Choriste du mois


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 03. [Morgan's] you don't think that life's for us to talk about.

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MessageSujet: 03. [Morgan's] you don't think that life's for us to talk about.   Dim 15 Déc - 16:30

i'm a phoenix in the water
Seul un coup de téléphone parvenait à faire cesser une quelconque activité à Jake. Que ce soit une réunion à propos de sa campagne pour la mairie de Lima ou bien une petite gâterie. Les loukoums, c'était son péché mignon. Et malgré cela, rien que la petite sonnerie reprenant le titre phare de High School Musical suffisait à suspendre son élan glouton. Et cette musique était assignée au numéro de la charmante Megan Morgan, celle qui partageait sa couche de nombreuses fois par semaine. Il la voyait comme sa Gabriella, et lui un Troy bien meilleur danseur et chanteur. Les pieds plantés sur le bureau, les fesses confortablement installées dans son fauteuil en cuir, il ne prêtait que trop peu d'attention à ses conseillers de campagne, le nez plein de poudre. De loukoums bien évidemment. D'une oreille sourde, il acquiesçait à toutes les remarques qui lui étaient faites. Il ne pensait qu'à une chose : gagner la cœur de Brittany pour ensuite que sa main se faufile directement dans son dos puis descende le long de sa colonne vertébrale jusqu'à choper quelques doux billets à l'odeur volée.  Et si possible, d'un beau montant. Cette idée l'obsédait  de plus en plus. Et seul Megan arrivait à lui faire oublier cet énorme épine dans le pied qui le tracassait au quotidien. C'est alors que lorsque la sonnerie retentit dans le QG, Jake ne jeta même pas un coup d'œil à ses employés qui l'observèrent avec un soupir habituel. Eux aussi reconnaissaient cette musique énervante et synonyme pour eux de fin de journée. Alors qu'ils rangeaient leurs documents, l'ancien homme le plus sexy de l'Ohio se précipita à l'extérieur, enfilant son caban à l'envers. Elle le rendait toute chose. Et ces deux mots qu'elle avait écrit à la vite le rendait encore plus déséquilibré. Sexe maintenant. Un large sourire de satisfaction illumina le visage du candidat à la mairie de Lima qui s'éloigna d'un pas rapide de son lieu de travail. Quelques mètres plus loin se trouvait la tanière de tous les fantasmes, de toutes les possibilités contorsionnistes et où l'odeur de l'amour se mêlait à la sueur dans un brassage exotique. Montant les escaliers quatre à quatre avec une vitesse qui ferait pâlir de jalousie un unijambiste, le jeune homme poussa la porte à la volée. Fermée à clé. Déçu, Jake en profita pour reprendre son souffle et passa une main vive dans ses cheveux en bataille. Un petit chewing-gum balancé dans la bouche et il frappa enfin à la porte. Passant sa frimousse à travers l'entrebâillement de la porte, Jake vit le sublime corps de la Morgan dans une petite tenue noire et la pression monta. Comme le loup de Tex Avery, la langue du politique tomba sur le paillasson à l'entrée de l'appartement. Puis, avec poigne, Megan l'emmena à l'intérieur par le bras et réalisa tous ses souhaits et désirs.

Les rayons de soleil matinaux filtrèrent à travers des rideaux rouges en velours de la chambre. Passant une main sur son visage mal-rasé, Jake tenta d'ouvrir les yeux. La veille avait été difficile, entre deux-trois parties de Twister, ils s'étaient enchainés quelques verres de vodka. Une belle gueule de bois attendait l'ancien homme le plus sexy de l'Ohio aujourd'hui. La bouche sèche, il tenta d'ouvrir ses yeux. Mais à la place, il roula sur le côté du lit, en direction de la place encore brûlante de Megan, pour un petit câlin matinal. Posant ses bras, le candidat à la mairie de Lima n'attrapa que du vide. Surpris, le jeune homme releva la tête à la manière d'un lapin pris dans les phares d'une voiture. Sautant du lit, ce qu'il n'aurait pas du faire, Jake tituba jusqu'à attraper un rideau pour se maintenir droit. Au lieu de cela, il tomba à la renverse, arrachant l'étoffe qui s'entoura autour de son corps nu. Le bruit résonna dans son crâne, ayant le même effet que le décollage d'un avion. Il espérait simplement que Megan était partie pour qu'il puisse s'enfuir à la sauvette et mettre le blâme sur un tremblement terre qui avait simplement touché sa chambre. Avançant à quatre pattes, le ventre barbouillé, l'ancien présentateur météo local s'appuya sur le large lit pour se remettre sur ses deux jambes.  Soufflant plusieurs fois, puis s'arrêtant après senti son haleine fétide, Jake ouvrit la porte lentement pour se faufiler en direction de la porte. Ce n'était pas une attitude normale pour le jeune candidat à la mairie. Encore moins une habitude. Souvent, il se faisait expulser au petit matin par la brunette qui lui montrait ses attentes au niveau de leur relation. Du sexe, du sport mais rien d'autre. Pas de câlins, de mots doux et encore moins de longues discussions à parler du quotidien. Et cela semblait suffire à la starlette. Mais petit à petit, l'ancien présentateur météo ressentait cette envie dévorante de se poser. De faire de la jeune femme sa petite amie. Mais elle n'était pas de cet avis-là. Cherchant au sol ces chaussures, Jake avança sur ses genoux. Sa tête se cogna soudainement et brutalement contre le pied de la table basse. Relevant la tête doucement, se caressant le cuir chevelu d'où la douleur provenait, la surprise terrifia le jeune homme. Un petit cri aigu s'échappa de sa bouche. C'était contre la douce jambe rasée de Megan à laquelle Jake venait de se heurter. Un petit sourire gêné s'installa sur le visage du brun qui se remit droit debout, planté sur ses guiboles. Voyant sa chemise portée par la brunette, il ne piaffa pas un moment, baissant les yeux comme un petit chien qui venait de se faire prendre en train de faire la grosse commission sur le tapis persan.  « Je ... Je venais juste pour récupérer mes affaires et partir comme d'habitude chef. » lança-t'il la voix tremblante et tout décontenancé.  D'un léger coup de main, il se replaça les parties intimes, drapé dans le rideau rouge. Jake n'osa même pas croiser le regard terrifiant de la Morgan, il savait qu'il pourrait finir pétrifier sur place. Elle n'était pas tendre avec lui. Mais c'est comme ça qu'elle avait réussi à le dresser. Un processus à montrer dans toutes les écoles de dressage animalier. La queue entre les jambes, le candidat à la mairie de Lima attrapa d'un geste lent et difficile son caleçon qui trainait au sol et l'enfila en essayant de ne pas tomber.
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MessageSujet: Re: 03. [Morgan's] you don't think that life's for us to talk about.   Sam 21 Déc - 16:35

Cette nuit-là, Megan n’avait pas réussi à trouver le sommeil. Le pli soucieux entre ses deux yeux semblait s’être définitivement inscrit dans sa peau mate et lui donnait l’air d’une adolescente inquiète face à l’avenir qui l’attendait de l’autre côté des murs sécurisants de son appartement. Fixant intensément son reflet dans le grand miroir de la salle de bain, elle frotta très fort avec son poing la ligne de ses sourcils parfaitement dessinés pour effacer précipitamment ce signe évident de contrariété, car Megan Morgan n’avait pas le droit d’être contrariée. Pourtant, quand Jake lui avait parlé entre deux changements de rythme de son dîner en tête à tête avec Brittany Pierce-Holcomb, quelque chose l’avait bel et bien froissée. Ce n’était pas le fait qu’il voit quelqu'un d'autre qui l’avait interpellée, même s’il s’était appliqué avec un soin tout particulier à lui rapporter dans les moindres détails le déroulement de la soirée somptueuse qu’ils avaient vécu, c’était plutôt la proposition venant de la veuve des Urban Hymns qui l’avait fait s’arrêter au point culminant et afficher une mine contrite, bien loin d’être satisfaite. L’image d’un Jake se retrouvant au milieu de cette bande d’inadaptés sociaux était tout bonnement insupportable pour la directrice des Awesome Voices qui, frustrée, lui demanda de s’arrêter pour reprendre son souffle quelques secondes avant de se laisser submerger par sa libido et de repartir de plus belle.
Il méritait mieux. Non seulement, il n’avait rien à faire au sein d’un peloton regroupant les pires énergumènes de l’état, quand bien même il disposait aisément des qualités requises pour remporter la médaille du taré dans toute sa splendeur, mais en plus, des trois chorales rivales de la sienne, celle des UH, comme ils se faisaient appeler par leurs soutiens imaginaires, était composée des membres les moins talentueux du coin. Ils avaient l’argent, ils avaient Brittany, mais rien d’autre. Finn Hudson était l’illustration parfaite de l’adolescent attardé, avec son corps trop grand et sa tête trop grosse. Même lorsqu’il se contentait de marcher tout simplement, elle avait envie de se suicider, ça prouvait à quel point elle accordait du crédit à ce débile mental empestant le fromage fondu à des kilomètres. Plutôt crever que de laisser son sex friend rejoindre le club des dégénérés du bulbe. Elle ne couchait pas avec l’ennemi, et encore moins avec les losers – Leonardo DiCaprio mit à part, mais il finirait bien par l’avoir son Oscar.
Jake n’était pas très intelligent, mais il avait de l’ambition et un charisme fou, elle le reconnaissait sans même avoir besoin d’user d’hypocrisie. Gâcher tout son potentiel en rejoignant les rangs des mous du genou serait un crime contre l’Humanité et la brunette ne supportait pas l’injustice quand ce n’était pas elle qui en tirait les ficelles. Avec l’aide de son altruisme enfoui au fin fond de son cœur de glace, Megan devait à tout prix éviter au candidat à la mairie de vivre une humiliation supplémentaire en acceptant l’offre de la blonde. Si Jake devait rejoindre une chorale, ça serait la sienne.

Boutonnant sommairement la chemise du jeune homme, elle quitta la salle de bain et traversa sa chambre à coucher sans accorder un regard à la silhouette endormie de son invité. Trop occupée à mettre en place une stratégie pour faire tourner les choses à son avantage, elle ne remarqua même pas que son chaton, Timothy, venait de s’enrouler autour de ses chevilles en ronronnant pour un peu de lait. C’est après un coup de griffe sur son mollet qu’elle le chassa d’un coup de pied dans le flanc, puis alla s’installer devant son ordinateur portable, palpant distraitement sa bouche encore engourdie après les nombreux baisers échangés avec Jake. Très vite, elle se connecta sur le site de campagne du candidat à la recherche de son programme. Pas très branchée politique, Meg n’avait pas suivi son parcours, alors qu’elle gardait un œil sur celui de Sue Sylvester, cette vieille pie branlante, et même après quelques mois à partager régulièrement son lit, les promesses qu’il avait faites pendant les différents meetings auxquels il s’était rendu restaient floues pour la chanteuse. Il était temps qu’elle se mette à la page, car elle devait absolument trouver un plan.
Plusieurs heures d’étude des moindres paragraphes s’affichant devant ses grands yeux vairons furent nécessaires pour que Megan se montre plus confiante et ferme enfin le clapet de son laptop, totalement apaisée. Un sourire satisfait étirant sa bouche pulpeuse, elle attrapa son chat en se levant de son siège et se laissa tomber à la renverse sur son sofa, le cœur léger. Elle avait un avantage non négligeable contrairement à Brittany et ses amis chanteurs : en plus d’être maligne, elle tenait Jake par les bijoux de famille. Si jamais l’argumentation qu’elle avait préparée en accéléré ne trouvait pas racine dans le cerveau du jeune homme, elle pourrait toujours mettre fin à leur petit arrangement. Elle perdrait une distraction, mais elle en trouverait une autre. Megan n’était pas en reste, surtout quand elle savait qu’à quelques pas de chez elle se trouvait le quartier général des Urban Hymns et qu’elle n’hésiterait pas un seul instant à débarquer comme une fleur pour les démonter un à un si jamais la bataille était remportée par la veuve noire.

Pour l’heure, elle avait confiance en son plan. C’est à ce moment-là que Jake fit irruption dans la pièce, le rideau de sa chambre noué stratégiquement autour de la taille. Caressant son chat du bout des doigts, elle le regarda en penchant la tête sur le côté, une moue perplexe remontant ses pommettes. Elle ne réussirait pas à se montrer plus affectueuse qu’elle ne l’était en réalité, pas quand Jake arborait cette expression d’enfant traumatisé qu’elle avait envie de gifler. Du courage, Meg, s’intima-t-elle en faisant sauter Timothy de ses genoux pour se pencher sur la table basse sur laquelle était posée une bonbonnière remplie de pastilles à la menthe. Elle en prit quelques-unes dans sa main, se leva pour s’approcher de Jake et quand il releva la tête après s’être partiellement habillé, elle lui en fourra deux dans la bouche et lui planta un baiser sur la bouche qu’elle fit durer juste le temps de sentir le goût de la menthe se répandre dans sa propre bouche. Elle se détacha de lui, posa ses mains sur sa poitrine, et en fronçant les sourcils, elle lui dit avec une pudeur peu commune chez elle :

« Tu devrais rester un peu, il est tôt. » Le pli soucieux entre ses sourcils refit son apparition, mais elle ne laissa pas l’occasion à Jake de s’en apercevoir. Elle lui donna un furtif baiser puis le contourna, se rendant à reculons vers la cuisine ouverte « Je vais préparer le petit-déjeuner. Qu’est-ce que tu veux ? » Elle pivota sur ses deux pieds, marcha droit devant elle en secouant ses cheveux pour qu’ils se placent sur ses épaules. Dos à Jake, elle grimaça comme si son propre comportement lui donnait envie de vomir, et une fois qu’elle passa le seuil de la cuisine, elle se rua sur le réfrigérateur duquel elle ouvrit la porte à la volée. Explorant les compartiments d’un coup d’œil hésitant, elle finit par dire avec peu de conviction « Je peux faire des pancakes, et j’ai même du jus d’orange. » Elle passa la tête à l’extérieur pour regarder Jake, le nez un peu froncé « Il date d’un ou deux mois, ça devrait passer. »
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