Choriste du mois


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 04. The long lost imaginary cousin

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MessageSujet: 04. The long lost imaginary cousin   Mar 25 Fév - 22:03

"On va l’accrocher là! Tout le monde devrait la voir." Kessy pointait le grand mur à l’entrée de l’école. L’endroit parfait pour y afficher la grosse banderole qui annonçait la pièce de théâtre et la vente de billet. Il fallait qu’elle soit bien en vue et ce tous les jours de la semaine afin de rappeler à tous les occupants de l’école les dates importantes. Elle devait aussi être placée assez haute pour éviter que des petits malfaisants la décroche ou écrivent et dessinent des idioties dessus. Elle avait coûté une petite fortune au club et il ne fallait absolument pas qu’il y ait du gaspillage. C’était la pièce maitresse de la campagne de promotion. Il y aurait aussi des posters un peu partout dans les corridors et endroits communs."Bon. Je monte pendant que tu tiens l’escabeau!" Ingrid acquiesça de la tête alors que la rouquine commença son ascension de l’échelle en tenant d’une main la banderole roulée, de l’autre les barreaux et dans sa bouche la boîte de punaises. Arrivée au sommet, elle déposa la boite sur la petite tablette et déroula l’affiche. Elle accrocha le premier bout, puis elle redescendit et déplaça l’échelle plus loin avant de remonter et de placer la bannière le plus droit possible. "Est-ce que c’est droit Iny?" La suédoise recula afin d’avoir une meilleure vue d’ensemble. "Un peu plus vers la gauche." Dit-elle en accompagnant sa phrase d’un geste de la main. Kessy déplaça l’affiche selon les directives de son amie et lorsque celle-ci affirma que c’était parfait, l’anglaise s’empressa de clouer la banderole avec une punaise aux deux coins. "Tu devrais en mettre au centre aussi. Elle tombe." La rouquine affirma les dires de la choriste et s’étira le plus possible afin d’atteindre le sommet et y planter le clou. Se trouvant dans une position délicate et instable, elle était incapable de bien planter le clou dans le mur ne pouvant pas mettre toute sa force et son poids car elle devait grader son appui sur l’escabeau."Donnes-moi le marteau."Ingrid lui donna l’outil, légèrement hésitante. "Tu devrais déplacer ton échelle. C’est pas très sécuritaire." Kessy s’empara du marteau et ne répondit pas à son amie, préférant en faire à sa tête. Tout était sous contrôle. Doucement, elle lâcha l’échelle et une fois rassurée de son équilibre s’étira pour planter son clou avec le marteau. Ce qui devait arriver, arriva. Tout son poids ainsi sur le côté fit basculer l’échelle et avant que Kessy ne puisse réagir, il était déjà trop tard. La comédienne tomba en même temps que l’escabeau bascula. Dans sa chute, elle attrapa la banderole qui se déchira. Elle plaça ses bras devant elle pour amortir sa chute et le tout sous les cris inquiets d’Ingrid. "Kessy!!! Tu vas bien?" La blondinette éloigna l’échelle qui était tombée tout près de son amie. Kessy se releva doucement en s’aidant de ses bras et resta assise sur le plancher. Elle grimaça de douleur. Elle n’était plus capable de bouger son bras gauche. "N’essaie pas de bouger ton bras s’il te fait mal, ça pourrait empirer." Kessy avait envie de crier, mais elle restait muette. Elle releva la tête et aperçue sa belle banderole qui pendait en deux morceaux. Elle était fichue. Son bras lui faisait mal et Ingrid n’arrêtait pas de parler, mais heureusement qu’elle était là. Tous les autres passants se fichaient complètement d’elles. "Tu peux aller chercher l’infirmière?" Demanda-t-elle la voix calme, mais tremblante. Ce n’était pas tant son bras qui lui faisait mal, c’était surtout la perte de son affiche coûteuse qui la décevait. Ils n’avaient pas assez d’argent pour en faire une autre. Le club devrait donc se contenter des affiches normales et passants inaperçues aux yeux du lycée. "Je crois qu’elle n’est pas là les mercredis. Je vais aller chercher le directeur. D’accord?" La rouquine fit oui de la tête en soupirant.

———————— ͼҨͽ ————————

1h30 plus tard

Kessy se trouvait à l’hôpital dans la salle d’attente. Le directeur avait fait venir un taxi n’ayant pas pu rejoindre ses parents. Elle avait pu voir un médecin assez rapidement. On lui avait fait passer des radiographies et elle s’en tirait seulement avec une bonne foulure. On lui avait mis une attèle qu’elle devrait porter pendant toute une semaine. Elle ne s’en sortait donc pas si mal étant donné la hauteur de la chute. Elle avait été chanceuse, ce qui n’était pas le cas de sa banderole. Elle essayait de ne pas y penser, mais elle n’avait que ça à faire. Ni sa mère, ni son père ne répondait à ses messages et aux appels de l’aide-soignante. Qu’est-ce qu’ils fichaient, bon sang!? Elle savait que tous les deux étaient occupés avec leur travail, mais de là à ignorer ses appels et messages!

La rouquine commençait à perdre patience. Elle avait feuilleté tous les magasines se trouvant sur la table basse et n’osait pas jouer sur son téléphone puisqu’elle n’avait plus beaucoup de batterie et elle ne voulait pas manquer l’appel de ses parents. Elle vérifiait toutes les 30 secondes si on lui avait envoyé un message. Seules Ingrid et Clara avait demandé de ses nouvelles. Elle soupirait et faisait balancer ses jambes sous sa chaise. L’aide-soignante lui jetait des regards une fois de temps en temps. Elle semblait se dire que la patiente avait des parents indignes pour ne pas s’être déjà présentés à l’hôpital pour signer les papiers et venir chercher leur fille et la blessée se disait la même chose. Ils auraient dû accourir! Kessy vérifia à nouveau son cellulaire, lorsque l’aide-soignante s’adressa à elle. La lycéenne releva immédiatement la tête pensant qu’elle avait eu des nouvelles de ses parents. "Jefferson. Tu as un lien de famille avec Keegan Jefferson?" En lui posant cette question, Kessy avait remarqué les étoiles dans les yeux de la jeune fille et la petite voix qu’elle avait utilisé pour prononcer le nom de l’homme. La jeune fille fronça les sourcils et allait rétorquer que c’était impossible puisqu’elle venait de l’Angleterre et qu’elle n’avait aucune famille en Amérique, lorsqu’une idée lui vint à l’esprit. Ce Keegan semblait faire beaucoup d’effet à l’infirmière alors pourquoi ne pas en profiter. S’il était haut placé, cela ne pouvait que l’aider. Kessy se positionna bien droite sur sa chaise et répondit le plus naturellement possible : "Bien sûr! C’est mon cousin!" Aussitôt, le regard de la femme s’illumina et son visage se teinta de rose. Il devait vraiment lui faire de l’effet! "Tu aurais dû le dire avant! Je vais lui téléphoner pour lui dire de venir te chercher. Il ne devrait pas y avoir de problème pour qu’il signe les papiers." Sans attendre de réponse de la patiente, la sage-femme s’empara du téléphone et composa le numéro de l’ambulancier. Le visage de Kessy passa de satisfait à apeuré. Non! Il ne fallait pas! Ce n’était pas prévu, mais il était déjà trop tard. La femme parlait d’une petite voix ridicule avec quelqu’un au téléphone en faisant tournoyer ses cheveux autour de ses doigts. "Il s’en vient." Dit-elle en raccrochant le combiné, excitée. "Ce n’était pas nécessaire, vraiment." Dit Kessy en soupirant et en se calant dans sa chaise, mais c’était inutile. La femme était déjà entrain de se repoudrer le nez et se replacer les cheveux en les ébouriffant pour leur mettre un peu de volume. On aurait dit qu’elle cherchait seulement une raison de téléphoner à ce Keegan. Il devait vraiment être sexy. Kessy n’avait plus beaucoup de temps. Elle s’était mise les pieds dans les plats et devait absolument trouver une histoire pour se sortir de là.
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MessageSujet: Re: 04. The long lost imaginary cousin   Mer 5 Mar - 16:01

Les stores de la salle de repos des paramedics étaient soigneusement clos, permettant à Keegan de profiter d’une courte sieste après son service. Trop fatigué pour rentrer chez lui en voiture, il s’était affalé sur l’un des lits d’appoints sans demander son reste. D’autant plus qu’il s’était inscrit à un programme lui permettant de rejoindre les urgences aériennes, un projet facilité par ses bases en pilotage d’hélicoptère, et il n’avait que quelques heures devant lui avant l’un de ses derniers cours. Inutile de faire l’aller et retour quand il pouvait crasher sur un matelas (il n’avait pas besoin de plus, l’avantage de l’armée sans doute).  

C’est donc le visage enfoui dans un oreiller bien trop plat, ses paupières papillonnant sous les premiers signes de réveil, que l’appel le trouva. Keegan laissa échapper un grognement mécontent et roula sur lui-même pour attraper le maudit téléphone sonnant et vibrant à quelques centimètres de son oreille. Même hors service, il évitait d’éteindre son téléphone professionnel. Parfois, ce n’était pourtant pas l’envie qui lui manquait. « Jefferson », grogna-t-il sans jeter un coup d’œil à l’appelant ni même ouvrir les yeux. La voix à l’autre bout lui donna l’envie de raccrocher immédiatement et il dut se faire violence pour se concentrer sur ce qu’elle lui racontait.

Une cousine ? Il n’en avait qu’une et, aux dernières nouvelles, elle avait trente-six ans, trois enfants, un mari snob et une belle villa en Australie. Une petite cousine peut-être ? Mais non, elles devaient, au mieux, approcher la dizaine d’années et ne s’éloignaient jamais beaucoup de l’Océan Pacifique. Pas de quoi se retrouver au lycée de Lima comme on le lui affirmait. Etait-ce la fatigue ou la curiosité ? Contre toute probabilité, il s’entendit répondre « J’arrive » avant de raccrocher.

A contre cœur et avec un soupir résigné, il s’assit au bord du lit et se passa une main dans le cou pour tenter d’en chasser les tensions. Il enfila ses chaussures militaires (entre elles et les pantalons cargos qu’il favorisait c’était une histoire d’amour éternelle, ne cherchez pas !) et les laça prestement. Torse nu, il rejoignit son casier et en sortit un T-shirt et un polo, refermant la porte sur son uniforme bleu marine. Il quitta les lieux sur un signe de la main adressé à un de ses collègues en pause.

Les urgences étaient le bâtiment d’à côté, il y fut donc en quelques minutes. Quelques patients faisaient la queue de l’accueil mais il n’eut même pas besoin de les dépasser : Kelly l’aide-soignante vint aussitôt à sa rencontre. Devant son expression entichée, il lui offrit un sourire poli et il fit de son mieux pour ignorer la main légère qui se posa sur son avant-bras pour le guider vers sa ‘cousine’. Il écouta Kelly lui résumer la situation médicale de sa patiente tout en observant la rouquine partageant son nom de famille. Une chose était sûre, elle ne manquait pas de culot. Était-ce son joli minois qui lui donnait tant d’assurance ?

Curieux malgré lui, Keegan se tourna vers l’aide-soignante et lui sourit : « Merci Kelly. Je peux lui parler en privé ? » « Bien sûr ! La salle numéro 2 est libre si tu veux. » Il hocha la tête et la remercia à nouveau avant de faire le dernier pas le séparant de la fameuse Kessy Jefferson (que d’assonances et d’homonymies, ce devait être la journée des figures de style). D’un haussement de sourcils et d’un signe de tête, il l’invita à passer devant sans faire d’histoires.

Lorsqu’ils furent en tête à tête, Keegan laissa la porte ouverte mais profita de leur tranquillité pour attaquer le vif du sujet : « Donc… chère cousine égarée… » Les mains dans les poches, il l’observa un peu plus attentivement, cherchant un quelconque signe de manipulation (et, c’était peut-être idiot, mais de ressemblance aussi). « … comment va le bras ? douloureux ? »
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MessageSujet: Re: 04. The long lost imaginary cousin   Mar 1 Avr - 22:35

Il fallait réfléchir et vite. Ce Keegan allait arriver d’une minute à l’autre et allait s’apercevoir très rapidement que Kessy lui était inconnue. Il fallait que la rouquine pense à une histoire plus ou moins crédible et passe-partout qui pourrait berner son pseudo cousin. Elle devait être prête à toutes éventualités au cas où il lui poserait des questions plus précises, ce qui était inévitable. Réfléchissons. Elle était sa petite cousine éloignée. Très éloignée. Cela faisait des années qu’ils ne s’étaient pas vus. Même elle ne se souvenait pas de lui étant donné qu’elle n’avait environ qu’un an la dernière fois qu’ils s’étaient vus à une fête familiale. Kessy pourrait nommer trois ou quatre noms populaires et communs de tante au hasard. Elle allait devoir faire attention à son accent –peut-être était-il Anglais après tout- et s’ajuster en conséquence. La jeune fille était fière de son accent British, mais elle imitait particulièrement bien l’accent américain. Elle pourrait ensuite lui dire que c’était sa mère qui avait dit qu’un cousin éloigné habitait à Lima lorsqu’ils avaient déménagé. Pour le reste, la rousse allait devoir faire preuve d’imagination et improviser. Ca pouvait fonctionner, à conditions qu’elle joue son rôle à la perfection et que le type soit idiot, n’ait aucune mémoire des noms, des visages et des événements, qu’il soit naïf et aveugle. Kessy soupira en renversant sa tête vers l’arrière. Elle était cuite et allait s’humilier lamentablement. Elle allait devoir s’excuser auprès de cette pauvre aide-soignante de lui avoir fait perdre son temps. Quoique, grâce à elle, la jeune femme allait pouvoir voir et échanger quelques phrases avec l’homme de ses rêves. Qui sait? Peut-être que par sa faute, ils allaient se rapprocher en rigolant ensembles de cette histoire de lycéenne folle.

Kessy jouait nerveusement avec ses longs cheveux, lorsque l’aide-soignante se leva brusquement de sa chaise pour accueillir l’homme qui venait d’arriver. La rouquine eue le souffle coupé en posant son regard sur lui. Elle avait un beau faux cousin, dites donc! Si seulement ses vrais cousins pouvaient être aussi séduisants! Elle en ferait des jalouses. Elle ne pouvait pas contredire les goûts de la dénommée Kelly. L’ambulancier l’observa en silence et ne portait aucune attention à l’infirmière qui papillonnait autour de lui. La lycéenne se sentit minuscule dans ses chaussures. Elle lui offrit un sourire charmant et légèrement embarrassé. Elle pouvait détecter un mélange de curiosité, de surprise et de méfiance dans les yeux de l’homme.  Elle s’attendait à ce qu’il l’a réprimande sur place devant l’aide-soignante et les autres occupants, mais à la place, il demanda à lui parler en privé. Au moins, il voulait lui crier dessus seul à seule. C’était très aimable de sa part. La jeune fille s’empara de son sac et se dirigea vers la salle numéro 2. Elle ne regarda pas Keegan lorsqu’elle passa devant lui. Elle alla s’asseoir sur le lit médical faisant crisser le papier de protection et évitant du même coup qu’un silence gênant s’installe. La jeune Jefferson se sentit rougir lorsqu’il utilisa le mot Cousine avec une légère pointe d’ironie dans la voix. Elle se sentit idiote. Pourquoi avait-il fallu qu’elle dise un tel truc? Il allait croire qu’elle était immature et qu’elle était une pauvre et jeune étudiante en manque d’attention. Elle regarda son bras, tout pour ne pas regarder Keegan dans les yeux. "Ça va. Plus de peur que de mal. Je n’ai qu’une bonne foulure. Je dois porter ce truc pendant deux semaines." Machinalement, elle leva le bras pour lui montrer l’attèle lui arrachant une grimace de douleur. Bon, c’était le temps. [Mode Cousine lointaine : ON] "Tu ne te souviens pas de moi hen? C’est bien normal. Ça fait des années! Quinze ans je crois! J’étais petite la dernière fois qu’on était à la même fête de famille. Chez tante…Carol. Je…" Elle s’enfonçait. Elle n’était aucunement crédible. Même elle ne se croyait pas. Elle ne se sentait pas d’humeur à jouer la comédie. Elle avait un bras en écharpe et ses parents l’avaient abandonnée. Il devait la prendre pour une dérangée et il était probablement à deux doigts de téléphoner à l’aile psychiatrique. Tout d’un coup, elle n’avait plus du tout envie de lui déballer son histoire. De toute façon, il ne l’aurait pas cru. Qui l’aurait cru? C’était tiré par les cheveux de penser qu’elle réussirait à s’en sortir de cette façon. [Mode Cousine lointaine : OFF] Avant qu’il ne puisse reprendre la parole,  qu’il lui dise qu’elle lui faisait perdre son temps et qu’il lui suggère de grandir un peu, la lycéenne pris les devants. "Écoutez. Je suis désolée. Comme vous vous en doutez, je ne suis pas votre petite, lointaine cousine égarée. J’ai tout inventé! C’était stupide." Elle prit une bonne respiration et continua son plaidoyer. "C’est juste que j’attend mes parents depuis des heures et je ne peux pas quitter avant qu’ils signent les papiers et quand cette fille m’a demandé… vous savez qu’elle en pince pour vous? Bref, quand elle m’a demandé si j’étais parente avec un Keegan Jefferson, je n’ai pas réfléchie et j’ai dit que j’étais votre cousine pensant que ça m’aiderait à sortir d’ici! Je n’aime pas trop les hôpitaux, vous savez et puis, je n’avais aucune idée qu’elle allait vous appeler!" Kessy espérait que Keegan soit compréhensif et qu’il possède un peu d’humour. Elle n’avait pas voulu mal faire, elle avait seulement été désespérée.
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MessageSujet: Re: 04. The long lost imaginary cousin   Lun 21 Avr - 15:38

Trop fatigué pour daigner jouer de ses gros bras comme l’ancien militaire qu’il était, Keegan attrapa bientôt un tabouret et le fit rouler devant le lit pour faire face à sa fameuse cousine. Il s’assit, croisa une jambe par-dessus sa cuisse, déposa un coude dessus, et glissa son menton sur son poing dressé. Ses sourcils étaient rehaussés tandis que la jeune fille parlait, ne cherchant même pas à retenir son scepticisme. A la limite, cela avait un petit côté comique – pas la foulure, il n’était pas sadique, mais bien ce conte qu’elle était en train de tisser sous ses yeux. Il se demandait si son imagination pourrait tenir longtemps.

Il ne fut pas mécontent lorsqu’elle abandonna tout faux-semblant, ceci dit. Les mensonges finissaient toujours par l’irriter, aussi flagrants et inventifs soient-ils. Elle ne devait qu’à sa lassitude sa passivité actuelle : dans d’autres circonstances, il l’aurait probablement déjà rembarré. En l’occurrence, il n’était pas vraiment d’humeur à s’outrer de grande chose ou à lui faire morale. Ce n’était qu’une ado, son mensonge n’avait pas  d’intention malicieuse ou néfaste, après tout. C’était loin, très loin, des terroristes et ennemis de la nation qu’il avait dû interroger par le passé alors inutile de sortir l’artillerie, même légère. Et apparemment il l’inquiétait déjà bien assez sans ouvrir la bouche.

« Hey, » fit-il lorsqu’il put enfin placé un mot. Il se redressa légèrement et leva les mains en signe d’apaisement.  « Ça va, je ne suis pas en colère. Bon, j’aurai préféré finir ma sieste tranquillement parce que ma matinée n’a pas été de tout repos, mais je vais m’en remettre. Il n’y a pas eu mort d’homme. » Il se pencha de nouveau en avant, les avant-bras sur les cuisses, en l’observant pensivement.   « C’était assez évident de toute manière. Tu as des cheveux bien trop beaux pour ma famille. » souligna-t-il avec le sourire, dans une piètre tentative pour l’aider à se détendre.

Il se passa une main sur la nuque et réfléchit rapidement. Seuls les parents de Kessy pouvaient la décharger de l’hopital, mais les patients étaient autorisés à profiter des (piètres) jardins  à l’extérieur des bâtiments tant qu’ils étaient accompagnés. Il restait à Keegan (un bref coup d’œil à sa montre), un peu moins d’une heure avant son entrainement. Il aurait pu se rendormir sans trop de problème mais deux siestes à la suite l’une de l’autre n’étaient pas forcément une bonne idée. Il haussa donc les épaules.  « Si tu n’as rien contre l’idée d’être coincée avec ton faux cousin, je peux t’obtenir le droit d’attendre à l’extérieur si tu veux. Le fond de l’air est frais mais il y a des bancs à l’abri du vent. »

Il attendit d’avoir son assentiment avant de se lever et revenir sur leurs pas. Il s’arrêta cependant à la machine à café. Il fallait qu’il se revigore un peu s’il ne voulait pas commettre de bourde à son dernier cours.  « Tu veux quelque chose ? » proposa-t-il machinalement à Kessy.  Tandis que sa boisson se préparait, il se passa une main dans les cheveux, les ébouriffant encore un peu plus. Il n’eut pas l’occasion de boire sa première gorgée avant que Kelly les rattrape, ce qui était bien dommage. Il avait totalement ignoré la remarque de l’adolescente sur le béguin de l’aide-soignante et ce n’était pas pour rien : Kelly avait un bon fond mais elle était assez… collante. Il avait bien remarqué son attraction oui, il aurait fallu qu’il soit aveugle pour que ce ne soit pas le cas. Et il s’obstinait à rester purement professionnel. Il la coupa avant qu’un son n’ait pu passer ses lèvres (inutile de lui laisser le temps de demander des histoires de famille, il ne tenait pas à lui expliquer que Kessy avait menti, elle le prendrait probablement mal) :  « On va attendre ses parents dehors, si ça ne te dérange pas Kelly ? » La jeune femme s’empressa d’approuver et les laissa sortir.  
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MessageSujet: Re: 04. The long lost imaginary cousin   Ven 23 Mai - 4:17

Le regard de Kessy ne quittait pas celui de l’homme assis devant elle. Son corps était bien droit, ses mains étaient délicatement posées sur ses cuisses et ses jambes étaient croisées. Elle voulait lui démontrer qu’elle n’était pas intimidée et qu’elle assumait ses mensonges. La rouquine n’était pas fière de sa tentative d’histoire de cousine éloignée, mais elle ne voulait pas se défiler. Elle s’attendait à des remontrances sur son immaturité qui faisait perdre le temps de tout le monde, mais le visage de Keegan était loin d’être crispé par la colère. Il semblait ennuyé, oui, mais pas fâché. Il était calme, ce qui rassura la lycéenne. Elle n’avait pas besoin qu’on la réprimande. Elle savait qu’elle avait fait une bêtise et elle se sentait déjà bien assez mal avec ce bras en écharde pour toute une semaine et qui allait lui pourrir la vie. Elle ne pourrait pas s’occuper de ses affiches. Ce qui allait encore ralentir sa campagne de promotion de la pièce de théâtre, car bien sûr, il n’y avait qu’elle qui se souciait d’avoir une bonne foule et beaucoup de spectateurs. Il n’y aurait donc personne pour prendre sa relève pendant sa convalescence. Une moue désolée prenait tout de même place sur la figure de l’adolescente. Elle ne voulait pas que Keegan croit qu’elle était au-dessus de tout cela et qu’elle se fichait de lui. Au contraire, tout était sous tension en elle. Elle n’aimait pas qu’on la critique, surtout pas lorsqu’il s’agissait d’un parfait étranger. En bonne comédienne qu’elle était, elle était capable de gérer ses émotions et ne rien laisser paraître.

Quoi qu’il en soit, l’homme s’adressa à elle de façon posée et conciliante. Il ne lui en voulait pas, si ce n’était qu’il aurait apprécié pouvoir dormir un peu plus longtemps. Son corps se détendit tout d’un coup. La jeune fille serra les lèvres et sourit timidement, mal à l’aise.  Elle se doutait qu’il était important d’être bien en forme lorsqu’on faisait parti du corps médical afin d’éviter des erreurs lors d’une urgence. Elle ne savait pas comment les médecins, infirmières et ambulanciers faisaient pour travailler avec un horaire irrégulier et devoir dormir par tranches de quelques heures. Elle, il lui fallait dormir un bon huit heures chaque nuit, sinon elle n’était pas fonctionnelle. Le plus important était qu’il n’allait pas se fâcher ou lui faire la leçon. Il choisi plutôt de faire un commentaire sur la belle chevelure rousse de l’anglaise qui n’avait absolument rien à voir avec sa famille, ce qui fit ricaner doucement Kessy. Automatiquement, elle ramasse une mèche de cheveux comme pour vérifier les dires de Keegan. Elle adorait ses cheveux de feu et cent pour cent naturelle. Elle était toujours très fière lorsqu’on les complimentait. Souvent, on avait supposé qu’elle les teignait afin qu’ils soient plus éclatants. Des jaloux. Il suffisait de voir sa mère pour se rendre compte qu’il n’y avait rien de faux dans sa tignasse. "Merci." Heureusement que Kessy était tombée sur un homme gentil, patient, qui n’en faisait pas tout un plat pour une telle histoire et qui réussissait même à en rire. Elle resta assise sur la table ne sachant pas si elle devait retournée s’assoir dans la salle d’attente. Elle attendit que l’ambulancier fasse les premiers mouvements vers la sortie. Ce qu’il fit, mais il lui proposa aussi d’aller se promener un peu à l’extérieur et il se proposait pour l’accompagner. C’était la meilleure idée de la journée et la rouquine accepta avec joie. Elle comprenait pourquoi l’aide-soignante était en pamoison devant lui. Non seulement il était beau, mais il était aussi gentil et serviable. Elle descendit d’un bon du lit d’hôpital, excitée. Elle s’empara de son sac et quitta la pièce sous l’invitation de Keegan. "Et vous avez des beaux cheveux aussi, vous savez!." Dit-elle en passant devant lui. C’était vrai, ils semblaient doux, soyeux et avaient une belle longueur. On avait juste envie de passer la main dans sa belle crinière, ce qu’il semblait faire plusieurs fois par jour. La tension disparue, elle avait retrouvée son aplomb.

Avant de sortir à l’extérieur, il s’arrêta à la machin à café. Elle ne pouvait pas lui en vouloir. Kessy avait tout de même arrêté son sommeil d’un coup sec. Il lui en proposa un, mais elle déclina l’offre. Le café ne lui avait jamais bien fait. Elle préférait largement le thé et même si la machine en offrait, elle savait qu’il était infect et ne souhaitait pas se risquer. Elle s’acheta tout de même un sac de croustilles au ketchup dans la machine d’à côté. Cela ne pris pas plus de deux minutes avant que Kelly vienne les rejoindre. La rousse sourit malicieusement en apercevant le regard ennuyé de l’homme. Ses paroles sur l’infirmière devaient avoir faits surface dans la tête de l’ambulancier. On sentait qu’elle l’agaçait, mais il était trop gentlemen pour faire ou dire quoi que ce soit. Il lui expliqua doucement qu’il allait prendre l’air en attendant ses parents. Kelly accepta en papillonnant, même si elle devait vouloir les accompagner. "Merci madame. "  Kessy passa devant elle, la tête haute et lui sourit. Un sourire timide tout en étant espiègle signalant Haha. Moi je vais passer du temps avec lui.

Elle rattrapa Keegan en gambadant. "Alors…." Elle tenta d’ouvrir son sac, mais elle avait de la difficulté à tenir l’emballage et tirer à cause de sa blessure. "Vous venez d’où? Sûrement pas de l’Angleterre! Vous n’avez pas d’accent. À moins que vous soyez arrivés aux États-Unis très jeune et que vous  l’ayez perdu avec le temps!" L’adolescente se débattait toujours avec son sac. "C’est quand même drôle qu’on ait le même nom de famille et que notre prénom commence par la lettre K. Qu’on aille les mêmes initiales, mais aucune parenté! " Impatiente, elle amena le sac à sa bouche pour tenter de le déchirer, ce qui n’était pas gagné!
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MessageSujet: Re: 04. The long lost imaginary cousin   Lun 16 Juin - 21:49

La remarque de Kessy sur le sujet capillaire provoqua un bref éclat de rire chez Keegan et il se passa une fois de plus la main dans les cheveux. La jeune fille n’aurait certainement pas fait ce commentaire à l’époque où Keegan était en service au Moyen-Orient. Son cuir chevelu avait détesté les conditions de vie sur place et le lui avait fait chèrement payé. Les démangeaisons, en plein milieu d’une opération, pendant qu’il portait un casque, cela avait été profondément horripilant. Et puis il y avait eu l’époque au lycée, où il les avait laissé trop poussé et ils étaient devenus gras… Ses cheveux étaient très capricieux. Certes, pour le moment, ils semblaient se satisfaire de Lima et de le leur longueur actuelle. Il comptait donc bien ne rien y changer.  « Merci, mais c’est plus de soucis qu’autre chose, » avoua-t-il finalement.

Son café en main, suivi de Kessy et son casse-croûte, Keegan évita l’aide-soignante et ouvrit le chemin vers la sortie et le sas que formaient deux rangées de grandes portes vitrées. Lorsqu’ils furent dehors, une rafale de vent vint les assaillir aussitôt. Key guida sa ‘cousine imaginaire’ vers les bancs protégés par un mur et une rangée de buissons ornementaux. La température y était encore un peu fraiche mais bien plus tolérable.  « Je viens d’Hawaii – et je préfère autant, le climat est plus à mon goût, » répondit-il dans le même temps.  « Si je comprends bien, tu es arrivée d’Angleterre récemment ? » demanda-t-il, prenant docilement la perche pour alimenter la conversation.

Lorsqu’il se retourna,  le spectacle qui le salua le fit sourire et il dut se retenir d’en rire.  « Ah, attends, laisse-moi faire… » Il posa soigneusement son café par terre, retira le sachet rebelle de la bouche de Kessy et l’ouvrit sans aucune difficulté avant de le rendre à la jeune fille. Il s’assit ensuite à un bout du banc et récupéra sa boisson chaude dont il but une longue gorgée, choisissant d’en ignorer le goût délavé (il savait à quoi s’attendre, l’important était l’apport de caféine).  

« J’avoue, ce genre de coïncidences, ce n’est pas commun, » répondit-il avec un petit sourire. La lycéenne était assez attachante avec son enthousiasme inébranlable et son comportement un peu éhonté. Lui qui n’avait pas beaucoup de famille, ma foi… si c’était cela avoir une cousine, aussi fictive soit-elle, cela ne le dérangeait pas vraiment (mais ne nous emportons pas, ils n’avaient pas encore passé un quart d’heure ensemble, il n’allait pas l’adopter et l’inscrire dans l’arbre généalogique dans la journée).  « Et si on essayait le deuxième prénom ? » proposa-t-il, malicieux. Il n’y croyait pas vraiment, mais après tout…  « Le mien est Steven. »

Il but de nouveau une gorgée en observant du coin de l’œil le va et vient des ambulances et véhicules devant l’entrée. L’un des paramedics l’aperçut et lui fit un geste de la main auquel il répondit distraitement. Quelques minutes plus tard, un bruit caractéristique le fit lever la tête. A l’autre bout du bâtiment, l’hélicoptère de secours se posait sur le toit. Ce n’était pas celui sur lequel il s’entrainerait un peu plus tard dans la soirée, mais il s’agissait du même modèle.
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MessageSujet: Re: 04. The long lost imaginary cousin   Mar 26 Aoû - 14:55

C’était bizarre de se promener et de bavarder avec un adulte autre que ses parents. Kessy avait toujours l’impression que lorsqu’on était plus vieux, on n’avait pas envie de trainer avec des gamins. En fait, c’était normal. Les sujets de conversations étaient plutôt limités et le vécu était différent. Mais Keegan ne lui donnait pas cette impression. Il semblait intéressé par ce qu’elle racontait et ne semblait pas mal à l’aise de trainer avec une adolescente, surtout qu’ils ne se connaissaient que depuis une vingtaine de minutes. C’était réellement comme parler à un cousin ou même à son grand frère qui lui manquait beaucoup. Il lui inspirait confiance et ne semblait se forcer à être gentil avec elle, il l’était tout simplement et naturellement. Alors que l’ambulancier aurait pu s’en débarrasser et la laisser continuer d’attendre ses parents sur les chaises peu confortables, il avait décidé de trainer avec l’adolescente. Rien n’avait obligé l’homme à inviter la jeune fille à aller se promener et discuter à l’extérieur. Ce n’était pas n’était pas tous les employés de l’hôpital qui aurait pu lui faire une telle suggestion. Habituellement, ils avaient autre chose à penser et bien d’autres malades à s’occuper. Elle regrettait de ne pas être plus âgée, elle aurait probablement fondue elle aussi devant le beau sourire de Keegan. Kessy était faible lorsqu’on lui adressait un sourire charmeur.

Se débattant toujours avec son sac de croustilles dans la bouche, elle suivit Keegan qui les mena vers un banc à l’abri du soleil. Elle fût surprise de l’endroit d’où venait son faux cousin. Elle ne s’était pas du tout attendu à cela. Hawaii! C’était tellement exotique comme endroit et ce devait être le paradis d’y vivre. On ne pouvait pas être malheureux entourés des eaux turquoises, de la plage, des surfeurs, du soleil, des palmiers et des oiseaux tropicaux! Les vacances tous les jours! Elle se demandait comment et pourquoi il avait atterri en Ohio alors qu’il disait lui-même que la température du sud lui plaisait beaucoup plus! La jeune fille ne posa pas de question, il avait probablement ses raisons et leur relation de quelques minutes n’était pas encore rendue là. Et puis, il n’avait l’air de mal aller. Il était même en excellente forme vue la découpe de ses abdominaux qui transperçaient son t-shirt. Kessy rougit légèrement en remarquant cela et encore plus lorsque l’ambulancier remarqua sa mauvaise posture et qu’il sourit en l’apercevant. On voyait bien qu’il se retenait de rire. Au moins il avait eu la gentillesse de ne pas se moquer d’elle et de l’aider dans sa mission d’ouverture de sac de croustilles. "Merci." Lui dit-elle poliment en reprenant son sac. Elle prit une croustille et la mit doucement dans sa bouche. C’était la première chose qu’elle avalait depuis le matin et même si ce n’était pas très bon pour la santé, cela faisait un bien fou. Elle en prit de nouveau avant de tendre le sac vers son sauveur. "Tu en veux? Je veux dire, vous en voulez?" Elle se doutait que le secouriste ne ferait pas tout un cas de son tutoiement, il avait l’air très à l’aise et décontracté, mais c’était important pour la rousse d’utiliser les bonnes formules d’usages et de ne pas être effrontée. Elle attirait les moqueries des autres, mais elle savait que sa politesse naturelle et sa bonne éducation lui rapporterait gros plus tard. "Oui! On est arrivé d’Angleterre l’année dernière. Mon père a eu un emploi près d’ici. C’est pas mal! C’est différent, mais j’aime bien! Parfois, je m’ennuie de mon Leeds natal, surtout que mon frère est resté là-bas, mais je ne suis pas malheureuse ici." Répondit-elle à la question posée un peu plus tôt. Elle n’en revenait pas comment c’était si facile de parler avec lui. Kessy n’était pas une personne timide à la base et même qu’elle adorait parler, n’empêche qu’elle ne racontait pas sa vie au premier venu. Elle sentait que Keegan était intéressé et qu’il avait vraiment envie de connaître ses origines.  Elle ne sentait pas aucun jugement de sa part sur son accent et ses façons. Cela faisait changement des lycéens qu’elle côtoyait tous les jours.

Une étincelle de curiosité et d’excitation illumina son regard bleu lorsqu’il proposa de vérifier avec leur deuxième prénom. Cela allait être le comble s’il fallait qu’il commence lui aussi par la même lettre, même si les chances étaient plutôt minimes. Elle attendit qu’il lui révèle le sien en croquant dans une croustille. Elle éclata d’un petit rire lorsque ses espoirs de drôles de coïncidences d’éclipsèrent. "Oh dommage! Ça aurait été trop amusant! Moi c’est Jezabel!" À ce moment, Kessy sentit son cellulaire vibrer dans son sac. Elle prit un mouchoir pour s’essuyer les doigts et regarda son texto. "C’est ma mère! Elle arrive. Elle était prise dans une urgence dentaire. Elle est hygiéniste". Informa-t-elle à son accompagnateur. "J’ai cru qu’elle se fichait de moi et qu’elle ignorait mes appels. C’est idiot. La faute de la panique probablement. " Elle se sentit tout de même soulagée. Ce n’était pas tous les jours qu’on faisait un tour à l’hôpital et seule ce n’était pas rassurant. Elle avait eu de la chance et s’en était sortie avec une blessure légère, mais la jeune adolescente aurait bien aimé ne pas traverser cette situation seule. Heureusement que Keegan avait été là et lui avait changé les idées. Plus détendue, elle se permit de se mettre plus à l’aise sur le banc en bois et observa à son tour l’hélicoptère qui volait dans le ciel. "Tu as déjà fait un sauvetage en hélicoptère?" Sa mère n’allait pas tarder à arriver, mais ils pouvaient bien continuer leur conversation!
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MessageSujet: Re: 04. The long lost imaginary cousin   Mar 2 Sep - 19:31

Keegan regarda le sachet qui lui était tendu puis leva les yeux sur Kessy en entendant son problème d’éthique langagière. Après un court instant, il afficha un sourire en coin et répondit d’un ton empreint de fausse arrogance : « Nous n’en voulons point, je te remercie. »  Non pas qu’il était à la diète ou anti-encas de ce genre (quoi qu’un peu quand même, mais il savait s’accorder quelques exceptions), mais le goût délavé du café et le sel saveur ketchup reconstitué des chips ne ferait sans doute pas bon mélange. Hors de question qu’il passe ses heures de formation distrait par un arrière-goût persistant.

« Oui, je peux te comprendre, »  poursuivit-il sur la question de leur nouvelle vie respective à Lima.  « Hawaii me manque régulièrement, mais on s’y fait. Certaines personnes rendent la vie agréable… surtout si on a rien contre les chorales. »  Il émit un bref rire à sa propre remarque et absorba une gorgée de café, l’esprit brièvement occupé par deux de ses plus proches amis (et son ancienne petite-amie) embarqués dans des ‘glee clubs’ sans qu’il ne comprenne bien pourquoi (surtout pas quand il s’agissait plus ou moins d’une ancienne chorale religieuse).

Son regard, précédemment porté dans le vide par-delà les voitures, se reposa sur Kessy avec une lueur d’amusement. « Jezabel ? C’est original. J’aurais pu difficilement égaler cela. Ceci dit, mes parents ont failli me donner le prénom de mon grand-père, Jasper, à la place de Stephen. Je suis content qu’ils se soient abstenus, même si ça aurait fait de nos initiales une parfaite copie… »  Il s’interrompit en voyant la jeune femme récupérer son téléphone. Un instant plus tard, il sourit devant le soulagement évident de Kessy à l’idée que sa mère la récupère bientôt.  « Bien, »  répondit-il simplement. Il se garda bien de commenter les peurs excessives de l’adolescente. Il était normal, surtout à son âge, de paniquer en se retrouvant seule à l’hôpital, avec le stress de la blessure, les formalités… ce n’était facile pour personne. Au final, Kessy s’en sortait bien : d’autres personnes, à sa place, auraient rendu la vie infernale au personnel hospitalier.

Penché en avant, les coudes sur les genoux et son gobelet à moitié vide entre les mains, il secoua la tête tout en suivant du regard l’hélicoptère reparti quasiment aussi sec qu’il s’était posé. Il devait s’être produit un accident quelque part, pour requérir de telles allées et venues. « Pas encore… du moins, pas un vrai sauvetage, juste des exercices, mais je m’entraine pour ça, ça ne devrait plus tarder. »  Les yeux pétillants de malice, il ajouta avec un grand sourire : « Tu pourras te vanter d’avoir un cousin pilote d’hélicoptère et ambulancier aérien. »

Quelques minutes plus tard, ils furent rejoints par une femme d’âge mûre dont Keegan reconnut rapidement l’air de famille. Il se leva et salua poliment la nouvelle venue avant de souhaiter à Kessy un bon rétablissement et de conclure par un : « Tu sais où me trouver, cousine. » Après tout, il aurait pu trouver bien pire comme cousine... et la meilleure des familles, c'est toujours celle qu'on choisit.
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MessageSujet: Re: 04. The long lost imaginary cousin   Mar 14 Oct - 3:49

Kessy acquiesça de la tête à l’affirmation de son compagnon sur les gens qui faisaient en sorte que la vie était agréable à Lima. Il avait bien raison. Elle aussi s’ennuyait de l’Angleterre, de sa famille, des quelques connaissances avec qui elle avait gardé contact, de l’architecture, de la vie et des animations, mais pas de la température. À comparé, Lima était une destination vacances du sud. Elle avait trouvé les gens de l’Ohio très accueillants. Il y avait bien des exceptions, mais la plupart étaient aimables et moins hautains. Elle s’était fait de très bons amis ici. Le genre d’amitié qui pouvait résister longtemps. Il avait fallu qu’elle traverse l’océan Atlantique pour trouver ses meilleures amies qui venaient elles aussi de l’Europe. C’était plutôt cocasse quand on y pensait. La jeune fille se plaisait bien à Lima et s’était bien intégrée. S’il fallait que son père soit de nouveau transféré ailleurs, elle résisterait et chignerait un peu plus que la première fois.

La jeune fille rigola en pensant que le paramedic aurait pu avoir Jasper comme second prénom. Cela aurait été une coïncidence particulièrement amusante et surprenante. Ils auraient eu les mêmes initiales! Cela se pouvait qu’ils soient des cousins très éloignés! C’était fort possible. Il lui faudrait faire des recherches sur son arbre généalogique et ses ancêtres. À commencer par demander à sa grand-mère s’il y avait un prénommé Jasper dans la famille. Elle continua de grignoter sa collation en faisant balloter ses jambes sous son banc en écoutant son faux-cousin."Je vais m’en vanter à coup sûr! C’est trop cooool! " S’exclama-t-elle. Ce ne devait pas être n’importe qui qui pouvait effectuer ce type de sauvetage. Seuls les meilleurs devaient être choisis. Elle ne doutait pas que Keegan avait toutes les qualités essentielles pour ce travail. Kessy ne le connaissait pas énormément, mais juste à le regarder, il était évident que l’ambulancier possédait le sang froid, le calme et les attributs physiques nécessaires. Il semblait prendre son travail très à cœur. C’était rassurant. Elle prit la dernière chip de son sac et le chiffonna en une petite boule avant de la balancer dans la poubelle. Elle prit une autre lingette et s’essuya les doigts.

Sa mère sortie en trombe de l’hôpital et les rejoignit aux pas de courses. "Maman!" Sa mère la pris dans ses bras. "Oh! Ma chérie! Je suis désolée, j’étais prise et je n’ai pas vu tes appels. " Kessy sourit à sa mère, soulagée. "Ça va! Je n’ai rien de grave et on s’est bien occupée de moi!É Elle adressa un sourire rempli de gratification à Keegan."Merci de m’avoir accompagnée et aussi de ta patience!" Mme Jefferson remercia l’homme et souleva un sourcil à la mention du mot « cousin ». Kessy éclata de rire."Je t’expliquerai!" Dit-elle en tirant sur le manteau de sa mère. Elle salua Keegan d’un geste vif de la main et d’un large sourire. Puis, elle racontant à sa mère ce qui s’était passé à l’école et comment l’ambulancier avait pris soin d’elle.

Kessy ne remercierait jamais assez le ciel de lui avoir envoyé Keegan pour l’accompagner et lui changer les idées de cette fâcheuse chute. Si elle n’avait pas mentie à l’aide-soignante, elle serait encore entrain de se morfondre sur son siège inconfortable. Là, la rouquine se sentait bien et en avait pratiquement oublié sa blessure. Elle n’avait pas l’impression de se retrouver sur le terrain d’un hôpital, mais tout simplement dans un parc avec un ami, ou même un cousin duquel elle était proche. Elle avait l’impression qu’elle pourrait lui rendre visite sans qu’il ne soit embêté. À condition qu’elle n’arrive pas alors que l’ambulancier se retrouve en pleine urgence! Cet incident lui avait permis de faire une merveilleuse rencontre.

RP TERMINÉ
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04. The long lost imaginary cousin

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