Choriste du mois


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 03. [Pierce's] It feels like one of those nights...

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MessageSujet: 03. [Pierce's] It feels like one of those nights...   Dim 1 Déc - 19:35


La rumeur s'était répandue comme une trainée de poudre, reléguant une innocente confession au rang de véritable bombe à retardement. Tout avait commencé une semaine plus tôt, lorsque Henry, sous le ton de la plaisanterie, avait évoqué l'idée de vouloir célébrer ses 17 ans. Quiconque le connaissait savait que son ambition d'investir une maison vide pour en faire un lieu de fête n'était qu'un moyen de charrier davantage. Jamais il n'avait fêté son anniversaire de la sorte, par respect pour sa mère, sa sœur, mais surtout son père. Depuis qu'il avait assez mûri pour constater la morbide ironie de cette journée, Henry avait mis un point d'honneur à refuser la moindre marque d'attention particulière. Le 6 décembre c'était une année en plus pour lui et une en moins pour le véritable Charlie Brown, aussi ne pouvait-il se résoudre à célébrer la mort d'un père qu'il n'avait jamais connu. En plus d'être glauque c'était profondément irrespectueux, et ce même si sa mère lui avançait le contraire. Pourtant lorsque la nouvelle s'ébruita, Henry ne fit pas en sorte d'étouffer cette effervescence qui faisait cruellement défaut aux lycéens depuis des semaines. Lui qui se devait de côtoyer celle qui se revendiquait comme l'élite était le mieux placé pour savoir que, depuis la fête improvisée de Regina, personne n'avait eu l'audace d'en organiser une autre. Lui, dont les principes hiérarchiques de McKinley passaient au dessus de la tête, n'avait pas peur de faire de l'ombre à son altesse en se revendiquant le cerveau de cette fête. Sauf que le mensonge devenait réalité et que, en attendant, il n'avait trouvé aucune maison digne de son intérêt. Aucune des femmes esseulée dont il partageait occasionnellement le lit n'avait décidé de prendre des vacances en famille et, alors que l'échéance approchait, la menace de la réclusion sociale planait de plus en plus hostile au dessus de sa tête.

Son rédempteur portait le nom de Michael Axon. Depuis le départ Henry savait que l'amitié intéressée qu'il entretenait avec lui se révèlerait utile. Il éprouvait quelques remords parfois à le balader au gré de ses sentiments, mais après tout il ne se comportait pas aussi (in)dignement que l'exigeait son soi-disant statut. Il n'avait jamais délibérément profité de sa crédulité ni de cette confiance aveugle qu'il portait en lui, mais lorsqu'il lui proposa de lui-même d'offrir l'appartement de sa cousine, Henry ne put se résoudre à refuser. Tout le monde y gagnait : les invités pourraient enfin relâcher la pression que la parade de Noël ne suffisait pas à apaiser, Michael apparaitrait comme un héro aux yeux de beaucoup et Henry, s'il se fichait bien de savoir qu'on se pointerait à la porte de chez Brittany pour lui faire honneur, aurait l'occasion de prouver à Charlie qu'il était un adolescent parfaitement équilibré et intégré. Parce que ce qui l'avait véritablement poussé à alimenter la rumeur n'était pas un besoin enfantin de prouver sa supériorité par rapport à Regina, ni d'asseoir son autorité ou sa légitimité en tant que quarterback de l'équipe de foot, mais bien de regagner aux yeux de sa sœur le statut qu'elle n'était pas disposée à lui accorder. Évanouis les doutes le concernant, il pourrait redevenir ce Henry qu'elle n'avait jamais connu mais qu'elle semblait déçue de ne pas avoir rencontré. Une fois les détails réglés, Henry laissa les langues déliées se charger d'annoncer sur Twitter le lieu et l'heure des célébrations, sans avoir à se soucier que ce qui devait au départ être la simple affirmation de sa normalité se transforme en potentiel remake de Projet X. C'était là tout l'intérêt de délocaliser ses responsabilités chez quelqu'un d'autre.

Le soir venu, Henry n'avait pas eu de mal à convaincre Paige de sortir. Comme il se jouait de Michael il avait parfois quelques scrupules à profiter de la confiance qu'il inspirait à sa mère, mais après tout il avait toujours considéré que ce qu'elle ignorait ne pouvait lui faire de mal. Et il y avait tant de choses qu'elle ignorait qu'elle s'en portait merveilleusement bien. Il avait eu Michael quelques instants plus tôt au téléphone, pour lui confirmer que sa cousine était absente ce soir-là, certainement trop occupée au studio de danse qu'elle avait récemment mis sur pied. L'appréhension qu'il avait perçue dans sa voix n'était que dérisoire à côté de l'adrénaline que cet écart lui procurait. Henry n'était pas le seul ce soir à profiter de la naïveté d'un proche, et curieusement cette réalité l'avait un peu rapproché de Michael qu'il avait apprécié, pour une fois, comme un de ces amis qu'il n'avait jamais eus à San Diego, parce que trop occupé à courir derrière leurs mères. S'il y avait un principe qu'il s'échinait à respecter, c'était de ne jamais flirter avec la mère d'un ami. Et pourquoi se restreindre ? Il avait donc la fâcheuse tendance à ne pas se faire d'ami véritable, au risque de briser un gage personnel de loyauté.

L'immeuble dans lequel vivait Brittany se dessinait enfin devant lui, majestueux présage d'une mémorable soirée. Encore une fois il se félicitait d'avoir entretenu cette amitié avec Michael, dont la richesse ne lui avait bien évidemment pas échappée. La forteresse n'était plus qu'un château de carte maintenant qu'ils avaient réussi à s'infiltrer et, cerise sur le gâteau, Henry pourrait trier ses invités sur le volet grâce à l'interphone et aux caméras de surveillance postées à l'extérieur. Il se ferait un malin plaisir à recaler quelques bourreaux du lycée sous prétexte que leur tenue n'était pas assez apprêtée à son goût. Parvenu devant l'entrée, il gratifia Michael d'un geste amical devant la caméra avant de se voir accordé le privilège de pénétrer à l'intérieur. Dans l'ascenseur un bouton spécial portait le nom de Brittany Pierce-Holcomb. Henry n'en croyait pas ses yeux. Allait-il vraiment débarquer directement chez elle en appuyant sur ce bouton ? De toute évidence il aurait pu, mais il semblait qu'une clé soit nécessaire à débloquer l'étage. Il jura intérieurement et ordonna à l'ascenseur de monter jusqu'à l'étage inférieur. Il n'aurait qu'à faire le reste à pieds. Avec nonchalance il laissa échouer son doigt contre la sonnette avant que Michael ne lui ouvre. Il s'excusa au moyen d'un sourire complaisant avant de le saluer comme seuls savaient le faire les adolescents dans les séries télé américaines. "Bon anniv', mec." lui dit-il en accompagnant ses paroles d'une tape amicale dans le dos. "Merci." se contenta de répondre Henry en constatant le luxe qui régnait dans le loft. Michael avait déjà tout préparé, il avait argué savoir où se procurer de la boisson et avait aussi glissé à Henry d'encourager ses amis de l'équipe de foot à faire de même. Il n'y en avait jamais trop. La porte se referma derrière lui, annonçant le début d'un anniversaire comme il n'en avait jamais connu. Comme un enfant dans un magasin de jouets Henry fit l'inspection des lieux, sous la vigilance bienveillante de son ami, avant de s'étaler de tout son long sur le canapé - en cuir, certainement. Dehors la vue sur la place Bellefontaine ajoutait une note de féérie à ce tableau déjà bien coloré. Le marché de Noël continuait de s'agiter sous leurs yeux, sans se soucier de ce qui pouvait bien se passer au dessus de sa tête.
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MessageSujet: Re: 03. [Pierce's] It feels like one of those nights...   Dim 1 Déc - 21:03

L'avantage de mettre son nez partout, surtout là où il ne faut pas, c'est qu'on est toujours au courant de tout, même quand on est la dernière personne qui pourrait être concernée. Après quelques années à McKinley, Sunny s'était retrouvée cataloguée dans la liste des indésirables, ceux qui ne sont jamais invités à aucune fête et sont toujours mis à l'écart des événements les plus importants. Avoir rejoint les New Direction ne l'aurait certes pas aidé à devenir plus populaire, et ce même si elle avait mis ses travers de côté. Et pourtant, elle était toujours là, lorsqu'une soirée était organisée. Elle finissait par apparaître, sourire aux lèvres, appareil photo ou caméra à la main, et il fallait s'attendre à ce que le lendemain, les pires images circulent au lycée. Personne ne savait comment elle s'y prenait, mais elle surgissait, faisait ce pourquoi elle était venue, puis disparaissait en sautillant, toute joyeuse à l'idée d'être parvenue à ses fins.
S'il était donc inutile de vouloir lui cacher qu'une fête était organisée, cette fois Sunny n'avait pas eu à fouiner à droite et à gauche pour apprendre qu'une soirée allait avoir lieu. La rumeur avait vite finit par atteindre ses oreilles d'indésirable, et elle s'était aussitôt montrée intéressée. HWB, qui fêtait son anniversaire ? Sunny se devait d'être présente. Et elle savait que le jeune homme ne pourrait lui refuser l'entrée. Il lui devait un service, qu'elle n'avait pas encore eu l'occasion de lui réclamer par ailleurs. Ainsi assurée d'avoir son ticket d'entrée, l'adolescente s'était réjouie de pouvoir assister à ce qui semblait être en passe de devenir la soirée de l'année.
La soirée d'Halloween avait eu le mérite de lui faire réaliser que, tout simplement, elle agissait enfin comme une ado normale. Elle avait cessé de faire chanter ses camarades, et de balancer leur secret au grand jour, pour s'amuser comme toutes les filles de 17 ans le font. Si elle n'avait pas perdu ses principes pour autant, elle arrivait enfin à lâcher prise.

Certaine qu'elle pourrait retrouver Jamie sur place, et peut-être même d'autres visages connus, Sunny avait attendue avec impatience cette soirée. Le moment pour elle de passer une soirée comme tout le monde, à s'amuser, à danser, et à rentrer à une heure indécente, non pas parce qu'elle serait restée en planque pendant des heures à grelotter de froid, mais parce qu'elle n'aurait pas vu passer le temps. A mesure que la rumeur enflait au point de provoquer l'hystérie chez les élèves de McKinley, Sunny avait appris que la soirée aurait lieu non pas chez Henry, mais chez Michael. Beaucoup semblait penser que le New Direction faisait preuve de générosité envers son ami, mais Sunny avait été assez perplexe. Ami avec quelqu'un, Henry ? Il ne fallait pas non plus la prendre pour une idiote. Mais si Michael était assez bête pour prêter sa maison à un petit profiteur comme HWB, c'était le problème du jeune homme, pas le sien. Peu lui importait d'ailleurs où avait lieu la soirée. Si elle avait glissé son téléphone portable dans sa poche ce soir, ce n'était pas pour capturer des moments honteux dont elle pourrait se servir plus tard, mais pour immortaliser ces moments. Et puis, c'était agréable de se préparer pour aller s'amuser, et non pas pour suivre quelqu'un. Rangées, les bottes fourrées bien chaudes pour lui permettre de lutter contre le froid. A la place, elle chaussa une paire de boots en cuir, plus rock, pour casser le côté girly de sa robe et pour aller avec son blouson en cuir. Parce que oui, Sunny pouvait aussi porter des robes, et même se maquiller.

Parvenue à l'adresse où devait avoir lieu la soirée, un nouveau doute s'empara d'elle. Elle connaissait cet immeuble. Et alors qu'elle se plantait devant l'immense porte vitrée du hall d'entrée, son souffle formant de la buée quand elle respirait, elle réalisa soudain que c'était là que vivait la richissime Brittany Pierce-Holcomb. Puis elle se souvint que cette veuve, riche mais un peu simplette, était la cousine de Michael. Devant l’ascenseur, elle interrompit son geste, alors qu'elle s'apprêtait à appuyer sur le bouton de l'interphone. La soirée avait lieu chez la cousine de Michael ! Était-elle au courant ? Avait-elle proposé à son cousin de lui prêter son appartement ? Peut-être pour qu'il invite quelques amis, et qu'il passe une soirée agréable. Dans ce cas, elle risquait d'être fortement surprise. Ce n'était pas seulement quelques amis qui allaient se pointer, mais toute une armée d'adolescents, une bouteille à la main et prêts à tout casser. Bon, vu les dimensions de l'immeuble et le chic qui s'en dégageait, les appartements devaient être spacieux, et capables d'accueillir quelques dizaines de personnes. Mais une bande d'ado prêts à faire la fête, ce n'est pas pareil que quelques amis venus pour regarder un DVD. Hésitante, Sunny se mordilla la lèvre, oubliant la couche de gloss qu'elle y avait appliqué en partant de chez elle. Si elle devait agir comme une ado normale, elle n'avait pas à s'inquiéter de savoir si la propriétaire des lieux était au courant. Passant une main dans ses cheveux, son doigt s'enfonça alors sur le bouton qui portait le nom de la malheureuse qui aurait à tout nettoyer une fois la soirée terminée, et lorsqu'un léger bourdonnement se fit entendre, annonçant que dans l'appartement, on cherchait à savoir qui venait d'appeler, elle adressa un haussement de sourcils et un sourire en coin à la caméra. La porte s'ouvrit  avec un déclic et elle s'empressa de s'engouffrer dans le hall luxueux de l'immeuble, soulagée de s'abriter du froid glacial qui regnait dehors. Les robes, c'était peut-être très mignon, mais ça ne protégeait absolument pas des températures hivernales qui s'étaient abattues sur Lima.
Sans le savoir, elle refit exactement le chemin qu'avait emprunté celui dont était fêté l'anniversaire, et quand elle parvint enfin devant la porte de l'appartement, ce fut pour annoncer à Michael, et ce en guise de bonjour : « Tu as l'intention d'obliger tous les invités à grimper jusqu'ici par les escaliers ? Ton ascenseur, il a besoin d'une clé pour monter à cet étage ! », puis elle lui plaqua une bise rapide sur la joue, adoucissant ses paroles avec un sourire. La vision d'Henry, confortablement installé sur le canapé, lui arracha un nouvel haussement de sourcil. « La vie est belle, Henry ? » lança-t-elle en désignant du menton l'attitude nonchalante de l'adolescent, tout en s'installant, plus dignement, sur le bras du canapé.
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MessageSujet: Re: 03. [Pierce's] It feels like one of those nights...   Lun 2 Déc - 11:09

Depuis qu'il était à Lima, Matteo n'avait pas été à une seule fête. Non pas qu'il n'en avait pas eu l'occasion, il aurait très bien pu aller à la fête d'Halloween organisée au lycée, mais qu'il n'en avait pas eu l'envie. Il n'avait pas envie de se retrouver dans une grosse fête, avec un tas de gens du lycée, il préférait rester avec des gens qu'il connaissait seulement un peu et dont il savait qu'ils ne lui poseraient aucune question. Un bal grandeur Lima, avec non seulement les lycéens, mais aussi des gens de l'extérieur, ne l'avait pas tentée. Cependant, quand un joueur de l'équipe Henry Watson-Brown avait laissé entendre qu'il organisait une fête pour son anniversaire, le jeune New Yorkais s'était dit que c'était peut-être la bonne occasion pour sortir un peu. A l'approche de Noël, le premier Noël qu'il passerait sans sa mère, et il avait sans aucun doute besoin de se changer les idées. Tante Marge et Oncle Murphy étaient adorables, et passer le Noël en famille avec eux serait chouette, mais tout serait quand même très différent. Il se sentait déjà vide, vidé d'émotions, de sentiments. Peut-être qu'en allant à la fête d'Henry il se sentirait à nouveau vivant, il ferait des nouvelles connaissances. L'idée qui le dérangeait le plus était qu'avec l'ampleur que l'évènement avait pris sur les réseaux sociaux, la petite soirée d'anniversaire risquait de se transformer en projet X, et il ne voulait pas spécialement être impliqué là dedans. Il avait tout de même prévu d'emmener un pack de bière, et les autres gars de l'équipe en emmèneraient sans doute aussi quelque chose d'autre. Mais si il y avait trop d'alcool et trop de monde, Matteo prendrait la fuite avant que ça ne dégénère.

Il se prépara rapidement avant de partir de chez son oncle et sa tante. L'avantage d'être un garçon, c'est qu'il n'avait pas autant de choses à faire pour aller à une soirée qu'une fille. Pas besoin de passer des heures à réfléchir sur une robe, pas besoin de se maquiller pendant trop longtemps devant le miroir. Un petit coup de gel dans les cheveux, une tenue comme il en mettait d'habitude, c'était un anniversaire, pas un bal de promo, pas besoin de sortir un costar. Evidemment, lorsqu'il allait aux premières des films dans lesquels il jouait, il prenait plus le temps de se préparer, mais il laissait généralement les coiffeuses et les stylistes faire leur travail, qui était généralement très bon. Une fois, une styliste avait voulu lui maquiller les yeux avec un crayon noir, il avait eu l'impression de ressembler à une poupée russe, il n'avait plus jamais été remaquillé ainsi, heureusement. Il ne passa donc pas tant que ça de temps dans la salle de bain, et il passa prendre sur son bureau le petit papier où il avait écrit l'adresse de la soirée. En passant dans la soirée, il lança à sa tante :
- Je vais à l'anniversaire d'Henry, je sais pas trop quand je reviens, pas trop tard je pense.

Pour seule réponse, sa tante lui adressa un grand sourire. Il savait très bien ce qu'elle pensait, elle devait être ravie qu'il sorte enfin de la sorte de mutisme dans lequel il plongeait dès qu'il rentrait à la maison le soir. Evidemment, au lycée, il était normal, personne ne pourrait se douter de ses problèmes familiaux, mais arrivé chez lui, il pouvait enfin dévêtir son masque. Sa famille savait de toute façon. Mais elle avait raison de se réjouir, il avait maintenant envie de se ressaisir et de se bouger les fesses. Il sortit donc dans la rue emplie de la froideur hivernale habituelle de ce coin des Etats-Unis. Il voyait à peu près où il allait, mais il manqua tout de même se perdre dans les rues de Lima. Lorsqu'il arriva devant l'immeuble, il chercha la sonnette. Visiblement cela se passait chez Brittany Pierce-Holcomb. Holcomb... Cet homme était un producteur, il l'avait déjà rencontré au détour d'un tapis rouge, peut-être avait-il même rencontré la fameuse Brittany. Il était mort et son épouse avait sans doute hérité de sa fortune, Matteo s'attendait à voir  arriver dans un appartement luxueux. Il appuya sur le bouton et montra bien son visage à la camera. Avec une telle fortune, autant installer une bonne sécurité. Lorsque la porte se déverrouilla, il entra dans l'immeuble et appela l'ascenseur. Celui-ci s'ouvrit et les portes se refermèrent, il s'apprêtait à appuyer sur le bouton, mais il n'y avait pas de bouton pour l'étage, il fallait une clé. Il se retourna donc vers la porte et appuya sur le bouton d'ouverture, il monterait par les escaliers, tant pis. Sauf que l'ascenseur ne s'ouvrit pas, il avait décidé de le séquestrer. Il rappuya sur le bouton, mais les portes restèrent closes. Bon, que faire ? Il réfléchit rapidement, ce n'était pas la première fois qu'un ascenseur faisait des caprices. Il décida donc de monter à un étage, peut-être que les portes s'ouvriraient. Il appuya donc sur le bouton du premier étage. L'ascenseur s'ouvrit miraculeusement au premier étage et il s'empressa d'en sortir et de grimper par les escaliers.

Il arriva devant la porte et sonna. Henry lui ouvrit et il entra, lui tendant immédiatement le petit paquet cadeau qu'il avait dans sa poche. Ce n'était pas grand chose, juste une nouvelle montre, mais le jeune homme n'aimait pas arriver quelque part sans rien. Il donna l'accolade à son coéquipier.
- Bon anniversaire gars, profite bien de ta soirée ! ... avant qu'elle ne dégénère.

Il entra dans l'appartement, déposa le pack de bière non loin de la porte et repéra les deux seules personnes qui étaient arrivées. Michael Axon, et Sunny Palmer, la journaliste. Il avait entendu parler d'elle, et il était étonné qu'elle ne soit pas encore venue lui demander une interview, mais cela l'arrangeait bien de passer inaperçu, à McKinley, il était tranquille au moins. Il salua tout le monde d'un signe de main et s'installa à son tour sur le sofa.
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MessageSujet: Re: 03. [Pierce's] It feels like one of those nights...   Jeu 5 Déc - 18:19

“We are young, we run free, stay up late, we don't sleep Got our friends, got the night We'll be alright” — Travie McCoy

Son fidèle bonnet en laine planté sur la tête, un sac à dos Eastpack accroché aux épaules; Jamie patientait. Il était presque l’heure et sans doute aurait-il préféré attendre dans le hall d’entrée comme n’importe quelle autre personne sensée—histoire, par exemple, de prévenir la pneumonie qu’il sentait lui venir— mais 1) Jamie était probablement l’une des personnes les plus absurdes qui soient et 2) c’était finalement un prix peu chère payé pour la surprise qu’il réservait à Michael. Aussi s’était-il confortablement installé sur un banc de la place Bellefontaine—le confort avait une tout autre définition lorsqu’il impliquait un banc en pierre aussi raide et glacée que la banquise!— de manière à pouvoir garder un œil sur le défilé d’adolescents qui ne tarderait pas à entrer dans cet immeuble ridiculement chic. De toute manière, il n’aimait pas arriver trop tôt. Tout était une question de timing dans la vie. N’était-il pas monsieur ‘rarement pressé, jamais à l’heure’ ? Une réputation durement gagnée qu’il entretenait avec attention —sauf lorsque Sunny entrait dans l’équation, évidemment. Son oreille gauche n’était plus la même depuis qu’elle l’avait copieusement sermonné l’été précédent.
Jamie enfonça ses mains dans les poches de son parka en songeant qu’une cigarette ne serait pas de trop. Mais s’il en allumait une maintenant et qu’elles arrivaient, il n’aurait pas l’air fin à leur demander d’attendre quelques minutes supplémentaires dans ‘cet épais froid de décembre’ le temps qu’il la termine. Il étendit ses jambes devant lui en poussant un long soupir qui dessina une écharpe de buée devant son visage. La rumeur s’était répandue comme une traînée de poudre dans les couloirs de McKinley: une fête d’anniversaire chez la richissime cousine de Michael Axon. Britney Spears, ou quelque chose comme ça, il n’était plus très sûr maintenant qu’il y repensait. C’était Blake de l’équipe de football qui lui avait passé le mot après l’entraînement hebdomadaire des Titans. Jamie avait évidemment répondu présent. Il s’était même assuré de mettre de côté quelques-uns des meilleurs produits de Mister Hyde pour l’occasion. Quelques sachets de drogues minutieusement empaquetés dans une boîte de Pic n’mix aux côtés de deux bouteilles de Tequila ‘empruntées’ à Lexie, le tout dans son sac à dos.
Sunny fit son apparition au coin de la rue. Il fronça légèrement les sourcils en la voyant hésiter près de l’interphone, comme spectatrice passive d’un débat entre sa conscience et le petit diablotin fictif installé sur son épaule. Il songea à lui lancer une remarque moqueuse, ouvrit la bouche pour déverser toute sa connerie; se ravisa. Il aurait fallu qu’il lui explique pourquoi il avait décidé d’attendre que ses fesses ne forment plus qu’un avec le banc, au lieu d’entrer en même temps qu’elle.
Il commença à claquer sa langue avec impatience. Il leva son poignet pour consulter sa montre avant de se rappeler qu’elle ne fonctionnait pas —et ce, depuis des lustres. Ce n’est que lorsqu’il se décida à allumer une cigarette salvatrice, qu’elles apparurent enfin dans leur merveilleuse tenue de Noël. Un sourire d’enfant comblé se dessina sur ses lèvres.

“HERE’S THE PARTY BOY”, s’exclama-t-il quelques minutes plus tard lorsque la porte de l’appartement s’ouvrit sur un Michael Axon étonné. Les filles se regroupèrent autour de lui en gloussant malicieusement, les poitrines mises en valeur par des tenues de ‘Mama Noël’ plus aguichantes que jamais. Michael s’empourpra d’un seul coup, sans même passer par le rouge. “Euh … Jamie, c’est l’anniversaire d’Henry”, lui apprit-il en tâchant de soutenir le regard des demoiselles qui l’entouraient sans s’aventurer dans des régions plus intéressantes de leur anatomie. “Oh”, se modéra-t-il en tentant de se rappeler le moment où Blake lui avait clairement mentionné l’anniversaire de ‘Mike Axon’; mais maintenant qu’il y réfléchissait, le nom de Michael n’était entré dans la conversation qu’au moment où Blake lui avait communiqué l’adresse. “Mea culpa !” Il haussa nonchalamment les épaules, comme si l’erreur était parfaitement ordinaire et qu’il n’était pas nécessaire d’en faire tout un foin. Il dépassa le seuil de l’appartement en cherchant la star de la journée des yeux: “LE VOILÀ LES FILLES !”, lâcha-t-il à nouveau en le désignant du bout du doigt lorsqu’il l’eût repéré, nonchalamment étendu sur le canapé. Une partie du groupe de strippers se détacha de Michael pour venir s’agglutiner aux côtés d’Henry.

Un sourire satisfait sur les lèvres, Jamie s’étira comme s’il sortait du lit. Il se débarrassa de son manteau—révélant un t-shirt sur lequel un nœud papillon et le devant d’une chemise étaient imprimés— avant de planter ses poings sur ses hanches: “Pas de musique? C’est pour ça qu’il n’y a personne ?” s’étonna-t-il l’air subitement réprobateur—comme si Michael avait violé la règle N°1 du clubber moyen. Sans le moindre embarras, Jamie s’approcha de la chaîne hi-fi sur laquelle était branché un modèle coûteux d’iPod. Celui-ci cracha les premières notes d’un hit populaire et il monta un peu le volume en hochant la tête sur le bon rythme. Finalement, il poussa les pieds d’Henry pour s’asseoir près de Sunny et lui offrit un sourire éclatant: “Hey sunshine”, fît-il avant de caler son sac à dos entre ses pieds et de poser sa tête contre son bras. Son regard glissa enfin sur l’adolescent silencieux, assit à moins d’un mètre de lui. Jamie plissa les paupières, pris d’un doute: “Ta tête est ultra familière”, lâcha-t-il sans se douter qu’il s’agissait 1) d’une star de cinéma et de 2) de son nouveau coéquipier chez les Titans. “T’es … Oh mon dieu ! Tu travailles pas chez Chiken’N’Fries ? Le poulet-mascotte à l’entrée ? … Non ?” Ses traits se plissèrent dans un effort de concentration, accompagné d’une touche de perplexité. Finalement, il abandonna et se désintéressa de la question. Pendant une longue minute, seul les gloussements des filles qu’il avait amené et la musique émise par l’iPod perturbèrent le silence. “Wow ! Mais quel merveilleux sens de la conversation, ne vous coupez pas la parole surtout !”, railla-t-il en glissant un regard sur chacun des invités. Il se tourna brièvement les pouces avant de faire claquer ses mains contre ses cuisses sonnant la : “Pause clope !”, alors qu’il venait tout juste de s’asseoir. Il tira les deux bouteilles de Tequila de son sac pour les mettre dans la cuisine; puis s’assura que tout le monde regardait ailleurs pendant qu’il planquait son sac à dos dans un lieu ‘sûr’ et s’appuya contre le comptoir de la cuisine américaine pour enfin allumer une cigarette. Ses pupilles s'illuminèrent de soulagement lorsque l'interphone sonna une nouvelle fois, laissant apparaître dans le petit écran de surveillance une foule de nouveaux fêtards.
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MessageSujet: Re: 03. [Pierce's] It feels like one of those nights...   Jeu 5 Déc - 22:00

 « Une soirée ? » La mère de Jace lui adressa un regard franchement surpris et cligna des yeux plusieurs fois. Assis à ses côtés, son mari afficha le même air éberlué. « Une soirée. » confirma Jace en hochant la tête avant de planter sa fourchette dans ses légumes. En face de lui, sa sœur aînée, qui d'une main essayait de nourrir son premier né tout en essuyant de son autre main, qui tenait une serviette, la bouillie que le bébé recrachait en faisant des bruits peu ragoutants, lui jeta un coup d’œil malicieux. Ils avaient beau avoir plus de douze ans d'écart, la complicité qui les liait rendait toute communication presque superflue. Elle avait suivie la lente transformation de son petit frère avec fierté, alors que leurs parents avaient eu bien du mal à suivre. Ce qui n'était au départ qu'une simple opération pour corriger la myopie de Jace, était devenu un relooking complet, et maintenant, une fête ? La mère de Jace reposa la cuillère pleine de purée qu'elle tenait à la main, et referma la bouche. « Mais... tu ne sors ja... mais. » bredouilla-t-elle. Jace leva les yeux au ciel mais lui adressa un sourire amusé. « Maintenant, je sors. Ce n'est qu'une fête. On va écouter de la musique, manger des chips. » Il haussa les épaules. « Pas de quoi en faire une histoire. »
Mais Jace n'était pas idiot. Il savait comment se déroulait ce genre de soirée, et ce même s'il n'avait jamais eu l'occasion d'assister à l'une d'entre elles. Mais dans tous les films, les choses se déroulaient de la même façon : il y avait de l'alcool, des filles légèrement vêtues, parfois même de la drogue, et des types bourrés qui s'imaginaient qu'un « non » voulait dire « oui ». Ce genre de soirée, il en avait entendue parler. Et en général, il y avait toujours une fille, présente ce soir là, qui passait le reste de l'année à se trimbaler une horrible réputation. Mais pas ce soir. Ce soir, Jace serait là pour éviter qu'une fille qui avait trop bu se fasse malmener. Dans son esprit, il imaginait déjà la scène : elle serait mignonne, et un peu naïve, et elle ne refuserait pas le verre que ce type lui offrirait, en même temps que le compliment qu'il adressait à toutes les filles. Et après ce verre, elle se sentirait un peu pompette, alors il l'écarterait du groupe pour qu'elle se repose. Mais dès que la porte de la chambre se refermerait, le type laisserait ses mains se promener, et la fille, ivre, ne saurait se défendre. Alors Jace ferait son apparition, tel le héros qu'il rêvait d'être. Il forcerait la porte, repousserait le type qui, évidemment, se sentirait obligé de jouer des poings. Et là Jace pourrait mettre en pratique toutes ces heures à s'entrainer, et il assommerait l'horrible personnage. Puis la fille, reconnaissante, s'agripperait à lui, lèverait les yeux vers lui, et...
Jace secoua la tête, les joues brûlantes. Personne ne semblait avoir remarqué le tour particulier qu'avait pris ses pensées, heureusement. Honteux, il se concentra sur son assiette.

*

« Sois sage. » Sa sœur aînée lui adressa un clin d'oeil au moment où il dévalait les escaliers, douché, changé, et prêt à partir. Elle l'avait abreuvé de conseils sur la soirée à laquelle il allait assister, consciente de la tournure que la fête pouvait prendre. Si Jace avait passé ses années collèges, et les deux années précédentes, à se trimbaler une réputation de looser et de geek, sa sœur avait été l'une des filles les plus populaires à McKinley. Elle connaissait ce monde.
Le froid glacial de l'extérieur lui fit rentrer la tête dans les épaules, et il s'empressa de grimper dans la voiture que son père avait gracieusement accepté de lui prêter pour l'occasion. Le chemin vers le centre-ville fut rapide, et ce ne fut qu'une fois devant la porte de l'appartement que le jeune homme inspira profondément. La musique filtrait à travers l'épais panneau de bois. Ce soir, il serait Jace, et pas Jonathan-Christopher. Pas la victime, la tête de turc préférée de tous ceux qui seraient présents ce soir. Personne ne l'avait reconnu, personne ne voyait en lui le timide adolescent, disgracieux et peu gâté par la nature. Il n'était plus le même, physiquement du moins. Intérieurement, il n'avait pas encore acquis les réflexes d'un véritable adolescent populaire.

Un instant, il se questionna : n'était-il pas devenu masochiste, pour s'afficher au milieu de ceux qui l'avaient tant fait souffrir ? Pourquoi ne se contentait-il pas de vivre sa vie, au lieu de se mêler sans arrêt de ce qui ne le regardait pas ?
Parce qu'il n'était pas comme ça. Il ne pouvait laisser les brutes martyriser les plus faibles. Il ne pouvait laisser les élèves populaires faire de la vie des autres un enfer, uniquement parce qu'ils ne faisaient pas partis du même cercle social. Il bomba le torse, dans une belle imitation de Superman, et fit son entrée dans l'appartement.

La première chose qu'il vit, ce fut les meubles luxueux. La moquette moelleuse, et la vue splendide à travers l'immense baie vitrée. Puis une paire de seins entra dans son champ de vision, et il recula la tête en clignant des yeux, peu certain de ce qu'il venait de voir. Mais déjà, la jeune femme très peu vêtue retournait s'installer près de celui qui fêtait son anniversaire, laissant dans son sillage une odeur de parfum bon marché, et un Jace qui clignait des yeux bêtement. Il adressa aux quelques personnes présentes un geste vague de la main, avant de la passer dans ses cheveux, un peu nerveux. Pour se donner contenance, et ne pas rester debout les bras ballants, Jace opta pour un repli stratégique en direction de la cuisine, pour se délester du sac de courses qu'il tenait dans les bras. Selon lui, une bonne soirée ne pouvait se dérouler sans un bon paquet de chips. Mais à en juger par l'alcool qui trônait sur le comptoir en marbre, il avait fait erreur. « Il faut bien éponger tout ça. » lança-t-il alors à l'intention de Jamie, en désignant du menton les bouteilles encore pleines, et en renversant son sac en papier plein de cochonneries salées à grignoter.
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MessageSujet: Re: 03. [Pierce's] It feels like one of those nights...   Ven 6 Déc - 23:43

Toute l'affaire avait commencé très innocemment.

Aidan était en train de tenter d'écouter son professeur d'histoire, se disant que peut être son cerveau avait la forme et les propriétés d'une passoire car à chaque fois qu'il entendait une date, elle s'effaçait de sa mémoire deux secondes plus tard, lorsqu'il avait surpris la conversation. Les mots fêtes et gigantesque eux s'étaient bien ancrés dans son esprit et ce fut avec un sourire aux lèvres que le blond laissa le professeur à ses affabulations (il était censé retenir tout ça pour quand? La semaine prochaine? ... Oui, tout à fait.) et se tourna le plus naturellement du monde vers deux jeunes filles qu'il ne connaissait évidemment pas mais le jeune homme savait faire ce genre de sourire qui poussait les gens à tout lui raconter, une chose qui pouvait s'avérer très utile dans la vie de tous les jours. Quelques secondes plus tard, Aidan avait un nom et une adresse. "Mais oui, quelqu'un a posté tout ça sur Twitter, comment est-ce que tu as pu le louper?" Tout ce qu'Aidan avait entendu, c'était qu'il n'était pas à l'origine du tweet en question et ça c'était tout simplement inacceptable. Il avait donc sorti son téléphone portable de sa poche et avait ajouté le fameux message à ses favoris... Donc visiblement, dans quelques jours, il se rendait à une fête. Parfait. Ceci expliquait donc pourquoi le blond se retrouvait devant son miroir en ce moment même,  se passant habilement une main dans les cheveux pour se donner cet air de : je ne me suis pas coiffé, j'ai naturellement les cheveux qui sont arrangés de cette manière quand je tombe de mon lit... Oui, c'est inné chez moi. Il était maniaque et superficiel au point de vouloir contrôler absolument toutes les ondulations que faisaient chacune de ses mèches de cheveux et il était tellement absorbé dans ses préparations (dans son ancienne vie, Aidan aimait se dire qu'il avait été une femme), qu'il ne remarqua même pas sa mère qui rentrait dans sa chambre. Il avait déjà dû mal à se dire qu'ici, c'était un espace à lui et qu'elle n'avait donc aucun contrôle ici alors... C'était étrange, après dix-huit ans de proximité il avait enfin un endroit à lui, rien qu'y penser lui donnait la chair de poule.

"Alors c'est ce soir le grand soir?"
"Tu veux dire le moment où ton cher fils se rend à la fête d'anniversaire de quelqu'un qu'il ne connaît pas? Oui." Aidan avait répondu cela avec un naturel déconcertant, avant de poursuivre ses préparations, il chaussa ses Doc Marteens avec rapidité, souriant à sa mère, assise sur lit. Il savait lire Moïra mieux que personne et il savait qu'elle s'inquiétait, à sa façon. Mais ils n'étaient pas des champions question démonstration d'affection, ce n'était pas faute d'essayer, cependant si Aidan avait bien appris quelque chose en dix-huit ans, c'était qu'un sourire était toujours la meilleur des réponses. Aussi, il se contenta d'enfiler son pull, un cadeau de sa mère, avant de mettre un bonnet noir sur sa tête, oui, tout ce travail pour le cacher au final... Il était d'un compliqué.
"Oh non Aidan... Pas ce pull."
"Quoi? Il est très bien mon pull." Il se retourna, fixant son propre reflet, ses yeux sur le nez rouge de Marty, prénom qu'il avait donné au rêne qui ornait le vêtement. "... Mais c'est ironique." annonça Aidan en haussant les épaules, il n'allait tout de même pas se pointer en portant un vêtement de créateur, de toute façon, il n'en avait pas les moyens donc il n'était pas vraiment confronté à ce genre de problèmes.
"J'ai juste envie que... tu passes une bonne soirée c'est tout." déclara Moïra avec un soupir. "Ça me semble bien impossible à réaliser avec ce pull."
"Mais je ne t'ai pas dit... J'ai une arme secrète." Au moment où Aidan finissait sa phrase, on sonna à la porte. Gratifiant sa mère d'un haussement de sourcils plus que théâtral, Aidan alla rapidement ouvrir la porte et lorsqu'il revint dans sa chambre, il avait les bras chargés. "J'ai de la pizza... Et tout le monde ouvre toujours sa porte à quelqu'un qui a de la pizza, inconnu ou pas..."

✄✄✄

Sauf que dans son plan généralissime, Aidan n'avait pas prévu de jongler entre sa caméra, son sac et sa pizza qui soit dit en passant, lui brûlait un peu beaucoup les doigts. Est-ce que cela fit faiblir l'intensité du sourire qu'il avait sur les lèvres? Non. Loin de là, il suivit le petit groupe de lycéens qui s'était formé dans les rues et qui se dirigeaient vers le centre ville, certains de ses camarades semblaient avoir déjà commencé la fête ailleurs. S'il avait eu les mains libres, pas de doute qu'Aidan aurait filmé mais non, il garda le silence et suivit donc le petit groupe. Dans l'ascenseur, les choses se corsèrent mais Aidan tint bon accroché à sa pizza. L'ascenseur ne bougea pas au début et Aidan roula des yeux avant de suivre les autres alors qu'ils s'engouffraient dans les escaliers. Aidan laissa le groupe de trois filles surexcitées au possible se présenter et arriver en criant et en souhaitant un joyeux anniversaire à ce fameux Henry, lui, se contenta d'un sourire, laissant son pull faire son petit effet. (À toi de jouer Marty, pensa t-il intérieurement.) Il aperçut Matteo du coin de l'oeil et lui fit un signe avant de partir à la recherche d'une cuisine, ou même d'un endroit où il pouvait poser cette fameuse pizza. Il se dirigea donc vers un endroit moins bruyant et apercevant de la lumière et une table, il se dit que ça devait être là... "Je viens en paix, j'ai de la pizza." annonça Aidan en guise de bonsoir. Il ne s'attendait certainement pas à croiser Jace ici. Mais si Jace, le garçon qu'il avait accidentellement embrassé dans les vestiaires juste parce que... Oh juste parce qu'il avait envie, ça n'avait rien d'un accident en fait, sur le moment, Aidan s'était dit pourquoi pas. Et puis ce n'était pas comme s'il allait recroiser le geek tout le temps pas vrai, le lycée était assez grand pour deux, non? Oh et puis zut, se dit Aidan avant de sourire aux autres garçons qui se trouvait dans la pièce, ce n'était pas le moment de laisser transparaître sa gêne ou même de battre en retraite. Just look cool and it'll be fine, I mean, you have pizza, lui murmura sa conscience, que pour une fois, Aidan avait choisi d'écouter.
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MessageSujet: Re: 03. [Pierce's] It feels like one of those nights...   Dim 8 Déc - 18:48

Une fête à Lima ? Comment Amanda pourrait louper ce genre d’évènement ? Evidement qu’elle serait présente, une soirée sans elle, cela ne s’appelait plus vraiment une soirée, ou alors c’était un échec total. Malgré le fait que ce ne soit pas elle qui se soit chargée de l’organisation de cette fameuse « birthday’s party » ; elle était pressée d’y être. Après tout cette soirée s’annonçait pétillante puisque tout McKinley était invité ! Ce Henry était complètement dingue ! Il était évident qu’Amanda ne se rendait pas à cette soirée juste pour danser, et boire… non elle aimait garder un œil sur tout ce qui allait s’y passer. Alors le jour où un élève verrait Amanda complètement ivre à la limite de se vomir dessus … et bien... ça n’arrivera pas ! La jeune Stevens ne buvait pas d’alcool, elle était une adepte des jus de fruit mais pour faire comme tout le monde, elle se baladait un gobelet rouge à la main sans jamais en boire une goute.

Amanda était en train de se préparer, avoir une tenue irréprochable était le mot d’ordre de la demoiselle. Elle avait enfilé une robe de couleur beige, et par-dessus un gilet crème avec un col en fourrure. Ses cheveux blond formaient des anglaises et retombait dans son dos. Une touche de maquillage, sans oublier le gloss. Elle était enfin prête.  Son portable dans sa petite pochette en cuir, elle s’apprêta à partir. Mais elle fit demi-tour, et descendit dans la cave de son père, à qui elle emprunta deux bonnes bouteilles de vin rouge et remonta. Elle grimpa dans sa voiture, et se dirigea vers la fameuse demeure de Brittany Pierce ! Amanda n’avait jamais vu les lieux, mais à en croire les rumeurs, c’était incroyablement chic. Elle prit au passage sa meilleure amie, et deux autres Cheerleaders avec qui elle trainait au lycée. Toutes les quatre arrivèrent devant l’immeuble. Amanda s’avança la première et appuya sur la sonnette. Un interphone visio, quel protection … il ne manquerait plus que ce Henry refuse l’accès aux Cheerleaders ! Mais apparemment, ce n’était qu’une simple formalité ! Les quatre demoiselles entrèrent dans le hall ; et montèrent à l’étage.

Une fois devant la porte, Amanda, toujours en tête de file, frappa à la porte. Un invité ouvrit la porte, et elles entrèrent. La jolie blonde fut ébahie devant tant de classe, de sobriété. Cet appartement était le style de logement qu’elle voudrait plus tard. Elle leva les deux bouteilles de vin, et ajouta « Venues tout droit de la cave de Mr Stevens, dégustez-les. » Elle s’approcha d’Henry, il était peut être membre de l’équipe de football … mais il n’avait rien à voir avec ses coéquipiers. Elle lui donna les deux bouteilles et ajouta « J'espère que tes invités ne vont pas tacher l’un des tapis. Et bon anniversaire. » Elle le laissa, et parcourut du regard la pièce… mais qui voilà : Mlle Palmer ! Entre Sunny et Amanda c’était une grande histoire de concurrence. Elle décida donc d’aller à sa rencontre. « Comment va Sunny Palmer ? A l’affut d’un scoop ce soir ? »
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MessageSujet: Re: 03. [Pierce's] It feels like one of those nights...   Dim 8 Déc - 21:00

« Repose-moi, fils de – aïe ! » Cody Bohen donna une claque sur les fesses de Harper. Il l’avait hissé sur son épaule, sans lui avoir demandé son avis, conscient qu’il essuierait un refus, en plus de récolter des griffures au passage. La tête en bas, Harper se débattait comme un beau diable, tandis qu’il grimpait les marches les séparant de l’appartement où avait lieu la fête de Barry Mason-Crown. Riant fort avec les autres, il rétorqua avec ironie « Je vois qu’on n’a toujours pas appris la politesse, mon cœur ! » Il la maintenait tant bien que mal dans leur ascension en s’esclaffant, et elle lui répondit d’un ton ne laissant aucun doute sur l’étendue de la haine qu’elle éprouvait à son égard « TU VAS ME LE PAYER ! »
La posture délicate dans laquelle se trouvait Harper mérite plus amples explications.

En sortant du travail cette soirée-là, Harper s’était dirigée vers la vieille Jeep de son père garée sur le parking des employés. Ce n’était pas la première fois qu’elle conduisait cet engin boueux qu'elle adorait, car l’odeur de son père emplissait toujours l’espace conducteur. Sa plaque d’identité militaire était accrochée au rétroviseur tel un talisman qu’on n’ose déplacer. Depuis le débarquement de l’ennemie Violet dans le camp Pritchard, le leader de la fratrie faisait tout pour compliquer la vie de l’adversaire dans les tranchées. Au lendemain de son arrivée sur le champ de bataille, elle avait compris que lui donner l’occasion de s’apercevoir qu’une voiture dormait dans le garage serait une erreur de stratégie. Même si Harper haïssait conduire, ses déplacements se feraient dorénavant en voiture. Tant pis si ses économies réservées aux cadeaux de Noël de dernière minute passaient dans le carburant.
Patientant au feu tricolore, Harper avait longuement hésité avant d’avoir la certitude que la voiture qui avait déboulé à sa droite appartenait bien à Cody Bohen, l’un de ses coéquipiers de l’équipe d’athlétisme. Dans de grands gestes, il lui avait demandé de baisser la vitre, ce qu’elle s’était empressée de faire, véritablement ravie de tomber sur lui. Remarquant que tous les occupants du véhicule étaient des membres du club, un sourire avait illuminé son visage. Ils lui avaient donné rendez-vous au parking du prochain immeuble pour discuter. Mettant la gomme, Harper s’était engagée dans l’allée indiquée pour garer la Jeep à côté de la voiture de Cody.

Ces retrouvailles fortuites avaient été chaleureuses, de quoi mettre du baume au cœur de Harper. La dissolution du club restait une pilule qui avait toujours autant de mal à passer chez chacun. Si elle avait choisi de se couper de ses camarades pour mieux retomber sur ses pieds, eux passaient énormément de temps ensembles. Ils respectaient son choix, cependant. Ils savaient qu’elle ne se mêlait pas aux autres. Les filles l’avaient néanmoins pris dans leur bras, les garçons lui avaient fait une bise sur la joue et quand elle leur avait demandé ce qu’ils prévoyaient de faire, ils lui avaient expliqué qu’ils se rendaient à la fête du siècle. Les mains dans les poches de son blouson, Harper avait attrapé son téléphone portable en se rappelant d’en avoir discuté par SMS avec Jamie. Des supplications l’avaient assaillie de toute part. Ils avaient tenté de la corrompre en lui promettant une orgie de pizzas. Harper avait feinté de se laisser atteindre en acceptant de se joindre à eux pour quelques minutes, en souvenir du bon temps, et avait prévenu ses frères pour qu’ils ne s’inquiètent pas de son retard.

En pénétrant dans le bâtiment, un flash l’avait heurté, aussi fort qu’une main parée d’une alliance tranchante. Ces larges couloirs, cette moquette tachetée ; il s’agissait de l’immeuble de Larry Faithorn, le fou furieux qui engageait des jeunes pour renflouer son compte en banque et se payer des manteaux en couenne de castor. Harper était-elle prête à boogie-nighter au nez et à la barbe de Marlon Brando ? Cela méritait réflexion à son sens. Elle s’était arrêtée, net. Cherchant à se dérober, elle avait rebroussé chemin pour mettre le plus de distance entre elle et l’antre de Don Vito. Sauf que Cody l’avait empoigné pour la soulever et la mettre en travers de son épaule. Ça avait provoqué en elle un sentiment de frustration si puissant qu’elle s’était mise à crier.

Voilà pourquoi Harper donnait des coups de pieds à l’aveuglette dans l’espoir vain d’atteindre un visage pour mettre fin à son rapt « Je vais te couper le petit oiseau, Cody, et me faire un collier de perles avec tes… » La porte de l’appartement s’ouvrit en grand « WOOHOO, MEC ! » s’exclama Cody en entrant dans le meublé, les autres invités crapahutant derrière lui dans une clameur festive. Harper continua à battre des jambes, enfonçant ses ongles dans les hanches du garçon. Elle envisagea de le mordre mais elle savait que si elle tombait de cette hauteur, elle se briserait un os. Le sang lui montait à la tête, c’était désagréable. Harper tenta de relever le menton pour voir ce qu’il se passait, seulement elle ne distingua rien d’autre que des pieds, car Bohen contournait ce qui lui semblait être un canapé. Sans savoir quoi faire, elle hurla « QUE QUELQU’UN M’AIDE ! BARRY ! » C’était sa fête après tout, il allait forcément lui répondre « SAVE ME BARRY ! » beugla-t-elle, hystérique.

Ses pieds retrouvèrent brusquement le sol, provoquant un étourdissement qui la fit vaciller. Cody déguerpit de l’autre côté pour lui échapper, hilare. Les cheveux défaits, son blouson remonté sous sa poitrine, Harper tira énergiquement dessus pour le remettre sur sa taille et aboya, englobant les invités d’un geste circulaire de la main « Je vais bien, hein ! Je suis comblée par tant de sollicitude de votre part ! » Elle aperçut Sunny assise sur le sofa et la gratifia d’un salut neutre, malgré l’avanie qu’elle venait de subir. Le nez en l’air, elle pivota sur les talons de ses Converses pour se retrouver face à face avec Jamie. Harper le regarda en grimaçant « On m’a obligée. » lui dit-elle, coupant court à d’éventuelles interrogations. Considérant furtivement le garçon bouclé derrière le comptoir de la cuisine et le blond sur sa droite, elle coula une œillade absente au salon, eut un mouvement de recul instinctif. Des mères Noël en sous-vêtements se répandaient en déhanchements suggestifs. Un caillot de sang s’était-il logé dans son cerveau pendant son enlèvement, provoquant la perte du peu de santé mentale qu’il lui restait ? Harper plissa sensiblement les paupières. Une moue dubitative fit se rehausser ses lèvres pulpeuses en une duck face cocasse, pendant qu’elle vrillait son visage vers les trois garçons. Ses pupilles furent soudain happées par l’image d’un pull si hideux qu’elle le trouva paradoxalement très intéressant.

Harper s’approcha donc en pointant son doigt vers le nez rouge du renne en relief. Elle leva le menton pour demander avec incertitude à son propriétaire « Si j’appuie sur son nez, il va se mettre à chanter ? » Elle pressa son index sur le pompon mais rien ne se passa. Harper soupira, déçue, et se détourna pour s’asseoir sur le comptoir de la cuisine, près de Jamie qui était debout. Elle lui donna un léger coup de coude dans les côtes en guise de bonjour, ouvrit le carton de pizza pour prendre une part dégoulinante, sans rien demander à personne. Elle croqua dedans sans plus de cérémonie. La bouche pleine, Harper regarda les mères Noël onduler des hanches. Après avoir avalé sa bouchée, elle déclara en faisant référence à leurs décolletés pigeonnant « On pari dix billets qu’elles ne sont même pas d’origine leurs boules de Noël... » Elle remordit à bonnes dents dans sa pizza, mastiquant bruyamment tout en balançant ses jambes dans le vide. Son kidnapping lui avait ouvert l’appétit.
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MessageSujet: Re: 03. [Pierce's] It feels like one of those nights...   Lun 9 Déc - 19:06

En attisant la rumeur, Henry savait que son anniversaire se transformerait aux yeux des autres en un évènement banal auquel pourtant ils n'étaient plus familiers. Les bruits qui couraient avaient tendance à s'éventer et à perdre en consistance, si bien qu'une fois parvenue à une extrémité ils n'étaient plus qu'un fragment essoufflé de la réalité. Il avait aussi joué de ce facteur, sachant pertinemment que la moitié des invités qui se pointeraient ce soir là viendrait simplement pour profiter de son initiative, sans s'encombrer des détails futiles de sa démarche initiale. Henry ne leur en voudrait certainement pas de faire l'impasse sur son identité ou sur combien de bougies il était censé souffler aujourd'hui, au contraire il se délectait presque de cet anonymat que lui offrait une annonce impersonnelle sur les réseaux sociaux, ainsi assuré de ne pas être le centre d'une attention hypocrite à son encontre. Des élans de générosité de la part de personnes qu'il n'avait jamais croisé de sa vie avaient le don d'aviver encore un peu plus ce mépris grandissant qu'il éprouvait pour les jeunes de son âge. Ce soir il voulait simplement se fondre dans la masse difforme de leur indifférence et immortaliser sa normalité artificielle au moyen de photos dégoulinantes de faux-semblants qui ne tarderaient pas à envahir le mur Facebook de sa sœur, et ferait de lui l'adolescent inconséquent qu'elle s'attendait à voir. Elle lui en voudrait par la même occasion de sourire en ce jour qu'elle considérait si funeste mais après la déchirure qui les avait séparés la dernière fois, il doutait qu'elle lui en tienne rigueur. Il avait même reçu un message un peu plus tôt dans la soirée, qu'il n'avait pas eu l'occasion d'ouvrir parce que trop occupé à s'atteler aux derniers préparatifs - à savoir prendre la température du côté de Michael.

Henry fut surpris néanmoins de constater que le premier visage qui l'avait honoré de sa présence était un visage familier. Certes les traits angéliques de Sunny Palmer étaient connus de tous, mais ils revêtaient pour lui d'une importance toute autre. Loin de lui inspirer une crainte superficielle de voir ses secrets dévoilés à la face du monde - il était pourtant d'un naturel prudent qui détonait fortement avec une affligeante suffisance - c'était le goût agréable de la vengeance que suscitait chaque instant où il la croisait dans les couloirs. Et bien qu'il n'eût plus besoin de ses services maintenant que sa sœur avait finalement ouvert les yeux sur l'absurdité de sa relation avec Wyatt Pillsbury, il aimait se rassurer d'avoir Sunny dans son camp, le jour où il devrait retourner au front. D'un signe de tête il la salua, accompagnant son geste d'un "Sunny" prononcé de façon trop solennelle pour paraitre cordiale. Pourtant il sentait que ses sarcasmes à elle n'étaient que les prémices d'une certaine complicité. "La vie est on ne peut plus belle. Je m’attendais pas à te voir ce soir. T’es pas plutôt du genre à te cacher dans les pots de fleur d’habitude ?"
Si au départ Henry avait voulu délester Michael d'un poids en daignant ouvrir la porte aux invités, il avait vite déchanté face à la lassitude qu'engendrait ce geste machinal, si bien qu'à la fin il ne faisait même plus attention à l'identité de ses convives. Il s'était arrêté à un coéquipier de football - de toute évidence - qui, de par son présent, avait tout à fait compris comment acheter l'amitié artificielle d'un garçon comme Henry Watson-Brown. S'il se fichait bien des formulations vides de sens de "joyeux anniversaire" répétés, il ne pouvait en revanche cracher sur la concrétisation de ce désir de pénétrer les remparts de sa sympathie. Nul doute qu'il se souviendrait de ce visage, qu'il associerait instinctivement au symbole du dollar à profusion.
La suite se déroula rapidement. Alors qu'il avait repris place sur le canapé des mères Noël en jupes courtes vinrent envahir son champ de vision, la musique faisait vibrer le plancher et que déjà, malgré la surface non négligeable de l'appartement, se déplacer relevait davantage du défit. Il profita d'un moment d'inattention général pour congédier une jeune fille dont le postérieur avait assiégé ses genoux, lui provoquant un frémissement de consternation qu'elle ne tarda pas à partager avec ses collègues de petite vertu. Lui l’heureux bénéficiaire d'une call girl à la manque, c'était définitivement le monde à l'envers, et c'était une attention qu'il ferait payer à Jamie plus tôt que tard. Le clou fut certainement l'arrivée en fanfare de Harper Pritchard. Son entrée fracassante eut le don de l'agacer encore plus que les mères Noël à la dignité inexistante - se rabaisser à un tel niveau de médiocrité était ce qui lui valait des heures à investir le club de lecture de sa mère - et le fit machinalement rouler des yeux. Typiquement Harper venait d'illustrer un besoin compulsif d'être le centre de l'attention, à renfort de grands cris et de répliques pompeuses, qui trahissaient l'exaltation que lui procurait le fait d'être bringuebalée comme un baluchon. Pathétique. Sans mentionner le fait qu'elle avait achevé de creuser sa tombe en l'appelant Barry. "Tu connais cette fille ?" demanda-t-il à Sunny en désignant Harper d'un vague signe du menton, sans se soucier de la conversation passionnante qu'elle pouvait bien entretenir avec sa voisine.

Oeuf #29

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MessageSujet: Re: 03. [Pierce's] It feels like one of those nights...   Mar 10 Déc - 12:06

A mesure que les invités arrivaient, l'appartement donnait l'impression de devenir de plus en plus exigu. L'entrée des gogo-danseuses, ou peu importe quelle profession elles exerçaient et qui nécessitait d'être accoutrées de la sorte, fit sensation auprès de la gent masculine qui applaudit l'initiative de Jamie. Sunny lui adressa un regard mi-amusé, mi-exaspéré, mais elle ne cachait pas son sourire maintenant qu'il était là. Se retrouver au milieu d'élèves nettement plus populaires qu'elle, et qui ne l'aimaient pas, ne l'enthousiasmait pas spécialement, mais Jamie était comme elle. D'une main elle lui tira gentiment une mèche de cheveux. La soirée d'Halloween avait eu le mérite de clarifier les choses entre eux, et elle en était grandement soulagée. Les sentiments qu'elle avait cru ressentir n'était qu'une profonde amitié et une affection qu'elle ne ressentait pour personne d'autre. A présent qu'elle le savait, elle pouvait se conduire comme elle l'avait toujours fait avec le jeune homme.
Lorsqu'il bondit pour mettre de la musique, elle se laissa glisser à sa place, se rapprochant d'Henry qui ne put s'empêcher de lui faire savoir à quel point il était surpris de la voir là ce soir. Sunny eut un léger rire. « Il fait trop froid pour rester cacher dans les pots de fleurs. » expliqua-t-elle d'un ton digne. Son sourire insouciant se transforma en rictus carnivore, son regard se posant sur le défilé d'élèves qui investissaient les lieux. « Et je suis sûre que cette soirée sera intéressante. » ajouta-t-elle avec une lueur dans les yeux. Un clin d'oeil en direction d'Henry plus tard, elle se leva à son tour.

Jamie avait peut-être une curieuse idée en amenant des filles peu habillées ce soir, ces dernières avaient le mérite d'attirer toute l'attention des garçons à la libido exacerbée sur elles. A peine Sunny attira-t-elle en regard en ôtant sa veste en cuir, dévoilant sa robe, ses bras nus et son léger décolleté. Son téléphone à la main, elle enclencha l'enregistrement vidéo et profitant du fait que tout le monde dansait et s’enivrait, elle déambula quelques minutes pour immortaliser l'instant.
Certes, Sunny s'était faite une promesse, en Septembre, lorsqu'elle avait intégré les New Direction et s'était vue confiée la direction du club de journalisme. Elle s'était jurée de ne plus céder à ses mauvaises habitudes. Elle ne devait plus faire de chantage, elle ne devait plus espionner ses camarades et dévoiler leurs secrets à tout le monde. Parfois, comme ce soir, c'était vraiment difficile. Comment résister à la tentation de ne pas envoyer une photo de ce type, en train de se frotter à une mère Noël, à sa petite amie ? Pour Sunny, c'était uniquement dans le but de faire éclater la vérité. C'était pour rendre service, rien de plus. Il y a encore un an, elle n'aurait pas hésité. Mais ce soir, elle se contenta de survoler le couple avec l'objectif de son téléphone. Que ferait-elle de ces vidéos, une fois la soirée terminée ? Mieux valait ne pas le savoir.

Lorsqu'un blondinet apparut avec des pizzas, Sunny se fraya un chemin en sens inverse, dans l'espoir de retourner vers le canapé, mais celui-ci était pris d'assaut par les mères Noël qui accablaient Henry de leurs attentions. D'un regard circulaire, Sunny chercha un visage connu. La musique crachait des notes entraînantes, et sans s'en rendre compte la journaliste en herbe s'était mise à battre la mesure avec des hochements de tête. Une silhouette svelte et élégante apparut dans son champ de vision. « Amanda Stevens. » clama Sunny avec un enthousiasme feint que son ancienne collègue du club de journalisme ne manquerait pas de remarquer. « Tu n'as pas idée de ce que je vais pouvoir rapporter après ce soir. » Elle leva son téléphone portable pour le prouver. « Alors ne fais pas trop de bêtises. » ajouta-t-elle avec un large sourire. Et elle se laissa emporter par la foule.
Sans savoir comment, Sunny fit comme tout le monde : elle se mit à danser. Les répétitions avec le glee club portaient leur fruit, comme elle constatait. Sue Sylvester étant bien décidée à avoir une chorale aussi bien chantante que dansante, ils s’entraînaient tous à enchaîner les pas de danse, plusieurs fois par semaine. Sunny était comme ses camarades des New Direction, elle avait appris à bouger son corps en rythme. Emportée par la musique, et par les mouvements rythmées des adolescents autour d'elle, la blonde disparut dans la masse. Les rancœurs que les élèves de McKinley avaient à son égard furent oubliés, probablement à cause de l'alcool et de l'esprit festif de la soirée. Ils ne remarquèrent pas qui venait de se glisser parmi eux, et lui apprirent quelques pas de danse. Bientôt, ils formèrent un petit groupe, filles et garçons, qui dansait de façon synchronisée.

Ébahie de constater avec quelle facilité elle s'était mêlée au groupe, Sunny profita de la fin de la chanson pour s'éloigner et rejoindre le canapé, débarrassée de ses occupantes fort peu vêtues. Le souffle court et transpirante, elle se laissa tomber près d'Henry, les volants de sa robe courte s'étalant autour de ses cuisses, et elle s'éventa d'une main. A ce moment, des cris attirèrent quelques regards et Harper fut propulsée dans le salon, apparemment contre son gré. Les sourcils de Sunny se haussèrent, mais elle répondit au salut d'Harper par un mouvement du menton. « Elle s'appelle Harper Pritchard. » révéla-t-elle à Henry lorsqu'il voulut savoir qui était la folle furieuse qui venait de débarquer en hurlant. « Tu étais surpris que je sois là ? C'est plutôt qu'elle soit là qui est surprenant. » Son regard se détacha de la porte de la cuisine, où quelques personnes s'étaient réfugiées. « Elle est gen... elle est bien. » se rattrapa-t-elle avant de dire qu'Harper était gentille. C'eut été un mensonge.
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MessageSujet: Re: 03. [Pierce's] It feels like one of those nights...   Jeu 12 Déc - 17:37

Petit à petit, l'appartement de Brittany Pierce-Holcomb s'emplissait, et la principale pensée qui venait à l'esprit de Matteo était la question du rangement après-fête. Quand toute l'habitation serait mise à sac, qui allait ranger ça ? Watson-Brown ? Sans doute pas. Enfin, du peu qu'il en avait vu de ce garçon, Matteo ne pensait pas que cela soit son genre de prendre le temps de tout ranger après. La foule commençait à emplir les pièces, et lorsque Jamie, si c'était bien son nom, ramena des mères Noël légèrement vêtues, l'adolescent bourré d'hormones ne put s'empêcher son esprit de dévier quelque peu, mais il se rattrapa bien vite en refocalisant son attention sur le peu d'invités qu'il connaissait déjà, plus précisément sur ce que Jamie venait de lui dire. Le poulet-mascotte à l'entrée du Chicken'N'Fries. Concept intéressant. Il avait effectivement été fut un temps une mascotte d'un fast-food, mais dans un film, pas dans la vraie vie. Mais c'était fort agréable de n'être pas reconnu pour ce qu'il était vraiment. Ca éviterait à pas mal de gens de le poursuivre tout au long de la soirée comme cela lui arrivait généralement à New York. Il devait néanmoins tout de même répondre avant que l'autre garçon ne formule une autre hypothèse plus plausible, s'il voulait avoir la paix.
- Non non, je ne travaille pas à Chicken'n'Fries, répondit-il simplement. Mais ça doit être sympa d'être un poulet ! ajouta-t-il avec humour.

Un gars qu'il ne connaissait pas (Jace) venait de se ramener avec ce qui semblait être des gâteaux apéros. Bon choix. Très bon choix. Lorsque Matteo l'aperçut déverser le contenu de son sac dans la cuisine, il ne put s'empêcher d'aller dans la cuisine se servir dans un paquet de chips.
- Cool tes biscuits ! lança-t-il naturellement à l'inconnu avec bonne humeur en retournant dans le salon.

En apercevant Aidan arriver avec un pull d'un genre très particulier, le jeune homme ne fut pas plus surpris que cela. Ca correspondait assez au personnage un peu excentrique qui postait ses vidéos sur youtube. Il répondit par un sourire au signe de main que celui-ci lui adressait, et retourna à nouveau dans la cuisine, dans le seul et unique but de profiter de la déclaration de paix du youtubeur, comprenez la pizza, avant que tout le monde se serve et qu'il n'en reste plus. Matteo sentait que son estomac réclamait une sacrée quantité de nourriture ce soir, et il fallait absolument le contenter pour pouvoir s'amuser jusqu'au bout de la nuit. Il prit rapidement une part de pizza au fromage, adressant un clin d'oeil à celui qui l'avait emmenée, puis revint à nouveau sur le canapé avant que quelqu'un ait le temps de prendre sa place. Il avait la flemme de rester debout pour le moment, faire sa loque sur le canapé semblait une perspective intéressante. D'autant plus que la soirée s'anima avec l'arrivée d'Harper Pritchard. Il faudrait qu'il aille lui parler à elle d'ailleurs, il avait besoin de son aide. Mais à la vue de la situation dans laquelle elle était, ce n'était visiblement pas le bon moment. Au moins, ça rajoutait un peu d'animation à cette soirée déjà assez sympathique.

Un peu plus tard, Matteo décida d'aller danser un peu, même s'il savait qu'il avait sans doute l'air d'un robot après tant de mois sans sorties nocturnes. Il se laissait tout de même aller au rythme de musique, essayant de se fondre dans un groupe de danseurs inconnus. Mais il ne tarda pas à avoir soif et à retourner dans la cuisine pour boire ouvrir une des bouteilles de bière qu'il avait emmenées, s'il en restait du moins. Il ne fut pas surpris en arrivant dans la cuisine de trouver un couple déjà bien imbibé en train de se bécoter dans un coin, mais ce qui le surprit plus était la personne en train de fouiller dans les placards comme si elle était chez elle. Il s'assit au comptoir de la cuisine et but sa bière tranquillement, discutant avec les gens qui passaient par là, observant le manège de la jeune fouineuse. Celle-ci sortit un blender d'un placard et eut la bonne idée de mettre à peu près n'importe quoi de ce qu'elle trouvait dans le frigo dedans, et de le mixer. Matteo n'était pas chez lui, il ne pouvait rien dire, mais il observait. Elle avait mis des choses vraiment très différentes dedans. Un steack hâché, deux ou trois bananes, du yaourt nature, une pomme entière (avec son trognon, évidemment), ainsi que quelques épices. Puis elle mixa le tout, et commença à remplir des verres. Allait-elle vraiment boire ça ? Visiblement non, elle posa tous les verres sur un plateau et alla dans le salon. Curieux, l'adolescent la suivit. Elle se planta devant le canapé :
- Qui veut un cocktail maison ? lança-t-elle avec un sourire en coin.

Là, il fallait absolument que le garçon intervienne avant que quelqu'un boive cette ignominie. Soit cette fille était déjà  complètement bourrée et ne se rendait pas compte de tout ce qu'elle avait mis dedans, soit elle en avait parfaitement conscience, et c'était d'autant plus grave. Le jeune garçon fonça pour s'interposer entre elle et les éventuels buveurs.
- Mais ça va pas ! buvez pas ça !

Et il arracha le plateau des mains de la fille, mais c'était trop tard, un des invités avait déjà goûté une goutte du breuvage et arborait désormais une expression de dégoût.
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MessageSujet: Re: 03. [Pierce's] It feels like one of those nights...   Sam 28 Déc - 23:30

Son sac à dos mis en sûreté dans l’attente de consommateurs, une cigarette encore éteinte au coin des lèvres, le regard de Jamie passait d’un invité à un autre, voilé d’une profonde incompréhension. Dans quel univers était-ce seulement acceptable de rester assis au fond d’un canapé lorsque la musique est lancée et que les festivités n’aspirent qu’à débuter ? Allaient-ils devoir attendre que la vingtaine d’adolescents hormonés soit dépassée pour commencer à honorer la piste de danse ? Les strippers, elles, n’attendaient personne ! (Good girls) Non, décidément Jamie ne comprenait pas comment fonctionnaient ses camarades et le manifestait d’un discret hochement de tête réprobateur. Il poussa finalement un très long soupir, comme pour expulser toute consternation de son organisme, et remplaça celle-ci par une toute aussi longue taffe de nicotine une fois sa cigarette allumée—sous le regard scandalisé de Michael qui s’empressa d’ouvrir à demi la baie vitrée pour faire entrer un peu d’air frais. Une jambe négligemment croisée sur l’autre, ses pupilles s’éclairèrent enfin lorsque la sonnerie de l’interphone annonça l’arrivée d’une nouvelle vague d’invités.
Un sourire flotta sur ses lèvres lorsqu’il reconnut Jace—Jace le binoclard, Jace sourire d’enfer. Le changement qu’une bonne assurance dentaire accompagnée d’un abonnement à la salle de gym pouvaient offrir en l’espace de quelques mois était hallucinant. Jamie savait toutefois que sous cette armure de chevalier blanc scintillante se cachait le même garçon qui avait manqué l’éborgnement de justesse en tentant de s’imposer pour lui-même. “Éponge ça” répliqua-t-il en surprenant le regard qu’il avait glissé sur les réserves d’alcools apportées par leurs camarades. Il tira deux shooters de sous le comptoir et y versa de la téquila avant d’en faire glisser jusqu’à lui : “Essaie de t’amuser hein, la vie ne se limite pas à quelques demoiselles en détresse” ajouta-t-il avant de boire son propre shot d’un coup. “Cela dit, je suis sûr qu’elle accepterait de jouer le jeu si on le lui demandait. Whatever turns you on” reprit-il, comme s’il ne s’était jamais interrompu, en indiquant d’un hochement de tête l’une des mamans Noël qui avait renoncé à la compagnie d’Henry. “Sauve-moi, sauve-moi” mima-t-il d’une voix grotesque avant de lui donner une bourrade amicale en pouffant de rire.

“Pizza fixes everything. Heureusement pour toi” commenta Jamie en accordant un coup d’œil éloquent au pull cerf-christmacy d’un blondinet tout juste arrivé qu’il ne connaissait absolument pas. Après avoir échangé un regard avec Jace, il s’en détourna momentanément pour se servir un nouveau verre en priant pour que l’alcool soit suffisamment efficace pour lui faire oublier cette horreur vestimentaire. C’est en quêtant parmi les nombreuses bouteilles d’alcool qu’il découvrit le clou de la soirée : “Du vin ? Sérieusement ? On a 18 ans les gars hein, c’est pas Madeleine qui accueille !” s’exclama-t-il à haute voix, sans se soucier une seul instant de pouvoir offenser qui que ce soit. Il nota toutefois que c’était une paire de bouteilles de qualité et après avoir jeté un coup d’œil par-dessus son épaule pour s’assurer que personne ne l’observait, il les glissa dans son sac, ni vu ni connu. Lexie lui pardonnerait sans doute son ‘emprunt’ précédent s’il revenait avec quelque chose qu’elle n’avait jamais goûté. Il se servit ensuite une généreuse quantité de vodka-redbull et revint s’appuyer contre le comptoir en grignotant l’une des sucreries apportées par Jace.
Il sursauta violemment—se renversant une partie de la boisson sur son t-shirt blanc—lorsque la porte d’entrée s’ouvrit brusquement sur l’équipe d’athlétisme et parmi eux … Harper ! Jamie ouvrit des yeux ronds en la voyant taper du poing contre le dos d’un grand brun musculeux (qui, selon Jamie, mériterait un award pour avoir réussi l’exploit de traîner Pritchard jusqu’ici !). Le Titan tira son téléphone de sa poche et commença à filmer la scène jusqu’à ce que la jeune femme touche enfin le sol et s’approche finalement du coin pizza de la salle : “Merci, Captain Obvious” lui répondit-il en rabattant le clapet de son téléphone qu’il glissa innocemment à sa ceinture. “Il s’appelle Henry au passage. Mais t’as raison, Barry ça sonne mieux” ajouta-t-il avant de boire une nouvelle gorgée de vodka. “On critique pas la marchandise sans avoir testé !” protesta-t-il en lui coulant un regard outré. “Ladies ! Donnez une danse à la grincheuse” dicta-t-il en faisant signe aux strippers qui s’étaient lassés du manque d’intérêt du ‘birthday boy’. “Enjoy” lui glissa-t-il d'une voix chantante accompagnée d'un clin d'œil. Les strippers prirent sa place tandis qu'il rejoignait l'autre bout de la salle—passant brièvement devant Sunny à laquelle il glissa un “Tu manques une première par-là” en indiquant la danse lascive qu'avaient entamée les strippers pour Harper—où une cheerleader servait manifestement un cocktail home-made.
“Moi, moi, moi !” s’exclama-t-il en repoussant sans cérémonie Chicken’N’Fries qui semblait vouloir se mettre en travers de la consommation immodérée. Il s’empara du premier verre à sa portée tandis qu’une tube entraînant animait les foules. Il commença à boire rapidement et bientôt ses traits ne formèrent plus qu’une grimace, lorsque ses dents rencontrèrent les vestiges d’un trognon de pomme notamment. L’arrière-goût se dessina derrière cette explosion de saveurs peu naturelle et il sentit le contenu de son estomac valsé. “C’est dégueulasse ! Peut-être que si tu ajoutes un peu de …” commenta-t-il en versant le contenu de son verre de vodka-redbull dans l’un des autres verres que la cheerleader avait composé. Il l’avala également par bonne mesure, grimaça une nouvelle fois en réalisant que le goût n'en était pas meilleur du tout et “Toujours dégueulasse ! Je le déconseille fortement” commenta-t-il en tirant la langue. Oh, il allait être malade. “Où sont les toilettes ?”
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MessageSujet: Re: 03. [Pierce's] It feels like one of those nights...   Dim 29 Déc - 17:41

Kara prit une profonde inspiration puis retint tout mouvement et tout souffle pendant un instant, écoutant les cliquetis de la vaisselle et le bruit de l'eau qui coulait. La nuit commençait à être bien entamée, aussi le repli de la jeune fille dans sa chambre pour écouter de la musique et dormir semblait tout à fait logique. Elle avait marmonné un vague bonne nuit à sa mère, offert un soupir à son père et mis un CD de David Bowie juste assez fort pour agacer Louise, mais pas assez pour qu'elle vienne tambouriner à sa porte comme une furie. Un soir comme les autres chez les Sparks en somme. A ceci près que la petite K était soigneusement maquillée, son teint unifié par de la poudre et ses yeux bleus joliment soulignés de khôl, et qu'elle portait un débardeur noir échancré que Louise aurait brûlé si elle avait eu l'occasion de poser les yeux dessus, ainsi qu'un short en cuir dont la longueur frisait l'indécence et qui rendait le port de collants obligatoires, au vu de la saison. Ses fidèles bottes fourrées et sa parka bien chaude ne la quittaient pas non plus, puisqu'il lui fallait aller jusqu'au coin huppé du centre-ville, depuis sa maisonnette des vieux quartiers. Et présentement, elle devait faire un bond très calculé depuis la fenêtre de sa chambre jusqu'à la rue en contrebas. Ce n'était pas très haut et un jeu d'enfants pour l'agile Cheerio qu'elle était. Mais cela la faisait attirer précisément devant la fenêtre de la cuisine. Elle devait donc faire le moins de bruit possible, se baisser, avancer jusqu'à la maison voisine puis courir. Ce qui n'était pas l'idéal quand on veut faire une entrée triomphale à ce qui lui avait été vendu comme la fête de l'année. Mais impossible n'est pas Sparks.

La gamine rabattit sa capuche sur sa tête, pour protéger sa chevelure soyeuse, puis sauta donc sans difficulté sur le bitume. Emportée par son élan, elle fit une roulade quelque peu douloureuse le long du trottoir puis se lança dans un sprint qui lui aurait presque permis de battre sa rivale de salle de sports et athlète de renom, Harper. Elle ne s'arrêta qu'après quelques centaines de mètres et reprit son souffle, tout en continuant à marcher rapidement. Kara sortit la petite bouteille d'eau de son sac, la vida puis la jeta dans une poubelle voisine, sans perdre son rythme de croisière. Une fois dans le centre lumineux et relativement fréquenté au vu de l'activité du reste de Lima, elle prit quelques minutes pour retoucher son maquillage et gonfler sa chevelure dans la vitrine d'une échoppe close. Elle vérifia l'adresse sur son vieux smartphone et leva finalement la tête vers l'imposant immeuble. Un sourire en coin étira ses lèvres et elle ne put s'empêcher de se dire que HWB n'avait pas fait les choses à moitié. K n'avait pas la moindre idée de comment il avait réussi un coup pareil, mais cela forçait un minimum d'admiration. Silencieuse. Passant une main un peu nerveuse dans ses cheveux, elle repéra un groupe de cheerleaders et se joignit à elles en quelques enjambées. « Salut les filles ! Ben alors, vous campez sur le perron? » Elle eut un rire léger et appuya sur l'interphone, faisant preuve d'une certaine bravade devant ses pairs. La porte s'ouvrit dans un brouhaha confus à l'autre bout de la ligne mais little K ne se laissa pas démonter et monta dans l'ascenseur avec assurance, masquant son étonnement devant le dernier étage verrouillé. En toute logique, il suffisait de descendre à celui du dessous, même si ce n'était pas forcément très pratique. Mais l'une de ses collègues semblait avoir du mal à comprendre cet état de fait. « Mais on a pas la clé, on fait comment? Si ça se trouve c'est pas là ou on peut pas rentrer. » La jeune Sparks soupira et posa un regard condescendant sur celle qui était pourtant son aînée de presque deux ans. « Tu crois que les autres font la fête sur le palier Cady? Et qui nous a ouvert d'après toi? » Les portes s'ouvrirent et Cady fit une belle imitation du poisson hors de l'eau. Mais Kara s'était déjà lancé à l'assaut des quelques marches et se retrouva bientôt au coeur d'une soirée battant son plein.

Etait-ce des strip-teaseuses qui se frottaient ainsi à... Pritchard ?! S'il y avait une personne qu'elle n'aurait pas cru voir à ce genre d'événements, c'était bien elle. Les deux filles ne se fréquentaient pas en dehors du complexe sportif, mais la Cheerio se faisait un devoir d'en savoir le plus possible sur ses congénères. Et la désormais brune demoiselle n'était pas connue pour sa vie sociale endiablée. Elle lui adressait tout de même un vague salut de la main, préférant ne pas se confronter à ces mères Noël à la provenance douteuse. La gamine se dirigea vers la cuisine, où elle se servit un shot de tequila et s'empara d'une part de pizza. Elle fit vaguement la conversation à quelques inconnus, fit de nouveaux shots puis décida de se lancer dans un petit tour du propriétaire, une vodka orange à la main. Ses yeux ne purent s'empêcher de se poser sur un affreux pull de Noël qui l'obligea à cligner plusieurs fois des yeux, histoire d'être sûre que l'alcool ne lui était pas monté trop vite à la tête. Quelle horreur. Elle fut quelque peu distraite en apercevant ce pauvre Matteo et ne manqua pas de passer une main dans ses cheveux, les faisant voler derrière elle, lui adresser un sourire avenant, puis fit volte-face quand il sembla se diriger vers elle.

Ses prunelles bleues trouvèrent alors leur hôte, ou du moins celui qui était à l'honneur ce soir. Elle se dirigeait vers lui quand elle entra en collision avec un jeune homme brun, qu'elle reconnut bien vite. Son sourire s'élargit tandis qu'elle salua Jamie « Hey ! Je ne savais pas que tu viendrais, même si j'aurais dû m'en douter, tu n'es pas du genre à rater une si belle occasion. D'ailleurs, il faudra qu'on se capte tout à l'heure, histoire de... s'amuser un peu. » Elle lui fit un clin d'oeil taquin puis esquiva habilement une blondinette titubante qui vint plus ou moins s'échouer à ses pieds. K lança une mine dégoûtée à l'imbécile puis sourit une dernière fois au jeune homme, avant de lui faire un geste de la main « A tout à l'heure ! »

La Cheerio fendit la foule de danseurs pour trouver Henry affalé sur le canapé comme une espèce de pacha, ce qui ne manqua pas de lui faire hausser les sourcils. Voilà qui était élégant. D'un geste du pouce, elle fit signe à une bécasse qui gloussait de déguerpir, non sans enfoncer le clou avec un regard glacial et une voix autoritaire « Bouge de là. Je crois qu'il y a une soirée années 80 au piano-bar où ta robe aurait l'air un peu moins ridicule. » Peut-être parce qu'elle était ivre, peut-être parce qu'elle était stupide, l'intéressée la regarda d'un air outré et blessé puis partit en trombe, les épaules tremblantes. Quelle drama queen. Elle s'assit sur le canapé et échangea un regard amusé avec le Titan. « Hum, pas que du beau monde par ici. Entre miss paillettes et l'énergumène qui se trimbale avec un pull qui va me donner des cauchemars, c'est un vrai zoo ici. D'ailleurs, classe les mères Noël siliconées, j'admire. » Avec un sourire arrogant, elle sortit son paquet de cigarettes de son sac, en offrant une au joueur de football, puis alluma la sienne et tira une longue bouffée. Nul doute que ce cher HWB saurait lui faire payer sa répartie acerbe, mais c'était trop beau pour ne pas être souligné. Et puis, elle pouvait bien s'adonner, dans un premier temps, à une petite séance de médisance depuis le fond de ce canapé. Il était encore tôt et elle avait déjà coché quelques éléments de sa liste. Faire le mur, check. Porter une tenue indécente, check. Se rendre à une soirée sans permission, check. Fumer, check. Et si elle continuait à enchaîner les vodka-orange, la petite K aurait bientôt un nouvel item à son actif. Cette soirée était plus que prometteuse.
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MessageSujet: Re: 03. [Pierce's] It feels like one of those nights...   Dim 29 Déc - 17:49

Les soirées auxquelles Jace était habitué étaient nettement différentes, il en avait eu la confirmation au moment où son regard s'était posé sur deux seins à peine couverts qui déambulaient à droite et à gauche, leur propriétaire apparemment fort peu dérangée par le peu de tissu qu'elle portait. Lorsqu'ils se retrouvaient, ses amis et lui, c'était pour passer une nuit blanche à gagner des niveaux en jouant à World of Warcraft. Sa petite cham-élém' pouvait en témoigner, du haut de son niveau 90 récemment atteint. Armé de boissons énergisantes et de pizza, lui et sa petite bande fixaient leur écran d'ordinateur jusqu'à piquer du nez sur leur clavier, et ils avaient l'intime conviction d'avoir passé une super soirée. Jace ne dédaignait pas ce genre de passe-temps, quand bien même il était venu ce soir. Bien au contraire, d'ailleurs. Seulement voilà, avec sa transformation venait l'envie d'infiltrer les hautes sphères de McKinley, et de leur prouver, à tous ces fils et filles à papa, que tout ne leur tombait pas toujours tout cuit dans le bec.
Pour autant, il devait bien l'avouer, il allait lui falloir du temps avant de s'habituer. A mesure que le temps passait, et que la musique enflait entre les murs de l'appartement, l'ambiance changeait du tout au tout. L'alcool s'étant comme par hasard retrouvé à circuler -ou plus précisément, ayant commencé à couler à l'instant même où Jamie avait fait son apparition, bientôt les corps se levèrent pour onduler sur la piste de danse improvisée en plein milieu du salon. Peu habitué à boire, Jace hésitait. Jouer les élèves populaires, c'était une chose, mais se saouler en était une autre. Que lui avait répété sa sœur déjà ? Un verre d'alcool, un verre d'eau, de quoi éponger. D'où l'utilité des paquets de chips. Il en ouvrit un qu'il décida de s'accaparer, et tendit l'autre main vers la pizza qui venait d'être livrée par nul autre qu'Aidan. La première réaction de Jace fut de lever son paquet de chips en guise de salut, mais il voyait bien que le blondinet était un tantinet gêné de se retrouver en sa présence. Il lui revint en mémoire ce baiser échangé en plein milieu des vestiaires, Aidan cédant à une impulsion, peut-être persuadé que Jace était gay -ce qu'il n'était pas du tout, loin de là. L'ouverture d'esprit du geek était à toute épreuve, et il ne s'était pas formalisé de ce petit incident. Mais, conscient qu'Aidan devait s'en vouloir, il s'abstint d'aller le saluer de vive voix, et encore moins de faire allusion à ses goûts vestimentaires pour le moins particulier.

« Je ne... » tenta-t-il lorsque Jamie posa d'autorité un minuscule verre devant lui, en le faisant claquer sur le comptoir. Il adressa un Titan un regard éloquent avant de rouler des yeux. « Je préfère les filles un peu plus habillées. » répliqua-t-il en faisant courir ses doigts sur le verre. Son regard glissa sur les autres convives présents dans la cuisine, mais il savait qu'il avait atterri au milieu des élèves les moins à même de l'aider. Matteo et Aidan semblaient tout droits sortis d'une fresque, avec leur bouille d'ange. Harper, aka la furie en baskets, était occupée à enfourner une part de pizza en dardant sur les Mères Noël un regard qui en disait long. Et Jamie, fidèle à lui-même, furetait à la recherche de la parfaite bouteille. Aucun d'entre eux ne saurait lui dire de ne pas boire une goutte d'alcool ce soir, et il doutait même que quiconque l'accompagne d'un soda dans sa sobriété. Et de même, ils n'iraient pas le forcer à se détendre avec un verre ou deux. Il devait choisir de se comporter en ado normal. Jonathan-Christopher serait en train de terminer un raid 25. Mais Jace était là pour sauver la demoiselle en détresse -réellement en détresse, et pas simplement ivre morte- et pour s'infiltrer dans un monde hostile qui avait bien besoin d'un super héros pour rétablir l'ordre.
Alors il se lança. Et d'un mouvement du coude qui aurait pu passer pour un geste maintes fois répétées, renversa la tequila dans sa gorge, avalant cul sec sa première gorgée d'alcool. Les yeux plissés, il mordit aussitôt dans une part de pizza, le visage déformé par une grimace.

La cuisine soudainement envahie par les filles qui accompagnaient Jamie le poussa à s'écarter du comptoir, laissant Harper faire face seule à cette attaque de seins. Ça bondissait dans tous les sens, à première vue, ça avait l'air bigrement moelleux et confortable -il avait même l'impression qu'il pourrait entendre la mer s'il y collait son oreille-, mais il s'était déjà plongé dans suffisamment de choses inconnues pour la soirée. Les filles, ça pouvait attendre. Avec un haussement de sourcil il opta pour une fuite pure et simple vers le salon, où le plus gros de la soirée avait lieu. Ignorant Jamie occupé à faire le zouave, et Henry en pleine conversation avec une Cheerios qui s'agrippait à sa cigarette comme si sa vie en dépendait, il contourna les danseurs qui tressautaient en rythme, fut rapidement interpellé par une vitrine entièrement remplie de petites licornes, et après une brève inspiration, plongea dans la fosse aux lions.
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MessageSujet: Re: 03. [Pierce's] It feels like one of those nights...   Mer 8 Jan - 0:52

Opération pizza: succès complet.

Peut être même un peu trop? Aidan n'avait pas prévu de se retrouver avec tant de visages inconnus d'un seul coup face à lui, mis à part Matteo et Jace en fait... il était complètement perdu, peut être qu'il en avait aperçu certains à la cafétéria ou même dans divers cours, où était donc Ingrid, la jeune fille qu'il abordait dans les couloirs uniquement dans le but de l'entendre parler avec son accent qui était tout simplement adorable. (Et non, ce n'était pas du tout bizarre ou même creepy, pas besoin de s'inquiéter pour la santé mentale du jeune homme). Mais, et ce comme dans la plupart des situations, Aidan avait son éternel sourire aux lèvres, sourire qu'il avait adressé à chacune des personnes qui s'était penché vers le carton de pizza. Une personne extérieure aurait sans doute put lui faire remarquer qu'il avait l'air d'un abruti complet comme ça mais tant pis, le ridicule ne tuait pas (d'où sa tenue vestimentaire), et une fête n'était certainement pas le meilleur endroit du monde pour rencontrer des gens. Tomber sur des situations compromettantes et regarder des lycéens expérimenter des cocktails maisons peut être, mais définitivement pas pour les rencontres et puis Aidan serait celui qui posterait les vidéos de cette petite soirée dans quelques jours, donc autant que personne ne sache son nom au final. Certes, son regard avait dérivé sur Jace plus d'une fois qu'il était dans cette fameuse cuisine mais le blond aimait croire que c'était uniquement parce son cerveau tentait de se raccrocher à quelque chose de connu, tout simplement. Là encore il aurait pu regarder les lèvres de Matteo... Ce qui n'était pas du tout creepy. Non absolument pas. Peut être qu'il aurait dû arrêter de se parler à lui même et prendre une part de pizza. Sauf qu'il n'y avait plus de pizza. Oh well... Aidan haussa les épaules et offrit un sourire à une brunette qui jetait à son pull un regard désapprobateur, jeune fille qui semblait plus s'intéresser à Matteo que lui. Aidan se promit d'aller harceler Matteo de questions pour savoir de quoi il en retournait, avant d'ouvrir sa caméra et de l'allumer. Voilà. Là, il allait vraiment pouvoir s'amuser. Et une scène compromettante, il en avait déjà une sous les yeux et il observa à travers l'objectif de sa caméra et un sourire qu'on aurait pu associer à celui d'un pervers ou.. Non, un pervers, tandis que deux jeune filles s'étaient mises à danser de manière plus que suggestives autour d'une troisième qui ne semblait pas avoir été concertée.

Hmm... Finalement, ne pas connaître des gens ça avait du bon se dit le blond en penchant involontairement la tête pour observer... la magnifique personnalité de ses charmantes demoiselles bien évidemment. Il se reprit avant de manquer de tomber complètement, ce qui aurait été vraiment stupide (surtout dans ce pull) et il s'éclaircit la gorge, agitant sa caméra devant ce petit monde."Les filles, ça vous dérange de faire un sourire à la caméra... Par là."   Une des filles lança un cri strident (vous savez, ce bruit que seules les femmes savaient faire), visiblement plus que d'accord avant de se mettre à agiter sa poitrine en direction d'Aidan. Qui fit naturellement un gros plan. Toujours avec un sourire aux lèvres. Il rigola avant de remonter sa caméra histoire d'avoir véritablement leur sourire et ne pas juste passer pour l'éternel célibataire qu'il était, avant de voir l'expression d'une des jeunes filles (Harper) qui n'était clairement pas amusée par cette situation. Hmm... Ce n'était peut être pas une bonne idée au final, pas la peine de se prendre la tête avec quelqu'un si tôt dans la soirée. "... Vous savez quoi? Je vais aller filmer les danseurs dans le salon." lança Aidan avant de sortir de la cuisine de la façon la plus naturelle du monde sans avoir l'air de prendre la fuite tout simplement. Non, parce que ce n'était pas du tout ce qu'il était en train de faire. Un groupe de danseurs s'était déjà formé et Aidan brandit de nouveau sa caméra, fendant la foule pour récolter des sourires et des "Joyeux anniversaire Henry!" et quelques grimaces. Inconsciemment, ses pieds l'avaient guidé vers Jace et Aidan poussa un soupir, prenant même le temps de filmer ses chaussures avant de décider de se rapprocher du jeune homme. Lui qui arrivait si bien à faire semblant d'habitude sentait qu'il avait besoin de dire quelque chose de plus. Mais quoi? Il n'en avait pas la moindre idée, comme d'habitude, il improviserait.  

"Hey... Jace... Un sourire pour mon mini film?" C'était déjà un bon début, et ça ne sonnait pas trop faux. Aidan se mordit la lèvre inférieure avant de poursuivre.  "Tu ne veux pas qu'on aille quelque part pour discuter? Je crois que je te dois des excuses." Aidan ne pas prendre la fuite? Alors là, on aura tout vu.
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MessageSujet: Re: 03. [Pierce's] It feels like one of those nights...   Ven 10 Jan - 21:32

Amanda venait de croiser le chemin de Sunny ; elles échangèrent quelques paroles. Rien de vraiment intéressant puisqu'elles n'étaient pas de grandes copines, c'était même le contraire à vrai dire. Les deux rivales s'étaient battues pour la première place à la tête du journal, hélas Amanda avait perdu cette bataille acharnée. Alors qu'elle regardait la journaliste s'éloigner, la jolie blonde fut rejointe par des collègues Cheerios. Les filles continuaient de parler et à s'agiter dans tous les sens.

La soirée battait son plein, et Amanda était là, sans vraiment y être. Elle avait la tête ailleurs depuis quelques jours... Déjà, son altercation avec Jace dans les couloirs de McKinley avait entaillé son égo à toute épreuve ; et il y avait cette histoire de sms. Amanda recevait des messages d'un inconnu, plusieurs fois par jour, et il semblerait que cette personne connaisse les failles de la jolie blonde. Au début, elle avait pensé à Sunny ; elle était une grande journaliste et surtout une fouineuse hors-pair mais elle n'aurait jamais pu connaitre ce genre de détail ! Jace aurait pu lui aussi faire partie de ses suspects ; mais comme il le lui a dit, il n'était pas comme elle. La jeune Cheerio était perdue dans ses pensées lorsqu'elle se fit bousculer. « Tu ne pourras pas faire attention où tu marches ? » Le garçon repartit sans même la regarder. La jeune Stevens, décontenancée, se dirigea vers le petit bar où se trouvait une tonne de boisson. La tentation de prendre un verre de punch était forte, mais au final, elle choisit un verre de jus d'orange.

Après avoir regardé l'heure, Amanda se disait qu'elle ne pouvait partir si vite... Cela ne collerait pas avec son image. Elle se mêla à la foule, et se mit à danser. La Cheerio ne pouvait s'empêcher de regarder autour d'elle, comme si elle était épiée. Mais une fois dans la danse, elle commença à se décontracter ! Elle aimait s'amuser et ce soir, elle en avait besoin plus que jamais. La jeune Stevens fut l'erreur de poser son verre sur un meuble, le temps de quelques pas de danse... Seulement quelqu'un y plongea une sorte de poudre et prit la fuite. Amanda qui n'avait rien vu avala le reste de son verre, et le reposa. Elle repartit de plus belle vers la piste de danse ; enfin ce que l'on pouvait appeler ainsi. Le salon avait été transformé en une gigantesque discothèque ; mais en version luxueuse.

La jolie blonde commençait à apprécier la soirée, il y avait de la bonne musique et elle s'amusait avec le reste des Cheerleaders. Amanda commençait à se sentir mal, sa vue se troubla, et ses jambes se dérobèrent sous le poids de son corps. Elle voulut se rattraper à l'une de ses amies, mais apparemment, elle ne contrôlait même plus ses mouvements. Elle n'entendait plus rien, juste un bruit sourd comme si elle était à des dizaines de kilomètres de cette soirée. Ses yeux étaient tellement brouillés, qu'elle fut obligée de les fermer. Sa tête heurta le sol ; et se fut le trou noir.

Il semblerait que quelqu'un ne voulait pas d'Amanda à cette soirée, et elle avait réussi. La jeune femme allait passer le reste de la nuit à l'hôpital. Apparemment, le jeu ne faisait que commencer... Mais la jeune femme n'allait pas baisser les bras, dès qu'elle serait sur pied, elle trouvera cette personne qui l'a drogué.
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MessageSujet: Re: 03. [Pierce's] It feels like one of those nights...   Ven 10 Jan - 21:38

On avait beau bien la traiter pour le moment, Harper sentait néanmoins ses muscles se contracter vigoureusement, car ce qui l’entourait lui apparaissait, pas d’une façon disparate comme la logique l’aurait exigée, mais à l’inverse, d’une façon affreusement clairvoyante. Elle était pourtant bien loin d’être une habituée des fêtes de ce style. En vérité, la seule fête à laquelle elle s’était rendue ces dernières années, c’était au bal d’Halloween du lycée et quand elle y repensait, ça n’avait pas été une franche réussite. Aussi le petit jeu des invités, la musique assourdissante et tous les codes instaurés par l’aura festive qui empestait autant que le fromage fondu qu’elle mâchouillait goulûment, ne lui étaient pas tout à fait étranger. Malgré les faits alléguant l’évidence, Harper était bien une adolescente. Et quelque part en elle, elle sut qu’elle aurait été capable d’aimer ça si les circonstances avaient été différentes et si elle avait eu le droit d’être aussi insouciante que tous ceux qui ondulaient au milieu de la piste. Son regard bleu nuancé s’arrêta un instant sur Sunny qui faisait valdinguer les volants de sa jupe au milieu d’un groupe de danseurs et elle avala sa dernière bouchée de pizza, s’enfonçant dans le silence.
Elle ne pouvait pas l’admettre ouvertement. Que faire la fête pourrait, éventuellement, dans une autre vie ou dans un monde parallèle, faire partie des choses qui l’amuseraient. Parce que Jamie serait bien trop heureux de l’apprendre, en tout premier lieu et qu’il sauterait sur l’occasion pour la faire davantage sortir de la prison que représentait la demeure familiale. Elle ne voulait pas être celle qui lui fournirait une excuse supplémentaire pour lui cracher des vérités douloureuses à la figure, il en avait déjà suffisamment à sa disposition et parfois, elle le soupçonnait d’en être parfaitement conscient. De fait, elle se composa d’une expression neutre en laissant échapper de temps à autre des grimaces dédaigneuses en direction des danseuses, pendant que dans son esprit, elle tentait de se convaincre qu’elle se faisait de fausses idées.

Observant la scène avec les yeux plissés, Harper comprit qu’à un moment ou un autre tout l’alcool ingurgité par la moitié des invités finirait par se retrouver propulsé sur le sol impeccable de cet appartement cocottant le luxe et la volupté, mais qu’en plus, elle devrait assister au désastre et peut-être même, dans sa grande bonté d’âme, donner un coup de main pour éponger le tapis. Hell to the no, se dit-elle en distinguant une grosse paluche prête à s’emparer du dernier morceau de pizza. Si elle devait mettre ses mains dans la mélasse, ça serait dans une mélasse claire et limpide, et pas dans une galette de fromage mal digéré. Elle donna une petite tape sur les doigts de celui qui convoitait la part de pizza, referma le carton et le posa sur ses genoux croisés tandis que Jamie lançait les mères Noël sur elle.
La bouche entrouverte, Harper voulut saisir le garçon par les passants de sa ceinture dans l’espoir de le faire rester, et surtout de l’utiliser comme bouclier humain, mais elle ne réussit qu’à attraper du vide. Un chapelet d’injures lui passa par la tête, elle se contenta cependant de passer son pouce sous sa propre gorge en faisant de gros yeux en direction de Jamie ; mort, James Ainsworth serait mort avant demain matin, se promit-elle. On profita de ce moment de faiblesse pour lui subtiliser le carton de pizza, et avant qu’elle n’ait eu le temps de protester, les danseuses l’accolèrent contre la bordure du comptoir de la cuisine et se frottèrent à elle d’une façon plus suggestive, tu meurs.

« Tu sais que t’as le corps pour faire ce genre de choses, chérie ? » lui susurra l’une d’elle à l’oreille. Harper avait décidé de les laisser faire leur truc sans opposer de résistance, et c’est les mains levées à hauteur de son visage tendu et perchée sur la pointe de ses tennis usées qu’elle accepta son châtiment « Ah ouais ? » fit-elle, feintant l’intérêt. C’est avec un magistral doigt d’honneur face caméra qu’elle répondit au jeune homme au pull en 3D qui changea ses plans et alla filmer ailleurs. L’une des filles piétina de l’autre côté du comptoir, alors que l’autre continua d’exposer toute l’étendue de son décolleté à Harper qui ferma les paupières en fronçant le nez si fort qu’il sembla se retrousser « Carrément ! T’as de bonnes fesses. » Elle sentit qu’on lui pinçait la fesse gauche un peu trop fort et par réflexe, Harper poussa la dévergondée. Sans se départir de son calme – un exploit quand on savait qu’elle bouillonnait à l’intérieur –, elle lui dit « Écoute, t’as qu’à me filer ta carte hum ? Je contacterai ton boss pour qu’il nous concocte un numéro en duo. » La fille la regarda fixement, ses yeux maquillés à outrance brillants d’espoir « Sérieux ? » Harper prit une expression tout enjouée. Ses épaules se haussèrent et elle joignit ses mains sous son menton. Des fossettes se creusèrent même dans ses joues rondes « Nan ! » lui lança-t-elle sans ambiguïté et son expression redevint instantanément sérieuse. Elle la poussa plus loin, mais du bout des doigts cette fois, pour qu’elle lui cède le passage et s’acquitta de la présence des convives présents dans la cuisine pour aller chercher Basile.

« Emile ! » Sortie de la marée humaine se dispersant dans le salon, Harper dégagea son visage de ses cheveux lorsque la personne qu’elle cherchait s’approcha d’elle avec un sourire rayonnant sur le visage « Excuse, Basile. » rectifia-t-elle d’elle-même en claquant des doigts « Tu peux m’appeler comme tu veux ! » Harper le regarda avec une perplexité manifeste face au regard dont il la gratifiait – un regard graduel et examinateur, limite lascif « Tu peux me rendre un service, steuplaît ? » s’enquit-elle sans s’attarder. Le jeune homme hocha la tête avec un enthousiasme qui la fit rire de bon cœur – elle savait qu’il rirait moins dans deux secondes à peine « Tu peux transmettre un message à Jamie de ma part ? » Il posa une main sur l’épaule de la brunette en se penchant sur elle pour réduire leur différence de taille. La musique était de plus en plus forte, il avait du mal à l’entendre et elle aussi. Harper ne se déroba donc pas, aussi surprenant soit-il « Je prends note ! » En tapotant sa tempe, il lui fit comprendre qu’il mémoriserait et sans attendre, Harper attrapa la première touffe de cheveux bouclés que sa main atteignit et tira le plus fort possible, histoire que la douleur se répande plus vite dans son cuir chevelu « Avec tout mon amour ! » ajouta-t-elle en haussant le ton pour se faire entendre, se fichant comme de l’an 40 du cri qu’il avait poussé. Après un sourire assez chaleureux venant de Harper, elle lui frotta l’endroit qu’elle avait malmené avec sa paume et l’immobilisa en posant à son tour les mains sur ses épaules carrées « Je m’assurerai que le message a bien été transmis. Tu sais où je peux trouver un truc à boire qui soit sans alcool ? » Basile se tenait la tête à deux mains. Il se battait visiblement avec la douleur mais il lui dit en serrant les dents « Je m’en occupe. Caprisun ? » Harper opina nonchalamment du chef, battant la mesure avec sa main sur les épaules de son interlocuteur, puis tournant soudainement les talons, elle remonta le courant des invités pour rejoindre l’endroit où elle avait vu Cody filer suite à leur arrivée.
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MessageSujet: Re: 03. [Pierce's] It feels like one of those nights...   Lun 10 Fév - 23:36

Avec une royale nonchalance, Henry avait définitivement fini par épouser les formes du canapé, à mesure que l'appartement se remplissait. Malgré une apparente placidité, il ne perdait pas une miette du spectacle qui se profilait sous ses yeux, parce que s'il ne pouvait nourrir son égo de l'indifférence que suscitait sa présence, il savait néanmoins foncièrement qu'il fainéantait sur un invisible piédestal. Il aurait pu glisser des invitations dans les casiers du beau linge de McKinley, et aurait sans doute à cette heure pu se perdre dans la montagne de cadeaux, insolente, disposée dans un coin du salon pour compenser le peu d'estime qu'on lui accordait véritablement. Pourtant il avait choisi de rester sous le radar de la courtisanerie, malgré l'apparente servitude à laquelle semblait appeler sa posture. C'était bien présomptueux de sa part, très en accord avec ce narcissisme profond que ses gestes trahissaient parfois. Il valait mieux selon lui être un mythe dans les couloirs du lycée plutôt que le sultan d'une élite dépourvue d'intérêt. Lundi les rumeurs les plus folles courraient à son sujet et parviendraient éventuellement jusqu'à ses oreilles comme le doux son de la réussite. Il deviendrait une sorte de Regina George au masculin, le genre de personne capable de susciter une indubitable admiration sans que quiconque ne sache vraiment pourquoi. Et bientôt on dirait de lui des absurdités tellement démesurées qu'elles feraient office de vérité. Certes, il n'avait absolument pas pensé à tous les fruits qu'il pourrait récolter de son égoïste entreprise, mais c'était pourtant ce que suggérait la désinvolture princière avec laquelle il se détachait du tableau de sa propre soirée. Seules des personnes comme Harper Pritchard - il écoutait d'une oreille distraitement attentive la réponse de Sunny tandis qu'elle sortait de son champ de vision, toujours aussi théâtrale - pour lui rappeler que non, tout le monde n'était pas sensible à l'aura majestueuse qu'il était persuadé de dégager. Peut-être que c'était ce qui la dérangeait chez elle, toute cette minauderie qui ne lui était pas destinée blessait son orgueil et avait le don de l'exaspérer.

"Surprenant ouais." répondit-il à l'égard de Sunny, avec un manque de conviction qu'il ne prit même pas la peine de nuancer. Il la garderait à l'œil cette Pritchard. Puis il se félicita intérieurement, plus pour se rassurer qu'autre chose, d'être parvenu à tirer, en plein hiver de surcroit, un ours mal léché du confort de sa grotte. Et alors qu'il s'amusait à ridiculiser Harper dans sa tête, voilà qu'une biche se posait près de lui, prête à battre des cils pour implorer non pas sa pitié mais la part de lui qui aurait dû être sensible à une telle attention. Il connaissait Kara, parce que leur statut l'exigeait, mais s'il avait au départ décidé de l'ignorer comme il l'aurait fait habituellement, la causticité de son apostrophe lui arracha un sourire maitrisé. "Classe made in Ainsworth, tout droit importée d'Angleterre. Ou d'Irlande. D'Europe quoi." conclut-il en se tournant vers la nouvelle arrivante. Kara était vraiment belle. De ce genre de beauté prétentieuse qui vous permettait de faire face à votre interlocuteur, même lorsqu'une distance minime vous séparait. "Ou alors elles sont venues avec Rudolph." dit-il en lorgnant sur l'atrocité du pull de ce pauvre garçon, trop occupé à vivre sa vie par procuration derrière sa caméra pour se rendre compte du pathétique de sa condition. "Petite halte à Lima, doit y avoir leur traineau qui traine en bas."

Tandis qu'une bouteille tournait dangereusement sur la table basse, Henry se leva - enfin -, sous l'impulsion d'une musique entrainante. Il invita Kara à se joindre à lui avant de se diriger stratégiquement près du balcon, là où l'air n'était pas encore opaque. Ce dernier était lui aussi à craquer, tellement qu'il n'aurait pas été étonnant de voir quelqu'un passer par dessus, pousser un cri de détresse, avant de déclencher l'hilarité générale. Certains s'amusaient à uriner sur les passants, un jeu drôlement puéril que l'alcool rendait tactique, du genre fléchettes mais le danger en moins. Plus loin un idiot, novice de toute évidence, avait pompé trop longtemps un fût de bière qui laissa s'échapper un geyser de mousse sous lequel on exécutait un semblant de danse de la pluie. RIP le plafond, RIP Michael et la confiance de sa cousine. C'était malgré tout un spectacle amusant que les quelques gobelets qu'Henry avait ingurgités sur son passage avaient rendu digne d'intérêt. "Alors, il est où mon cadeau ?" demanda-t-il à Kara, essayant de placer sa voix par dessus de la musique. Quoiqu'il en soit Henry avait sa réponse sur le pourquoi de l'arrivée en masse de cas sociaux, alors qu'il avait expressément demandé à Michael de surveiller l'entrée - il avait fait en sorte de faire passer sa requête pour une quelconque attention amicale, prétendant qu'il valait mieux éviter les squatteurs saccageurs - : la porte en bas avait été soigneusement bloquée, rendant le filtrage via l'interphone complètement inutile. C'était comme le Titanic, forcé de couler sans que personne ne puisse rien y faire. Et le tableau s'y prêtait de plus en plus maintenant que le sol était recouvert de bière.
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MessageSujet: Re: 03. [Pierce's] It feels like one of those nights...   Sam 15 Fév - 14:55

Brittany soupira de soulagement lorsqu’elle se fut garée au parking souterrain de son immeuble. Elle venait de quitter une soirée tendue chez ses parents. Bien que son père ait commencé à se détendre quelque peu depuis qu’elle avait ouvert son école de danse (enfin une activité professionnelle digne  de ce nom, à ses yeux), l’état de santé de leur grand-ma et les remarques parentales persistantes rendaient toujours les repas de famille exténuants. Enfin, maintenant qu’elle était partie, Whitney passerait probablement un bien meilleur moment : leur père lui avait promis une surprise, un cadeau d’anniversaire en avance.

Elle prit l’ascenseur et inséra sa clé pour monter directement à son étage, inconsciente des allées et venues se déroulant dans le hall d’entrée et les escaliers. Lorsqu’elle sortit sur son palier, elle cligna des yeux en remarquant les portes entrouvertes et la musique battant en sourdine. Elle haussa des sourcils en croisant plusieurs filles soutenant une blondinette comateuse qu’elles appelaient Amanda. Sans réfléchir, Brittany retint la porte de l’ascenseur et leur permit d’y monter, leur conseillant au passage d’appeler une ambulance parce que la demoiselle n’avait pas l’air dans son assiette.

Mais il fallut qu’elle pousse sa porte d’entrée (entrouverte, alors qu’elle l’avait très clairement fermé à clé en partant avec sa sœur, elle s’en souvenait puisque Whitney avait dû le lui rappeler), pour que Brittany réalise l’origine du problème. Elle resta un instant plantée dans son patio, la bouche entrouverte, tandis qu’on allait et venait autour d’elle. On lui jetait quelques coups d’œil curieux et elle se rendit compte qu’avec son beau manteau beige bordé de fourrure, son sac de marque et ses escarpins, c’était elle qui détonnait. Elle ! Dans son propre appartement !

En quelques foulées rapides, elle déboucha dans le salon et balaya du regard le lieu bondé et quasiment méconnaissable dans lequel elle s’était promenée en petite tenue le matin même. Son attention s’arrêta sur un jeyser (de bière ?!), lui faisant finalement réaliser à quels dangers était soumis son loft. Des alarmes se déclenchèrent alors dans sa petite tête et son régime de priorité la ramena sur terre : elle slaloma entre les adolescents enivrés et les mères Noël dénudées jusqu’au couloir un peu plus calme menant aux chambres. Ce n’est qu’après s’être assurée que les deux salles les plus importantes (la chambre de Whitney et celle de ses peluches) étaient fermées à clé qu’elle se détendit quelque peu. Elle préféra néanmoins vérifier que tout était en ordre et passa la tête à l’intérieur, souriant en apercevant son chat, Loubou, enfoui sous quelques peluches, probablement pour se protéger du bruit. Elle s’y débarrassa de son sac, manteau et escarpins, sûre qu’ils y seraient en sécurité.

Lorsqu’elle entra dans sa propre chambre, non verrouillée, elle ne fut pas vraiment surprise de tomber sur un couple enlacé sur ses draps. Loin de se laisser démontée, même lorsqu’ils protestèrent, elle leva une main et demanda : « Combien j’ai de doigts ? » Lorsqu’ils lui répondirent tout deux correctement, elle hocha la tête et pointa sa table de chevet : « Les préservatifs sont dans le tiroir du bas. Lorsque vous avez fini, jetez-le dans la poubelle de la salle de bain. Si j’en trouve ailleurs, je les envoie au Sheriff  pour récupérer votre DNA. Have fun ! Stay safe ! »

Lorsqu’elle retourna dans le salon (évitant les flaques de liquide non identifiés puisqu’elle était désormais en collants), elle fit le tour du balcon et asséna une tape vicieuse à l’arrière des crânes des petits malins s’adonnant aux douches dorées. « Tout ce qui dépasse, je coupe ! » avertit-elle en haussant le ton. « La salle de bain c’est au bout du couloir ! » Cela lui valut quelques remarques, mais elle ne se laissa pas démonter. Elle fixa les petits malins, un sourire aux lèvres : « J’ai fait aiguiser mes couteaux de cuisine hier, et je cherchais justement une bonne excuse pour les tester, merci de vous porter volontaires. »  Elle profita du calme qui s’en suivit pour demander à l’une des filles restantes  qui étaient les organisateurs de la soirée. La réponse qu’elle obtint rendit son sourire un peu plus tendu et menaçant. Son interlocutrice fila sans demander son reste après lui avoir pointé du doigt le ‘birthday boy’.

Brittany se retourna vers la piste de danse en inspirant profondément. Au bout d’une dizaine de secondes, elle finit par hausser les épaules et se mêla à la foule en se déhanchant gaiement. En chemin, elle s’arrêta près du fameux Henry et sa belle non-identifiée. Elle leur offrit un grand sourire MegaWatt. « Henry, c’est ça ? Si tu croises Michael avant moi, dis-lui qu’il nettoiera mon appart demain, peu importe sa gueule de bois. Oh, et si jamais je te revois ici, je ne promets rien sur ton état à la sortie. A part ça, joyeux anniversaire ! » Elle lui tapota l’épaule et s’éloigna vers la cuisine dans laquelle elle débarqua en criant : « La reine des cocktails est là ! Que quelqu’un m’éloigne cet idiot de la bière et passez vos commandes ! Tous ceux qui ne savent plus compter jusqu’à dix en moins de dix secondes sont interdits de vodka ! » Sachant qu'elle détestait la vodka, ce n'était pas un problème si elle ne répondait pas à son propre critère...
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MessageSujet: Re: 03. [Pierce's] It feels like one of those nights...   Lun 17 Fév - 21:54

Difficile de dire à quel moment de la soirée les choses avaient dégénérées. Parce qu'il fallait se rendre à l'évidence, la fête avait pris une tournure à laquelle on aurait pu s'attendre venant d'une bande d'adolescents sous l'effet de l'alcool, mais qui prenait tout de même de sacrés proportions. Dévorée par l'envie de dégainer son téléphone portable pour filmer ce qui se passait sous ses yeux, Sunny se promit de demander une copie du film que réalisait Aidan à cet instant précis. Elle le vit déambuler au hasard dans la foule, avant de finalement s'éloigner avec un autre garçon, ce qui fit hausser un sourcil à l'apprentie journaliste. Elle ignorait qu'Aidan avait des penchants pour les garçons, mais venant d'un esprit libre comme le sien, cela n'avait rien d'étonnant, finalement. Au fil de la soirée, Sunny avait assisté à des choses qui auraient bien mérité d'être filmées. Elle aurait pu créer un véritable scandale au sein de McKinley. C'est pourquoi elle aimait les fêtes de ce genre. Les gens se lâchaient, buvaient à en perdre la raison et faisaient un peu n'importe quoi. Après, ils ne s'en souvenaient pas forcément, et Sunny pouvait le leur rappeler, et s'en servir contre eux. Elle avait fait ça un nombre incalculable de fois. Pourtant, ce soir, elle se contentait d'observer, et demain, elle n'irait pas faire chanter qui que ce soit. Qu'est ce que c'était... frustrant.
La jeune fille s'éventa d'une main, tant elle avait chaud. Elle avait beau n'avoir rien bu, elle subissait la température qui avait grimpé de quelques degrés à mesure que les corps se déchaînaient sur la piste de danse improvisée. D'une oreille elle écouta les rumeurs qui courraient au sujet d'Amanda, qui avait fait un malaise et avait été évacuée, mais tout le monde se contentait de dire qu'elle avait sûrement trop bu. C'était bien mal connaître Amanda Stevens, qui mettait un point d'honneur à toujours tout maîtriser, dans n'importe quelle situation. Ivre? Impossible. Et puis elle avait contemplé Jamie victime d'un cocktail douteux, en secouant la tête d'un air navré, mais pas désolé pour lui. Elle le connaissait assez pour savoir qu'il avait dû se jeter sur le verre d'alcool sans réfléchir, comme à son habitude.
Dans une des pièces, un cercle s'était formé, et on jouait au jeu de la bouteille. Sunny évita soigneusement cet endroit, peu désireuse de se retrouver à devoir embrasser n'importe quel crétin venu, alors qu'elle n'avait encore jamais embrassé qui que ce soit. Et voir les couples qui se formaient, se séparaient et se reformaient sous l'effet de l'alcool lui donnait envie de vomir. Ou de s'arracher les cheveux. Aussi ne s'aperçut-elle pas qu'Henry et Harper allaient s'isoler, sinon elle aurait souhaité bonne chance au jeune homme. Il suivrait les règles du jeu, mais Harper ne le laisserait certainement pas approcher à moins de cent mètres, et encore.

Bien vite, et puisqu'elle se refusait à céder à son instinct de journaliste, à mesure que l'alcool coulait à flot et que les esprits s'échauffaient, Sunny fut prise d'ennui. Jamie était occupé à digérer son cocktail, Henry était introuvable, de même qu'Harper, Aidan avait disparu dans une chambre avec un garçon, et Michael n'était pas visible dans la foule. En gros, elle se retrouvait toute seule. La musique lui vrillait les tympans, parce qu'un idiot avait augmenté le son, et tout le monde était trop ivre pour avoir une vraie conversation.
L'atmosphère changea subitement lorsqu'une jeune femme blonde prit d’assaut la piste de danse, trop élégante pour être encore lycéenne. Sunny reconnut Brittany Pierce-Holcomb, pour avoir été présente lors des répétitions des Cheerios l'an dernier, lorsque Quinn Fabray, enceinte, ne pouvait assurer les entraînements. Brittany P-H avait pris la relève. Autrement dit, la propriétaire des lieux était de retour. Curieusement, elle semblait prendre plutôt bien le fait qu'une bande de jeune ait investi son appartement pour le transformer en night club. Mais pour Sunny, c'était le signe que la soirée touchait à sa fin. Du regard elle chercha un visage connu pour signifier qu'elle partait... mais ne trouva personne. Pendant quelques minutes elle se faufila à travers la foule, esquivant les corps qui sautaient en rythme, pour récupérer son blouson. Puis, résignée, elle retraversa l'appartement en sens inverse, contournant une flaque de vomi, avant de débouler sur le palier de l'appartement. En remontant la fermeture de son blouson, elle constata que, curieusement, elle avait passé une bonne soirée. Elle avait vu ses amis, s'était éclatée sur la piste de danse -et ce en compagnie de personnes qu'elle n'aimait pas et qui la détestaient cordialement, elle n'avait pourtant pas bu une goutte d'alcool, comme à son habitude. Avec un dernier regard dans l'appartement, dont la porte était toujours ouverte, elle eut un sourire en coin et s'engouffra dans la cage d'escaliers.
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MessageSujet: Re: 03. [Pierce's] It feels like one of those nights...   Mar 18 Fév - 12:15

A peine ébranlé par la bousculade de l'autre titan - après tout, il aurait au moins essayé de le prévenir-, Matteo ne put s'empêcher de rire voyant tout l'effet que ce cocktail maison avait sur lui. Pas un rire moqueur, mais un rire d'amusement. Parce que franchement, voir quelqu'un boire tous ces trucs dégueulasse sans savoir ce que c'était, c'était vraiment drôle. Le voir rajouter quelque chose dedans et ré-essayer, était cette fois absolument incompréhensible. Il était maso ou quoi ? Pour sa part, jamais le jeune homme n'aurait tenté de reboire quelque chose de dégueulasse en rajoutant quelque chose de meilleur dedans. Ce qui était dégueulasse de base, restait dégueulasse après modification. Mélanger des trucs bons ensemble pouvait donner des trucs meilleurs, mais à partir du moment où un des ingrédients de la potion magique était mauvais, il ne pouvait qu'en résulter du dégoût et de la catastrophe. Voilà ce que l'adolescent avait appris lorsqu'il habitait encore dans la ville qui ne dort jamais. Il avait fait ses propres expériences pour le comprendre, et avec un peu de chance, celle-ci suffirait à Jamie. En espérant qu'il ne soit pas trop malade quand même. Il alla en vitesse poser le plateau dans un coin de la cuisine et revint vers la victime.
- Désolée mec, j'aurais au moins essayé de t'éviter de boire du steak hâché, des yaourts, des bananes, une pomme et quelques épices, mais... mince n'allait-il pas le dégoûter encore plus en énumérant les composants de la mixture ? Enfin bref, je crois que les toilettes sont par là-bas ! déclara-t-il en désignant le bout de ce qui ressemblait à un couloir.

Tournant les yeux pour observer Jamie s'éloigner, Matteo croisa ceux de Kara, qui semblait venir d'arriver. Rien qu'à la façon dont elle marchait et dont elle secouait sa chevelure, on sentait que cette fille avait énormément de confiance en elle. Combiné avec un peu de sale caractère, nul doute qu'elle pourrait avoir une position correcte dans l'échelle sociale si elle décidait de s'en donner les moyens, et il n'y avait aucun doute possible concernant le fait que c'était son objectif. Lorsqu'elle lui fit un sourire, il le lui rendit et s'apprêta à aller à sa rencontre pour discuter, puisqu'après tout, Aidan et son pull étaient occupés à immortaliser la soirée, et qu'une bonne partie des inconnus étaient déjà raide morts sur le sol, il n'y avait plus grand monde à qui il irait parler de lui-même. Il fit donc quelques pas avant de se rendre compte que la Cheerio avait fait demi-tour. Cette façon qu'elle avait de l'éviter commençait à augmenter la curiosité du jeune homme plus qu'autre chose. Pour commencer, c'était lui qui avait eu à répondre à sa curiosité, à être la bête de foire à qui l'on pose des tas de question sur comment c'est d'être un acteur, etc... Et maintenant quoi ? D'un coup elle se mettait à l'ignorer, voire à l'éviter. Que se passait-il dans la tête de Kara Sparks ? Loin d'être vexé, c'est surtout la curiosité de l'adolescent qui fut piquée à vif. Il mourrait d'envie d'aller voir la cheerleader et d'essayer de comprendre le phénomène, mais se retint. Avec elle, ce n'était sans doute pas la bonne technique. Il l'observa rentrer collision avec ce pauvre Jamie sur le chemin des toilettes, puis détourna le regard en quête de quelque chose à faire pour se distraire.

Retourner danser ne l'intéressait plus vraiment mais il le fit quand même, parce que c'était un passe-temps de soirée comme un autre. Malgré que la musique soit de plus en plus pathétique - parce que oui, il savait lui, qu'un renard jappe - , il resta danser et se trouva bien vite une partenaire quelque peu éméchée qui semblait être plus amusée par le fait de se frotter à lui que par celui de danser. Complètement blasé, il la laissa se trémousser à côté de luiApercevant Harper Pritchard déambuler solitairement vers une destination inconnue, il planta sa partenaire de danse sans avertissement préalable et se faufila à travers la pièce bondée pour atteindre celle à qui il comptait demander quelque chose. Une soirée n'était sans doute pas le moment idéal pour faire ça, mais il avait trouvé une excuse pour faire autre chose que danser, alors il n'allait pas s'en priver. Il la stoppa en chemin en lui attrapant l'épaule, et la relâcha immédiatement, il avait capté son attention.
- Harper Pritchard, c'est bien ça ? A vrai dire, la réponse ne l'intéressait pas vraiment, et il enchaîna. J'ai entendu parler de ton petit business et je risque d'avoir besoin de ton aide prochainement. Nul besoin de murmurer, avec le volume sonore, il était sûr que personne d'autre ne pouvait entendre. C'est tout ce que j'avais à dire, on discutera des modalités plus tard, passe une bonne soirée !

Sur ces mots, il laissa l'adolescente reprendre sa route, et se dirigea vers la personne qui proposait des cocktails dans la cuisine, pour vérifier que ceux-ci étaient buvables avant que quelqu'un d'autre s'intoxique. En arrivant, il reconnut la propriétaire des lieux, qui semblait ne pas vraiment se soucier de l'état dans lequel était en train d'arriver son appartement. Il s'arrêta au comptoir et s'assit sur un tabouret, avant de s'adresser à la jeune femme blonde.
- Je veux bien un cocktail surprise, s'il vous plait ! logiquement, vu la personne qui les faisait, il ne courrait pas trop de risques. Et je sais compter jusqu'à dix en moins de dix secondes. Un. Deux. Trois. Quatre. Cinq. Six. Sept. Huit. Neuf... et dix. Voilà ! Il sourit fièrement. Vous n'avez pas trop peur pour votre appart' ? Nan franchement, le vomi ça tache la moquette, non ? Et je serais vous, je vérifierai votre frigo, et ne boirais pas les verres qui sont posés là bas dans le coin, le mélange est un peu bizarre.

Mine de rien, les quelques verres qu'il avait bu commençaient à lui monter au cerveau, et il s'amusait bien à dire des choses aussi évidentes sur un ton aussi ridicule.
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MessageSujet: Re: 03. [Pierce's] It feels like one of those nights...   Dim 9 Mar - 22:35

Les soirées lycéennes, ce mythe. Toutes les séries pour ados et teen-movies avaient une tendance à vendre la chose comme le paroxysme de la joie et de la folie douce. Mais ce que la fiction éludait, par exemple, c'était l'odeur de plus en plus désagréable de fumée de cigarette, transpiration et alcool renversé. La musique était tellement forte que c'était à peine si on parvenait à entendre son voisin. Bien sûr, les quelques verres que K avait déjà bu lui donnaient une sensation de bien-être, illusoire mais agréable. Ce canapé lui semblait le meilleur endroit du monde et elle s'amusait indéniablement à observer ses camarades se comporter comme des imbéciles et essayer de danser. Elle ne regrettait nullement d'être venue, ne serait-ce que parce que cela représentait un avancement significatif sur sa petite to do list. Mais l'atmosphère surchauffée la gagnait peu à peu et nulle doute qu'après quelques décoctions de vodka-orange supplémentaires, elle se sentirait parfaitement intégrée à l'ambiance. Peut-être était-elle un peu déçue de ne pas éprouver la même joie spontanée que les autres lycéens et que la musique soit aussi mauvaise, mais après tout, elle aurait dû s'y attendre. La jeune Sparks n'était pas une grande adepte du lâcher-prise, effet secondaire qui survient immanquablement quand on vit dans le mensonge permanent. Alors qu'elle tapait vaguement du pied sur le rythme de la chanson et s'imprégnait de l'instant au mieux, une part de son esprit réfléchissait à l'heure à laquelle elle devait partir, si elle avait bien laissé la fenêtre de sa chambre ouverte et surtout, priait pour que Louise n'ai pas remarqué son absence et pour ne pas la réveiller en rentrant. Ce n'étaient donc pas les conditions idéales pour s'abandonner sur la piste de danse ou aller fréquenter l'obligatoire contre-soirée qui commençait à s'organiser dans la cuisine.

Mais les choses sérieuses ne faisaient que commencer après tout et elle avait encore un peu de temps pour se mêler à la foule et agiter ses cheveux en cadence pour donner une illusion de liberté et de sex appeal. Pour l'instant, elle avait un semblant de conversation avec le ô combien inaccessible Henry Watson-Brown, invité d'honneur de la soirée dont tout le monde semblait oublier l'existence à mesure que le taux d'alcoolémie total grimpait. Little K ne connaissait pas spécialement bien le jeune homme, mais il était typiquement le genre de personnes avec qui il était de bon ton d'être vue. Un peu trop beau pour être honnête, charismatique, d'une arrogance sans pareille. Les similarités avec la gamine ne manquaient pas, bien qu'il soit beaucoup plus affirmé dans son statut je-suis-trop-cool-pour-m'inquiéter-de-ma-popularité-mais-je-suis-populaire-quand-même. Elle s'autorisa donc un ricanement en laissant ses prunelles claires s'attarder sur le pull - certes de saison mais tout de même injustifiable - de ce garçon qui avait en plus de ça dégainé une caméra. La petite brune fronça les sourcils, pas spécialement emballée à l'idée qu'une trace vidéo de sa présence à cette soirée puisse circuler dans les couloirs ou sur le net. Un rien paranoïaque ou tout simplement prudente, elle voulait minimiser les risques. Si un parent voyait cela et que les frasques des lycéens remontaient aux oreilles toujours grandes ouvertes de Louise... Mieux valait ne pas s'aventurer sur ce terrain, au pire, elle toucherait deux mots à Rudolph - le surnom lui plaisait - un peu plus tard. Elle répondit donc d'un air faussement sérieux « Ca apporte une petite touche de folklore, dirons-nous. » La jeune fille fronça néanmoins le nez, elle-même peu convaincue de l'intérêt d'avoir laissé de tels individus entrer. Tirant une nouvelle bouffée de tabac, elle observa d'un oeil curieux le jeu de la bouteille qui commençait à se mettre en place, mais fut tirée du confort du canapé par l'invitation d'Henry à s'éloigner. Elle masqua son étonnement et se contenta de hocher la tête, son verre dans une main et sa cigarette dans l'autre pour s'approcher du balcon avec le birthday boy.

Kara ne put s'empêcher de constater que le monde était un rien moins stable que quand elle s'était assise avec un verre plein. Sans doute s'était-elle levée trop vite. Ou bien, elle commençait à ressentir les effets de l'alcool avec un peu plus de force maintenant qu'elle était debout. La sensation fut heureusement passagère et elle prit donc une autre gorgée de sa boisson pour se requinquer un peu. Elle remarqua alors qu'une bande de garçons avait largement investi le balcon pour, apparemment, uriner sur le trottoir. Haussant un sourcil, la gamine s'esclaffa légèrement devant les difficultés techniques que semblait subir l'un d'entre eux. Le jeu était puéril et elle n'y accorda pas tellement d'importance, se contentant de fumer sa cigarette d'un air aussi sophistiqué que possible. Watson-Brown l'interrogea alors sur son cadeau et la Cheerio afficha un sourire en coin avant de répondre « Parce que c'est vraiment ton anniversaire? Tu m'en vois étonnée. Partie remise pour le cadeau, ce sera à Noël à la place. » Elle appuya son propos d'un clin d'oeil amusé, puis reporta son attention sur son verre. Elle se fit tout de même la réflexion qu'il ne fallait pas qu'elle force trop de ce côté là. Elle devait pouvoir escalader la façade à l'aide de la gouttière en rentrant. Et puis, elle ne voulait être connue comme la gamine qui ne tenait pas l'alcool ou subir le sort d'Amanda Stevens, qui avait dû être escortée vers la sortie par quelques amies dévouées ou du moins, ne voulant pas en perdre une miette. Voilà qui ne manquerait pas de se répandre comme une traînée de poudre, d'autant qu'un tel spectacle était étonnant de la part de cette control freak notoire. Un peu plus loin, un abruti fini avait visiblement fait exploser un fût de bière et le liquide se répandait à grande vitesse à travers l'appartement classieux. Le ou la propriétaire allait être hystérique en voyant ça. Nul doute que Louise aurait sans doute commis des actes répréhensibles si la scène avait eu lieu chez elle. Alors que l'image de sa mère chassant les mécréants à coups de balai s'imposa à son esprit, une jeune femme blonde avec un sourire aussi resplendissant qu'angoissant apparut devant eux pour proférer des menaces pas tellement voilées. Little K échangea un regard avec Henry, où transparaissait aussi bien sa confusion que son inquiétude. La propriétaire mystère était donc bipolaire. Ou alors comptait profiter de la fête, puisque son appartement avait de toute façon était ruiné. C'était une logique intéressante. Alors qu'elle s'éloignait d'une démarche assurée, la brunette lâcha avec un sourire sardonique « Voilà qui me confirme que tu ne vis pas ici. Au vu du nombre de peluches-licornes au mètre carré, je t'avoue que ça me rassure. Et bonne chance, je suppose. » Deux "amis" de l'idiot à la bière l'éloignèrent alors de la scène de crime et prirent la poudre d'escampette, craignant le courroux pailleté de la jolie blonde, qui s'était lancée dans des cocktails.

Kara haussa finalement les épaules, l'air de dire pourquoi pas, à l'intention de Watson-Brown, puis se dirigea vers la cuisine, où elle demanda avec un sourire avenant « Je prendrais bien une Tequila Sunrise. Ou ce qui vous arrange. » Après tout, mieux valait ne pas être trop exigeante et cette fois-ci, elle avait à faire à quelqu'un sachant ce qu'elle faisait et non une ado éméchée cherchant à empoisonner ses congénères. Elle remarqua alors que Matteo se tenait sur sa droite et lui adressa un vague signe de tête, puis rejeta ses cheveux en arrière avec autant de superbe qu'elle pouvait en maîtriser. La lycéenne se hissa sur le comptoir, avec moins d'agilité qu'elle n'en possédait d'ordinaire et fit main basse sur un saladier de chips au vinaigre, histoire de se donner une contenance. Une horloge lui faisait face et lui indiqua qu'elle pouvait encore profiter de la soirée une heure ou deux, si elle voulait rentrer avant l'aube. Malheureusement pour la gamine, sa mère était du genre matinal et n'appréciait guère que le reste de sa famille ne se prélasse au lit toute la matinée, weekend ou non. Et little K elle-même avait pris l'habitude de rarement se lever après neuf heures. Surtout depuis qu'elle avait intégré un footing journalier à sa routine matinale. Elle n'avait qu'à croiser les doigts pour ne pas être du genre à avoir la gueule de bois douloureuse. Et faire durer son cocktail.
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MessageSujet: Re: 03. [Pierce's] It feels like one of those nights...   Lun 10 Mar - 17:47

Jace referma la porte de la chambre, et inspira profondément afin de s'éclaircir les idées. Quand la rumeur d'une soirée organisée par HWB, et ayant lieu dans un appartement luxueux, était parvenue à ses oreilles, et quand il avait pris la décision de s'y rendre, il était loin de se douter que les choses prendraient cette tournure. A la base, cette soirée devait être un pied de nez à son passé de looser ; il voulait pouvoir déambuler au milieu de ses anciens bourreaux, les infiltrer et être là pour les remettre à leur place au moment où ils dépasseraient les bornes, parce que n'est ce pas le rôle d'un super héros ?
Et au lieu de ça, il s'était retrouvé enfermé dans une chambre, et avait reçu un baiser. Et pas un simple bisou du bout des lèvres, cette fois il s'agissait d'un vrai baiser de cinéma, le même qu'il espérait un jour pouvoir donner à une fille. C'était nettement différent de ce qui s'était passé dans les vestiaires, pour sûr. Moins maladroit, moins douloureux pour les dents, et il faut bien l'avouer, carrément plus agréable. Curieusement, il n'était pas le moins du monde dérangé par le fait que ce soit un garçon qui l'ait embrassé. L'espace d'un instant, il se demanda s'il avait un faible pour les mecs. Les sourcils froncés, il vrilla son regard dans celui d'une fille, et la dévisagea alors qu'elle battait des cils. Ses yeux s’arrêtèrent sur la courbe de ses seins qui se soulevaient au rythme de sa respiration et sur ses cuisses. Face à la réaction purement physique qu'il ressentit en contemplant cette jolie demoiselle, Jace hocha la tête. Nan, il n'était pas gay.
Il faudrait par contre qu'il se souvienne de ce qui s'était passé, et des gestes qu'avaient eu Aidan, afin de pouvoir les reproduire le moment venu. C'était sa seule expérience, son seul point de comparaison, et cela lui servirait le jour où il tomberait amoureux d'une fille.
Sur cette promesse, Jace remonta le couloir pour rejoindre les autres invités qui se déhanchaient sauvagement sur une musique assourdissante. Un nuage de fumée opaque était monté jusqu'au plafond, à mesure que les fumeurs s'accrochaient à leur cigarette comme si leur vie en dépendait, et Jace eut un rictus de dégoût. Ses vêtements allaient sentir mauvais. Il évita donc la pièce principale, la fois pour ne pas avoir l'impression de s'être roulé dans de la cendre froide, et également parce que toute cette fumée lui piquait les yeux. Beurk.

Il ignorait quelle heure il pouvait être, mais à en juger par ce qu'il avait sous les yeux, il devait être assez tard. Quelques couples s'embrassaient furieusement un peu partout, un monceau de verres et de bouteilles vides s’entassait à même le sol et en esquivant une seconde flaque de vomi, Jace se dit que beaucoup auraient la gueule de bois en se levant demain matin. Enfin, toute à l'heure. Et en parlant d'alcool, une jolie femme aux cheveux blonds, pieds nus et très élégante, préparait des cocktails avec dextérité, sous l’œil embrumé mais impressionné de quelques adolescents qui l'acclamaient dès que leur lèvres touchaient le mélange d'alcool.
Jace n'y connaissait rien en alcool. Le shot que Jamie lui avait presque mis d'autorité dans les mains lui avait laissé une impression de forte chaleur et au final, il n'avait pas trouvé ça très agréable. Mais dans les films d'espions, les protagonistes avaient toujours l'air de savourer leur verre. Alors qu'il s'approchait, Jace reconnut une chevelure bondissante, pour l'avoir suivi un nombre incalculable de fois lors de son jogging matinal. Le jeune homme jeta un coup d’œil autour de lui, mais visiblement, il n'y avait personne pour gâcher ce petit moment, alors autant en profiter. Tout le monde était de toutes façons bien trop ivre pour se souvenir que Kara Sparks papotait avec un élève qui n'était pas (encore) populaire. Personne n'irait la dénoncer, et son ascension sur l'échelle sociale ne serait pas mise à mal. Aussi se glissa-t-il à ses côtés, le dos appuyé sur le comptoir et les bras croisés. « J'aimerais une vodka martini, s'il-vous-plait. » Puis il se pencha vers Kara pour lui souffler sur le ton de la confidence : « C'est le cocktail préféré de James Bond. » Un sourire mutin ponctua ses paroles, et sa main se plongea dans le saladier de chips que tenait Kara.
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MessageSujet: Re: 03. [Pierce's] It feels like one of those nights...   Lun 10 Mar - 21:55


La soirée s'annonçait une soirée des plus normales chez le couple le plus normal de la ville : les Faithorn. Suivant une routine bien huilée, après leur dîner, ils séparaient dans leurs habitudes vespérales. Si Larry s'était, comme souvent, enfermé dans son bureau, poussé par une illumination de son imagination, tandis que Robin était tout d'abord restée quelques minutes au salon, assise sur le canapé moelleux. Effleurant sa lèvre inférieure du bout de son index, la blonde réfléchissait, hésitante. Un choix cornélien s'offrait à elle, comme lors de nombreux crépuscules dans cet appartement en apparence tout ce qu'il y avait de plus normal. Son regard azur se promena dans la pièce jusqu'à ce qu'il rencontre la porte du bureau de sa moitié. Parfois, elle aimait passer sa soirée simplement. Elle passait lentement sa tête dans l'entrebâillement de la porte qu'elle ouvrait discrètement et elle le fixait derrière son bureau, en pleine réflexion. La phase suivante était plus délicate. Elle ne savait jamais vraiment s'il allait l'accepter directement ou si elle allait devoir user de ses charmes pour le faire craquer. Généralement, elle passait derrière lui sans un mot, gardant dans un premier lieu ses distances, se contentant de lire par-dessus l'épaule de son mari. Et puis elle relâchait sa chevelure dorée et la laissait tomber en cascade autour de son visage. Elle faisait quelques pas en avant, les mèches d'or caressant la joue et le cou de l'écrivain qui souhaitait souvent se concentrer. Des fois, il avait sa tête qui disait qu'il ne fallait pas chercher à le perturber, mais des fois, il avait une expression qui incitait la blonde à jouer avec lui. Elle posait alors son menton contre l'épaule de Larry et rapidement ses bras entouraient l'écrivain qui se retrouvait piégé, pour le plus grand plaisir de sa compagne.

Mais depuis quelques soirs, Robin avait d'autres préoccupations qui envahissaient peu à peu son esprit en ébullition. Cela lui prenait une grande partie de sa pause méridienne, une partie des pauses entre ses cours ainsi que la plupart des moments où Larry n'était pas présent. Lentement, la jolie blonde se leva du canapé, avec toute la discrétion dont elle pouvait être capable. Elle se glissa dans la chambre du couple et s'installa sur leur immense lit. Elle sortit de sa table de nuit une tablette numérique et s'enfonça dans les nombreux coussins et oreillers. Elle vérifia une dernière fois que Larry ne sortait pas de son bureau et ajusta les écouteurs dans ses oreilles. Elle alluma l'appareil et fut agressée par une musique forte et plusieurs cris. Le bouton qui servait à diminuer le volume fut martyrisé en guise de représailles, mais la blonde ne cessa d'observer l'écran.

Merde... Le juron siffla entre ses lèvres. Sur la vidéo, plusieurs personnes qui célébraient quelque chose. D'un rapide coup d’œil, Robin put repérer des visages connus, les mêmes qu'elle pouvait observer cinq jours sur sept en période scolaire, avachis sur leur bureau et jouant avec leur stylo tandis qu'elle tentait en vain de leur faire aimer les grands auteurs. Elle n'avait pas une seconde à perdre, elle en avait déjà trop gaspillé à admirer l’œuvre des jeunes. Plus les secondes défilaient, plus elle voyait les dollars s'effacer. Pourquoi avait-il fallu que les gamins improvisent une soirée dans cet appartement précisément ? Mais surtout, la grande question qui tournait et retournait dans la tête de Robin à l'instant présent était : comment diable ont-il fait pour passer le concierge pourtant si méticuleux et comment ont-ils pu perdurer dans leur beuverie jusqu'à présent ? N'était-il pas évident que cette musique était largement différente de celle de l'actuelle propriétaire du luxurieux appartement ? Les voisins entendaient-ils seulement quelque chose ? Robin ne savait pas. Elle devait s'avouer vaincue sur ce point. Elle ne savait pas. Elle n'avait pas examiné les plans de l'immeuble. C'était plus le travail de Larry et elle lui faisait confiance pour qu'il lui communique les informations en temps voulu car pour elle, ce n'était pas intéressant de savoir si on peut entendre son voisin lâcher un rot pour passer du bon temps avec sa partenaire de la nuit ou non.

La blonde tira sur le câble de ses écouteurs pour les retirer et éteignit rapidement sa tablette. Elle ouvrit le tiroir de sa table de chevet, posa son matériel à l'intérieur et referma le tout à la hâte, sans voir qu'un écouteur dépassait. Heureusement qu'elle avait gardé sa paire de jeans et son chemisier, elle venait de gagner de précieuses minutes, surtout au vu de l'aventure qui allait à présent l'attendre. Elle bondit du lit et se glissa furtivement hors de la chambre. Prudemment, elle fixa la porte du bureau de sa moitié, toujours fermée. C'était sa chance. Elle passa agilement sans faire de bruit, attrapant une paire de talons sur le chemin et sortit de l'appartement en prenant soin de ne pas faire de bruit avec la porte. Il ne fallait pas que Larry découvre ce qu'il se tramait. Surtout pas. Maintenant qu'elle était un peu plus libre de ses mouvements, elle fonça, ses chaussures encore à la main. La porte de l'ascenseur se refermèrent sur elle alors qu'elle enfilait enfin ses escarpins.

Sans saluer le concierge de garde ni le portier, contrairement à ce qu'elle aurait fait d'habitude, la jolie blonde fonça à l'extérieur, marchant d'un pas vif et rapide. Le lieu du crime n'était pas bien loin, bien entendu, mais il fallait faire vite pour sauver ce qu'il restait à sauver. Dans sa tête, Robin pestait. Elle pestait contre les gamins qui avaient organisé ça, elle pestait contre Brittany qui n'était même pas capable de s'en occuper seule mais elle pestait aussi contre elle-même qui n'avait pas prévu cet obstacle. Elle aurait dû le prévoir. Cela faisait partie du métier, prévenir l'imprévisible. Lorsqu'elle pénétra dans l'immeuble de la veuve blonde, elle pouvait entendre la musique. Elle prit rapidement l'ascenseur, s'excitant sur le pauvre bouton de l'étage qui n'avait rien demandé. Finalement arrivée, elle n'eut même pas besoin de frapper, la porte était grande ouverte. Sur le pallier, deux adolescents boutonneux se roulaient agréablement une pelle baveuse, arrachant une grimace de dégoût à la professeure. Sans plus tarder, elle fila entre les deux tourtereaux et pénétra dans le hall. Sa mâchoire toute entière se serra et elle se retint de hurler. Elle attrapa le premier individu qui lui passa devant et le tira vers elle, le forçant à s'arrêter. Il n'avait pas besoin d'ouvrir la bouche pour qu'elle sache qu'il ne s'était pas contenté de boire de l'eau ce soir. Elle attira l'oreille de l'élève vers sa bouche et lui hurla : Le responsable, maintenant ! Le jeune homme mit un certain temps avant de réagir, comme si la phrase prenait son temps pour faire le tour du cerveau baigné dans un mélange de différents alcools. Finalement, il reconnut la personne qui lui comprimait le bras et resta de longues secondes la mâchoire pendante. Le regard que lui lança Robin suffit à lui faire reprendre ses esprits et il pointa du doigt le maître de la soirée. Pourquoi ça ne m'étonne pas... La blonde relâcha l'ivre qui manqua de s'effondrer à ses pieds mais qui se rattrapa juste à temps pour s'enfuir de l'appartement. Il n'avait pas envie de rester là lorsque Miss Faithorn mettrait fin à la petite fête.

La blonde s'avança alors dans la direction indiquée. Au passage, elle reconnut quelques élèves et c'était visiblement réciproque aux regards qu'ils lui lançaient. Mais elle les ignorait, elle se fichait bien d'eux pour le moment. Sa cible était sa préoccupation. Elle s'arrêta cependant un instant et se pencha vers la télécommande universelle qu'elle ramassa en la secouant légèrement pour enlever des gouttes d'un mélange douteux – dont elle n'avait aucune envie d'en connaître la composition. Elle reprit sa marche gracieuse jusqu'à sa victime. Il fallait maintenant garder suffisamment son calme pour ne pas l'attraper par le col et le plaquer contre un mur – ou le balancer par-dessus le balcon, elle hésitait encore. Elle finit par se poster devant lui, appuyant sur le bouton Off de la télécommande, provoquant ainsi l'arrêter complet de ce bruit qui l'assourdissait. Malgré quelques protestations, elle ne faiblit pas et c'est avec un sourire sarcastique qu'elle finit par s'exprimer.

La saison de football est peut-être terminée, monsieur Brown, mais je peux encore intervenir sur vos projets futurs. Tapage nocturne, état d'ébriété et alcoolique en étant mineur, ce n'est pas très joli sur un casier judiciaire, vous en êtes conscient ? Son regard se porta alors sur le reste de l'assemblée encore présente. Ce regard froid et dur qui montrait bien qu'elle ne plaisantait pas. Et c'est valable pour tout individu ici présent. Je me ferai un plaisir de donner les noms. Et ne pensez pas que je pourrais en oublier ne serait-ce qu'un. Fichez-moi le camp tout de suite ! D'un doigt menaçant, elle pointait la direction de l'entrée. Qu'ils partent sur-le-champ, emportant avec eux leur ivresse et leur bêtise.
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