Choriste du mois


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 03. What's up Doc?

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MessageSujet: 03. What's up Doc?   Mer 11 Déc - 20:08


03. What’s up, Doc ?


« RETENEZ CET ASCENSEUR ! »

Ça avait commencé comme un mauvais rêve. Assurément car ce n’était tout simplement pas le genre de Peter Grayson d’être en retard ou même de se retrouver à courir après un ascenseur pour pouvoir être dans son bureau au moment précis où son supérieur passerait pour discuter avec lui du planning et des horaires de travail de Peter pour les vacances à venir et pour la prochaine année. Peter détestait en retard, ce n’était tout simplement pas lui, il était pointilleux et peut être un peu trop perfectionniste et selon lui c’était une bonne chose. Une très bonne chose. C’était donc pour cette raison et pas une autre que la vieille, il avait passé des heures à regarder des émissions de cuisine, un carnet de notes à la main, cherchant la recette parfaite pour la dinde qu’il allait servir le soir du réveillon. Toute cette affaire, et la dinde en question, représentait un véritable challenge pour Peter qui ne savait pas cuisiner. (Et non les cookies ne comptait pas) Ou du moins, il n’avait jamais pu vraiment s’essayer aux arts culinaires car dès qu’il entrait dans une pièce, tous les objets avaient tendance à trouver le sol à une vitesse incroyable et même Peter le premier. Sa maladresse ne l’aidait donc en rien dans ce domaine, bien au contraire. Cependant, Peter s’était juré que tout se passerait bien cette année. Et pour cause, pour une fois, c’était lui qui recevait, lui et Summer allaient donc jouer les hôtes de maison pour la petite famille Grayson. En plus des parents de Peter, ils allaient acceuillir les cousins et les oncles et les tantes de ce dernier. Comment est-ce que tout ce monde allait rentrer dans son appartement ? Peter n’en avait pas la moindre idée. Pourquoi est-ce que sa mère ne le prévenait que maintenant ? Ça, c’était une bonne question. C’était dans trois semaines, cela lui laissait le temps de se préparer. Oui. Bien sûr. Merci maman. Peter avait raccroché le téléphone et il était parti prendre une grande goulée d’air frais à sa fenêtre lorsqu’elle lui avait annoncé le léger changement de plan et chose positive, il n’avait pas paniqué, il n’avait pas été obligé de respirer dans un sac en plastique et il ne s’était pas effondré. Un progré en soit. Peter adorait ses cousins autant qu’il les détestait, dans la famille Grayson, il y avait majoritairement des hommes, ses cousins avaient le même âge que lui et ô fruit du hasard, ils exerçaient tous la médecine. Sauf que contrairement à Peter, eux ils étaient tous mariés et en couple, avec des enfants en cours de préparation ou déjà là. Peter lui n’avait pas de bague, pas de jolie femme à son bras et ... En fait, il n’y avait que Summer, Peter n’avait pas honte de sa fille, au contraire, elle était sa plus grande fierté et il pouvait parler de sa fille pendant des heures. Ce que Peter ne savait pas faire en revanche c’était répondre aux questions et voir mêmes les attaques de ses cousins, du genre « et où est-ce que tu as caché ta femme Peter ? » ou « un jour il faudra que tu nous présentes quelqu’un quand même... Ne reste pas seul. » Il n’était pas du tout prêt pour ça et il était persuadé qu’on le jugerait sur l’agencement de son appartement, la propreté de ses couverts et bien entendu, sur le repas qu’il servirait. D’où... La fameuse dinde.

Il voulait que tout soit absolument parfait, son esprit de maniaque et de timide avait besoin que tout soit parfait sinon il ne s’en remettrait jamais. Voilà donc pourquoi il avait passé une grande partie de la nuit dans son lit avec son ordinateur portable sur les genoux, écarquillant des yeux en voyant avec quelle facilité certaines personnes découpait une dinde. Ajoutez à cela son stress et le fait qu’il venait de travailler, le médecin s’était tout simplement... endormi. Il s’était réveillé le lendemain matin, persuadé d’avoir fermé les yeux une dizaine de minute. Il avait rapidement constaté son erreur en voyant le soleil à sa fenêtre, qui brillait presque pour se moquer de lui. « Oh non, non, non, non... » Portant toujours ses vêtements de la vieille, il s’était précipité dans le salon, pour trouver Summer, déjà prête, assise à la table de la cuisine en train de manger son bol de céréales en lisant la boite de son paquet de céréales avec un air sérieux sur le visage.
« Je ne... Pourquoi est-ce que tu ne m’as pas réveillé ? » avait alors demandé Peter à la fillette, paniqué au possible.

 «Bonjour à toi aussi Papa. Tu avais l’air de dormir tellement paisiblement, je n’ai pas voulu te déranger, et ne t’inquiète pas, j’ai déjà appelé Cristian pour qu’il vienne me chercher pour me déposer à l’école, mais toi si tu travailles, tu devrais te dépêcher... Il ne reste plus que dix minutes si tu ne veux pas être en retard. »

La logique de Summer était imparable, tellement imparable que Peter avait été contraint de courir dans sa salle de bain pour aller se préparer. Sa brosse à dent avait finir sur le sol plus d’une fois, son rasoir aussi, et il manqua même de se rompre le cou en rentrant dans la cabine de douche, mais au final il y arriva. « Je ne vais pas être en retard. » se répétait-il après sa douche éclair et en allant dans sa chambre pour s’habiller. Mettre son pantalon fut un exercice difficile et il finit par tomber sur le lit alors qu’il enfilait la maudite chose, et, au même moment, il entendit Summer lui crier bonne journée et il laissa échapper un rire. Tout allait bien, oui, il manqua de s’étouffer en enfilant son pull mais non, c’était une bonne journée. Il courait encore en sortant de chez lui et démarrer sa voiture fut un exercice plus que difficile. Il pila à un stop et sa petite automobile (et non, contrairement aux apparences, ce n’était pas un véhicule de femme) refusa de lui obéir pendant quelques secondes avant d’entendre raison et de conduire son propriétaire à l’hôpital. Une minute. Il ne lui restait qu’une minute avant que son supérieur direct soit dans son bureau et lui il était dans le hall de l’hôpital, à crier qu’on lui tienne la porte d’entrée. Fort heureusement, son cri ne fut pas ignoré et Peter réussit à s’immiscer entre les deux portes tenues par une jeune femme brune, avant que ces dernières ne se referment. « Merci beaucoup....» dit Peter en s’appuyant contre un des quatre murs et en reprenant son souffle. « Vous venez de me sauver la vie. » Peut être qu’il exagérait, et peut être que la jeune femme en question lui répondit quelque chose, chose qu’il n’entendit pas alors que l’ascenseur émettait un bruit des plus qu’étranges avant qu’un tremblement ne fasse bouger le dit ascenseur, les lumières s’éteignant d’un coup, plongeant Peter et la jeune femme dans l’obscurité.

Hmm...
Maintenant qu’il y pensait...
Être en retard n’était pas si mal que cela au final.


Dernière édition par Peter Grayson le Ven 21 Fév - 1:23, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: 03. What's up Doc?   Lun 10 Fév - 22:39

Peser, verser, mélanger. Et lécher la cuillère.

Tourner, glacer, saupoudrer. Incliner légèrement la tête pour constater que deux bonnes douzaines de cupcakes étaient maintenant alignés sur la table de sa cuisine entre différents bols de glaçages au sucre indécemment colorés. Oui, Ruby était bien en train de cuisiner un mardi matin. Elle avait souhaité préparer une surprise aux choristes pour la répétition de ce soir, et ne sachant pas quoi faire en se levant, elle s’était directement mise au travail. Seulement voilà, la recette qu’expérimentait la jeune femme prévoyait la conception de six petits gâteaux, bien trop peu pour l’appétit de ses camarades qu’elle ne voulait pas laisser mourir de faim. À en croire le résultat, elle comprit vite que doubler les proportions n’avait pas forcément été l’idée du siècle. Qu’allait-elle faire de ces vingt-sept mini pâtisseries? Ruby essuya du revers de la main sa joue tartinée de crème verte pastel – couleur qu’elle avait mis du temps à obtenir, il fallait le préciser – et tenta de trouver une solution. Sachant qu’elle ne parviendrait pas à en finir la moitié même en une semaine, elle songea à ouvrir un commerce. Mais une autre idée lumineuse lui vint à l’esprit en se rappelant la conversation qu’elle avait eu hier avec son Awesome Voice préféré. Aujourd’hui devait être une journée chargée pour le médecin. Quoi de mieux qu’un petit encas sucré pour surmonter ce pénible fardeau? Ravie de son plan, elle retira rapidement son tablier, alla se relaver le visage bien qu’on aurait parfaitement pu la prendre pour une œuvre d’art échappée de la galerie Preston puis retourna à la cuisine mettre cinq cupcakes dans une boîte avant de s’emparer de son sac et de ses clefs de voiture. Direction l’hôpital Sainte Rita.

Le train de vie quotidien de la brunette était inhabituellement épuisant depuis le début du mois. Les évènements s’enchaînaient, les uns après les autres, volant chaque instant de répit potentiel. Comment en étant diplômée, sans travail et sans personne à s’occuper pouvait-elle trouver le moyen de se plaindre d’être surbookée? Justement, c’était cette accumulation qui lui avait permis de se rendre compte de sa misérable existence. Lasse de chercher vainement de quoi subvenir à ses besoins, elle vivait en ce moment du joli chèque envoyé par ses parents dans une lettre provenant de l’Afrique du Sud, accompagné d’une photo d’eux et d’un jeune homme beau et bronzé rencontré sur place qui apparemment « ferait un gendre idéal ». Ces derniers mots avaient induits chez Ruby diverses émotions successives, passant de l’incompréhension à la surprise, de la surprise à l’effroi, de l’effroi à la désolation. Misère. Ils la pensaient bonne à marier. Le réaliser n’avait fait qu’enfoncer davantage la jeune femme dans les méandres de la solitude. Ruby s’était immédiatement imaginé la réponse qu’elle aurait pu apporter à cet agréable message. Papa maman, c’est trop tard, j'ai rencontré quelqu'un. Jeune homme séduisant, intelligent, talentueux et docteur - gynécologue certes, mais vous avez toujours voulu que je me fasse un docteur. J’ai rencontré sa petite amie, contribué à briser son couple, mais nous sommes toujours en très bons termes (pas avec la petite amie bien sûr). Gardez espoir pour moi (en ce qui me concerne, je commence à baisser les bras) et passez le bonjour au métis. Merci pour le chèque, xoxo. Charmant. Finalement, elle avait laissé la lettre sans réponse. C’était sûrement mieux ainsi.

Seul aspect positif, cette prise de conscience eut pour effet de la faire réagir. Si d’ordinaire rester chez elle à se tourner les pouces l’insupportait, cela lui était devenu invivable. Prise d’une soudaine envie de rebondir, elle réfléchit plus sérieusement à la proposition d’Alec Jayson concernant le poste qu’il était prêt à lui offrir dans son studio et avait entamé une période « test » depuis deux semaines, animant des cours de chant et réalisant des affiches publicitaires afin d’attirer la clientèle et de mettre à profit les compétences acquises grâce à ses études en communication. Aussi, elle décida de consacrer de son temps pour aider Megan à régler certains détails administratifs tels que l’achat du char qui servirait au défilé du réveillon de Noël ou la gestion des comptes de la chorale. Elle s’occupait également en remettant en ordre la salle de répétition ou son propre appartement lorsqu’elle commençait de nouveau à penser à elle. Enfin, elle attendait impatiemment la soirée qu’elle passait de plus en plus souvent en compagnie de Wyatt. Alors que Ruby se considérait responsable de sa rupture avec Charlie et qu’elle avait refusé catégoriquement tirer parti de son nouveau statut sentimental pour se rapprocher de lui de la manière la plus malsaine qui soit, ce fut en fait le jeune homme qui alla trouver du réconfort auprès d’elle. Le trouvant plus attentionné que jamais, la brunette ne comprenait pas comment il était parvenu à lui pardonner mais n’osait pas lui poser de questions. S’il s’était disputé avec Brown, le sujet de la rencontre au Breadsticks et de l’aveu de Ruby concernant ce qu’elle ressentait pour le docteur avait dû être mis sur le tapis. Sans aucun doute. Et pourtant Wyatt ne semblait pas lui en vouloir de lui avoir caché la vérité, ou pire : qu’une femme comme elle ait jeté son dévolu sur lui. En fin de compte, la jeune femme avait cessé de s’interroger sur son comportement et, consciente que le jeune homme était avant tout son ami et que son soutien lui permettait de tenir, elle abandonna sa personnalité d’extrême perturbée en sa présence et finit par solidifier les liens qui les unissaient au-delà de leur entente au sein de la chorale.

La lumière blanchâtre émanant des néons du hall plongèrent Ruby dans l’ambiance morbide qu’elle connaissait bien des hôpitaux. C’était peut-être la deuxième fois depuis son emménagement à Lima à l’âge de douze ans que la jeune femme se rendait dans ce lieu qu’elle avait toujours jugé lugubre et peu rassurant. Tenant entre ses mains la petite boîte, elle se dirigea d’un pas mécanique vers l’accueil pour obtenir les renseignements qu’elle désirait en essayant de faire abstraction des quintes de toux incessantes venant de sa droite. Une femme fine et peu aimable au premier abord mâchouillait un chewing-gum derrière le comptoir tout en signant des registres médicaux. Ruby se racla la gorge pour l’informer de sa présence. L’infirmière leva vers elle un regard méprisant. « Vous voulez? » Prise au dépourvu, la choriste bredouilla. « Excusez-moi, savez-vous où je pourrais trouver le docteur Pillsbury? » Docteur Pillsbury. C’était la première fois qu’elle le nommait ainsi, la faisant buter sur ses mots à son évocation. L’infirmière, sans se départir de sa joie de vivre, jaugea lentement la brunette et posa ses yeux globuleux sur le paquet qu’elle tenait. Elle pointa un doigt vers une pancarte accrochée au mur d’en face. Service gynécologie, troisième étage. Ah. L’infirmière leva les yeux aux ciels avant de se reconcentrer sur sa mastication. « Vous avez rendez-vous? » « Non, je viens seulement pour… » « Dans ce cas vous avez peu de chance de le croiser. » Impatiente, Ruby secoua vivement la tête. « J’ai juste besoin de trouver son cabinet. » Sur ce, la jeune femme tourna les talons et se dirigea vers l’ascenseur en faisant mine de ne pas entendre les dernières protestations de l’infirmière. Rien ne viendrait perturber son enthousiasme d’effectuer une bonne action.

Alors qu’elle pénétrait dans l’ascenseur, un cri désespéré l’alerta. Elle plissa les paupières, remarqua l’homme se précipitant dans sa direction et se jeta par réflexe entre les deux portes qui se refermèrent presque sur elle, manquant de faire tomber ses fragiles friandises. Sonnée, elle recula pour laisser entrer le jeune homme éreinté par sa course. Elle l’entendit le remercier, le toisa avec perplexité puis reprit finalement ses esprits en émettant un petit rire. « Je dois probablement être une héroïne si pour vous le simple fait de retenir un ascenseur revient à sauver une vie. » Était-ce le fruit du hasard si à ces mots l’ascenseur en question s’agita anormalement jusqu’à complète immobilité, et que les lumières s’éteignirent en une seconde? Ruby se figea. Comme si avancer d’un pas risquait de la faire tomber. Sa main vint instinctivement trouver le mur le plus proche alors qu’elle ouvrait des yeux exorbitants dans l’espoir peut-être de percevoir un faisceau de lumière. Vaine tentative. L’homme à ses côtés laissa échapper un gémissement désespéré, si bien qu’elle pouvait deviner son expression dépitée dans le noir.

Ok. Tout allait bien se passer. Elle se trouvait juste coincée dans un espace relativement limité avec un parfait inconnu. Pourquoi ne parvenait-elle pas à bouger? Certes, ce qui se passait était une expérience assez inédite pour la jeune femme. Mais elle n’avait jamais craint l’obscurité. Refusant de céder à la panique, elle rassembla tout son courage pour réussir à se mouvoir et commença à tâter les environs quand soudain, il lui sembla tapoter un torse. Elle étouffa un cri en se rappelant qu’elle n’était pas seule et rapporta ses bras le long de son corps, confuse et terrifiée. « Pardon, je ne voulais pas… c’est embarrassant. » Heureusement pour eux, une faible lueur bleutée les éclaira presque aussitôt. Il s’agissait sûrement de veilleuses de secours prévues en cas de panne. Ruby pu donc enfin savoir à qui elle avait réellement affaire. En constatant qu’il n’avait pas vraiment l’air dans son assiette, elle lui offrit un long sourire bienveillant. Elle posa son sac par terre, ouvrit la boîte qu’elle tenait toujours depuis son arrivée à l’hôpital et en sortit l’un de ses petits gâteaux ornés de fleurs en sucres. « Cupcake? » lança-t-elle en toute innocence. Elle lui tendit la pâtisserie. « De toute manière plus personne ne vous en voudra d’arriver en retard, vous avez une excuse en béton. Autant profiter de cet instant pour reprendre votre souffle et vous remplir l’estomac. »


Dernière édition par Ruby Caldwell le Mer 26 Fév - 23:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 03. What's up Doc?   Ven 21 Fév - 1:22

"Oh vous ne savez pas à quel point... Je déteste tout simplement être en retard." Peter avait juste eu le temps d'ajouter cette simple phrase que déjà l'ascenseur s'emballait. Non, non... Ce n'était vraiment pas sa journée, d'abord son réveil et ensuite ça... Oui, Peter, tu vas vraiment être en retard, mais ce n'est pas la fin du monde pas vrai? Lui murmura une petite voix dans sa tête alors qu'il se retrouvait soudainement plongé dans l'obscurité. Dans un espace relativement petit et étroit, avec quelqu'un qu'il ne connaissait pas. Pas du tout même. Il était certain là tout de suite qu'il devait bien y avoir un ou deux films d'horreur qui commençait de cette manière et il n'avait certainement pas envie de faire partie de la rubrique des faits divers de Lima parce qu'on l'avait retrouvé découpé en exactement 22 morceaux, oui 22, sur son lieu de travail et qu'il n'y avait plus aucune trace de la jolie brune qui lui avait tenu les portes de l'ascenseur. Et oui, il avait une imagination débordante, encore heureux, sinon il ne pourrait certainement pas exercer aussi bien son métier. Mais le neurologue qu'il était, et un très bon en plus (enfin... c'était ce qu'il avait plus ou moins compris, ce n'était pas le genre de Pete de s'envoyer des fleurs ou même d'être arrogant), ne devait paniquer non. Il devait garder son calme, respirer calmement et considérer rapidement ces options. Au moins, il n'était pas seul, pas de doute que s'il avait été tout seul, il lui aurait fallu un sac en plastique pour respirer, comme lors de sa fameuse soirée au bar karaoké de la ville et qu'il avait inquiété Andrew, l'un des serveurs. D'ailleurs, à quoi pensait-il en y allant seul et en par dessus tout dans une tenue plus que ridicule? (Merci maman pour les pulls fait mains, il n'y a que ça de vrai pour briller en soirée. Mais non, ce n'était pas le moment de penser à ça, ni même songer au fait que dans le fond, il avait plus qu'apprécié chanter, il avait plus urgent à régler et...

Mon dieu, est-ce que c'était une main contre son torse?

Peter ne put s'empêcher de rougir, véritablement, poussant un soupir soulagé lorsque la jeune femme s'excusa et que les lumières des sécurités vinrent éclairer le peu d'espace qu'ils avaient. Cela eut au moins de rassurer Peter, qui, plus dans un geste nerveux qu'autre chose, repoussa ses lunettes sur son nez, offrant un maigre sourire à la jeune femme. Son sourire s'agrandit lorsqu'elle lui proposa un cupcake, c'était vrai que dans sa hâte, il n'avait pas pris le temps de déjeuner ce matin. Mais bon, il ne se faisait pas vraiment confiance dans un moment pareil, qui savait vraiment comment il pouvait réagir? Et s'il y avait bien une chose que Peter était, c'était un gentleman peu importe la situation. "Désolé mais je crois que toute cette histoire m'a coupé l'appétit, je vais essayer d'appeler un technicien, on devrait pas être coincés pour longtemps." Il essayait de positiver et de retrouver sa bonne humeur habituelle. Et ce peu importe le fait qu'il avait toujours les deux joues rouges ou que ces mains tremblaient ou qu'il avait remarqué que son rythme cardiaque s'accélérait. Il allait bien, il n'avait aucun problème avec les espaces clos, ce n'était pas comme si ces cousins, les mêmes qui allaient se régaler à sa table dans quelques jours, avaient pour habitude de l'enfermer dans des placards lors des réunions de famille, histoire de rigoler et de le forcer un peu à parler. Chose que Peter n'avait jamais compris, enfermer un timide dans un placard était la pire idée du siècle. Mais que pouvait-il dire? Les enfants étaient vraiment ignobles entre eux et il ne pouvait qu'espérer que Summer était assez bien élevée pour se livrer à ce genre d'activité. Il songea pendant quelques secondes à sa fille, se disant qu'il aurait quelque chose d'intéressant à lui raconter ce soir. Et il n'enjoliverait pas la vérité pour se faire passer pour un héros, loin de là, Summer, plus que quiconque d'ailleurs, verrait très vite à travers ses mensonges. Et puis de toute façon, Peter ne savait pas mentir. Il prit donc une profonde inspiration avant d'appuyer sur le bouton d'urgence de l'ascenseur, le dit bouton qui était censé le connecter directement à un technicien ou quelque chose dans ce goût-là. J'espère que ce n'est pas seulement dans les films, se dit Peter en appuyant plusieurs fois sur le bouton. Une voix lui parvint à travers l'interphone, et il fronça les sourcils et lança d'une voix timide."Euh bonjour? Nous sommes coincés dans l'ascenseur principal de l'hôpital."

Il jeta un bref coup d'oeil à la brune, attendant une réponse. Une réponse qui ne tarda pas à venir, la voix plus que faible.  "Oui il semble qu'il y ait un problème d'électricité ou quelque chose comme ça. Je ne suis que l'agent de sécurité, la personne qui s'occupe de ça ne sera pas là avant au moins quarante minutes vous allez devoir attendre..."  

Pardon quoi?  

"Quarante minutes?" répéta Peter, faisant de son mieux pour ne pas paraître paniqué. Et il dut misérablement échouer car on lui répéta l'information avant de lui conseiller de s'asseoir. Dans une autre dimension, un autre univers même, où Peter aurait eu beaucoup plus de répondant et qu'il aurait été beaucoup moins timide, il aurait clairement dit ce qu'il pensait à cette personne qu'il ne pouvait pas voir... Mais pas dans cette réalité là. Là tout de suite, Peter s'abstint de tout commentaire et se retourna, se tordant machinalement les doigts pour tenter de se calmer. "Bon... Je crois qu'on a le temps de s'installer pas vrai?" Il eut un rire nerveux avant de finir par s'asseoir en tailleurs et il retira sa blouse qu'il plia soigneusement, ayant soudainement beaucoup trop chaud. Ses réflexes de médecin reprenant le dessus, il porta deux doigts contre sa jugulaire, évaluant rapidement son rythme cardiaque. Ça allait, il avait déjà connu bien pire. Certes, il n'était pas du tout calme et détendu mais bon, que personne ne l'accuse de ne pas faire des efforts. Une version plus jeune que lui ce serait certainement acharné à appeler l'agent de sécurité et aurait même compté les quarante minutes. D'ailleurs ça faisait combien de secondes quarante minutes? Sachant qu'une minute représentait soixante secondes et que... Mais non... Il n'était pas du tout en train de paniquer. Respire Peter, respire. Il releva le regard vers la brune, ne s'était même pas rendu compte qu'il était en train de fixer ses genoux.  "Au fait, je m'appelle Peter, Peter Grayson, et je suis neurologue ici... Enfin dans l'hôpital." Petite pause pour prendre une profonde inspiration. "Et je crois que je vais finalement accepter votre cupcake... ça ne peut pas faire de mal, n'est-ce pas?" dit-il, avant de se passer une main dans les cheveux, puis de porter ses deux mains contre ses joues. Et oui, il était bien en train de rougir.

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MessageSujet: Re: 03. What's up Doc?   Sam 22 Fév - 19:15

Le calme apparent de Ruby n’était qu’un leurre. En témoignait ainsi sa raideur quasi surnaturelle qu’elle tentait de surpasser en s’efforçant à bouger les bras. Gesticulant lentement de façon mécanique, elle sentit ses articulations grincer douloureusement tel un robot mal huilé et réprima une grimace en réaction à cette sensation désagréable avant que l’éclairage bleuâtre ne s’allume. Bien. Le problème de l’obscurité était maintenant résolu. S’autorisant finalement à souffler, elle considéra le sacrifice de l’un de ses gâteaux comme aimable mais aussi rassurant, aussi bien pour l’autre victime de cet incident que pour elle-même. Un acte bienveillant avait un pouvoir apaisant dans ce genre de situation, ce qui lui permettait de détendre ses nerfs à vifs et de vider sa tête de tous les scénarios improbables qui l’incitaient à céder à la panique. Et si l’ascenseur lâchait soudainement? La jeune femme essaya de remonter dans ses souvenirs à la recherche d’un éventuel reportage relatant une histoire semblable susceptible de l’inquiéter encore. Mais les seules images lui revenant en mémoire étaient tirées du film Mission Impossible. Respire Ruby, ce genre de catastrophe ne survient que dans les fictions. Constater que le jeune homme n’était pas tout à fait prédisposé à grignoter la rembrunit quelque peu, déçue qu’il ne prenne pas part à sa tentative de relaxation qui l’aurait aidée à jouer le jeu de la femme forte face aux évènements. Tordant sa bouche en une moue contrariée, elle haussa finalement les épaules avant de reposer dans sa boîte le cupcake au glaçage tourbillonnant. « Tant pis. » déclara-t-elle avec une petite voix. Elle se frotta les mains en suivant du regard le blondinet qui s’apprêtait à demander de l’aide grâce à l’interphone.

Malgré les lumières de secours qui permettaient aux deux prisonniers de s’apercevoir l’un l’autre, celles-ci restaient trop faibles pour parvenir à discerner parfaitement les contours. D’autant que les yeux de la brunette ne s’étaient pas encore tout à fait accommodés à ce sombre éclairage. Pourtant, en plissant les paupières, Ruby put presque deviner que le jeune homme s’était empourpré et que ses mains parvenaient difficilement à trouver le bouton d’appel d’urgence, prises d’une agitation préoccupante. S’il ne portait pas une blouse laissant supposer qu’il travaillait ici, la choriste aurait presque pu croire qu’il était un patient atteint de la maladie de Parkinson. Baissant les sourcils, à la fois peinée et inquiète, Ruby s’adossa contre les portes (qui ne risquaient pas de s’ouvrir) tout en demeurant silencieuse. Non pas qu’elle n’était pas encline à la discussion mais qu’elle craignait d’interrompre le docteur dans sa concentration suprême. Un bip sonore suivi de tonalités téléphoniques l’avertit qu’il avait enfin réussi à joindre le service technique. Elle posa doucement son paquet de gâteau sur le sol en retenant sa respiration de peur de déranger la discussion. Le médecin expliqua simplement la situation tandis que la brunette, qui retrouvait progressivement son assurance, hochait la tête en guise d’approbation. Un bref silence s’ensuivit, de mauvais augure. L’oreille tendue en l’attente d’une réponse, celle que l’agent de sécurité leur apporta terra Ruby dans son mutisme. La bouche entrouverte sous l’effet de la surprise, le seul son qu’elle put émettre fut une longue plainte désolée. Dépitée, elle relâcha sa nuque en arrière, le regard levé vers le plafond comme pour implorer une force divine de les sortir de cette galère. Elle ferma les yeux et songea à la bonne action qu’elle était venue effectuer. « J’aurais dû prendre les escaliers ou écouter l’infirmière qui me conseillait de faire demi-tour. » marmonna-t-elle pour elle-même avec lassitude. Laissant sa tête retomber en avant, elle posa les yeux sur ses victuailles. C’est de votre faute, pensa-t-elle en les fusillant du regard. La générosité de la jeune femme lui retombait nécessairement dessus. L’expérience aurait dû la pousser à se montrer plus égoïste, mais rien n’y faisait. À croire qu’elle devenait masochiste, le pire étant qu’elle entraînait aujourd’hui une autre personne avec elle.

Ruby jeta un coup d’œil au médecin. Alors qu’il répéta alarmé la durée qu’ils allaient sûrement devoir passer enfermés dans l’ascenseur, la jeune femme soupira en songeant à l’ensemble de l’hôpital qui était peut-être comme eux plongé dans l’obscurité et incapable d’agir. Ses pensées divergèrent un instant vers Wyatt. Il ne l’attendait pas et elle n’était pas certaine d’avoir la chance de le croiser. Cependant, le savoir à quelques mètres au dessus d’elle alors qu’elle était privée de tout déplacement l’autorisant à le retrouver la rendait folle. Elle aurait pu attendre, hésiter avant de décider avec entêtement de rejoindre le service gynécologie. Elle aurait pu attendre!
En reposant son regard sur le jeune homme face à elle, sa vision des choses prit une autre tournure. Le docteur n’aurait sans doute pas eu le temps de rejoindre l’ascenseur et se serait retrouvé contraint de prendre les escaliers, lui faisant apparemment perdre des minutes précieuses. Et puis même s’il était parvenu à rentrer dans l’habitacle, le pauvre aurait été seul dans cette mésaventure. Quand il suggéra alors avec un rire nerveux qu’ils s’installent et patientent, Ruby fut presque heureuse de ne pas avoir choisi la voie d’un destin alternatif. Elle émit alors le même rire un peu gêné puis tiqua subitement. La jeune femme s’installa sur les genoux face à lui en le dévisageant. Peter Grayson? Elle réfléchit quelques instants, le temps que tout se reconnecte. Peter Grayson. Hôpital. Neurologue. Wyatt.

… Chorale.

La brunette se retint d’ouvrir des yeux grands comme des macarons. C’était donc lui! L’homme avec qui elle était coincée n’était autre que la personne que son rouquin avait tenté d’enrôler au sein des Awesome Voices. D’une façon que Ruby avait eu du mal à digérer qui plus est! Quand Wyatt lui avait raconté, fier de lui, l’escapade au bar pendant laquelle il avait réussi à saouler sa recrue potentielle pour tirer de lui quelques notes de musiques, la jeune femme n’en était pas revenue. Choquée par cette pratique odieuse, elle se jura de retrouver la victime du gynécologue, sans omettre de réprimander comme il se doit ce dernier, afin de sauver l’honneur de leur belle chorale. Et si possible, de convaincre à sa manière le neurologue probablement traumatisé. Elle se rappelait les paroles de Wyatt qui s’était interrogé sur le fait que son collègue l’évitait dans les couloirs de l’hôpital. Sans blague.
Esquissant un large sourire, Ruby ramena entre eux la boîte de cupcakes et l’ouvrit devant le jeune homme qui tentait de cacher ses joues écarlates avec ses mains. « Évidemment que non. Servez-vous autant que vous le voulez. » Vous le méritez bien plus que la personne à qui je les ai apportés, voulut-elle ajouter avec humour, mais elle se retint. Sachant désormais à qui elle avait affaire, elle saisit et mordit distraitement l’un de ses gâteaux pour prendre le temps de réfléchir à la formulation de sa présentation, hésitant à évoquer la raison de sa visite face à l’état déjà embarrassé du docteur. Finalement, elle prit une longue aspiration et se lança. « Je suis enchantée Peter. Moi c’est Ruby Caldwell. J’avais l’intention de faire plaisir à un ami qui travaille ici en lui amenant ces cupcakes mais je pense qu’on en aura plus besoin que lui. Ne vous privez surtout pas parce que j’ai dit ça. » Elle chercha dans ses poches un paquet de mouchoir pour essuyer ses lèvres, profitant de ne pas avoir à le regarder pour continuer. « Vous le connaissez sûrement d’ailleurs… » Elle se retourna, tendit au jeune homme une petite serviette en papier et en prit une autre pour elle. Elle entreprit de se débarbouiller puis, sans quitter Peter des yeux, sa voix se fit plus faible. « … Wyatt Pillsbury. » Regrettant déjà de s’être exprimée, elle imposa la paume de sa main entre eux pour empêcher le pauvre médecin de céder à la panique à l’évocation de son collègue, mais la jeune femme devina que sa tentative était vaine. « Attendez, je sais ce que vous vous dites mais je vous jure que je suis de votre côté ! » se défendit-elle les yeux ronds comme si on la croyait complice d’un criminel à ses trousses. Aussi affolée que devait l’être le neurologue, elle déglutit péniblement et recula son corps afin d’éviter de paraître oppressante. Elle baissa finalement son bras tendu, lentement, voulant s’assurer qu’elle n’avait pas réveillé en Peter un traumatisme qu’il aurait préféré oublier. Sa voix, bien qu’agitée par quelques trémolos, reprit un ton douceâtre plein de sincérité. « Je sais ce qui s’est passé, et je ne le cautionne pas. Je suis une Awesome Voices moi aussi et je tenais réellement à vous rencontrer pour vous faire part de mon opinion et vous dire à quel point je suis vraiment, vraiment désolée. Il a mal agi. »
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MessageSujet: Re: 03. What's up Doc?   Jeu 13 Mar - 4:30

Pas de doute, cette journée irait sur sa liste des journées les plus mémorables de sa vie. Une liste plutôt vide lorsque l'on y pensait mais que personne ne juge Peter et sa petite vie rangée, plus que jamais, il pouvait affirmer que parfois, la tranquillité et la routine avaient du bon. S'il n'avait pas été contraint de faire ce repas de Noël pour autant de personnes, il n'aurait pas passé la soirée devant ces émissions de cuisine dont certains raffolaient tant (franchement, on attendait vraiment de lui qu'il fasse subir toutes ces choses à une pauvre dinde?) et il se serait couché à une heure décente et il se serait réveillé au son de son premier réveil. Et il serait arrivé à l'heure, pas d'ascenseur qui le lâchait soudainement, et il n'aurait pas été en train de passer sa frustration sur ce cupcake. Probablement l'un des meilleurs qu'il ait jamais mangé. Peut être qu'il pouvait demander à cette parfaite inconnue des conseils de cuisine. Et ne pas paraître trop désespéré, ce qui était une cause perdue vu que dès qu'un membre de la famille Grayson autre que ses parents ou sa fille était impliqué, Peter perdait tout simplement ses moyens. Ses parents avaient su se montrer indulgent au fil des années et son père lui offrait toujours un sourire même après tant d'années, Summer savait probablement mieux que quiconque à quel point il faisait des efforts, mais non, il était maladroit tout simplement, c'était une vérité qui allait de paire avec l'univers: le ciel était bleu et Peter était maladroit. Pas de quoi en faire tout une histoire pas vrai? Ses cousins seraient beaucoup plus attentifs à la moindre de ses fautes il le savait et il risquait sûrement de faire une crise de panique avant la fin de la soirée, il avait déjà prévenu Summer qu'il risquait de s'éclipser à plusieurs reprises lors de leur réveillon. Parfois, Papa aussi avait besoin d'une pause. Une pause pour ce cher Peter qui de temps à autre avait l'impression de ne pas être à la hauteur. Trop souvent même. Même là, assis en face de la jeune femme, il considérait ce moment précis comme un échec monumental.

Peut être que c'était sa légère tendance à toujours tout dramatiser qui reprenait le dessus, ou peut être qu'il était tout simplement réaliste. Non mais plus sérieusement, il devait lui demander la recette de ce cupcake. La jeune femme reprit la parole et Peter en fut content, il n'avait même pas le coeur à être poli et lui dire que non, il ne pouvait décidément pas finir tous ses cupcakes, cela était plus qu'impoli. Elle connaissait un autre médecin de l'hôpital, pas certain que Peter puisse l'aider à trouver le dit collègue, il s'emmêlait encore les pinceaux au niveau des prénoms lui-même alors. Mais il devait le connaître, oh non, probablement pas, l'hôpital était grand et... Aussitôt que le nom de l'indésirable numéro un fut prononcé, Peter se figea. Dans une position plutôt ridicule soit dit en passant, il venait de s'emparer d'un deuxième cupcake (oui, il s'était dit au final que cela serait plus que mal élevé de refuser) et il était en train de porter ce dernier à sa bouche, bouche qui au passage était déjà entre ouverte car il avait hâte de manger ce cupcake. Enfin plus maintenant. C'était comme si quelqu'un avait appuyé sur le bouton pause du petit film que n'était pas sa vie, sa respiration était bloquée, son coeur ne semblait même plus battre et même son cerveau semblait l'avoir quitté. Il resta ainsi pendant environ une minute, Ruby poursuivant ses explications et prononçant des excuses qui ne parvinrent pas jusqu'aux oreilles de Peter, il était beaucoup trop... en état de choc en fait. Il était en train de calculer la probabilité pour qu'il se retrouve coincé avec elle dans cet ascenseur en ce jour particulier. Toutes les petites choses qui avaient fait qu'il était en retard et qu'il aurait pu éviter et même cet ascenseur. Non attendez il y avait quelque chose qui clochait. Définitivement quelque chose qui clochait.

"Je..." Enfin, le voilà qui revenait à lui, il parlait. Il ne put véritablement finir sa phrase, obligé de reprendre sa respiration, le souffle court à présent, tandis qu'il réalisait que oui, il était toujours coincé, ici, avec Ruby. Peter reposa le cupcake dans la boite presque par réflexe, comme si la pâtisserie était empoisonnée. Peut être qu'elle l'était, après tout Wyatt l'avait bien fait boire à son insu (oui, à son insu) alors qui savait vraiment ce que ces chers Awesome Voices mettaient dans leur glaçages... Mon dieu et si ses cupcakes contenaient... de l'herbe? Peter avait été à l'université et même s'il n'avait jamais eu ce genre de vices, il s'était égaré à quelques soirées étudiantes et il avait pu constater les dégâts des fameux brownies sur les fonctions cérébrales de ses camarades. Hors de question de s'amuser à jouer avec la mémoire centrale de Peter, il n'avait vraiment pas besoin de ça en plus du reste. Et est-ce que l'ascenseur avait toujours été aussi petit? Soudainement, il ressentait le besoin de mettre le plus distance entre lui et Ruby et d'éviter cette conversation. Mon dieu, s'il avait pu se fondre dans le métal des portes il l'aurait volontiers fait... Mais c'était ça le problème, il ne pouvait pas, il était coincé. Complètement coincé et toute cette situation n'était qu'à l'avantage de Ruby qui pouvait le tourmenter un peu plus. Peter ouvrit des yeux qu'il ne se souvenait pas avoir fermé, cherchant le regard de la jeune femme dans la semi-pénombre. "Is this a trap?" osa t-il enfin lancer à demi-voix. Elle ne l'avait probablement pas entendu et il ne savait pas encore si c'était une bonne ou une mauvaise chose. Il prit une profonde inspiration, glissant un peu plus sur le côté, se dirigeant vers un des coins de cet ascenseur, se disant qu'au moins là, il serait en sécurité. Mais non, impossible ici, pas ici, pas maintenant. Et oui, pour ceux qui se posaient la question son rythme cardiaque était en train de s'accélérer. "C'est... Où est cachée la caméra? L'ascenseur n'est pas vraiment en panne et vous êtes juste là pour me vanter les mérites de votre chorale hein? En fait le type de la maintenance, c'est Wyatt. Très drôle hein, mais peut être qu'il ne vous l'a pas dit mais je suis du genre à faire des crises de paniques pour absolument rien alors..." Chacun de ces mots lui coûtaient beaucoup, une partie de son cerveau lui rappelant qu'il était en train de gâcher de ce précieux oxygène qui viendrait à lui manquer beaucoup plus tard. Tant pis, il avait vraiment besoin que Wyatt et sa bande de compère comprennent qu'ils n'étaient pas l'un deux. Lui c'était Peter, juste Peter.

"Non... Je... Qu'est-ce ce que vous me voulez à la fin? Je ne sais pas chanter, j'aimerais beaucoup vous aider, vous avez l'air plus que sympathique mais je..." Inspiration. Expiration. On se détend Peter, tout va bien. "Je ne suis pas celui que vous cherchez, je suis neurologue, je suis père de famille et c'est tout croyez moi. Et puis je ne ferai que vous ralentir vous et votre brillante chorale." Il n'avait pas pu s'empêcher d'ajouter la dernière phrase tandis qu'il posait les doigts sur sa jugulaire. Oui, il paniquait et au mieux cela lui passerait dans une minute ou deux et au pire... Il allait commencer à se taper la tête contre les murs mais pas de soucis... Il y avait déjà un médecin dans la pièce.
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MessageSujet: Re: 03. What's up Doc?   Sam 3 Mai - 22:27

Au moment même où Ruby eut connaissance de l’identité du docteur, le seul ascenseur qui accepta de bouger fut celui de ses émotions. L’incrédulité passagère qui l’avait soudain animée s’était transformée en espoir, puis en une inquiétude qui surpassa largement celle d’être bloquée dans un espace clos, seulement éclairée de quelques lumières faiblardes qui rendait la scène sinistre. Peter, dans d’autres circonstances, avait déjà été confronté à un membre de la précieuse chorale de la brunette. Seulement, d’après les faits rapportés par ledit choriste qui paraissait s’être amusé de la situation, la jeune femme avait clairement pu deviner la détresse que la recrue potentielle avait probablement ressentie. Loin d’avoir été aussi divertie que l’avait été Wyatt par le récit des mésaventures de son collègue, Ruby avait été prise d’une colère heureusement contenue. S’il y avait un moyen de regonfler les rangs des Awesome Voices, cela n’était certainement pas en incitant la personne visée à boire pour pousser la chansonnette. Du point de vue de la choriste, chanter nécessitait toute sa présence d’âme pour donner aux paroles toutes les nuances qu’elles requéraient en laissant parler ses émotions. Difficile d’imaginer qu’un homme ivre réussirait ce genre d’exploit. Comment Wyatt avait-il pu croire qu’il permettrait à Peter de se rendre compte de son potentiel de cette manière ? Même si la jeune femme n’avait jamais entendu la voix de cet artiste en herbe, elle ne doutait pas du talent du médecin. Puisque son camarade de chorale lui avait affirmé qu’une étoile se dissimulait dans cet individu apparemment aussi timide que l’avait été la brunette à une certaine époque, alors elle lui faisait confiance.

Peut-être était-ce ce sur quoi elle devait désormais jouer pour convaincre le docteur. Rapporter son cas, lui expliquer que ce handicap psychologique s’amenuisait au fil des performances sur scène. Elle était la preuve vivante que le chant permettait l’épanouissement. Il ne lui restait plus qu’à persuader Peter… une fois seulement qu’elle serait parvenue à le calmer, car il semblait tout à coup pris d’une crise de panique qui contamina bientôt la jeune femme. Tous les deux restèrent immobiles, se fixant avec de grands yeux ronds effrayés, Peter figé avec le cupcake porté à la bouche, Ruby le corps reculé, en appui sur ses deux bras tendus. Qu’ils avaient fière allure. Le jeune homme entreprit de prononcer une phrase qui resta en suspens, mais qui suffit à faire se redresser rapidement l’Awesome Voices. « Qu… » Pourquoi avait-elle été aussi directe? La seule chose qu’elle désirait désormais était se cacher, fuir de cette prison d’acier encore plus petite qu’une cellule. Autant dire que ses chances étaient nulles. Combien de temps restait-il avant qu’on ne vienne les secourir? Quarante, trente minutes? Mais qu’avait-elle donc fait? Elle aurait dû garder cela pour elle encore un moment. Cela aurait facilité la vie et ménagé le rythme cardiaque des deux jeunes gens. Lentement, elle se repositionna sur les genoux sans cesser d’observer le médecin, puis coinça ses mains entre ses jambes dans une position qu’elle considérait comme la plus protectrice qu’elle puisse adopter dans cette circonstance. Soudain il lui sembla, au travers de la pénombre, apercevoir que les lèvres du jeune homme se mouvaient. Cependant, impossible de comprendre ce qu’il prononça. Les sourcils de la brunette se froncèrent dans une moue anxieuse tandis qu’elle inclinait progressivement sa tête sur le côté, plissant les paupières pour remarquer que Peter s’éloignait d’elle et se tapissait dans l’un des coins de l’ascenseur. « Peter, est-ce que ça v… » Mais elle fut brusquement interrompue par sa voix vraisemblablement agitée.

Au fur et à mesure que le jeune homme déblatérait ses suppositions absurdes, les yeux de Ruby prenaient une forme parfaitement et anormalement circulaire. Il ne pouvait pas réellement penser ce qu’il disait… La voix de la brunette se fit à peine audible. « Quoi? Mais non, je… pourquoi vous… » Une nouvelle fois, elle fut incapable de terminer sa phrase. Le scénario que s’inventait le médecin l’interloquait tellement qu’elle se demanda ce qui l’empêchait réellement de se défendre. Était-ce l’absurdité de ces propos qui la laissait sans voix ou ce débit de parole impressionnant qui lui interdisait d’en placer une? « Peter, s’il vous plaît… » Remarquant que l’état du docteur empirait à chacun de ses mots, Ruby comprit qu’il était temps d’agir. Inspirant un grand coup pour se donner du courage, elle s’approcha de lui en tâtonnant à quatre pattes jusqu’à se trouver assez proche pour pouvoir discerner ses yeux correctement. Cependant, alors qu’elle s’apprêtait à presser amicalement le bras du jeune homme pour l’apaiser, celui-ci se brusqua, coupant la brunette dans son élan. Ce qu’il énonçait cette fois-ci la laissa plus pantoise encore. Ce manque de confiance, elle le connaissait. Pourtant, rarement elle avait remis en cause ses compétences en matière de chant. Lorsqu’elle était encore adolescente, il s’agissait de l’unique valeur sûre à laquelle elle pouvait se raccrocher alors qu’elle détestait de nombreux aspects de sa personne. Certes elle ne s’était jamais vantée ouvertement de posséder une voix originale, mais elle ne l’avait jamais nié. Ainsi, elle refusait de croire Peter. Dénigrer ses capacités n’était qu’un prétexte pour repousser l’inévitable. « Peter, écoutez-moi. » Elle posa finalement sa main sur le sol, à côté de lui, respectant ainsi la sphère privée qu’il souhaitait apparemment conserver, et lui adressa un sourire bienveillant.
« Il n’y a aucune caméra ici. Vous pouvez me faire confiance, je vous le jure. Je ne pense pas que vous n’ayez aucun talent, au contraire, je suis persuadée que vous me le dissimulez parce que vous avez peur. » Il fallait dire que la situation n’aidait pas réellement à se mettre en confiance. Il était du devoir de Ruby, grâce au ton adouci de sa voix, de rendre l’atmosphère plus rassurante. « Je ne sais pas si vous craignez d’auditionner… ou d’être prêt. Quand j’hésitais encore à rejoindre les Awesome Voices, je croyais que c’était à cause du trac. Ç’aurait été tellement plus simple! » Elle rit agréablement. « Au final, j’ai réalisé que c’était parce que je l’avais toujours désiré et que je me le permettais enfin. J’avais peur de la nouveauté. » Elle s’écarta et s’assit sur ses talons, sans se départir de son sourire. Retracer son expérience éveillait en elle de merveilleux souvenirs. Le jour de son audition représentait l’assurance qu’elle avait gagnée et conservée depuis. Tout ce qu’elle souhaitait, c’était que Peter connaisse lui aussi le bonheur que procurait ce dépassement de soi. « Vous ne croyez pas que si deux membres de notre chorale viennent vous solliciter, c’est qu’il y a une bonne raison? Votre voix a besoin d’être partagée! Vous n’êtes pas seulement un neurologue ou… ou un père de famille… vous êtes un chanteur! Imaginez vos enfants venir vous applaudir lors des représentations que nous donnerons. Imaginez le public arborer des sourires béats en vous écoutant. Mais plus important encore: imaginez ce que vous ressentirez, vous! C’est tellement… magique. » Peter aurait presque pu assister au film de l’année qu’avait passée Ruby chez les Awesome Voices rien qu’en la regardant dans les yeux tant le flux de paroles de la jeune femme entraînait l’apparition d’images claires dans son esprit. Celle-ci referma ses mains en deux poings pour dissimuler les tremblements causés par l’émotion que suscitait l’évocation des plus beaux moments de sa vie, puis les laissa retomber sur ses cuisses. « Quoi qu’il en soit, il serait égoïste de garder pour vous votre don. Réfléchissez-y. »
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MessageSujet: Re: 03. What's up Doc?   Ven 9 Mai - 4:07

Oui, Peter devait écouter, et tenter de se concentrer sur autre chose, autre chose qui n'impliquait pas son coeur qui était en train de s'emballer, là, quelque part dans sa poitrine. Dans des moments tels que celui ci, le père célibataire qu'il était aurait bien souhaité ne pas être médecin, pas besoin de savoir avec une précision certaine ce qui était en train de lui arriver. Non, cela ne lui était d'aucune utilité, il savait ce qu'il devait faire, fermer les yeux et analyser la situation de manière rationnelle et logique et prouver à son cerveau, son amygdale plus précisément (quoi? Soit on était neurologue, soit on ne l'était pas), qu'il n'y avait absolument aucune raison de paniquer et que tout allait bien. C'est vrai ça, pourquoi paniquer dans le fond, ce n'était pas comme s'il était coincé dans un ascenseur avec une parfaite inconnue qui avait décidé de ramener sur le tapis le seul sujet qui était capable de le faire hyperventiler. Non, absolument zéro raison de paniquer. Peter se maudissait là tout de suite, pourquoi l'Ohio? Non mais vraiment, quitte à quitter l'Indiana il aurait dû pousser sa chance un peu plus loin et aller voir sur la côte Ouest ou même sur la côte Est si on avait besoin de lui, dans le genre d'hôpital qui était deux fois plus grand que celui ci, avec des ascenseurs qui n'étaient pas du tout défectueux et dans une ville avec un nombre d'habitants deux fois plus élevé, trois fois même, et alors là plus personne pour faire attention à ce cher Peter Grayson. Hmm... Cela semblait presque être la solution rêvée là tout de suite, mais non, ce n'était pas ce qu'il avait choisi, non, il avait encore choisi d'être prudent, et il n'avait déménagé qu'à quelques kilomètres de sa ville natale, proche de ses parents au cas où un incident arrivait. Il regrettait d'avoir été aussi prudent désormais. Il laissa échapper un léger rire alors que Ruby affirmait qu'il pouvait lui faire confiance. Vraiment? Elle venait de lui affirmer ça tout de suite, certes, les cupcakes de la jeune brune avaient été plutôt bons (et peut être même létaux), mais elle surestimait peut être ses capacités culinaires là tout de suite.

Peter conserva néanmoins le silence, fermant même les yeux, se concentrant sur les battements de son coeur, la voix de Ruby n'étant plus qu'un écho. Une petite voix lui murmura à l'arrière de son crâne qu'il aurait sans doute paniqué davantage s'il s'était retrouvé complètement seul dans cette petite boite métallique mais il ignora cette voix, qui était plus que jamais la voix de la raison, et il finit par rouvrir les yeux au moment où elle lui parlait de sa propre expérience. Oui, Peter avait peur de la nouveauté, mais est-ce qu'on pouvait vraiment lui en vouloir, hmmm? La dernière fois qu'il était sorti de sa zone de confort il avait fini... Avec Summer et ce sans aucune indication, et sans mode d'emploi, certes, il ne regrettait absolument pas mais tout de même... Il était marqué à vie, il n'y avait aucun moyen de faire marche arrière et il devait assumer ce choix et cette décision-là jusqu'à... Eh bien jusqu'à la fin de ses jours. Ce n'était pas juste une simple question d'auditionner, maintenant, à chaque fois qu'il considérait se jeter à l'eau, il hésitait trop et il finissait par ne rien faire. Mais est-ce que cela voulait dire que sa place se trouvait au devant d'une scène? Peter en doutait, vraiment.  "Vous vous trompez tous les deux." dit-il tout simplement, ne s'étant même pas rendu compte que oui, enfin, son coeur s'était calmé et que ses mains ne tremblaient plus. Il considérait véritablement les paroles de la jeune femme et il se demandait s'il y avait une chance qu'il considère passer cette audition. Peut être. Un jour. Dans un futur loin et incertain. Peter prit une profonde inspiration, se passant une main dans ses mèches blondes, histoire de les déranger un peu plus, avant de dire à demi-voix.

"Okay, j'aime chanter, mais pour moi et pour ma fille, ça ne va pas plus loin." Cette phrase lui coûtait déjà beaucoup, hors de question de partager sa passion des comédies musicales avec elle, pas tout de suite du moins, il avait encore besoin d'un ou deux moment d'adaptation dira t-on. Il poussa un soupir, laissant sa tête reposer contre les portes, lui aussi à la recherche d'une issue, ils allaient tourner en rond pendant longtemps et elle allait tout faire pour le convaincre. Il la connaissait depuis dix minutes et pourtant, il savait déjà qu'elle ne laisserait pas tomber aussi facilement. Au moins, elle et Wyatt avaient cela en commun. Peter retint un rire face à sa petite blague personnelle, prenant une autre inspiration, s'aventurant sur une pente deux fois plus glissante ensuite: "Je... Je... De toute façon, on va être coincé ici pour encore quelques minutes, donc je..." Le médecin se redressa un peu, Peter ne s'étant même pas rendu compte qu'il était littéralement affalé sur les portes. Il fit de son mieux pour croiser le regard de Ruby et ne pas rougir. (Quoi que, pas certain qu'elle le remarque sous cet éclairage-là) "Une chanson, juste une chanson et vous allez réaliser que je suis le genre de personne qui devrait uniquement chanter dans sa salle de bain." Peter aurait voulu que sa voix soit un peu plus ferme et un peu plus marquée, mais tant pis, il n'était définitivement pas ce genre d'hommes là. Il repoussa ses lunettes sur son nez et plus par réflexe qu'autre chose il ferma les yeux, tentant de s'imaginer bien loin d'ici. Plutôt dans son salon, assis devant son piano avec Summer sur ses genoux. Oui, voilà qui était mieux et pour ne rien changer à ses habitudes, encore une fois, il revenait à sa comédie musicale préférée.



"...
Maria...
I've just met a girl named Maria
And suddenly that name, will never be the same to me...
Maria...
I've just kissed a girl name Maria
And suddenly I found a sound can be...
Maria...
Say it loud and there's music playing
Say it soft and it's almost like praying
Maria..."
I'll never stop saying Maria..."
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