Choriste du mois


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 03. Don't care if you think I'm dumb

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MessageSujet: 03. Don't care if you think I'm dumb    Lun 3 Fév - 15:59

"Et donc la réponse à cette question est ..."

Aidan avait beau se concentrer mais les paroles de son très cher professeur de mathématiques n'étaient rien d'autre qu'un brouhaha sans aucun sens. Assis au fond de la classe, plus que confortablement installé sur son bureau, le blond se demandait bien ce qu'il fabriquait ici. Parfois, il se disait que tout ceci n'était qu'un rêve, que dans le fond, il n'avait pas laissé sa mère l'inscrire dans un lycée, qu'il ne l'avait pas laissé devenir quelqu'un de complètement banal, ordinaire, ennuyeux et... Son crayon venait de tomber sur le sol... Aidan roula des yeux avant de jeter son regard sur l'infâme crayon en question. Il n'avait pas vraiment d'énergie pour le ramasser... Cela attendrait la fin du cours. Plus que cinq minutes, cinq petites minutes et il serait libre, enfin, libre d'aller à la cafétéria et libre d'embêter Ingrid pendant leur heure de pause et... Ensuite il devait retourner bien sagement en cours, écouter, apprendre, prendre des notes, gober des informations dont il ne se servirait probablement jamais... Si tout ceci était pour son bien, pourquoi est-ce qu'on ne lui avait pas demandé son avis? Toute cette situation était bien ridicule dans le fond, Aidan ne voyait pas vraiment ce qu'il allait faire avec un diplôme de lycéen et il se voyait encore moins aller à l'université... Pour rester assis dans un amphithéâtre toute la journée? Non, selon Aidan, ce n'était pas ainsi qu'on apprenait, non, pas enfermé dans ce semblant de prison, mais bien dehors, à poser des questions, à rencontrer du monde... À vivre, il n'y avait rien de mieux selon lui. Il poussa un soupir, se demandant intérieurement depuis quand les minutes passaient aussi lentement, avant que son regard ne se porte vers une des fenêtres. Sa liberté, oui, il avait l'impression qu'on le lui avait volé et tant pis si Aidan était encore une fois mélodramatique. Il ne lui restait que cela dans le fond. Autre soupir avant que ses yeux ne se posent sur sa caméra, qui trônait là, sur son bureau. Il ne s'en séparait jamais et du moment qu'elle restait éteinte, on lui fichait la paix.

Un sourire se dessina sur son visage et après avoir jeté un rapide coup d'oeil au professeur, toujours dans ses explications sur les limites ou quelque chose dans ce goût-là, il alluma sa caméra et s'en empara le plus discrètement possible, filmant discrètement ses camarades. "Bienvenu ô très cher abonnés au lycée de Lima, population: votre très cher Aidan et une belle bande de zombies." Sa voix n'était pas plus élevée que celle de son professeur et le blond ne risquait donc pas de se faire prendre, il continua de faire discrètement tourner la caméra avant de pointer l'objectif en direction de son propre visage. "Je n'ai qu'une seule chose à dire: le lycée ça craint. Cliché ou pas, j'aurais très certainement plus de plaisir à... Je sais pas moi... Essayer d'apprendre le russe à un mouton... Et non ce n'est pas le meilleur exemple du monde je vous l'accorde mais il devrai faire l'affaire. La seule chose qui me sauve dans toute cette histoire c'est... " Comme prévu par le réalisateur en herbe, la cloche retentit à ce moment-là, annonçant le moment du déjeuner, les autres élèves n'écoutaient déjà plus le professeur, trop occupés à se ruer vers la porte. Cela fit bien sourire Aidan, qui beaucoup plus lentement que ses camarades, rangea également ses affaires, fourrant le tout dans son sac. En dernier, il saisit sa caméra, poursuivant son propre documentaire personnel. "L'heure du déjeuner, je dois avouer qu'après avoir été nourri au fast food toute ma vie, je suis plutôt étonné de trouver de la nourriture décente dans un lycée. Est-ce que j'ai envie de savoir s'il y a vraiment de la viande dans les spaghetti bolognaise? Mon dieu non..." Et puis, se retint d'ajouter Aidan, manger ici était nettement plus sain que les plats de sa mère. Moïra Weatherly n'avait jamais été en mesure d'élever un enfant et quand elle décidait de passer derrière les fourneaux, c'était toujours Aidan qui devait rattraper les essais de sa mère. Non pas que cela le dérangeait, mais franchement, il se demandait pourquoi sa mère essayait encore.

Il se dirigea vers son casier, toujours avec la caméra tournée vers lui, Aidan ne vit même pas qu'il allait rentrer dans quelqu'un d'autre avant la collision, avant que son épaule ne heurte celle d'un autre élève. Il rattrapa à grand peine sa caméra avant qu'elle ne heurte le sol, comme quoi, il avait un certain sens des priorités. "Oops... Je crois qu'il y a failli avoir des morts." Le blond se tourna vers l'autre jeune homme, une grimace sur le visage. "Désolé, je devrais vraiment regarder où je vais..." Non Aidan, tu ne peux pas passer toute ta vie à vivre via ta caméra, lui murmura une petite voix au fond de sa tête, ce n'était définitivement pas sain.
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MessageSujet: Re: 03. Don't care if you think I'm dumb    Dim 16 Fév - 23:05

Il y avait des jours sans, et des jours avec. Clairement, ces sept jours penchaient dangereusement du côté sans. Depuis le début de la semaine, Joshua enchaînait tuiles sur tuiles ; il lui semblait même déjouer toutes règles de probabilité. Pouvait-on rester coincé dans les toilettes du lycée, cacher si bien son portable au point de ne pas le retrouver, manquer de s'étouffer avec un petit pois bio, se taper une honte mémorable en cours de maths et bien d'autres choses peu réjouissantes, tout ça en une même semaine ? Le garçon de Virginie aurait répondu par la négative s'il ne l'avait réellement vécue. Il n'avait qu'une envie, de finir avec cette semaine épouvantable. Malheureusement, la roue ne voulait pas encore tournée.



Cette matinée de décembre s'était pas trop mal passée. Pas de slushy qui ne lui était pas destiné en pleine poire, pas de jeter dans la benne à ordure, pas de craquage de pantalon durant le cours de gymnastique ; non, rien de tout cela. Chaque minute, il pensait à l'atelier d'écriture du soir, sa bouffée d'oxygène qui lui permettrait d'oublier toutes ses terribles mésaventures. La sonnerie du déjeuner sortit le garçon de ses pensées. Il quitta la salle de cours avec nonchalance, vérifiant sans cesse qu'aucune peau de banane n'attende que son pied la foule.

Il passa à son casier pour récupérer les brouillons pour l'atelier de littérature. Il espérait les retoucher une dernière fois discrètement pendant le cours d'histoire. Il avait appris qu'une énième relecture n'était jamais superflue. Il se dirigea vers le self, les papiers en main, et tout en marchant, vérifia la numérotation des pages sans même faire attention où il allait. Et soudain, l'inévitable télescopage. Choc d'épaules entre deux élèves complètement distraits. Le brusque impact qui fait glisser des mains ce que l'on tenait. Le sol, seul moyen d'immobiliser la chute des objets. Les réflexes de Joshua n'étaient pas aussi bons que ceux de l'autre garçon. Et ce n'était pas la grimace du Lyons Crewe qui fit arrêter la cascade de feuilles sur le carrelage mouillée du couloir. Elles étaient toutes tombées dans un bruissement étouffé par le brouhaha du couloir. L'adolescent constata un long moment la scène, la poisse ne semblait pas vouloir le quitter...

Habituellement le garçon se serait platement excusé en bredouillant quelques mots, même si la collision n'était pas à l'origine de sa propre faute. Il n'était pas ce genre de personne qui hurlait à tout va, sur tout le monde et à toute heure. A quoi bon, cela ne faisait qu'envenimer la situation et terminait en bagarre générale. Seulement la personne qui l'avait bousculé n'était pas n'importe qui. Le Chieur à la caméra. Aidan. Un adolescent que Josh essayait par tous les moyens d'éviter, ou du moins éviter d'apparaître sur ses dizaines de vidéos publiées ensuite sur internet et vues des centaines de milliers de fois. Une apparition fortuite dans une vidéo pouvait être fatale, lui qui voulait enterrer les faits de sa précédente vie d'Alexandria. L'humeur joyeuse de Joshua s'évapora au même instant qu'il reconnut l'adolescent. Il en avait de son petit jeu de Youtuber, c'était devenu une vraie plaie de se cacher à chaque fois que l'autre dégainait sa caméra ; et personne ne savait mieux que les abonnés de sa chaîne que le gars blond faisait des vidéos de tout et surtout de n'importe quoi.

Le sourire que le Lyons Crewe affichait à longueur de journée se dissipa rapidement de son visage. Il observa un très court instant l'autre énergumène et voyant l'objectif de la caméra s'approcher de sa tête, il baissa machinalement la machine pour qu'elle ne filme qu'au niveau de son ventre. « Tu pourrais faire attention, merde ! » Il souffla de dépit en voyant toutes ses feuilles étalées sur le sol, comme de vulgaires confettis. « Et puis sympa pour moi, j'aurais pu me vautrer par terre et me blesser, mais non ! C'est ta caméra avant tout. » Préférant éviter de croiser le regard de chien battu de Aidan, il s'agenouilla pour ramasser les brouillons de son dernier récit. Ce n'était pas ce soir qu'il allait laisser le manuscrit à Mr Faithorn pour qu'il lise. Vraiment, ce boulet blond était enquiquinant. « Tu peux pas l'éteindre ? » dit-il, le regard méfiant, le doigt pointé vers la caméra. « Tu sais qu'il faut demander l'autorisation aux personnes que tu filmes ? Ma mère est... enfin, elle connaît les règles. » se ravisa-t-il, se rappelant à qui il s'adressait. « Éteins-là, s'il-te-plaît. » Sinon je la balance à l'autre bout du couloir. fallait-il comprendre.


Dernière édition par Joshua Lyons Crewe le Dim 2 Mar - 21:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 03. Don't care if you think I'm dumb    Sam 22 Fév - 20:05

La réalité, c’est le cinéma des pauvres. Qui avait dit cette phrase? Peut être personne, peut être qu’Aidan venait de l’inventer de toute pièce et peut être qu’il aurait dû s’empêcher de sortir son téléphone portable de sa poche pour pouvoir tweeter tout ça. Peut être. Sauf que là, dans ce petit film-là, qu’il s’acharnait toujours à tourner et ce même malgré les conséquences (parfois plus que désastreuses), c’était lui la star et c’était bien lui qui, plus que jamais, était ancré dans la réalité. Et c’était lui qui venait de rentrer dans un autre lycéen. Pour Aidan, tout allait bien, sa caméra allait bien, il venait de s’excuser (lui, Aidan diva Weatherly quand même), et donc il pouvait passer à autre chose et continuer de transformer cette journée normale et banale en quelque chose d’autre. Le blond avait besoin de se dire qu’il y avait quelque chose en plus que la réalité dans laquelle il était coincé tous les jours, c’était sa façon à lui de survivre et ce peu importe les conséquences. En revanche, il ne s’attendait certainement pas à ce qu’on l’insulte. Son sourire disparut pendant quelques secondes de son visage et Aidan fronça les sourcils, fixant ce parfait inconnu. Okay… Est-ce que tous les gens de cette ville était aussi aimable? Il s’était tout de même excusé (Et hors de question qu’Aidan oublie ce simple détail, l’exercice était nouveau pour lui). Et évidemment que c’était sa caméra avant tout, il n’allait pas en plus se préoccuper du sort des autres, non? Aidan se retint bien d’ajouter la dite remarque, histoire de ne pas donner une raison de plus à l’autre jeune homme de le détester. À croire que le Weatherly n’était pas le seul à passer une mauvaise journée.  

« Euh… On se détend, on est en vie tous les deux non? Pas la peine d’en faire tout un plat. » lâcha simplement Aidan en haussant les épaules. Il ne s’était certainement pas attendu à ce qu’on lui demande d’éteindre sa caméra. Pourquoi? Ce type était bizarre à la fin, pourquoi fallait-il qu’Aidan se prive da la seule qui arrivait à faire naître un sourire sur son visage? Et certes, le blond ne dirait jamais ça à voix haute mais tout de même, il fallait être un idiot complet pour ne pas remarquer qu’il faisait ça par plaisir et pas tout simplement pour embêter son monde. … Ou alors un peu des deux. Peu importe, s’il y avait bien quelque chose qu’Aidan était, c’était borné. Et ce jusqu’au bout des ongles. Il ignora l’autre et sa demande et même le fait qu’il avait été poli et il s’arma d’un autre sourire aux lèvres, faisant un pas en arrière, pour lever la caméra vers le visage de l’autre garçon.  « Et oui la caméra? Tu veux que je la pointe ailleurs? » Aidan agita sa caméra, braquant l’objectif contre son visage pendant quelques instants, offrant même un clin d’oeil à ses futurs spectateurs. « Hmm… Nah. » Finit-il par dire avec tout le mépris dont il était capable, son regard et son objectif se reportant sur l’autre lycéen. C’était officiellement une journée gâchée, qu’on lui dise d’écouter en cours, passe encore, qu’on le forcé à jouer les élèves modèles pas de soucis, mais qu’on lui dise ce qu’il avait le droit ou pas de filmer. Non. C’était quelque chose qu’il ne pouvait pas laisser passer. Il fit un pas en avant, faisant même un zoom sur le visage de son acteur du jour. Ou plutôt victime. Aidan aurait dû le laisser tranquille et passer à autre chose, mais non, il était comme ça, surtout quand on le provoquait.

« Ça ne marche pas vraiment comme ça dans la vie, je veux dire, tu pourrais demander un peu plus gentiment pas vrai? » Aidan eut l’audace de faire une moue à son interlocuteur, pour appuyer son propos. « Et puis voit les choses du bon côté des millions de gens verront ta tête et tu n’es pas désagréable à regarder donc ça fera forcément du bien à ton estime. »  Venait-il d’énoncer les pires arguments de toute la terre? Probablement. Il devait juste avoir affaire à un timide du genre très timide ou un de ses anxieux qui étaient obligés de se préparer psychologiquement avant de lever la main en cours ou qui paniquait à chaque fois qu’il devait faire une présentation ou passer au tableau. Chose qu’Aidan ne pouvait pas comprendre, pour lui, la timidité était juste une belle excuse, peu importe les conséquences dans le fond ou l’avis des autres, il suffisait juste de respirer et de se dire que les gens finissaient toujours par oublier. Toujours.
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MessageSujet: Re: 03. Don't care if you think I'm dumb    Sam 19 Avr - 23:25

Les études scientifiques de part le monde ont maintes et maintes fois démontré qu'au premier regard les personnes à la chevelure blonde étaient assimilées par le commun des mortels à des rejetons d'angelots dégoulinants de candeurs. Et que les blondes étaient plus désirées de la gent masculine. Qu'en était-il des hommes ? Les chercheurs ne s'en inquiétaient pas et pourtant il y avait beaucoup de choses à dire sur le sujet, surtout en ce moment précis où un spécimen de ce type se pavanait devant Joshua. A priori, les modestes observations de jeune lycéen menèrent Josh vers une seule et simple conclusion. Chieur ! Alors certes les deux garçons étaient actuellement en vie, mais l'adolescent ne donnait pas cher que l'un deux allait dès le lendemain noircir la rubrique nécrologique du journal de Lima. Et cela n'allait certainement pas être le Lyons Crewe si l'autre garçon agitait sa caméra devant son nez, en le narguait tel qu'il le faisait maintenant. Quel brise-noix !

Rassemblant ses feuilles pour en former un unique tas totalement désharmonieux, il froissa sans s'en rendre compte de colère les premières de garde lorsqu'il sentit de nouveau l'objectif pointer vers sa figure. Déjà qu’il devait imprimer en cachette ses manuscrits de peur de rendre sa grand-tante Patty plus irritable qu'elle ne l'était en réalité. En effet, elle ne supportait pas de voir tant de papier gaspillé pour des élucubrations littéraires — élucubration était un mot qu'elle ne connaissait pas, elle préférait utiliser le terme de « conneries pour de vulgaires gribouillis d'un déforestateur » qui, en général, annonçaient ses harangues sur l'écologie et la place de l'être humain sur Terre...

Vraisemblablement ce gars ne semblait pas comprendre la langue communément parlée aux États-Unis, sans doute fallait-il s'exprimer en langage sioux ou en langage des poings... C'était peut-être d'ailleurs ça qu'il cherchait, la bagarre. Si lui aimait se trémousser devant la caméra, s'extirper de son train-train quotidien ultra ennuyeux en postant des vidéos sur le net, enregistrer ses moindres faits et gestes jusqu'à sa pause pipi, c'était son choix ; mais qu'il ne venait pas empiéter sur la vie des autres. Et surtout pas celle du Lyons Crewe qui souhaitait au contraire s'enfoncer dans une routine innocente et insoupçonnable. Le menton presque plaqué contre son torse pour cacher son visage au paparazzi à deux sous, il prit son temps pour ranger les feuilles dans son sac. Mais forcément, quand le mot million sortit de la bouche du blond, son sang ne fit qu'un tour. Il se leva d'un bond, peinant à cacher son étonnement paniqué à l'annonce d'une audience aussi étendue.

« Je ne comprends pas ton trip. » signifia le jeune homme, le regard davantage rivé vers la machine que l'autre garçon. « Honnêtement. T'es gay et tu filmes tous les gars du lycée pour t'occuper, seul, le soir avant de dormir ? » Une moue faussement dégoûtée, Josh leva un sourcil interrogateur, signal qu'il attendait une réponse. Ce que le boulet faisait de ses vidéos, il s'en foutait royalement tant qu'un mèche de ses cheveux n'y apparaissait pas. Il avait cependant volontairement posé la question à une voix légèrement plus haute qu'à l'accoutumée, espérant déstabiliser l'intéressé. Le Lyons Crewe avait bien compris qu'ici à MacKinley High, ce qui comptait ce n'était pas les notes, mais la réputation. Aidan était-il de ceux qui ne voulait voir leur image égratignée ? Joshua l'ignorait, il espérait néanmoins dans son for intérieur que c'était bel et bien le cas. « Sinon je te suggère les vestiaires. Pour des films d'horreur X, c'est l'endroit parfait. Profites-en, paraît que c'est le genre à la mode. » Bizarrement, il rigola à son ineptie. Des films d'horreur version porno, ça existait vraiment ? Il n'en savait rien, mais comme disait son père : ''tous les moyens de débauches ont été créé dans ce monde''.

Sans réfléchir une seconde aux conséquences de son geste, Joshua agrippa le poignet de l'adolescent blond, celui-là même qui tenait la caméra, et força le garçon à baisser le bras. « Alors si tu veux bien éteindre ta caméra s'il-te-plaît je t'en serais extrêmement reconnaissant. » Joshua avait pris un ton méprisable et moqueur bien que l'autre garçon l'avait exhorté d'une façon détendue. « Et je ne le répéterai pas. » Regard planté dans celui du boulet en guise de défi.


Dernière édition par Joshua Lyons Crewe le Mar 29 Avr - 22:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 03. Don't care if you think I'm dumb    Mar 29 Avr - 6:32

Visiblement, Aidan avait touché une corde sensible. Ou peut être que c’était son interlocuteur qui avait une réaction normale et lui qui était en manque d’attention et qui compensait. Peut être, c’était une question dont se préoccuperait Aidan dans quelques années, quand il se serait rangé et qu’il ferait sa crise de la trentaine et qu’il serait obligé de faire de la thérapie. (Oh que oui, il était bien conscient qu’il en avait besoin, on pouvait lui accorder des points bonus car il n’était pas dans le déni à ce sujet). Mais tant pis, il parlerait de papa qui ne l’avait pas cherché et de maman qui ne l’avait pas assez aimé beaucoup plus tard, là tout de suite, il s’était trouvé une autre victime et un franc sourire se dessina sur ses lèvres alors que l’autre adolescent lui répondait, s’en prenant même physiquement à lui. Sérieusement, il allait vraiment s’en prendre à sa sexualité, là tout de suite? C’était très certainement la ligne de défense la plus surfaite et la plus pathétique du monde, oui Aidan, le type bizarre à la caméra était gay. À croire que tout le monde avait peur de ce mot dans cette fichue ville. Déjà, mettre une étiquette à quelqu’un d’aussi jeune que lui? Rude, plain and simple. Ensuite, où était le problème? Il n’avait que dix huit ans, s’il avait envie d’être gay un jour et remercier le seigneur parce que les cheerios du lycée avaient des jupes un peu trop courtes le lendemain, c’était son problème à lui. Aussi, il se contenta de récupérer son poignet avec un sourire mauvais sur le visage, reculant légèrement et finissant enfin par baisser sa caméra. Oh non, il n’abandonnait pas la partie, bien au contraire, il ne faisait que commencer …

« Tu sais que dans la plupart des cas quand on accuse quelqu’un d’être gay c’est qu’on cache quelque chose soi-même. » Répondit-il en premier lieu, absolument pas convaincu, mais quitte à taper dans le surfait, autant y aller complètement pas vrai? Aidan haussa les épaules, se passant sa main libre dans ses cheveux, une fausse moue passant sur son visage. Il jouait sûrement très mal la comédie à cette seconde précise, mais il se fichait totalement des états d’âmes de son très cher camarade de classe, personne ne lui disait d’éteindre sa précieuse caméra sans en subir les conséquences. Et si Aidan n’était définitivement pas de ceux qui se servaient de ses poings contrairement à l’autre, cela ne voulait pas dire qu’il était complètement… impuissant dira t-on. Peut être qu’il était parfaitement taillé pour la vie sur la route? Survivrait-il au lycée? La suite au prochain épisode. Qui était en plein tournage en fait. (Non pas de doute, il avait vraiment besoin de cette thérapie.)« Bon j’avoue le côté révélation c’est moyen pour ma vidéo mais qui sait peut être que les clichés d’adolescents ça plaît encore sur internet…Quoi qu’il en soit, ne t’en fais pas pour ma libido, tout va bien de ce côté là, pas de soucis. » Il osa gratifier Joshua d’un haussement de sourcils plus qu’évocateur, ses yeux passant sur le corps du jeune homme histoire de l’effrayer un peu plus. Ce qui était du gâchis quand on y pensait, car après Jace, Aidan se voyait embrasser un autre garçon du lycée. Pas de doute, il devait vraiment commencer à dresser une liste. Et la poster sur twitter? Oh… C’était une très bonne idée.

« Mais si tu as besoin d’un coup de main et ce dans tous les sens du terme, tu sais où me trouver… Oh mais pardon j’oubliais la caméra te dérange. » Il posa sa main libre sur son coeur, prétendant encore une fois être désolé. Expression qui fut aussitôt remplacée par une mine pensive, Aidan était lancé, il parlait sans véritablement réfléchir, incapable de s’arrêter. Et oui, il pouvait être pire qu’une adolescente de douze ans avec son premier téléphone portable et un forfait illimité parfois… Tout le temps.  « Quoi que je suis certain que ça passerait très bien sur certains sites internet, je peux déjà nous y voir toi et moi. » Tournant la tête pour s’assurer qu’ils n’étaient effectivement pas seuls dans ce couloir, ça aurait été dommage que la moitié du lycée rate ce spectacle, Aidan ferma les yeux et se mit à pousser des gémissements digne de n’importe quel film pour adultes.  « Oh god yes, right there, right there… » Et est-ce qu’il en faisait un peu trop en tapant également du pied sur le sol pour appuyer son propos? Hmmmm… Probablement.
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03. Don't care if you think I'm dumb

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