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 03. Giving up the gun

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MessageSujet: 03. Giving up the gun   Sam 23 Nov - 0:12


18h30. Heure de fermeture de la galerie Preston (& Jones).
Avec un sourire aimable, Anna remercia les derniers visiteurs en les guidant doucement mais sûrement vers la porte d'entrée. L'hiver avait pris ses marques dès le début du mois de décembre et l'air était glacé, pas étonnant que les amateurs d'art se montrent réticents à sortir dans les rues froides de Lima.
Tournant le verrou derrière eux et éteignant les lumières de l'entrée pour marquer la fermeture du lieu, la jeune femme faisait ainsi en sorte d'avoir suffisamment de luminosité pour continuer de travailler sans pour autant trop attiser la curiosité des passants, un cambriolage leur avait déjà suffi. De toute façon, les dizaines de guirlandes de Noël arrangées par Lexie laissaient l'intérieur de la galerie aussi flamboyant qu'en plein jour. Anna haussa les yeux au ciel, plus amusée qu'agacée par la énième idée de sa petite sœur supposée ramener paix, amour et cashflow dans le business familial.
En fait ça n'avait pas été si terrible... A croire que la réconciliation Preston et la trève de Noël facilitaient grandement les demandes de prêts et le remplissage des multiples formulaires envoyés, au choix, par la compagnie d'assurance, ou par les agents du shérif de Lima.
Les trois associés s'y étaient mis avec toute la conviction et l'ardeur qu'ils avaient et ils avançaient plutôt bien. Ajoutez à cela une exposition temporaire ayant pour thème les fêtes de fin d'année ainsi qu'un planning à roulement et vous obtenez une galerie d'art sur le chemin de la rédemption.

Anna tira une table au centre de la pièce principale et commença à éplucher la paperasse qui allait achever sa journée de labeur, dodelinant de la tête au son de la musique qui se répandait dans la pièce. "Christmas Eve with you". Quitte à écouter de la musique de saison, elle aurait préféré un petit Wham! mais la voix du chanteur de celle-ci avait tout de même son charme.
Jetant un regard circulaire autour d'elle, la galeriste se fit la réflexion qu'elle aimait travailler au milieu des œuvres d'art exposées. Cela lui donnait un sentiment de plénitude et de communion avec son métier qui l'aurait ridiculisée si elle avait osé en parler à quelqu'un d'autre que ses deux acolytes de Preston and Jones.
La photographie, être sur le terrain, sentir, vibrer, voir, et non plus seulement rencontrer des artistes plus imbus d'eux-mêmes les uns les autres, remplir des papiers et sourire à des acheteurs potentiels, voilà ce qui lui manquait. Elle en avait parlé à demi mot à Lexie lors du bal d'Halloween mais elle n'était pas sûre que sa cadette aie bien compris à quel point c'était important pour elle de prendre de recul. Si The Gallery parvenait à éponger suffisamment de dettes au début de l'année prochaine, alors peut-être...
Elle fut tirée de ses pensées par le bruit de coups sur la porte et la silhouette qu'elle reconnut lui arracha un sourire. Elle se leva d'un bond.

-Hey Mr Bartowski, que me vaut le plaisir de votre visite tardive ? lança-t-elle d'un air taquin. Si c'est pour acheter la galerie, sachez que je n'ai toujours pas changé d'avis... Ma petite sœur me tuerait avant que je vous dise oui de toute façon.
Se tenant derrière le battant, elle ouvrit la porte suffisamment grand pour que le jeune homme puisse entrer. Elle referma derrière eux et le laissa déambuler à son aise alors qu'elle reprenait sa place derrière sa table.

-Tu aimes la nouvelle déco ? demanda-t-elle en rapprochant une chaise supplémentaire de son bureau de fortune. Idée de Lexie pour attirer le touriste de Lima. Espèce rare mais juste assez répandue pour nous permettre de boucler notre fin de mois sans problème...

Elle lui tendit une boite bleue et rose reconnaissable entre mille par tout Londonien qui se respectait.

-Un chocolat de chez Fortnum and Mason ? Colis de Maman Preston. On pense avec Lex' qu'elle culpabilise de n'avoir aucune de ses filles chez elle à Noël cette année. Du coup elle nous envoie des douceurs... Nous sommes devenues sa nouvelle œuvre de charité, lâcha Anna en engloutissant un chocolat. Si seulement elle pouvait nous envoyer un chèque plutôt, glissa-t-elle avec amertume avant de se ressaisir. Anyways ! Alors, la raison de ta venue ?

D'une méfiance d'abord absolue envers l'avocat, Anna était passée au fil des dernières semaines à une amitié partagée avec le jeune homme. Celui qu'elle voyait comme une menace potentielle pour la galerie s'était révélé être un soutien constant et une épaule sur laquelle s'appuyer, d'abord après le cambriolage puis avec la pseudo arrestation de Tim. Ses conseils avaient été précieux, et outre des goûts similaires en matière de peinture, Tate avait aussi l'art de faire rire Anna. La jeune femme n'avait plus connu d'amitié aussi rafraichissante depuis Sam au lycée et elle était ravie que sa pause de la soirée prenne son visage.
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TATE ► don't play the odds, play the man
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MessageSujet: Re: 03. Giving up the gun   Sam 18 Jan - 6:34

‘Clair de Lune’ suspendu aux oreilles, Tate progressait lentement à travers les allées lumineuses du Marché de Noël, sifflotant presque jovialement les notes de cette mélodie désormais plus que familière. Connaissant parfaitement les horaires de la Galerie Preston pour avoir cherché à l’acquérir quelques semaines plus tôt, Tate avait décidé d’occuper la demi-heure précédant sa fermeture en récupérant des dîners à emporter au restaurant chinois du coin, puis en flânant un peu sur le trottoir d’en face. Telle qu’il connaissait Anna de toute manière, il ne risquait pas de la manquer ce soir. Un foulard crimson nonchalamment enroulé autour du cou, l’avocat s’arrêta un court instant pour resserrer consciencieusement les pans de son wool coat gris autour de lui dans l’espoir d’échapper à la morsure hivernale; mais celle-ci semblait toujours trouver un chemin, qu’importe la barrière de cachemire qu’il lui opposait. Quelques flocons flottaient dans l’air: délicats, fragiles, soumis à la volonté des bourrasques qui balayaient tantôt la ville. Il releva le menton pour le seul plaisir d’en sentir quelques-uns sur son visage dévoré par une barbe de trois jours. Ils ne tiendraient probablement pas. Dommage, songea-t-il avec une pointe de nostalgie. Cette saison savait l’émouvoir comme aucune autre. Elle lui rappelait la maison, l’Alaska, la pêche sur la glace et les moments passés dans le hangar à bateaux de son grand-père. Mais plus que toute autre chose, elle l’emplissait d’un indéchiffrable sentiment de plénitude, de calme et de sérénité. Ce n’était donc d’aucune surprise que de voir son humeur s’améliorer sensiblement à cette période de l’année.
Il s’était remis en marche depuis plusieurs minutes lorsque son attention fut brièvement attirée par l’un des présentoirs sur sa droite. Il salua sobrement le commerçant en retirant l’un de ses écouteur et occupa les cinq minutes suivantes à inspecter minutieusement chaque produit de l’établi. C’était de l’occasion, mais … “Je prendrais celui-ci” décréta-t-il après une dernière minute de réflexion. “Et si vous aviez un sac opaque, ça m’arrangerait grandement”.
Tate leva le regard au ciel après avoir encaissé son bien et se surprit une nouvelle fois à témoigner de la rapidité avec laquelle le soleil avait dépassé la ligne d’horizon. Les journées seraient plus courtes et les nuits un peu plus longues désormais. À présent, il faisait sombre et les lampadaires commençaient doucement à s’illuminer aux coins de la rue. Tate stabilisa son paquet sous son bras après avoir vérifié que son portefeuille se trouvait bien dans le sac qu’il portait sur une épaule, puis il traversa la rue, la main droite fermée sur le pommeau de sa canne.

Un sourire courtois s’épanouit sur ses lèvres lorsque le visage d’Anna apparut derrière la porte. Elle ne tarda pas à lui ouvrir : “J’ai vu de la lumière en passant, je me suis arrêté” prétendit-il, pince-sans-rire. “Vous êtes dures en affaires chez les Preston ! Mais cette fois-ci, je viens en paix” ajouta-t-il en inclinant légèrement la tête en signe de bonne foi. Elle s’écarta bientôt et il engouffra dans l’encadrement de la porte. La chaleur de la Galerie se glissa aussitôt sur sa peau et il réprima un léger frissonnement. “Oui, j’ai entendu dire qu’elle pouvait être assez excessive” commenta-t-il lorsqu’Anna mentionna sa jeune sœur qu’il avait lui-même le (dé)plaisir de fréquenter plus ou moins quotidiennement au Lima Bean. Il n’était pas sans se souvenir de la scène qu’elle lui avait livrée lorsqu’il l’avait informée de ses intentions vis-à-vis de sa Galerie chère et tendre.
Les murs de la Galerie avaient manifestement subis une rénovation. Ses pupilles vairons glissèrent attentivement sur l’étendue des modifications, tandis qu’il s’approchait lui-même de la table pour déposer ses affaires. “C’est très … différent. Mais s’il y a une chose qu’on ne peut pas reprocher à ta sœur, c’est d’avoir du goût !” répondit-il en focalisant finalement son regard sur elle—venant de lui qui blâmait Lexie pour la non-tranquillité de ses pauses cafés, c'était grand dire. Il lui adressa un sourire avant de rouler ses épaules pour se détacher de son manteau qu’il déposa sur un siège avant de s’asseoir en face d’elle. “Encore à travailler ? Tu vas te tuer à la tâche, un jour” prédit-il en posant une main sous son menton en glissant un coup d’œil plus machinal que réellement intéressé aux documents qui s’étalaient devant elle. “Non merci, je ne suis pas très sucre” déclina-t-il poliment lorsqu’elle lui présenta une boîte de chocolats. Tate se garda d’ajouter qu’un chèque ne serait peut-être pas si chaleureusement accueilli par la drama queen de la famille, ça non.

“Eh bien, pour commencer je me suis dis que tu aurais peut-être faim, Anna je-travaille-comme-un-petit-chinois Preston” répondit-il lorsqu’elle aborda les motifs de sa visite. Sans se soucier du regard outré qu’elle pourrait potentiellement lui adresser, Tate s’empara de ses documents pour le mettre à l’écart, avant de retirer l’un des plats qu’il avait récupéré une vingtaine de minutes plus tôt, au restaurant. “Et ne proteste pas. Je suis sûre que tu n’as rien avalé depuis ce matin. Une femme doit se nourrir” ajouta-t-il d’un ton sévère qui ne souffrait, visiblement, d’aucune réplique. Il disposa le plat devant elle avec un couvert avant de se servir lui-même. “Je ne savais pas ce que tu aimais alors j’ai pris un peu de tout” ajouta-t-il avant de tirer deux coupes en plastiques, accompagnée d’un litre de vin blanc.
“Je suis aussi venu te parler du dossier de ton ami” poursuivit-il en la servant jusqu’à ce qu’elle l’arrête. “À priori, aucune trace de l’incident ne devrait figurer dans son casier judiciaire à l’avenir. Innocenté, c’est derrière lui. Il ne devrait pas avoir de problèmes”
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MessageSujet: Re: 03. Giving up the gun   Mar 28 Jan - 0:08

Anna observa Tate se débarrasser de son manteau tandis qu'elle piochait dans la boite de chocolat que, elle le savait, il allait dédaigner, et ne put s'empêcher d’apprécier son style de dandy new age. Elle ne faisait habituellement pas grand cas de l'élégance chez un homme, sans doute parce qu'elle avait grandi entre cocktails d'inaugurations et soirées rock underground dévergondées, oscillant sans cesse entre costumes trois pièces et vestes en cuir élimées, et, bien sûr, à cause du sang britannique qui coulait dans ses veines. A Londres et chez les Preston, même si chez ces derniers le bon goût parvenait à prévaloir, chacun portait ce qu'il voulait, comme il le voulait et quand il le voulait. La chance (ou le destin) voulait que ce schéma se reproduise à la Pension, les styles excentriques de Lexie et J.J répondant aux robes et aux tenues "couture" de Santana et Maddie, tandis que Jamie et Anna se fondaient dans une note plus classique, voire grunge les mauvais jours en ce qui concernait l'aînée Preston. Cela correspondait plutôt bien au style de Tim à qui elle amait être assortie, et la galeriste n'aurait jamais pensé que trouver de la prestance à quelqu'un pouvait s'avérer important à ses yeux.
Or Tate Bartowski se présentait comme un tout, une entité à part et à part entière que même son handicap à la jambe ne rendait pas moins impressionnant de stoïcisme et de distinction. Avocat échappé d'un autre siècle, amateur de musique classique et de films en noir et blanc, lecteur de Dostoïevski dans le texte, elle l'aurait imaginé sans peine seconder Sherlock Holmes dans ses enquêtes à la place du célèbre Dr Watson.
Nullement étonnée par sa réaction devant la déco renouvelée (librement inspirée de Nutcracker si elle se rappelait bien) et les chocolats, elle sourit en grimaçant à moitié.

-Hum, tu sais on ne peut pas vraiment s'offrir le luxe de fermer plus tôt en ce moment. Lexie a décrété, et je dois reconnaître qu'elle n'a pas tort, que la période des fêtes serait la plus propice pour essayer de combler le vide financier et d'éponger le plus possible de dettes... Si nous pouvions rembourser la moitié des coûts d'assurance d'ici fin janvier, ce serait un gros poids en moins... Et ce fichu artiste du dimanche arrêterait de nous casser du sucre sur le dos parce qu'UNE des SES merveilleuses œuvres a été VOLÉE dans NOTRE galerie, prétendument par MON petit ami... Cette histoire est à s'arracher les cheveux je te jure... Le pauvre shérif de Lima et son équipe piétinent sur le cas plus qu'ils ne cavalent ! Elle lui décocha son plus beau sourire avant de poursuivre. Alors, oui, je travaille comme un petit chinois comme tu dis si bien, mais rassure toi, je ne suis pas la seule... L'esclavagiste en moi s'assure que J.J et Lexie font effectivement leur part du labeur !

Un peu surprise et tandis qu'elle finissait sa tirade dans un soupir, elle le vit déposer sur la table des mets qui, bien qu'ils se résument simplement à des plats japonais à emporter, semblaient plus extraordinaires les uns que les autres. Son estomac se mit à gronder doucement et elle réalisa que Tate avait parfaitement prévu la chose : sans lui, elle aurait sauté un repas de plus et se serait contentée de chocolats, certes délicieux, mais peu nourrissants.

-Ooooh s'extasia-t-elle... Si tu étais ma petite sœur, je jurerais que tu as quelque chose à te faire pardonner, mais là je crois bien volontiers que tu t'inquiètes de mon régime forcé... Une pomme et trois cupcakes made in Lexie ce matin à 10h. Depuis... Et bien, marmonna-t-elle, pas grand chose hormis les douceurs de la couronne d'Angleterre !

Elle le laissa la servir avec reconnaissance, puis au moment où il tirait la bouteille du sac, réalisant qu'elle oubliait toutes les manières, se leva à la recherche de vrais verres. Ou de chopes à bière... Ou de flûtes à champagne, peu importait ce qu'elle trouverait dans le bureau. Chez les Preston on buvait dans des verres dignes de ce nom, c'est à dire dignes d'être cassés dans des circonstances dramatiques (une dispute, une surprise, une soirée un peu trop éméchée...).
Trouvant ce qu'elle cherchait, elle écouta d'une oreille distraite ce que son ami disait. Elle rapportait triomphalement les verres quand il lui annonça la bonne nouvelle concernant Tim.

-Oh... lâcha-t-elle à nouveau, cette fois de façon plus retenue et en serrant les verres contre elle. Tant mieux... Il n'avait pas besoin de ça, dit-elle de façon énigmatique et apparemment peu désireuse de s'étendre sur ce qu'elle sous entendait.
Elle reprit sa place devant Tate et le regarda d'un air taquin :

-Un homme aussi doit se nourrir. Et s'abreuver !
Elle se mit à transvaser le liquide d'un contenant en plastique vers un autre et leva son verre devant elle.

-Merci... Je te dois une fière chandelle... En fait nous te devons une fière chandelle. Je parie que ce cher Warren Delacroix n'était pas ravi que l'on prenne la défense de Tim... Il s'attendait sans doute à ce qu'à la nouvelle de son arrestation, la moitié de Lima ne l'accuse de tous les maux ?

Même si elle n'en laissait rien paraître, Anna était beaucoup plus émue qu'il ne le semblait. Elle était infiniment reconnaissante envers Tate d'avoir bien voulu prendre soin de suivre ce dossier, et elle était soulagée que Tim s'en sorte sans encombres. Elle l'avait soutenu envers et contre tout mais se sentait complètement épuisée, comme si sa foi et sa confiance commençaient à s’essouffler devant cette épreuve. Elle était contente que cela se termine enfin.
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MessageSujet: Re: 03. Giving up the gun   Sam 1 Mar - 18:59

Tate s’installa confortablement derrière la table tirée au centre de la pièce et, appuya sa canne contre son rebord. Sa tête commença à dodeliner machinalement d’un côté à l’autre, aux dernières notes du célèbre ‘Christmas Eve With You’, diffusé par le poste de radio de la Galerie. Un sourire complice étira ses lèvres tandis que la conversation s’engageait avec le plus grand naturel du monde. S’il avait des difficultés à supporter l’inépuisable effervescence—irrévocablement épuisante—de sa sœur cadette, Tate avait rapidement été séduit par le caractère posé, mature et légèrement maladroit d’Anna. Depuis son emménagement à Columbus, Tate avait multiplié ses visites à la Galerie Preston, ne serait-ce que pour le plaisir d’une bonne conversation—en dépit des motifs qui les avaient réunis, la première fois. Les personnes capables de mener une discussion passionnante sur l’évolution de la peinture en Angleterre, ou de soutenir une opinion structurée quel que soit le sujet, étaient bien trop rares pour qu’il se prive de la compagnie d’Anna. Tate était de ceux qui valorisaient l’intellect chez l’autre. Il dépréciait fortement la compagnie d’ignares, d’incultes et d’esprits superficiels, si bien qu’il trouvait toujours le moyen de s’y dérober, le plus désagréablement possible. Cela dit, Anna le comblait invariablement d’échanges dignes de son intérêt, prompt à satisfaire sa curiosité. Oh, ils n’étaient pas toujours d’accord, mais c’était là tout l’intérêt, n’est-ce pas?

“Je ne suis pas un grand fan des autorités locales” lui confia-t-il sur le ton de la conversation, tout en installant prestement les assiettes de leur repas improvisé sur la table qui les séparait. Le bureau du Shériff ne lui inspirait pas plus confiance en matière d’efficacité qu’un petit commissariat de campagne et sans doute était-il influencé par le quotidien qu’il avait mené à Washington avec sa mère, siège du FBI, mais c’était ainsi. Les autorités locales n’avaient pas assez de ressources, ni suffisamment de marge pour manœuvrer efficacement et leurs résultats en étaient sensiblement affectés. “À ta place, je me tournerais vers un détective” pointa-t-il en inclinant légèrement la tête sur le côté. “Ils ont leurs honoraires, c’est vrai. Mais si ça peut rétablir un climat de confiance entre ton commerce, ses commanditaires et ses artistes, en plus de résoudre le dossier dans de plus brefs délais, la dépense n’aura pas été inutile” Il marqua une courte pause pour ordonner les aliments dans son assiette. “J’ai consulté John Prescott, dans le centre-ville, pour un autre dossier il y a quelque temps. Il est compétent dans son domaine d’activité. Je peux lui passer un coup de fil pour toi demain matin si tu veux” lui proposa-t-il en réfléchissant à la meilleure manière d’obtenir une consultation gratuite de la part du détective. S’il réussissait à piquer sa curiosité, il pourrait sans doute lui arracher un avis professionnel et le pousser à enquêter davantage. Peut-être même à se renseigner sur les avancées de la police, et idéalement, prendre le dossier. L’idée lui plaisait, mais c’était à Anna d’amorcer ou non la procédure. “Voir s’il est intéressé, ça ne mange pas de pain” ajouta-t-il en haussant les épaules avec nonchalance, devinant que la perspective financière de l’opération pourrait freiner Anna.

“J’imagine” se contenta-t-il de commenter en opinant doucement de la tête. Ce n’était jamais plaisant pour quiconque que d’être accusé à tort d’une pareille infraction. Même après blanchissement, les rumeurs et l’opinion publique étaient toujours virulentes. En vue du profil de Timothy Ainsworth, il pouvait concevoir la délicatesse d’un pareil incident et s’en absoudre au plus vite était la meilleure chose à faire. “Bien parlé” approuva-t-il, le regard particulièrement expressif, lorsqu’elle commença à transférer le vin blanc d’une coupe à l’autre. Tate s’empara de son propre verre et le tint quelques instants en l’air, tandis qu’elle le remerciait : “Je saurai m’en souvenir” plaisanta-t-il—à moitié—pas humble pour un sou. “Eh bien, on ne s’est pas rencontrés en personne pour le moment, mais j’ai cru entendre qu’il n’était pas grandement ravi. C’est ce qui arrive lorsqu’on bâcle son travail” critiqua-t-il sans prendre de gants, haussant légèrement les sourcils. Après tout, si le Shérif avait vérifié son propre dossier avant d’inculper Timothy Ainsworth, eh bien, il n’aurait pas tenté de l’embarquer avant de détenir des preuves solides—ou, en l’occurrence, aucune—de son implication. Il trinqua doucement contre son verre en souriant, avant de tremper ses lèvres dans sa propre coupe. “Mais assez parlé de ça. C’est fini” conclut-il en frottant ses paumes l’une contre l’autre. Il baissa les yeux sur son assiette entièrement composée de mets végétariens; satisfait de leur disposition ordonnée, il s’empara de ses baguettes chinoises pour prendre en étau un sushi qu’il s’empressa de mettre en bouche : “Eh sinon … Comment vous vous êtes rencontrés ?” l’interrogea-t-il d’un ton détaché. La question lui avait effleuré plusieurs fois l’esprit et il n’était pas parvenu à en déduire des réponses satisfaisantes. “Vous êtes assez … différents” précisa-t-il, en choisissant soigneusement ses mots, pour ne pas l’offenser maladroitement.



Dernière édition par Tate Bartowski le Dim 2 Mar - 17:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 03. Giving up the gun   Dim 2 Mar - 16:43


Anna s'était rassise après son aller-retour dans le bureau et sans lâcher son verre qu'elle tenait comme on serre un mug de café bien chaud en plein hiver, elle écoutait attentivement ce que lui expliquait Tate.
Quelque chose continuait de la chiffonner dans cette histoire, même maintenant que l’innocence de Tim avait été établie. L'attitude du shérif de Lima l'avait profondément déçue -Madeleine l'avait pourtant à plusieurs reprises prévenue de son incompétence mais elle avait mis cela sur le compte de leur mésentente cordiale légendaire avant de se rendre compte que son amie avait raison- et seule son amitié pour Glenn l'avait décidée à laisser tomber et à ne pas rentrer dans le lard de Ken. Les habitants de la Pension Preston avait tous eu de près ou de loin des démêlés avec la police, sur ce continent ou sur un autre, et la jeune femme préférait ruminer sa rage plutôt que de mettre ce qui restait de la galerie en danger.
Mais surtout, en dehors des méthodes d'enquête douteuses de Warren Delacroix, ce qui la rendait complètement folle, c'est que le coupable courait toujours. Quelqu'un de fondamentalement mauvais se promenait quelque part en toute impunité alors qu'il avait fait de sa vie et de celles des gens qu'elle aimait un véritable enfer. Et ce n'était pas dans le genre d'Anna Preston de se laisser faire.

L'idée de faire appel à un détective n'était pas mauvaise en soi, mais la galeriste n'avait pu s'empêcher de grimacer en pensant aux frais que de telles démarches allait engager. Tate avait du sentir ses réticences car il commença à argumenter sur les avantages de cette éventualité, tout en arrangeant les plats qu'il s'était servis à sa convenance.
Elle le regardait faire, aussi abasourdie par l’intérêt et l'attention qu'il portait à leur dossier -il avait manifestement parfaitement étudié la chose et savait exactement dans quelle direction il fallait aller- que par le soin méticuleux qu'il mettait à ordonner dans son assiette sushis, makis et autres spécialités japonaises dont Anna avait toujours un mal fou à se rappeler le nom. Elle pouvait citer sans problème et dans l'ordre les équipes ayant gagné le Superbowl ces 15 dernières années mais était incapable de mémoriser la différence entre la sauce Satay et Peking. Tant que cela la nourrissait, au fond cela lui importait peu.
Pour Tate, chaque détail avait son importance et le degré de raffinement qu'il mettait dans toute chose impressionnait la jeune femme. Elle n'aurait pas été surprise qu'il soit au fond plus britannique qu'elle !

-Waow, tu as vraiment pensé à tout hein, demanda-t-elle doucement. Il faut que j'en parle à Lexie et J.J bien-sûr, mais il va de soi que nous sommes preneurs de toute l'aide qu'on pourra nous apporter... Et si tu penses que ce Prescott peut avoir quelque chose de plus à amener sur la table , alors tu as mon feu vert pour le contacter et prendre la température sur ce qu'il en sera de ses honoraires...

Elle sourit aux allusions moqueuses que l'avocat fit à son tour sur le shérif de Lima et en profita pour tremper ses lèvres dans le vin blanc.
Elle ferma les yeux et apprécia encore plus le goût doux amer du breuvage et la sensation de chaleur qu'il lui apporta immédiatement
Ses jours comme ses nuits étaient agités, quand elle ne courait pas pour ouvrir la galerie de -très- bon matin ou pour rencontrer un créancier, elle se réveillait en sursaut à 3h du matin tenaillée par l'angoisse et finissait par toquer à la porte de l'un des habitants de la Pension pour trouver un peu de compagnie et de réconfort.
Depuis qu'elle y avait ré emménagé après sa réconciliation avec Lexie, elle avait repris ses marques et ses habitudes comme si de rien n'était, faisant moins d'aller-retours chez Tim par manque de temps.

-Ma dette envers vous ne va cesser de grandir Mr Bartowski, reprit Anna. Il va peut-être vraiment falloir te céder des parts dans la galerie après tout... Ou t'ouvrir un bureau dans un coin de la salle d'exposition ? Tu pourras y donner rendez-vous à tes repris de justice, cela ajoutera un petit côté exotique...

Le jeune homme attaqua son assiette avec hâte et délectation, ce qui enjoignit l’aînée des Preston à faire de même. Elle reposa précipitamment ses baguettes pour ne pas s'étouffer en entendant la question de Tate.
Elle releva le nez et l'observa avec curiosité. C'était la première fois qu'il lui posait une question aussi personnelle. Bien sur, au moment de l’arrestation de Tim elle avait du lui confier des détails sur leur quotidien et leur histoire mais cela avait été amené dans un cadre professionnel et l'avocat ne s'était jamais aventuré dans l'historique de leur relation.
Elle ne décela aucune forme d'indiscrétion dans ses yeux et sourit donc à nouveau avec malice.

-Tu veux parler de la fois où nous avons failli nous entre-tuer dans les couloirs de McKinley ou des retrouvailles inattendues dans un bar de Londres ? Et tu n'es pas obligé de marcher sur des œufs, nous sommes même radicalement opposés, et tu n'es pas le premier à le faire remarquer. Enfin, c'est ce que tout le monde pense... Je ne crois pas qu'on soit si différents Tim et moi. Complémentaires je dirais, même si nous ne faisons pas toujours ressortir le meilleur chez l'autre. Mais je crois que c'est le risque de toute relation amoureuse ? Disons que nous avons survécu à beaucoup de choses lui et moi... Et que même si je me pose toujours beaucoup de questions, malgré les failles et les ratés, je me dis qu'il doit bien avoir une raison à la longévité de notre  histoire. Non ?

C'était le diagnostic le plus objectif qu'elle pouvait poser sur son couple et la première fois qu'elle s'ouvrait véritablement sur le sujet, sa sœur, Madeleine et ses proches ayant renoncé depuis longtemps à comprendre le fonctionnement aléatoire et cyclique d'Ainston.
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