Choriste du mois


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 04. When the Christmas elf meets Santa and his daughter.

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MessageSujet: 04. When the Christmas elf meets Santa and his daughter.   Mer 19 Fév - 17:35



When the Christmas elf meets Santa and his daughter.

Finalement, Kurt avait raison. Encore une fois. Comment ce garçon faisait-il pour ne jamais se tromper ? La réflexion tira un sourire à Andrew. Sourire qui semblait ne pas vouloir s'envoler de son visage en ce moment. Andrew avait toujours été un de ces célibataires qui regardait d'un œil mauvais ces couples qui se baladaient dans les allées du centre commercial main dans la main, l'un en regardant madame avec des yeux brillants d'amour, l'autre pointant de sa main libre les cadeaux qu'elle voulait pour la Saint Valentin. Les magasins revêtaient toujours leur plus beaux atours, carmins, rouges et prunes. Satin, soie et tulle. De quoi déprimer toutes ces personnes qui allaient passer la soirée seules. En général, il grognait dans sa barbe, tournait les talons, et rentrait dans son antre d'ours mal léché pour faire chauffer une boîte de pâte carbo au micro-onde. Il évitait la télévision, retransmettant à grand renfort de pub pour chocolats et livraisons de fleurs des films romantiques exsudant l'amour et les paillettes à des kilomètres. A vomir. Le 14 Février était donc éclairé de l'écran d'ordinateur, relayant les images d'un film en noir et blanc avec des gangsters, des costumes bien taillées et l'accent italien en bande son.

Mais Andrew savait désormais qu'il avait été injuste. Injuste d'insulter mentalement ces couples vomissant leur amour à tout le monde. Injuste de haïr en cette période le rouge, les chocolats et tout ce qui approchait de près ou de loin la forme d'un cœur. Injuste de trouver la société pourrissante dans un monde consumériste obligée d'acheter des cadeaux pour se faire pardonner de son manque d'attention pour la personne d'en face. Injuste d'avoir signer sur internet la pétition demandant une journée pour les célibataires. Le jeune homme se trouvait désormais ridicule, lui-même devenu ce genre de stéréotype. Un panier à la main, des écouteurs sur les oreilles passant en boucle des chansons d'amour, il traversait les rayons d'un magasin généraliste à la recherche d'une merveille à dénicher. Dans son sac se bousculait déjà quelques une des ses idées. Ou celles que Kurt lui avait soumis sans vraiment le vouloir. Chocolat. Vin rouge. Il irait chercher les fleurs le 13.

Andrew était un plein dilemme. Le rayon était vide. Mais pas le centre commercial. Et il fallait qu'il le soit, enfin selon Andrew, pour qu'il puisse se hasarder dans CE rayon. Les joues rosissantes, le regard fuyant, le jeune homme leva les yeux vers l'affichage. "Shampoing, cosmétique, préservatifs." Andrew dégluti. Trois fois. Il respira, profondément. Il était grand, avait 24 ans. Non 25 depuis moins de dix jours maintenant. Vieillir n'avait jamais été évident. Mais il était flagrant qu'il était assez vieux pour aller dans ce genre de rayon sans rougir et sans devoir quelque chose à quelqu'un. Un pas, puis deux. Et les autres s’enchaînèrent presque naturellement. Lubrifiant. Préservatifs. Andrew refourgua rapidement les produits dans son panier sans vraiment les regarder. Il allait sans doute se retrouver avec des saveurs exotiques, ou des boites carrément étranges au doux nom évocateur. Les yeux pointés vers le bout de ses chaussures, Andrew se dépêchait de sortir de ce rayon digne des plus terribles tortures. La prochaine fois il les commanderait sur internet. Mais, le destin peut être, Andrew leva la tête de ses chaussures, le panneau indiquant presque en lettres d'or "luxure et cie" encore au dessus de sa tête. Et devant lui, de dos, "Peter ?". Pourquoi à la vision d'un blond diablement sexy lui faisait obligatoirement à Peter ? Et pourquoi avait-il pensé à voix haute ? Facepalm mentale. S'il le pouvait, le jeune homme se serait volontiers caché quelque part, entre les shampoings anti-pelliculaire et les pansements pour enfants. A cette pensée, le regard mordoré du serveur glissa sur la silhouette gracile qui accompagnait Peter. Ce ne pouvait être que Summer, rayon estival au milieu de cet hiver glacial.

Cacher à tout pris ses dernières trouvailles. Quelque part sous des serviettes rouges pour sa table de la Saint Valentin et les bougies dorées. Et déjà Peter -pourvu que ce ne soit pas lui- se retournait. Et un sourire instinctif se dessina sur les lèvres d'Andrew. Pourquoi le blondinet provoquait toujours cette euphorie étrange et ridicule chez lui ? Il était heureux. Heureux de le voir, de le rencontrer, de retrouver cette joie de lui parler comme quand ils étaient sur scène. Moment de partage et de compréhension totale. Avec en néons lumineux tous les moyens de contraceptions qui gigotaient dans tous les sens. Finalement être en couple n'est jamais facile à assumer. Surtout pas quand il y avait tant de choses à assumer derrière.
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MessageSujet: Re: 04. When the Christmas elf meets Santa and his daughter.   Dim 2 Mar - 22:33

"Papa... Je crois que c'est une mauvaise idée."

Être un père célibataire n'était pas de tout repos et c'était quelque chose que Peter apprenait tous les jours. Il avait depuis longtemps accepté le fait qu'il serait la seule figure d'autorité dans la vie de Summer et ce même s'il avait beaucoup de mal à assumer ce rôle, non pas que Summer soit le genre de petite fille à enfreindre les règles ou quoi que ce soit, selon le médecin, sa fille était parfaite. Peut être un petit peu trop enjouée et sans gêne par certains moments mais Peter était bien faible devant le sourire de Summer. Chose qu'elle semblait avoir remarqué depuis fort longtemps. Quoi qu'il en soit, la famille mono-parentale avait ses avantages et ses inconvénients, Peter se souvenait encore des premiers mois, quelques temps après l'arrestation de Debbie, il avait souvent du mal à trouver le sommeil, tenant Summer alors âgé d'à peine quatre mois, dans ses bras, se demandant s'il pouvait véritablement le faire. Si lui, pouvait véritablement être responsable de la vie d'un autre être humain. La question demeurait toujours en suspens vu qu'être père n'était pas une profession qu'on abandonnait du genre ou lendemain, quoi qu'il en soit, Peter faisait de son mieux pour être à la hauteur. Tant pis si cela impliquait de ne pas voir sa petite fille plusieurs soirs par semaine à cause de son travail, quand les deux Grayson se voyaient, ils avaient toujours des choses à se raconter, Summer faisant une imitation parfaite de sa maîtresse d'école et Peter toujours là pour rire aux anecdotes de sa fille ou se plaindre de son patron ou même jouer du piano. Aujourd'hui, il profitait d'un jour de repos pour faire les courses, un exercice que Summer adorait particulièrement, la brune clamant toujours qu'ils n'avaient pas besoin de liste et qu'ils pouvaient tout simplement mettre ce qu'ils voulaient dans leur caddie. Et, à côté des cinq paquets de Lucky Charms (les céréales pour enfants qui étaient pour Peter .. oui, pour Peter), Summer venait de poser le regard sur une boite qu'elle aurait bien souhaité ne pas voir dans leur caddie. La petite croisa les bras sur sa poitrine et leva les yeux vers son père. Peter retint un sourire, ses lunettes sur le visage et sa chemise impeccablement repassée sur les épaules avant que son regard bleuté ne se pose sur l'objet en question. Oui, il avait osé mettre dans leur caddie une boite de préparation pour faire des brownie. Oui, lui, Monsieur Maladroit par excellence avait l'intention de cuisiner. Il attrapa la boite et offrit un autre sourire à Summer.

"Oh allez, il y a écrit préparation facile sur la boite, tout ce que j'aurais à faire c'est de rajouter des oeufs, même moi je ne peux pas rater ça." Un très bon argument pour Peter, il commençait à en avoir assez des plats tout préparés, en conserve et autres surgelés. Le médecin ne brillait pas par ses talents culinaires, mais ce n'était pas parce qu'il n'en possédait pas, non, c'était tout simplement parce qu'il était beaucoup trop maladroit et que même dans sa propre cuisine, tout trouvait facilement le sol. Peter avait dû investir dans des verres et des assiettes en plastique de bon goûts pour ne pas devoir expliquer à ses invités pourquoi lui et sa fille ne possédaient pas de vaisselle.  "... C'est ce que tu as dit il y a trois mois, Papa." se contenta de dire Summer. Elle faisait évidemment référence à la fois où Peter avait voulu faire des pancakes, en utilisant encore une fois ces fameuses préparations culinaires. L'affaire avait mal tourné, les pancakes avaient été complètement cramés, la spatule en plastique avait brûlé et Peter avait fait tombé la dite spatule, en feu, sur le journal qu'il lisait toujours dans la cuisine et... Leur table avait failli y passer. Tout ceci s'était évidemment déroulé sous les yeux de Summer qui s'était précipité vers le téléphone et qui avait manqué d'appeler les pompiers. Heureusement, Peter avait réussi à éteindre le feu... Heureusement. "Il fallait que tu es retiennes ce petit incident pas vrai Summer?" Il passa une main dans les cheveux de sa fille, un sourire aux lèvres, très bien, pas de brownie. Il se contenterait de faire des cookies. "Bref allons remettre ça à sa place hmm?" Summer hocha la tête et elle aida son père à pousser le caddie, les deux à la recherche de l'allée en question. Peter n'était pas encore familier avec le centre commercial de la ville et il arrivait qu'il se perde... Souvent même. Il tourna sur sa droite et se mit à regarder les rayonnages et il rougit en apercevant le mot préservatif.

"... Euh, je crois que nous nous sommes trompés de rayon." murmura Peter, déjà prêt à couvrir les yeux de Summer. Il n'eut cependant pas le temps de le faire car quelqu'un venait de prononcer son prénom, Peter se retourna, indécis, avant qu'un sourire ne vienne illuminer son visage en apercevant Andrew. Il n'hésita pas une seule seconde et il se précipita vers le jeune homme, nouant ses bras autour de ce dernier, dans une étreinte improvisée. Il était vraiment heureux de le voir. Il s'écarta rapidement le sourire aux lèvres. "Andrew! Mon dieu comment ça va, on a pas vraiment pas eu le temps de discuter entre les répétitions et mes heures de boulot et je n'ai pas pu repasser au bar pourtant j'aurais voulu et... " Summer choisit ce moment précis pour tirer sur le pan de la chemise de son père, lui rappelant son existence. Oh oui... "Je manque à tous mes devoirs." Il souleva sa petite fille de terre, et la prenant dans ses bras.  "Andrew, voici Summer Grayson. Summer je te présente Andrew, ou l'elfe de Noël."

"Oh c'est donc vous! J'ai fait un dessin de vous mais je dois m'excuser, dans ma version, vous êtes blond, je vais devoir rectifier le tir. Tu aurais pu me prévenir Papa."  
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MessageSujet: Re: 04. When the Christmas elf meets Santa and his daughter.   Mar 11 Mar - 21:35


Andrew ne savait pas comment réagir. Vraiment pas. Chose qui lui arrivait que peu de fois. L'avantage de travailler aux contacts de personnalités diverses et uniques. D'abord l'accolade de Peter, son sourire -comment pouvait-on être aussi sexy rien qu'en souriant ?- puis la petite tête brune de Summer qu'il n'imaginait décidément pas comme ça. Loin de la blondeur dorée de Peter. Le tout avec du lubrifiant, des préservatifs et autres joyeusetés qui se baladaient au fond du panier, à peine cachés par des serviettes en papier. Et bien Drew, tu t'es encore fourré dans un truc qui sent pas bon. Andrew avait d'abord été étonné. Soufflé par la maturité qui se dégageait des yeux de la petite fille, par celle de son langage. Pouvait-on humainement aussi bien s'exprimer à cet âge ? Quel âge avait-elle d'ailleurs ? Sept ans ? Peut être huit ? Et déjà elle parlait comme un adulte. Une parfaite version miniature et troublante. Le jeune serveur s'était toujours demandé si les enfants de professeurs, d'avocats, de médecins -de neurologue ?- héritaient des facultés intellectuelles de leurs parents. Parler plus tôt. Lire plus tôt. Etre baigné dans un environnement propice les poussait peut être à acquérir un capital culturel précoce. Quitte à réprimander son père et son manque d'information. Et Summer n'était pas là pour le contredire. Ainsi elle l'avait imaginé blond ? Rien de plus normal, elle s'imaginait sans doute les autres adultes comme son père. Mais Andrew avait surtout relevé que Peter avait parlé de lui ! De l'elfe de Noel ! Cette réflexion tira un sourire au jeune vendeur, sentant ses joues rosirent à l'idée que le blond ait parlé de lui. Il se pencha en avant, la tête à la hauteur de Summer. "Et moi je t'imaginais blonde, tu vois." Regard vers Peter. "Tu aurais pu me prévenir Peter !" Andrew ne pu retenir un léger rire.

Coup d'oeil vers le panier, qui contenait déjà quelques articles. "Alors que faites vous ici tous les deux ?" Des courses idiot, ça se voyait pourtant ! La préparation pour cookies sauva la vie, ou du moins la face, d'Andrew. Il fallait qu'il se reprenne, Peter avait décidément cette faculté de faire perdre ses moyens au serveur. Heureusement que Kurt n'était pas dans les parages, il aurait eu le droit à une scène. Grand bien lui en face, ce qu'il ne savait pas, et qui était complètement inconséquent, ne pouvait lui nuire. "Tu comptes faire des cookies ?" Les idées se bousculèrent dans la tête du jeune homme. Les inviter chez lui pour les faire ensemble. Non, ils avaient sans doute autre chose à faire. S'inviter chez eux. Son éducation l'en empêchait. Proposer ses services en baby-sitting et promettre des cookies en retour. Non, il ne voyait déjà pas beaucoup Kurt, si en plus il passait certains soirs avec Summer ... Et puis, malgré toute l'affection que semblait lui avoir démontré Peter, il n'allait sans doute pas cofier sa fille à un inconnu qui portait des pantalons rouges. Quoique quand on voyait les pulls que portait Peter certains soirs ... Et puis, s'il s'était permis d'aller une soirée au karaoké, c'est qu'il devait déjà avoir quelqu'un qui gardait Summer. Autant de raisons qui balayaient son enthousiasme que le sourire -avait-il déjà parlé de ce sourire ?- de Peter avait fait naître en lui.

Passant le panier dans le creux de son bras, le déplaçant habilement derrière lui histoire de cacher son contenu oh combien douteux et sensible pour les yeux de Summer, il s'adressa à Peter. "C'est vrai, ça fait un moment qu'on ne s'est pas vu. Mais ça ne tient qu'à toi ! Tu sais que j'habite plus ou moins au bar-karaoké." Rire. Mais rien n'était exagéré. On lui avait assez reproché de passer ses nuits sur scène plutôt que dans son appartement. Puis il se tourna vers Summer. "D'ailleurs mademoiselle, je dois te remercier. Quelqu'un m'a dit que c'était grâce à toi qu'on pouvait désormais entendre la voix de ton père." Finalement, l'enfant avait été pour beaucoup dans leur rencontre. La promesse que son père lui avait fait, son adhésion à la chorale, leur rencontre au karaoké. Et le duo, les regards, leurs voix, puis l'adhésion d'Andrew cette fois ci à la même chorale. Cette jeune fille était décidément pleine de surprise. Vive, enjouée, et intelligente, elle risquait d'avoir un avenir prometteur ... et d'avoir une crise d'adolescence drôle pour qui ne sera pas son père. Et même les cookies ne suffiront pas pour calmer l'esprit brillant de la petite fille. Aussi bon soient-ils.
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MessageSujet: Re: 04. When the Christmas elf meets Santa and his daughter.   Dim 16 Mar - 2:23

Évidemment qu'il avait parlé à Summer d'Andrew, Peter cachait peu de choses à sa fille. Et puis après tout, Peter chez les Awesome Voices, c'était principalement et en partie à cause de Summer, c'était son cadeau de Noël pour exact, cela ne voulait pas dire que son père ne l'avait pas couverte de vrais cadeaux le soir du réveillon bien au contraire. Sa mère à lui disait qu'il avait beaucoup trop gâté Summer mais pour le médecin rien était trop beau pour sa petite fille, d'autant plus qu'il était célibataire et que Summer n'avait jamais vu sa mère (que personne ne lui demande les détails de cette histoire là) alors d'une certaine façon Peter tentait de compenser cette absence de figure maternelle. Quoi qu'il en soit, si Summer avait été contente de recevoir un nouveau set de crayons pour faire des aquarelles, une poupée et des tas de vêtements, elle avait été encore plus heureuse d'apprendre l'existence d'Andrew, d'autant plus que lui aussi était chez les Awesome Voice à présent. Un tableau presque parfait, presque car en dehors des répétitions, les deux hommes ne se voyaient pas beaucoup voir peu, Peter sortait de moins en moins depuis ce qu'il appelait l'incident Caitlin et très sincèrement, si on ne le forçait pas à quitter son petit confort personnel... Il ne le ferait pas. Mais bon, il l'avait fait, il avait auditionné, il y était dans cette fichue chorale, il pouvait reprendre ses habitudes de timide. Et, en bon timide que Peter était, il eut presque envie de cacher la dite préparation pour gâteau, dans un monde parfait, le médecin était également un cuisinier hors paire... Mais bon, pas dans cette réalité là semblait-il. "En fait... Papa a interdiction de mettre les pieds dans la cuisine, pas vrai?" expliqua Summer, reportant son attention quelques instants sur son père, observant ce dernier rougir.

Est-ce qu'elle avait l'intention de révéler tous ses secrets? Okay, Andrew l'avait vu en train de faire une crise de panique et il ne l'avait pas pris pour un excentrique, mais pas besoin d'en rajouter une couche. Serrant sa fille contre lui, Peter s'éclaircit légèrement la gorge, tentant de fournir sa propre explication. "Hmm la cuisine ce n'est pas trop mon truc, je crois que si tu viens manger à la maison, on va devoir commander quelque chose." Est-ce qu'il était en train d'inviter Andrew chez lui? Hmm... C'était certainement une mauvaise idée, okay, cela serait plus qu'agréable d'avoir une conversation d'adultes pour une fois, et pourquoi pas, Peter pouvait tout à fait s'imaginer la scène, ils pouvaient se partager une pizza, assis sur le canapé de Peter, Summer au lit tandis qu'ils regardaient un film. Voilà que Peter Grayson voulait être sociable... mais où allait donc le monde? Il se secoua mentalement avant d'écouter les paroles d'Andrew, la conversation ayant dérivée sur les chorales, le jeune homme, parfait gentleman en plus de tout, remerciait déjà Summer. Peter roula des yeux intérieurement, se retenant de dire à Andrew de ne surtout pas encourager sa fille, du haut de ses huit ans, avait une idée bien précise de ce que son père devait faire ou pas. Parfois, c'était rassurant et d'autre fois très terrifiant, surtout quand un léger sourire se dessinait sur son visage et qu'elle resserrait ses bras autour du cou de son père, déposant un baiser sur la joue, plus que rouge de son père. "Pas la peine de me remercier, il chante vraiment très bien, pas vrai?" Et oui, Peter rougissait même quand sa propre fille lui faisait des compliments. Il n'avait jamais su les accepter et entendre Summer vanter ses louanges devant Andrew n'était pas quelque chose qu'il avait prévu. Il priait intérieurement pour que l'autre choriste ne trouve pas ça trop ringard, tandis que Summer poursuivait déjà.  

Et vous aussi, vous chantez n'est-ce pas? Vous pourriez passer à la maison, on a un piano et tout ce qu'il faut." À croire que les deux Grayson pouvaient communiquer télépathiquement, sauf que la petite brune voulait inviter Summer chez eux pour une tout autre raison. Non Summer, se retint d'ajouter Peter, je t'ai dit qu'on allait laisser ce piano tranquille pendant quelques temps. Au lieu de quoi, le neurologue retrouva quelques peu sa voix, décidant d'intervenir. "Summer tu te rappelles de cette discussion qu'on a eu à propos des invitations?" dit-il le plus innocemment du monde. Sa propre fille feignit l'ignorance et Peter se retint de la trouver tout simplement adorable et de suggérer à Andrew de bien venir chez eux, juste histoire de faire plaisir à Summer. C'était ça toute l'histoire de la vie de Peter, faire plaisir à Summer. "Et puis il ne faut pas déranger Andrew dans ses achats de... de..."De quoi en fait? Peter tourna la tête, se rappelant au passage dans quelle allée du centre commercial il se trouvait. Il rougit encore plus, oui, c'était tout à fait possible, avant de reporter son attention sur Andrew, il eut un rire nerveux pour cacher sa gêne. Pas le genre de conversation qu'il souhaitait avoir en présence de Summer mais c'était trop tard pour reculer.

"Oh j'aurais dû me douter qu'un homme comme toi avait forcément une petite amie."
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MessageSujet: Re: 04. When the Christmas elf meets Santa and his daughter.   Dim 16 Mar - 16:03


*Ding~Dong. La Saint Valentin approche ! Alors n'hésitez pas, et profitez des promotions dans les rayons fleurs, chocolats et lingeries fines !*

Dingue comment une publicité dans un centre commercial pouvait arriver au moment le plus critique. Ainsi Peter n'avait pas encore fait le rapprochement entre l'expression proche de la béatitude d'Andrew, ses pantalons rouges, ses nœuds-papillon et son orientation sexuelle. Le garçon avait au moins l'avantage de ne pas avoir certains stéréotypes à l'esprit. Mais comment avouer qu'il allait passer une soirée avec son boyfriend sans choquer le père et surtout la fille. Andrew avait perdu quelques amis depuis qu'il assumait son homosexualité. Pas de vrais amis. Seulement des personnes à qui il pensait pouvoir faire confiance et compter parmi les gens qu'il pouvait apprécier. Mais sa vie à Lima été une sorte de nouveau départ. Plus de parents. Plus d'attaches. Plus de valises qu'il devait traîner derrière lui. Plus de regard qu'il craignait rencontrer. Légèrement rougissant, autant parce que Peter avait plus ou moins compris ce que cachait le panier du jeune vendeur qu'à l'idée d'avouer son petit secret, le jeune garçon s’apprêtait à ouvrir la bouche quand sa poche de jean se mit à vibrer. Sauver par un nouveau gong. Finalement, le Dieu auquel croyait cette évaporée de Grâce devait peut être exister quelques part. "Excuse moi." marmonna Andrew à l'intention de Peter. Un sms. De Kurt. Evidemment, On allait pas lui faciliter la tâche.

[14h07] Tu t'en sors avec les courses ? Ça fait une petite heure que je n'ai pas eu de nouvelles. Je suis certain que tu es hypnotisé par un nouveau rayon pour hommes.

Un sourire qu'Andrew ne pouvait décidément par réprimer quand ça concernait Kurt illumina le visage du vendeur. S'il le voyait en train de discuter avec Peter, il était certain que le sms du garagiste aurait été plus acide. Il lui répondrait plus tard. Il avait plus pressé sur le feu. Reportant son attention sur le beau blond et son ange brun, le jeune garçon préféra d'abord répondre à l'invitation de la demoiselle, et celle non avouée du neurologue. S'il savait Peter légèrement timide, il n'imaginait cependant pas recevoir une invitation aussi tôt. "A vrai dire, j'ai tout ce qu'il me faut." dit-il en secouant le panier toujours pendu à son bras. Ne surtout pas trop le secouer, au risque de dévoiler certaines choses vraiment pas utile pour la culture de Summer. Mais pouvait-on vraiment cacher quelque chose au regard si intelligent de l'enfant ? "Donc si l'invitation tient toujours, je serai heureux de cuisiner pour vous." Clin d'oeil à Peter. Autant le rassurer, cuisiner était une sorte de seconde nature chez le jeune homme. "Et chanter pour toi, mademoiselle."

Andrew n'avait jamais su refuser quelque chose à un enfant aussi adorable que Summer. Bien sûr, il en avait croisé des gamins insupportables. Ceux qui faisaient des caprices dans les rayons. Ceux qui se roulaient par terre. Tapaient du pied. Pleuraient de fausses larmes. Mais Summer était vive, et Andrew était impressionné par l'éducation qu'avait su lui donner Peter. Jamais ni l'un ni l'autre, père ou fille, n'avait mentionné la mère. Il était commun que les couples divorcent, mais beaucoup moins que le père ait la garde de l'enfant. A moins qu'elle ne soit décédée. Ou dirigeant une multinationale en Corée. Ou en fuite au Mexique sous une nouvelle identité pour échapper à la CIA. Mais Andrew se gardait bien d'amener le sujet. Finalement, son orientation sexuelle était autrement plus légère et facile comme conversation. Et Peter verrait bien qu'il éludait la question. Respiration. Une fois. Deux fois. Le coeur du garçon battait bien plus vite qu'à son habitude. Et si Peter rompait le semblant d'amitié qui les liait ? Et si trouvait qu'un gay n'était pas vraiment la sorte de fréquentation qu'il désirait pour sa fille ? Respirer. Profondément. Et se lancer. "Ahem. Je n'ai pas de petite amie. Mais j'ai un petit ami." Le regard d'Andrew ne pouvait se détacher du bout de ses chaussures, de peur de croiser le regard du blond. Avec un peu de chance, Summer ne verrait pas la nuance que le jeune homme avait apporté à sa réponse. Par contre, si elle demandait à son père ... "Désolé de ne pas te l'avoir dit. Et surtout ne pense pas que mon attitude ait un rapport avec ..." Andrew passa une main lasse sur mon visage, rougissant, un léger sourire gêné aux lèvres. Enfin il pouvait regarder Peter. Et affronter sans doute la déception qu'il lirait dans les yeux du médecin. "Mon dieu, je me sens ridule là.

Pourquoi se sentait-il obligé de se justifier ? Oui, il aimait les hommes. Leur sourire. Leur corps. Leur force. Et aujourd'hui on voyait de plus en plus de couples homos dans la rue, se tenant par la main ou s'échangeant de discrets baisers. Mais à croire que la norme n'était pas encore à ça. Ou simplement était-ce lui qui se sentait obliger de s'excuser. Bien sûr, Peter était beau, et gentil. Et Andrew avait, sans ambiguïté, adoré passer des moments avec le neurologue. Mais certains hommes avaient peur d'une amitié prédatrice avec un gay. Et si Peter en faisait parti, Andrew devrait mettre une croix sur une de ses seules et récentes amitiés à Lima. Les joies du centre commercial. Andrew se promit intérieurement de commander sur internent pour les prochaines courses. Évitant sans doute de nouveaux ennuis.
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MessageSujet: Re: 04. When the Christmas elf meets Santa and his daughter.   Sam 22 Mar - 23:49

Dans le monde de Peter, les choses étaient plutôt simples, les hommes aimaient les femmes et finissaient très souvent par les demander en mariage, en grande pompe, avec probablement un orchestre en fond sonore et les deux amoureux partaient main dans la main pour grimper à bord d’un carrosse qui les emmenait loin des problèmes de la vie de tous les jours. Difficile de croire qu’il avait 29 ans ou même qu’il était père célibataire avec une vision aussi simpliste des choses, pourtant, c’était doublement le cas. Mais ce n’était pas tout simplement de la naïveté ou de la mauvaise volonté, c’était juste parce qu’on ne lui avait pas appris, qu’il avait grandi dans un monde très simplet et dans une petite ville et qu’il était le fils unique d’une de ses familles qui mangeait à huit heures tapantes le soir et qu’il allait à l’église tous les dimanches. Non pas que Peter soit particulièrement croyant, il respectait juste suffisamment ses parents pour se prêter au jeu et puis il aimait bien l’ambiance, la chorale, être assis près de sa mère et ne pas se préoccuper du reste du monde pendant deux petites heures, il n’était pas Peter le timide ou même le gamin trop silencieux, il était juste … Peter. Il n’avait pas perpétué la tradition avec Summer, la jeune brunette était bien différente de lui et Peter n’était sans doute pas près pour toutes les questions de théologie que pourrait lui poser sa fille. Ils étaient autant similaires que différent et parfois il était difficile de croire que oui, Peter était bien le papa de la petite Summer. Summer qui lui adressait un joli sourire aux lèvre, faisait gentiment comprendre à son père que oui, Andrew, l’elfe de Noël allait venir chez eux que Peter soit d’accord ou pas et comme pour appuyer le regard de la jeune fille (oui, les Grayson arrivaient très bien à communiquer par télépathie), Andrew revint vers eux à ce moment là, visiblement, lui aussi avait fini ses courses. Très bien, Peter devrait vivre avec le fait qu’il ait laissé un invité cuisiner chez lui, parfait, peut être qu’il pourrait s’endormir avec ça sur la conscience en fin de compte. Cependant, l’autre choriste avait une surprise, et une surprise de taille. Peter fronça les sourcils et il écouta les prochains mots avec une expression de stupeur sur le visage. Attendez… Andrew était gay? Oh… okay. Un léger silence s’installa entre les deux hommes, les joues du médecin complètement rouges, ce dernier bien content d’être caché derrière ses lunettes dans un moment pareil.

« Oh je non… je veux dire… Je… Mais tu… » Peter ne trouvait tout simplement pas les mots. Loin d’être homophobe, il ne saurait tout simplement pas trouver la définition de ce mot et ce avec toute la bonne volonté du mondé, il était tout simplement surpris. C’était bien la première fois que quelqu’un lui disait ça si… ouvertement. Oui, à dire vrai, il était plus dérouté par l’honnêteté d’Andrew que par la nouvelle elle-même. Il ouvrit de nouveau la bouche, pour parler ou dire quelque chose, n’importe quoi, de préférence quelque chose de pas trop stupide. « Papa ! » s’écria soudainement Summer, attirant l’attention des deux adultes sur elle. Peter porta un regard alarmé sur sa fille qui quittait déjà ses bras.  « Je vais aller reposer la boite de gâteau et Andrew vous pouvez passer quand vous voulez à la maison et ce peu importe ce qu’en dis mon père. » Ceci étant dit, la fillette attrapa le paquet de préparation et noua ses bras autour des jambes d’Andrew dans un câlin improvisé avant de s’éclipser dans les rayons en courant. Peter regarda le vide où se tenait sa fille il y a quelques secondes de cela avant de se tourner vers Andrew, toujours aussi rouge.  Il venait enfin de réaliser que sa fille venait de faire diversion, dans l’unique et seul but que son père ne se ridiculise davantage.  « C’est … Summer. À croire qu’elle ne tient pas du tout de moi pas vrai? Heureusement d’ailleurs, sa vie serait un peu difficile pour elle sinon. » commenta Peter avec un léger rire nerveux à la fin de sa phrase. Il fixa de nouveau Andrew avant de se passer une main dans les cheveux, nerveux. Il pouvait le faire, après tout, si Andrew avait été plus qu’honnête avec lui, tout ce que lui pouvait faire c’était être honnête en retour. Et puis c’était la moindre des choses, il appréciait vraiment le jeune home et sans lui il aurait été incapable de passer son audition.

« Et pas la peine de t’excuser je veux dire… Ça ne me dérange pas que tu sois… gay. » C’était la stricte vérité, qui était Peter pour le juger? Sa vie à lui était suffisamment compliqué, un beau bazar même, il était mal placé pour se faire une opinion sur la sexualité des gens. Tout ce qu’il savait c’était qu’Andrew était un jeune homme sympa, autant accro aux fêtes de fin d’année que lui et qu’il savait faire des cockails sans alcool et qui étaient bon. Peter s’éclaircit la gorge avant de poursuivre : « Enfin je veux dire, je viens d’un coin paumé des États Unis et tu dois être le premier que je connaisse mais… Ehm… Je m’en fiche hein… tu peux toujours passer à la maison quand tu en as envie. » Il marqua une pause, reprenant son souffle. « Enfin, si tu en as envie. » Peut être qu’il en faisait trop, oui, peut être que tout comme Caitlin, Andrew allait finir par fuir parce que Peter était beaucoup trop envahissant et exigeant. Rien que d’y penser, cela provoqua un légèrement pincement au coeur au neurologue qu’il était, aussi, il préféra s’en tenir là et fixer le bout de ses chaussures, aussi rouge qu’une brique à présent.« Et je vais vraiment arrêter de parler parce que là, c’est moi qui me sens complètement ridicule… »
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MessageSujet: Re: 04. When the Christmas elf meets Santa and his daughter.   Ven 28 Mar - 11:56

Ils devaient faire un beau tableau tous les deux. Au milieu des rayons du centre commercial. Rougissants. Évitant de se regarder dans les yeux. Andrew ne savait pas vraiment pourquoi il était gêné. Finalement, il était tout simplement amoureux. Et Peter semblait être quelqu'un d'ouvert, et sans a priori. Finalement, Summer était peut être la plus adulte des trois. La petite fille était étonnante, autant dans ses réflexions, aussi spontanées que réfléchies, que dans sa façon de prendre intuitivement le relais de son père. Comme si elle sentait qu'elle devait prendre la main et débloquer une situation qui devenait complexe pour Peter. Elle était si indépendante, n'hésitant pas à se promener toute seule dans le magasin afin de réparer une envie farfelue de son père. Comme faire des cookies. Repenser à la conversation entre Peter et sa fille tira un sourire amusé au jeune vendeur. Andrew passa une main mal à l'aise dans sa chevelure bouclée. Il était rassuré de la réaction de Peter, et craignait qu'il ne parte, au moins pour le bien de Summer pas forcément prête à apprendre certaines subtilités de la vie. Comme le fait que si elle avait un papa et une maman, ce n'était pas forcément comme ça dans tous les couples. "En effet, elle est étonnante. Et vraiment très éveillée pour son âge." Rire. Peter devait avoir des journées assez sportives avec une petite fille comme ça. Andrew imaginait les rentrées d'école avec une Summer racontant sa journée sans pouvoir s'arrêter, demandant au passage si son père avait pensé à acheter le repas du soir ou à étendre la lessive. "Une vie difficile ?" Relever, juste relever sans poser plus de questions. Si Peter voulait lui en parler, entièrement ou partiellement, il saurait choisir les mots.

Bien sûr, leur relation était étrange. Mais Andrew commençait à être habitué. Ses dernières relations étaient toutes étranges. Rapides. Intenses. Foudroyantes presque. Et perturbantes. Kurt en était la meilleure preuve. Et Peter un exemple. Ils s'appréciaient. Enfin, Andrew appréciait Peter, son sourire rassurant, sa gêne adorable et la relation qu'il avait avec sa fille. Et le blond semblait l'apprécier. Malgré son chois de vie. Non ce n'était pas un choix. Ça lui était tombé dessus. Il se trouvait juste qu'il préférait regarder des abdos qu'un décolleté. Il lui fallait détendre l'atmosphère. Et décoincer Peter qui semblait être embarrassé pour rien. "Tu es loin d'être ridicule tu sais ! Je sais que ce n'est jamais facile à dire -crois moi- ni à entendre." Sourire timide. Du genre à faire craquer Kurt dans la minute. Mais ça il n'y pouvait rien. "En tout cas, je suis heureux que tu le prennes aussi bien. J'ai perdu assez d'amis à cause de ...ça. Et je ne voulais pas te perdre toi." Mon dieu, qu'il se sentait mièvre. On se croirait dans un mauvais film romantique. Il ne manquait plus qu'à remplacer le centre commercial par une rue londonienne sous la plus, un parapluie les abritant et une musique pop en fond sonore, on y était. Se ressaisir. Mais pourquoi Peter avait attendu ce moment pour faire apparaître ses fossettes ? Parler cookies, ça fonctionnait toujours. "Ni Summer. Ni les cookies que j'attends avec impatience du coup." D'ailleurs s'il devait les faire, Andrew devait continuer ses courses.

Mais le panier pesait sur son bras. Et si Peter avait pris avec un semblant de légèreté la révélation d'Andrew et de son amour pour les vestiaires de salle de muscu, le vendeur n'allait pas en rajouté avec le contenu suspicieux et carrément tendancieux de ses achats. Et dire qu'il fallait encore qu'il passe en caisse, en piquant bien entendu un fard quand la caissière passera ... Non, ne surtout pas y penser de peur de piquer une suée et d'attirer l'attention de Peter. Le panier était tellement mieux dans son dos, et les objets critiques sous un paquet de serviettes et de décorations. Bon, Peter était grand et Summer prouvait qu'il savait comment faire. Mais entre hommes, c'était un tantinet différent. Et ce n'était pas forcément un sujet que voulais aborder Andrew. Après les cookies, le karaoké. Et le serveur aurait épuisé ses sujets de diversion. "D'ailleurs, tu me tiens au courant si tu repasses au bar-karaoké ! Histoire que je prévoie d'être de service." Clin d'oeil. "Et je te promets que tu ne seras pas obligé de chanter." Même si ça serait une énorme perte pour la soirée. Peter savait-il seulement le potentiel de sexy célébrité qu'il pouvait avoir, même à l'échelle locale ? Il avait rejoint une chorale, ce qui lui permettait évidemment de faire ses gammes. Mais il lui fallait se lancer dans une carrière solo, et Andrew pourrait se targuer d'avoir connu les débuts de la nouvelle star qu'il serait. Le vendeur voyait déjà les gros titres : Success Story d'un neurologue et père célibataire devenu une star de la chanson.
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MessageSujet: Re: 04. When the Christmas elf meets Santa and his daughter.   Mer 9 Avr - 21:49

C'était fou comme Peter retrouvait rapidement le sourire aux lèvres en compagnie d'Andrew, il y avait peu de personne qui arrivait à faire sourire le médecin et encore moins qui réussissait à le faire se sentir à l'aise. Peter avait toujours l'impression de ne pas être à sa place et ce, peu importe la situation et peu importe qui l'accompagnait. C'était ainsi et il avait appris à vivre ave ce sentiment et réussir à plaquer ce faux sourire poli sur son visage, le genre de sourire qui le faisait automatiquement passer pour l'homme de la situation, aimable et serviable jusqu'au bout. Oh mais Peter l'était et dans le fond s'il pensait qu'il n'avait pas le moindre talent, il se trompait car il était tout de même un bon acteur. Les gens ne réalisaient pas à quel point parfois, il était difficile pour lui de ravaler une quelconque remarque déplacée ou ce qu'il voulait dire tout simplement, mais il le faisait principalement parce que c'était ce qui était attendu de lui et c'était ce que Peter Grayson se devait de faire. Et franchement, il ne se voyait pas repousser Andrew ou même le juger juste à cause de sa sexualité, il ne fonctionnait pas du tout ainsi et Andrew était son ami, et ça dans la vie de Peter c'était vraiment rare. Il ne comptait évidemment pas ses collègues de l'hôpital qui hormis Wyatt ne se souvenaient pas de son prénom et le voyait comme ce type bizarre qui mangeait souvent seul à l'heure du déjeuner et ce parce qu'il était bien trop timide, qui lui restait-il dans le fond... Caitlin? Oh oui bien sûr, si on supposait que Peter et son grand esprit de romantique n'avait pas complètement fait couler ce navire-là... Peu importe, il avait toujours Andrew, et peut être même Ruby d'une certaine façon mais cela restait encore à débattre. Bref Andrew, Peter ne put s'en empêcher et il posa sa main sur l'épaule d'Andrew, le gratifia d'une tape ô combien fraternelle (quoi que son père était beaucoup plus douée que lui en la matière) et d'un véritable sourire.

"Hey hors de question que je te laisse tomber... Tu es mon porte bonheur n'est-ce pas?" ... Non franchement, il devait vraiment réfléchir avant de parler, cela lui ferait sans doute le plus grand bien de temps à autre. Riant de sa propre bêtise, Peter lâcha Andrew, à croire qu'il devenait un peu trop collant ces derniers temps, passant sa main dans ses mèches blondes qu'il n'arrivait jamais à dompter. "Hmm... ça sonnait bien mieux dans ma tête." ajouta alors Peter s'éclaircissant la gorge. Il regarda Andrew et prit une profonde inspiration avant d'ajouter le plus rapidement possible. "Tout ça pour te dire que je ne te repousse pas... Bien au contraire, il y a encore plein de choses qui sont nouvelles pour moi et c'est un comble quand on pense que je suis père, quoi qu'il en soit ... Ma porte sera toujours ouverte si tu as besoin de quoi que ce soit et y compris si le reste du monde décide d'être un peu trop dur avec toi..." God Peter, shut up. Il finit enfin par se taire, s'agrippant à son caddie comme si sa vie en dépendait à présent. Est-ce qu'il existait un quelconque guide ou même un livre pour apprendre à se faire des amis? Si c'était le cas et s'il était en vente dans ce centre commercial, Peter avait grandement besoin de mettre la main sur ce livre, non parce qu'il était certain qu'une fois qu'Andrew aurait compris à quel point il n'était pas intéressant ou même drôle, pas de doute qu'il serait le premier à partir en courant. Mais il n'était pas encore arrivé à ce moment là et Peter devait arrêter de s'inquiéter pour rien, ce n'était définitivement pas sain. "Et puis de toute façon tu dois venir chez moi pour faire à manger donc... Promis je te revaudrai ça."

Mille fois même, car il était certain qu'Andrew serait beaucoup plus à l'aise que lui dans sa propre cuisine, et qu'il ne casserait absolument rien du tout. Enfin, plus rien n'était cassable chez les Grayson vu que Peter avait investi dans de la vaisselle en plastique, certes de très bon goût mais en plastique quand même, chose qu'il devrait également expliquer à Andrew soit dit en passant ... Mais là encore il s'inquiéterait de ce léger détail quand ce moment fatidique finirait par arriver. "Bon je crois qu'on devrait passer en caisse avant que Summer ne se décide à partir sans nous..." Et, sachant que très bien que cette phrase pouvait passer pour une plaisanterie, il ajouta: "Et oui, elle serait tout à fait capable de faire ça." Car oui, Summer était vraiment comme ça. Poussant son caddie, Peter se dirigea vers les caisses en continuant de faire la conversation avec Andrew, confiant à l'autre choriste qu'il avait failli mourir littéralement et métaphoriquement parlant, pendant leur dernière répétition quand Megan, leur supérieur directe à tous, l'avait appelé lui pour faire un duo avec Peyton. Une très mauvaise idée selon Peter, comment faire un duo sensuel et passionné quand on possédait autant de sensualité que lui franchement? Une question qu'il se retint de poser à Andrew car il venait d'apercevoir Summer au loin qui lui faisait signe, visiblement, elle avait trouvé une caisse libre, parfait. "On a un système, je pose les articles et elle compte." expliqua rapidement Peter à l'adresse de l'autre homme, commençant à poser ses articles et laissant sa fille se souvenir de ses tables de multiplication pour trouver le prix exact que Peter allait devoir payer. Souriant à sa fille, le neurologue se tourna alors vers Andrew, son caddie enfin vide. "J'essaye de rendre les mathématiques un peu plus fun, elle déteste vraiment ça, tu veux qu'on t'aide avec tes articles à toi?"
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MessageSujet: Re: 04. When the Christmas elf meets Santa and his daughter.   Dim 20 Avr - 11:42

Andrew ne pouvait décidément de sourire. Si Kurt avait été là, il lui aurait sans doute donné un coup de coude dans les côtés, aurait sans doute répondu à sa place, quelque chose comme "Je m'occupe bien de lui, t'inquiète pas" ou "Porte-bonheur ? Oui, j'ai de la chance de l'avoir, c'est sûr." Le mécanicien avait le don de marquer son territoire, ce qui n'était pas pour déplaire au serveur qui appréciait ces marques, trop discrètes à son goût, d'affection à son encontre. Mais il était seul dans le couloir du magasin généraliste de Lima, à sourire comme un benêt face à un Peter attendrissant au possible. Andrew avait la même expression béate devant des reportages animaliers qui montraient une maman s'occupant de ses petits on-ne-savait-quoi. Ou devant une paire de jean à sa taille et en solde. Peter était ce doux mélange sucré, celui du rappel de la famille et du rôle parental, le vrai rôle, celui du parent qui aime son enfant et en parle comme un trésors unique. Et celui de l'émerveillement, de la nouveauté, de la surprise. Quelque chose de rassurant pour Andrew. Sans doute quelque chose qui sonnait comme de l'amitié qu'ils étaient en train de construire et qui le comblait simplement. Il ne pouvait s’empêcher de sourire face à la gène hilarante de Peter. Et aux surnoms qu'il lui trouvait. "Porte-bonheur." Andrew fit tourner ce mot dans sa tête. Porte. Bonheur. Ça sonnait si bien. Comme un écho de ce que ressentait Peter à son égard. Sourire qui perdurait quand il entendait parler Peter de Summer. Le vendeur se promit qu'un jour, avec Kurt, il aurait une petite tête blonde à surveiller, à gâter. Un enfant de qui ils pourraient parler avec amour, satisfaction, joie ou fierté.

Mais ses yeux s'arrondirent dans un étrange mélange de peur et de catastrophe quand Peter lui proposa que Summer ne lui compte ses courses. Il jeta un coup d'oeil rapide à son panier, inutile puisque les objets sources de gêne, pour Andrew comme pour Peter, maintenant que le serveur était habitué aux fards récurrents du blond, étaient cachés aux regards de tous avec l'aide de serviettes de tables inoffensives et de bougies purement décoratives. Et dire qu'il avait hésité à acheter des bougies de massage ... Non l'étiquette ne lui aurait laissé aucune chance. Il se racla la gorge, sentant déjà ses joues rosir. C'était dans la nature après tout, même si la société n'était pas forcément prête à parler de sexe au milieu d'un centre commercial. Surtout pas entre deux homes. Mais il fallait bien se jeter à l'eau, et Peter se doutait bien que les relations entre Andrew et son petit ami ne devait pas être purement spirituelles et platoniques. Sainte Thérèse de Lisieux était passée de mode, même ici. "Tu sais ... c'est bientôt la Saint Valentin, et ça ne fait pas longtemps que je suis avec Kurt ... Bref, il vaudrait mieux que Summer ne voit pas certains des ... articles qu'il y a dans mon panier." Regard sur le côté. Peter avait sans doute compris de quoi il parlait. Après tout il avait Summer, c'était un homme, il savait comment on faisait, malgré ses yeux enfantins et son sourire angélique. "Mais la prochaine fois, quand je ferai des courses plus ... normales, il n'y a pas de souci !" Clin d'oeil rassurant. Il ne voulait pas risquer que Peter comprenne qu'il n'aimait pas les enfants, alors qu'il était tout simplement sous le charme de Summer. Cette petite était tout simplement une merveille.

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L'appartement des Grayson était à l'image de leur petite famille, chaleureux et agréable. Un grand salon dans des couleurs agréables, une baie vitrée lumineuse, et un piano. Si ça ne tenait qu'à lui, Andrew se serait installé sur le banc de l'instrument et aurait tenté quelques notes. Mais il avait la mission impérieuse de faire des cookies. Un tablier beige ceint autour de sa taille, le vendeur avait tourné la pâte dans le saladier en plastique, Summer à genoux sur une chaise pour prendre part activement à l'activité cuisine du jour. Le regard de la petite fille impressionnait Andrew, intelligent comme était attendrissant celui de son père. Elle avait même insisté pour verser elle-même les pépites de chocolat que la préparation toute faite contenait. Le bonheur de la cuisine pour les non-initiés. Désormais, la pâte gonflait dans le four de Peter, et Summer avait rejoint sagement sa chambre, pour jouer, même si Andrew se doutait bien qu'elle devait résoudre secrètement des équations complexes, des suites algébriques et autres théorèmes quantiques. Les deux hommes étaient assis sur le canapé, Andrew soufflant sur la surface de son thé brûlant. Il n'avait pas osé demander à qui servait la troisième chambre que contenait l'appartement de Peter. Une hypothétique madame Grayson ? Ils dormiraient ensemble. Un plus grand enfant ? Une mère encombrante ? Cela ne le regardait pas , mais si sa curiosité devenait insatiable. Il croisa les jambes et regarda Peter. "Ta fille est extraordinaire. Elle me ferait presque complexer. Elle est d'une maturité !" Tout était normal. Rassurant et agréablement normal. Une tasse de thé. Une petite fille qui jouait en silence ou qui résolvait les mystères de l'univers, et des cookies qui cuisaient.
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MessageSujet: Re: 04. When the Christmas elf meets Santa and his daughter.   Mar 29 Avr - 5:54

À croire que Peter était véritablement condamné à rougir. Mais bon, visiblement, c’était une couleur que le neurologue portait très bien (les mots de sa mère là, pas les siens, c’était sans doute pour rassurer son fils et cela avait très bien fonctionné) et Andrew n’avait fait qu’être honnête, brutalement et simplement honnête avec lui. C’était normal qu’il ait quelque chose de prévu avec son petit ami en pour jour si particulier et non, Summer ne pouvait définitivement pas aider Andrew avec ses courses. Non. Peter s’était contenté de prendre sa fille dans ses bras et de changer de conversation (oh mon dieu Summer regarde une promotion sur les chewing gum, tu en veux?), distrayant comme il pouvait la petite fille. Peter n’avait tout simplement pas hâte que sa fille grandisse, il savait bien qu’il n’était pas encore prêt à avoir ce genre de conversations avec elle. Pourtant, la propre mère de Peter avait essayé de l’avertir, de le préparer mentalement aux questions que Summer pourrait avoir en grandissant. Et non, non, c’était hors de question, pour l’instant, la petite fille tenait dans ses bras et le médecin ne voulait définitivement pas penser au futur. C’était sur cette bonne pensée qu’ils avaient rangé les courses de Peter dans la voiture de ce dernier, le médecin toujours rouge au volant de sa mini Cooper jaune. Direction l’appartement des Grayson. Et, tandis que Summer se chargeait de faire la conversation avec Andrew, la brune lui demandant quelles étaient ses chansons préférées, Peter lui se demandait si leur appartement était rangé. Non pas que lui et Summer vivaient dans un environnement déplorable, non, mais parfois entre les heures passées à l’hôpital, les répétitions des Awesome Voices, et les moments passés devant son piano avec Summer, il n’avait pas vraiment le temps de passer l’aspirateur ou de sortir les poubelles. Pas de doute, être papa était un job à temps plein.

Cependant, Peter s’inquiétait encore une fois pour rien et son appartement était d’une propreté irréprochable et il fit une rapide visite à Andrew, ses lunettes toujours contre son visage ainsi que son air gêné. Est-ce que cela que se voyait qu’il n’avait pas l’habitude de recevoir des gens? Peut être sans doute. Quoi qu’il en soit, Peter réussit à se détendre, enfin, d’un cran sur l’échelle du Grayson, quand ils furent tous les deux installés sur le canapé, une tasse de thé dans les mains. Des tasses en plastique, et le blond pria intérieurement que l’autre choriste ne lui demande pas pourquoi là tout de suite. Peter fixa sa tasse pendant quelques secondes avant qu’Andrew ne prenne la parole. Cela eut au moins le don de le faire sourire, dès que Summer était concernée, que ce soit de près ou de loin d’ailleurs, le visage du père de famille s’illuminait et il ne pouvait s’empêcher d’être fier. « Merci et encore là tu es de la chance, tu es arrivé pendant un de ses bons jours.  Et si elle te pose la question, je n’ai jamais dit cela évidemment. » Il laissa échapper un léger rire avant de siroter de son thé et d’ajouter alors:  « Et merci… Pour tout je ne veux pas tout simplement parler des cookies. » Et peut être qu’il était déjà en train de rougir tandis qu’il disait cela mais c’était la vérité. Comme il l’avait évoqué dans le rayon du supermarché, Peter n’avait pas beaucoup eu d’amis et il ne savait pas vraiment ce qui se faisait ou pas dans ce genre de situation, pas de doute, qu’Andrew s’était attendu à arriver chez les Grayson pour trouver la petite amie de Peter ou même sa femme qui les attendait dans la cuisine et qui aurait très certainement voulu savoir qui était ce charmant jeune homme. Non, Peter avait beau fermé les yeux et souhaiter de toutes ses forces que cette réalité là soit plus que vraie, la vérité était tout autre.

« Tu dois sans doute te demander où est la mère de Summer hmm? Je ne le dis pas vraiment aux gens et à dire vrai, personne n’est vraiment au courant dans Lima mais bon… Je suppose que tout le monde doit plus ou moins s’imaginer quelque chose de complètement faux. » Peter prononçait ces mots-là, les yeux rivés sur sa tasse de thé, toute trace de sourire ayant disparu de son visage à présent. Il semblait qu’il était incapable de s’arrêter de parler à présent, peut être qu’il avait plus que jamais besoin de dire la vérité à quelqu’un d’autre…  Andrew ne le jugerait pas, Peter en était certain. « Et puis tu as été honnête avec moi je me dis que je devrais peut être le faire et puis je veux dire je n’en ai jamais parlé à qui que ce soit, enfin personne n’est au courant à part mes parents, même pas Summer. »  La dernière partie de sa phrase, Peter l’avait murmurée, cachant là encore une conversation qu’il n’était pas prêt à avoir. Un autre jour il devrait être honnête et franc avec sa fille, il le savait. « Sa mère est en prison. Elle n’a tué personne c’est juste… hmm je crois qu’on appelle ça une fraude à l’assurance ou un truc comme ça, bref… elle n’est pas prête de revenir avant un bon bout de temps.  Mon dieu je crois que je ferai mieux de me taire. »  Peter avait parlé précipitamment et ce fut tout aussi rapidement qu’il posa sa tasse sur la table de basse… Qu’il manqua bien évidemment, renversant du thé sur le sol. « Hmm…C’est exactement pour ça qu’on a des tasses en plastique. » lança simplement le médecin, se levant déjà pour réparer les dégâts.
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MessageSujet: Re: 04. When the Christmas elf meets Santa and his daughter.   Sam 3 Mai - 19:18

Andrew s’attendait à trouver l’appartement de Peter d’une impeccable propreté. Quoi de plus normal quand on va chez un médecin ? Et le jeune serveur avait assez regardé Dr House et Grey’s Anatomy pour savoir qu’ils ne badinaient pas avec l’hygiène, les gels pour les mains, les savons moussants jusqu’au coude et les bombes anti-microbes. Il s’attendait aussi à trouver une cellule familiale idyllique, avec une fille charmante et drôle, un père aimant et attentionné. Il s’attendait presque à voir une femme, une jolie brune avec un tablier sur un ensemble impeccable, qui aurait vite retiré le saladier et la préparation pour cookies des mains d’Andrew, avec un sourire angélique, pour le laisser parler avec son amour de mari. Elle se serait jointe à eux, discutant de la météo et des actualités, se moquant gentiment de la maladresse de Peter tout en posant une main charmante sur la cuisse du neurologue rosissant. Mais il avait vite déchanté. Non, il était redescendu sur terre. Hello Andrew, ici la réalité. Tout ne ressemble pas à la Petite Maison dans la Prairie, avec une Caroline dans la cuisine, un Charles qui se taille aux quatre veines pour subvenir aux besoins de sa famille, et des filles sages, studieuses, obéissantes et accessoirement mormones. Il ne put empêcher sa mâchoire de se décoller, évitant de justesse un horrible bruit de succion lorsque sa bouche s’ouvrit, béante et ridiculement étonnée. Continuant dans le chuchotement qui était de toute façon de mise, Andrew se reprit. « Et Summer ? Tu lui as dit quoi ? Et elle y est depuis combien de temps ? »

Se reprenant, le vendeur se redressa dans le canapé et continua, plus naturellement. « Je te remercie de te confier comme ça à moi. Tu ne me devais rien, tu sais. C’est moi qui soulagé que tu aies pris … ce que tu sais avec autant de décontraction. » Peter n’était pas la première personne à qui Andrew avouait son homosexualité. Mais il faisait partie de ces rares personnes qu’il appréciait en ville, et qu’il ne pouvait décidément pas perdre pour une chose devenue presque banale. Il s’était rendu compte que toutes ses questions pouvaient être gênantes, surtout quand il avait en face de lui un Peter avec cette fâcheuse, mais non moins adorable, tendance à rougir. Chose qui ne tarda pas quand le médecin rata de sa tasse la table de la salle à manger, inondant le sol avec le thé chaud que le récipient contenait. Tandis qu’il allait chercher de quoi éponger la catastrophe, Andrew se leva, ramassant la tasse et décalant table et canapé. Voyant le visage désolé de Peter, le jeune homme ne put retenir un fou rire. Des couverts et une vaisselle en plastique. Ça ressemblait tellement à Peter ! Entre quelque chose de rassurant, d’utile et de tellement original. Une fois l’inondation aromatisée nettoyée, Andrew décida de sortir les cookies, un torchon dans la main, la langue légèrement tirée comme à chaque fois qu’il se concentrait. « En tout cas, je suis heureux de découvrir un peu plus l’antre de Peter le médecin. Tu en veux un ? Ils sont chauds, fais attention. » dit-il en désignant les cookies sur la taule en métal.

Un cookie dans la bouche, sa tasse de thé dans une main, Andrew ne pouvait s’empécher de regarder Peter. Quel père s’inscrirait dans une chorale, alors qu’il avait la trouille de se produire en public, juste pour faire plaisir à sa fille ? Sans doute un père exceptionnel. Et il en était touchant. Le jeune homme aimait les vidéos de chatons faisant du piano, s’extasiait devant les photos de nouveaux nés que certaines de ses connaissances lui montraient, et pleurait devant des films romantiques. Mais Peter était un degré au dessus. Un degré de tendresse si poignant et protecteur qu’Andrew décida qu’il devait protéger cette famille et qu’il serait là pour eux. Ne manquait plus que les violons, la fausse pluie hollywoodienne et un parapluie rouge. « Tu peux me dire quoi des AV ? Je suis un petit nouveau, je ne connais pas encore tout le monde. Qu’est ce qui se prépare ? Qui fait quoi ? Et surtout … Megan Morgan est toujours aussi … elle ? » Question qu'il ponctua d'un geste vague de la main qui était assez révélateur de l'incertitude dans lequel il était face à la jeune femme. Parce qu’il n’y avait pas à dire, elle était impressionnante, la capitaine des AV, avec ses cris stridents, ses talons hauts et ses yeux qui pouvaient fusiller un cheval à six kilomètres. Peut-être plus que les discours hyper-religieux de Grace.
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MessageSujet: Re: 04. When the Christmas elf meets Santa and his daughter.   Dim 4 Mai - 8:38

Peter ne pouvait pas s'empêcher de se sentir idiot. Et ce n'était pas simplement pour la tasse renversée, qu'est-ce qui lui avait pris de se confier de la sorte? D'habitude, il ne disait rien, il était un modèle de politesse et de bienséance et il se contentait de sourire en encaissant... Absolument tout. Peut être que ce mécanisme d'éponge comme le nommait sa mère n'était pas des plus saints et qu'au final, face à l'honnêteté d'Andrew, le médecin s'était rendu compte qu'il avait passé vingt neuf ans à se mentir tout simplement. Hmmm... Pas un réveil des plus agréables, pas du tout même, mais ce n'était pas son genre de protester, aussi, il se contenta de nettoyer son parquet, évitant les dernières questions d'Andrew. Summer n'était bien entendu au courant de rien et elle n'avait jamais vu sa mère, sa mère qui avait été incarcérée alors que la petite n'avait que quatre mois. Non, ce n'était décidément pas une histoire joyeuse mais il arrivait tout de même à conserver le sourire et il s'était juré il y a huit ans de cela, qu'il protégerait Summer de tout ça, et c'était ce qu'il avait fait. Peter réalisa qu'il était en train de frotter le sol avec beaucoup plus d'entrain qu'il ne l'aurait dû au moment où Andrew lui proposait un cookie. "Merci." murmura t-il avec un sourire poli sur le visage, repoussant ses lunettes sur son nez. Il préféra mordre dans la pâtisserie plutôt que d'expliquer encore une fois le double sens de son merci. Merci de ne pas me trouver idiot, merci de ne pas te moquer de ma vaisselle en plastique et surtout merci de ne pas avoir encore pris tes jambes à ton cou... Mais un simple mot suffirait et en plus ce cookie était tout simplement délicieux. Non mais vraiment, est-ce qu'Andrew réussissait tout ce qu'il entreprenait? Comment avait-il réussi à faire ça dans la cuisine des Grayson? Non, pas de doute, il devait avoir des pouvoirs magiques. Peut être que Summer avait raison et qu'ils devaient secouer le Andrew pour essayer de récupérer un peu de poussière magique. Mais pas pour voler non, juste pour pouvoir chanter et éblouir les autres membres de leur chorales.

Et, Peter manqua d'éclater de rire face à la question du serveur, ils étaient deux à être perdus dans cette grande et belle aventure et si Peter avait supplié (oui, supplié) Andrew d'auditionner c'était principalement pour ne pas se savoir seul lors des répétitions et avoir un soutien moral. Il ne pouvait pas vivre sans son porte bonheur pas vrai?  "Hmm..." Il se passa une main dans les cheveux, réfléchissant à toute vitesse avant de répondre.  "On peut dire que je suis autant nouveau que toi, je me contente d'éviter notre supérieur à tous parce que je crois honnêtement qu'elle veut ma peau." Rire nerveux pour cacher une vérité qui était plus que vraie... Non mais sérieusement, Megan Morgan lui donnait juste envie de se tenir droit et d'hocher la tête en laissant échapper des "oui madame" de temps à autres."Sinon Peyton et Ruby sont sympa, ça c'est certain, et puis Ruby pourra certainement mieux répondre à toutes tes questions, elle est plutôt douée pour mettre les gens à l'aise et... Reste loin de Wyatt." Voilà, c'était très bien résumé se dit le médecin avant d'offrir un sourire à Andrew, mordant déjà dans un autre cookie. Peut être qu'il aurait dû appeler Summer ... Hmm... Nan, il allait en profiter un peu d'abord.  "Et franchement, je ne sais pas encore ce qui se prépare mais j'essaye d'élargir un peu mon champ musical de mon côté, je veux dire... Mes seuls références sont des films en noir et blancs et West Side Story est mon film préféré. J'ai fait quelques recherches sur le net et... hmm... Je pourrais... Te montre... Hmm... Suis moi." Il fit un signe de tête plus que significatif à Andrew avant de s'essuyer les mains... Sur son jean tiens, ça ferait très bien l'affaire, pour aller s'installer devant son piano qui occupait une place importante dans le salon. Il avait essayé de s'entraîner comme il le pouvait durant son temps libre, avec toujours Summer pour l'encourager et lui assurer qu'il n'avait manqué aucun accord. Peter s'étira légèrement, faisant craquer ses doigts avant de commencer à les faire parcourir sur les touches blanches.

"Interdiction de se moquer compris? J'essaye encore... de m'approprier la chanson, c'est vraiment loin de mon répertoire."


Et non, il ne rougissait pas en prononçant cette phrase. Bon, légèrement. Le médecin s'éclaircit donc la gorge, préférant regardant ses touches plutôt qu'Andrew, commençant à jouer les accords d'une chanson pop plutôt connue, enfin d'après son moteur de recherche.

Like the legend of the phoenix
All ends with beginnings
What keeps the planet spinning
The force of love beginning


Peter avait ralenti volontairement le rythme de la chanson et il marquait des pauses plus longues que nécessaires, s'efforçant de chanter le plus juste possible, priant intérieurement pour ne pas faire saigner les oreilles d'Andrew. Et s'il n'avait pas reconnu l'air avant, pas de doute que cela ne saurait tarder. Peter tourna légèrement la tête vers l'autre homme, un sourire qui voulait clairement signifier "oui, tu vas chanter avec moi" alors qu'il passait au refrain.

We've come too far to give up who we are
So let's raise the bar and our cups to the stars

She's up all night 'til the sun
I'm up all night to get some
She's up all night for good fun
I'm up all night to get lucky

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: 04. When the Christmas elf meets Santa and his daughter.   Mar 13 Mai - 17:48

Andrew avait toujours été admiratif devant ces personnes qui osaient chanter, sur un coup de tête, devant les autres. Bien sûr, il en voyait souvent au karaoké. Des garçons qui voulaient épater la fille du groupe. La fille qui voulait charmer le garçon. Ces amis qui ne souhaitaient que chanter le tube drôle du moment et passer une bonne soirée.  Il voyait aussi ces incontournables rockeurs, ces solitaires qui voulaient juste sentir les joies de la scène. Sentir la chaleur des projecteurs, un peu. Fouler le plastique de la scène, entendre craquer les quelques marches avant elle. Il admirait leur témérité, grognait parfois devant l’attitude des certains. Mais toujours il respectait les prestations, parce qu’ils y mettaient quelque chose de personnel. Le jeune homme avait aimé les prestations de ses amis : Ingrid lors d’un gala organisé par Sue Sylvester, Charlie au karaoké. Celles de Kurt bien sûr, avec sa voix pure et cristalline. Ses lèvres si belles et ses yeux azurs qui lui arrivaient à lui couper le souffle, et fait rare, à le faire taire. Et il y avait Peter. Peter et ses joues rosies. Peter et sa maladresse. Peter et ses goûts tellement proches des siens. Et sa voix d’or. Le serveur avait découvert l’entier potentiel du blond lors de leur duo, et de puis, il s’était toujours délecté des répétitions chez les AV. Savait-il seulement qu’il n’avait aucun honte à avoir ? Qu’il était bourré de talent ? Andrew le suivit donc docilement jusqu’au piano qui trônait au centre du salon du neurologue.

Et les premières notes retentirent. Joyeuses. Andrew s’était toujours demandé comment pouvait-on sérieusement trouver des notes joyeuses. Il les voyait, les imaginait, colorées, chaleureuses, solaires. Une véritable mélodie solaire, des sons qu’il avait déjà entendu. Ça l’énervait au plus haut point, cette fainéantise qu’avait son esprit à reconnaitre des mélodies pourtant connues, parfois proches des originales. Il regardait les doigts agiles du médecin virevolter au-dessus des touches ivoires, fasciné. Encore un point commun entre les deux hommes. Mais déjà le titre s’imposa. Bien sûr, Andrew avait des gouts très spéciaux en matière de musique. Il lui fallait une femme, noire, et des notes presque inhumaines hurlées sur des paroles parlant de rupture ou d’abandon. De quoi se réveiller avec le sourire. Mais le karaoké lui permettait d’élargir sa culture, et il reconnut le titre pop avec le sourire. Bien sûr, Peter ne pouvait chanter qu’un morceau qui mélangeait des sons presque jazzy avec une mélodie résolument moderne. Un homme plein de surprise, le Père Noel. Peter avait ralenti le rythme. Sa voix grave était posée, sensuelle, prenant le temps de savourer les blancs volontaires qu’il se laissait le droit d’avoir. Il était entièrement maître de lui, le regard fixé sur ses mains. Jusqu’à ce qu’il rencontra celui d’Andrew. Un regard pétillant, faisant écho au sourire qui s’affichait sur les lèvres du blond. Sourire que lui rendit le vendeur, qui se figea dans une moue étonnée et dubitative. Comptait-il vraiment le faire chanter. Il avait dû voir son pied battre la mesure, et ses mains dans sa poche battre le tempo, involontairement.

Se raclant la gorge, Andrew se prépara à rejoindre vocalement Peter, toujours rivé de l’autre côté de l’instrument. Quelles étaient les paroles déjà ? Rester debout toute la nuit, s’amuser, profiter. Tellement de positivité. Peter n’était que ça, et Andrew ne serait même pas étonné de voir la petite tête brune de Summer dépasser de l’encadrement de la porte, observant son père et le serveur chanter.

We're up all night 'til the sun
We're up all night to get some
We're up all night for good fun
We're up all night to get lucky


Il répéta la phrase cinq fois, un sourire franc se dessina sur ses lèvres. Il se sentait bien, les mains sur le piano, sentant le bois vibrer à chaque coup de marteau sur les cordes. Peter  se lança dans un petit solo, une  improvisation peut être, amorçant le couplet suivant. Plus grave, Andrew continua.

The present has no ribbon
Your gift keeps on giving
What is this I'm feeling?
If you want to leave, I'm with it, yeah


Plus aigu, il se lança dans la suite. Finalement, il se sentait bien, à chanter avec un ami. Il ne se sentait plus angoissé d’oser des notes en voix de tête. Le jeune homme n’avait plus honte de chanter plus haut et ne craignait plus le regard de l’autre. L’autre cette fois-ci, c’était Peter. Un de ses amis, un de ses coéquipier des AV. Pas de jugement dans le regard, seulement de la sympathie.

We've come too far
To give up who we are
So let's raise the bar
And our cups to the stars


Il finit sa note, un sourire aux lèvres. Bien sûr, Peter allait le rejoindre sur la fin. Bien sûr, ils allaient chanter ensemble et Andrew allait retrouver cette joie de chanter à deux. Comment pouvait-il en être autrement ?
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MessageSujet: Re: 04. When the Christmas elf meets Santa and his daughter.   Lun 19 Mai - 3:42

Jouer du piano n’était pas quelque chose qui lui était venu naturellement non, ce n’était pas comme sa guitare où trouver chacun des accords avait été un véritable jeu pour le gamin qu’il avait été à l'époque, non… Peter se souvenait, plus petit, il était terrifié par cette chose immense qui trônait dans le salon et il avait attendu d’être seul avant de s’asseoir devant cet objet plus qu’étrange. Il avait pressé une touche, au hasard et il avait fuit, complètement surpris par le bruit, il lui avait fallu plusieurs tentatives, toutes ratées avant d’être en mesure de s’asseoir devant l’instrument et encore plus pour pouvoir le regarder dans les yeux. Façon de parler bien évidemment. Alors oui, il était plus que paradoxal de voir que des années plus tard, Pete se réfugiait toujours derrière son piano en premier lieu et en cas de besoin. Et depuis qu'il était dans cette ville, c'était de plus en plus fréquent. Il avait grincé des dents quand les déménageurs avaient malmené l’instrument lors de son arrivée à Lima, mais c’était Peter Grayson, il avait gardé son sourire bien en place sur son visage et il n’avait rien dit, non, ce n’était tout simplement pas son style de protester. Mais tout de même, dès que les premiers cartons avaient été posés sur le sol et que les deux Grayson s’étaient retrouvés seuls, Peter avait tiré une chaise devant l’instrument, entamant les premières notes d’une des chansons préférées de Summer. Il ne remercierait jamais assez sa mère de l’avoir laissé partir avec l’instrument de famille mais comme elle le lui avait fait remarqué, c’était plus son piano que le leur.  Bref, il se sentait à l’aise, ici, dans son appartement en compagnie d’Andrew, en train de jouer et de chanter, il s’était entraîné dès qu’il avait pu, quand Summer était dans son lit et qu’il était certain qu’elle ne pouvait pas l’entendre.

Andrew pouvait à présent, comme lors du fameux soir de leur rencontre au bar karaoké et comme ce soir-là, il prit la suite de Peter et se mit à chanter les paroles de la célèbre chanson pop. Le médecin aimait bien la voix du serveur, même son timbre avait quelque chose de rassurant et d’entraînant, pas de doute, Andrew était un bien meilleur chanteur que lui et Peter était bien content de l’avoir avec lui chez les Awesome Voices et ravi de pouvoir l’accompagner au piano. Suivant le rythme de la chanson et la voix aiguë d’Andrew, Peter laissa échapper un rire, se lançant dans un solo improvisé au piano avant de rejoindre Andrew pour la fin de la chanson.

We're up all night 'til the sun
We're up all night to get some
We're up all night for good fun
We're up all night to get lucky
We're up all night to get lucky


La dernière note retentit enfin et Peter fut ravi de constater que pour une fois, il ne rougissait pas et qu’en plus, il n’avait manqué une seule note. « Ce n’était pas si mauvais que ça… Enfin je ne crois pas. » Oui, c’était sa façon à lui de faire un compliment à Andrew, mais même pour ça, il était complètement rouillé. Hmm… Que devait-il faire? Hmm, se décidant enfin, Peter gratifia Andrew d’une tape sur l’épaule, ô combien virile, avant de tout simplement ajouter: « J’aimerais vraiment que les répétitions soient aussi simples que cela… Vraiment. » Non pas qu’il n’appréciait pas la présence des autres membres de la chorale. Dans le fond, l’ambiance était vraiment sympa et Peter était bien content d’avoir trouvé un groupe de personnes qui semblaient partager sa passion de la musique. Mais bon, ces derniers temps, on parlait de compétition à tout va et pour Peter qui n'avait jamais été compétitif de sa vie ne savait pas comment réagir. Au moins, se disait-il,  il ne passait plus pour son père célibataire complètement dingue de comédie musicales. D’ailleurs en parlant de Summer….  « Et ça m’étonne que Summer ne soit pas sortie de sa chambre, elle ne doit pas vouloir nous déranger ou elle doit dessiner. » C’était tout à fait le genre de sa petite fille de vouloir laisser son père seul avec Andrew,  à se demander qui était le parent parfois.  « Bref, quoi qu’il en soit merci pour tout et… » Peter se demandait s’il devait demander à Andrew s’il voulait qu’il le raccompagne chez lui. Hmm, dans le fond le médecin n’en avait pas vraiment envie et puis son appartement semblait plus vivant grâce à la présence d’Andrew.

« Je sais que tu as encore des préparatifs à faire pour ta soirée avec Kurt mais si tu veux tu peux rester encore quelques heures et… je sais que Summer apprécierait vraiment et puis je dois toujours avoir des marshmallow quelque part, on pourrait les faire griller… Et oui je vais avoir besoin de mon porte bonheur pour ne pas faire brûler ma cuisine…  Et oui, j’en profite un peu beaucoup. » acheva le médecin dans un rire.
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MessageSujet: Re: 04. When the Christmas elf meets Santa and his daughter.   Lun 19 Mai - 17:09

« Ce n’était pas si mal ? » Peter avait toujours le don de l’étonner et de le laisser interloqué. Dubitatif. Et de se déprécier. Bien entendu, aux yeux –ou aux oreilles- d’Andrew, la voix de Kurt restera la plus surprenante et la plus merveilleuse. Mais à écouter le neurologue, il n’avait aucun talent musical, et s’excusait presque d’essayer de chanter. Et de réussir ce qu’il entreprenait. C’est ce que le serveur appréciait chez Peter. Andrew n’avait jamais été très timide. Il était sociable, avait la blague facile et tendance à mettre à l’aise les gens. Et il n’était pas étonnant que Kurt et lui se soient si bien entendus dès le début, ils se ressemblaient énormément de ce côté-ci. Mais Peter était une nouveauté attendrissante pour le serveur. Un père de famille timide et finalement peu sûr de lui. Andrew avait presque envie d’enfiler sa cape rouge de super-héros des relations avec autrui. Mais peut-être que ses préoccupations paternelles envers Summer l’empêchait-il de se consacrer entièrement à la musique. Mais Andrew n’oubliait pas que Peter devait avoir d’autres amis, faire des sorties et qu’il n’était sans doute pas aussi introverti qu’il ne le croyait. Ce qui ne l’empêchait pas de savourer tous ces moments passés en musique. Le serveur se pencha par-dessus le piano et regarda Peter. « Non mais Peter, tu es doué. Vraiment. Arrête de dire que ce n’était pas si mal. C’était super ouais !! » Les répétitions. Andrew ne savait pas vraiment quoi en penser. Bien sûr, il adorait rencontrer du monde, entendre les autres chanteurs, s’entrainer et s’amuser. L’ambiance y était bonne et les rires nombreux. Mais il y avait Megan Morgan. Les lèvres pincées, le regard dur, elle appréciait moyennement la médiocrité, les fausses notes et les rires des derniers rangs. Ce qui était compréhensible. Mais Andrew avait toujours pensé que chanter était un plaisir, pas une compétition que l’on devait absolument gagner.

« J’aime bien nos répétitions. C’est nouveau pour moi. De chanter avec d’autres, d’assumer. » Puis plus bas. « Et puis comme ça on se voit, on rit, ça me change du boulot. » Parce qu’Andrew n’avait jamais été doué pour les déclarations amicales. Avec tout ça, Peter risquerait presque de se faire des idées sur les intentions du serveur. Passer à autre chose, et la perche que lui tendait le neurologue était presque un miracle. « Oui, Summer est adorable. Sage, autonome, dégourdie, certains parents doivent te l’envier à l’école. » Rire. Andrew voyait d’ici les mères BC-BG, blondes et mises-en-plis, jupes crayons grises, se pavaner devant le beau médecin, et leurs enfants avec déception quand elles les comparaient avec la fille parfaite du charmant père célibataire. Il avait dû en faire craquer des cœurs le Peter, avec son sourire maladroit. Andrew se promit qu’un jour, il irait lui aussi chercher ses enfants avec Kurt, et qu’eux aussi feraient déprimer les mères devant ces deux pères adorables et inaccessibles. Peter s’était relevé, l’avait gratifié d’une de ses habituelles tapes hyper viriles sur l’épaule et venait de le remercier pour sa venue. Et même si ce n’était pas du tout prévu dans son planning de l’après-midi, qui se résumait à ranger les courses et à se connecter sur son jeu en ligne, Andrew n’aurait pas pu imaginer meilleur moment en l’absence de son boyfriend. « Merci à toi de me recevoir un peu à l’improviste et … » Mais Peter n’avait pas fini. Andrew l’écouta avec un grand sourire sur les lèvres, ses yeux dorés pétillant. Bien sûr, il comprenait ce que lui demandait Peter, et il décida de résumer. « Je resterai avec plaisir Peter. » puis il enchaina, histoire de rassurer  le médecin. « Et puis je n’ai pas forcément de préparatifs. J’ai encore du temps. Et j’aime l’improvisation. Ça laisse de la place pour le fun. » Le garçon se rendit compte que ce qu’il venait de dire pouvait être interpréter de bien des façons. Mon dieu, Andrew, ne te tais-tu jamais ?

Pour se donner contenance, Andrew décida d’enchaîner sur l’une de ses passions : les marshmallows. « En plus tu sais me parler. Tu disais marshmallows c’est ça ? » Rire. Il irait faire un peu de sport en rentrant, histoire d’éliminer les cookies et les friandises. Comment Peter réussissait-il à garder la ligne s’il mangeait comme ça tous les jours ? Non, autre question : comment savait-il si bien lui parler ? A croire que c’était un truc de médecin ça, de parler directement de ce qu’aimaient les patients. Docteur Mamour n’avait qu’à bien se tenir, Peter Grayson est dans la place.
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MessageSujet: Re: 04. When the Christmas elf meets Santa and his daughter.   Ven 30 Mai - 1:09

Peter Grayson était sociable.

Oui, lui, à croire que les gens pouvaient vraiment changer. Ou alors c'était juste Andrew qui était assez fou pour oser traîner dans l'appartement du neurologue et de sa fille un tout petit peu trop adulte pour n'être seulement âgé que de huit ans. Peu importe, le médecin avait décrété que cela n'avait pas d'importance, et puis s'il se mettait à poser des questions, il finissait par renverser sa tasse ou même à faire des confessions. Oui, Andrew ne le réalisait peut être pas, mais il devait être pour l'instant, la personne qui connaissait le mieux Peter en dehors de Summer. Ce n'était pas le genre du blond de baisser complètement sa garde ou d'être assez à l'aise pour déballer sa vie, déjà, il ne se trouvait déjà pas intéressant... Étrangement, cela était facile avec le serveur, facile de s'installer devant son piano et facile de rougir face aux compliments de ce dernier (hmm... peut être que oui, peut être que leur performance méritait bien plus qu'un simple pas mal... peut être) et très facile de lui indiquait où tout se trouvait dans sa cuisine. Il n'avait même pas eu besoin de lui expliquer pourquoi la vaisselle en plastique, c'était plus qu'évident après tout, Peter était maladroit au possible alors autant éviter les catastrophes sous son toit. La cuisine était d'ailleurs un endroit redoutée par le médecin, mais pas ce jour là et encore moins quand Summer finit par sortir de sa chambre, pour aider Andrew à griller les marshmallow. "On ne peut pas laisser Papa en charge où ce serait un vrai désastre." déclara la petite fille avec le plus grand sérieux, son air austère fit rire Peter qui ne pensa même pas à protester.

"Très bien, je serais en charge des boissons, même moi je ne peux pas rater ça pas vrai?" Une phrase qu'il avait aussi regretté quand la bouteille de jus d'orange avait fini par trouver le sol ... This is exactly why we can't have nice things Pete, pensa aussitôt le neurologue. Mais il avait simplement haussé les épaules et était allé cherché sa serpillière, souriant alors que Summer racontait à Andrew la fois où ses grands parents l'avaient emmené à Disneyland. Peter lui se rappelait de cette histoire là également mais une version bien différente, il avait été en période d'examen à l'époque et ses parents avaient éloigné Summer histoire qu'il se concentre un peu. Oui, il avait tendance à oublier ses bouquins dès que la petite Grayson était dans les parages et pour l'étudiant de médecine que Peter était à l'époque, cela n'était pas bon pour son futur et ses études.

Quoi qu'il en soit, une fois la cuisine nettoyée et les marshmallow grillés, ils s'étaient installé devant la télévision et il n'avait fallu qu'un seul film pour que Summer s'endorme, la tête posée contre le torse de son père. Peter eut un sourire aux lèvres, serrant sa fille contre lui. "Je crois que ça a été une grosse journée pour elle, elle voulait vraiment te rencontrer, elle a même menacé de se rendre au bar karaoké elle-même tu sais." révéla Peter avec un sourire aux lèvres. Et le pire dans tout ça, c'était qu'il s'agissait de la stricte vérité. Elle était déjà une adulte à elle toute seule et puis il y avait les moments où elle s'extasiait devant un cartoon ou même lorsqu'elle se jetait dans les bras de son père et Peter se rappelait que oui, elle n'avait que huit ans. "Mais bon je suppose qu'il ne l'aurait pas laissé rentrer pas vrai... Mon dieu quelle heure est-il?" C'était vrai ça, Peter n'avait pas vu le temps passer, dans le sens, c'était vraiment lui l'enfant qui n'avait pas envie de laisser partir son nouvel ami."Je ne veux pas que Kurt s'inquiète, je veux dire, je peux mettre Summer au lit et fermer la porte à clé et te raccompagner chez toi? Chez vous?"Il posait la question en rougissant, peut être qu'il s'avançait beaucoup sur la nature de la relation des deux hommes. À cette pensée, un milliers d'autres questions lui vinrent à l'esprit et il fixa Andrew, plus rouge que jamais. "Désolé, je ne sais pas vraiment.. Je t'avoue que je ne sais pas vraiment comment ça fonctionne entre deux ... enfin tu vois quoi... God I'm sorry."
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MessageSujet: Re: 04. When the Christmas elf meets Santa and his daughter.   Lun 2 Juin - 21:56

- Mettez votre nom en haut à gauche de la page. Non, sens portrait la page, Chris. Ensuite vous mettez le métier de vos parents...

Le petit Andrew, 11 ans, s'appliqua sur sa feuille neuve, la trousse sentant encore le supermarché du coin, tirant la langue sous la concentration. Le stylo plume glissa sur la feuille en quelques boucles bleues et rondes caractéristiques des écritures non affirmées d'enfants. Andrew aimait ça, l'odeur de l'encre, des pages encore non-utilisées, presque brillantes. Son stylo n'avait jamais été encore débouché, sa règle encore sous le plastique de son étui, et ses feuilles dans un classeur encore vide qui claqua sous la pression de ses anneaux propres et inutilisés.

- Puis quelques questions. Le métier que vous voulez faire plus tard, et l'animal qui vous représente le plus.

Le petit garçon jeta un regard autour de lui. Les garçons, baskets, jeans et sweat, écrivaient tous les mêmes choses. Pompiers. Policier. Astronaute. Chevalier. Les filles et leurs tenues neuves et si belles écrivaient elles aussi les mêmes banalités qui les poursuivaient depuis le primaire. Vétérinaire. Maîtresse. Maman. Andrew soupira, et fit glisser son stylo sur la demi page de présentation. "Aideur de gens. Ou chanteur." Et pour l'animal, il était tout trouvé. "Saint Bernard."

Andrew avait gardé cette expression du chien des montagnes qui venait secourir le skieur trop téméraire ou l'expert pris dans la tempête avec son tonnelet de vin et sa langue chaude et humide. Devant la gène du blond, Andrew posa ses deux mains sur les épaules du neurologue, pencha la tête sur le côté, comme l'animal canin, et sourit, affichant une rangée de dents blanches. Il l'aimait bien, ce Peter, et n'arrivait pas à le voir autrement. Un Peter gêné, s'excusant pour des banalités, drôle et attachant. Avec toute la conviction du monde, un sourire lumineux sur le visage, Andrew lança distinctement et calmement au médecin : "Tout va bien Peter. Ce n'est pas forcément l'information la plus simple à aborder. Détend toi." Se retournant légèrement sur le canapé de l'homme afin d'être plus ou moins face à lui sans réveiller Summer et sa respiration légèrement et régulière, Andrew observa Peter. Comment pouvait-il être père. Non pas qu'il ne soit pas compétent, Summer en était la preuve absolue. Mais il semblait encore si enfantin, presque naif, ce qu'il ne devait pas être. Être médecin, c'était aussi se confronter à des réalités dures, et peut être avait-il pris le parti de garder cette légèreté pour épargner sa fille. Andrew essaya de mettre des mots sur sa relation avec Kurt. Ils étaient ensemble, n'habitaient pas ensemble et pourtant Kurt était souvent chez lui, l'un ne pouvant vraisemblablement plus se passer de l'autre. Et l'inverse était vrai. Andrew ne se faisait pas prier pour que le jeune homme reste quelques nuits de plus chez lui. La chaleur du matin, la présence dans le lit, la tête ensommeillée du garagiste tellement adorable qu'elle faisait fondre le serveur. Tellement de détails évidents pour les garçons et pourtant si étranges ou méconnus pour d'autres. Une habitude qui était la leur mais qui faisait encore rougir certains.

"Pas de souci, j'ai prévenu Kurt que j'étais chez toi, et je n'ai pas d'heure pour rentrer. Enfin sauf celle que tu m'imposeras quand tu me mettras dehors parce que tu tomberas de sommeil et que je serai devenu saoulant." Rire. C'était encore étrange pour Andrew de devoir expliquer ce qui lui semblait évident. Mais enfermé dans sa bulle rose et sucrée, il oubliait qu'il y avait une vie en dehors de Kurt et qu'elle réclamait parfois des détails pour comprendre leur situation amoureuse. Le jeune homme posa ses mains sur ses cuisses et s'appuya contre l'accoudoir du canapé, appréciant le moelleux du meuble. " J'habite seul dans mon appartement. En théorie. Mais depuis que nous sommes ensemble, Kurt passe plusieurs nuits voire jours avec moi. Parce que son frère habite avec lui si j'ai bien compris. Mais aussi parce que je..." Parce qu'il n'arrivait pas à se passer de la présence du garçon. Kurt était une drogue, son odeur, son rire, son timbre, ses notes, son corps, tout le poussait à vouloir sa dose encore et toujours. Mais il devait ménager Peter. "parce que j'aime bien sa présence. Je me sens moins seul. On habite ensemble sans vraiment officialiser la chose si tu veux." Finalement c'était logique. Ça s'était goupillé comme ça, naturellement. Spontanément. Une nuit, Andrew avait proposé à Kurt de rester. Puis deux. Puis une troisième. Et depuis Kurt avait les doubles des clés, et Andrew ne s'en plaignait pas.

"Finalement, les couples homos fonctionnent comme les couples hétéros. Avec les mêmes problèmes, les mêmes papillons quand une histoire commence, les même disputes et les mêmes joies." Andrew souriait en s'écoutant. Parce que les moments passés avec Kurt étaient sans doute ceux qu'il chérissait le plus. Mais aussi parce qu'il se confiait à Peter, et que Peter lui avait laissé entrevoir un peu de son histoire à lui aussi. Une relation qui prenait forme et qui plaisait particulièrement à Andrew.
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MessageSujet: Re: 04. When the Christmas elf meets Santa and his daughter.   Jeu 12 Juin - 1:09

Encore une fois, Peter s'inquiétait pour rien... Mais bon, ce n'était pas comme s'il contrôlait la teinte de ses joues ou même les battements de son coeur, et il ne ne pouvait pas s'empêcher d'être gêné. Peut être qu'Andrew n'avait pas envie de parler de sa vie privée avec lui, et surtout pas de son petit-ami, après tout, ce n'était pas comme si le serveur lui devait quelque chose. Cependant, Peter devait se méprendre sur Andrew, où alors, il n'avait tout simplement pas l'habitude qu'on soit aussi... patient dira t-on avec lui. Oui, il avait l'habitude de provoquer l'hilarité et les questions du style: are you for real? mais les explications ne venaient pas souvent. Il n'était pourtant pas difficile de comprendre qu'en dehors du monde merveilleux des neurosciences, Pete était complètement... rouillé. Et même complètement perdu. Quelle douce irone pas vrai? Lui qui fréquentait des gens qui avaient du mal à trouver une place dans le monde des gens normaux parce qu'ils avaient leur propre monde, n'avait même pas sa place parmi les adultes... Quelle belle blague vraiment. Mais Peter ne se lancerait pas dans des analogies de la sorte et il ne deviendrait pas son propre patient, non, cela l'inquièterait beaucoup trop, il se contenta de se détendre comme le lui ordonnait Andrew, prenant une profonde inspiration. Et puis, le serveur avait probablement raison, le médecin n'avait aucune raison de s'inquiéter, peu importe s'il s'agissait d'un homme et d'une femme, ou même d'un homme ou d'un homme, les règles semblaient être les mêmes. "Ça a l'air... hmm... vraiment simple." dit simplement Peter, ne voyant pas quoi dire d'autre face au sourire plus que rayonnant d'Andrew. Il était en couple et il était... heureux. Non pas que Peter soit du genre à être envieux ou jaloux. Non, ce n'était pas son style, il adorait sa petite vie bien rangée, son job était le fruit de beaucoup de sacrifices et beaucoup d'heures passées dans ses bouquins mais il s'y plaisait beaucoup, il aimait Summer de tout son coeur et... voilà. Alors pourquoi avait-il eu un pincement au coeur là tout de suite, hmm? Et autre question: à quand remontait la dernière fois que Peter avait eu ce genre de sourire aux lèvres et ce à cause de quelqu'un qui n'était pas de sa famille ou même dans la même chorale ou...? Hmm... Ce n'était peut être pas une bonne idée de songer à ça maintenant, il avait Summer, il n'avait besoin de rien d'autre.

Sur cette pensée, il s'éclaircit la gorge et remontant ses lunettes sur son nez, véritable réflexe trahissant sa nervosité, il reprit la parole.  "Tant mieux... Que tu sois heureux je veux dire, personne ne devrait être tout seul." Il ponctua sa phrase par un sourire forcée avant de se redresser, Summer dans ses bras.  "Hmm... Quand même, je crois que je vais te raccompagner chez toi, non pas que je n'apprécie pas ta compagnie loin de là, mais j'ai des tonnes de choses à faire à l'hôpital demain et Summer et..." Et il était certain qu'Andrew comprendrait. Il fit signe à l'autre Awesome Voices qu'il revenait et il partit mettre sa petite fille au lit. Là, sous les couvertures, la petite Summer était protégée de tout. Peter poussa un soupir avant de replacer une des mèches brunes de Summer derrière son oreille. Non vraiment, il n'avait besoin de quelqu'un d'autre dans sa vie. Peter poussa un soupir avant de déposer un baiser sur le front de sa fille, il l'observa encore une longue minute, pour s'assurer qu'elle dormait bien puis il retourna dans le salon, offrant un sourire à Andrew. "Merci pour tout." Il le pensait vraiment et il espérait qu'Andrew n'hésiterait pas et passerait chez lui plus souvent. Les Grayson n'étaient pas seulement des grands amateurs de films ou juste des mordus de karaoke, Andrew n'avait pas encore assisté aux parties d'échec de Summer et Peter ou même les soirées de danse improvisées, résultante d'une certaine console achetée à Noël. Pas de doute que le médecin voudrait voir si le serveur se débrouillait bien pour danser sur Supersition ou autre morceau un peu plus pop. Il saisit ses clés de voiture, les faisant tourner dans sa main en contemplant Andrew.

"Allez... Tu pourras choisir la radio cette-fois ci, non pas que je sois en train de critiquer les goûts de Summer hein..." Peter eut un rire avant de faire promettre à Andrew de ne pas le répéter à sa fille. Ce serait un secret entre lui et son porte bonheur, pas vrai?

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