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 04. [Pierce's] Les douze travaux du repenti

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MessageSujet: 04. [Pierce's] Les douze travaux du repenti   Lun 17 Fév - 12:38

La mort dans l’âme, Brittany fixait pour la dernière fois ce qui avait été un magnifique et doux tapis blanc. Au cours des dernières semaines, elle avait tenté à plusieurs reprises de le jeter, sans pouvoir s’y résoudre. De tous les dégâts causés par la soirée, c’est ce qu’elle regretterait le plus. A force de se prélasser dessus, elle avait fini par établir une importante relation affective avec ce tapis ! Sur un dernier soupir, et un murmure (« Merci pour tes loyaux services, tu ne seras pas oublier. ») elle l’enfouit dans un sac plastique qu’elle noua soigneusement et laissa près de la porte d’entrée, pour penser à le descendre plus tard.

En revenant dans le salon, Brittany jeta un coup d’œil rapide (et se voulant discret) au coin où Michael repeignait le plafond. Les meubles et le sol en dessous avaient été recouverts d’une bâche plastique pour les protéger. Son cher cousin était perché sur un escabeau, tentant d’effacer l’éclaboussure de bière qui avait terni le plafond blanc en une espèce de flaque de pisse séchée et écaillée. C’était le dernier de ses douze travaux pour remettre en état le loft et se faire pardonner son ‘idée de génie’ (parmi les onze premiers, on pouvait compter le ménage de ce qui aurait pu être une écurie si on avait pas été au dernier étage de l'immeuble, le réapprovisionnement à l'épicerie dorée du coin, le nettoyage de la litière du pauvre petit Loubou tellement traumatisé qu'il en avait asséné quelques coups de griffes, entre autres tâches...).

Brittany s'installa sur le canapé à quelques mètres de là et saisit un magazine qu'elle déploya ostensiblement devant elle. Tant que tout n'était pas en parfait état, elle s'était mis en tête de rester 'ferme' dans sa contrariété, afin de ne pas laisser Michael s'en tirer à trop bon compte. Cela allait à l'opposé de sa personnalité mais, à ce qu'il paraît, elle était l'adulte responsable sensée devoir assurer la discipline et indiquer les limites... blablabla. Elle faisait donc semblant d'être toujours aussi contrariée (bien qu'après avoir jeté son tapis adoré, elle n'avait pas beaucoup à se forcer, au moins pendant les quelques minutes à suivre) en restant distante et froide.

Regardant sans le lire un article sur la ménopause, Brittany réfléchit à la façon dont elle gérait tout cela. Elle avait fait le choix de cacher la vérité au père de Michael, s'imaginant déjà la dispute que cela causerait, d'autant plus si le sujet de l'alcool (qui avait été bien présent ce soir là) et de la drogue (dont elle n'avait pas vu trace, mais dont elle se méfiait malgré tout) étaient abordés. Elle s'était contentée d'expliquer à Mr. Axon qu'elle avait besoin de son fils pour un peu de bricolage, ce qu'il avait trouvé être une très bonne idée puisqu'il ferait alors enfin « quelque chose de productif de ses journées ».
Sa décision de le couvrir lui avait probablement fait gagner quelques points auprès de Michael mais cela n'empêchait pas le fait qu'il leur faudrait parler du gros éléphant en tutu dansant au centre de la pièce : si ce Harry Holmes-Black, ou elle-ne-savait-plus-son-nom, était une mauvaise influence pour son Mickey, elle ne garantissait pas une réaction calme et pacifique (s'il y avait des drogues dans l'histoire, elle savait à qui s'adresser pour cacher un cadavre).

Bien entendu, le subterfuge ne dura pas longtemps. Une dizaine de minutes plus tard, il suffît que Michael perde brièvement son équilibre (se rattrapant rapidement et sans dommage), pour que Brittany abaisse sa barrière et s'inquiète : « Tout va bien ? » Elle se leva vivement. « Cela fait presque une heure que tu es dessus, tu devrais peut-être faire une pause et boire quelque chose. Un soda ? Un jus de fruit ? » Dépassant l'échelle, elle s'empressa de rentrer dans la cuisine et de sortir un verre.


Dernière édition par Brittany Pierce-Holcomb le Mar 4 Mar - 15:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 04. [Pierce's] Les douze travaux du repenti   Jeu 20 Fév - 12:03

Trois jours. Trois jours de dur labeur pour remettre le loft de princesse de sa chère cousine en état. Michael y avait laissé facilement un demi-litre de sueur dans ces travaux ; travaux de ce qu’il soupçonnait être la rénovation entière du luxueux appartement de Brittany. Il n’était pas possible d’avoir fait autant de dégâts avec une simple soirée d’anniversaire qui avait durée en tout et pour tout six heures… Pourtant, il fallait bien croire que c’était le cas. Six heures pour tout détruire, contre trois jours de rangement, bricolage et autres tâches fastidieuses ; cela ne valait véritablement pas le coup de se donner tant de mal pour un Watson-Brown qui avait à peine daigné le remercier de son geste. Mais cette soirée avait été un coup de tonnerre ! La soirée de l’année, pour sûr. D’autant que de réquisitionner l’appartement de Brit s’était avéré extrêmement plaisant, à sa grande surprise. Il s’était senti vivre, à cet instant, comme si ce manquement aux principes de toute une société (comprendre : les principes de son père) l’avait fait se sentir bien, et ce depuis beaucoup trop longtemps. Il comprenait presque ce qu’avaient pu ressentir les Bling Ring durant leurs années d’activité… Mais il devrait oublier cette idée. Les consignes de son paternel étaient déjà beaucoup trop drastiques pour seulement s’imaginer rentrer dans des propriétés sans autorisation et faire des soirées en incognito. Il bénissait déjà sa cousine de ne pas l’avoir vendu après la soirée. Mais l’idée restait alléchante, cependant…

Michael rêvassait du haut de son escabeau. Songeant à son heure de liberté qui arrivait à grand pas. Il avait à ses pieds son pot de peinture blanche, menaçant dangereusement de tomber d’un mètre cinquante de haut, mais le jeune homme avait la tête ailleurs. Il exécutait un va-et-vient lent et nonchalant avec son bras, déposant le rouleau imbibé de peinture sur le plafond du salon. Il ne regardait presque pas ce qu’il faisait ; du moins, ses yeux étaient plus plongés dans le vide que sur son travail. Il savait pertinemment que s’il s’enquérait plus sérieusement de cette tâche, il finirait plus rapidement et pourrait rentrer chez lui, dormir ou glander, mais sa motivation était telle qu’il préférait prendre une demi-heure ou une heure de plus pour finir le boulot, et surtout ne pas se tuer à l’ouvrage.

Il faudrait qu’il pense à remercier Henry de l’avoir tant aidé durant ce weekend de besogne, lorsqu’il le verrait le lendemain dans les couloirs de McKinley. Un chic type de garçon, mais beaucoup trop intéressé par sa petite personne pour voir qu’il n’était pas tout seul sur cette terre. Mais bon, Michael connaissait le loustic, et savait qu’il ne fallait plus beaucoup compter sur lui lorsqu’il ne s’agissait plus de se moquer ouvertement de quelqu’un ou bien de faire la fête… Peut-être un jour changerait-il… Bien qu’il en doute fortement.

À ce moment, une goutte de peinture kamikaze se précipita hors de son bataillon et dégringola, s’écrasant sur le visage angélique de Michael, qui, prit par surprise, sursauta. Son inattention si soudainement interrompue plus fortement que jamais, et soit dit en passant à quasiment deux mètres du sol, le fit perdre son équilibre. Le cœur du garçon s’emballa, et il réussit à attraper l’anse de l’escabeau tout juste à temps afin de retrouver son point de gravité. Nonobstant, malheureusement pour lui, le pot de peinture chu à la suite des tremblements de l’escabeau. Le sol était recouvert de bâche en plastique, mais il lui faudrait tout de même passer encore un moment à nettoyer cette coulée de lave blanche qui se répandait rapidement sur la surface plastifiée. À ce moment, Brittany, qui feignait l’ignorance à son égard depuis le début de ses travaux, s’enquit de son état, lui proposant une boisson rafraîchissante. Que n’aurait-il pas donné pour boire une bonne bière bien fraîche… Ou un soda, visiblement. Sa cousine passa à côté du pot de peinture jonché sur le sol, mais n’en prit pas note. Michael sentait presque de la culpabilité dans la voix de Brittany, qui l’avait laissé face à lui-même pendant trois longs jours. Il était persuadé que tout serait allé beaucoup plus vite si elle avait été plus compatissante avec lui. Mais tant pis, le plafond était quasiment terminé à présent, et il n’aurait plus qu’à nettoyer la peinture au sol, et à s’en aller.

    « Oui, oui ça va. Je veux bien un… Oui, un soda ça ira. » répondit Mike, sur le ton le plus enjoué qu’il trouva sans paraître blasé de n’avoir le droit qu’à ça.


Michael empoigna un morceau de papier absorbant dans la cuisine de Brittany, et le frotta contre son visage, essayant tant bien que mal d’essuyer la fameuse goutte qui aurait bien pu le tuer (rien que ça !). Il n’avait aucun moyen de se voir dans une glace, mais imaginait bien qu’il ne faisait qu’empirer les choses. Tant pis, le blanc c’est à la mode de toute manière.

    « Je pense que je vais avoir bientôt terminé. J’espère que tu ne m’en veux pas trop d’avoir fait de ton appartement une vraie porcherie… Et c’est cool de ta part de n’avoir rien dit à papa. »


Après tout, Brittany aurait très bien pu aller voir son oncle, lui raconter toute la vérité et lui demander une réparation financière. Elle aurait pu avoir un loft réhabilité en deux temps, trois mouvements, grâce à quelques ouvriers professionnels que Michael imaginait en sueur, en marcel blanc moulant, laissant transparaître leurs pectoraux et leurs abdominaux saillants. Lui, était tout ce qu’il y avait de plus rachitique, et il n’avait pas mis beaucoup de cœur à l’ouvrage, il fallait l’avouer. Brit aurait certainement préféré le spectacle musculaire des ouvriers, mais sa grande bonté l’avait poussé à passer sous silence les débordements de la soirée qu’avait organisée Michael, et l’avait surtout sauvé d’une torgnole monumentale. Il avait de la chance de l’avoir.
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MessageSujet: Re: 04. [Pierce's] Les douze travaux du repenti   Mar 4 Mar - 21:56

Brittany n’était pas vraiment matérialiste, les rares attachements qu’elle avait pour des objets relevait d’une longue complicité (dans le cas de son tapis) ou d’une grande imagination (dans le cas de ses peluches). Ceci dit, son appartement restait sa maison, son chez elle, là où sa sécurité et son intimité étaient respectés. C’était quelque chose d’important, au moins inconsciemment. Retrouver une foule d’inconnus dans son appartement, cela n’était donc pas forcément une excellente surprise. Elle avait détourné le problème en se joignant à la fête plutôt qu’en se laissant ronger par le sentiment de ne plus avoir sa place chez elle. Tout le monde pouvait donc se féliciter de son esprit festif et tolérant ! Ceci dit, elle en gardait un contrecoup possessif qui l’avait poussé à s’assurer que tout reviendrait à l’état d’origine.

L’éclaboussure de peinture lui tira donc une grimace, mais elle relativisa rapidement et s’éloigna des dégâts en se concentrant sur autre chose. Quand Michael aurait fini sa tâche du jour, tout serait revenu à la normale et ils pourraient tourner la page. Dieu sait que Brittany oublierait rapidement toute contrariété à ce sujet. En attendant, elle sortit deux cannettes de soda du réfrigérateur et en déposa une sur l’îlot central, à portée de main de son cousin. Après avoir ouvert la sienne et en avoir avalé une gorgé, le visage maculé de blanc de Michael la fit sourire. Elle abandonna sa boisson et retira le papier des mains du jeune homme. « Laisse-moi faire, tu t’en mets partout. »  Elle en passa un bout encore propre sous l’eau du robinet, saisit gentiment le menton de Michael pour l’empêcher de bouger, et frotta pour éliminer toute trace avant que la peinture ne sèche.

Lorsqu’elle se recula pour vérifier son œuvre, elle croisa son regard d’azur et lui adressa un clin d’œil. « Ton visage d’ange est sauf. »  Elle se détourna pour jeter le papier à la poubelle et se laver les mains. Elle en profita pour réfléchir à ce qu’elle pourrait bien lui répondre tandis qu’elle gagnait du temps avec un « Tu sais que je ne suis pas du type à être rancunière Mickey. »  (Et si elle utilisait le vieux surnom d’enfance qui avait le don de le faire bouder à une certaine époque, ce n’était nullement pour des raisons mesquines, voyons ! C’était affectueux.)

Une fois son esprit au clair et face à Michael, elle s’appuya sur le plan de travail et développa : « Je suis assez mal placée pour te faire la morale sur les fêtes et je sais que tu ne t’attendais pas à ce que cela finisse comme ça. »  Elle eut un geste de la main vers le plafond à repeindre. « Alors je ne pense pas qu’il y avait de quoi en parler ton père quand il est bien plus simple de t’utiliser comme esclave pour punition. »  Avec un sourire en coin, elle haussa les sourcils de manière répétitive pour souligner qu’il fallait prendre sa déclaration avec humour.

« Mais ce n’est pas vraiment ça qui me dérange le plus Michael. »  Elle s’avança et s’accouda à l’îlot sans le quitter des yeux, utilisant leur proximité pour souligner sa sincérité sur ce qui allait suivre. Cela, la disparition de son sourire et son prénom complet : c’était assez pour assurer le sérieux de ses paroles. « Quand je t’ai donné les clés et les codes pour l’appartement, je t’avais dit que tu pouvais venir quand tu voulais, sans question, sans jugement. Je t’ai fait confiance en te donnant accès à chez moi ainsi, Michael. Et, alors que si tu m’avais simplement demandé la permission pour organiser une fête d’anniversaire pour ton ami, je t’aurais donné mon accord et pris des mesures pour que cela se déroule bien… Tu as fait ça derrière mon dos. Tu as trahi ma confiance. »  Elle se redressa, laissa le silence s’installer pendant quelques secondes avant de sortir un papier de la poche de son jean. Un numéro à quatre chiffres y était inscrit. Elle le fit glisser sur la table. « Voici le nouveau code d’accès. Ma porte reste toujours ouverte. »  

Elle hésita, la bouche entrouverte, à préciser combien Michael l’avait blessé mais, faute de trouver les mots, elle se tut et prit une gorgée de soda. Son expression assombrie devrait parler pour elle.
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