Choriste du mois


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 03. Let's go, Mère Thérésa !

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MessageSujet: 03. Let's go, Mère Thérésa !   Lun 2 Déc - 7:17


Habiter en Ohio, c'est se condamner à vivre un hiver des plus rudes, des plus froids et des plus difficiles à vivre. La neige peut tomber à n'importe quel moment et les températures sont très souvent bien en-deçà du sacro-saint zéro. Par chance, quand on avait vécu près de trente-cinq années à Seattle, on avait quelque peu l'habitude. Et lorsqu'on avait beaucoup d'argent, on avait de quoi se couvrir alors que le temps n'était pas vraiment tolérant face aux extrémités du corps humain.

Robin avait passé de longues minutes dans ce magasin coûteux du centre de Lima. Le choix étendu de manteaux et de vestes lui en avait presque donné le tournis et il lui avait fallu en essayer une petite vingtaine avant de trouver la perle rare selon elle. Elle s'était aussi permise d'agrémenter le tout d'une paire de bottines fourrées assorties. La caissière lui avait adressé son plus beau sourire, Robin en avait fait de même en lui tendant sa carte de crédit. Le montant de ses achats pouvaient paraître élevé, mais la jeune femme était persuadée que Larry n'allait rien lui dire, si ce n'était lui faire des compliments sur sa tenue. Après tout, à quoi pouvaient servir des beaux vêtements si ce n'était pour faire plaisir à son homme ? La blonde caressa l'étoffe du bout du doigt. Elle n'attendait pas d'être chez elle pour mettre ce qu'elle avait fraîchement choisi. Sans plus attendre, elle glissa son ex-veste et ses ex-bottines dans le sachet et fit claquer les talons de ses nouvelles précieuses avant de sortir de l'établissement, un fier sourire aux lèvres.

Elle récupéra sa voiture qu'elle fit ronronner dans un nuage de gaz d'échappement. D'un rapide coup d’œil, elle vérifia qu'elle avait libre accès avant de bondir sur la route dans un vrombissement discret. Dans l'habitacle, Aretha Franklin faisait sa petite prière et Robin chantonnait qu'elle resterait toujours dans son cœur, pianotant de ses longs ongles manucurés de la veille sur le cuir du volant. Avec une agilité et une fluidité déconcertante, la petite voiture se faufilait entre le trafic quotidien de Lima. Robin avait fini sa journée de travail, mais plutôt que de tourner sur l'avenue principale pour rejoindre la place Bellefontaine, elle continua tout droit, fonçant à vive allure jusqu'aux vieux quartiers. Elle connaissait plus que bien ce quartier. A sa gauche, l'Eglise de la ville, le lieu des prestations des Second Chances filait. A sa droite, les néons de l'enseigne du Piano-Bar où elle aimait bien se rendre avant que la vie des Faithorn ne redevienne comme à leur montée vers la gloire, plus de dix années en arrière, derrière des vitrines de Seattle, clignotaient malgré la clarté du jour toujours présente. Mais la trentenaire continuait sa route. Elle n'avait pas besoin d'aller en ces lieux. Sa destination était toute choisie depuis la pause déjeuner. Elle avait rapidement envoyé un sms à Larry pour le prévenir qu'elle ne rentrerait pas à l'heure habituelle car elle allait faire comme les héros des œuvres de son époux. Le plus difficile était probablement à venir à présent.

Le bâtiment n'était pas parmi les plus défraîchis mais vraiment pas des plus récents. La Chevrolet de l'épouse Faithorn trouva rapidement une place sur le parking et la conductrice s'extirpa du véhicule, emportant avec elle son sac à main et son sachet de shopping. Elle entra dans la bâtisse en accordant des regards azur à qui se présentait dans son champ de vision. Elle savait exactement qui elle cherchait et elle sait aussi et surtout pertinemment qu'elle pouvait la trouver ici à cette heure de la journée. La blonde agita mollement la main pour saluer une jeune brune qui semblait vouloir savoir ce qu'elle pouvait bien fabriquer ici. Robin ne s'attarda pas et s'avança un peu plus dans le bâtiment. Elle allait finir par la retrouver.

Ce fut finalement avec une personne dans un état des plus piteux que la trentenaire parvint à apercevoir la crinière rousse qu'elle avait tant cherché. Ses talons claquaient sur le sol dans un bruit sourd. Impossible de ne pas l'entendre arriver. Elle décrocha son sourire le plus vendeur en agitant la main.

Emma ! Enfin je te trouve ! Comment vas-tu ?

Robin s'apprêtait à prendre la conseillère d'orientation du lycée McKinley dans ses bras en signe de sympathie, mais l'inconnu la stoppa dans son élan. Une odeur putride s'échappait du corps étranger, soulevant le cœur de la blonde qui réprima tant bien que mal son haut-le-cœur. Elle posa alors simplement sa main sur le bras de l'épouse Schuester en la fixant directement dans les yeux.

J'ai à te parler, si tu veux bien m'accorder quelques minutes.
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MessageSujet: Re: 03. Let's go, Mère Thérésa !   Jeu 26 Déc - 20:34

Depuis déjà quelques semaines, la LPA subissait l'effervescence de fin d'année habituelle, laissant les bénévoles généralement débordés. Ils recevaient de plus en plus de visites physiques et urgentes plutôt que des appels généraux ou des lettres et mails de renseignements, et ne savaient plus où donner de la tête. Les gens se déplaçaient, désormais, parce que de plus en plus de personnes n'avaient pas le choix. Lima était une ville très agréable, mais il était indéniable qu'on y connaissait des hivers plutôt rigoureux. De fait, une association caritative avait nécessairement plus de travail et trouvaient plus de personnes à aider sans délais à partir du mois de décembre. Ainsi, présente depuis la matinée, Emma avait déjà rencontré dix personnes, en rendez-vous individuels ou en simple aide immédiate. Elle prenait parfois trop de temps, mais elle refusait de ne seulement envisager de s'imposer une cadence pour résoudre des problèmes humains: il ne s'agissait pas d'un travail à la chaîne, il ne s'agissait pas d'atteindre une rentabilité fixée (bien que l'efficacité soit appréciée étant donné le nombre important de personnes en détresse, quelle qu'elle soit), mais bien de s'occuper de personnes, de leur parler, de les comprendre. Pour le faire correctement, il fallait nécessairement prendre du temps: les bénévoles étaient là pour ça, et s'ils essayaient de s'occuper d'un maximum de personnes, ils essayaient avant tout de s'en occuper bien.

Ainsi, Emma était maintenant assise en face de Monsieur Parks, qui se rendait dans l'association pour la première fois après une longue hésitation, résigné depuis peu face à une situation qu'il avait dû avouer ne plus savoir gérer. Il était l'exemple même d'un revirement brutal de situation: garagiste respectable pendant des années, époux d'une employée administrative qui lui donna deux enfants, il s'était retrouvé au chômage du jour au lendemain et petit à petit des événements en cascade avaient fini par lui faire perdre sa femme, la garde de ses enfants, et jusqu'à son logement dans le centre-ville.

Soudain, on entendit dans les couloirs résonner un clapotement régulier qui signifiait généralement l'arrivée d'une dame. Les pas se rapprochèrent, Emma crut les entendre se diriger vers la pièce libre où elle se trouvait avec monsieur Parks. Si elle ne les remarqua qu'inconsciemment au début, elle finit par réaliser le volume sonore des talons qui frappaient le sol alors qu'ils se retrouvaient à l'entrée de la salle: la rouquine releva alors le regard, jetant un coup d’œil par dessus l'épaule de son interlocuteur. Une grande blonde aux traits fins se tenait là, approchant avec un sourire aux lèvres. Robin Faithorn. Emma l'accueillit d'un sourire bienveillant, qui lui-même la détourna un peu de sa conversation. D'ailleurs, en remarquant que l'attention de la rouquine ne lui était plus réservée, monsieur Parks suivit son regard en se retournant aux trois-quart vers la nouvelle arrivante -qui par ailleurs grimaça légèrement une fois à leur hauteur. « Robin! Je vais très bien et toi? » D'un geste amical, la professeure posa son bras sur Emma, annonçant qu'elle avait à lui parler. Tirailler entre sa volonté de l'écouter et le devoir de continuer d'entendre ce que lui disait le quadragénaire, Emma laissa ses yeux ronds alterner entre Robin et monsieur Parks. Celui-ci lui offrit un regard empathique en acquiesçant. « De toute façon, le jeune homme à l'accueil m'a demandé de remplir une feuille, je vais le faire pendant ce temps. » Miss Pillsbury le remercia puis se leva, s'éloignant un petit peu pour pouvoir parler à Faithorn. Elle ignorait encore le propos de sa visite, et de fait elle songea qu'elle avait peut-être quelque chose de confidentiel à lui révéler. « Tu préfères qu'on aille dans mon bureau? » Demanda la rouquine, volontaire pour bien faire. « Oh, mais... c'est la première fois que tu viens ici, si ma mémoire est bonne? » Le regard d'Emma s'était comme illuminé et participait désormais de la formation de deux billes brunes qui surplombaient un sourire d'une sincérité quasi enfantine. « Tu veux que je te fasse visiter? » Demanda la jeune femme, toute excitée. Cependant, en réalisant que ce n'était probablement pas l'objet de la visite de la blondinette, elle se reprit, s'éclaircissant la gorge. « Enfin... peut-être plus tard. Si tu as le temps. Et envie, bien sûr. elle sourit de nouveau, encourageante. De quoi voulais-tu me parler? »
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MessageSujet: Re: 03. Let's go, Mère Thérésa !   Ven 28 Fév - 5:43


Robin se demandait sincèrement comment Emma pouvait apprécier faire ce métier, bénévolement. Franchement, il y avait tellement de choses à faire pour récupérer ces gens en difficulté et elle ne demandait rien en retour. La blonde aurait pu avoir une once de compassion pour ces personnes qui, il fallait le rappeler - bien qu'elle-même ne le souhaitait pas réellement -, étaient dans la même situation dans laquelle elle avait vécu, une trentaine d'années en arrière, avant de se faire embarquer dans les histoires de son frère dans un premier temps puis celles avec Larry. Elle avait réussi à en sortir sans l'aide de qui que ce soit, alors pourquoi pas eux.

La jeune femme afficha un sourire qui se voulait chaleureux mais qui se révéla crispé au final. Elle était assez mal à l'aise avec ce vieil homme - si elle savait qu'elle était plus proche de son âge que d'autre chose, elle n'aurait pas pensé cela et aurait manqué de faire une attaque - dans les environs. Elle réussit à rester la plus contenancée possible, son sourire étirant toujours ses lèvres dont la commissure cependant trahissait légèrement son véritable ressenti.

Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Elle ne pouvait s'empêcher de citer certains de ces auteurs dont elle avait dévoré les ouvrages par le passé. La situation si prêtait tellement bien et si peu à la fin qu'il aurait été dommage de s'en priver. Il ne fallut pas longtemps pour le vieil homme pour se sentir de trop et décider de lui-même qu'il pouvait attendre pour laisser enfin Emma libre pour Robin. La blonde le gratifia d'un rapide hochement de tête et d'un faible sourire. C'était le mieux qu'elle pouvait faire. Elles s'écartèrent enfin du quadra et madame Faithorn put enfin respirer tranquillement. Heureusement qu'elle savait contenir ses émotions, auquel cas Emma aurait très certainement pu assister à des mains tremblantes et une expression de dégoût associée à une certaine panique agiter la professeur de littérature.

La jolie blonde laissa tout d'abord le loisir à la rouquine de s'exprimer. A voir l'expression sur le visage de la conseillère d'orientation, elle semblait ravie de voir sa collègue ici, ce qui n'était pas pour déplaire à Robin. C'était déjà un avantage pour ce qu'elle pourrait lui annoncer d'ici quelques instants. Notre protagoniste laissa donc la fondatrice de l'association s'excitait à son gré sur sa venue et sur une possible visite des lieux. La jeune femme fit parcourir son regard azur sur la pièce, en se disant qu'il faudrait qu'elle s'y habitue, se persuadant que ça arriverait un jour, si elle se prenait un coup sur la tête et qu'elle oubliait tous les rêves qu'elle avait pu imaginer avec Larry. Finalement, Emma passa à la partie intéressante, laissant enfin la parole à Robin qui ne pouvait pas être plus ravie. Elle n'avait quitté un sourire doux tout le long de la scène de la rouquine et l'avait à présent étiré plus grand encore, comme si la nouvelle était celle qui allait sauver l'humanité.

Je préfère t'annoncer cela ici tout de suite. J'ai beaucoup réfléchi et je pense que...

Elle laissa filer le temps, durer le suspense. Elle voulait être sûre d'avoir toute l'attention d'Emma quand elle lui révélerait le tout. La tête légèrement penchée sur le côté, elle battit plusieurs fois des paupières tout en fixant la rouquine avant de cracher le morceau.

Je pense que Larry et moi pouvons participer un peu à ton association. Nous pourrions faire des dons réguliers et en plus de cela, je serai ravie de... donner de ma personne pour aider ceux qui sont le plus dans le besoin.

Le bébé était lancé, le missile était parti, il n'y avait plus qu'à attendre la réaction et la réponse de la cible. Elle n'y était pas allée par quatre chemins et il lui semblait qu'elle n'avait oublié aucun argument à son petit discours. Elle avait bien entendu épluché les fonds de l'association avant de décider de quoi que ce soit, même s'il avait semblé plus qu'évident qu'Emma accueillerait des dons avec autant de bonheur que si elle avait reçu la salvation de Dieu en personne. Elle avait juste eu besoin de vérifier à quel point elle en aurait besoin et surtout du plancher sur lequel il faudrait danser.

Qu'en penses-tu ?

Cela sonnait un peu comme un appel à la dernière offre. C'était à prendre ou à laisser. Robin ne se faisait pas vraiment de souci, mais elle était tellement impatiente d'entendre la réponse de son amie, juste pour enfin se dire que tout avait - une nouvelle fois - fonctionnait comme elle l'avait prévu et souhaité.
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MessageSujet: Re: 03. Let's go, Mère Thérésa !   Jeu 1 Mai - 19:30

Bien loin de se douter du tourment et des pensées peu altruistes qui pouvaient animer Robin, Emma restait fidèle à elle-même en offrant à la blondinette un sourire bienveillant mais un peu crispé. En réalité, elle ressentait comme une sorte de pression au fait que la jeune femme soit venue dans les locaux de l’association: d'après ce qu'avait compris miss Pillsbury, ce n'était pas vraiment son genre de se rendre dans ce type d'endroit, et l'avoir ici relevait donc d'un petit miracle. Il fallait donc agir habilement pour ne pas la décourager à revenir incessamment sous peu, et ce qu'elle soit venue pour quémander de l'aide ou pour en donner. Aussi tenta-t-elle de contenir son excitation, de sorte que Robin puisse s'exprimer en toute liberté sans prendre peur et décider de ne plus jamais revenir. Le sourire qu'elle affichait ravissait Emma, qui était bien loin de se douter qu'il était faux et forcé. Tout ce qu'elle voyait, c'était la marque de bienveillance apparente d'une jeune femme qui avait eu le courage de venir dans les locaux de la LPA et qui, de fait, était une personne digne de respect et de confiance.

Quand elle prit la parole, miss Faithorn capta directement l'attention de Emma, un peu intriguée de ce qu'elle allait lui dire. ça lui paraissait sérieux dans la mesure où Robin confiait avoir eu besoin d'y réfléchir. Un sourire arqué, la fondatrice de l'association resta silencieuse, se contentant d'un encouragement silencieux au travers d'une mine intriguée.
Et la nouvelle tomba. Larry et elle voulaient participer au travers de dons et de bénévolat en la personne de Robin. Les yeux de Emma s’écarquillèrent, ronds comme des billes, s'assortissant à son sourire rayonnant. C'était donc bien la preuve qu'il ne fallait pas juger des personnes sur leur apparence: si Robin et Larry étaient parfois considérer comme des personnes presque hautaines, il était nécessaire de préciser que ces rumeurs étaient totalement infondées. La collègue de Emma venait de lui en offrir la plus belle illustration. Ravie de cette nouvelle qui tombait plutôt bien en ces temps difficiles et de nécessité accrue, la rouquine acquiesça vivement, ne quittant pas son sourire reconnaissant. « Oh mon dieu Robin! Je ne m'y attendais absolument pas! » agitant légèrement ses mains devant elle, Emma reprit une inspiration. « C'est vraiment, vraiment généreux de votre part. Avec l'arrivée de l'hiver des fonds et bénévoles supplémentaires ne sont vraiment pas de refus... » Ils n'étaient jamais de refus, bien entendu, mais on pouvait même plutôt dire actuellement qu'ils tombaient à pic.

« Loin de moi l'idée de te presser ou quoi que ce soit... » Introduisit la jeune femme. « Mais est-ce que tu aurais une idée de quand tu veux commencer le bénévolat? -c'est à dire qu'il faut prendre en compte un petit temps d'adaptation, forcément... et on est un petit peu en pénurie de volontaires en ce moment... » Un peu nerveuse à l'idée de ne la pousser à commencer plus tôt, Emma s'assurait que son regard ne croise que peu celui de son interlocutrice. Elle pourrait commencer quand elle le souhaiterait, après tout ce ne serait pas pire qu'actuellement, seulement il fallait reconnaître que le plus tôt serait le mieux. Quoi qu'il en soit, la jeune femme était bien consciente du fait qu'il était incroyablement généreux de la part de Robin de venir proposer son aide. Avec les réductions des aides de la mairie, on ne comptait jamais trop de mécènes. « En tout cas merci du fond du cœur, Robin. Lima a de la chance de pouvoir compter sur des personnes aussi attentionnées! » Terriblement sincère, Emma n'aurait jamais eu la moindre raison de douter de la bonne foi de Robin. Après tout celle-ci -pour l'instant- ne demandait rien en retour et la rouquine ne voyait absolument pas pourquoi quelqu'un ferait un acte si gratuitement altruiste à des fins immorales. Dans le pire des cas, à ce qu'elle pensait, les Faithorn souhaitaient se racheter une conscience: quand bien même le don de soi passait par un besoin personnel, le résultat était le même: grâce à leur implication, plus de personnes pourraient être prises en charge et c'était bien tout ce que souhaitait Emma, elle qui ne savait parfois plus vraiment où donner de la tête. Heureusement que Cassandra était là. Elle et tous les bénévoles étaient des personnes formidables et d'une aide incommensurable. « Il faudra que je te présente toute l'équipe. Enfin, tu en connais déjà une partie je suppose, notamment par la chorale... »
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03. Let's go, Mère Thérésa !

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