça suffisait à apaiser un peu la colère de cette découverte impromptue dans cette soirée infernale.

La surveillante songea un instant à son téléphone portable qu’elle avait rangé quelque part dans sa tenue sans plus savoir où, et à toutes les choses qu’elle devait encore dire à Lexie au sujet de la nouvelle fracassante qu’elle venait d’apprendre un peu par hasard. Sa messagerie allait sans doute exploser, mais il fallait bien qu’elle évacue toute la tension et la (grosse) pointe de colère qu’elle ressentait après avoir pris le fiancé en flagrant délit, et qui mieux que l’autre victime de cette vile tromperie ? Dire qu’ils préparaient le mariage en douce... Qu’ils ne le crient pas sur tous les toits, passe encore. Depuis le temps, la surveillante avait fini par vaguement cerner le fonctionnement dysfonctionnel de leur couple atypique et avait appris à garder ses commentaires pour elle. Mais de là à ne rien dire à sa propre sœur et sa meilleure amie (auto-proclamée) ?! C’était du pur délire. Et malheureusement, avec la quantité de punch suspect que la surveillante avait avalée pour éponger les tracas de l’incendie puis de la coupure de courant, c’était un drame d’envergure internationale et elle avait besoin du commissaire aux tenues de soirée.

Dans son esprit, Madeleine marchait à toute vitesse sur ses talons hauts à travers la salle vers un point bien identifié, là où elle avait vu le styliste pour la dernière fois. Dans les faits, elle ne faisait que rebondir d’une épaule à l’autre d’une démarche houleuse et sans but trahissant son ivresse. «Pousse-toi Skittles, j’ai une nouvelle de la prem...» S’écartant du lycéen inconnu dans lequel elle venait de buter en poussant de toutes ses forces, elle heurta de plein fouet une poitrine ferme dans un grognement. «Bordel. Et ils se mettent tous sur mon chemin en plus. C’est un complot. Ainsworth les a tous payés. Peuh, il est peut-être pas fauché après tout ce traitre...» marmonna-t-elle en tâchant de se remettre d’aplomb sans autre excuse. Comme la masse de muscles contre laquelle elle s’était échouée ne semblait pas disposée à dégager la ligne imaginaire du chemin qui la mènerait au styliste, Madeleine se remit à claironner : «Mais tu veux pas bouger de là gros tas, je cherche Glenn ! Tu m’entends ? Glenn !» La surveillante une fois bien plantée sur ses deux pieds se tourna enfin vers l’obstacle inamovible et se trouva nez-à-nez avec un costume qu’elle avait déjà malheureusement croisé à plusieurs reprise dans la soirée et jusqu’alors évité avec succès. Il ne manquait plus que lui.

«Mais c’est Monsieur le Justicier-Pompier-Brigade Anti-Drogue en personne !» s’exclama-t-elle en plaquant ses deux mains contre ses pectoraux beaucoup plus haut que la normale. Même avec ses dix centimètres de chaussure en plus, elle aurait dû lever les bras pour atteindre ses épaules. Seulement bien loin de la décourager, la carrure imposante du shérif de la ville semblait être pour elle une provocation à laquelle elle se devait de répondre. Il trouvait toujours le moyen de troubler sa paix intérieure. Au lycée, avec Glenn, en s’en prenant à sa très chère Vespa rose. Ce type était un monstre et il cachait bien son jeu derrière ses faux airs de nounours bienveillant. Oh elle l’avait déjà vu montrer ses petites quenottes blanches dans un sourire digne d’une pub Colgate après avoir aidé une vieille dame à traverser. Mais elle n’était pas dupe ! Elle l’avait vu en action ! Elle avait l’intime conviction qu’il cherchait secrètement à la torturer sans que personne ne se rende compte de son harcèlement moral et de ses flagrants abus de pouvoir. Jusqu’à présent elle avait traité ses petites manigances par le mépris, mais cette fois, elle ne se dégonflerait pas. Elle était remontée à bloc et elle allait lui faire mordre la poussière et enfin ouvrir les yeux de Glenn sur la véritable identité de son amourette de 2m40. «On n’a pas de scooter à mettre à la fourrière aujourd’hui ? Pas de droit à la vie privée à violer pour trouver des sachets magiques ?» La blonde croisa les bras sur sa poitrine, faisant finalement bouger son téléphone dans son soutien-gorge et lui rappelant qu’avant de croiser l’ogre du comté elle avait autre chose de pressant sur le feu... Mais quoi ?
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MessageSujet: Re: 02. Battling Blondes   Mer 13 Nov - 20:54

Warren Delacroix n'était pas un saint.

Comprenez qu'il n'était pas la personne la plus patiente du monde. Non, rectification, il ne savait même pas ce que le mot patience voulait dire, c'était juste quelque chose qui ne l'intéressait pas de près ni de loin. Mais, oui évidemment qu'il y avait un mais, ce soir il s'était dit qu'il pouvait mettre son égo de côté pendant quelques heures et faire semblant de sourire et jouer le petit ami parfait juste pour Glenn. Une belle erreur car le blond n'était pas le meilleur acteur du monde et ensuite, parce qu'il n'avait pas prévu le léger incident qui s'était produit près du buffet il y a quelques minutes de cela, ni la coupure de courant, ni... Tout quoi. Il n'avait pas prévu que les choses dégénèrent à ce point-là et tout ça commençait tout simplement à lui taper sur le système et il n'avait envie de faire qu'une seule chose, trouver Glenn et le persuader qu'ils feraient mieux de partir. Et oui, Warren pouvait être très persuasif et dès que Glenn était concerné, il avait des arguments très ... parlant. (Yes, taking off his shirt was on that list but... that was just a detail). Bref, quoi qu'il en soit, Warren pouvait sentir le peu de bonne volonté qu'il avait su avoir et conserver tout au long de la soirée s'effriter et tel qu'il se connaissait, la moindre petite chose, remarque ou autre, l'énerverait forcément. Alors autant ne pas tenter le diable, c'était peut être la nuit des morts mais le blond n'était pas du tout d'une humeur festive. Il aurait dû se tenir à son plan initial qui était de se déguiser en zombie et d'aller réclamer des bonbons et terroriser quelques passants au passage dans les rues de la ville. Mais non, non, il était là. Do it for Glenn, qu'il s'était répété tout au long de la semaine, mais ce n'était plus suffisant, partir semblait être la seule option restante. Il était donc parti à la recherche de son petit-ami, marchant et fendant la foule au son d'un rythme invisible, et au passage, maudissant absolument tout le monde et surtout le styliste qui semblait être impossible à repérer. And you would think being that tall would help? Not at all. Non, pas quand il devait éviter sa supérieur directe, qui venait de lui faire comprendre qu'elle comptait sur lui pour garder un oeil sur quelques personnes en particulier, alors que Warren songeait uniquement à son canapé très confortable qui l'attendait chez lui. Était-ce un motif suffisant pour rendre son insigne? Non. Mais pouvait-il le faire juste pour une seule soirée? Mince, il aurait dû demander, cela l'aurait tiré de quelques situations embarrassantes par le passé et même ce soir.

Et pourquoi ô pourquoi devait-il se retrouver nez à nez avec Madeleine Wild alors qu'il cherchait Glenn?
Pourquoi?

Il s'apprêtait à contourner la jeune femme, il n'avait même pas le temps de prétendre être un tant soit peu intéressé par la surveillante, mais, une très grosse erreur de sa part, elle le toucha, et tenta de le pousser. Warren ne bougea pas, même pas d'un micro millimètre, au lieu de quoi il baissa les yeux vers les pans de son costume, juste là où les mains de Wild venaient de se poser. "Ne me touche pas, compris?" murmura le policier en redressant la tête et en fixant la jeune femme. Il ne manqua pas de rouler des yeux face à sa question et quand il la vit croiser les bras, Warren comprit qu'il n'allait pas juste s'en tirer avec une remarque cinglante et un regard noir. Elle voulait faire ça maintenant? Devant tout le monde? Fucking perfect. Warren n'avait absolument rien à se reprocher contrairement à la jeune femme, que ce soit elle ou même Timothy, le blond était tout simplement persuadé qu'ils cachaient tout simplement quelque chose de louche. Et puis cette façon qu'elle avait toujours d'être sur la défensive quand il était dans les parages ou même sa sale manie de toujours faire pour le pousser à bout... C'était tout simplement insupportable. "Ma soirée... Hmmm? Mémorable. Juste tes bêtises à réparer comme d'habitude... Entre nous j'ai autre chose à faire de mes journées et pendant qu'on est sur le sujet: ta Vespa va bien?" Warren posait la question avec un sourire mauvais sur les lèvres, sourire qui disparut aussi rapidement qu'il était arrivé. Il fit un pas en avant, se plantant devant la jeune femme, la tête légèrement baissée pour pouvoir la regarder dans les yeux. "Un conseil Wild: ne me cherche pas. En fait non, ce n'est vraiment un conseil... C'est plutôt un avertissement, du genre très clair, que même toi tu es en mesure de comprendre."  

Fini de faire semblant, finir de prétendre que la présence de la blonde était quelque chose qu'il pouvait tolérer. Non, mais au moins, il lui offrait un semblant d'entente cordiale. Et tout ça pourquoi? À cause de Glenn bien entendu. Qu'on ne lui dise pas qu'il ne faisait pas des efforts après ça.  "Continuons de nous éviter pour le bien de tous et tout ira mieux dans le meilleur des mondes. Et avant que tu ne dises quoi que ce soit... Je sais déjà ce que tu t'apprêtes à répondre. Je suis le méchant dans toute cette histoire et toi tu n'es que la blanche colombe Madeleine je suis tellement parfaite pour être réelle Wilde." Warren avait essayé de dire ça sur le ton le moins condescendant et le moins sarcastique possible mais... Non, c'était quelque chose d'irréalisable, surtout ce soir, surtout à cette seconde précise où tout ce qu'il voulait faire c'était lui marcher dessus aussi bien métaphoriquement parlant que véritablement. Oui, cela lui aurait fait le plus grand bien, mais Warren n'était pas une brute épaisse qui agissait sans réfléchir et tout aurait été plus simple si Madeleine ouvrait simplement les yeux et réalisait qu'elle avait... tort tout simplement. "Que les choses soient claires, on a compris, tu ne m'aimes pas...  Mais je te rassure tout de suite Blondie, c'est réciproque. Alors on va s'épargner les faux semblants et tu vas t'écarter de mon chemin avant que je ne décide d'oublier les règles de la politesse. Et pour rendre les choses plus intéressantes: tu as trois secondes pour bouger." Il ne la préviendrait qu'une seule fois, une seule et unique fois et il espérait vraiment qu'elle saisirait cette chance. En fait non, qu'elle le provoque et qu'elle lui donne une raison valable de s'époumoner, et alors là, ce serait vraiment une bonne soirée.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: 02. Battling Blondes   Dim 1 Déc - 16:26

Depuis que le courant était revenu dans la salle, la musique avait repris à volume exagéré pour compenser la première partie de soirée animée dans le mauvais sens du terme. Show must go on et caetera, elle n’en avait pas attendu moins de la part du tyran Sylvester qui n’aurait jamais laissé un incident aussi mineur qu’un incendie ruiner sa petite fête. Rares avaient été ceux qui avaient réussi à l’identifier comme la source dudit incendie, mais bien évidemment Warren avait fait partie des privilégiés. Toutefois la surveillante avait réussi à échapper au policier la première fois, en profitant de l’obscurité pour laisser une lycéenne blonde qui s’était commodément trouvée là se faire engueuler à sa place tandis qu’elle glissait à quatre pattes dans sa petite robe années folles entre les jambes des badauds venus voir ce qui se passait du côté de la table des petits fours détrempée et un peu noircie. Elle avait depuis réussi à l’éviter coûte que coûte en tournant de manière stratégique autour du gymnase et faisant des arrêts fréquents au stand du punch qui avait définitivement été corsé à en croire son état d’ébriété actuel. Il semblait pourtant qu’elle avait épuisé son stock de chance et que son radar anti-Delacroix se soit mis en berne au moment où elle en aurait eu le plus besoin puisqu’elle devait trouver Glenn en toute hâte. Elle n’était plus certaine de savoir pourquoi maintenant que son train de pensées avait été interrompu par Thor sans son marteau mais avec une canne. Madeleine fronça le nez pour essayer de lire sur les lèvres du policier qui, pour une raison qui lui échappait totalement, jugeait que sa voix devait porter dans tout l’univers sans qu’il ait besoin de hausser le ton. Est-ce qu’il avait dit “ne touche pas ma coquille” ? Pourquoi diable voudrait-il partager avec elle ce genre de détails sur ce qu’il devait mettre dans ses sous-vêtements pour gonfler son ego et tromper Glenn sur la marchandise ? Les yeux de la blonde tombèrent immédiatement sur ses deux mains placées bien trop haut pour toucher une coquille telle qu’elle les connaissait, à moins que sa poitrine aussi soit moulée dans le plastique pour faire effet muscles... Quoi qu’il en soit, elle n’avait aucune envie de palper du pectoral synthétique, surtout pas sur la poitrine du Vengeur Blond au service de la justice corrompue et de la mairesse totalitaire.

Oh ce sourire satisfait qu’il arborait. Un frisson courut le long de l’échine de la photographe qui dut réprimer l’envie d’aller vérifier que son scooter était toujours garé à l’entrée pour camper sur ses positions qui ne vacillait plus malgré le buzz de l’alcool. S’il avait été si occupé que ça à remettre de l’ordre dans le chaos qu’elle avait engendré, il n’avait sûrement pas eu le temps lancer un appel au premier flic véreux dans le secteur pour qu’il fasse enlever sa précieuse monture. Franchement, il n’y avait pas besoin d’exagérer. À l’entendre tout était toujours de sa faute. De qui se moquait-il, pauvre bébé ? Madeleine Wild était une citoyenne exemplaire. Ou presque. Enfin, elle n’avait pas pour habitude de mettre la ville à feu et à sang, et n’achetait même pas de drogue, profitant de gamins naïfs qui laissaient la leur au lycée pour ne pas se faire prendre par Papa-Maman. Si quelqu’un lui donnait du fil à retordre ce n’était clairement pas elle. La surveillante n’avait été que la porte-parole des élèves du lycée en lui interdisant l’accès aux casiers pour une fouille en règles visant à mettre au jour la consommation de stupéfiants à McKinley. Timothy et elle n’avaient fait que ce qui leur avait semblé le plus juste pour tout le monde. Pas la peine de jouer les martyrs en criant à l’entrave à la justice. Mais Warren perdit finalement ce sourire mesquin qui lui donnait envie d’arracher ses dents trop blanches et se décida à faire tomber le masque du bon samaritain victime de la vilaine surveillante. Il avait décidé de la sous-estimer en la prenant pour une idiote impotente, grand bien lui fasse, il s’en mordrait les doigts. Ses menaces ce n’était que du vent, que comptait-il faire au milieu d’un gymnase remplis de gamins où sa chef rôdait comme un vautour ? En bon Monsieur Justice il ne pouvait pas s’en prendre à une femme qui faisait la moitié de son poids sans perdre son poste pas vrai ? De toute façon, même avec un tel volume sonore Madeleine était à peu près certaine de pouvoir pousser un cri suffisamment suraigu pour attirer l’attention de toute l’assemblée à la première esquisse de main levée dans sa direction.

Chaque mot plein de rancœur qu’il lui adressait était une pique de plus qu’il allait payer. Glenn ou pas, elle n’allait pas se laisser insulter par la grande courge sans piper mot. Personne ne lui disait quoi faire. Il s’imaginait peut-être que parce qu’il était un cousin éloigné de Gulliver au pays des Lilliputiens tout le monde allait se plier à sa volonté. Grave, grave erreur. Et c’était lui qui s’était mis sur son chemin, ce n’était pas à elle de bouger. La blonde ne put retenir un pouffement de rire face à son ultimatum et s’éventa avec sa main dans un geste dramatique qui rappelait malgré tout à son bon souvenir qu’elle avait les joues en feu à cause de tout ce punch. «Trois secondes ? C’est tout ? Je ne suis pas sûre d’être à la hauteur de ce défi, Blondie Il avait beau jeu de se moquer de ses mèches platines quand il avait la même coupe que Paris Hilton, un peu plus poilu mais à peine moins mis en pli. «Tu crois que tu me fais peur Ken ? Tuuuuu teeeeee trooooompes.» musa-t-elle d’une voix chantante. «T’es persuadé que tu vaux mieux que tout le monde derrière tes coquilles de poitrine et ton flingue hein ? Peuh. Laissez-moi rire.» Reposant ses mains contre sa poitrine, la surveillante poussa cette fois de toute ses forces pour un résultat minimum qui ne fit que la frustrer plus avant et elle planta fermement ses ongles dans sa chemise dans l’espoir de le griffer au travers du tissu. «Je ne sais vraiiiiment pas ce que Glenn te trouve. Parce qu’en plus du reste t’es même pas un gentleman. Les règles de la politesse féminino-masculino-flicale c’est vire de mon chemin et va retrouver ta patronne pour récupérer ton pot de vin du soir pour avoir sauvé son petit bal.» Malgré son ivresse, Madeleine se rendait bien compte qu'elle n'avait pas l'avantage dans ce petit combat verbal. Ou dans un combat physique. Or elle ne voulait pas avoir l'air de s'incliner simplement parce qu'elle était trop étourdie pour trouver une insulte correcte. Au comble de la maturité, la surveillante força donc ses lèvres en un large sourire dévoilant ses dents avant de lever une main vers les cheveux du policier pour en tirer violemment une poignée avant de se mettre à hurler de manière stridente en reculant de quelques pas avant de heurter un lycéen qui s’évertuait à danser, ignorant la tension palpable dans son dos. «Au secouuuuuurs ! À l’agressioooooon !»
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MessageSujet: Re: 02. Battling Blondes   Ven 6 Déc - 13:26

Lors qu'elle le poussa une nouvelle fois, ou du moins tenta (non mais sérieusement... est-ce qu'elle pensait véritablement y arriver?), Warren vit rouge. Littéralement. Il en avait marre. Tout simplement. Il était à bout, physiquement, émotionnellement et le peu de bon sens qu'il aurait pu avoir un jour venait de disparaître là, devant Madeleine Wild. Il n'était pas son punching ball personnel ni son défouloir, si la jeune femme avait des soucis, qu'elle aille les régler ailleurs et qu'elle laisse Warren tranquille. Qu'elle l'insulte passe encore, qu'elle critique son boulot ou même son physique... Okay. Il laissait même glisser le sous entendu sur sa relation avec Glenn parce que dans le fond Wild n'était qu'une abrutie finie et elle ne comprenait vraiment pas ce que Glenn représentait pour Warren. Non, s'il se moquait du styliste, si leur relation n'avait pas la moindre importance comme la jeune femme en face de lui semblait le prétendre, il ne serait pas là, à se disputer avec elle dans son costume trois pièces qui lui donnait l'air de sortir d'un film d'action mais... en noir et blanc s'il vous plaît. Ce n'était vraiment pas une bonne soirée et ils pouvaient prétendre tant qu'ils le voulaient, c'était définitivement le présent. Ce qui prouvait bien que Warren avait la poisse, il ne pouvait même pas avoir ne serait-ce que quelques heures de répit. Non, il fallait que son petit ami soit proche de la seule personne qu'il ne pouvait pas supporter dans Lima. Même Ainsworth aurait fait l'affaire, il aurait lancé une réplique cinglante à la figure de Warren, histoire de le rabaisser, lui demander s'il n'avait pas d'autres faux suspects à attraper et autres affaires foireuses à mener et il serait parti avec un petit sourire satisfait. Avec Wild c'était physique, c'était personnel et Warren ne comptait pas reculer ni même courber l'échine en premier. Soit elle dégageait soit... Soit il ne répondrait plus de lui. Okay il avait toujours une arme sur lui, son Deringer argenté (un cadeau de son grand frère pour sa promotion... ) bien logé contre sa cheville et que personne ne pouvait voir... Mais tout de même, c'était légèrement excessif. Et Warren n'avait but qu'un verre de punch mixé à de la tequila, pas assez pour être bourré mais... wow. Attendez, c'était pour sa que Madeleine-j'ai-une-moto-rose-et-je-suis-blonde-donc-regardez-moi-je-suis-une-barbie-des-temps-moderne Wild était sur son dos comme ça?  Ça expliquait beaucoup...

Oh non. Warren laissa échapper une intonation, à mi-chemin entre le soupir exaspéré et le grognement alors que la jeune femme se rapprocha encore, lui tirant les cheveux. Oh non. Oh que non... Il regarda dépité quelques unes des ses mèches blondes dans le poing serré de la blonde, faisant abstraction du cri de cette dernière et du lycéen dépité qui promenait son regard entre la surveillante qu'il avait l'habitude de voir dans les couloirs et le shérif de la ville dont la hauteur faisait qu'il était souvent reconnu en ville, comme s'il s'agissait d'un match de tennis. Sauf que si c'était le cas, c'était Madeleine et personne d'autre qui avait l'avantage et ça, ça n'allait pas. Le coup des cheveux, c'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase, car oui, ce grand gaillard d'1m94 portait beaucoup d'intérêt à ses cheveux, surtout depuis qu'il avait quitté l'armée et qu'il avait été en mesure de choisir lui-même sa coupe de cheveux. Alors oui, parfois il avait l'air d'un hippie... Mais c'était voulu. "Oh you did NOT just do that." Elle aurait pu tout faire et il serait passé à autre chose. Tout. Mais pas ça. "... You're going down." Lança Warren avant de s'avancer jusqu'à la jeune femme et de littéralement la soulever, simplement et très simplement, pour la hisser sur son épaule, tel un vulgaire sac de pommes de terre, la maintenant en place avec son bras autour de ses genoux. "Circulez, il n'y a absolument rien à voir." dit-il très simplement à l'adresse des lycéens qui observaient la scène, les yeux écarquillés. Warren lui avait retrouvé le sourire aux lèvres et il maintint la blonde en place malgré ses protestations, fendant la foule des danseurs en deux alors qu'il se dirigeait vers la sortie, déterminé au possible. Enfin, il eut presque envie de remercier le ciel d'ailleurs, son regard se porta sur Glenn, en compagnie d'un jeune homme qu'il ne connaissait pas. Le plus naturellement du monde, Warren rendit sa canne au styliste, une partie de lui contente de revoir son petit ami. "Salut Glenn...  Tu passes une bonne soirée?" ... Oh fait Warren, tu sais que tu as un truc sur l'épaule... Ah oui. Wilde. Tout sourire, le blond s'expliqua: "Ne fais pas gaffe, je sors les poubelles, je reviens tout de suite." avant de se diriger vers la sortie la plus proche.

Sur le parking, il roula des yeux en entendant les propos de la jeune femme et enfin il la posa sur le sol, ne se gênant pas pour la pousser, légèrement, (non s'il y mettait toute sa force elle risquait de finir sur le sol), histoire de lui rendre la monnaie de sa pièce.  "Alors que les choses soient CLAIRES...  tu refais un truc pareil et je vais m'assurer personnellement que ta vie soit un véritable enfer dans cette ville. Tu veux savoir la seule chose qui te protège là tout de suite? Le fait que tu sois une femme, sinon crois moi ma chérie je t'aurais fichu mon poing dans la figure depuis longtemps." Et dieu que cela lui aurait fait du bien, mais non, même dans ses pires excès de colère, même lors de ses disputes (nombreuses) avec son ex-femme qui elle savait exactement sur quel bouton appuyer pour faire mal, il n'avait jamais levé la main sur elle alors non, même Madeleine Wilde ne le ferait pas déroger de sa règle. "Tu es pathétique, tu es probablement trop bourrée et si j'étais toi je me ferai toute petite. Parce que oui, je t'ai vu foutre le feu à cette table et je serai parfaitement dans mon droit si je t'arrêtais là tout de suite et le pire... c'est que je n'aurais même pas besoin de menottes." Après tout, il n'était plus à ça près et si Sue savait qui avait failli ruiner sa petite soirée, elle voudrait la tête du coupable sur un plateau d'argent, chose que Warren était tout à fait en mesure de faire.


Dernière édition par Warren Delacroix le Ven 6 Déc - 21:11, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: 02. Battling Blondes   Ven 6 Déc - 15:53

Après avoir poussé le cri suraigu ultime pour sauver sa vie, Madeleine se sentait mieux. Bien mieux en fait. Elle avait en quelque sorte réussi à assouvir l’un de ses fantasmes secrets en tirant sur les cheveux de Ken Law & Order —même si, dans ses rêves, il était étrangement paré d’une paire de couettes et d’une robe façon The Sound of Music. Il était toujours si sûr de lui, sûr d’avoir raison, d’être du côté de la loi, et il se servait de cette arrogance pour la malmener tout ça parce qu’elle ne s’était pas mise à ramper devant lui quand il s’était pointé au lycée la première fois sans mandat. Mission de prévention, mon œil. Il voulait juste augmenter son bonus en se faisant du fric sur le dos de pauvres lycéens perdus, réduits à l’usage de stupéfiants pour survivre au quotidien brutal de McKinley High School. Pauvres, pauvres lycéens. Elle se devait de les protéger. Ses motifs pour l’empêcher de procéder à cette fouille n’avaient pas été entièrement purs, c’était indéniable, mais avec un petit effort elle n’avait aucun mal à se convaincre qu’elle avait fait ce qu’il fallait. Et puis les récents démêlés de Timothy avec la police confirmaient le fait que le shérif avait tendance à tirer des conclusions hâtives et à se jeter sur les coupables idéaux à son goût sans chercher plus loin. Il aurait été capable de l’accuser d’avoir mis la drogue dans les casiers, de trouver ses empreintes sur une porte, ou dix, et de la mettre en prison pour dieu sait quoi, ce monstre. Alors qu’elle était si innocente… Elle était fière d’avoir réussi à se venger du tyran de la ville. Ça ne dépassait pas le niveau maternelle, mais malgré sa réputation, le naturel de Madeleine la poussait bien plus souvent à fuir qu’à rester pour se rouler dans la boue en griffant les yeux de son opposant. Tenir tête à un homme qui faisait sans doute le double de son poids c’était une manière assez radicale de rompre avec ses talents d’esquive. À la seconde où il lui aurait lâché la grappe, elle devrait aller dire à Timothy qu’elle l’avait vengé aussi. Lui et toutes les autres victimes de ce chef de la Gestapo locale.

Plus que bien, elle se sentait presque euphorique et aurait volontiers fêté ça avec un verre du punch magique qui continuait à couler à flot loin de la surveillance de Sue Sylvester. Il ne pouvait décemment pas réagir au milieu d’une assemblée où tous la connaissaient, et où personne n’hésiterait à témoigner en sa faveur le cas échéant sous peine de perdre ses privilèges en matière de retards et absence ou de passer le reste de sa scolarité en salle de colle. Soutenant le regard furieux de Warren qui penchait dangereusement vers elle tout en essayant d’attraper la veste trop grande du lycéen dans qui elle était rentrée pour se servir de lui comme d’un bouclier humain, elle força un sourire fier sur son visage enflammé. Ce qu’elle n’avait pas prévu, c’était que ces gamins avaient autant d’utilité qu’une limace écrasée sur le bord de l’autoroute. Cet attardé ne semblait toujours pas saisir ce qui était en train de se jouer sous son nez et regardait les deux blonds tour à tour en rythme avec la musique comme s’il s’était agi de la finale de la coupe du monde de ping-pong. Ses doigts s’accrochèrent finalement à la manche du garçon figé mais il était trop tard et Warren venait de fondre sur elle comme un aigle sur sa proie et elle volait maintenant dans les airs, sans doute l’emmenait-il jusqu’à son nid pour la dévorer, ou la donner en pâture à ses petits. Lorsque son ventre heurta son épaule, la surveillante eut le souffle coupé et réalisa que ses délires de rapaces étaient beaucoup plus réels qu’elle ne l’aurait aimé. « Kyaaaa ! Nan mais t’es malade ! » Battant des bras contre son dos, elle essaya de se débarrasser de son emprise en s’agitant dans tous les sens mais le shérif avançait tel un tank à travers la foule et personne ne jugeait bon de l’arrêter. « Pose-moi ! Au secours ! Au viol ! À l’attentat ! Pose-moi pose-moi pose-moiiii ! » C’était la quatrième dimension. Elle avait lu bon nombre d’articles sur l’absence de réaction des gens en cas d’agressions publiques, mais à ce point, c’était tout simplement ridicule. Sans cesser de battre le dos de Warren avec ses poings, Madeleine se mit à rire hystériquement en chantant à pleins poumons, tout du moins aussi fort que faire se pouvait en sac à patate sur l’épaule de cet homme des cavernes, « I’m goin’ dooooooown, I’m goin’ doooooownnnnn, cause you ain’t arouuuuuuunnnnndddd, baby ! My whooooooole wooooooorld’s upppppsiiiiiide dooooowwwwnnnnn. » Mary J. Blige elle-même n’aurait pas pu faire mieux dans la même situation, et personne ne venait à son secours. C’était hilarant. Elle allait se faire tuer derrière le lycée, et Meadow ou Liberty ou Whatshername n’aurait même pas à se donner la peine de le faire. Grandiose. Génial. Glenn ! En entendant le nom de son styliste d’ami, Madeleine fut soudain ramenée à ce qui l’avait amenée à croiser le chemin d’Hannibal Lecdelacroix en premier lieu. Le mariage ! Timothy ! Anna ! Comment avait-elle pu oublier ça ?! Redoublant d’effort pour se libérer de l’emprise de son futur meurtrier, elle cria après Glenn qui disparaissait déjà, englouti par la foule, « Glenn ! Glenn, je ne peux pas mourir avant le mariage ! Gleeeeeeeenn ! »

Plus déchaînée que jamais, Madeleine se mit à appeler ses amis imaginaires au secours puisque de toute évidence le réel lui tournait le dos. « Tu vas voir toi l’asperge, James va te mettre une raclée, tu vas regretter d’avoir posé tes sales pattes sur moi. Et je ne te parle même pas de Luke. Il était catcheur professionnel avant, et même s’il est un peu plus sensible que la moyenne, il a appris deux trois trucs en faisant toutes ces cascades, et c’est un OUF ! Tu m’entends, c’est toi qui va couler Warrior, c’est toi toi toi toi toi ! » Ses pieds touchèrent finalement le sol mais une poussée de Musclor la fit reculer de plusieurs pas sur ses talons aiguilles. Elle se rattrapa du mieux qu’elle put sur ses chevilles vacillantes et assassina le policier du regard. « Je suis pas ta chérie, connard ! » hurla-t-elle par-dessus sa voix pour noyer ses menaces qui, il fallait bien l’avouer, faisaient froid dans le dos. Peut-être qu’il était ivre aussi quand elle lui était rentré dedans et qu’il allait revenir sur ses belles paroles façon gentleman “les femmes et les enfants d’abord, ne levons pas la main sur les plus faibles”. Il n’avait rien de son self-control habituel. Il était tout aussi déconnecté du monde qu’elle l’était. La manière dont il avait pu sortir de la salle impuni, en poussant le vice jusqu’à s’adresser à Glenn prouvait bien qu’il avait perdu l’esprit dans un verre de trop. Elle allait mourir. Il allait la battre à mort. Et il allait maquiller ça en accident, ou en légitime défense, d’où l’absence de menottes. Oh, mais elle ne quitterait pas ce monde sans avoir partagé le fond de sa pensée enivrée, à défaut d’autre chose. « Tu n’as aucune preuve que j’aie mis le feu à cette table. Pas plus que tu n’avais de preuve que Timothy avait fait quoi que ce soit à la galerie, pas vrai ? Mais ça t’a pas empêché de lui mettre les menottes à lui non plus. Oh pardon, tu ne vas pas les utiliser sur moi, hein ? Tu vas me mettre ton poing dans la figure ? C’est comme ça qu’on dit ? Tu vas me mettre KO et puis tu vas me trimbaler sur ton épaule façon homme des cavernes ? Ou alors tu vas me traîner sur le sol par les cheveux jusque dans ta grotte pour m'achever et enterrer mon corps derrière ta cabine de chasse secrète ? C’est ça les nouvelles procédures policières à Lima ? Toujours plus de force et de corruption ? » Résignée à sa mort prochaine, Madeleine revint à l’attaque en se rapprochant de Warren sur des jambes tremblantes. « Tu peux me tuer pour me faire taire, mais tu ne mérites pas Glenn. Et je ne suis pas la seule à le penser, et je ne serai pas la seule à le dire ! Tu n’es qu’un menteur et un tueur et un larbin de Sylvester sans morale et sans talent. Et il a beaucoup de défauts mais c’est un mec bien, brillant, et jamais tu ne lui arriveras à la cheville même avec ta taille de foutu géant. »
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MessageSujet: Re: 02. Battling Blondes   Ven 13 Déc - 21:56

Finalement, Glenn ne passait pas une trop mauvaise soirée. En fait, il s’était amusé comme un fou lors de sa danse endiablée avec Andrew, virevoltant et tournoyant au rythme de la musique, et il était à présent agréablement plein d’adrénaline, d’énergie et de sucre ce qui chez lui équivalait à une dose de speed. Le buzz qu’il ressentait durerait sûrement toute la nuit et il savait déjà qu’il ne fermerait pas l’oeil de la nuit. Il jeta un rapide regard autour de lui, apercevant Warren au loin qui lui tournait le dos et un sourire éclaira son visage. Il savait que le shérif avait vraiment eu envie de passer Halloween à chasser des bonbons et regarder des films d’épouvante en costume plutôt que de venir à cette fête et Glenn était vraiment reconnaissant des efforts qu’il avait fourni, rien que pour lui faire plaisir. Et contrairement à la rumeur, le styliste n’était pas du genre à demander sans rien donner en retour si bien qu’il avait préparé une petite surprise pour Warren, une fois qu’ils seraient de retour chez celui-ci. Il avait enrôlé Miss Claridge, la voisine, et son club de bridge, avec qui il échangeait des sms depuis presque une demi-heure pour s’assurer que tout se passait bien. Il avait en effet décidé d’offrir sa propre soirée d’Halloween au grand blond avec films, friandises etc. Bref, la soirée dont Warren rêvait, et il n’y avait personne de plus adéquat pour l’aider que Miss Claridge, qui les adorait pour avoir rendue ses journées bridge si populaires (apparemment il y régnait une très forte tendance voyeuristique)  et qui avait l’avantage de savoir où Warren cachait son double de clé, histoire d’éviter l’arrestation pour effraction. Surtout dans la maison du shérif de la ville. Enfin, tout semblait se passer comme sur des roulettes de ce côté et le styliste avait du mal à contenir son excitation. Il avait hâte de voir la tête de Warren lorsqu’ils rentreraient et qu’il verrait tout ce qu’il avait préparé. Et avec un peu de chance, le shérif lui serait très très reconnaissant …

Le blond secoua la tête et sourit vaguement, tentant de ne pas se laisser trop distraire par ses pensées qui prenaient un tour lubrique bien trop rapidement. Il y avait des enfants autour d’eux !  Enfin des enfants … La plupart devait en voir et en faire de belles. Après tout, Mckinkey n’était pas réputé pour son atmosphère saine et pétrie de chrétienté. Il suffisait de voir le staff … enfin, il n’avait rien contre eux (sauf Timothy) mais ce n’était certainement pas des parangons de vertu ou des personnes saines d’esprit. Certaines étaient même cliniquement malade ! Mais bon, c’était grâce à McKinley (en partie) que Lima était une ville si intéressante, peuplée de gens si bizarres. Un son familier le tira de ses tribulations, attirant son attention sur son téléphone. Un sms de Miss Claridge venait de lui parvenir.

“Betty à Marylin ? L’antre de Thor est clean. Je répète : l’antre de Thor est clean. A toi de jouer et bonne chance. Betty out !”

Il ne put s’empêcher de rire, même si ce n’était absolument pas les noms de code qu’ils avaient choisit à la base mais la vieille dame s’était sûrement laissé emporter par l’excitation et avait transformé le tout en une mission digne d’un James Bond. Mais si ce qui devait être fait était fait, qui était il pour lui retirer son plaisir ? Rangeant son mobile, Glenn déambula parmi la foule, s’arrêtant ci et là pour converser avec d’autres personnes avant de retourner danser avec Andrew. Il tenait à en profiter un maximum parce que son mauvais pressentiment venait de repartir de plus belle quand il avait aperçut Warren ET Madeleine l’un en face de l’autre, un peu plus loin. Pour le moment, il ne se passait pas grand chose et ils ne pouvaient pas les entendre mais quelque chose lui disait que ça n’allait pas rester comme ça. Et il avait raison.

Le blond était tranquillement en train de discuter quand son champ de vision fut soudain bloquer par Warren … avec Madeleine jetée sur son épaule comme un sac à patate. La blonde se débattait comme une diablesse tout en lâchant des cris suraigus, attirant le regarde de la foule sur eux, tandis que Warren avait l’air furieux et tentait l’humour pour se contenir. Bref, ils formaient un duo pathétique et Glenn était bien trop étonné par leur soudaine apparition pour réagir. Il regarda son petit ami, le shérif de Lima en personne, se détourner et fendre la foule jusqu’à la sortie, Madeleine toujours aussi folle de rage sur l’épaule, lui martelant le dos de ses poings. Il attendit qu’ils soient hors de vue pour fermer les yeux et se pincer le nez de ses doigts, consterné par ce qu’il venait de voir. Et dire qu’ils étaient tous les deux des adultes, plus âgés que lui même, et ils n’étaient même pas capable de s’éviter pour quelques heures ?!  Le styliste sentit l’irritation l’envahir et il avait vraiment envie de les laisser se débrouiller tous seuls, comme les deux gamins qu’ils étaient mais il savait déjà que ça allait encore plus dégénérer s’il ne s’interposait pas entre eux. Et puis, il ne voulait pas que l’un ou l’autre finisse en prison pour meurtre. Avec un soupir, Glenn prit donc congé de Andrew et se dirigea rapidement vers la sortie, espérant arriver avant qu’ils n’en viennent aux mains.

avec ta taille de foutu géant. »

Il entendit la voix de Madeleine avant de les apercevoir, face à face, séparés par seulement quelques centimètres. La haine, il n’y avait que ce mot qui lui venait à l’esprit, entre les deux était si palpable qu’il avait l’impression de pouvoir la goûter, sans parler de leurs visages presque méconnaissables. Ils avaient l’air positivement enragé et Glenn, qui savait très bien qu’ils ne s’entendaient pas, n’avait jamais soupçonné la profondeur réelle de leur sentiment l’un pour l’autre. Et ça l’attristait énormément de voir deux personnes auxquelles il tenait autant se détester de cette façon. Ni une, ni deux, le styliste s’avança rapidement à leur hauteur et s’interposa entre les deux, utilisant ses mains ouvertes pour les écarter l’un de l’autre. il les invectiva ensuite, sa déception se manifestant sous le coup de la colère.

-Non mais je peux savoir ce qu’il vous prend ?! Je tourne le dos cinq minutes et vous trouvez le moyen de vous arracher mutuellement les yeux. Qu’est ce qu’il se passe ? Et pourquoi vous avez l’air à deux doigts d’en venir aux mains ?

Glenn était en colère et voulait des réponses. Sur. Le. Champ.


Dernière édition par Glenn McAllistair le Ven 27 Déc - 14:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 02. Battling Blondes   Sam 21 Déc - 22:02

Madeleine Wild était en train de jouer à un jeu très dangereux. Et pas juste une partie de strip poker avec ses ennemis ou même une russian roulette, non, c'était pire que ça. Elle était littéralement en train d'user du peu de patience qu'il lui restait pour ne pas tout simplement sombrer dans la folie et éclater de rire et tout simplement monter au volant de sa voiture et conduire tout droit dans un arbre. (Warren excessif? Non, absolument pas) Oui, elle avait réussi à faire ça avec son mètre soixante dix, ses cheveux blonds et un soupçon d'arrogance, elle était passée maître dans l'art de le mettre en colère et de le faire sortir de ses gonds, chose que peu de personne réussissait à faire en vérité. Oui, le blond était parfaitement conscient de l'image qu'il renvoyait au reste du monde, celle d'une brute épaisse qui cognait avant même de réfléchir, mais cette image était bien éloignée de la vérité. S'il y avait bien une chose que le blond avait bien appris à l'armée c'était bien celle ci, toujours réfléchir avant d'appuyer sur la détente, ne serait-ce que cinq secondes, et, ce conseil donné par un de ses supérieurs lui avait sauvé la vie à maintes reprises. Mais pas maintenant, pas là tout de suite, Warren était véritablement hors de lui et chacune des phrases de Madeleine était un coup de plus porté à son amour propre et à son égo. À croire que la surveillante était dans sa tête à cet instant précis, tel le plus performant des parasites, et lui disait précisément toutes les choses qu'il n'avait pas du tout envie d'entendre, surtout pas ce soir, pas le soir d'Halloween, cette soirée si particulière qui était sa préférée de l'année. Ce n'était même pas son anniversaire ou même les fêtes de fin d'années qu'il attendait avec impatience tous les ans, non c'était bien la soirée des morts qui avait quelque chose de spécial pour ce blond originaire de la Nouvelle-Orléans. Mais, pas cette année, non, cette année c'était sa fête tout simplement et c'était le moment de lui renvoyer tout ses torts à la figure et qui mieux que Wild pour le faire, n'est-ce pas? Si elle l'avait laissé parler, il aurait admis, à demi-voix certes, que l'arrestation de Timothy avait été une erreur, il le savait, il l'avait déjà dit à Lexie alors pourquoi pas devant elle, ce n'était pas comme si son avis comptait pas vrai?

Cependant, ce n'était pas fini, ils avaient passé plus de deux mois à s'ignorer tous les deux, se contentant d'une hostilité déclarée et à distance, ce qui lui convenait très bien soit dit en passant. Warren n'avait certainement pas besoin de ça, pas ce soir, et il se braqua davantage alors qu'elle ramenait le prénom de son petit-ami sur le tapis. Non, il refusait qu'elle l'attaque sur ce terrain là, surtout que Glenn était la seule raison qui faisait qu'il n'avait pas encore refait une descente au lycée depuis qu'il était shérif, il aurait pu, mais non, il n'avait pas empiété sur son territoire à elle tout simplement par respect et à cause de Glenn. Il avait presque envie de rire face au discours de la jeune femme car il savait pertinemment dans le fond qu'elle avait raison sur toute la ligne. Il ne savait pas ce que le styliste lui trouvait pour être franc et franchement, le jour où Glenn déciderait de mettre un terme à leur relation car justement, il avait trouvé mieux, Warren ne serait guère surpris. "Parce que tu crois que je ne le sais pas peut être?" Il avait fait un pas vers la jeune femme lui aussi, ses yeux bleus plongés dans le regard de Madeleine, sa voix beaucoup plus posée qu'il y a quelques secondes. Il s'apprêtait à ajouter autre chose, lui expliquer un minimum ce qu'il ressentait pour Glenn pour que cette idiote comprenne, jusqu'à ce qu'une voix ne l'interrompe. Glenn, bien évidemment, comment avaient-ils pu croire que leur petite dispute passerait inaperçue? Glenn était en colère lui aussi, déçu et terriblement agacé et Warren s'éloigna de Wild juste parce que le jeune homme s'interposait entre eux. Le blond prit une profonde inspiration pour se calmer, une partie de lui réalisant seulement maintenant que Glenn ne l'avait jamais véritablement vu en colère. Et il n'avait pas vraiment envie que le styliste le voit dans cet état-là. "I lost my temper. Just a bit." marmonna simplement Warren, en guise d'explication. Une explication qui ne serait certainement pas suffisante. Mon dieu que faisait-il encore ici? Il aurait dû rentrer chez lui il y a des heures. Son regard passa entre les deux et il ajouta rapidement. "Mais pour ma défense, c'est uniquement parce que cette chère Madeleine ici présente m'a provoqué. Et heureusement qu'il n'y a pas eu de blessés à cause de la maladresse de mademoiselle, sinon les choses auraient vraiment pu dégénérer."

La dernière partie de sa phrase était pour la jeune femme à qui il adressa un dernier regard noir avant de s'emparer d'une des mains de Glenn, le tirant un peu à l'écart. "Est-ce qu'on peut rentrer s'il te plaît? Chez toi ou chez moi, je m'en fiche complètement, mais est-ce qu'on peut juste... partir." Ce n'était pas le genre du blond de supplier, sauf qu'à cette seconde précise il était à bout, il avait envie d'être seul avec son Glenn (oui, son Glenn, il avait tendance à être un peu possessif quand il était énervé... non tout le temps) et sauver cette soirée du mieux qu'il pouvait. Et puis il lui restait toujours sa surprise, mais pour ça, il avait besoin que Wilde parte. Ou que Glenn décide de rentrer avec lui, peu importe en fait, il se moquait des détails là tout de suite. Au moins, Glenn avait un effet plutôt apaisant sur lui, il ne pensait plus à Wilde et à toutes les répliques acerbes qu'il pouvait lui sortir et il ne pensait même plus à l'attacher et la faire entrer dans le coffre de sa voiture pour la faire disparaître tout simplement comme elle disait si bien. (Quelle idée d'aller irriter un ex-major vraiment?) Tout ce qui comptait c'était Glenn.  
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MessageSujet: Re: 02. Battling Blondes   Jeu 26 Déc - 15:56

En tant que réalisatrice, Madeleine ne pouvait que constater une fois de plus l’importance du décor et du fond sonore pour susciter des émotions chez le spectateur. Si elle avait eu un post-it sous la main elle aurait presque pu s’en faire une note spéciale pour son mur créatif. Elle n’avait jamais eu peur de Warren et de sa tignasse blonde façon Barbie Tête à Coiffer lorsqu’elle l’avait croisé pour la première fois dans les couloirs du lycée ou même après leur première altercation en ville, peu importaient ses regards pleins de rancœur et ses petits tours sournois pour faire mettre sa Vespa à la fourrière. Mais un parking sombre, des bruits de fête étouffés qui filtraient à peine dans le silence étouffant de la nuit qu’ils déchiraient de leurs cris, et elle tremblait littéralement de peur de perdre la vie. Un peu de courage Wild ! Depuis quand tu te laisses faire ? Depuis jamais, voilà depuis quand ! Elle en avait vues d’autres. Et elle avait survécu. Il ne fallait pas plier devant le premier représentent de la loi qui venait se frotter d’un peu trop près à elle. Relevant le menton à s’en démettre une vertèbre cervicale en poussant sur la pointe de ses pieds pour essayer de se grandir et de le regarder en face, droit dans les yeux, malgré sa taille de mammouth laineux, la surveillante dissimula derrière la colère sa peur du shérif qui s’était encore rapproché d’elle. Peut-être qu’il était comme les chiens et qu’il sentait la peur… Si elle restait forte, il n’attaquerait pas. Ou bien fallait-il qu’elle essaye d’attirer sa pitié en jouant les pauvres femmes frêles et fragiles ? Même Julia Roberts n’aurait pas pu se tirer d’une performance de ce genre après avoir tambouriné le dos de ce type à lui en laisser des bleus souvenir comme elle l’avait fait. La meilleure défense c’était l’attaque, et à en juger par sa mine, les coups verbaux avaient tapé dans le mille eux au moins. Elle avait trouvé le talon d’Achille de Goliath, sans être vraiment sûre de savoir ce qui avait fait mouche dans la liste d’attaques qu’elle lui avait lancées, et elle était toute disposée à en remettre une deuxième couche sans lui laisser le temps de se justifier.

Malheureusement, elle n’eut pas le loisir de se jeter sur le deuxième round puisque Glenn finit enfin par réagir, dix ans après l’avoir vue passer en sac à patates sur l’épaule de son petit-ami. Tandis que ce cher shérif se justifiait de la façon la plus ridicule qui soit, Madeleine se jeta sur son ami pour l’entourer de ses bras et se serrer contre lui, en profitant pour se stabiliser un peu, juste le temps que ses jambes ne soient plus si flageolantes. « Genre, il a un peu perdu son calme, la bonne blague. Il m’a agressée ! » cria-t-elle en s’écartant à peine de l’oreille de Glenn. « Tu l’as vu, non ? Il m’a littéralement balancée sur son épaule ! » Ce n’était sans doute pas une bonne idée de poursuivre sur la voix des cris et du conflit, surtout dans l’état où était Glenn. Ce n’était pas la première fois qu’elle voyait le styliste en colère. Et la dernière fois qu’elle l’avait vu aussi furax, c’était après l’une de ses assistantes avant le lancement de sa nouvelle collection, et de mémoire de Madeleine, la pauvre fille s’était retrouvée couverte de frappuccino pour avoir osé dire que Glenn avait oublié de lui donner le bon de commande. Le serrer de la sorte en l’empêchant de pouvoir lever les bras avait quelque chose de stratégique, même s’il avait aussi pris des allures de bouée de sauvetage pour la surveillante qui n’était toujours pas disposée à lâcher prise. Non pas que Warren lui laisse le choix en tirant l’autre blond par la main, le dégageant de son étreinte, non sans protestation de la surveillante. « C’est lui qui s’est mis sur mon chemin ! » lança-t-elle dans leurs dos tandis qu’ils s’éloignaient pour parler en tête à tête. « Et la situation était sous contrôle ! Y avait l’organisatrice de la soirée juste à côté ! Et puis c’était pas ma faute ! » renchérit-elle sans bouger de son spot, doutant toujours de la fiabilité de ses jambes qui n’avaient pas apprécié l’apesanteur imposée par le tour à dos de Warren. « Dégénérer. Tout de suite. C’était rien. Deux trois flammèches sur des cakes salés. Pas de quoi paniquer. C’toi le dégénéré. » grommela-t-elle en croisant les bras sur sa poitrine, observant à distance la conversation qui aurait pu s’initier entre les deux hommes si elle ne s’était pas immédiatement remise à crier.

« GLENN ! » Prenant son courage à deux mains, Madeleine se rapprocha des deux hommes et s’agrippa à nouveau au styliste. « Tu vas pas m’abandonner là hein ? Tu as vu ce qu’il a fait ! Ce mec a des problèmes de gestion de la colère et un sérieux complexe du grand manitou ! Et de toute évidence il a des problèmes avec tes amis. Après Tim en prison, c’est moi qu’il veut malmener gratuitement. » Dire que Timothy était un ami de Glenn, c’était peut-être extrapoler, mais il fallait bien qu’elle grossisse un peu l’argument pour être prise au sérieux. Tournant son regard gris fer sur le shérif, Madeleine referma délicatement ses doigts autour du biceps de Glenn. « C’est quoi ton problème Delacroix ? Pas envie de partager ton copain ? Trop de fusionnel tue la relation. Ou un truc du genre. » Fronçant les sourcils, elle força le styliste à se tourner vers elle en le secouant doucement. « Tu sais depuis quand on ne s’est pas vus tous les deux, depuis combien de temps tu n’es pas allé voir Santana ? Tu sais que ça ne va pas pour elle en ce moment, mais tu gardes tout ton temps pour le shérif, et de toute évidence il n'est jamais ravi de sortir avec toi quand il s’agit de faire des soirées avec nous. » Levant le nez d’un air indigné, Madeleine se détacha finalement de Glenn pour reculer avec précaution. « J’avais un truc hyper important à te dire, et j’avais hyper besoin de toi, mais je suppose que tu préfères rentrer avec Hulk hein. »
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MessageSujet: Re: 02. Battling Blondes   Mer 29 Jan - 1:29

Contrairement à ce qu’on pouvait croire, Glenn ne se mettait pas souvent en colère. Oh, il n’hésitait absolument pas à exprimer son mécontentement haut et fort et il se défendait bec et ongles lorsqu’il se sentait menacé mais ce n’était presque jamais sous le coup de la colère. Plutôt une espèce d’agacement face à la débilité du monde ou un truc du genre. Il évitait de céder à la colère parce qu’il se connaissait, et il savait  qu’en général, quelqu’un finissait blesser mentalement et/ou physiquement quand il n’y avait pas de dégâts matériels. Et de toute façon, quand il était dans cet état, ce n’était jamais, jamais dirigé contre ces amis. On pouvait donc dire qu’aujourd’hui était une première. Alors qu’il regardait deux des personnes les plus importantes dans sa vie de part et d’autre de lui, alors qu’il les voyait, livides et encore plein de rage, il sentait la fureur monter en lui. Tout ce qu’il voulait c’était UNE soirée tranquille, sans le drama qui semblait le suivre partout et transformé sa vie en une sitcom complètement barge. Sans blague, est-ce que c’était trop demander ? Apparemment oui et voila qu’il se retrouvait dans cette situation, attendant une explication quelconque en tentant de se calmer lui même. Après tout, il fallait bien que l’un d’entre eux se comporte de façon raisonnable, et Glenn sentit une part de lui même rire aux éclats dans sa tête à l’idée d’être la “raison” pour une fois. Qui l’eut cru franchement ? Ce n’était pas du tout un rôle auquel il était habitué et Madeleine ne lui facilitait pas la taille en s’accrochant subitement à lui et en lui hurlant dans les oreilles. Et franchement, leurs explications laissaient grandement à désirer.

Glenn n’eut cependant pas le temps de leur dire sa façon de penser puisque Warren choisit cet instant pour lui prendre la main et l'entraîner plus loin, détachant effectivement la prise que Madeleine avait sur lui. Le styliste se laissa faire, curieux de savoir ce que le shérif avait à lui dire. Il l’écouta attentivement et sentit peu à peu sa colère disparaître face à la … supplique de Warren (sans blague, il n’avait jamais vu son petit ami aussi près du désespoir). Il avait vraiment l’air au bout du rouleau … Glenn se sentit faiblir. Après tout, c’était vrai qu’il avait fait l’effort de venir jusqu’ici alors qu’il n’en avait pas du tout envie. Tout ça pour lui faire plaisir, à lui. En plus, le styliste savait à quel point Halloween était important pour Warren et surtout les traditions qui l’accompagnait. Après quelques instants de silence pendant lesquels Glenn se contenta d’observer intensément l’homme en face de lui, il finit par lâcher un soupir et par lui sourire, sur le point d’acquiescer à sa demande. Seulement, avant même qu’il eut le temps d'émettre le moindre son, Madeleine s’accrocha de nouveau à lui, tel un poulpe alcoolique autour d’une bouteille de whisky. Un poulpe alcoolique ET bruyant, très bruyant. Et à son tour, son amie se lança dans un discours aussi décousu que véridique. Glenn avait bel et bien laisser tomber ses amis au profit de sa vie de couple, même s’il s’était promis de ne jamais devenir ce genre de personne. Comme elle le disait, depuis combien de temps n’était il pas venu à la Pension ? Alors qu’avant il y passait ses week end, il n’y avait plus mis les pieds depuis quelques temps déjà. En fait, quand il ne bossait pas, il passait tout son temps avec Warren. Ce qu’il adorait.

Par Saint Laurent, Glenn détestait la situation dans laquelle il se trouvait, pris entre son petit ami et une de ses meilleures amies depuis des années déjà. Et brusquement, ma colère l’envahit de nouveau et il les détesta de le mettre dans une telle situation, au pied du mur. S’il y avait bien une chose que Glenn McAllistair détestait s’était bien d’être poussé dans ses retranchements. De toute façon, ça n’excusait en rien leur comportement ridicule. Aussi Glenn les repoussa t’il tous les deux et se déplaça de façon à les toiser de haut (enfin autant qu’il le pouvait quand il y avait Warren Giant-Blond-& Proud- Delacroix dans l’équation), les bras croisés sur son torse, une expression butée sur le visage. Bref, il aurait porté un panneau avec “Tête de Mule” écrit dessus en lettres arc-en-ciel, néon et clignotantes que cela n’aurait pas été plus évident.

-Ok, je veux bien admettre que j’ai mes tords …

Contrairement à ce qu’on aurait pu croire, aucun fléau ni aucune félicité ne s’abattit sur le monde alors que Glenn avouait, à haute voix, avoir tord.

- … mais ça n’explique pas pourquoi vous étiez en train de vous battre comme la mère de Honey Boo Boo devant une promotion sur le rayon charcuterie de Sears ! Si vous avez des problèmes avec moi je préfère que vous veniez me le dire au lieu de foutre le putain de feu à la salle !  Sans parler de cette coupure de courant !

Au fur et à mesure qu’il parlait, sa colère s’amplifiait sans qu’il n’élève la voix pour autant, un signe évident pour ceux qui le connaissait. Décidant de jouer cartes sur table, il entreprit de dire à chacun le fond de sa pensée, oubliant un instant que les deux autres blonds n’étaient pas connu, non plus, pour la stabilité et le flegme de leurs caractères. Qui avait décidé que les blonds devaient être caractériels ? Il ne le savait pas mais cette personne devait s’en mordre les doigts quelque part en Enfer ou pire encore, à Détroit. Il se tourna d’abord vers Warren.

-C’est peut être elle qui t’as provoqué mais c’est pas une raison pour te comporter comme un béhémoth !  Tu vois bien qu’elle est complètement déchirée non ? Et tu trouve rien de mieux à faire que de la balancer sur ton épaule comme un sac ?

Cette tirade finie, il entama une nouvelle à l’intention de Madeleine qui se tenait là, tanguant légèrement comme une bouée au milieu d’un lac.

-Quant à toi Mad, c’est vraiment naze de me faire culpabiliser alors que cette histoire entre Warren et toi n’a rien à voir avec moi. Oui, j’ai conscience de ne pas avoir été un très bon ami ces derniers temps mais je pense que j’ai le droit de profiter un peu de mon petit ami. Parce que c’est ce qu’il est, que ça te plaise ou non. Et puis de toute façon, c’est pas la faute de Warren si je suis aussi absent, c’est la mienne. tu crois vraiment qu’il m’oblige à quoi que ce soit ? Alors inutile de te venger sur lui et … Vous savez quoi, j’en ai marre. Vous faites ce que vous voulez, moi je retourne à la fête.

Sur ses mots, il tourna sèchement les talons, le nez en l’air et la mine presque hautaine, et tenta de s’éloigner. Avant de s’énerver pour de bon.
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MessageSujet: Re: 02. Battling Blondes   Mer 12 Fév - 2:57

Contrairement à ce qu'on pouvait penser, Warren n'était pas une brute épaisse dépourvue de sentiments. Certes, sa taille n'aidait pas du tout à éliminer cette impression mais de toute façon, cela n'avait jamais vraiment eu d'importance. Le blond se moquait bien de savoir ce qu'un tel ou autre pensait de lui, ce n'était pas une question d'égo surdimensionné ou même parce qu'il avait une haute estime de lui-même, non, (la soit dite estime de lui-même était bien bas, sans doute plus bas que terre même), c'était juste qu'il n'en avait tout simplement rien à faire. Alors au diable Wilde, au diable son acolyte aussi stupide et rebelle de pacotille qu'elle alias Timothy Ainsworth, au diable tout ça, en fin de compte, il n'y avait que l'avis d'une seule personne qui comptait. Et quelque part le shérif s'en voulait et il avait en même temps envie de féliciter Glenn parce qu'il avait réussi là où beaucoup d'autre aurait laissé tomber, c'est à dire voir au delà de ses remarques désobligeantes et de son attitude je m'en foutiste et de son sourire qui était fait pour le tirer de n'importe quelle situation. Mais il était important dans le fond que Glenn le voit lui, et qu'il comprenne, ce n'était pas son genre de courber l'échine, d'être vulnérable ou même de supplier, non, aussi il espérait bien que son regard traduisait tout ceci et qu'il pourrait rentrer avec Glenn et tenter d'oublier cette histoire. Et Glenn le fixait en retour, comme s'il tentait de déterminer s'il était sincère ou pas. Bien sûr qu'il l'était, il l'était toujours avec le jeune homme et si Wilde n'avait pas été présente, il lui aurait montré à quel point il était sérieux. Mais tant pis, pas besoin de choquer la jeune femme avec des démonstrations d'affection... Un peu trop affectives dira t-on, pour l'instant, il se contentait de regarder Glenn. Le jeune homme poussa un soupir et il offrit un sourire au policier qui sut immédiatement que oui, Glenn allait le suivre le et qu'ils allaient pouvoir avoir une soirée tranquille. Enfin...Non.

En effet, comme à chaque fois, Warren oubliait de prendre en compte le facteur Wilde et il observa, dépité, la surveillante se ruer vers son petit ami, tentant de lui faire entendre raison. Pardon? Warren la regarda avec d'abord une expression de surprise, puis une expression meurtrière, le genre d'expression qui lui avait permis de gagner autant de médailles sur son uniforme de militaire. De quoi l'accusait-elle au juste? Il roula intérieurement et sans doute extérieurement des yeux, elle parlait de toute évidence sans savoir à qui elle parlait. Personne, oui, personne, ne pouvait forcer Glenn McAllistair de faire quoi que ce soit. Et non, ils ne se voyaient pas tant que cela, et non, Warren n'avait jamais empêché Glenn de voir ses amis, il savait très bien que le styliste était proche des seuls individus qu'il ne pouvait pas supporter dans cette fichue ville, et pourtant il n'avait rien dit, il avait tenu sa langue, il s'était contenté d'un froncement de sourcils avant de changer de conversation poliment... Elle n'allait tout de même pas lui reprocher ça... si? Il ignora la jeune femme et reporta son attention sur Glenn, au final, il n'y avait que lui qui pouvait décider. Et Glenn était en colère, Warren ne lui était plus à croire que s'époumoner contre Madeleine Wild pendant environ cinq minutes lui avait suffit... Peut être pas, s'il n'était pas en colère ce n'était pas non plus un bon signe, il commençait sincèrement à être fatigué et il avait presque envie de se tourner vers la blonde et lui demander ce qu'il devait faire pour qu'elle soit enfin heureuse. Bien sûr, si cela impliquait de laisser tomber Glenn... Elle pouvait toujours rêver. "Vous savez quoi, j’en ai marre. Vous faites ce que vous voulez, moi je retourne à la fête." Quelque part, Warren n'était guère surpris par la réaction de son petit ami, il se tourna vers Madeleine pour lui adresser un regard qui signifiait clairement: alors contente? Avant de partir à la poursuite du styliste.

"Glenn attends..." lança le blond, pas prêt d'abandonner, non, pour lui tout était simple, il était venu avec Glenn alors il repartirait avec lui, point final. Aussi, déterminé au possible et toujours aussi éreinté et fatigué, il se planta de nouveau devant Glenn. Il avait toujours sa surprise et peu importe si le timing était plus que mauvais et qu'il avait toujours Wilde dans son champ de vision mais tant pis... Warren avait beau planifier ce genre de choses à l'avance il y avait toujours quelque chose ou quelqu'un qui venait mettre un frein à toutes ses belles idées et qui le ramenait à la réalité. À croire que non, il ne pouvait pas avoir un seul jour de répit.  "Écoute je suis désolé et oui je suis sincèrement en train de m'excuser, moi... Je sais que ce n'est pas du tout la soirée que tu voulais et crois moi dans ce cas on est deux mais je ne veux pas que tu partes fâché contre moi ou même... contre elle." Est-ce qu'il était vraiment en train de dire ça? Peut être, il savait qu'il en avait sans doute trop fait, mais Wilde avait une mauvaise influence sur lui, et puis il était bien conscient qu'elle aussi tenait beaucoup à Glenn donc peut être qu'elle avait un bon fond... Peut être. "Look I know I'm an idiot, but I'm your idiot and you can't leave without your idiot right?" Il avait dit cela avec un maigre sourire aux lèvres et certain d'avoir toute l'attention de Glenn. "Juste ... Donne moi une chance de faire en sorte que tu te souviennes de cette soirée pour une bonne raison. " Ceci étant dit, Warren sortit enfin l'objet qu'il avait gardé dans sa poche toute la soirée. Il prit une profonde inspiration avant de déposer la clef entre les mains de Glenn. "Okay donc... c'est la clef de chez moi et je me disais que tu pourrais venir t'installer pour que ce soit plus pratique. Je veux dire j'ai de la place dans mes placards et une des chambres d'amis pourrait devenir ton atelier et l'autre ton dressing je ne sais pas, je n'y ai pas vraiment réfléchi à dire vrai, je veux juste que tu viennes vivre avec moi... Voilà."  Le dernier mot coûta beaucoup à Warren et il releva enfin les yeux vers Glenn.

Voilà, et maintenant il n'avait plus qu'à attendre sa réponse.
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MessageSujet: Re: 02. Battling Blondes   Ven 28 Fév - 23:16

Ah l’ego de Glenn McAllistair… Ça avait quelque chose de rassurant de voir que même lorsque son petit ami et sa blonde préférée étaient à deux doigts d’en venir aux mains sur le parking du lycée, en son absence, il était capable de retourner la situation pour devenir le centre d’intérêt plutôt que l’arbitre du combat au sommet. Cependant Madeleine n’était pas en état de protester que le harcèlement moral du shérif avait précédé son introduction officielle en tant que boyfriend et que malheureusement ce n’était pas lui qui avait déclenché cette déferlante de haine le soir d’Halloween. Il aurait fallu expliquer une fois de plus que Monsieur Je Suis La Loi n’avait pas eu le droit de fouiller les casiers parce qu’elle s’était interposée des mois plus tôt et qu’il en avait fait une crise de nerfs qui ne s’était pas calmée depuis. L’antipathie qui les liait était proche de l’urticaire, et en temps normal la surveillante aurait presque pu sentir la présence du shérif grâce à un désagréable frisson le long de sa colonne vertébrale. L’alcool avait malheureusement amenuisé son radar et elle avait trouvé le moyen d’entrer en collision frontale avec cet homme des cavernes, les menant tout droit à l’instant présent. En revanche, la surveillante était tout à fait en état de nier une fois de plus son implication dans le tout petit début d’incendie riquiqui. « Je n’ai pas foutu le feu. Et quand bien même je devrais foutre le feu quelque part, genre, n’importe où, ce ne serait ceeeeertainement pas à cause de Warren Delacroix. » déclara-t-elle en levant le nez d’un air dédaigneux sans adresser un regard au bien nommé. Malheureusement ses protestations se perdirent dans le flot de cris dont le styliste était à présent responsable. Et même avec tout ce raffut, personne n’avait encore rappliqué pour s’assurer qu’il n’y avait pas de blessés. L’organisation de cette soirée avait de sérieuses lacunes. Que la jeune femme ne prendrait pas le risque de souligner de peur de se retrouver systématiquement de corvée pour les prochains bals.

D’abord indignée par les propos de Glenn qui l’accusait de ne pas être en pleine possession de ses moyens, ce qui n’aurait pas pu être plus éloigné de la réalité, puisqu’elle tournait encore à au moins 40% de ses capacités mentales, Madeleine regretta immédiatement de ne pas avoir pensé à en profiter pour ruiner le costume de Warren. Voilà donc à quoi servaient les 60% restant. Mais il n’était pas l’heure de s’inquiéter de ce qu’elle aurait pu faire ou pas pour se venger d’avoir été traitée de la sorte puisque Glenn prenait finalement son parti, malgré un début difficile. La blonde ne put retenir un sourire plus que satisfait qu’elle adressa à ce cher shérif mais qu’elle dû vite abandonner puisque les reproches pleuvaient à nouveau sur elle. Et son plan de culpabilisation venait de se retourner contre elle. Le styliste n’avait pas du tout tiré les conclusions attendues de son petit discours, sortant la carte de la diva à qui tout est dû et il s’apprêtait déjà à tourner les talons pour rejoindre la soirée qui redémarrait sans doute dans le gymnase. Sans elle. Et sans le shérif, qui lui adressait un regard pointé comme si tout était de sa faute à elle avant de courir s’excuser. Mais quel paillasson ! Figée sur ses talons aiguilles la bouche bée, Madeleine observa un instant la scène qui se jouait sous ses yeux, outrée d’avoir été rembarrée de la sorte alors qu’elle avait à l’origine une mission ultra-importante dont elle avait à présent oublié les détails, qui finiraient bien par lui revenir, elle n’en doutait pas. Voir Warren se prosterner de la sorte devant Glenn en poussant le vice jusqu’à l’inclure dans sa petite supplication changeait complètement son regard sur le couple de son ami. Sans doute manquait-elle de pratique en matière d’engagement véritable, mais il y avait quelque chose de franchement indécent dans cette scène qui força Mad à garder le silence jusqu’au bout. La réalisatrice oublia cependant rapidement l’incongruité de sa présence sur le plateau du drame centré sur le couple le plus gay et le plus blond d’Ohio en voyant Warren déposer une clef dans la paume de son ami. « Nan mais comment je rêêêêveuuuh ! » s’exclama-t-elle dans un éclat de rire. S’avançant d’un pas décidé, mais zigzaguant, vers les deux hommes, Madeleine plaça ses deux mains sur son ventre sans pouvoir cesser de pouffer de rire. « Mec. Shérif. Genre, c’est peut-être pas le moment ? » La blonde tourna son regard gris vers Glenn, le dévisageant d’un air incrédule. « Sérieusement ? Tu nous la joues drama queen ultime “j’ai besoin de mon espace je vous tweete dans deux semaines” et tu emménages avec ce type tout droit sorti du Néandertal ? Et après quoi ? Vous filez vers la Californie dans le soleil couchant pour vous marier ? »

Anna ! Oh bonté divine comment avait-elle pu oublier ? Le mariage de sa meilleure amie avec Ainsworth Senior, en voilà un véritable problème ! Encore une union à laquelle elle ne comprendrait jamais rien, mais là n’était pas le problème. Avant de se faire rembarrer une millième fois par Ken et Ken il fallait absolument qu’elle réserve une robe, surtout si la machine à coudre devait par malheur se retrouver dans des cartons. Une chose était certaine c’en serait fini des petits boulots de porte-manteau pour le styliste si jamais il délocalisait chez le shérif. « TEMPS MORT ! » hurla-t-elle soudain en levant les bras au ciel, manquant par la même de tomber à la renverse avec un déplacement aussi soudain de son centre de gravité. « Anna se marie. J’ai besoin d’une robe.  Genre LA robe. » Elle se tourna un bref instant vers Warren avant de redonner toute son attention à Glenn. « J’en ai rien à faire de toi shérif. J’en ai rien à faire de ton shérif, et tu sais quoi, j’en ai rien à faire si tu préfères t’envoyer en l’air plutôt que de t’inquiéter de ce qui se passe ailleurs, mais tu vas prendre cette commande là et si tu veux pas faire de réduc’ amis, bah grand bien t’en fasse McAllistair. » Ramenant ses bras sur sa poitrine, Madeleine recula d’un pas pour leur faire une révérence qui manqua de faire tomber sa plume qu’elle réajusta en se redressant. « J’ai pas mis le feu. Je suis même pas bourrée. J’ai dit ce que j’avais à dire, et je vous souhaite touuuut le bonheur du monde. » conclut-elle avant de se tourner vers Warren pour le mot de la fin articulé autour d’un sourire forcé avant de tourner les talons pour rejoindre le gymnase où elle devrait noyer la nouvelle de l’union Ainston dans un litre ou deux de punch. « Voilà. »
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MessageSujet: Re: 02. Battling Blondes   Mer 16 Avr - 1:23

Glenn savait à présent ce que cela faisait d’être dans un aquarium … un sous marin … bref un endroit où le bruit venait d’être aspiré subitement, donnant l’impression d’avoir les oreilles encombrées de bulles d’air. Le créateur était complètement immobile, regardant la clé qui reflétait la lumière des lampadaires autour d’eux, brillant au centre de la paume immense de Warren. Le blond n’était pas du genre à avoir peur de quoique ce soit, sauf peut-être quand il devait présenter des modèles pendant la fashion week en sachant qu’Anna Wintour était dans les parages ou quand il n’avait plus de redbull, mais tout ça n’était rien à côté de la panique absolue dans laquelle la vue de cette petite clé l’avait plongé. Il était tellement occupé à s’empêcher de s’enfuir en courant qu’il n’entendit même pas les paroles de Warren et de Madeleine.

Le moins que l’on puisse dire c’était que son shérif de petit ami l’avait pris par surprise. Jamais il ne se serait attendu à se retrouver dans cette situation. Glenn comprenait à présent toutes ses femmes qui avaient été demandées en mariage sans crier gare et sans être prêtes. Qu’est ce qu’il pouvait faire hein ? Il ne se sentait absolument pas près pour franchir cet immense pas là. Mon dieu, mais qu’est ce qu’il venait de se passer ?! Comment en étaient-ils arrivé là ? Ils étaient tranquillement en train de se disputer, Glenn ayant ponctuer la discussion avec une sortie dramatique à souhait, et voilà que Warren semblait avoir perdu l’esprit. Pourquoi vouloir tout changer ? Tout était parfait comme c’était maintenant non ? Glenn aimait la vie qu’il menait actuellement et il n’avait pas envie que cela change ! Et il pensait qu’il en était de même pour Warren. Cela ne faisait pas encore un an qu’ils étaient ensemble, c’était beaucoup trop tôt pour envisager un .. un … ça !

Il était sur le point de se mettre à hyperventiler quand un hurlement de Madeleine le fit sursauter violemment. Elle apparut soudain dans son champ de vision, gesticulant à qui mieux mieux et débitant un discours des plus … confusant. Mais Glenn avait l’habitude des élucubrations de son amie aussi réussit il à comprendre ce qu’elle disait. Il en resta bouche bée. Alors comme ça Anna et Ainsworth avaient décidé de convoler en justes noces. Dire que cela l’étonnait était un euphémisme. Ils étaient le couple le moins susceptible de se marier, de tous les couples qu’il connaissait. N’était-ce pas eux qui n’arrêtait pas de rompre et de se remettre ensemble depuis qui savait quand ? M’enfin, cela ne l’empêcherait pas de fournir la robe avec, évidemment une ristourne, genre comme si cela pouvait être autrement. Il allait le dire à Madeleine quand celle-ci s’en alla brusquement en tanguant dangereusement, comme si elle marchait sur le pont d’un bateau en pleine tempête. il eut un instant l’image de son amie à la place de Rose dans Titanic mais oublia tout ça bien vite tant ça lui paraissait improbable. En tout cas, il avait de quoi réfléchir maintenant et déjà une multitudes d’idées de robes de mariée envahissait son esprit.

Glenn aurait voulu pouvoir se concentrer sur ça et éviter la confrontation qui n’allait pas tarder à venir. Parce qu’il savait qu’il n’accepterait pas la proposition de Warren. Ce n’était tout simplement pas possible et beaucoup, beaucoup, trop tôt ! Et il ne pouvait pas accepter simplement pour faire plaisir à Warren et éviter de le blesser; Le créateur était toujours honnête avec lui même et il savait que s’il acceptait maintenant, il ferait imploser leur relation tôt ou tard. Il tenait encore trop à sa totale indépendance et il ne se sentait pas prêt à en céder ne serait-ce qu’une petite partie. Mais comment pouvait-il dire ça à Warren sans passer pour la plus garce de toutes les garces de la planète ? Sans blague ! Glenn avait toujours été convaincu que les personnes que l’ont appelait des “garces”, des “bitchs” ou autres étaient en fait les véritables victimes dans toute cette histoire. C’était juste des personnes simples et honnêtes qui se retrouvaient mises au pied du mur ou provoquées par d’autres et qui n’avaient d’autres solutions que d’expliquer les choses avec gentillesse et retenue. Et c’est ce qu’il devait faire à cet instant précis : prendre son courage à deux mains et devenir raisonnable.

Il regarda une dernière fois la clé dans la main de Warren avant de prendre une profonde inspiration et de lever la tête pour le regarder dans les yeux. Erreur fatale. Le shérif le regardait, ses yeux bleus tellement plein d’espoir qu’il aurait rendu heureux un maniaco-dépressif ! Il était à deux doigts de changer d’avis et d’accepter la proposition. Après tout, c’était vrai que se serait plus pratique et Glenn était souvent fourré chez Warren, amenant le chaos dans sa jolie maison. Mais ça serait se voiler la face. Parce que cette idée le remplissait déjà de peur et de panique. Même si Glenn était déjà sûr de ses sentiments pour Warren, il ne savait pas si c’était réciproque. Bien sur, il lui demandait d’emménager chez lui mais qu’est ce qu’il se passerait si il décidait qu’il ne voulait plus du jeune homme chez lui ? Malgré l’attitude de Glenn, au fond, il n’était qu’un grand gamin de 24 ans et il ne pouvait s’empêcher de redouter le pire, surtout vu l’état de sa vie amoureuse jusqu’ici. Il n’avait jamais été courtiser, rassurer ou ces autres choses nian nian que faisait les autres couples. Même avec Warren, il ne savait pas sur quel pied danser parfois, parce qu’il n’existait sûrement pas d’être plus secret et privé que Warren Delacroix. Alors il ne pouvait s’empêcher de douter. Et il n’était tut simplement pas assez en confiance, pas assez assuré de sa place dans la vie de Warren pour pouvoir accepter. De toute façon, quand il s’agissait de ce genre de chose, le blond ne tirait jamais de plans sur la comète, d’ailleurs une part de lui n’appréciait pas du tout d’être mis au pied du mur et repousser dans ses retranchements de cette façon, l’obligeant à prendre le rôle du connard de service. Il était temps de passer à table. Il secoua doucement la tête et recula d’un pas, avant de s’expliquer en se triturant les mains, beaucoup moins sûr de lui que d’habitude.

-Je suis désolé Warren mais … je ne peux pas accepter, pas maintenant. Je … ne suis pas prêt. J’aimerai pouvoir te dire oui et crois moi, je ne m’y attendais pas mais c’est beaucoup trop tôt pour moi. Je sais que si j’accepte maintenant, on va finir par s'entre-déchirer … Non, je suis désolé, je ne peux pas … J’espère que tu comprends pourquoi et que tu ne m’en voudras pas … trop.
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MessageSujet: Re: 02. Battling Blondes   Mar 29 Avr - 6:13

Peut être que Warren avait le timing le plus mauvais du monde. Peut être, mais à dire vrai, là tout de suite il s’en fichait complètement. Il pouvait tout arriver là tout de suite, absolument tout, que ce soit du météore qui entre en collision avec la ville de Lima à Madeleine qui leur annonçait le futur mariage d’Anna Preston semblait-il, le blond s’en moquait. Parce qu’il n’y avait rien de plus important que Glenn dans son monde à présent et s’il agissait de la sorte, et ce malgré la présence de Madeleine (elle n’avait décidément pas besoin de le voir dans un moment où il était aussi vulnérable) c’était tout simplement parce qu’il avait peur. Qu’il était complètement mortifié à l’idée de perdre l’autre blond. Alors oui, peut être que cela lui avait pris des mois pour réaliser que c’était bien grâce à Glenn qu’il avait ce sourire stupide sur le visage et bien à cause de lui qu’il regardait l’écran de son téléphone toutes les cinq minutes. Oui, c’était bien pour s’assurer qu’il recevrait un message du styliste et non de sa grande soeur comme il avait beau le prétendre. C’était peut être complètement stupide, niais à souhait mais il n’en avait absolument rien à faire. Voilà, c’était aussi simple que ça et il avait fini par retenir la leçon au bout de vingt neuf ans d’existence et un mariage ô combien raté: il avait quelque chose de bien sous la main, il était hors de question d’y renoncer. Et il ignora Madeleine, n’ayant tout simplement plus la force de prétendre qu’il pouvait répliquer quoi que ce soit de désobligeant ou autre… Non, temps mort comme elle l’avait dit stop, il se fichait de la soirée ruinée et des reproches qu’elle pouvait faire à Glenn. Selon Warren, Glenn était tout simplement parfait, et c’était tout. Il avait toujours les yeux bleus rivés sur le styliste et il suivit le regard de ce dernier tandis qu’il regardait la clé, puis Warren.

Please say yes, please, please.

Peut être que sa supplique silencieuse était visible sur son visage mais tant pis, maintenant qu’ils n’étaient que tous les deux, le grand blond pouvait enfin baisser sa garde. Enfin...Pas complètement, il ne le faisait jamais complètement mais ça ce n’était tout simplement pas la faute de Glenn. Peut être que s’ils s’étaient rencontrés un peu plus tôt, les choses auraient été différentes. Peu importe, Warren ne vivait pas dans ce monde là, il était ici, avec Glenn et plus que jamais, il avait besoin d’entendre une réponse. Mais le mouvement de recul qu’eut Glenn était beaucoup plus significatif que n’importe quel autre forme de refus. Ses paroles ne firent que confirmer ce que le policier voyait déjà sur son visage et il ne put s’empêcher de reculer à son tour.«Non… Je … Je veux dire… Je comprends. »  Les mots avaient quitté ses lèvres sans qu’ils ne s’en rendent compte et son sourire avait disparu. Warren ne savait pas quoi penser ou même quoi dire. Est-ce qu’il… Il ferma les yeux une fraction de secondes, prenant une profonde inspiration. Ce n’était pas la fin du monde, non, Glenn ne viendrait pas vivre avec lui mais cela ne changeait absolument rien pas vrai? « Enfin je veux dire, pourquoi est-ce que j’aurais une raison de t’en vouloir hmm? » Il ne regardait même pas Glenn dans les yeux tandis qu’il prononçait cette phrase là et il se contenta de remettre la clé dans sa poche. Il se sentait tout simplement… Stupide. Était-ce trop naïf d’avoir cru qu’il pouvait tout simplement passer une bonne soirée et rentrer avec la garantie que son petit ami ne repartirait pas le lendemain? Mince, il s’était juste contenté de faire un pas en avant, ce n’était pas pour qu’on lui ferme une porte en plein visage.

« Ce n’est pas comme si je n’avais absolument aucune envie de venir ici et que j’avais fait un effort considérable pour être en mesure de toute la soirée et… » Warren pouvait sentir toute sa colère remonter, mais non, le pire dans tout ça c’est qu’il n’en voulait même pas à Glenn, non, c’était lui l’idiot dans l’histoire. C’était lui qui avait cru qu’il suffisait juste de sourire pour que tout aille bien. Tant pis si Glenn ne voulait même pas de lui au final, c’était lui qui y avait cru pas l’inverse. Warren ne savait même pas ce qu’il était censé ressentir ou même dire à cette seconde précise, il était déçu et dégoûté à la fois et toujours en colère et… Blessé? Oui, son égo venait d’en prendre un coup pas de doute là dessus et peut être qu’il s’en remettrait, peut être qu’il ne s’en remettrait pas, cela n’avait pas d’importance là tout de suite. Il voulait juste… Partir. Il ne pouvait pas faire face à Glenn dans cet état là, c’était plus que certain. « Tu sais quoi Glenn? tu as raison... Ce n’est pas grave. C’était sans doute une erreur je veux dire c’était sans doute une très mauvaise idée depuis le début, j’aurais dû réfléchir un peu plus pas vrai? Je crois que je vais rentrer… »  Lâcha enfin Warren, les mains tremblantes.
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MessageSujet: Re: 02. Battling Blondes   Ven 23 Mai - 23:58

Faire du mal à Warren était un véritable crève-coeur pour Glenn mais c’était inévitable. Il ne pouvait pas accepter une telle proposition, qu’accompagnait une telle responsabilité, pour la simple raison qu’il ne voulait pas le blesser, qu’il s’y sentait obligé. Il lui fallait être raisonnable pour une fois parce qu’il ne voulait pas perdre Warren, d’une manière ou d’une autre, mais que cela risquait bien de se passer ce soir même. Mais quitte à ce que cela se passe, il préférait que ça se fasse maintenant alors que leur histoire venait tout juste de commencer que plus tard, alors que ça serait plus dur. Cela n’empêcha pas Glenn de se sentir légèrement soulager quand Warren lui assura qu’il comprenait, sans déceler le sarcasme qui y était à peine voilé. Il redescendit bien vite sur Terre en entendant les prochaines paroles du shérif.

« Enfin je veux dire, pourquoi est-ce que j’aurais une raison de t’en vouloir hmm? »

Glenn ferma les yeux. Et voila, c’était exactement ce qu’il disait ! Il passait pour le méchant, encore une fois, alors qu’il avait de véritables raisons de refuser ! Mais qu’est-ce qui leur prenait à tous ce soir ?! C’était à croire que toutes les personnes de 25 ans et plus avaient complètement disjonctées, toutes en même temps mais de façon différente. Il ne dit rien cependant, regardant Warren se refermer complètement sur lui même et ranger la clé qui paraissait si innocente au premier abord et qui avait à présent une aura maléfique de discorde autour d’elle. Ou alors c’était simplement la drama queen en Glenn qui avait décidé de se manifester. N’empêche, il aurait tout donné pour son annihilation totale de la surface de l’Univers, et puis si le MIB pouvait venir faire un tour par Lima et flashé leurs petits bâtons à bout rouge et effacer leurs mémoires … ou même les Nettoyeur ou le Doctor, qu’importait l’univers de sci-fi, il fallait juste qu’ils oublient les dix dernières minutes histoire que Glenn puisse s’éclipser avant que Warren n’ai pu lui poser sa question fatidique.

Le blond attendit désespérément son petit miracle de rien du tout, en vain. Franchement, ce n’était pas trop demander non ? Un tout petit coup de pouce de l’Univers. Mais c’était oublier la haine de celui-ci envers le pauvre Glenn. C’était comme si on se faisait un plaisir de bousiller sa vie amoureuse à chaque fois !   Ses élucubrations démentes cessèrent brusquement face aux nouvelles paroles de son petit ami. Et alors se fut la colère qui prit le pas sur le reste. Comment ? Qu’est ce qu’il venait de dire là ?! Littéralement muet de surprise devant tant de mesquinerie, il laissa Warren finir de parler, le shérif faisant de son mieux pour faire du Glenn le salopard de cette histoire. Ce dernier remarqua l’air blessé sur son visage et le tremblement de ses mains mais cette fois, il ne ressentit qu’un vague pincement au coeur, alors que la colère qu’il avait ressentit un peu plus tôt l’envahissait de nouveau. Cette fois, il en avait vraiment assez et il était hors de question qu’il se laisse faire alors que Warren avait tenté de lui forcer la main en le poussant dans ses derniers retranchements, une attitude qui réduisait presque Glenn à l’état d’animal, ne voulant que mordre et se défendre contre son attaquant. Et d’accord, il exagérait sûrement et son attitude n’avait rien de rationnel, mais il ne l’était jamais lorsqu’il était furieux, une certaine ex servante de Breadsticks pouvait d’ailleurs en attester. Surtout que dans la situation présente, il n’avait absolument rien à se reprocher. Il se planta donc sans hésiter devant l’homme qui le dominait de plus d’une tête et, enfonçant son doigt dans sa poitrine, il prit à son tour la parole.

-Oh non ! Tu ne vas certainement pas t’en aller comme ça, comme un prince trahit ou je ne sais quoi. Comment ça tu as “fais un effort considérable” alors que tu n’avais “pas envie d’être là ce soir” ? Alors comme ça tu me fais du chantage maintenant ?!

Glenn était dans un tel état de fureur qu’il n’avait plus aucun contrôle sur ce qu’il disait, dirigeant toute sa bitchiness vindicative sur Warren. Madeleine et le shérif l’avait déjà bien énervé mais les paroles de Warren avait été la goutte d’eau.

-Alors maintenant il te faut des récompenses c’est ça ? Môsieur, dans sa grande mansuétude, a accorder une faveur à une petite gens et entend faire exercer son droit de cuissage en remerciement ! Mais je vous en prie Mon seigneur et maître ! Non mais oh ! Je te signale que tu n’es pas le seul à faire des efforts dans ce couple ok ? Tu crois que j’avais pas déjà prévu un truc pour te remercier justement ? Un truc normal comme un vraie soirée d’Hallowe’en avec tout ce que tu voulais faire ? Et je déteste que tu tente le chantage affectif avec moi après m’avoir mit au pied du mur. Tu penses peut-être que je refuse par gaieté de coeur, parce qu’après tout je ne suis que la p***sse de service et tu es le chevalier blanc de ses dames ! Si tu étais un peu moins obsédé par ton ego de mâle, tu verrais que j’ai raison de refuser cette clé !

Glenn ne criait même pas, parlant d’une voix glaciale et calme comme il le faisait toujours quand il était vraiment en colère et ne piquait pas une crise de diva ou de styliste débordé. Son doigt se contenta de se déplacer de la poitrine de Warren juste sous son nez avant qu’il ne baisse le bras et serre les poings.

-Non seulement je ne suis pas prêt mais toi non plus tu ne l’es pas. Et ne va pas me dire que je me trompe. Tu penses vraiment que tu peux me laisser envahir ton intimité quand tu n’es même pas capable de me parler ou de me confier quoique ce soit sans y être obligé limite forcé ? Alors ne va pas jouer la victime en me plaçant dans la place de la garce parce que pour une fois, je suis raisonnable et je ne le regrette pas. Alors rentre si tu veux et j’espère que tu verras que j’ai eu raison de refuser. Mais ne compte pas sur moi pour venir m’excuser et accepter ce que je sais être une erreur. Cette fois, j’ai raison.

Sur ce, Glenn tourna les talons, laissant à Warren le loisir de rentrer chez lui, en se demandant comment il allait faire pour rentrer chez lui dans la mesure où il n’avait pas sa voiture et la quasi totalité des personnes présentes à la soirée étaient trop soûles pour faire quoi que ce soit, et surtout conduire. Et merde, il allait sûrement devoir rentrer à pied. The Walk of Shame, sans les bénéfices du Shame en question.
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MessageSujet: Re: 02. Battling Blondes   Ven 30 Mai - 3:58

S'il y avait bien une chose que Warren détestait, c'était s'énerver et perdre le contrôle. Et Glenn l'avait peut être vu agacé, passablement irrité même, mais il n'avait jamais vu Warren en colère, jamais, d'ailleurs, cela n'était pas arrivé depuis une dizaine d'années. L'occasion à dire vrai ne s'était jamais présentée, non, à dire vrai, Warren avait tout fait pour se maîtriser. Après tout, adieu l'armée, goodbye sweet old rifle, plus de défouloir, plus aucune raison d'en vouloir au reste du monde, même Jolene, celle qui avait pour habitude lui donner envie de taper dans un mur était partie, alors non.. Plus aucune raison d'être en colère. C'était pour ça qu'il avait débarqué à Lima, pour cette raison qu'il haussait les épaules la plupart du temps et, le blond en était certain, si Glenn l'avait rencontré il y a quelques années de cela, il l'aurait trouvé absolument insupportable. Trop sûr de lui, trop arrogant et juste... trop. Mais, les gens pouvaient changer, ou du moins, il pouvait essayer, à cette seconde précise, tandis que son cher petit ami l'accusait de lui faire du chantage, Warren se retenait de rouler des yeux, réalisant que la vie avait une manière assez originale de lui prouver que absolument rien n'avait changé. Non, c'était toujours sa vie, il était toujours aussi mauvais en matière de relation, la preuve, dès qu'il essayait c'était pour mettre les pieds dans le plat ou... Oh non, non, il ne jouait pas les victimes mais qu'est-ce que Glenn attendait de lui à présent? Qu'il hoche la tête, jette la clé dans la première poubelle qu'il trouverait avant de lui demander ce qu'il voulait faire pour le reste de la soirée. Non, non, ça ne fonctionnait pas ainsi, Glenn ne pouvait pas l'accuser de toutes ces choses-là quand il avait véritablement fait un effort. Peu importe le fait que cela était injuste, non, c'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase et s'il voulait s'en aller c'était pour une bonne raison. Non. Avoir raison, vraiment? Vraiment.

"Oh non." Laissa échapper Warren dans un grognement, hors de question que Glenn le plante comme ça de la sorte, non. "No. Don't you put this on me!" Est-ce qu'il venait seulement de réaliser qu'il venait de crier dans ce parking vide? Non, il ne réalisait pas, il avait à peine conscience de son coeur qui battait à tout rompre dans sa poitrine. Non, son regard azur était braqué sur Glenn qui venait de s'arrêter. Visiblement il n'allait pas se retourner. Cela irrita encore plus Warren et il laissa échapper un rire mauvais, il ne savait même s'il avait envie que Glenn se retourne ou qu'il continue son chemin. Il ne savait plus. "Une erreur? Tu veux vraiment qu'on parle d'erreur là tout de suite? Mais non j'oubliais pardon, je n'ai pas le droit de me plaindre, je suis censé être le gentil Warren, celui qui accepte tout et qui se tait." Plus question de se taire à présent, peut être que c'était la soirée, peut être que c'était Madeleine dans le fond ou juste le discours de Glenn, peut importe, il était connu pour être plutôt silencieux et en règle général, il ne donnait pas vraiment son avis et il ne disait pas souvent ce qu'il ressentait. Oui, il le savait qu'il n'était pas particulièrement facile à vivre mais pour Glenn il était prêt à faire des efforts, juste pour Glenn et seulement pour lui, si ça ce n'était pas une preuve qu'il était prêt, et plus que prêt, il ne pouvait rien faire de plus pour contenter l'autre homme.  

"Il n'a jamais été question de me faire passer pour la victime ou quoi que ce soit. Si tu tiens tant que ça à ce que je m'excuse alors oui, désolé, désolé d'être légèrement sur la défensive, désolé d'avoir cru que tu voulais quelque chose de sérieux alors que ce n'était clairement pas le cas... Tu crois que je ne suis pas prêt? Newsflash Glenn, you don't know what I'm thinking and what I want." Le ton de Warren était cassant et sans équivoque. Non, Glenn ne savait pas vraiment et peut être qu'il s'était complètement trompé sur l'implication de l'autre homme dans cette relation. Oui, relation, si ça n'avait été qu'une simple histoire sans lendemain, Warren aurait su quoi faire, il connaissait les règles. Là, ce soir, si Glenn était perdu, il l'était tout autant. "I'm fucking ready, I'm right here Glenn, I asked, you're the one that said no and you're the one blaming me okay. You're not the one saying no because you're afraid of what might happen. I'm not. So no." Alors non, il refusait catégoriquement de se tenir là un minute de plus. C'était physiquement impossible, il ne savait même plus s'il était tout simplement blessé en colère, peu importe dans tous les cas cette soirée était fini et pour une fois, Warren aurait bien voulu que sa vie soit un film avec une fin prévisible et simple.

Mais non, pas ce soir.

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02. Battling Blondes

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