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 03. [Pension Preston] • Bad Hair Day

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MessageSujet: 03. [Pension Preston] • Bad Hair Day   Lun 18 Nov - 20:21


Christmas?
Yeah fun ... *insert grumpy face*

Au final... Tout ceci était une belle blague.

Voilà ce que ce dit Warren alors qu'il rentra dans le bureau de police ce matin-là, plus que mal à l'aise dans son uniforme, aujourd'hui plus qu'un autre jour. Il ne fit même pas attention à Matthew qui lui parlait et qui lui tendait des mémos ou même la chanson qui résonnait dans le poste de police, plus que significative de la période de l'année. Et oui... On était déjà en Décembre. Certes, cela voulait dire que dans quelques semaines, il prendrait l'avion pour retourner à la Nouvelle-Orléans et retrouver son frère et ses deux grandes soeurs ainsi que ses neveux et ses nièces. Warren avait hâte et en même temps, il pouvait déjà voir leur mine inquiète et les questions quand il leur annoncerait qu'il ne savait plus vraiment où il était avec Glenn. Impossible de garder quelque chose de secret dans le clan des Delacroix, Warren savait bien que dès qu'il disait quelque chose à Amelia, à moins de le lui faire promettre ou d'utiliser des techniques telles que le blackmailing, elle s'empressait de tout raconter à Alba qui évidemment disait tout à Peter. Et oui, cela faisait des années que la petite famille fonctionnait ainsi et les choses avaient été encore pires quand leur aîné à tous, Louis, était encore en vie. Pas de doute qu'il aurait convoqué Warren sur son canapé pour l'inciter à parler de ses problèmes, ou même qu'il aurait débarqué à Lima, quitte à annuler tous ses plans. Non, aujourd'hui, Alba, Amy et Pete se contentaient de vidéos conférences sur internet ou même au téléphone et Warren préférait prétendre être occupé plutôt que de participer. Déjà qu'il avait horreur de parler de lui, mais alors devant des gens qui l'avaient vu grandir... C'était tout simplement un cauchemar. De toute façon, Warren ne voyait pas d'autre alternative, ce n'était pas comme s'il allait passer les fêtes de fin d'année ici, tout seul, avec probablement un risque de neige. Non, le blond avait l'habitude de porter des shorts et ce même en Décembre, et ce n'était possible que dans sa ville natale. Il y avait ça et le fait qu'être à Lima n'arrangeait rien à son humeur morose et à sa déprime.

Et comme tous les matins ces derniers temps, il ignora tout le monde et fila directement dans son bureau. Parfois, être grand et imposant avait du bon et quand il se retrouva seul dans son bureau, Warren remercia intérieurement la nature de l'avoir fait aussi grand. Une montagne de dossier l'attendait sur son bureau, mais ça, c'était la routine pour Warren, il avait appris à ne pas y prêter attention depuis un bout de temps déjà. Il n'y avait que le mémo, de Sue en personne, qui attira son attention et il le lut très rapidement. Marché de Noël... Blablabla... Warren se retint de ne pas plonger la tête la première dans sa pile de dossiers et autre papier administratif pour ne plus jamais en ressortir. Mais il ne pouvait pas. Non. La porte de son bureau s'ouvrit et Warren fit de son mieux pour afficher un sourire face au nouvel arrivant, sourire qui s'effaça en voyant l'employé qu'il croisait le plus ici : Matthew. "Désolé de te déranger mais... Ce n'était pas aujourd'hui que tu devais aller chez les Preston?" ... Gee Matthew you know how to kill the mood. Warren se contenta de sourire, le genre de sourire que n'importe qui aurait fait si par exemple, à tout hasard, il se retrouvait avec une arme dirigée contre lui et il attrapa les clés de sa voiture de service, repartant déjà. Il ne pouvait pas avoir la paix plus de cinq minutes pas vrai? Pas dans cette vie-là visiblement. Le blond démarra en trompe, roulant bien au dessus des limites de circulation, mais bon... Il était le shérif et ces derniers temps il en profitait... Largement. Il se gara devant une maison assez imposante, surtout comparée à la sienne et il mit un certain temps avant de sortir de sa voiture. Warren n'était qu'à quelques mètres de chez lui, il pouvait toujours appuyer sur la pédale d'accélération et aller s'enfoncer dans son canapé et oublier tout ça, oublier le cas Preston et l'arrestation plus que ratée du Ainsworth et sa carrière en tant que policier qui allait tout droit dans les toilettes... Mais non évidemment, Warren n'était pas lâche, il n'était pas du genre à fuir tout ce qui concernait son travail, non, c'était même plutôt le contraire. Il pouvait le faire.

Il se répéta ces mots en boucle, comme un mantra, et il finit par sortir de sa voiture pour se diriger vers la porte. On se détend, c'est juste une porte, se dit le shérif avant d'appuyer sur la sonnette, juste une porte. Et dire qu'il n'avait jamais été nerveux une seule fois dans sa vie... Comme quoi... Il y avait un début à tout.


Dernière édition par Warren Delacroix le Dim 23 Mar - 16:26, édité 2 fois
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Ginger Spice ; You bet you're gonna lose it to that hellbound crimson glory
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MessageSujet: Re: 03. [Pension Preston] • Bad Hair Day   Mar 19 Nov - 23:42


Lexie Preston ne vivait pas forcément une période agréable. Disons que le risque de faillite du projet dans lequel elle avait littéralement investit toute sa vie planait constamment au dessus de sa tête, telle une épée de Damoclès, faite de paperasses et d'assureurs véreux. Certes, ses rapports avec Anna étaient en nette amélioration et tout un tas de distractions s'offraient à elle. Déjà, la vaste entreprise qu'elle comptait entreprendre au sujet du cas de Charlie et Wyatt, qui lui tenait particulièrement à coeur. Il s'agissait après tout de deux de ses plus proches amis ici à Lima et c'était elle - et le destin - qui les avait poussé dans les bras l'un de l'autre. La rouquine était donc tout à fait prête à endosser de nouveau le rôle de l'assistante de la Bonne Fortune. Et puis, il fallait dire que ça la distrayait agréablement de ses soucis les plus importants, tout comme se plonger corps et âme dans l'esprit de Noël qui gagnait la ville et la Pension depuis le début du mois. Le marché de Noël et quelques touristes pointaient leur nez dans le centre, ce qui redonnait espoir à la galeriste, tandis que la demeure se parait petit à petit pour la période des fêtes. La londonienne avait ressorti ses pulls ornés de flocons ou de rennes, la porte d'entrée était déjà parée d'une couronne de houx et un grand sapin, pour l'instant encore tristement nu, trônait dans un coin du salon. La magie de Noël la gagnait et elle en était plus que ravie. Peut-être que cette période enchantée viendrait marquer la fin de leurs déboires.

Toujours est il qu'aujourd'hui, elle avait décidé de prendre une pause de toutes ces histoires. Pas de coups de fils à des artistes récalcitrants, pas de courriers incendiaires aux assurances, pas d'attente désespérée dans la galerie bien trop vide ou d'échanges de soupirs dans l'arrière salle avec JJ et Anna. Pas de tout ça en cette matinée enneigée. Lexie avait décidé de s'adonner à un cocooning et à une auto-complaisance totale. Elle avait commencé par prendre un bain à bulles des plus relaxants puis avait migré dans la cuisine pour faire main basse sur la fournée de cupcakes qu'elle avait réussi à se mettre de côté. Il faut dire que le fait qu'elle soit la seule à se servir régulièrement de la cuisine et à savoir où tout était rangé l'aidait grandement à dissimuler la nourriture qu'elle voulait garder pour elle. Affublée d'un gros pull en laine à l'effigie de Rudolph, immanquable de part son nez flamboyant, d'un bas de pyjama sertis de sapins et de pères noël, ainsi que de sa paire de chaussons roses et pelucheux fétiche, la jolie rousse s'affala dans le canapé et s'interrogea un instant sur la situation de ses colocataires. Jamie et Madeleine étaient au lycée, Anna à la galerie et JJ n'avait pas refait surface depuis qu'elle l'avait abandonné avec une blonde pulpeuse lors de leur virée au bar de la veille. Nul doute qu'il était soit en train de chercher son chemin depuis le centre-ville jusqu'à la pension, soit déjà enfermé dans sa chambre et sous l'emprise d'un sommeil lourd. Il n'y avait donc rien ni personne pour entraver cette délicieuse journée. La londonienne étala un attirail de crèmes et de masques pour le visage et la peau, un kit de manucure complet et une impressionnante collection de vernis à ongles sur la table basse, fin prête. Elle entreprit ensuite de trouver le film parfait pour accompagner sa séance de bien être futile et tomba sur le DVD de Mean Girls, simplement parfait pour l'occasion.

Lexie se laissa rapidement happée par le film, qu'elle connaissait pourtant quasi par coeur et qu'elle référençait régulièrement dans la conversation courante. Tandis qu'elle coupait et limait soigneusement ses ongles parfaitement entretenus, elle s'interrogea sur le devenir des jeunes actrices. Si McAdams et Seyfried - qui avait une ressemblance étonnante avec l'éthérée cadette des Hamilton - avaient fait des carrières tout à fait respectables, tout le monde savait que Lindsay Lohan avait emprunté la route de la déchéance et aujourd'hui, nul doute que les jeunes ignoraient plus ou moins qui elle était. Quant à l'actrice jouant Gretchen, la galeriste, pourtant férue de cinéma et de télévision, aurait été incapable de citer son nom. La rouquine essaya donc d'imaginer où ces demoiselles en étaient à l'heure actuelle et s'adonna à une vaste entreprise de nail art, faite de rouge, de vert, de doré et n'était pas sans rappeler un paquet cadeau. Elle en vint ensuite à étaler une substance verte fort peu avenante sur son visage pâle, peu soucieuse de l'apparence que cela pouvait lui donner. Finalement, la séquence mythique et parfaitement en adéquation avec l'état d'esprit de Baby Preston arriva et le plus naturellement du monde, la jeune femme se lança dans la chorégraphie, qu'elle maîtrisait bien sûr parfaitement. Elle se mit à chantonner joyeusement sans interrompre ses pas de danse parfaitement calqués sur ceux des personnages « What a bright time, it's the right time to rock the night away. Jingle bell time is a swell time to go gliding in a one-horse sleigh. Giddy-up jingle horse, pick up your feet, jingle around the clock... »

Mais cet élan d'enthousiasme chantant fut interrompu par le bruit strident de la sonnette qui la fit sursauter, tant est si bien qu'elle manqua de s'étaler de tout son long sur le parquet. Grommelant contre ce qui devait sans doute être un JJ ayant oublié ses clés, elle mit le film en pause, figeant les quatre donzelles dans une posture des plus affriolante et alla ouvrir, sans prendre la peine de se rendre plus présentable. « Alooooors Mr Jones, la nuit fut rude? » cria-t-elle depuis le couloir, avant de finalement tirer le verrou et ouvrir la vieille porte. « Oh... » fit-elle bêtement en reconnaissant la haute stature et la luxuriante chevelure blonde du shérif de la ville. Mais elle ne perdit pas son éternellement contenance et lui servit un large sourire, avant de reculer d'un pas pour le laisser entrer. « Désolée, je pensais que c'était Joachim, bref, entrez, entrez, il gèle ! » Elle claque bruyamment la porte derrière eux puis le conduisit vers la cuisine, qui tenait moins du champ de bataille girly que le salon. Elle le fit s'asseoir autour de la grande table en bois puis annonça le plus naturellement du monde « Je vais me débarbouiller, j'en ai pour une minute. Vous pouvez mettre la bouilloire en route en attendant, vous seriez un ange. » Elle fila donc ôter la crème verte qui ornait sa figure et profita de sa sortie pour éteindre le téléviseur et récupéra le plateau de cupcakes, qu'elle déposa devant le shérif. « Servez-vous ! Alors qu'est-ce qui vous amène chez nous? » Elle se doutait que cela avait à voir avec le cambriolage de la galerie, mais restait à savoir s'il s'agissait de bonnes ou de mauvaises nouvelles... Pour éviter de penser au pire, Lexie s'affaira pour sortir deux tasses du placard et préparer le thé, attendant anxieusement la réponse de Delacroix.


Dernière édition par Lexie A. Preston le Ven 29 Nov - 17:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: 03. [Pension Preston] • Bad Hair Day   Mer 27 Nov - 19:48

Quelque part, le blond aurait préféré que cette porte ne s’ouvre pas. Ça aurait été tellement plus simple pas vrai ? Rentrer chez lui, oublier le poste de police et ses « responsabilités » pendant quelques heures et trouver quelque chose pour occuper son esprit. Normalement, Warren se serait dirigé vers sa cuisine pour se lancer dans la confection d’un gâteau ou autre pâtisserie suffisamment compliquée pour qu’il se concentre sur une tâche unique. C’était fou comment lorsqu’on s’adressait simplement à Warren et ce même sur un sujet qui l’intéressait, son esprit avait tendance à dériver, très facilement, trop facilement d’ailleurs. Cela avait été un réel problème quand il était plus jeune, le Delacroix un véritable cauchemar pour ses professeurs qui ne comprenait pas pourquoi le petit dernier de la famille se contentait de dormir sur son bureau, caché derrière ses livres. Jamais dans sa cuisine cependant, où le grand blond pouvait passer des heures, plongé dans la préparation d'une pièce montée qui pouvait faire sa taille (et oui, c'était possible le blond l'avait déjà fait), il arrivait à se focaliser sur une tâche unique et à en oublier tout le reste. C'était reposant dans un sens, tout ce qu'il fallait pour oublier ses problèmes. Cependant cette solution miracle (et encore, le blond avait de la chance de ne pas prendre un seul gramme) ne fonctionnait plus, il n'avait qu'à faire un pas dans sa cuisine pour imaginer Glenn assis sur le comptoir de sa cuisine, une canette de Redbull à la main en train de lui demander ce qu'il était en train de faire. Et plus que tout, le shérif n'avait pas besoin de penser à Glenn... davantage. Donc non, ne pas trouver refuge dans sa cuisine, peut être sur son canapé. Peut être qu'il pourrait sortir ses décorations de Noël et décorer sa maison histoire de ne pas être la seule personne de son quartier qui n'aurait pas mis de guirlande ou même de houx sur sa porte d'entrée. Christmas Warren, lui avait répété Amelia au téléphone, come on it's fun... Ça, il en doutait légèrement.

Mais non, non, la porte s'était ouverte pour révéler.... Lexie Preston en personne, incarnation personnifié de l'esprit de Noël. Est-ce que c'était son pull qui affichait fièrement les symboles de la saison à savoir les flocons de neige et les fameux rennes du traîneaux du père Noël ou même le dit père Noël présent sur le pantalon de la jeune fille? Sans bien entendu oublier les cheveux de feu de la demoiselle et le masque qu'elle avait sur le visage et Warren se dit que oui, il aurait probablement dû rentrer chez lui. Il avait eu deux grandes soeurs, donc il savait qu'il dérangeait et il amorça un mouvement vers l'arrière, d'autant plus qu'elle attendait visiblement quelqu'un. « Pas de soucis vous voulez que je r.... » Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase, que déjà, elle l'invitait à rentrer et même Warren ne pouvait pas dire non à son ton enjoué. La tornade rousse, voilà comment il avait surnommé Lexie Preston, depuis la première fois qu'elle était venue faire sa déposition au commissariat, avec Anna, tout aussi rousse qu'elle. (À croire que si les Delacroix étaient champions en terme de blond, les Preston avaient le monopole du roux). Il n'y avait pas vraiment d'autre terme pour décrire ce brin de femme, qui faisait presque la taille de Warren, presque. Le shérif préféra donc se taire et il la suivit à l'intérieur de la maison, observant son nouvel environnement les mains dans les poches. La cuisine était plus grande que la sienne et sans trop savoir ni comment ou même pourquoi, il se retrouva assis à la table en charge de la bouilloire... Okay. Bon. Peut être qu'il pouvait rester quelques minutes de plus, pas vrai? Cela ne changerait rien à la situation ni même sur le contenu de ce qu'il était venu dire. En y pensant, un petit sourire crispé fit son apparition sur le visage du shérif au même moment où Lexie revenait dans la cuisine, il n'hésita pas une seule seconde de plus à se servir dans le plateau de cupcakes, se disant que s'il devait manger son poids en pâtisseries sucrées, il devait bien commencer quelque part. Il regarda ensuite Lexie s'affairer à faire du thé en mâchant. Hmm... Il n'y avait pas de bonne façon de dire ce qu'il était venu dire de toute façon... Donc... Et depuis quand se souciait t-il de ce genre de détails? La subtilité de Warren se résumait à tenter d'ouvrir une fenêtre avec à sa disposition une brique ou même un fusil à pompe... Il avait donc beaucoup de progrès à faire en la matière... Il mangea deux cupcakes supplémentaires en respectivement deux et trois bouchées, histoire de se donner du courage, et, la bouche enfin vide (pas la peine de complètement effrayer Lexie non plus), il finit enfin par retrouver l'usage de ses cordes vocales.  

« Hmm... Je ne viens pas avec de bonnes nouvelles en fait. » Understatement, se dit aussitôt Warren mais il décida d'ignorer cette petite voix intérieur qui lui disait qu'il s'y prenait comme un pied. Une voix qui, comme DE par hasard, lui rappelait sans trop de difficulté celle de Madeleine Wilde, ce qui selon le blond n'était jamais une très bonne chose. « Je n’avais pas vraiment envie de vous faire venir au poste pour ça...Ça concerne la galerie, en fait. Je pense que ça ne va pas tellement vous surprendre... On se retrouve comme qui dirait sans piste et sans suspect... vu que toute évidence, ce n’était pas Ainsworth. » C'était sans doute la première fois que Warren l'admettait à voix haute et cela ne faisait pas particulièrement plaisir. Il poussa un soupir, fixant le vide à ses pieds pendant quelques instants avant de lever le visage vers Lexie. « Je suis vraiment désolé... J’aurais voulu faire beaucoup plus. »
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MessageSujet: Re: 03. [Pension Preston] • Bad Hair Day   Dim 1 Déc - 21:11

Distraitement, Lexie jeta deux sachets dans la théière en forme de TARDIS qui ornait le plan de travail, achetée lors de son dernier séjour londonien. Elle n'était pas sensée la ramener, mais en parfaite petite peste qu'elle savait être, elle avait décidé de ne pas faire ce plaisir à son père, grand fan de l'interminable série britannique. Et bien non, les produits dérivés Doctor Who resterait la propriété de Baby Preston ! Son esprit préoccupé avait donc une nouvelle fois divagué, tant est si bien qu'elle ne prêta aucune attention au shérif qui dévorait les cupcakes dans son dos. Elle fut ramenée à la présente réalité seulement par le son de sa voix, qui la fit bondir légèrement. Ecoutant avec plus d'attention qu'il n'y paraissait, la grande rouquine posa mugs, sucre, lait et TARDIS sur la table et se servit généreusement. Elle s'attendait en vérité à un discours du genre de la part du viking croisé surfeur qui incarnait apparemment l'excellence policière de la ville. Ce n'était pas franchement Les Experts pour le coup, mais, malgré les quiproquos et les ennuis, Lexie avait appris à apprécier cet énergumène chevelu. Il était borné et avait la délicatesse d'un troupeau d'éléphants dans un magasin de porcelaine, mais à dire vrai, la londonienne n'était pas mieux sur ces deux plans et c'était peut-être précisément pourquoi elle l'aimait bien. Et il avait l'air sincèrement attristé de ne pas pouvoir lui donner plus d'informations et semblait même sous entendre que c'était la fin de l'enquête, ce qui n'avait pas l'air de lui faire plaisir. Elle pouvait comprendre après tout, ce doit être désagréable de ne pas être en mesure de faire son travail, faute d'éléments. Surtout quand une Furie rousse a passé les dernières semaines à vous houspiller pour l'incompétence de tout votre département.

Eprouvant un élan de compassion pour ce policier dans la tourmente, Lex lui servit un sourire chaleureux et se contenta d'un soupir las pour exprimer son ressentiment. Il n'y pouvait rien après tout. Et ce n'était pas à lui qu'elle en voulait, plutôt à l'infâme connard qui avait causé toute cette affaire en premier lieu. Si un jour elle lui mettait la main dessus, il verrait de quel bois les Preston se chauffent. Mais, inutile de tirer des plans sur la comète. Il n'y avait plus grand chose à faire si ce n'est aller de l'avant. Et ça, Lexie Antonia Jane Preston savait faire. « Bah, je m'en doutais. Il n'y avait plus franchement d'indices après tout et je sais bien que vous faites ce que vous pouvez. » Un sourire taquin étira alors ses lèvres et elle prit le temps d'enfourner un cupcake - avant que le shérif ne leur fasse un sort - puis glissa malicieusement « Mais vous avez finalement reconnu qu'il était parfaitement improbable et absurde que Tim soit le coupable, bravo ! » Elle eut un léger rire et ajouta « Croyez-moi, j'aurais bien aimé, ça m'aurait presque fait rire pour le coup. Et au moins, on aurait une chance de récupérer ce fichu tableau et d'éviter toutes ces histoires d'assurance... » En vérité, la jeune femme ne souhaitait nullement voir le petit ami de sa soeur derrière les barreaux, du moins, pas à long terme. Cette accusation avait été risible et elle avait été la première - après Anna bien entendu - à défendre le tatoué. Mais elle aurait effectivement donné très cher pour que cette enquête soit résolue comme par magie et ainsi lui éviter une colossale perte d'argent. Et de dignité. Mais, avec des si on mettrait Paris en bouteille comme dirait l'autre. Alors inutile de ressasser sans fin cette insoluble énigme.

« Allez, faites pas la tête, vous n'avez pas un artiste en colère, des assurances véreuses et 3000$ de dommages et intérêts sur les bras ! » Elle donna un léger coup de poing dans le bras musculeux de Delacroix et décida qu'il ne servait à rien de s'apitoyer sur leur sort. « Haut les coeurs ! On oublie le thé, il me reste du vin chaud je crois, vous en voulez? » Il était onze heures du matin passé après tout, plus ou moins l'heure de l'apéritif. Et avec toutes les boissons alcoolisées propres à la période des fêtes, ce n'était rien de plus qu'une claire invitation à l'alcoolisme saisonnier. Que Lexie et le reste de la joyeuse Pension encourageait avec enthousiasme. On lui avait un jour dit que le mimosa était le parfait cocktail de matinée, mais les stocks de champagne de la maisonnée étaient tristement vides. Depuis la soirée d'Halloween et les célébrations de Thanksgiving, les flots d'alcool pourtant intarissables s'amenuisaient considérablement. La maîtresse de maison se fit une note mentale, afin de sommer Joachim et Madeleine dans la semaine et d'organiser une virée de taille au supermarché du coin. Mais, en attendant cette livraison, elle avait toujours le vin épicé, qu'elle avait mis à réchauffer tout en parlant. « Je peux vous faire un grog sinon. A moins que vous ne buviez pas en service ou quelque chose du genre. Personnellement, j'y crois pas trop hein, j'ai eu des voisins policiers à New-York et quand ils m'ont emmenée en virée dans leur voiture de fonction, on a partagé un pack de bières... Mais ils étaient irlandais, je ne sais pas trop si ça doit être pris en considération. »

La galeriste avait vaguement conscience de divaguer. Ce qui, il fallait bien l'admettre, lui arrivait extrêmement souvent. Mais elle n'avait vraiment pas envie de voir le shérif lui faire des excuses interminables avec des yeux de petit chat triste et elle voulait encore moins penser au calvaire financier et administratif dans lequel elle vivait depuis le cambriolage. Néanmoins, elle pouvait tout à fait profiter de son breuvage devant la fin de son film et se devait de ne pas tenir la jambe du shérif de Lima, qui devait sans aucun doute être un homme débordé. « Oh hum, je ne vous force pas à rester hein, si le devoir vous appelle... » Elle pouffa légèrement en s'entendant utiliser une phrase aussi clichée mais parvint à reprendre contenance pour rincer sa tasse encore pleine de thé et y verser le liquide sombre à la place. « Maaais, mon vin chaud est une petite merveille. Ne le répétez pas hein, mais le secret c'est d'utiliser du sucre roux. » Lexie se demanda un instant si son offre pouvait relever de l'illégalité. Après tout, la première fois qu'elle avait été arrêtée - pour ivresse sur la voie publique - elle ignorait totalement que cela consistait en un délit. Le fait qu'elle ai menacé de vomir sur l'agent de police s'il ne la laissait pas passer avait peut-être jouer en sa défaveur cela dit. Elle servit néanmoins un sourire resplendissant au shérif et s'assit sur le plan de travail, préférant lui laisser l'opportunité de prendre la poudre d'escampette plutôt que de jouer les diablotins sur son épaule plus longuement.
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MessageSujet: Re: 03. [Pension Preston] • Bad Hair Day   Ven 6 Déc - 21:35

En tant que policier, on aurait pu penser que Warren avait l'habitude de d'annoncer des mauvaises nouvelles en tout genre et que donc, logiquement, il avait déjà des phrases toutes faites et pré-mâchées, qu'il pouvait débiter sans vraiment y croire, à la demande et sans sourciller. La vérité était tout autre, le tact était quelque chose de très étranger pour le Delacroix (mais... vraiment très étranger) et c'était donc une partie de son métier qu'il détestait par dessus tout. Peut être plus que de devoir se taper des milliers de dossiers administratifs, mais cela était devenu son lot quotidien depuis qu'il avait été shérif... Merci la super promotion. Quoi qu'il en soit, ce n'était pas une discipline dans laquelle le grand blond excellait et s'il avait pu se trouver ailleurs qu'en face de Lexie Preston là tout de suite, il aurait remercie le ciel, Dieu ou même Chuck Norris en personne... Ce n'était pas de la gêne, non, Warren ne savait tout simplement pas ce que c'était, vous parliez tout de même à un type qui avant d'intégrer les rangs de la police avait été arrêté plus d'une fois parce qu'il était dans une tenue jugé indécente par des agents de police. Et non, visiblement, un simple coussin n'était pas considéré comme "quelque chose qui couvrait assez son anatomie" dans certains états de ce pays, chose qui ne serait jamais arrivé si sa soeur n'avait pas triché lors d'une certaine partie de poker. Non, il n'avait pas honte ou quoi que ce soit et il était toujours très à l'aise dans ses pompes, il prenait juste très à coeur son travail et, surtout, l'échec était quelque chose qu'il n'arrivait pas à supporter. Il savait très bien qu'il ne pouvait absolument rien faire pour l'instant, mais tant pis, il se sentait tout de même coupable et il devait attendre bien gentiment que le temps passe... Ça, c'était quelque chose qu'il ne savait pas faire, s'il en avait eu le pouvoir, il se serait mis à fouiller chaque parcelle de Lima, quitte à retourner la ville sans dessous pour trouver le coupable. Égo mal placé ou sens du devoir poussé à l'extrême, peu importe les raisons, Warren n'aimait pas être passif et se dire qu'il ne contrôlait pas tout. Alors oui, Lexie Preston avait toutes les raisons du monde de l'insulter et de lui lancer des cupcakes à la figure plutôt de lui sourire et de tout simplement lui en proposer.

Une sainte, tout simplement, il n'y avait pas d'autre mot pour l'expliquer et Warren qui s'attendait à des remarques mal placées sur son incompétence, comme certaines personnes savait si bien le faire (*cough* Madeleine Wild *cough*), il eut le droit à un sourire et même à quelques mots d'encouragements. Et franchement, après les quelques jours voir même semaines qu'il venait de passer... Cela lui faisait plutôt du bien, certes, il n'aurait pas la médaille du flic de la décennie mais il avait fait tout ce qu'il était capable de faire de son fauteuil de shérif, si en plus elle ne lui en voulait pas, c'était parfait. Il pouvait rentrer chez lui non...? Hmm... Après un autre cupcake, dont il faudrait qu'il demande la recette au passage, se dit le blond avant de se resservir. Il ne s'attendait certainement pas à ce que la rouquine lui propose un verre, si tôt dans la journée. Warren rigola aussi quand elle évoqua un quelconque devoir et il fit une légère grimace ensuite avant de rouler les yeux. Le sujet de conversation à la station de police en ce moment c'était le marché de Noël, plus personne n'osait prononcer les mots galerie ou même Preston vu que Warren était un shérif ô combien imposant et ô combien terrifiant... Warren n'avait pas vraiment envie de débattre sur le nombre d'agents qu'il devait envoyer au centre commercial ou même répéter pour la énième fois que non, il ne serait le secret Santa de personne et expliquer aux gens que non, il ne serait pas là pour les vacances, dès que la dernière semaine de Décembre arrivait, il s'envolait pour la Louisiane histoire de voir son frère et ses soeurs et qu'on s'occupe de lui comme le petit dernier de la famille qu'il était. Et oui, à 29 ans, Warren Delacroix profitait encore et toujours de cette place de choix dans sa si grande famille... Mais... qui a dit qu'il devait être mature ou même responsable? Donc boire un verre à dix heures du matin était tout à fait acceptable. En même temps, cela était proposé avec une telle gentillesse, et oui, Warren était faible. "Votre secret est bien gardé avec moi et puis ... Il doit bien être trois heures du matin quelque part pas vrai?"

Sûrement l'excuse la plus utilisée au monde mais que personne ne jette la pierre au blond, il était à court d'argument. Il s'étira sur sa chaise, parce que oui visiblement il avait l'intention de rester, avant de poursuivre: "Si ça ne vous dérange pas que je reste bien entendu. On pourrait laisser aussi tomber le vouvoiement non... je veux dire après tout ce qui s'est passé, on est plus à ça près." Et puis il n'aimait pas vraiment cela, ça lui donnait l'impression d'être vieux et tant qu'il n'avait pas de cheveux blanc, ça ne serait pas pour lui. "Hmm... je vais sans doute dire non pour le vin... et surtout passer pour le plus grand alcoolique de toute la terre mais... Tu n'aurais pas quelque chose d'un peu plus fort? Un type de ma carrure a souvent beaucoup de mal a vraiment être affecté par l'alcool à dire vrai donc..." Voilà, c'était ça Warren, un grand gaillard qui squattait allègrement chez vous avec son joli sourire et ses cheveux brillants, prêt à vider vos placards et à repartir avec ce même sourire aux lèvres. Déjà que Lexie savait qu'il était un policier raté, il ajoutait en plus très mauvais invité et alcolo à la liste.... Warren you dumb idiot, one day you'll be subtle." Mon dieu qu'est-ce que je suis en train de dire? Je ne vais pas rentré torché chez moi... Ce serait mal."
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MessageSujet: Re: 03. [Pension Preston] • Bad Hair Day   Sam 7 Déc - 14:53

Le discours passablement incohérent de la rouquine - pourtant encore parfaitement sobre - sembla amuser le morose jeune homme et elle considéra donc sa mission en bonne voie. En effet, elle avait pris le parti de lutter radicalement contre tout blues de Noël ou autres signes de tristesses et de tracas. Ils avaient tous leurs problèmes. Le viking et l'anglaise en partageaient d'ailleurs un majeur, bien qu'il ne les affecta pas de la même manière. D'ailleurs, si l'un d'eux devait se moucher dans les cheveux de l'autre aujourd'hui, c'était sans nul doute Lexie, qui risquait quand même de perdre le projet d'une vie, qui mettait accessoirement du bacon sur sa table et du vin dans ses placards. Elle contint un soupir à cette pensée et fit preuve de toute l'empathie possible, imaginant qu'il devait être extrêmement frustrant pour le shérif d'être face à une affaire insoluble. Dans les séries policières, c'était ce genre de choses qui rendaient les flics droits et honnêtes obsessionnels et dangereux. Bon, généralement, ça impliquait le meurtre de leur femme ou un traumatise d'enfance plutôt qu'un tableau volé, mais tout de même, la rousse nourrie depuis l'enfance de télévision et de cinéma parvenait à transposer assez facilement la situation. D'autant plus que Mr Delacroix ne semblait pas enclin à broyer du nord plus longtemps et ne fit aucune remarque sur la proposition possiblement déplacée de la jeune femme. Bien, elle n'était pas dans l'illégalité en offrant un verre au shérif de la ville. Bon à savoir, on ne sait jamais. Il alla même plus loin dans la familiarité en proposant d'arrêter le vouvoiement. La jolie rousse eut un sourire mutin, teinté d'un rien de surprise mais hocha la tête sans hésiter. Après tout, elle n'avait jamais été une grande fan des politesses et des simagrées et ce même envers les figures d'autorité. Sa langue avait d'ailleurs failli riper plus d'une fois, car après tout le blond ne pouvait pas être beaucoup plus vieux que Madeleine et il lui semblait bizarre de vouvoyer un personnage aussi sympathique. Même si certains de leurs échanges avaient été un peu enflammés, en raison de leur fort caractère respectif. Ce qui lui laissait d'ailleurs penser que cette petite session détente avait le potentiel d'être très amusante.

Warren alla d'ailleurs dans son sens, demandant sans gêne apparente si elle n'avait pas un truc un peu plus costaud que du vin chaud. Elle faillit s'étrangler de dire en buvant en l'entendant mais parvint à ne pas faire de tâches dramatiques sur son pull d'hiver favori. Il gagnait des points de minute en minute celui là, malgré son statut d'oiseau de mauvais augure. Mais il avait définitivement frappé à la bonne porte pour se faire servir de l'alcool fort en pleine matinée. Enfin fin de matinée. Et ce n'était pas une question d'heure mais d'état d'esprit. L'alcool triste n'était pas son truc... Ses pensées dérivèrent un instant vers Charlie, mais elle vida sa tasse en quelques gorgées et balaya les vagues doutes du policier d'un geste de la main et d'un sourire resplendissant. « Je vais pas te faire rouler sous la table va ! Enfin, si tu n'es pas simplement en train d'essayer de m'impressionner avec ta descente de viking. » Parce qu'elle en avait vu, des gaillards solidement bâti vomir dans la cuvette pendant qu'elle dansait joyeusement sur les tables. Ne jamais sous estimer le foi d'un pensionnaire de la maison du bonheur. « Bon tu ne tombes pas forcément au mieux, nos stocks ont besoin d'être renouvelés. Et mes bouteilles de tequila ont disparu d'une de mes planques super secrètes, il va falloir mener l'enquête, j'ai déjà une liste de suspects si tu veux ! » Elle se résumait en gros à JJ et à Jamie, puisque le reste de ses colocataires auraient eu la décence de lui proposer un verre ou de l'inviter à la soirée qui nécessitait une telle offrande. D'ailleurs Jamie n'avait absolument pas l'âge requis pour boire. Absurde loi américaine s'il en était. Baby Preston sauta donc de son perchoir et enchaîna rapidement, histoire de ne pas avoir à confesser qu'elle fournissait des mineurs en alcool à un représentant des forces de l'ordre. « Mais je pense pouvoir élucider l'affaire moi-même sur ce coup. » Elle lui adressa un clin d'oeil amusé et ouvrit un haut placard, qui lui n'avait pas encore était dévalisé. La rousse brandit la bouteille d'un air triomphant et la posa près des cupcakes. « Whisky écossais pur malt ! Presque personne n'en boit ici, elle est à peine entamée. Sinon j'ai du rhum dans le coin, je m'en sers pour les grogs et les punchs. Si tu veux autre chose, il va falloir que tu fermes les yeux et que tu comptes jusqu'à 120 le temps que je fasse le tour des cachettes. Ne le prends pas personnellement, je défends mes planques de bouffe et de boisson précieusement, colocation nombreuse oblige. »

La cuisinière de la maisonnée avait appris de ses erreurs passées et avait investit son domaine avec astuce. Après tout, c'était elle qui avait organisé le rangement de cette cuisine et elle pouvait se targuer d'en connaître les moindres recoins. Anna avait ses propres repères de nourriture pour les coups durs et elle lui les laissait volontiers, puisque c'était les moins bonnes cachettes. Lexie savait qu'il y avait un double fond dans le grand tiroir du bas et qu'une des dalles du plafond bougeait juste assez pour y mettre quelques paquets de gâteaux ou deux bouteilles. Elle soupçonnait donc Jamie d'avoir découvert celle-ci, après tout ce garçon était malin et avait dû lui-même se trouver dans l'obligation de trouver de bonnes planques. La britannique lui toucherait deux mots, histoire de réclamer un dédommagement en barres chocolatées ou en billets verts. Mais l'heure n'était pas à la revanche. L'heure était apparemment à la cuite matinale avec le shérif. Voilà quelque chose qu'elle pouvait ajouter à la longue liste de choses improbables mais vraies qui sont arrivées à Lexie Antonia Jane Preston. Tout sourire, elle sortit deux verres à whisky - pour une fois que l'équipement de grand-mère pouvait servir - et en tendit un au grand blond. Que la fête commence.
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MessageSujet: Re: 03. [Pension Preston] • Bad Hair Day   Mer 18 Déc - 19:30

Peut être que Warren s'était endormi sur son bureau à la station police.

Cela pouvait être une des explications pour justifier le fait que Lexie Preston venait de prononcer les mots "whisky" et "punch" le tout si tôt dans la journée. Mais là... Le blond en doutait vraiment. Pourquoi rêver de Lexie d'abord? Non pas qu'il ait quoi que ce soit contre la rouquine, c'était une jeune femme qu'il aurait préféré rencontrer dans d'autres circonstances que celles du cambriolage à la galerie, pas de doute qu'ils se seraient tout de suite très bien entendu. Non, c'était juste que les rêves de Warren étaient généralement beaucoup moins innocents et n'impliquaient pas de femmes. Enfin, plus maintenant, quoi que c'était à débattre, car si Glenn portait une jupe et des talons hauts être que... Hmm... Définitivement pas le meilleur endroit du monde pour se pencher sur cette question hautement philosophique ou même penser aux jambes de Glenn. Nope. Définitivement pas le bon moment. (Comment ça moins cinq points pour le timing? Warren faisait des efforts... du moins il essayait.) Il cligna donc des yeux et observa Lexie, qui bougeait encore, à croire que la jeune femme ne pouvait pas rester en place plus d'une seconde. Cela eut le dont de faire sourire le shérif (au moins il faisait travailler des muscles qu'il n'avait pas eu l'occasion d'utiliser récemment grâce à cette visite), le dit sourire qui s'agrandit tandis qu'elle posait une bouteille à côté des cupcakes. Now we're talking, se dit le shérif de la ville avant d'hésiter une fraction de secondes et de s'emparer de l'avant dernier cupcake. Au moins, on ne pourrait pas l'accuser d'avoir tout fini. (Non mais plus sérieusement, il devait absolument lui demander la recette. Non pas que ce soit son genre d'étaler sa science et là en l'occurrence, ses talents culinaires mais tout de même... Oh Lexie pouvait l'imaginer en tablier si elle voulait, plus rien ne pouvait atteindre Warren désormais.) Visiblement, le whisky ce n'était rien et Lexie semblait avoir des quantités d'alcool pour une armée de mini Warren s'il le fallait et il n'avait même pas envie de lui demander pourquoi ni même comment... Cette histoire l'arrangeait bien au final.  "Je pense que le whisky devrait largement suffire et puis je m'en voudrais à vie si je vidais tous tes stocks d'alcool... En plus, il est quand même encore tôt." Oui, il restait à Warren encore une part de raison et de bon sens, une part seulement, juste un tout petit coin, même pas un coin d'ailleurs, peut un dixième ou même un millième, quelque chose qu'il serait très facile de faire taire avec un verre ou deux... ou vingt-cinq. Ou peut être qu'il surestimait largement ses capacités, sa dernière gueule de bois remontait au mois de Novembre et encore, pouvait-on considérer cela comme une véritable gueule de bois s'il se rappelait de la dite soirée avec une précision affolante? Peut être pas.

À quand remontait la dernière fois que le blond avait pris une véritable cuite, du genre réveil avec la tête qui tourne et les cheveux collés au visage sans le moindre souvenir ou même sans pouvoir réfléchir correctement sans avoir affreusement mal au crâne... À longtemps, très longtemps d'ailleurs, juste après son divorce et juste avant qu'il arrive à Lima pour tout dire, son grand frère Peter et Amelia ayant décrété qu'il devait boire une dernière fois comme un trou avant de pouvoir passer son examen écrit et pouvoir intégrer les rangs de la police. Fort heureusement le petite soirée n'avait pas eu lieu la veille du fameux examen ou sinon pas de doute qu'il n'y aurait pas de Warren en uniforme dans la cuisine de Lexie là tout de suite. Oui, il était techniquement toujours en service, mais bon... juste une petite entorse au règlement de temps à autre, cela ne pouvait faire de mal à personne, pas vrai? "Au fait, si jamais, dans une conversation ou autre, quelqu'un vient te demander si je suis effectivement passé te voir, la version officielle c'est que j'ai fait mon boulot et que je suis retourné patrouiller." Parce que je suis le shérif de la ville et que je suis très sérieux et que non, je ne suis absolument pas payé à me tourner les pouces dans mon bureau, se retint d'ajouter Warren, se disant que cela était plus que compréhensible par son ton. Et depuis quand est-ce que son boulot était devenu quelque chose de si important dans sa vie? ... Parce que sinon, sans Glenn, il ne lui restait qu'à déprimer sur son canapé et à manger des donuts, alors que normalement il n'aimait pas ça et qu'il était plutôt du genre à sautiller sur place pour trouver de quoi s'occuper. (Et oui, un type de sa taille pouvait sautiller.) Cependant, il lui restait son job, sauf que ce navire là était plus que coulé depuis l'affaire de la bijouterie.

Man, why am I getting up in the mornings? Se demanda soudainement le blond avant de s'éclaircir la gorge et d'ajouter: "C'est mieux d'accorder nos violons maintenant plutôt que... Enfin... c'est mieux de le faire maintenant que la bouteille est pleine plutôt que d'attendre qu'elle soit vide." Ce qui pouvait arriver très rapidement, enfin, tout dépendait vraiment de Lexie en fait. "Quoi que je dis ça, si ça se trouve je me trompe et je vais me retrouver à devoir boire tout seul, après tout, je ne sais pas si tu tiens à l'alcool ou pas du tout." Il avait ajouté la dernière partie de sa phrase plus pour la taquiner qu'autre chose, il était mieux placé que quiconque pour savoir qu'en terme de beuverie, les femmes s'en sortaient mieux que les hommes. Beaucoup mieux d'ailleurs .
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MessageSujet: Re: 03. [Pension Preston] • Bad Hair Day   Dim 22 Déc - 15:32

Lexie haussa les sourcils avec un sourire en coin à l'idée que le shérif puisse vider les stocks d'alcool de la Pension. Soit il était fort présomptueux, soit il sous estimait grandement le nombre de bouteilles dissimulées à travers la maisonnée. Car même en période de disette relative, il y avait toujours de quoi boire et manger. Il était préférable d'avoir un goût pour le sucré, puisque les gâteaux maison et les sucreries diverses étaient bien plus courantes que la viande. Il y avait bien des fruits en toute saison et Lexie était de ceux qui profitent de l'hiver pour faire des litres de soupe, mais malheureusement pour leur santé, bon nombre de ses colocataires préféraient les cookies aux smoothies. Tant pis pour eux ! Et la maîtresse de maison elle-même devait bien admettre que ses cupcakes étaient généralement plus réussi que son rôti de porc par exemple. Chassant cet échec cuisant de son esprit, elle constata que Warren devait être d'accord avec elle, puisqu'il avait liquidé une bonne partie du plateau, tout en ayant néanmoins la décence de lui laisser le dernier. Lex ne se priva donc pas pour l'avaler en quelques bouchées et comprit bien vite qu'il lui fallait sortir l'artillerie lourde. Il n'était pas difficile de se rendre compte que quelque chose tracassait le viking et ce n'était sans doute pas le manque d'avancement de cette enquête. Ca ne devait pas aider, mais il paraissait improbable que ce soit le seul facteur qui le pousse à s'enfiler du whisky avant midi. Non pas qu'il faille nécessairement avoir des problèmes pour boire, mais ce n'est pas pour rien que l'on appelle parfois l'alcool un remontant. Un petit boost d'énergie et de bonne humeur ne leur ferait pas de mal. Et le whisky ne suffirait pas, il fallait créer une véritable ambiance, quelque chose de léger et de joyeux.

Mais le grand blond voulut d'abord s'assurer qu'elle n'irait pas crier sur tous les toits les pratiques auxquels il s'adonnait. La rouquine eut un rire sonore, imaginant qui cela pourrait bien intéresser dans son cercle d'amis. A part Glenn bien sûr, mais elle soupçonnait qu'il ne valait mieux pas s'aventurer sur ce terrain de conversation. Et encore moins aborder Maddie. Elle se contenta donc d'afficher un large sourire et de porter deux doigts contre sa tempe pour adresser un semblant de salut au jeune homme « Pas de soucis shérif. » Mais il eut la mauvaise idée de poursuivre en défiant baby Preston sur sa légendaire descente. Elle qui n'avait jamais été malade depuis sa première cuite. Elle dont l'estomac pouvait endurer les pires tourments et qui vivaient ses gueules de bois dans une euphorie que sa soeur mettait sur le compte des restes d'alcool dans son organisme. Pfeuh. Pour toute réponse, la jeune galeriste se leva et sortit le bac à glaçons du congélateur, puis servit ne généreuse dose dans chacun des verres, y lâcha un petit bloc de glace et avala deux longues gorgées du breuvage. « Il ne faut pas sous-estimer un membre de la Pension l'ami, tu pourrais l'apprendre à tes dépends. » La londonienne lui servit un sourire resplendissant et s'empara de la bouteille, tendit les glaçons au shérif puis se dirigea vers un placard d'où elle sortit une imposante boîte en plastique. « Cookies, biscuits, chocolats, la boîte à malice de Lexie Preston ! » Elle la refourgua à son acolyte du jour et prit les devants, l'invitant à la suivre d'un geste de la main.

Elle guida le shérif vers le sous-sol aménagé, qui comprenait un vaste écran de télévision, un système son réglé par Jessie St James en personne, une collection de DVD et de CD des plus imposantes, à peu près tous les jeux possible du Just Dance au Risk, ainsi qu'un tourne-disque et des cartons plein de vinyles. Sans compter le petit coin bar, le canapé et les nombreuses chaises. Les Preston pouvaient toujours se lancer dans l'organisation de soirées privées, elles avaient après tout un matériel que leur envieraient certains professionnels mal lotis. Désignant cette antre de la bonne humeur d'un geste théâtral, Lexie sourit une nouvelle fois au viking et annonça « Bienvenue au coeur de la maison du bonheur ! » La rouquine s'enfonça dans le sofa moelleux et entama la sélection de cookies, cherchant la télécommande entre les coussins. Elle mit finalement la main dessus - le vil objet s'était dissimulé sous le canapé - et alluma le système, sans savoir ce qui allait s'afficher. Apparemment, le karaoké était toujours en place et une longue liste de chansons diverses et variées apparurent à l'écran. Se délectant d'une nouvelle lampée de whisky, la demoiselle se tourna vers Warren et demanda avec un air mutin « Tu sais chanter shérif? » Ca pouvait valoir son pesant de cacahuètes finalement, cette interlude inattendue.
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MessageSujet: Re: 03. [Pension Preston] • Bad Hair Day   Lun 20 Jan - 22:40

Provoquer Lexie Preston? Probablement pas la meilleure décision de l'année mais en même temps... Warren avait un verre de whisky entre les mains et il n'était même pas encore dix heures. Sur l'échelle des mauvaises décisions, il était déjà bien haut, et ce même pour lui, le géant attitré de la ville. Il aimait se dire que la rouquine qui lui tendait les glaçons et la boite de cookies (chose qui soit dit en passant n'était pas conseillée vu que l'estomac du shérif de la ville était littéralement un puits sans fond) avait des arguments irréfutables, ce serait son excuse pour justifier la gueule de bois qu'il aurait demain matin et toutes les bêtises qu'il s'apprêtait à faire. Oh oui... Warren Delacroix en état d'ivresse n'était certainement pas quelque que Lexie oublierait de si tôt. Quoi que, elle avait fermé la porte à clé, enfin il supposait, hors de question qu'il la fasse monter au volant de sa voiture de fonction pour lui monter à quel point c'était cool de pouvoir utiliser une sirène. Non, conduire en état d'ébriété c'était mal et bien évidemment, Warren ne l'avait jamais jamais fait. (Comment ça c'était déjà un jamais de trop?) Pour l'instant, il se contenta de suivre Lexie avec un sourire aux lèvres. Il fut plutôt impressionné par le sous sol, se disant qu'il aurait bien aimé avoir une pièce comme celle-ci en grandissant, maintenant les choses étaient légèrement différentes et il vivait seul, il pouvait s'étaler à volonté sur son grand canapé (enfin... un canapé à sa taille), et regarder en boucle le premier Star Trek sans que personne ne vienne lui arracher la télécommande des mains ou même l'éjecter du dit canapé, oui, chez les Delacroix, les démonstrations d'affection étaient du genre musclées... Warren observa Lexie s'installer avec un sourire aux lèvres et alors qu'elle l'interrogeait, il finit par venir s'asseoir à ses côtés, posant tout ce qu'il avait dans les mains sur le sol et bénissant intérieurement ce canapé. Hmm... se lever aller être un exercice dès plus difficile. Il poussa un profond soupir et vida son verre de whisky avant de répondre à la question.

"Oui je sais chanter mais... je crois qu'il va falloir que j'ai un peu plus de whisky dans les veines pour ça." Sur ces bonnes paroles, il attrapa la bouteille de whisky aux pieds de Lexie, un glaçon et voilà, le tour était joué, son verre était de nouveau rempli. Ses yeux se posèrent sur l'écran, voyant les chansons qui défilaient, certes, il chantait sous la douche, mais ici, ce n'était pas sa douche... Sauf si le whisky de cette chère Lexie était assez fort pour qu'il rêve les yeux grands ouverts, mais non, ce n'était que son deuxième verre et puis mince, il avait tout de même une réputation à défendre. Bref, oui, la chanson, ce n'était pas tellement son truc au final, un comble quand on savait de quelle ville il était le shérif. Non, Warren passait peut être pour l'homme le plus bruyant de la terre avec ses grands sabots et sa franchise à toute épreuve, mais... même lui savait être discret. Il ne disait pas à tout le monde qu'il savait parler l'elfique, le klingon ou dothraki par exemple. Eh bien le chant, c'était pareil. Il posa de nouveau ses yeux bleu sur la jeune femme.  "Et puis Miss Preston ce n'est généralement pas ça l'ordre des choses, d'abord on boit, ensuite on boit de nouveau, on se dit des choses très embarrassantes sur nous même et après on songe à chanter ou même à danser..." expliqua t-il avant de voir ce qu'il y avait dans la fameuse boite qu'elle lui avait donné, il attrapa un cookie qu'il fit disparaître à la vitesse de l'éclair avant de boire une autre gorgée de whisky. Hmm... le mélange cookie et whisky pur malt était plutôt pas mal... Pas autant que les pizzas et la tequila, mais il n'allait pas faire le difficile là tout de suite.

"Bon la logique voudrait aussi qu'après on s'arrache nos vêtements avec les dents et qu'on fasse sauvagement l'amour sur le sol... Mais je te rassure tout de suite, tu n'es pas mon type, aucune offense hein, en plus je suis persuadé que tu dois déjà avoir quelqu'un dans ta vie... surtout vu tes jambes." Il avait dit tout ça avec le visage impassible, son verre de whisky à la main et paraissant presque sérieux... Presque. Peut être que Warren aurait dû arrêter de dire ce qu'il pensait tout bas, surtout en présence de quelqu'un qui n'avait peut être pas l'habitude de son... honnêteté dira t-on. Et non les quelques fois où il avait vu Lexie dans son bureau au commissariat ou même à la galerie ne comptait pas vraiment, il portait toujours son uniforme d'ailleurs, tout comme aujourd'hui. Et, peut être qu'il aurait dû considérer toutes les questions éthiques que soulevaient le fait de boire en uniforme mais au lieu de ça il préféra porter son verre à ses lèvres. "Est-ce que je parle trop? Surtout n'hésite pas à me dire de la fermer ou me taper dessus." And you tell her that now? Gee Warren you suck...
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MessageSujet: Re: 03. [Pension Preston] • Bad Hair Day   Ven 24 Jan - 23:50

Le shérif n'était visiblement pas aussi téméraire qu'il avait voulu le faire croire à baby Preston, puisque quand confronté à un défi karaoké, il choisit de s'abstenir. En prétextant qui plus est un taux d'alcoolémie insuffisant. C'était la réponse du lâche devant le système d'entertainement sur-équipé, le couard dans la musique, le dégonflé face à la chansonnette. Anna tendait parfois à entrer dans cette catégorie également, mais généralement une bière supplémentaire et l'impulsion de sa cadette suffisait largement à libérer l'âme de performeuse en elle. Celle de Warren était plus profondément enfouie apparemment, mais elle resurgirait en temps et en heure. Personne n'échappait au karaoké et/ou au Just Dance dans le sous-sol de la Pension. Après tout, il fallait rentabiliser ce système son à toute épreuve et cet immense écran de télé. Qu'il avait récupéré chez un obscur ami de JJ en emménageant et dont la luminosité était plus que bancale, mais qui convenait parfaitement pour brailler des chansons ultra connues et suivre les mouvements de personnages colorés. Et ça rendait Mario Kart moins visuellement agressif, ce qui était un net avantage pour les yeux désormais vieillissants de Lexie. Elle ne s'était jamais remise de son passage forcé chez l'opticien et de l'injonction à porter des lunettes de repos, se trouvant une ressemblante inquiétante quand elle buvait un thé en bouquinant, ses larges lunettes à monture écaillées sur le nez. Mais elle n'avait guère le loisir de s'apitoyer sur son sort, suivant le viking dans la descente d'un nouveau verre. Carrure de joueur de rugby à la retraite ou non, la rouquine avait une réputation à tenir et elle ne le laisserait pas prendre de l'avance. Advienne que pourra. D'ailleurs, si elle avait dû parier, elle aurait misé sur elle plutôt que sur le blond pour le prétendant au titre de meilleur descente, faisant peut-être par là preuve de l'arrogance qui la mènerait à sa perte.

Mais le shérif n'avait clairement pas besoin d'alcool pour s'avérer être un invité des plus distrayants. La jeune galeriste manqua de s'étouffer sur son pur malt en l'entendant lister l'ordre des choses sensées se passer en soirée. Elle ne contestait certes pas sur le fond, mais disons qu'elle ne s'était pas attendue à ça de la part du actuellement gay Warren. Bien sûr, il pouvait tout à fait être bi ou pansexuel, ce n'était pas comme si elle lui avait posé la question ou qu'elle en avait quelque chose à faire. Et Lexie Preston était bien loin d'être une prude, mais elle devait admettre que le lâcher très décontracté des mots "faire l'amour sauvagement" l'avait quelque peu décontenancée. Pourtant, elle ne se laissait pas facilement déstabiliser, ayant grandi avec une bande de garçons ne correspondant guère au profil du gentleman britannique, Joachim en tête de liste. Ses amis composaient une de ces bandes de jeunes hétéroclites qui courent les rues de Camden, plus ou moins sobres et bruyants, faisant la joie des touristes en goguette à la recherche d'une expérience authentique. Inutile de dire qu'elle avait entendu pire et que le grand surfeur n'avait pas le moindres soucis à se faire. Enfournant quelques gâteaux, la demoiselle répondit avec un manque d'élégance qui ne faisait que démontrer qu'elle se sentait à l'aise « Je trouve aussi que j'ai des jambes de rêve mais je suis fort célibataire, c'est un choix de vie pour tout te dire. Liberté, Louboutins, whisky, aventures, tout ça, c'est mon credo. » Autant dire que Lexie avait largement renié les vagues leçons de catéchisme qu'elle et Anna avaient fréquenté quelques temps, par un conformisme étonnant de la part de leurs parents. Le bourgeois bat l'âme d'artiste apparemment. La détresse financière avait donc un hypothétique avantage créatif et moral pour les soeurs Preston à la dérive. Amen. « Et j'ai bel et bien cru comprendre que nous je jouions pas tout à fait dans le même camp, ce qui est un fort désavantage pour moi suivant les bars que nous serons amener à fréquenter à l'avenir. »

La rouquine avait naturellement adopté le shérif comme l'un des énièmes membres de son large groupe de connaissances avec qui elle aimait à faire la fête et enflammer les dancefloor. Il avait quelques tests d'aptitudes à passer en matière de déhanché et de vibrato, mais le garçon était tout de même en bonne voie. La descente rythmée de la bouteille était un des premiers bon points. « Maaaaais, ton plan de fête est beaucoup trop conventionnel. Je propose de mélanger un peu tout ça. Si tu ne veux pas chanter, dansons ! » A moitié levée, dans un équilibre aussi précaire que magistral, la main tenant son verre tendue au dessus de la tête blonde de son camarade elle ajouta « A moins que tu sois trop sobre pour ça aussi, dans ce cas, je vote pour le jeu à boire. Je n'ai jamais ou action/vérité? » C'était enfantin et basique, mais il fallait bien imbibé cette masse imposante et la modeler pour qu'elle se montre plus enthousiaste à l'idée d'une reprise de Barbie Girl, qui commençait déjà à se dessiner dans l'esprit inventif de miss Preston. D'autant plus qu'elle savait que la malle aux trésors dissimulée derrière le bar contenait un boa rose et un chapeau de cowboy à paillettes que le shérif se devait d'enfiler. Il en était ainsi, c'était tout simplement une vision que le Seigneur lui avait envoyé et elle se devait de la voir accomplie. Mais avant ça donc, il fallait boire et, quoi de plus efficace qu'une série de défis et de révélations embarrassantes, accompagnées de cul sec en pagaille. L'heure - oubliée et niée - d'attaquer les choses sérieuses avait sonné.
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MessageSujet: Re: 03. [Pension Preston] • Bad Hair Day   Lun 3 Fév - 19:14

"À l'avenir? Tu prévois d'autres matinées comme ça? Je te préviens je suis plutôt du genre chiant quand je suis bourré." Ne put s'empêcher de répliquer Warren, ses yeux bleu posés sur la rouquine, un sourire sur les lèvres. Ce n'était pas son genre de refuser de boire de temps à autre et ce malgré son boulot, il s'était même plutôt calmé depuis qu'il était à Lima. Et non, il ne comptait pas les quelques bières que lui et Keegan consommaient quand le pompier décidait de venir squatter le canapé ô combien confortable du blond. Oui, il s'était véritablement calmé, cela était en parti dû à l'absence des autres Delacroix, ses frères et soeurs avaient toujours eu une très mauvaise influence sur lui, ils aimaient bien provoquer le petit dernier qu'était Warren pour le pire et... Non, souvent pour le pire, il n'y avait pas vraiment de demi-mesure avec le blond. Fort heureusement, le jeune homme était à ranger dans la catégorie happy drunk, ce n'était pas son style d'aller provoquer des bagarres inutilement pour prouver que oui, il était un mec, un vrai, un dur à cuir. (Non, pour ce faire, il avait juste besoin d'enlever son t-shirt... et en général, cela mettait tout le monde d'accord.) Lui se contentait juste de payer des tournées à tous les clients du bar, d'entraîner de parfaits inconnus dans des étreintes fraternelles et parfois, sous l'effet de l'absinthe et grâce à l'aide de la douce fée verte, il s'improvisait strip teaser d'un soir, et oui, il savait danser, mais il ne mentait pas quand il disait qu'il n'avait pas suffisamment d'alcool dans le sang pour se livrer à ce genre d'exercice. Et puis, il pouvait imaginer d'ici la conversation avec les autres policiers de la ville, ses subordonnées soit dit en passant, le lendemain matin: j'étais parti lui annoncer qu'on ne pouvait pas donner suite à l'enquête et on a finit par chanter All by Myself avec nos verres de whisky à la main, et puis après on a enchaîné et on a dansé sur du Stevie Wonder et non je ne prévois pas ce genre de truc, c'est arrivé tout simplement. Et oui, c'était le genre d'excuses que Warren pouvait sortir naturellement, tout aussi naturellement que de suggérer que lui et Lexie décident de s'arracher leur vêtement avec les dents sur le sol... Non, elle n'était définitivement pas son style ... Trop... Trop rousse en fait, conclut Warren en vidant son verre. Son truc à lui c'était plus les blonds, du genre son ex-femme ou même Glenn... Mauvaise idée de penser à Jolene ou même au styliste maintenant.

"Et tu as bien raison, plus je réfléchis et plus je me dis que ma vie était bien plus simple quand j'étais célibataire." Understatement, se dit Warren en regardant Lexie qui tentait de se lever. Apparemment la rouquine était du genre têtue et bornée, une bonne chose car il était hors de question que le shérif de la ville passe sa matinée à déprimer. Glenn ne voulait pas de lui? Tant pis, c'était la vie, il n'allait pas se repasser leur dispute en boucle et se demander ce qu'il aurait pu mieux faire ou mieux dire ou juste... Non. "Est-ce que j'ai l'air d'un type qui danse Preston? Repose donc tes fesses sur ce fauteuil et jouons donc à je n'ai jamais." décréta Warren, se disant que s'il avait le choix, il ne donnera pas une bonne raison à Lexie Preston de l'humilier. Déjà, le fait qu'il soit ici dans cet uniforme constituait déjà une forme d'humiliation en soit. "Tout ce que je vais dire ou avouer ne doit pas sortir de cette pièce, sinon je peux t'assurer que je nierai tout en bloc, je suis plutôt doué pour ça en plus." Le blond ponctua sa phrase par un haussement de sourcils, se croyant plus que convaincant avant de les resservir tous les deux. La moitié de la bouteille avait déjà disparu et pourtant, la matinée ne faisait que commencer. Warren leva son verre, désormais plein, et le fit claquer contre celui de Lexie, avant de se passer une main dans les cheveux. Les règles du jeu étaient simples et vu le passé plus que déviant de Warren, la rouquine risquait d'en apprendre beaucoup plus qu'elle ne le souhaitait. Mais, le policier se rassurait en se disant qu'elle était au moins aussi innocente que lui, ce qui n'était pas forcément une bonne chose au vu du jeune âge de Lexie.

"Allez je commence Preston." annonça t-il, presque pour se donner du courage. Toujours en fixant la jeune femme droit dans les yeux, il réfléchit à toute vitesse, se demandant par où diable commencer. La liste des délits et autres bizarreries en tout genre commises par le shérif de la ville était beaucoup trop longue... Comment est-ce qu'il en était venu à travailler au nom de son pays? Ah oui, complètement par hasard, pas de doute, la vie de Warren aurait très bien pu passer pour un scénario de film, le genre de film avec de bons acteurs et qui mériterait certainement une ou deux nominations aux oscars. Ou peut être que là encore, c'était Warren qui divaguait totalement. Think Warren, think.  "Hmm... Oh je sais... " Ce n'était pas comme cela qu'on jouait en temps normal, mais tant pis, le policier semblait être d'humeur à faire des confidences. "Je n'ai jamais porté de jupe." Il fixa la jeune fille pendant environ trente secondes, avec un sourire qu'on aurait pu qualifier d'idiot sur le visage, avant de vider son verre de whisky d'un trait. Il ne put empêcher la grimace qui franchit son visage quelques secondes plus tard, pas de doute, il n'était plus du tout habitué à ce genre de folie, avant de poser son verre sur le sol et de s'emparer de la boite à cookies. "À ton tour Preston."  
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MessageSujet: Re: 03. [Pension Preston] • Bad Hair Day   Jeu 27 Fév - 18:10

Lexie eut un rire léger quand le shérif lui confia qu'il était du type bourré-chiant. Etrangement, elle n'avait aucun mal à l'imaginer, parlant beaucoup trop fort dans un bar, dépensant l'argent de son père dans une virée alcoolisée à travers la ville ou autres frasques dont la jeune londonienne était elle-même friande. Elle le rassura donc avec un sourire en coin « Peut-être pas des matinées, mais il faudra bien qu'on se fasse une soirée digne de ce nom. Si évidemment il s'avère que tu n'as pas que de la gueule et que je n'ai pas à te sortir la tête de la cuvette. » Un petit air de défi sur le visage, elle avala quelques rasades de whisky et termina son verre, curieuse de savoir si les deux mètres de ce viking des plaines pouvaient rivaliser avec le mètre quatre-vingt de surprise qui s'étirait sous la chevelure flamboyante de la britannique. L'un comme l'autre avait une réputation à tenir, ainsi qu'une certaine fierté locale à défendre. Après tout, les anglais étaient bien connus pour être des pochtrons à la Skins et les sudistes n'étaient pas en reste avec le carnaval de la Nouvelle Orléans et les saloons plein de cowboys. Baby Preston avait donc beau titiller son acolyte du jour, elle ne doutait pas tellement de son sens de la fête. Elle n'était pas la plus grande observatrice du genre humain, mais il n'y avait pas besoin d'être fin psychologue pour tirer cette conclusion. Par contre, un peu plus de délicatesse que n'en possédait la jeune galeriste aurait été la bienvenue pour apporter une réponse appropriée à la confession de problèmes de couple de ce cher Warren. Lexie avait beau entretenir une amitié aussi irrégulière que flamboyante avec Glenn, elle n'était pas très au fait de ses histoires de couple, ayant déjà bien trop d'affaires variées dans lesquelles fourrer son petit nez.

Elle préféra donc éluder purement et simplement la remarque, faisant preuve d'un joyeux déni tout droit hérité de son bon vieux papa. Elle se doutait que sa proposition de danse endiablée ne prendrait pas sous la masse blonde du shérif, mais elle se devait au moins d'essayer. C'était dans ces moments là qu'elle regrettait presque la présence narcissique et larmoyante de leur ancien voisin, Jesse St James, qui malgré sa longue liste de défauts ne refusait jamais une danse ou une chanson. Certes, il était un rien trop compétitif et battait la rouquine à plates coutures quelque soit le registre choisi, mais elle pouvait au moins se targuer d'avoir fait un tango en pyjama et talons haut avec une star de Broadway. Typiquement le genre d'anecdotes qui fourmillaient dans la vie de la jeune femme. Mais un je n'ai jamais avec LE représentant des forces de l'ordre de la ville, pour elle qui avait toujours fait office d'enfant (faussement) rebelle, ça méritait sa place dans un Top 10 d'histoires farfelues, voire un Top 5. Elle hocha donc la tête avec ferveur quand il l'enjoignit à ne pas répéter ce qui se dirait dans l'intimité de la Pension. En vérité, elle ne promettait rien, si un de ses récits étaient vraiment trop croustillants pour ne pas être partagé, elle se verrait dans l'obligation morale de partager ce petit trésor avec quelqu'un. Mais, en règle général, Lexie préférait obtenir les informations plutôt que de les divulguer. Son goût de l'anecdote et du ragot était largement dû à sa curiosité et une fois qu'elle était assouvie, la rouquine s'en trouvait généralement suffisamment satisfaite.

En entendant la première tentative du shérif, la londonienne manqua de s'offusquer. C'était clairement de la triche, Lexie passait les trois-quart de son temps en robe et en jupe, il savait donc pertinemment qu'elle serait obligée de boire. Alors qu'elle s'apprêtait à protester, il fit lui-même un cul sec et arracha un rire léger à son interlocutrice. Elle ne pouvait pas vraiment dire qu'elle était surprise, même si le spectacle de cette armoire à glace en jupette hawaïenne - pour une raison obscure, c'était ainsi qu'elle imaginait les événements - devait être des plus réjouissants. De bonne grâce, elle vida donc à son tour le verre et les remplit de nouveau, peut-être un peu moins généreusement que le blond. Elle prit le temps d'éponger tout ce whisky avec un cookie bien mérité, qui lui offrit par la même un instant de réflexion. « C'était bien vu Delacroix... Alors, hum. Je n'ai jamais... triché à je n'ai jamais ! » Avec fierté, Baby Preston posa son verre sur la table basse, un large sourire aux lèvres. C'était effectivement la pure vérité, la rouquine n'étant pas tellement familière avec le concept de pudeur et penchant vers l'honnêteté un peu trop brutale. Et quelque chose lui disait que Warren était du même acabit. « Et c'est vrai de vrai hein, croix de bois, croix de fer. » Elle mima le geste contre sa poitrine, avant de se lever brusquement, manquant de percuter violemment la table. Après un gloussement significatif de son taux d'alcoolémie grimpant, elle se dirigea vers l'écran de télévision, non sans lancer à son invité « Panique pas, je mets juste un peu de musique de fond, c'est trop calme là. » Après avoir trituré quelques manettes et boutons, une playlist sobrement intitulée PARTY HARD !!!!! se mit en route et cracha du Beyoncé à plein volume. Spontanément, Lexie secoua sa crinière rousse et se dandina de manière pour le moins intéressante jusqu'à finalement se laisser tomber dans le canapé, ses longues jambes dépassant de l'accoudoir et sa tête atterrissant à quelques centimètres des jambes du viking-surfeur. Considérant un instant qu'il était complexe de boire allongé, elle abandonna finalement l'idée de se lever et demanda simplement « On en était où? Ah oui, t'es un tricheur ou pas alors? »
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MessageSujet: Re: 03. [Pension Preston] • Bad Hair Day   Mer 12 Mar - 3:28

Pas de doute, cette matinée resterai dans les mémoires. Est-ce que c'était le whisky? Les cookies? Ou Lexie qui bougeait trop au goût de Warren et qui avec ses mèches à la couleur plus que singulière lui rappelait cette petite fée verte qui exauçait toujours les voeux des buveurs d'absinthe... ? Sans l'alcool évidemment, sauf si Lexie était vraiment magicienne et qu'elle pouvait tirer des bouteilles de son chapeau. (Et non, ce n'était certainement pas le pur malt qui le faisait délirer comme ça, là, il retrouvait juste son état normal... Ah, the sweet joy of alcohol). Bref, une matinée mémorable car Warren Delacroix ne parlait jamais de lui même... jamais. Il était une véritable énigme enroulée dans un tacos, enroulée dans une autre énigme et dans un autre taco. Et oui, il était toujours à la recherche des dits tacos, car s'ils faisaient vraiment sa taille, le blond était plus qu'intéressé. Il n'aimait juste pas attirer l'attention inutilement sur lui, un comble quand on savait à quel point il manquait cruellement de tact et de subtilité, des choses que les gens qui faisaient moins d'1m94 semblaient parfaitement maîtriser. Certes, il était facile de l'ouvrir pour l'ouvrir et avoir un avis sur tout, mais quand il s'agissait de faire des confessions, il partait de l'autre côté. Mais vraiment vite. Même Glenn avait dû faire preuve de beaucoup d'imagination pour obtenir quoi que ce soit de lui, le policier ne voyant vraiment pas en quoi une discussion pouvait aider ce qu'il tentait de faire, présentement enlever les vêtements du jeune homme. Au diable le styliste et au diable son habituel mutisme, le whisky était bon (note à lui-même: aller en Écosse), et le sol plus que confortable et Lexie était de bonne compagnie.

"Pour ma défense... j'ai des jambes superbes... Bon évidemment je m'incline face à toi mais je me défends pas mal." dit tout simplement Warren, un sourire aux lèvres. Elle allait devoir lui arracher les détails de cette histoire là avec beaucoup de diplomatie, mais il était certain que sa grande soeur avait encore les photos de ce fameux Mardi Gras. L'incident n'était qu'une sorte de brouillard pour Warren, comme la plupart des nuits de beuverie à la Nouvelle-Orléans, encore plus lors de cette fameuse fête. Il y avait également une paire de talons aiguilles impliqué mais Warren emporterait ce détail là avec lui dans sa tombe. Il se maudit intérieurement avant de relever le regard vers Lexie qui s'était lancée dans une chorégraphie improvisée... Était-elle célibataire? Si oui, Warren avait envie de demander pourquoi. Car oui, dans le fond, deux beaux spécimens comme eux c'était un comble. Wow. L'alcool devait vraiment commencer à lui monter à la tête s'il commençait à s'envoyer des fleurs. Il tira la langue à Lexie face à sa question et il fut contraint de vider de nouveau son verre.  "Évidemment, mais tout le monde triche à ce jeu, pas vrai?" Dit-il en guise d'excuse, les resservant déjà, finissant enfin la bouteille. Hmm... Il allait probablement devoir rentrer chez lui à pied. Ça serait dommage de heurter un mur dans sa condition, quoi qu'il était certain que sa mort ferait plaisir à au moins une personne dans Lima, pas de doute que Madeleine viendrait réconforter Glenn avant de lui montrer à quel point la vie pouvait être beaucoup mieux sans Warren. Tss qui avait osé invité cette harpie à son enterrement? Et que faisait-elle juste à côté de son grand frère Pete? Warren back to reality please. Il reporta son attention sur Lexie, qui avait enfin arrêté de bouger. Oui, son tour de poser les questions.

"Laisse moi réfléchir une seconde. Et soit dit en passant, tu vas devoir me donner la recette de ces cookies." Si elle savait qu'il avait porté une jupe une fois dans sa vie, il pouvait bien avouer que oui, il adorait cuisiner et que c'était même la première chose qu'il faisait en cas de stress. Non mais sérieusement, sa tarte aux pommes? C'était tout simplement la huitième merveille du monde, et non, cette fois-ci, il ne s'envoyait pas des fleurs. Quoi qu'il en soit, il devait toujours trouver une question pour Miss Preston ici présente et faire en sorte que ce soit intéressant. Il ne devait pas être le seul à vider son sac, qui savait vraiment de quelle façon Lexie pouvait utiliser ses informations récoltées. Certes, la vie n'était pas un film d'espionnage et ce même si Lexie aurait fait une James bond girl parfaite et que Warren savait aussi bien tirer qu'un 007, mais tout de même... Lui aussi devait avoir de quoi avoir faire chanter la rousse. Au besoin, bien entendu, ce ne serait qu'en cas de dernier recours. Il fixa Lexie pendant une longue minute avant qu'un sourire pour les moins immatures se dessine sur son visage. "Bon vu nous sommes des adultes matures et à la superbe chevelure tous les deux, passons aux choses sérieuses..." Warren Delacroix, un pervers? Hmm, probablement, la phrase sonnait bien et puis tant pis, il avait toutes les raisons du monde de l'être, son lit était vide depuis plusieurs semaines déjà et ...Et elle lui avait proposé ce jeu donc elle était tout autant responsable. "Je ne l'ai jamais fait dans un ascenseur." Ceci étant dit, le shérif de la ville leva son verre, fixant Lexie. Hors de question qu'il soit le premier à révéler la vérité cette fois-ci.
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MessageSujet: Re: 03. [Pension Preston] • Bad Hair Day   Mer 19 Mar - 20:17

Evidemment, Warren n'avait pas la droiture morale d'une Preston, ce qui était en fait assez paradoxal pour la plus haute autorité policière de la ville. Un jour, Lexie parviendrait à découvrir l'histoire qui avait conduit ce phénomène blond à devenir shérif. Mais ce jour n'était visiblement pas aujourd'hui, puisque soutirer ce genre d'informations via une partie de je n'ai jamais demandait une gymnastique intellectuelle que la rouquine n'était pas - ou plus - en état de faire. Cela paraissait de toute manière impossible, aussi elle se contenta de ricaner en le voyant boire une nouvelle fois. Les doses de cheval qu'ils enquillaient depuis de longues minutes maintenant commençaient à faire sérieusement effet et ce fut donc sans pouvoir détourner ses yeux du plafond sale que la londonienne rétorqua d'un ton mi-compatissant, mi-moqueur « Mais oui, tout le monde. Sauf moi ! » Elle brandit son poing dans les airs dans un geste de triomphe, célébrant une des rares instances où elle pouvait se targuer d'une honnêteté sans faille. Certes, la galeriste était plutôt franche et pas spécialement du genre à tourner autour du pot, mais elle avait ses vices, comme tout à chacun. D'importance plus ou moins grave, suivant qu'il s'agissait d'un mensonge rocambolesque à l'égard des officiers qui avaient tenté de l'arrêter pour trouble de l'ordre public dans une rue de Camden, ou un ressentiment vain et mal dissimulé envers sa soeur aînée. Mais, quand il s'agissait de jeux à boire, miss Preston était irréprochable. Ce qui était sans doute une observation intéressante - voire inquiétante - sur son tempérament, qu'il ne valait mieux pas relever.

Le viking s'autorisa une seconde de réflexion, enjoignant par la même la maîtresse de maison à lui faire part de ses recettes. Flattée que ses pâtisseries soient assez appréciées pour être copiées, Lexie afficha un sourire satisfait et se lança dans une complexe opération de redressement de sa personne. Ses abdominaux en manque d'entraînement crièrent de douleur quand elle força dessus pour retrouver une position assise, d'où elle ramena ensuite ses jambes en tailleur, par quelques mouvements de contorsion périlleux, qu'elle n'aurait sans doute pas risqué parfaitement sobre. La rouquine pointa alors un doigt docte vers son interlocuteur et se pencha légèrement vers lui pour chuchoter « T'en as après mes secrets de cuisine en vrai Delacroix. Mes cookies, mon vin chaud... T'as de la chance que je t'aime bien. » Elle saisit le col du grand blond et murmura un peu trop fort dans son oreille « La cannelle ! Et une base avec de la poudre d'amandes. » La britannique remit ensuite une distance raisonnable entre elle et son invité, son sourire ne pouvant apparemment pas la quitter. Elle prit une nouvelle petite gorgée, tandis que Warren entourait sa prochaine question d'un intriguant préambule. Et en entendant ce dont il retournait, la petite Preston manqua de recracher le liquide qu'elle avait encore en bouche et se mit à tousser violemment. Finalement, elle reprit constance et essuya ses yeux rendus humides par cette expérience avec la mort, sans vouloir être trop dramatique. Levant son verre, Lexie annonça « Ascenseur de service de la Royal Academy of Arts, j'ai du standing. » Ce cher Jackson... Le fait qu'elle se soit envoyée en l'air avec son supérieur, américain de surcroît, dans un des établissements d'art les plus prestigieux d'Angleterre pouvait rétrospectivement être interprété comme un signe implacable du destin. Elle n'était pas faite pour réussir sur son île natale ou dans un vieux musée. La jeune femme fit donc un nouveau cul-sec, ne doutant pas qu'elle serait rejointe par son acolyte du jour. Après tout, plus elle en apprenait sur lui, plus elle se disait que c'était parfaitement son genre.

Alors qu'elle s'apprêtait à réfléchir à une nouvelle anecdote à soutirer au viking, Lexie constata que la bouteille était déjà vide et ponctua cette découverte d'une onomatopée exprimant sa déception. Mais ses prunelles malicieuses trouvèrent celles de Warren et une idée germa dans son esprit imaginatif, stimulé par sa consommation d'alcool à une heure un peu trop matinale « C'est pas grave, on va changer de jeu. » Dans un geste théâtral, elle tendit la main vers la pile de jeux de société qui se trouvait sous la table basse et brandit une boîte blanche avec des motifs colorés et s'écria « Comment tu te débrouilles au Twister shérif? » Sans lui laisser le temps de soulever la moindre objection, la rouquine déplia le tapis de jeu derrière le sofa et posa le carton d'instructions à côté, puis fit tourner la petite flèche avec un enthousiasme enfantin. « Pied droit, bleu ! » annonça-t-elle, tout en joignant le geste à la parole. Elle fit alors un geste de la main, intimant à Delacroix de la rejoindre. La première partie se solda par un échec ultra rapide, sans qu'il soit possible de déterminer exactement qui avait glissé sur qui. Les fous rires ne manquèrent pas pendant la revanche et, malgré leur sens de l'équilibre lourdement affaibli, ils parvinrent à faire durer un peu plus cette seconde manche.

Toutefois, l'arrivée surprise de Joachim en bas des escaliers fit sursauter Baby Preston, dont le pied dérapa et elle s'étala misérablement sur son camarade de jeu, alors qu'elle avait jusque là parfaitement réussi à maintenir le pont précaire que son corps formait au dessus du sien. Leurs bras et leurs jambes entremêlés faisaient qu'il était difficile de se remettre debout et, tandis qu'ils essayaient de se défaire de cet enchevêtrement de membres trop grands, JJ ricana, sans pour autant dériver de ce pourquoi il était descendu leur dire « La nana de Cleveland que tu voulais exposer a rappelé et elle est en ville cette après-midi. Mais je crois que je vais aller la voir à ta place hein. » La jeune galeriste, qui avait finalement réussi à se détacher de son nouvel ami et se trouvait à genoux face à son co-directeur essaya de protester, mais il la coupa bien vite « N'essaie même pas de me convaincre Preston. Et tu ferais mieux de remettre tes parties de jambes en l'air avec le shérif à plus tard, je crois que ta soeur veut rentrer tôt aujourd'hui. » La londonienne parvint à se remettre sur pieds à temps pour asséner un coup de poing bien senti dans l'épaule de Joachim, qui se contenta d'émettre un nouveau rire goguenard et de filer sans demander son reste. Lexie fronça le nez et alla se lover dans le canapé, non sans faire main basse sur les cookies. Pourquoi fallait-il toujours qu'on vienne lui gâcher son plaisir? Clairement, elle n'avait pas envie d'affronter la réalité aujourd'hui et elle avait prévenu JJ et Anna qu'elle n'avait pas envie d'entendre parler de travail. Elle soupira, enfourna une nouvelle gourmandise et lâcha d'un ton plaintif « Pourquoiiii les gens ne rappellent-ils jamais quand ça nous arrange Delacroix? Cette fichue galerie sera la fin de moi. » La rouquine se faisait quelque peu drama queen, mais il n'empêchait que l'alcool déliait sa langue déjà bien pendue et qu'elle n'aurait jamais confié à quel point elle était fatiguée et abattue, en temps normal. Surtout pas au shérif - malchanceux ou incompétent - qu'elle ne connaissait, en vérité, ni d'Eve, ni d'Adam et qui était venu lui annoncer qu'elle n'était pas prête d'obtenir justice.
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MessageSujet: Re: 03. [Pension Preston] • Bad Hair Day   Sam 22 Mar - 22:55

Le fait que la jeune femme en face de lui soit en mesure de lui répondre avec une précision extrême n’avait pas vraiment surpris le shérif. Au final, lui et la rouquine n’étaient pas si différents que cela et il pouvait déjà prédire que cette petite matinée serait le début d’une longue série. Bon, peut être que la prochaine fois cela ne se produirait pas pendant ses heures de travail et qu’il ne dérangerait pas Lexie pendant qu’elle avait un masque sur le visage et qu’elle se livrait à des activités cent pour cent féminines. Peut être que ce serait dans un bar avec tout un tas de verre autour d’eux et les deux adultes très matures qu’ils étaient seraient en train de se chamailler pour savoir qui réglerait l’addition ou qui aurait donc la dernière aile de poulet. Pour l’heure, c’était à lui de répondre à la question qu’il venait de poser et il vida rapidement son verre à la suite de Lexie avant de déclarer: « Ironiquement, j'étais également bourré donc je ne saurais pas raconter tous les détails, mais c'était dans un ascenseur j'en suis certain. » Enfin quasiment certain, mais bon… Il était difficile de confondre un ascenseur avec quelque chose d’autre pas vrai? Et puis de toute façon, c’était déjà trop tard, son verre était vide. La bouteille aussi d’ailleurs, adieu whisky pur mal écossais, Warren ferait de son mieux pour trouver un bon vendeur sur internet et se fournir lui-même. Non pas qu’il soit du genre alcoolique, okay, il aimait boire de la bière et aussi d’autre chose pour les rares occasions, mais il n’avait aucun problème. Enfin si, des tas, il était un peu colérique sur les bords et il avait des trust issues de la taille du Texas, mais niveau alcool, ça allait. Et puis maintenant qu’il connaissait les secrets de cuisine de Lexie, il allait pouvoir les essayer en rentrant, il n’avait jamais fait la cuisine en étant éméché, cela pouvait être une expérience plutôt… amusante. Bon, pas la peine de se soucier de l’état de la dite cuisine, il ferait le ménage demain, ce week end, quelque chose comme cela, il avait bien besoin d’un second round de cookies cette semaine. Ça et en plus de tout de reste (à savoir pizza, nachos et autre recettes mexicaines) viendrait compléter son nouveau régime dont la base était de littéralement « eat his feelings » comme n’importe quelle adolescente digne de ce nom. Hmm… Il récupérerait sa dignité plus tard, se disait le grand blond,  là il ne pouvait que se contenter de rire tandis qu’elle lui proposait une partie de Twister.  

« Twister sérieusement... et après quoi? Le Monopoly? » ne put s’empêcher de commenter Warren, se mettant tant bien que mal sur ses deux pieds. Ce jeu était probablement une mauvaise idée, surtout quand les deux participants en question faisaient tous les deux plus d’1m80 et qu’ils avaient autant d’alcool dans leur système. Warren rigolait beaucoup trop pour être conscient de ce qu’il faisait, bougeant avec toute la grâce d’un tronc d’arbre.  « Non mais j'ai dit rouge ... Non mais… » Et Warren ne sut pas pourquoi ni comment d’ailleurs mais Lexie finit par s’effondrer sur lui, et lui qui était déjà dans une position plus que précaire se retrouva étalé sur le sol avec un sourire aux lèvres. Et il ne put s’empêcher d’éclater de rire tout simplement, se retournant pour fixer le plafond tandis que Lexie se relevait. Le blond n’écoutait pas la conversation qui se déroula entre Lexie et son… colocataire visiblement, mais il se redressa sur les coudes en entendant les mots shérif, regardant un jeune homme brun s’éloigner. Il se retint de lui tirer la langue et de lui préciser que non, ils n’étaient pas en train de s’envoyer en l’air avec son amie, si ça avait été le cas pas de doute qu’on les aurait entendu… à des kilomètres même. Non pas que ce soit le genre de Warren de se vanter, non, il ne faisait pas ça, voyons... Il cessa enfin de sourire quand Lexie vint se rasseoir dans le canapé, son sourire ayant disparu. Warren lui adressa un sourire compréhensif avant de rouler, oui rouler, dans sa direction, à quelques centimètres du canapé à présent, toujours sur le sol, bien entendu. « Parce que sinon la vie ne serait pas marrante… »   se contenta t-il de répondre tout simplement, il était plus que mal placé pour lui donner des conseils là tout de suite, surtout concernant la galerie et ce voleur qu’il n’attraperait probablement jamais. Non pas que ce soit quelque chose qui enchantait Warren loin de là, mais il ne voulait pas que ce simple détail sape le moral de Lexie pendant des semaines.  « Mais bon vois le bon côté des choses ô chère Preston. »  commença t-il en tenant de se redresser. Il dut s’y reprendre à plusieurs fois avant de pouvoir être à genoux devant la jeune fille.

« Je suis quand même dans ton sous sol, un peu beaucoup éméché et à cause de toi je vais très certainement devoir rentrer à pied et en titubant légèrement. Chose qui soit dit en passant serait assez valable pour qu’on me destitue de ça là… »  Il lui montra son insigne avec une léger sourire aux lèvres avant d’hausser les épaules. « But then again… I don’t really care so… » Un jour, avec autant d’alcool probablement, il lui raconterait tous les détails de sa vie ô combien passionnante qui l’avaient conduit à Lima, pas de doute que Lexie saurait apprécier le récit et rire au bon moment. Son côté protecteur reprenant le dessus, il se redressa quelque peu, il ébouriffa les mèches rousses, poursuivant son petit pep talk.  « Allez baby Preston au moins tu auras réussis à me faire sourire. Et la prochaine fois tu pourras squatter chez moi et tu pourras goûter à ma tarte au pomme… Sans mauvais jeu de mot bien sûr, et on jouera à mes genre de jeux, ou pas… Quoi que je suis certain que tu t’en sortirais très bien à Call of Duty. » Ceci étant dit, le blond se remit tant bien que mal sur ses deux pieds, tendant sa main à Lexie. « Allez… Debout. »  Au final, il ne lui laissa pas le choix, se chargeant lui même de redresser Miss Preston, d'une seule main avec ça en plus, ce qui était tout de même un exploit. « Bon, je vais t’ajouter sur la liste des gens qui n’auront plus de contraventions et autre PV dans Lima,  ça mérite bien un sourire, non?  Et souris Preston sinon je te fais un câlin et tu risques d’y laisser des plumes. »  Trop tard, au final, le blond avait déjà pris sa décision et passant ses deux autour de la taille de Lexie il lui fit un câlin du genre plutôt envahissant, la soulevant de terre pendant quelques secondes. « Hmm... too late. »  dit-il simplement en la reposant par terre. Il poussa un soupir à la recherche de ses clés de voiture.

« J’habite où moi déjà? » marmonna t-il en se disant que si toute ces matinées de shérif pouvaient être aussi remplies, pas de doute qu’il irait au boulot avec un sourire aux lèvres.

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