Choriste du mois


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 03. Sing we joyous all together.

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MessageSujet: 03. Sing we joyous all together.   Ven 29 Nov - 22:01

Depuis son lit, Seana lança la lecture du CD qu’elle avait préparé et mis dans sa station radio la veille avant d’aller se coucher. Ce n’était pas dans ses habitudes de trainer au lit le matin, mais la période hivernale avait cet effet sur elle. D’habitude levée en même temps que le soleil ou presque, lorsque Noël approchait sa seule envie était de rester au chaud, sous une couverture en train de regarder des téléfilms niais, et avec un bon chocolat chaud entre les mains. Pour l’instant, elle n’avait pas la motivation de se préparer sa boisson de championne alors elle se contenta de rester au lit, à écouter son CD spécial vacances de Noël. Elle se recroquevilla sur un coté de l’immense lit qu’elle s’était résolu à utiliser il y avait maintenant un mois de cela et repensa au mail qu’elle avait reçu la veille. Ses parents lui annonçaient qu’ils allaient à Paris pour fêter Noel avec sa sœur et son fiancé. En temps normal, elle n’y aurait pas vu d’inconvénient, mais là, elle n’avait plus Andrew pour passer ses vacances. Evidemment, elle avait été conviée par sa sœur à se joindre à eux, mais prévenue à la dernière minute, Seana avait dû décliner l’invitation. Elle qui était si pressée de retourner à Boston le temps d’une semaine ou deux, se retrouvait désormais bloquée à Lima. Elle resta ainsi le temps de trois morceaux, avant d’en avoir marre de perdre son temps et de sortir de son lit. Elle alla aussitôt dans sa cuisine pour mettre du lait à chauffer et retourna dans son salon. Elle caressa Flea du bout des doigts avant d’aller ouvrir les volets de la pièce et découvrir les toits voisins couvert d’une lourde couche de neige blanche. Ajoutez à cela les décorations qu’arboraient depuis peu les rues de la ville et vous obtiendrez la combinaison parfaite dans l’esprit de Noël. Seana pourrait critiquer Lima autant qu’elle le voudrait, elle ne pourrait jamais retirer à la ville le temps passé à la décorer pour chaque occasion. Lors d’Halloween, la ville s’était transformée en un décor de film d’épouvante, et maintenant on se serait cru en Laponie. Croiser un père Noel au coin d’une rue ne serait surement pas quelque chose de surprenant aujourd’hui. Elle retira le lait chaud du feu et finit d’ajouter les ingrédients nécessaires pour faire son chocolat au lait. Elle s’enroula dans un plaid qui trainait dans le salon et chercha une émission à regarder pour passer le temps. Flea vint s’assoir à ses côtés, et alors qu’en temps normal elle l’aurait poussé gentiment pour la faire descendre, Seana posa une main sur son pelage pour la garder près d’elle. Puisqu’elle était vouée à passer son Noël avec son chien (quelle triste vie) il était peut-être temps qu’elle passe un peu plus de temps avec lui.

Après son chocolat, elle alla prendre une douche bien chaude et une fois habillée avec les cheveux séchés, elle se tourna vers son chien. « Ça te dirais une petite promenade ? » Elle alla mettre une paire de chaussure confortable et chaude et attrapa la laisse de Flea. Elle s’emmitoufla dans une grosse écharpe et son gros manteau réservé aux journées de grand froid puis se mis en route. Elle savait qu’il y avait un marché de Noël qui avait ouvert pour la saison à la place Bellefontaine. Ce serait l’occasion parfaite pour changer d’air, sans pour autant aller trop loin. Elle marcha une dizaine de minutes et enfin, elle vit les premiers stands se tenir non loin d’elle. La population de Lima était déjà au rendez-vous, et Seana se rendit vite compte qu’elle n’avait pas la moindre idée de l’heure qu’il pouvait être. D’un autre côté, elle n’était aucunement pressée et pourrait passer trois heures ici si elle le voulait, et si ses membres ne gelaient pas d’ici là. Elle s’engouffra donc parmi la foule qui était dans les allées su marché de Noël et se mis en quête de trouver le cadeau parfait pour ses parents et sa sœur. Même si elle ne les verrait pas avant un bout de temps, elle ne pouvait tout de même pas manquer l’occasion de leur offrir leurs cadeaux de Noël sous prétexte qu’ils ne l’aient pas passé ensemble. Elle s’apprêta à changer de stand lorsqu’elle vit quelqu’un non loin d’elle, et de dos. Ainsi, il n’était pas facile de savoir avec certitude s’il s’agissait bien de Lauriane, alors elle avança, la dépassa et regarda subtilement par-dessus son épaule. Elle ne s’était pas tromper, et décida de s’arrêter pour la saluer. « Hey salut ! Tu fais tes courses de dernière minute ? »
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MessageSujet: Re: 03. Sing we joyous all together.   Sam 7 Déc - 17:01

A moitié suffocante au milieu d’une foule surexcitée par l’entrain général  que pouvait susciter la saison hivernale, Lauriane essayait de se frayer un chemin. Un chemin parmi une foule garnie d’enfants, d’adolescents, de retraités… Aucun ne ratait l’occasion de se détendre en ce lieu chaleureux qu’était le marché de Noël. L’esprit festif, nuage fougueux qui flottait au-dessus des têtes de chacun, ne pouvait être plus présent au cœur de la ville. Tandis que des reprises de chansons traditionnelles américaines irradiaient des enceintes géantes disposées aux quatre coins de la place Bellefontaine, les gens se retrouvaient, riaient aux éclats, manger des fondues à emporter, des confiseries, ou faisait leurs achats annuels. Comme chaque année, l’ambiance de cette fête chaleureuse aux multiples activités planait au-dessus de la douce ville de Lima.

Lauriane, toute aussi enthousiaste qu’elle l’était d’habitude lorsqu’elle se retrouvait pétrie entre deux bons vivants révélant sa claustrophobie, avait également saisi la frénésie urbaine qui comptait déteindre sur ses horaires hebdomadaires : le laisser-aller et la forte présence inhabituelle d’alcools nécessitaient plus de surveillance nocturne que tout le reste de l’année pour le poste de police de Lima. Afin donc de veiller au confort de chacun, elle devait y laisser le sien, quitter son canapé, ses pralines et Hugh Grant. C’était ainsi la raison pour laquelle le mois de décembre ne suscitait pas un intérêt particulier pour la blonde. Certes, elle aimait les odeurs suaves de marrons chauds dans la foulée, la gaieté des boutiques, la joie de la festivité et les collections Dolce&Gabbana automne/hiver qui lui allaient à la perfection, mais ça ne suffisait pas à combler la solitude naissante qu’elle  ressentait, loin de là. D’autant plus que, cette année, ses parents avaient décidé de passer les fêtes de fin d’année au soleil, en Floride. Du coup, elle se retrouvait seule pour le réveillon qu’elle fêtait habituellement en famille, avec ses parents et son frère. Une situation évidemment pas vraiment enviable, à laquelle elle n’avait pas encore trouvé d’éventuelle solution, même si elle-même connaissait bien la réponse : elle allait finir devant « Love Actually »  à engloutir très proprement un plat commandé chez le traiteur du coin et une tablette de chocolat  soigneusement choisie en grande surface. Evidemment, ça ressemblait plus à un soir de saint-valentin en solitaire qu’à un repas de Noël, mais lorsque les filles manquent d’amour, c’est ce qu’elles font généralement. Ce qu’elles ne font pas en revanche, c’est s’incruster chez des amis pendant les fêtes, histoire d’être le boulet de la soirée et de faire tâche sur la photo de famille. Ainsi, Lauriane attendait sagement qu’une âme charitable lui propose de passer Noël avec elle, ou elle se contentera de la solitude habituelle.

Chassant ces préoccupations  de son esprit pour les reporter à plus tard, Lauriane approcha vers une des cabanes en bois, décorée de guirlandes rouges et vertes et d’illuminations de mêmes couleurs qui scintillaient d’une manière particulièrement stressante, et d’où émanait une odeur enivrante et nostalgique de pain d’épice qui attirait son attention de jeune fillette naïve. Le stand vendait des alignements impressionnants de confiseries luisantes, entassées les unes sur les autres, qui semblaient avoir du succès auprès d’un groupe d’enfants qui négociaient une canne à sucre pour cinquante cents. Lauriane, elle, préférait les cacahouètes grillées qui lui rappelaient son enfance à Philadelphie. A chaque Noël, ses parents lui achetaient un sachet de cacahouètes grillées qu’elle partageait toujours difficilement avec son frère. D’une gourmandise nostalgique et particulièrement avenante, la blonde se laissa tenter. Elle en acheta un sachet pour un prix exorbitant mais pas surprenant pour la période et se dirigea vers une autre allée où les stands n’étaient plus consacrés à la nourriture mais à des babioles et des vêtements, avant d’être soudainement interrompu dans son élan par une tapette sur l’épaule.

Lauriane se retourna, le visage illuminé par les guirlandes du stand d’en face. Elle eut du mal à s’imaginer comment quelqu’un aurait pu la retrouver dans une telle foule, même s’il fallait avouer qu’avec son manteau rouge pétant, on ne pouvait pas la louper. Il s’agissait de Seana, la libraire avec qui la blonde aimait sympathiser lorsqu’elle se laissait tenter par ses envies littéraires. Elle avait l’air pétillante et pleine d’entrain. « Elle ne doit certainement pas être seule pour Noël, elle. », songea Lauriane, en remarquant la mine enthousiaste de son amie. Elle lui sourit avec autant d’entrain et l’enlaça. « J’appellerais plutôt ça, un pêché mignon de dernière minute. », répondit la blonde qui montra son sachet de cacahouètes, émanant un sourire enfantin à souhait. La policière avait décidément laissé place à la petite fille émerveillée. C’était presque ridicule pour son âge mais quand il s’agissait de sucrerie, Lauriane était toujours très animée.

Tandis que la froideur du vent canadien lui brûlait les joues, elle se dépêcha de trouver un petit coin plus tranquille pour converser, se frayant un passage parmi le monde tout en faisant signe de la main à Seana de se déplacer sur le côté d’un stand de bonnets. « Désolé, c’est assez compliqué de tenir une conversation dans une foule pareille ! D’autant plus qu’à partir d’un moment, ma claustrophobie s’avérerai dur à cacher ! », Déclara la blonde, toute sourire, frottant ses gants crèmes, l’un contre l’autre, à la recherche d’une onde de chaleur. « Je suppose donc que tu fais tes courses de dernière minute ? », demanda-t-elle en reprenant son calme, avant de laisser libre parole à son amie.
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MessageSujet: Re: 03. Sing we joyous all together.   Ven 20 Déc - 20:06

Seana passa la anse de la laisse autour de son poignet et mis ses mains dans ses poches pour éviter au froid de congeler ses doigts. Il lui fallait vraiment une paire de gants et si elle avait le temps après sa petite discussion avec Lauriane, elle irait trainer pour en trouver quelque part. S’il y avait bien un endroit où elle pourrait trouver des gants ce serait bien ici, au marché de Noël. Elle sourit à la remarque de la blonde et elle aussi aurait bien besoin d’un petit remontant du genre à la réchauffer de l’intérieur. Elle la suivit lorsqu’elle lui fit signe de la rejoindre à l’écart de la foule et elles finirent près d’un stand de bonnet. Il devait bien y avoir des gants quelque part ici. Elle détacha son regard du stand pour les fixer sur Lauriane. Claustrophobe, et être prête à faire une escapade en ville au marché de Noel de surcroit ? Ces deux choses semblaient ne pas pouvoir faire une paire. Seana était pourtant bel et bien en train de parler à la personne qui venait si souvent à la librairie. Elle regarda autour d’elle avant de répondre à la question de Lauriane, lui permettant ainsi de penser à autre chose. Un triste sourire vint étirer ses lèvres. « Et bah en fait non. Changement de dernière minute. » Oui, enfin plus ou moins. A la base, la sœur de Seana devait rentrer à Boston pour Noël et repartir après le nouvel an. Ainsi toute la famille Harris-Rousset (et Cartwright car évidemment Andrew aurait été de la partie) aurait pu se retrouver autour d’un sapin. Mais avec les derniers évènements, rien ne s’était passé comme prévu. Andrew était décédé, Seana vivait désormais ici à Lima, et étant dans l’impossibilité de rentrer à Boston pour les fêtes, ses parents lui avaient fait faux bond pour rejoindre sa jumelle à Paris. Heureusement qu’elle n’était pas jalouse ou en compétition avec sa sœur. Et puis, elle se rassurait en se disant que ce n’était que partie remise. « Non en fait, je devais promener Flea, » elle désigna son chien du menton «  et à force de marcher, on a atterrit ici. » Elle regarda la foule qui marchait gaiement parmi les allées, touchant les articles qui étaient en démonstration, buvant des verres de vin chaud, et mangeant toute sorte de chose spécialement fabriquées pour les fêtes de fin d’année.

Elle laissa un petit rire lui échapper, se rendant compte du pathétique de la situation. « Je ferais mieux de rentrer chez moi, ça me fout le moral en l’air de voir tous ces gens joyeux. » En plus maintenant, à cause du froid, elle ne sentait plus son nez et elle était sûre que si Flea pouvait parler, il se plaindrait aussi de ne plus sentir ses petits coussinets. « Vas pas croire que je suis aigrie de la vie hein ! C’est juste que mon Noël s’annonce particulièrement pathétique et solitaire cette année. » Elle ne comptait pas raconter sa triste vie à Lauriane, du coup elle sortit les mains de ses poches et souffla de l’air chaud tout droit venu de ses poumons avant de les frotter l’une contre l’autre. Vivement qu’elle soit chez elle, emmitouflé dans une couverture moche mais qui tient bien chaud, avec un thé et un film niais. Quoique non, elle  regarderait un film d’horreur, le genre de DVD qu’elle ne regarde que lorsque Flea est près d’elle, que les volets son grand ouverts, et qu’il fait bien jour dehors. C’était un excellent programme. « Tu fais quoi toi pour les fêtes d’ailleurs ? » C’était une simple question polie. Elle ne voulait pas que Lauriane la prenne pour le genre de fille qui se parle toute seule dans sa tête, laissant donc des trous dans la conversation qui était censée être à haute voix. Si ses fêtes avaient prévues d’être d’un ennui total, elle pourrait toujours se consoler à vivre une période festives par procuration, à travers les récits de tous ceux qui seraient d’accord pour lui raconter ce qu’ils ont de prévu. Avec le temps et l’exercice, elle finira surement par oublier que ses parents seront à Paris alors qu’elle sera dans une petite ville perdue dans l’Ohio.
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MessageSujet: Re: 03. Sing we joyous all together.   Sam 15 Fév - 20:36

Respirant à plein nez l’odeur brisée des marrons chauds, Lauriane n’arrivait décidément pas à adopté l’ambiance festive de Noël qu’émanait la ville de Lima. Tout semblait la mettre en condition pourtant, c’était évident. Mais même si ses quatre sens étaient en éveil constant, la blonde ne put s’empêcher de sentir des préoccupations tourmentaient son esprit. D’autant plus qu’en voyant autant de joie et d’entrain flotter autour d’elle, son morale empirait. A vrai dire, être seul pour Noël ne lui était jamais arrivé. A chaque fête hivernale, Lauriane allait chez ses parents et tous, y compris son frère Ethan, se rejoignait dans leur modeste maison à Philadelphie autour d’un bon repas afin de se retrouver et de pouvoir profiter de chacun, comme il se devait pour chaque famille à Noël. Chaque année, elle y retrouvait sa chambre d’adolescente rebelle, aux murs placardés de posters de Nirvana et de Kansas, aux meubles qui n’avaient pas bougé d’un centimètre et à la porte qui avait subi bien trop de claquements. D’ailleurs, les fêtes de fin d’année étaient bel et bien les seuls évènements durant lesquels la blonde avait l’opportunité de revoir sa famille. C’était notamment la raison pour laquelle, cette année-là, elle ressentait un sentiment pesant de vacuité qui provoquait en elle une certaine tristesse dû au manque familial. Bien entendu, il était exagéré d’affirmer que Lauriane était très attachée à sa famille. Bien au contraire, pendant plusieurs années, sa volonté d’autonomie et d’indépendance l’avait éloigné de celle-ci. Mais, outre sa période d’adolescente en crise, Lauriane n’avait jamais ressenti un lien expressément fort envers sa famille. Sauf envers son frère. En fait, son frère Ethan était bien l’exception. A l’époque et encore maintenant, elle ferait tout et n’importe quoi pour son frère. Mais depuis, tout avait changé. L’éloignement faisait qu’ils ne se voyaient pas plus de 3 fois par an, pendant les vacances ou d’évènements exceptionnels. Lauriane avait cependant réussi à surmonter la solitude en sortant souvent, sans compter que son métier requérait une certaine sociabilité. Depuis qu’elle s’était installée à Lima, la blonde essayait d’être le plus sociable possible car elle savait qu’elle ne réussirait pas à faire face à la solitude. Elle s’était donc promis de sortir un maximum et il ne lui en fallut pas longtemps avant de rencontrer Seana d’ailleurs. Leur rencontre avait été particulièrement loufoque et il ne fallut qu'une heure pour que les deux femmes deviennent amies. C'était au Lima Bean. Seana avait été la victime de deux mecs pas frais et un peu lourds et Lauriane était tout simplement venu la secourir. Etant flic, la tâche n'avait pas été très compliquée. La blonde avait ensuite tapé la discute avec Seana pendant un long moment, insistant sur son manque de « girlpower ». Puis après lui avoir fait la morale, elles avaient abordée toutes sortes de sujets de la mode à leur vie professionnel en passant par la littérature. Le courant était très bien passé et depuis elles étaient restées en contact, sans oublier que Lauriane passait régulièrement à la librairie où travaillait Seana. Une rencontre inattendue mais qui arrivait au bon moment. Au bon moment car Seana était l’amie qui lui manquait. Bien entendu, elle avait Peyton et la considérait comme sa propre sœur, à présent, mais elles ne partageaient pas toujours les mêmes centres d’intérêts et puis ça faisait toujours du bien de pouvoir se confier à différentes personnes.
Lorsque la rousse évoqua Fléa, son chien, Lauriane ne put s’empêcher de le caresser avec le regard enluminé de joie d’une gamine de sept ans mais elle s’arrêta lorsqu’elle vit la moue triste que tirait son amie. C’est vrai que Lauriane mit du temps à le remarquer, mais Seana n’avait vraiment pas l’air dans son assiette. Le seul sourire qu’elle lui avait adressé n’était d’ailleurs pas totalement convaincant et, en y repensant, plutôt vide de sincérité. Lauriane fronça ainsi les sourcils faisant disparaître le rictus qui s’était formé sur son visage en voyant Fléa. La blonde ne réagit pas avant que Seana ne puisse se justifier mais elle voyait bien que quelque chose tourmentait la rousse. Était-elle dans la même situation que Lauriane ? La blonde se crispa lorsqu’elle entendit ses paroles. La situation devait donc certainement être la même pour les deux amies : un Noël en solitaire. En guise de réponse, Lauriane lui adressa un sourire compatissant mais ne sut rien dire. Après tout, qu’est-ce qu’elle aurait pu lui dire ? Cette foule respirant la joie lui sapait aussi le moral et tout ce qu’elle voulait à présent c’était en finir avec ses courses et manger des cacahouètes grillées devant Keeping up with the Kardashians mais elle ne pouvait pas simplement lui répondre un pathétique « moi aussi ».
Un malaise était en train de se former au fur et à mesure que la blonde ne disait rien. Elle décida donc de parler avec un peu plus de second degré, seule solution qu’elle trouva après moult hésitations, afin de casser ce malaise ridicule. Lorsque Seana confirma les doutes que se faisaient la blonde, cette dernière surenchérit. « Eh bien, écoutes, on est deux dans ce cas ! » Annonça-t-elle, les yeux écarquillés et le sourire jusqu’aux pommettes. Lorsqu’on l’entendait, il s’agirait presque d’une bonne nouvelle. A vrai dire, c’en était certainement une. Lauriane fit le lien et réfléchit à l’éventuelle solution. Elle se demanda finalement s’il fallait qu’elle invite Seana pour Noël ou non. Après tout, c’était une amie, elles s’entendaient plus que bien et –oh ! – elles étaient toutes les deux 100% forever alone pour Noël. Encore aurait-il fallu que ce sentiment soit réciproque car Lauriane n’en n’avait pas la moindre idée. La blonde entreprit donc la suggestion dans toute sa finesse. « Eh bien… pas grand-chose non plus. », affirma-t-elle, laissant échapper un léger soupir désolé. Oui, Lauriane était désolée pour elle-même et, oui, c’était désolant en soi. « Mes parents m’ont abandonné pour le soleil de Floride. Si c’est pas déprimant ça ! », s’exclama-t-elle, affichant un regard mélancolique. Elle savait que la Floride était une idée de sa mère. Elle qui se plaignait toujours du temps de Philadelphie, ça ne pouvait être qu’elle. Et son père, lui, ne faisait que suivre, soumis jusqu’au bout. Même si elle s’était énormément rapprochée de sa mère depuis son retour de l’armée, il y avait toujours des choses sur lesquelles elles ne pourraient jamais être d’accord. Comme par exemple, cette décision d’aller en Floride. Ça lui aurait cassé un bras de décaler ces vacances d’une semaine ? Lauriane ne pensait pas. En plus, sa mère savait pertinemment que Noël était une des rares occasions où la blonde pouvait voir son frère. Enfin bref, elle ne préférait pas en parler au risque de se déprimer encore plus et jusque-là c’était déjà pas glorieux donc.
Lauriane adressa à Seana un petit sourire à la fois désolé et rassurant même si la situation ne l’exigeait pas. C’était le moment de lui demander, maintenant ou jamais. Au pire, elle allait se prendre un sacré vent et allait se sentir plus seule que jamais : ça ne changerai pas grand-chose à sa situation en somme. Elle n’avait donc rien à perdre. « Je crois bien qu’on se retrouve dans la même situation alors… », Essayait-elle de conclure, en mettant la rousse sur la voie d’une éventuelle conséquence. Elle vit sa moue triste qui lui donnait avec son teint pâle et ses longs cheveux roux un vague air de poupée de porcelaine et finit par évincer toutes hésitations. « Eh bien…Si tu le souhaites, je me ferais un plaisir de t’accueillir à la maison pour Noël ! », lui proposa la blonde qui en même temps ouvrit les bras avec enthousiasme comme pour l’accueillir. Ce qu’elle avait néanmoins oublier de préciser, c’est qu’avec ses talents de cuisinière, elles n’allaient peut être pas viser la dinde…
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MessageSujet: Re: 03. Sing we joyous all together.   Ven 21 Fév - 14:39

June et Seana avaient toujours été proches, ou du moins, aussi proches que deux jumelles pouvaient l’être. Elles étaient complémentaires et les disputes entre les deux sœurs étaient rares. Cependant, rare ne voulait pas dire inexistantes et d’ailleurs les quelques fois où les avis des deux jumelles divergeaient, tout le monde le savait. Fort heureusement, avec le temps leurs esprits s’étaient apaisés et lorsqu’elles habitaient encore chez leurs parents, elles réglaient toujours leurs différends comme des adultes. Maintenant, Seana vivait à Lima alors que June vivait à Paris. Elles essayaient de s’appeler assez souvent pour ne pas rompre leur lien trop brutalement, mais Seana fut forcé de constatée que leurs appels étaient de plus en plus espacés. Seana avait été assez occupé à gérer tout le bazar occasionné par la mort d’Andrew, et June faisait ce qu’elle avait à faire en France. Ajouter à cela un sacré décalage horaire et vous aurez la recette de leur éloignement. En tout cas, les deux sœurs n’avaient jamais été jalouse l’une de l’autre. Du moins, jusqu’à récemment. Seana s’était surpris plus d’une fois à ruminer en pensant à ses parents qui préféraient aller voir June plutôt que de rester à Boston pour que Seana aille les voir. Leur choix était compréhensible, mais Seana était encore fragile. Elle n’avait vraiment pas envie de se retrouver seule pour la première fois pour les fêtes de fin d’année. June avait invité toute sa petite famille à un petit séjour en France et bien que l’idée ait rendu Seana complétement impatiente, elle avait vite déchanté en voyant qu’en fait son compte en banque lui permettait seulement d’imaginer la France. Bien sûr, ses parents lui avaient affirmé qu’il n’y avait aucun souci à ce qu’ils lui payent la moitié du prix de son billet d’avion mais Seana avait refusé. Elle n’allait tout de même pas courir après l’argent de ses parents toute sa vie. De plus, elle ne se sentait vraiment pas d’humeur à aller voir sa sœur respirant le bonheur avec son futur époux, alors que Seana était encore en plein deuil, même six mois après le drame. Elle ne savait même pas si elle s’en remettrait un jour. C’était à ce moment qu’elle avait commencé à devenir jalouse, et plus elle y pensait, plus elle trouvait qu’elle avait raison de réagir de la sorte. Le fait de savoir que ses parents préféraient aller rendre visite à June plutôt que de venir voir Seana la mettait presque hors d’elle. D’après elle, sa sœur avait été sacrément égoïste d’inviter ses parents à fêter Noël avec elle, sachant pertinemment que Seana aurait besoin d’une quelconque preuve de soutien. Mais non, voilà que ses parents se rendraient à Paris laissant derrière eux Seana sans personne avec qui passer ces fêtes de fin d’année. Elle secoua légèrement la tête pour chasser ces pensées négatives et pour ne pas se laisser envahir par ce sentiment d’abandon alors qu’elle se trouvait en public.

N’ayant pas envie de se plaindre, d’entrer dans les détails et de planter le moral de Lauriane, Seana lui demanda ce qu’elle comptait faire pour les vacances. Peut-être qu’elle finirait par demander à tous ses amis ce qu’ils avaient de prévu pour s’amuser par procuration. Elle aurait dû passer les vacances à Boston finalement, car même si elle aurait été seule, elle aurait pu essayer de passer un peu de temps avec les amis qu’elle avait encore la bas. De toute façon, il était trop tard désormais et de plus, elle ne se sentait pas encore prête à croiser le regard de ses amis compatissant avec elle pour la mort d’Andrew. Elle fut rassurer de voir qu’au final elle ne serait pas seule à se morfondre à Noël et se pinça intérieurement pour se punir de se réjoui du malheur des autres. La solitude la transformait en tout ce qu’elle n’était pas. Lauriane avait aussi abandonné par ses parents. C’était presque amusant de voir toute les similitudes parmi leurs histoires. Elle lui lança un regard compatissant et sincère. Si quelqu’un savait ce qu’on ressentait dans ce genre de situation, c’était bien Seana. Puis comme sorti de nulle part, voilà que Lauriane proposa un plan de secours. Deux personnes seules et étant totalement déprimées de passer Noël seules se retrouvant pour être un peu moins seules. C’était une idée de génie, et Seana se dépêcha de rejoindre l’étreinte de Lauriane avant de retourner à sa place initiale. « T’es sûre ? Enfin, je suppose que tu n’aurais pas demandé si tu n’avais pas été sûre, mais… T’es sûre ?» Avant même d’avoir la réponse définitive de Lauriane, Seana réfléchi à toutes les recettes qu’elle connaissait et qui ne ferai pas tâche pour un repas si festif. Par exemple, les pates étaient à proscrire. Finalement, Lauriane hocha la tête avec un franc sourire et Seana utilisa toute la volonté qui se trouvait en elle pour ne pas sauter de joie. Une soirée avec Lauriane serait totalement efficace pour ne pas penser à Andrew ou à ses parents en train de s’amuser à la tour Eiffel. « Au moins, je suppose qu’on est au bon endroit pour acheter tout ce dont on aura besoin pour cuisiner de bon petit plats.» Elle regarda autour d’elle, puis jeta un regard rapide à Fléa et s’empressa de farfouiller dans son sac avant d’en sortir un paquet de mouchoir. Elle se baissa et attrapa son chien pour lui essuyer les pattes et le prendre dans ses bras. Ses pates étaient gelées mais ce n’était pas une raison pour salir son manteau. Elle jeta le mouchoir dans une poubelle qui se trouvait à proximité avant de retourner voir Lauriane. « Par contre, je ne suis pas Gordon Ramsay donc si t’as besoin d’aide pour quoique ce soit, laisse-moi les taches facile. Par exemple, je sais éplucher la plupart des légumes.» C’était important de préciser la plupart des légumes, car elle avait plus une fois réussi à se couper ou s’éplucher le doigt plutôt qu’une carotte. C’était assez ironique puisqu’une fois les aliments préparés, et un tonne de pansement sur les doigts, ses plats étaient plus que bons. Enfin, le mérite revenait à son livre de recette mais quand même. « Sachant que je ne serais pas d’une grande aide, tu as la possibilité de reprendre ton invitation.»
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MessageSujet: Re: 03. Sing we joyous all together.   Ven 18 Avr - 12:31

Lorsque Lauriane avait proposé à Seana de passer Noël ensemble, elle avait vu la joie dans ses yeux. La même lueur que celle d’une petite fille à qui on annonce qu’elle recevrait son déguisement de princesse ou qu’elle passerai une journée entière avec son idole. « Putain, ce que c’est cool de redonner le sourire aux gens », pensa Lauriane, en souriant hébétement à son tour. C’était peut-être pas dans la police qu’elle aurait dû se lancer alors. Enfin bref. Elle enlaça Seana avec toute la compassion et l’amitié qu’elle pouvait véhiculer et, après s’être dégagé de leur étreinte, afficha un sourire sincère qui dévoila ses dents blanches parfaitement alignées. Ca faisait longtemps que la blonde n’avait pas été aussi excitée et enthousiaste à propos d’un évènement particulier. Si ça se trouvait même, elles allaient passer une meilleure soirée que leur parent ou encore mieux : une meilleure soirée que celles qu’elles avaient l’habitude de passer avec leur famille. Une soirée entre filles après tout, ça ne faisait pas de mal de temps en temps et ce n’était jamais ratée. Et puis c’était un moyen efficace d’apprendre à se connaître. La soirée n’allait pas être pleine que de musiques et de chants religieux, il y avait un moment à la conversation. En tout cas c’est ce qu’elle espérait parce qu’au final elles ne se connaissaient que très peu. Mis à part leur passion commune pour …Non, en fait, c’était bien ça le problème : à chaque fois qu’elles se croisaient les deux jeunes femmes sympathisaient et riaient ensemble sans jamais vraiment parler de leur vie. Passer le réveillon ensemble était donc une occasion parfaite pour se faire des confidences et révéler ce qu’on ne révèlerait pas habituellement à la voisine d’en face. En plus, en tant que fête religieuse, Noël était certainement le meilleur moment pour se libérer, pour ne pas dire, se confesser. Oui c’est vrai que le rapprochement était un peu niais mais Noël était le jour où tous les miracles arrivaient, n’est-ce pas ? Comme dans Love Actually, en fait. Lauriane, en y repensant, n’avait jamais évoqué à quiconque vivant à Lima son expérience dans l’armée par exemple. C’était un peu triste d’ailleurs.

Lorsque Seana lui demanda si elle était bel et bien sûre de son invitation, Lauriane ne put s’empêcher d’étouffer un rire et d’acquiescer, ce qui à l’évidence voulait dire « c’est toi qui me sauves la vie, justement ! ». C’est fou comment l’humeur d’une fille pouvait changer en moins de deux minutes. Si Lauriane avait su qu’au final elle ne passerait pas Noël à bouffer du riz poulet-curry affaissée sur son canapé en pleurant devant Valentine’s Day, elle aurait passé une bien meilleure journée. Et une bien meilleure semaine. Après tout, elle s’en foutait si Seana et elle ne savaient pas cuire un œuf correctement ou éplucher des patates dans les normes. Tout ce qui lui importait c’est qu’elle allait enfin mettre cette foutue solitude au placard et apprécier un repas de Noël digne de ce nom, qu’il soit commandé chez le traiteur ou non.

Lorsque Seana souligna le fait qu’elle savait éplucher « la plupart des légumes », Lauriane échappa un petit sourire. Leur voilà un point commun, au moins : elles étaient toutes les deux des buses en cuisine. A vrai dire, la policière ne savait pas trop si elle devait se sentir rassurée ou inquiète. Probablement les deux. Elle essaya cependant de tranquilliser Seana sur ce repas. « Mais non, mais non ! Si ça peut te rassurer ou pas … », commenca-t-elle en dévoilant un sourire inquiétant mais joviale à la fois. « Je suis nulle en cuisine ! Mais je suppose que si on fusionne, ça devrait peut-être donner quelque chose de comestible, qu’est-ce que t’en dis ? Et puis, si on veut faire nos flemmardes, on n’aura qu’à appeler un traiteur. ». Voyant le visage pas très rassurée de Seana, Lauriane se demanda si elle avait fait une bourde dans ce qu’elle venait de proposer. Un traiteur…Mais oui, c’était évident. Payer les frais d’un traiteur pour Noël n’était peut-être pas donner à tout le monde ! « Ah et biensûr, je paierai les frais. », ajouta-t-elle, en posant une main réconfortante sur l’épaule de Seana. Non, ce n’était pas un problème pour elle. Elle mettait suffisamment de côté pour s’offrir un repas commandé chez le traiteur. Et puis même si ce n’était pas le cas, c’était avec tout le plaisir du monde qu’elle l’offrirait à Seana.

Tout était sellé donc. La blonde n’allait pas être seule pour Noël. Quel soulagement ! Elle s’imaginait déjà dans sa tête tout un programme qui défilait d’une allure telle qu’elle ne put en sortir un à Seana. Ca faisait bien longtemps qu’elle ne s’était pas accordé une petite soirée entre filles et ce soir-là était donc une opportunité qu’elle ne laisserait pas passée. Lauriane essaya ainsi d’en venir au sujet, en essayant de dissimuler son trop plein d’excitation. « Pour le reste de la soirée Je propose Pretty Woman ou la dernière saison de Friends ou non...mieux : Love actually ! », s’exclama-t-elle écarquillant des yeux emplis d’excitation et d’impatience. Son excitation cependant s’effaça de son visage la seconde qui suivit. Son visage manqua de devenir rosacé. « Oh quelle idiote ! Pardonne mon égoïsme ! Tu préfères certainement sortir ou faire autre chose que rester enfermée ? Je peux comprendre. », Conclut-elle, trop rapidement et avant même que Seana ne puisse donner son avis sur la question. Elle s’emmêlait et parlait beaucoup trop vite. A vouloir toujours faire trop impeccablement, Seana allait la prendre pour une folle et elle finirait à nouveau seule. Oui c’était une fin envisageable si elle continuait sur cette voie. Ou il fallait juste espérer que Seana était aussi folle qu’elle.
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MessageSujet: Re: 03. Sing we joyous all together.   Mer 21 Mai - 16:51

Au départ, Seana n'avait pas tout de suite aimé son chien. Elle avait eu beaucoup de mal à prendre le rythme de le sortir tous les jours, de le promener pour lui faire prendre l'air et tirer de toute ses forces pour le retenir lorsqu'il voulait chasser un écureuil dans le parc. Mais avec le temps, elle avait fini par le tolérer. Elle n'irait pas jusqu'à dire qu'elle l'adorait car parfois, elle aimerait vraiment rester chez elle après une longue journée de travail plutôt que de ressortir pour le faire marcher, mais oui, elle le tolérait. D'ailleurs, la promenade du jour lui avait permis de ne plus être seule pour Noël grâce à sa rencontre avec Lauriane. A vrai dire, en venant ici, elle savait qu’il y avait de forte chance qu’elle croise un visage familier, mais jamais elle n’aurait pensé que leur conversation tournerait autour de leurs solitudes pour Noël, et donc qu’elles finiraient par être seules ensemble. Elle n’allait pas s’en plaindre, bien au contraire, et Lauriane non plus apparemment. Cependant, Seana se sentit obliger de la mettre en garde sur ses talents (ou plutôt, son absence de talents) culinaires, sans entrer dans les détails, comme cette fois où elle avait failli bruler sa maison à Boston, pour ne pas l’effrayer. En fait, d’après ce que semblait dire Lauriane, elles semblaient toutes deux faire la paire concernant la cuisine : bonnes à commander chez le traiteur le soir de Noel. Si seulement la mère de Seana savait à quoi en était réduite sa fille, il n’y aurait pas de doute, elle annulerait son voyage pour ne pas la laisser sans un vrai repas de fête dans l’estomac. C’était paradoxal puisque pour la laisser seule, elle n’avait aucun remords. Ce serait donc un repas fait par un traiteur, et Lauriane s’empressa d’ajouter qu’elle ne verrait pas d’inconvénient à payer ce qui prit Seana par surprise. Pourquoi payerait-elle pour les deux ? La petite rousse avait dû laisser une expression en rapport avec sa mère transparaitre sur son visage, faisant croire à Lauriane qu’elle était contre l’idée de payer pour un traiteur. Elle détendit la laisse pour que son chien puisse gambader un peu plus loin avant de reprendre la parole. Ah non, tu ne vas pas me payer à manger. Elle regarda autour d’elle prenant en compte la foule qui s’amassait près d’un stand non loin de là où elles se trouvaient, se demandant ce qu’il y avait de si intéressant. Elle irait surement y faire un tour plus tard.

Lauriane reprit la parole pour mettre en place la suite de leur soirée en prévision. Un film était au programme, ce qui convenait à Seana. A Noël, elle était plutôt casanière préférant garder des forces pour faire la fête une semaine plus tard, pour le nouvel an. C’était devenu sa routine : trainer en tenue décontractée chez elle avec sa famille pour Noël et retrouver Andrew pour se déchainer sur n’importe quelle musique pour fêter la nouvelle année. Evidemment, cette année rien ne serait pareil. Du coup, elle pourrait aussi sortir le soir de Noël. « Le film me va. Et puis si on veut sortir, je suis sûre qu’on trouvera bien quelque part où finir la soirée. Je ne m’en fais pas pour ça. » Plus la date s’approcherait, plus les tracts promouvant telle ou telle soirée se multiplieraient. Elles auraient un éventail de choix s’offrant à elles, il n’y avait aucun doute là-dessus. Elle haussa les épaules et tira sur la laisse pour ramener son chien près d’elle. « En tout cas je suis contente qu’on ait réussi à mettre ça sur pied. Donnes-moi ton numéro. » Elle sortit son téléphone de sa poche et le lui tendit. « Je t’enverrai un message plus tard. Comme ça tu auras le mien. » Elle récupéra son téléphone, enregistra le numéro et le replaça dans sa poche. Elle se baissa pour toucher les pattes de son chien  constata qu’elles étaient plus froides que ses mains. Forcément, entre des pattes enfouit dans la neige et ses mains qui étaient encore à l’abri du froid dans ses poches une minute auparavant, il y avait une grande différence. « Désolée faut que j’y aille sinon mon chien va perdre ses pattes d’hypothermie. Mais on se voit à Noel hein ? » Seana se baissa pour porter son chien pour essayer de le réchauffer comme elle pourrait alors que Lauriane hocha la tête. Elles se firent une éteinte en guise d’au revoir, tout en faisant attention à ne pas étouffer le chien, avant que chacune ne reprenne sa route.
[RP TERMINÉ]
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03. Sing we joyous all together.

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