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 04. [NYC] Voyage scolaire à New York

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MessageSujet: 04. [NYC] Voyage scolaire à New York   Ven 7 Mar - 22:26

Inutile de fouiller dans les vieux albums du lycée. Inutile également de poser la question à vos parents, qui ont foulé le sol de ce vieil établissement avant vous. Ce que vous vous apprêtez à vivre, personne avant vous n'en a eu l'opportunité. William McKinley High School. En intégrant les rangs de ce petit lycée de l'Ohio, peut-être ignoriez-vous que vous seriez les victimes de budgets minimalistes. Coincés dans des salles de classe parfois trop petites, voir insalubres, à subir le flot indigeste de paroles d'enseignants qui sont mal payés et n'aiment pas leur job, vous n'avez qu'une hâte : que le lycée se termine. Parce qu'au fond de vous, vous savez que rien ne changera, tant que vous ne serez pas diplômés.
Et pourtant, vous vous sentez hystérique, au bord de l'explosion tant vous êtes excités. Vous ne dormez plus depuis des jours, ou bien d'un sommeil agité par l'impatience qui vous fait bouillir. Vos parents ont même songé à vous mettre sous calmants. Pour la première fois, il vous arrive enfin quelque chose d'exceptionnel. Vous feriez bien d'en profiter, parce que ce n'est pas prêt de se reproduire. Tout le monde le sait, le principal Figgins est particulièrement proche de son argent. Et pourtant...
Et pourtant, vous voilà prêt à partir. Votre valise est prête, remplie et vidée un nombre incalculable de fois tant vous aviez peur d'avoir oublié quelque chose. Vous avez inondés les réseaux sociaux sur lesquels vous êtes inscrits de messages enthousiastes, à tel point que vos contacts ne peuvent aujourd'hui plus vous supporter et sont à deux doigts de vous dire, gentiment, de la mettre en veilleuse. Vos parents sont épuisés mais pressés de vous voir partir -et pas spécialement de vous voir revenir, rien que l'idée que vous allez être encore plus insupportables au retour les fatigue davantage. Vous n'y pouvez rien, vous savez que c'est une chance incroyable, et que jamais ce n'est arrivé. Car aujourd'hui, vous vous apprêtez à prendre l'avion, direction New-York !


« Les passagers du vol 1425 sont priés de se présenter à l'enregistrement, pont C. Je répète... »

La voix automatique répète le message plusieurs fois, en français, en anglais et même en espagnol. Certains élèves tendant l'oreille, parce qu'ils sont premiers en langue étrangère et veulent le montrer, mais la plupart sont trop occupés à darder autour d'eux des regards émerveillés, à deux doigts de s'étouffer tant l'émotion est forte. Songez donc, pour beaucoup, ce sera la première et peut-être même unique fois qu'ils prendront l'avion. L'encadrement professoral tente de garder les participants au voyage à portée de voix, et heureusement, l'appréhension en fige beaucoup sur place. Tant mieux, Mr Figgins ne supporterait pas le moindre incident, quand bien même il s'agirait d'un élève perdu.

L'aéroport de Columbus n'est certes pas le plus grand qui existe, et pourtant vous ne pouvez vous empêcher de tout regarder, d'inspirer à fond pour mémoriser cette odeur si particulière -un mélange de café bon marché, de caoutchouc légèrement brûlé et de transpiration. Partout autour de vous, ça se presse, ça trottine, une valise à la main et avec l'air stressé qu'ont tous les voyageurs. Les immenses baies vitrées ne dévoilent qu'un ciel uniformément gris, mais il semblerait que, pour aujourd'hui, la neige ait décidée de ne pas se montrer. Pour autant, il vous a été recommandé d'apporter des vêtements chauds. A cette époque de l'année, New-York est également sous la neige. Le tableau d'affichage vous informe que votre avion sera à l'heure, et une fois tous en rang, vous vous pressez derrière les encadrantes, direction le pont C.

L'atmosphère est feutrée, confortable pour un avion au départ de Columbus, et l'hôtesse vous adresse un large sourire en vérifiant votre billet. Maintenant, prenez place. Installez-vous, le vol durera six heures.
Dans six heures, vous serez à New-York.
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MessageSujet: Re: 04. [NYC] Voyage scolaire à New York   Ven 7 Mar - 22:34

« OU EST MON APPAREIL PHOTO ?! »

Les murs de la maison tremblèrent une énième fois lorsque Sunny dévala les escaliers qui menaient au grenier, pour débouler dans le salon, où son père visionnait un vieux Western tandis que sa mère pianotait sur son ordinateur. A peine leva-t-elle les yeux de son écran lorsque son unique fille, qu'elle aimait de tout son cœur mais qui commençait à lui faire perdre patience, se planta au plein milieu de la pièce, les cheveux encore humides de la douche qu'elle venait de prendre. Sunny prit un moment pour reprendre son souffle et retrouver un peu de dignité. Voilà plus de deux heures qu'elle courrait dans toute la maison pour préparer sa valise. Elle avait beau être dotée d'un bon sens de l'organisation, et être capable de maîtriser ses émotions en toute circonstance, la perspective de ce voyage à New-York la mettait dans tous ses états. D'une certaine façon, c'était rassurant. Elle réagissait comme tous les autres participants au voyage. Elle était excitée, à la limite de l'hystérie, et en cette veille de départ, au bord de la crise de nerfs. Comme toute ado qui se respecte, en somme.
« J'ai l'étui de mon appareil, la batterie de mon appareil... » énuméra-t-elle en levant ses mains chargées. « ...mais pas mon appareil ! » Avec un soupir exaspéré, Sunny leva les bras au ciel. « Mais pourquoi tout disparaît ce soir ? »
Amusé, son père étouffa un rire, dissimulant son sourire derrière sa main. La mère de Sunny trouvait cela nettement moins drôle, et soupira en roulant des yeux. « Là où tu l'as laissé. Quand tu l'as mis à charger. Avant d'aller prendre ta douche. » Devant le regard à la fois interrogateur et impatient de sa fille, Mme Palmer ajouta : « Dans la cuisine. Et si tu pouvais arrêter de t'agiter... » Mais sa fille était déjà repartie.

Sunny vérifia une dernière fois le contenu de sa valise, qu'elle avait soigneusement aligné sur le dessus de son lit. Pour une semaine, il n'y avait pas besoin de trop se charger, surtout si elle comptait ramener des souvenirs. Mais elle était incapable de déterminer ce dont elle aurait besoin, et ce qui était superflu. Elle vérifia une énième fois la météo pour les prochains jours, et comme il fallait s'y attendre, le froid et la neige seraient de la fête. « Cinq pulls... Six pulls ? Non, cinq. Six ? » marmonna Sunny en rajoutant un pull sur la pile, avant de finalement se décider pour seulement cinq pulls. L'inconvénient de n'avoir jamais quitté la ville où on avait vue le jour, c'est qu'au moindre départ pour une autre contrée, c'était la panique assurée. Face à son état de nerfs, Sunny craignait de perdre complètement la raison le jour où elle entrerait à l'université, surtout dans la mesure où elle avait posé des dossiers dans des établissements très éloignés de Lima.
Parvenue -enfin- à déterminer combien de paires de chaussettes il lui faudrait, Sunny put ranger sa valise, et se détendre. Essayer, du moins. Son appareil photo, soigneusement rangé près de sa valise, était prêt, de même que le guide sur la ville qu'elle s'était procuré, parce que si elle devait se fier aux trois accompagnatrices pour leur expliquer l'histoire de la ville et des monuments qu'ils allaient visiter, elle n'apprendrait pas grand chose.
Ses parents finirent par se coucher, après lui avoir enjoint de dormir tôt afin d'être en forme le lendemain. Assise près de sa fenêtre, dans sa chambre plongée dans l'obscurité, Sunny ne chercha même pas à trouver le sommeil. Elle savait qu'elle ne dormirait pas, elle était bien trop excitée pour y parvenir. Elle allait enfin voir ce qu'il y avait en dehors de cette ville.

*

« Les passagers du vol 1425 sont priés de se présenter à l'enregistrement, pont C. Je répète... »

Sunny inspira profondément et suivit le reste du groupe, qui s'avançait en ligne vers le pont C, sous la direction de Miss Rosenberg, Miss Pillsbury-Shuester et Miss Mann. Sa valise, comme toutes celles des lycéens participants, reposait dans la soute, et après avoir fait vérifié son billet par l'hôtesse (« Faites un bon vol ! ») Sunny chercha sa place du regard. Le siège à côté du sien était encore libre et elle ignorait qui allait se trouver assis avec elle jusqu'à New-York. Elle espérait juste que ce serait un élève avec lequel elle s'entendait bien, et pas un inconnu qui profitait de l'avion pour aller à New-York. De loin elle aperçut Jamie qui foulait à son tour la moquette de l'avion, et elle détourna les yeux pour se concentrer sur l'aile de l'avion, qu'elle apercevait par le hublot contre lequel elle était installée.
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MessageSujet: Re: 04. [NYC] Voyage scolaire à New York   Sam 15 Mar - 18:16

PORT COLUMBUS, 9H30
“Merci pour la course ! À dans cinq jours alors” lâcha-t-il d’une voix encore ensommeillée. Débouclant sa ceinture de sécurité, Jamie se pencha péniblement au-dessus du levier de vitesses pour claquer un baiser furtif sur la pommette d’Harper, puis quitta l’habitacle confortable de sa Jeep en se frictionnant vigoureusement les bras. À travers la vitre, il lui offrit une expression partagée entre l’engourdissement d’une nuit trop courte, et son éternel sourire mutin. Quelques fractions de seconde passèrent, puis il lui adressa un petit signe de la main lui signifiant que oui il s’en tirerait très bien à partir d’ici, que non il n’avait pas besoin qu’elle le materne, et qu’elle lui manquerait assurément dans les jours à venir. Il suivit le véhicule des yeux jusqu’à ce qu’il se fonde dans la circulation matinale de Columbus. Enfonçant ses mains dans les poches de sa veste, il s’installa sur le trottoir au bitume glacé, à l’entrée de l’aéroport.
Jamie s’alluma machinalement une cigarette en guettant l’arrivée du car en provenance de Lima. Une impression indéfinissable l’avait tiré du sommeil aux alentours de sept heures du matin, dans l’enceinte de l’OSU. La fête étudiante à laquelle Harper et lui avaient participé s’était terminée une paire d’heures plus tôt, et le silence avait été tel qu’il s’en était fallu de peu pour qu’il s’assoupisse à nouveau—et manque son départ pour NYC ! Il s’était donc empressé de téléphoner à Basile pour qu’il récupère les affaires qu’il avait laissées dans son casier à la Gare de Lima. Le Sophomore s’était présenté suffisamment tôt au point de rendez-vous pour lui rendre ce service, Dieu merci. Jamie n’imaginait que trop facilement le savon que lui auraient passé les sœurs Preston s’il était rentré à la Pension, la queue entre les jambes, après qu’elles et JJ aient accepté de couvrir une partie des frais occasionnés par son séjour à la Grosse Pomme. En attendant l’heure, il avait entraîné Harper jusqu’à la cafétéria du campus où, à court de monnaie, ils avaient partagé un café à la crème. Ils avaient végété une bonne heure, avant qu’Harper ne sonne le départ pour Port Columbus.

“Pourquoi je suis en retard ?” répéta-t-il très lentement. Par-dessus l’épaule du professeur Mann, Basile leva deux pouces d’encouragement. “Je peux m’expliquer, oui” poursuivit-il en cherchant désespérément à gagner un peu de temps. Les lumières du grand hall l’éblouissaient à moitié, et il n’arrivait pas à croire qu’il ait omis d’inventer une excuse crédible à son retard. “C’est Madeleine, vous savez …” Il hocha gravement la tête, d’un air entendu. Si l’on n’avait pas entendu parler de Madeleine Wilde, c’est qu’on ne passait pas assez de temps dans les couloirs de McKinley. Il ne doutait pas que Norah puisse faire l’association. “Je ne peux pas vous en dire plus, mais … Elle n’était pas très bien ce matin. Du coup, oui je suis en retard, mais je ne pouvais tout de même pas la laisser toute seule vous comprenez ?”

Un sourire victorieux sur les lèvres, Jamie s’engagea dans l’allée centrale de l’avion en sondant attentivement les rangées de sièges qui lui faisaient face. Presque aussitôt, il repéra la chevelure blonde caractéristique de Sunny, facilement reconnaissable. “Palmer !” S’exclama-t-il, en espérant attirer son attention. Plusieurs œillades mécontentes convergèrent dans sa direction. Il s’apprêtait à la rejoindre, lorsqu’une hôtesse à l’aspect impeccable surgit devant lui, bloquant l’accès, et lui ôta son billet des mains. “Par-ici monsieur” enchaîna-t-elle d’une voix claire, distincte et curieusement automatique. Lui indiquant une place côté couloir sur l’aile gauche de l’avion, il adressa un geste de la main à l’intention de Sunny sans savoir si elle le verrait ou non, puis rejoignit docilement son siège.
“Quelle coïncidence !” s’exclama-t-il avec ravissement lorsque, quelques minutes plus tard, il redressa le menton pour découvrir Caitlin. Il se leva précipitamment de son siège pour lui laisser la place d’accéder au siège voisin, et lui adressa un sourire éclatant : “Quelles étaient les chances ?” ajouta-t-il en rangeant son téléphone, qu’il consultait distraitement depuis quelques instants. “On dirait qu’on est partis pour 6 heures de voisinage. J’espère que t’as ramené un Uno.”
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MessageSujet: Re: 04. [NYC] Voyage scolaire à New York   Sam 15 Mar - 19:10

Matteo avait été plongé dans un espèce d'état second depuis que le principal Figgins avait annoncé le voyage à New York. Cette destination sonnait depuis un moment comme un doux rêve. Il allait enfin pouvoir retourner chez lui. Enfin, sans doute pas exactement chez lui, dans sa maison, mais au moins, dans la ville qui l'avait vu grandir. Il allait enfin retrouver la ville qui ne dort jamais, dans laquelle il n'avait lui-même, jamais beaucoup dormi. Il avait pu constater en lisant le programme, qu'ils avaient quartier libre le soir-même, et il savait déjà pertinemment où il allait se rendre. Certains endroits et certaines activités nocturnes lui avaient manqué, depuis le début de l'été. Il avait mis tellement de temps à s'habituer à la vie à Lima, qu'il ne savait pas réellement comment il allait réagir, une fois de retour en terre promise. Allait-il à nouveau partir à la conquête de ce territoire, ou allait-il rester sagement avec ses camarades, même pendant les quartiers libres ? Rien n'était moins sûr. Peut-être partagerait-il ses aventures avec quelqu'un, ou peut-être voyagerait-il en solitaire. Quoi qu'il en fusse, ce voyage s'annonçait prometteur.

Cependant, le jeune homme ressentait tout de même une certaine anxiété. Il avait souvent été poursuivi par des paparazzis, lorsqu'il était à New-York City. Il avait été tranquille depuis son arrivée à Lima, les journalistes people ne couraient pas les rues, c'était à peine si on se souvenait qu'ils existaient quelque part dans le monde. Mais l'adolescent avait eu le malheur de poster un message sur twitter dans un élan de gaieté à l'envers du voyage scolaire. Si jamais un photographe amateur ou professionnel décidait de prendre un cliché de lui et de l'envoyer à un tabloid qui pourrait s'en servir pour faire un article du style " Matteo Chester, pourquoi cette si longue absence ? ", qui donnerait tout un tas de fausses, ou moins fausses raisons, pour lesquelles le jeune homme n'avait pas mis un pied à la Grosse Pomme depuis des lustres, ou avait mis en pause sa carrière. Il n'aurait jamais du annoncer sur twitter qu'il revenait à NYC, et c'était maintenant une légère anxiété supplémentaire qui s'ajoutait à son stress d'origine inconnue. Il devrait se contenter de croiser les doigts pour qu'aucune personne inopportune ne vienne l'ennuyer, ou ennuyer ses camarades pendant le voyage. Malheureusement, en février, pas d'excuses pour mettre des lunettes de soleil, et sans doute aucun moyen de se cacher. Tant pis, au moins, il savait exactement quoi emporter dans sa valise pour s'adapter au climat, chance que peut-être certains n'auraient pas. Il ne mit donc pas très longtemps à fourrer ses vêtements dans l'objet, le matin-même du départ. Il aurait aussi bien pu les préparer la veille, mais ç'aurait été trop simple. Il n'était peut-être pas aussi excité que ses autres camarades et ne se donnait pas la peine d'être aussi prévoyant. Question d'habitude, sans doute. Au pire, s'il oubliait quelque chose, il aurait bien moyen de passer chez lui sur place récupérer quelques vêtements qu'il avait pu laisser là-bas, ce ne serait donc pas très grave.

Une fois devant la porte d'embarquement, l'adolescent se rappela qu'il avait d'ores et déjà prévu la boîte de chewing-gums nécessaire à tout voyage dans les airs. Il s'empressa d'ouvrir le sac à dos qu'il emportait en voyage à main et entreprit de faire une petite distribution à tous ses camarades, dont il n'avait pas envie d'entendre les cris de douleurs au décollage et à l'atterrissage, d'autant plus que bon nombre d'entre eux semblaient n'avoir jamais pris l'avion. "C'est deux chacun ! Un au décollage et un à l'atterrissage. Ne me remerciez pas, mais ne prenez pas les deux d'un coup, c'est un conseil.". Tendant la boîte à chacun, il repéra plusieurs têtes qu'il ne connaissait pas, et adressa néanmoins un sourire éclatant à tout le monde. Finalement, l'enthousiasme des autres était communicatif, et il se rendait compte qu'au bout du compte, il avait hâte à ce voyage autant qu'eux. Il eut à peine le temps de finir de donner à chacun sa dose de produit à mâcher qu'ils furent appelés à monter dans l'avion. Lorsque l'hôtesse l'appela enfin et lui désigna sa place, il se rendit compte qu'il avait une place au hublot, ce qui lui tira un sourire supplémentaire. Il adorait regarder à chaque fois la terre ferme s'éloigner un peu plus à chaque minute. Il sortit immédiatement son ipod et ses écouteurs, n'ayant pour l'instant aucun voisin.
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MessageSujet: Re: 04. [NYC] Voyage scolaire à New York   Sam 22 Mar - 19:10

« Bonjour Lima ! Il est 7 heures et il est temps de se lever ! » La voix désagréable de l'animateur sortit immédiatement Joshua de sa sieste. Oui, sa sieste. Il avait passé la nuit à s'agiter dans tous les sens dans son lit, imaginant ce que pourrait être le voyage en avion, le séjour à New York, les visites dans les monuments emblématiques de la ville. Il avait trouvé le sommeil à peine une heure avant la sonnerie de son réveil, bercé par toutes ses rêveries et ses souvenirs d'enfance. New York, il y était déjà allé une seule fois, à ses 5 ans. Il ne restait plus rien de son premier voyage au-delà de l’État du Maryland, sauf l'histoire de Nono la peluche. Nono, une sorte d'éléphant avec une tête de lemming, avait été perdu dans un taxi, en retournant à l'hôtel dans lequel ils dormaient pour la semaine. Sombre affaire qui avait remué le foyer Lyons Crewe jusqu'à la découverte tout à fait fortuite de Nono dans la valise un mois plus tard ― quoique sa couleur bleu outremer s'était quelque peu éclaircie vers un bleu ciel...

L'esprit un peu dans le brouillard, le garçon resta allongé quelques instants dans son lit. La radio passait une chanson de circonstance en ce mois de février. Une chanteuse que sa grand-tante n'aimait guère car trop blonde, trop jeune, trop moderne. Il était vrai que sa musique était très éloignée du genre musette de la collection de 45 tours que Patty écoutait à longueur de journée.


« Et pour tous les amoureux, n'oubliez pas comme cette chère Taylor de déclarer votre flamme ! Il n'y a pas que les plus populaires qui peuvent être en couple ! » Un grognement sortit de l'épaisse couverture douillette. Il en avait assez entendu. Le garçon lança machinalement son bras encore engourdi par le sommeil en direction du réveil, qui glissa de sa table de nuit et tomba sur le vieux parquet. Un bruit sourd résonna et rompit le silence de la maison, suivi par un nouveau grommellement et un bruissement de draps. S'il ne voulait pas être en retard et louper le car, il ne devait pas perdre de temps pour se préparer.

Une fois lavé, habillé et repu, il vérifia une dernière fois le contenu de sa valise et de son sac à dos ; surtout la présence de son appareil photo numérique qu'il avait acheté plusieurs jours auparavant grâce à ses économies. S'il n'avait pas oublié le sien chez ses parents, il aurait pu éviter pareille dépense inutile.

***

L'excitation qui l'animait durant les dernières minutes passées sur le sol de l'Ohio lui fit rater le message indiquant le pont d'embarquement. Traînant sa valise à roulette derrière lui, sac à dos à la main, Josh suivit le groupe mené par les accompagnatrices comme un parfait petit mouton. Il espérait intérieurement que cette sortie n'allait pas être un remake de Home Alone 2, cette fois-ci avec une classe du lycée MacKinley.

Les chewing-gum distribués plus tôt par un parfait inconnu dans sa poche, le garçon monta dans l'avion, une boule au ventre. Non qu'il avait peur des trajets aériens, juste parce qu'il redoutait ses possibles voisins. A choisir entre Candace et un papy bavard, qui bavait et ronflait fort, il n'y avait pas photo ; il préférait clairement la seconde option, même si le vieux se servait de l'épaule de l’adolescent comme oreiller. Il présenta son billet à une hôtesse qui lui indiqua sa place sur l'aile gauche, côté couloir. A peine fût-il installé qu'il attrapa son appareil photo pour mitrailler tout ce qu'il pouvait de ce voyage.

Sans crier gare, il s'agenouilla sur son siège et jeta un coup d’œil aux personnes assises derrière lui. « Souriez ! » Il appuya sur le bouton, sans s'assurer auparavant que les deux voisins de l'arrière (Jamie et Caitlin) avaient compris ses propos et qu'ils faisaient bien partie de la sortie scolaire. Le mot fut suivi d'un flash aveuglant. Lorsque la photo s'afficha enfin ― une histoire de quelques millièmes de secondes qui paraissaient des heures ―, la déception fut grande. Le flash avait considérablement accentué le teint blanc des deux individus, si bien qu'un personnage de Twilight rougirait certainement en voyant leur couleur blafarde. « Oh... C'est moche ! » S'il n'avait les deux mains occupées à tenir son appareil, Josh se serait sans doute mordu les doigts pour ne pas avoir lu le mode d'emploi avant de partir... Et de l'avoir volontairement oublié à Lima, encore bien plié dans la boîte en carton... Dépenser autant d'argent pour de si mauvaises photos... « Enfin... J'ai pas dit que vous étiez moches ! » dit-il quand il remarqua que le couple d'individus le fixait. « J'suis pas comme ça... C'est pas mon genre... » Il déglutit un bon coup pour pouvoir poursuivre ses explications. « Je sais pas l'utiliser. Il est tout neuf. » Le Lyons Crewe agita son appareil numérique dans les airs. « J'ai rien contre vous, vous allez très bien ensemble. Enfin... Je. » D'un mouvement rapide, il se retourna et se laissa glisser et s'enfoncer dans son fauteuil, le rouge aux joues.

Il pria pour que ses voisins de derrière ne lui fassent pas payer sa maladresse. Bon voyage, bah tiens... Heureusement qu'il avait prévu un bon bouquin !


Dernière édition par Joshua Lyons Crewe le Dim 30 Mar - 22:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 04. [NYC] Voyage scolaire à New York   Mer 26 Mar - 13:24

« Non, mademoiselle Sparks, c’est par ici ! » Caitlin attrapa gentiment le coude de la jeune fille se tenant debout à ses côtés pour la guider dans la bonne direction tandis qu’un sourire empli de gentillesse illumina ses traits à peine tirés par l’agitation d’un réveil beaucoup trop matinal. Avec douceur, elle la fit se placer en première position dans la file. Pivotant brièvement sur ses hanches, elle vérifia par-dessus son épaule si son groupe était bien en ligne. Au top départ de l’hôtesse, impeccable dans son habit de travail, elle toucha chacune des têtes qui passa devant elle, les comptant tours à tours pour la cinquième fois au moins et récitant leur nom de mémoire, sans même se tromper. On n’était jamais trop prudent et dans toute cette ivresse saine, un accident était vite arrivé. C’est pourquoi elle avait passé une partie de la nuit à apprendre par cœur le programme des visites, mais aussi les fiches de renseignements que chacun des élèves avait remplies quelques jours avant le grand départ. Elle avait fixé leur photo d’identité pour être sûre de les reconnaître, bien que sa popularité auprès des élèves dans les couloirs du lycée lui permette d’identifier une bonne moitié des adolescents qui avaient répondu présents à ce voyage extraordinaire. Cependant, un petit incident avait déjà eu lieu ce matin, alors qu’ils étaient à peine regroupés à la gare de la ville. L’équipe accompagnante avait eu à se dépatouiller comme ils l’avaient pu au départ de la locomotive, car Jamie Ainsworth manquait à l’appel. L’un de ses amis avait assuré aux professeurs qu’il était déjà sur place en leur présentant de bonne foi ses affaires récupérées dans un casier de la station, et après concertation, elles avaient décidé de faire confiance au dénommé Basile. Toutefois, loin d’être rassurée par cette absence, cet évènement fâcheux eut don d’agacer modérément la jeune femme, qui par-dessus tout, ne souhaitait pas réitérer l’expérience de si tôt. Il ne fallait surtout pas mettre dans l’embarras l’équipage de l’avion ainsi que les voyageurs pressés de rejoindre leur destination.
Durant le trajet jusqu’à Columbus, Caitlin avait apaisé son anxiété en se nourrissant à satiété des récits de la nuit des élèves participants au voyage, partageant avec eux les anecdotes du tumulte qui les avaient presque tous secoués durant la nuit, trop excités pour trouver le sommeil. Ils allaient se côtoyer presque 24 h/24 h pendant cinq jours. De l’opinion de Caitlin, il était nécessaire de créer des liens dès le départ pour les mettre en confiance et les faire apprécier ce voyage à sa juste valeur. Ils se souviendraient pendant longtemps de cette escapade, et le rôle de Caitlin durant cette dernière, c’était de faire en sorte que tout se passe pour le mieux sans pour autant se montrer trop sévère, ou de les assommer avec des détails sur l’architecture de la ville et sur ses musées qu’ils visiteraient dès le lendemain matin. En somme, ce rôle d’accompagnatrice était fait pour elle et c’est avec un soupir contenté qu’elle tendit à son tour son billet à l’hôtesse qui lui indiqua sa place, quelque part dans l’aile gauche.

Le regard vagabondant de part et d’autre des sièges qui se remplissaient au fur et à mesure, s’assurant que chacun trouve sa place dans la quiétude, Caitlin se débarrassa de la bandoulière de son sac à main qu’elle s’apprêta à glisser dans le compartiment en hauteur, lorsqu’une voix lui fit brusquement poser ses grands yeux bruns sur son propriétaire. Jamie était le responsable de sa contrariété du jour, et pour lui montrer son mécontentement, elle lui répondit simplement par une mine autoritaire face à sa familiarité, à laquelle elle était habituée pourtant. Gardant son sac avec elle finalement, elle alla s’asseoir à côté de lui, sans mot dire. C’était gênant cette façon que le destin avait de placer Jamie sur son chemin presque chaque fois. Comme si ça l’amusait de la contraindre à s’amuser timidement d’un béguin évident d’un jeune homme de son âge pour une professeure ; c’était flatteur, mais ça s’arrêtait là, et depuis quelque temps, l’inquiétude de Caitlin concernant l’avenir de Jamie avait remplacé la tendresse maternelle qu’elle éprouvait pour son bagou insolent. Caitlin tourna la tête vers son voisin de siège, et incapable de se montrer rancunière une minute entière, elle plissa les yeux en remarquant les traits dessinés, à moitié effacés, sur ses joues. Aussitôt, elle ouvrit son sac à main pour lui tendre un paquet de lingettes démaquillantes, au moment où une autre voix, accompagnée d’un flash aveuglant, lui fit ravaler ses questions et vriller sa tête dans l’autre direction.

« Joshua, c’est ça ? » demanda-t-elle avec un sourire pendant que l’élève en question s’enfonçait dans sa confusion. Caitlin posa le paquet de lingettes sur les genoux de Jamie, et se levant avec grâce, elle saisit la balle au bond « Monsieur Ainsworth est très doué avec les appareils photo, n’est-ce pas ? Les clichés de Sadie Hawkins étaient superbes, du très bon travail ! » » Elle fit mine de tapoter le dessus de sa tête tout en passant devant lui, à la manière d’un crabe pressé, pour sortir de son emplacement. Et enfin, elle fit signe à Joshua de sortir du sien en lui disant, son ton chaleureux résonnant dans l’allée principale grouillant de passagers « Tu n’as qu’à prendre ma place, il t’aidera à faire les bons réglages et moi, je vais tenir compagnie à ce charmant monsieur. Bonjour ! » Ce dernier se réveilla brusquement de son expression endormie et se tendit sur son siège pour la laisser passer, mais à la place, Caitlin se pencha par-dessus sa tête pour, tout simplement, déposer son sac. Après un clin d’œil innocent pour remercier le vieux monsieur, elle se retourna vers les deux adolescents qu’elle engloba d’un geste de la main en affirmant avec enthousiasme « C’est le moment de se faire des amis ! Faites connaissance, messieurs, vous avez six longues heures devant vous ! » Caitlin joignit les mains devant elle, puis lança un dernier regard de reproches à Jamie. Avec son index, elle désigna son propre visage dans un mouvement circulaire, et ensuite, pointa les lingettes qu’elle lui avait données, lui indiquant silencieusement de se faire une toilette rapide. Se garantissant avec un hochement de tête qu’il avait compris le message, elle pivota sur ses chaussures en haussant les épaules avec énergie dans l’intention de s’assurer que tout allait bien pour tout le monde avant le décollage.
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MessageSujet: Re: 04. [NYC] Voyage scolaire à New York   Mer 26 Mar - 16:45

Liste en main - pas celle à laquelle vous pensez - Kara contempla une dernière fois ses affaires bien pliées qui s'étalaient sur son lit. C'était la troisième fois qu'elle refaisait son sac, persuadée d'avoir oublié quelque chose de la plus haute importance. La première fois, c'était son après-shampoing. La seconde, elle avait ressenti le besoin compulsif de recompter ses sous-vêtements. Et maintenant, quelque chose la poussait à revérifier le contenu de sa trousse de toilettes/à pharmacie. Ibuprofène, brosse à dents, crème pour les mains, tampons et autres effets personnels de la plus haute importance menaçaient de déborder de l'imposante trousse fushia, cadeau de Mandy. Il n'y avait bien qu'elle pour affubler la benjamine des Sparks d'un accessoire pareil. Non pas qu'elle n'apprécie pas le rose à sa juste valeur, mais elle avait une préférence pour les teintes un peu moins... flashy. Elle leva les yeux au ciel, irritée de sa propre maniaquerie. Little K jeta un oeil à son radio-réveil, qui lui indiquait en chiffres verdâtres qu'il était 3h12. Un soupire s'échappa de ses lèvres, tandis qu'elle remettait ses affaires dans le vieux sac de voyage en cuir, trouvé au fond du placard de l'entrée et qui n'avait pas dû être utilisé depuis le siècle dernier. Vintage ou usé, question de point de vue. Et à mesure qu'elle rangeait, la lycéenne cochait invariablement les items de sa liste. Elle avait mis des jours à se décider sur quoi emmener, osant même agacer Louise pour s'enquérir de ce qu'elle pouvait bien oublier. Elle avait appelé ses soeurs et exprimer sa joie, noté attentivement les quelques conseils de Sara, la seule des Sparks à être allée à New-York. Bien entendu, cette minutieuse préparation n'était pas que le reflet de l'esprit paranoïaque de la demoiselle, mais aussi sa manière à elle de gérer l'excitation et le stress que lui procurait la simple idée d'une telle aventure. Après tout, sa famille n'était pas riche et son dernier grand voyage remontait à son déménagement, ce qui n'était pas exactement un heureux souvenir. Ils étaient bien partis voir le Grand Canyon il y a quelques années et elle avait donc pris l'avion une fois déjà, de Nashville à Phoenix. Mais la petite n'avait néanmoins que peu voyager et voir la ville qui ne dort jamais, ce lieu cosmopolite, berceau de tant d'excellentes musiques et terreau d'opportunités et de grandeur, lui mettait les nerfs en vrac. Elle lutta contre l'envie de s'assurer que son Ipod était chargé et qu'elle avait tout ce qu'il fallait dans son sac à main et éteignit finalement la lumière, dans l'espoir de gagner quelques heures de sommeil en imaginant Central Park sous la neige et les lumières de Broadway.

Après ce qui lui semblait être tout juste 20 minutes, la sonnerie stridente du réveil retentit et elle bondit sur ses pieds avec encore plus de vigueur que d'ordinaire. Kara était une créature matinale, quoique pas autant, aussi, malgré le peu de sommeil, elle n'eut aucun mal à se mettre d'aplomb. Après une douche rapide, elle déjeuna en silence à la table de la cuisine, bientôt rejointe par sa mère, qui leur servit deux grandes tasses de café au lait. Louise était de particulièrement bonne humeur et, de manière générale, s'était montrée étonnamment conciliante vis à vis de ce voyage. Elle avait signé sans rechigner l'autorisation parentale et avait approuvé le programme avec un certain enthousiasme, pour la plus grande surprise de sa fille. Cette dernière craignait un piège, un double tranchant quelconque mais sa mère lui offrit même de la déposer au point de rendez-vous en allant au travail. C'était plus qu'étrange, mais little K n'allait pas rechigner. Peut-être que sa mère était tout simplement contente de se débarrasser d'elle pendant cinq jours et de ne pas avoir eu à déverser un centime pour l'excursion. En effet, la gamine avait utilisé une partie de ses salaires dûment économisés et les quelques billets qu'elle avait reçu à Noël pour s'auto-financer, plutôt fière de cette preuve d'indépendance d'ailleurs. Sara avait insisté pour lui envoyer un peu d'argent de poche, histoire de manger un bon hot-dog à un coin de rue et de ramener un joli souvenir. La petite Sparks ne savait pas encore ce qu'elle ferait de ce petit pécule, mais il était plus que bienvenue. Pleine d'énergie et d'excellente humeur, elle trottina derrière sa mère et ne fit pas le moindre commentaire sur les choix musicaux datés de celle-ci. Une fois à destination, Louise passa un bras bourru autour des épaules de sa fille et lui planta un baiser sur la tempe, avant de la laisser sur ses sages paroles « Profites-en bien. Et ne fais pas de bêtises ou tu va m'entendre ! » Finalement, peut-être qu'elle voulait simplement que sa fille profite d'occasions qu'elle n'avait jamais eu, explore le monde et prépare un bel avenir. Mais de telles pensées ne pouvaient bien sûr traverser l'esprit de la Cheerio rebelle, qui mettait cette bonne humeur sur le fait que l'emploi de femme de ménage que sa mère s'était trouvé se prolongeait encore de plusieurs semaines et que les factures seraient toutes payées en temps et en heure ce mois-ci.

En quittant le véhicule maternel, Kara Sparks laissa toutes ses questions et ses soucis derrière elle. Elle avait en effet pris la décision de profiter à 100% de ce voyage exceptionnel et ne voulait pas laisser Lima la poursuivre jusqu'à la côte Est. Toute considération financière, crainte de voir Louise fouiller sa chambre et trouver un certain uniforme compromettant en son absence, frustration vis à vis d'Addison ou de ses plans en sursis pour grimper l'échelle sociale bref, la moindre contrariété, resterait ici. Tandis que la jeune fille s'envolerait, littéralement, pour d'autres cieux. Elle profita du trajet en car pour continuer sa nuit, écouteurs sur les oreilles, la route tendant à la rendre somnolente de toute manière. Ragaillardie, la gamine cavala gaiement à travers l'aéroport de Colombus avec Andie, qui virait encore plus pile électrique que d'ordinaire. L'enthousiasme de son amie du Sud, couplé au sien, rendait l'adolescente bougonne plus heureuse qu'elle ne l'avait été depuis longtemps. Envolée sa moue boudeuse caractéristique et ses traits, qui tendaient à lui donner un air arrogant en toute circonstance, semblaient eux-même adoucis. Elle était de si bonne humeur, qu'elle ne fit même pas de commentaire désobligeant à Matteo, qui distillait son savoir avec ses chewing-gum à ses camarades. Apparemment, être un enfant star donnait une connaissance toute particulière de la meilleure façon d'aborder un trajet en avion. Elle rangea la pâte à mâcher dans une poche de son sac à main, sans pour autant avoir la moindre intention de suivre les conseils de Chester. Non, Kara suivrait la procédure inculquait par Dean quand ils étaient partis en Arizona. Il fallait s'armer de bonbons durs, à sucer pendant les phases d'atterrissage et de décollage, en l'occurrence, des lemon drops, pêché mignon du pater familias et de la benjamine des Sparks. Dans son impatience et son excitation, la lycéenne ne pouvait s'empêcher de marcher sans but à travers la salle d'attente et aurait bien pu se retrouver dans la file d'attente pour le vol à destination de Londres, si miss Rosenberg ne l'avait pas alpaguée à temps pour la remettre dans le droit chemin. Elle se dégagea avec une certaine brusquerie, plus par réflexe que méchanceté et essaya donc de se rattraper avec un sourire doux. Mieux valait ne pas provoquer les figures d'autorité avant même d'avoir quitté l'Ohio, ce qui Jamie n'avait visiblement pas très bien compris d'ailleurs. Ce garçon était un phénomène que rien ne semblait affecter.

La voix mécanique de l'hôtesse de l'air tira la lycéenne à sa réflexion et elle tendit joyeusement passeport et billet à la blonde pimpante, qui lui souhaita alors un bon vol. Tant qu'il ne se soldait pas par un bond dans l'Hudson, tout irait sans doute à merveille. Mais la brunette tâcha de ne pas laisser de telles pensées l'occupait et s'activa à chercher son siège, vers le fond de l'avion. Elle évita habilement quelques pieds et manoeuvra difficilement pour laisser une dame en surpoids gagner sa place mais finalement, parvint à destination. Elle vérifia que le petit numéro dans l'allée coïncide avec son billet, puis se redressa de toute sa hauteur pour caler son sac de voyage dans le compartiment au dessus d'elle. Heureuse d'avoir hérité du siège près de la fenêtre, elle se glissa dans la rangée vide et cala finalement son sac à main à ses pieds. L'instant T approchait. Ils allaient vraiment partir à New-York. Et c'était un effort de chaque instant de retenir ses couinements d'excitation. Little K guetta alors l'allée, espérant vivement se retrouver assise à côté d'Andie pour pouvoir survivre sans mal aux six heures de vol. Sinon, elle pouvait compter sur sa fidèle musique et l'immensité du monde à ses pieds, ce qui n'était pas si mal.
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MessageSujet: Re: 04. [NYC] Voyage scolaire à New York   Jeu 27 Mar - 9:17

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MessageSujet: Re: 04. [NYC] Voyage scolaire à New York   Ven 28 Mar - 17:25

"Aidan... C'est moi ou tu as une drôle de marque dans le cou?"

À la question de sa mère, Aidan se contenta tout simplement d'hausser les épaules, beaucoup trop occupé à plier soigneusement toutes ses chemises et faire en sorte que tous ses vêtements rentrent dans son sac à dos. Pas les moyens d'investir dans une valise et très franchement, il préférait garder son argent pour autre chose. Et il ne parlerait même pas des huit cent dollars qui étaient caché quelque part dans sa chambre et qui devaient servir en cas d'urgence. Et dans la tête du jeune homme, les urgences c'était plutôt si sa chère maman disparaissait encore pour une durée indéterminée et ce sans laisser de mot cette fois-ci. Qui avait dit que la vie de lycéen était facile, vraiment... Bref, les chemises, combien: trois? quatre? Pourquoi est-ce qu'un tel détail avait son importance, Aidan ne savait même pas, mais il avait beau avoir tapé "météo New York" dans le célèbre moteur de recherche, il n'était pas plus avancé. Il se fichait bien de la température extérieure dans la fameuse ville, il avait juste envie d'explorer, de filmer et de respirer et de faire le touriste dans les règles de l'art. Des années passées sur la route mais il n'avait jamais mis les pieds dans cette ville là, sa mère et lui avaient pour habitude d'éviter les grandes villes, il restait sur les petites routes et finissaient souvent par atterrir au milieu de nul part. D'où leur arrivée à Lima. Mais, aujourd'hui et plus que jamais, Aidan avait besoin d'air frais et de ne plus voir cet appartement et sa chambre pendant quelques jours, en fait, c'était surtout sa mère et son "petit-ami" du moment qu'il voulait éviter. Ou autrement dit, cet espèce de parasite qui avait élu domicile dans leur salon depuis quelques jours déjà, il avait même osé poser un pack de bières dans le frigo et, le plus impardonnable pour le jeune homme, il avait même dit à Aidan qu'il pouvait l'appeler Papa. Est-ce que le blond avait dit quelque chose? Non, il s'était contenté de sourire, d'attraper sa caméra et d'aller s'installer sur le canapé ô combien confortable de Jeremy. Pour regarder un film. Ce qui était un code pour tout autre chose mais c'était le genre de secret qu'Aidan emporterait avec lui dans sa tombe. Voilà les chemises c'était fait il ne manquait plus que...

"Maman tu es assise sur mon... Est-ce que tu peux bouger s'il te plaît?" Il avait essayé de dire cela avec le ton le plus détaché possible mais c'était probablement impossible. Ce n'était pas juste une question du bon nombre de chemises ou de jean ou même de paires de chaussettes (trois pour ceux qui se poseraient la question), il voulait juste savoir pourquoi soudainement c'était si important de savoir où il allait et pour combien de temps. Évidemment, elle ne se décala pas et préféra lui renvoyer un sourire, répétant sa question. "Quoi? Quelle marque, où ça?" Sentant sa patience s'effriter dangereusement, Aidan se tourna enfin vers son miroir et jeta un coup d'oeil à son cou. Et Moïra avait raison, ce n'était pas n'importe quelle genre de marque non... C'était un suçon qui était probablement un cadeau de départ de Jeremy Porter. Damn him, marmonna Aidan avant de remonter le plus possible son t-shirt. "Ce... n'est rien du tout." répondit-il enfin, essayant de paraître là encore une fois détaché. "Vraiment Aidan, tu es certain est-ce qu'on va devoir avoir cette fameuse conversation?" Aidan fit brusquement volte-face, fixant sa mère avec un sourcil dressé. Vraiment, son avion allait décoller dans quelques heures et il était quasiment certain que personne ne remarquerait que le cher petit nouveau qu'il était manquait à l'appel. Alors non, ce n'était définitivement pas le bon moment pour lui expliquer comment les choses fonctionnaient dans la chambre à coucher (c'était la cigogne qui apportait les bébés pas vrai?) et puis de toute façon... Il avait déjà un très bon professeur.

***
Peut être que l'écharpe et le col roulé était de trop. Et les lunettes de soleil aussi. Peu importe se dit Aidan tandis que Matteo, véritable messie du jour, distribuait ses chewing gum. Aidan rangea les siens dans sa poche avant de sortir sa caméra et de filmer le hall de l'aéroport. C'était la première fois qu'il mettait les pieds dans un aéroport et via son objectif celui de Columbus avait des avant goûts de rêve. Ou alors peut être que c'était sa nature à toujours exagérer qui reprenait le dessus. Quoi qu'il en soit, là tout de suite, il avait l'impression d'être une dive, oui, une diva, c'était exactement le mot qu'il recherchait et il avait toujours le sourire aux lèvres tandis qu'ils suivaient le flot de lycéens vers la porte d'embarquement. Il ne put s'empêcher de tendre dans un geste bien trop grandiloquent pour être réel mais qu'on le lui pardonne, il allait à New York. Il remerciait l'hôtesse et baissa légèrement ses lunettes, il partit en quête d'une place libre. Son sourire s'agrandit en voyant que la place à côté de Sunny était libre et sans même lui demander son avis, il finit par s'installer à côté d'elle, posant son sac à dos à ses pieds. "J'ai une théorie que j'aimerais bien tester..." Il baissa encore plus ses lunettes dans un geste qui se voulait plus que dramatique avant de baisser la tablette du siège en face de lui et de poser sa caméra dessus. "Combien de temps avant que l'avion ne dérive dangereusement vers le sol si ce cher Aidan laisse sa caméra en position on après le décollage? Je veux dire ça pourrait être intéressant... Non? Et puis de toute façon je ne me vois pas vieillir même si je suis certain que je serais du genre mignon." Et le pire dans tout ça, c'est qu'il était sérieux.
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MessageSujet: Re: 04. [NYC] Voyage scolaire à New York   Sam 29 Mar - 13:56

New-York. Enfin. Depuis qu'elle était arrivée aux Etats-Unis, Ingrid avait rêvé de visiter un peu partout. Jusque-là, les occasions ne s’étaient pas présentées, mais à l’annonce du proviseur Figgins, son estomac avait fait un bond de joie dans ses entrailles. New-York City, Broadway, Times Square, Central Park, la Statue de la Liberté, l’Empire State Building… tant de noms qui sonnaient comme des rêves lointains semblaient tout à coup faire partie intégrante de son monde. Elle allait enfin découvrir tous ces endroits, et rapporter des souvenirs formidables dans sa boîte à souvenirs nommée cerveau. Son petit appareil photo numérique ne lui avait pas beaucoup servi à Lima, il fallait bien avouer qu’il n’y avait pas grand-chose à photographier, mais il ne faisait aucun doute qu’elle allait mitrailler New-York et tous les lieux mythiques qu’elle allait visiter. Oubliés tous les tracas qui monopolisaient son esprit jusqu’à présent, la joie et la bonne humeur étaient de retour.

Elle ne savait pas vraiment quoi mettre dans sa valise. Beaucoup d’élèves devaient être dans le même cas. La pensée lui arracha un sourire. L’excitation de tous concernant le voyage à New-York était partagée. S’arrachant à la contemplation de la pile de vêtements posée sur son lit, elle se décida à allumer son ordinateur pour vérifier la météo. Cela l’aiderait sans doute à se décider concernant ses choix vestimentaires. Ses doigts pianotèrent rapidement sur le clavier. A priori il faisait un peu plus froid, mais bon, la météo n’était jamais très fiable. Autant être précautionneux et prévoir toutes les éventualités. Elle décida d’emmener quatre hauts légers, et quatre sweatshirts. De la sorte, elle pourrait les mettre, et les enlever si finalement il faisait assez chaud. Elle ne s’embêta pas beaucoup à réfléchir pour le bas et prit uniquement des pantalons. Elle emporterait une robe et des collants, mais pas dans sa valise, elle les mettrait dès le lendemain pour aller à l’aéroport. Elle recompta deux fois ses sous-vêtements et finit par tout mettre soigneusement dans la valise, rien ne devait être froissé, et surtout pas son humeur si elle oubliait quoi que ce soit.  

Une fois les valises terminées, il lui restait encore des petites choses du quotidien à faire. Comme jouer du piano. Sa famille avait décidé de faire un montage photo pour l’arrivée du bébé de la cousine d’Ingrid, évènement tout aussi réjouissant du moment que le voyage à NYC. Et, évidemment, ils voulaient que ça soit Ingrid qui se charge de la musique de fond, et que ça soit elle qui chante. Elle avait donc pris la liberté de choisir Your Song, d’Elton John. Elle voulait que ça soit quelque chose de spécial. Et au-delà d’être une chanson d’amour, elle montrerait bien à quel point cet enfant serait important aux yeux de toutes sa famille. Elle s’assit donc devant le piano, il lui restait encore une petite partie de la chanson à apprendre. Elle s’assit devant le piano et commença à jouer la mélodie, d’abord une fois entière sans les paroles, ensuite, juste la partie qui lui restait à travailler, ce soir elle n’avait pas de temps à perdre à tout reprendre.
- I sat on the roof, and kicked off the moss ♪

Elle avait dû adapter la hauteur de la mélodie à sa voix, tout de même pas aussi grave que celle d’Elton John. La version d'Ellie Goulding étant plus facile, elle avait calqué sur celle-ci. Ses doigts continuaient de pianoter sur le clavier, tandis qu’elle se concentrait sur le rythme et l’émotion de la chanson
- Well a few of the verses.. Well, they’ve got me quite cross.
But the sun’s been quite kind while I wrote this song.
It’s for people like you that keep it turned on. ♪


Pour l’instant, ça lui semblait correct. Il fallait qu’elle continue de la sorte.
- So excuse me, forget but these things I do
You see I’ve forgotten, if they’re green or they’re blue
Anyway, the thing is, what I really mean
Yours are the sweetest eyes I’ve ever seen ♪


Le refrain était la partie la plus simple, puisque déjà travaillée
- And you can tell everybody, this is your song
It may be quite simple but, now that it’s done
I hope you don’t mind, I hope you don’t mind
That I put down in words
How wonderful life is when you’re in the world. ♪


C’était du vite fait bien fait. Elle devrait encore le travailler pour que ça soit parfait, mais ce soir, elle avait d’autres chats à fouetter. Elle prépara rapidement ses vêtements pour le lendemain, et se glissa sous la couette.
Le temps passait, et elle était incapable de s’endormir.

***

Le grand jour était arrivé.  Elle n’avait dormi que quatre heures cette nuit-là, mais l’énergie circulait tout de même dans son corps à un rythme fou. En se levant, elle fut tout de même soulagée que les enfants ne soient pas là cette semaine, elle n’avait ainsi pas eu à préparer leur petit déjeuner ce matin, et avait pu se concentrer sur sa préparation personnelle. Une fois arrivée à l’aéroport, elle étreignit Quinn, avant de rejoindre les autres au pont d’embarquement. Elle se dirigea tout naturellement, et joyeusement, vers Kessy.
- L’avion, ça me fait penser à la maison, pas toi ? lança-t-elle avec un sourire, légèrement mélancolique. J’ai vraiment hâte d’arriver à New-York !

Elle se sépara de son amie au moment où elle était appelée à monter à bord. Elle avait une place tout au fond de l’avion, et elle sentirait bien le décollage, tant mieux. Elle aimait bien le moment du décollage. En revanche, les perturbations n’avaient jamais été quelque chose de rassurant. Enfin, si elle s’occupait pendant le voyage, elle ne les sentirait peut-être pas. Elle sortit immédiatement un livre de son sac, et tourna fébrilement les pages pour retrouver le passage où elle s’était arrêtée. D’un coup, elle se rappela que les deux sièges à côté d’elle étaient toujours vides, et elle releva la tête, faisant attention à tout ce qui se passait aux alentours, pour voir qui se retrouverait à côté d’elle, en priant pour que ça soit quelqu’un avec qui elle s’entendait bien, et pas un vieux papi baveux. La distraction était, de plus, intéressante. Elle observa Joshua recevoir des chocolats avec un regard amusé. Ces chocolats étaient une idée brillante. Pour les personnes timides, ou pour les romantiques, ou pour à peu près n’importe qui en fait, c’était une opportunité de faire passer un message avec une aide alimentaire non négligeable. Qui n’aimait pas les chocolats. Elle aurait bien aimé en envoyer à quelqu’un, mais pas vraiment pour des raisons sentimentales. Elle imaginait sa victime recevoir plusieurs boîtes de chocolat, avec un petit message anonyme du genre « En espérant que tu fasses une crise de foie ». C’était brillant. Elle devait faire ça. Mais elle n’était pas vraiment du genre à le faire, donc cette idée resterait dans le coin de sa tête, sans jamais être mise en application. Elle replongea les yeux dans son livre, c’était plus intelligent de passer six heures à lire qu’à mijoter une quelconque rébellion.
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MessageSujet: Re: 04. [NYC] Voyage scolaire à New York   Sam 29 Mar - 17:45

6h53. Tel un crocodile dissimulé à la surface de l'eau, Andie guettait son réveil, enfouie sous sa couverture. Seuls ses yeux dépassaient et, à chaque minute qui s'écoulait, elle les fermait subitement, comme si elle craignait d'être repérée. D'ordinaire Andie n'était déjà pas une grande dormeuse. Elle aimait la nuit comme un bœuf aimait un steak, sauf que contrairement à lui elle devait s'y résoudre pour continuer à vivre décemment. Mais depuis quelques jours, elle peinait encore plus à fermer l'œil, son esprit assailli des flashs fugitifs de souvenirs anticipés. Cette nuit-là le temps lui avait paru affreusement long et, contrairement aux matins habituels, il n'était pas décidé à l'expédier le plus rapidement possible au lycée, où il reprendrait sa cadence mesurée. C'était lui sa proie, et chaque seconde qui passait la rapprochait un peu plus de son but. Lorsque l'horloge afficha 7h00, Miranda Lambert eut à peine le temps d'annoncer son morceau qu'elle bondit de son lit et lui cloua aussitôt le bec. "Désolée Miranda, pas le temps de danser ce matin." s'excusa-t-elle en courant derechef vers le salle de bain. La maison était encore plongée dans le silence. Un silence qu'étonnamment Andie ne brisa pas en hurlant que c'était l'heure, que le moment tant attendu était enfin arrivé. Encore plus hyperactive qu'à l’accoutumée, elle exécuta son rituel du matin à une vitesse hallucinante, s'octroyant simplement une pause lorsque, parmi les produits de beauté de sa mère, son oeil fut attiré par un flacon rouge et doré. Brume parfumée, Victoria's Secret. C'était du parfum quoi, conclut-elle. Emportée par l'euphorie, elle s'accorda le droit de vaporiser quelques gouttes dans la pièce et de sautiller dedans pour s'en imprégner. Avec un peu de chance sa mère ne remarquerait rien. Lorsqu'elle dévala l'escalier - elle avait curieusement une impression de déjà vu - elle trouva sa mère dans la cuisine, appâtant comme tous les jours son mari et sa fille avec des effluves de pain grillé et de café chaud. Consciente de l'étourderie de sa fille, elle avait elle-même préparé sa valise qui trônait dans le vestibule, prête à partir.

Un battement de cil plus tard, elle chantonnait à l'arrière de la voiture en direction du lycée, où le bus qui les emmènerait vers l'aéroport les attendait. Le véhicule eut à peine le temps de se stationner qu'elle avait déjà ouvert la portière et courait rejoindre les plus matinaux. "Andie, t'oublies pas quelque chose ?" cria sa mère en rabaissant la vitre du pick-up. Elle avait l'air amusé, si bien qu'Andie en déduisit qu'elle n'avait rien fait de répréhensible. Elle galopa en sens inverse, se grandit sur la pointe des pieds pour atteindre sa hauteur et déposa un baiser furtif sur sa joue avant de repartir. "La valise." signifia finalement sa mère en lui indiquant le chemin du coffre d'un signe de la tête. Andie tourna aussitôt les talons, en poussant un petit cri d'exclamation. Cette fois elle était vraiment prête à partir. Sans même un pincement au cœur elle gesticulait à l'arrière du bus des signes d'adieu, jusqu'à ce que ses parents ne soient plus que d'infimes points noirs dans l'horizon. Emménager à Lima avait déjà été une expérience bien plus grande qu'elle n'aurait pu l'espérer. La visite du campus à l'université de Columbus avait été une opportunité de plus de découvrir l'immensité du monde. Mais New York était au delà de toutes ses espérances. Sa mère lui avait enseigné ces dernières semaines des exercices de respiration en cas d'hyperventilation. Andie avait pris ces conseils par-dessus la jambe bien entendu, malgré tous les efforts déployés par Debbie pour faire passer son entraînement pour un jeu. Quelques réminiscences de ces moments subsistaient cependant dans l'esprit d'Andie, même si lorsqu'elle manquerait de s'évanouir face au cortège de lumières et de touristes à Times Square elle aurait d'autres choses à penser qu'à inspirer et expirer comme un moniteur de yoga.

Plus tard elle galopait dans l'aéroport de Columbus, encouragée par l'excitation partagée de Kara. Portée par l'adrénaline, elle s'autorisa même une petite course de chariot en s'époumonant, cheveux au vent. Elle s'arrêta net lorsqu'un vigile la fusilla du regard sans même bouger d'un pouce, et s'empressa de rejoindre ses camarades. C'était la première fois qu'elle mettait les pieds dans un aéroport, et déjà cette perspective semblait l'égayer plus que quiconque. Difficile de se tempérer lorsqu'elle voyait l'entrain qui animait les gestes et les intonations des autres lycéens. Elle attrapa le chewing gum offert par un de ses camarades et le rangea négligemment dans la poche de son jean. Distribuer des chewing gums, en voilà une drôle d'idée, pensait-elle. Une fois dépassée la porte d'embarquement elle baissa immédiatement d'un ton, occupée à détailler les moindres recoins du pont avec une insolite fascination. Après avoir gratifié l'hôtesse d'un sourire éclatant, elle s'infiltra dans l'allée en quête de visages connus. Hormis Kara et Candace, il ne lui semblait pas connaitre grand monde du voyage. Harper l'avait implicitement enjointe de garder un œil sur Jamie, mais Andie la soupçonnait d'avoir véritablement confié la mission à quelqu'un de plus avisé. Elle n'avait juste pas voulu la froisser et, au contraire, avait fait en sorte de la responsabiliser. Du moins c'était ce qu'elle avait voulu lui faire croire. Malheureusement le siège près de Jamie était déjà pris, et l'hôtesse postée plus loin dans l'allée lui avait signifié que sa place était attribuée. Un peu comme dans les cinémas des grandes villes. Quelle drôle d'idée encore une fois. Fébrile, elle n'en pouvait plus d'avancer à pas de fourmi dans le sillage d'une mamie. Coup d'œil à gauche, RAS, elle passa par dessus le siège et vint s'étaler dans la rangée de devant, arrachant à la vieille dame un cri de consternation. A moitié désolée, elle se dépêcha de rejoindre son siège, loin de se douter que de toute manière elle allait rester bloquer 6h dans ce maudit avion, condamnée à ne pas bouger. Elle dépassa Kara, l'air de dire qu'elle était désolée, et s'installa quelques rangs plus loin. Intérieurement, elle priait pour ne pas se retrouver à côté d'une accompagnatrice.
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MessageSujet: Re: 04. [NYC] Voyage scolaire à New York   Jeu 3 Avr - 4:34

Kessy n’avait pas fermé l’œil de la nuit tellement elle était excitée comme une puce. C’était un rêve qui se réalisait. New-York! Elle avait toujours voulu visiter cette ville aux mille-et-une couleurs. Tout de cette ville la faisait rêver. Sa culture, sa diversité, son architecture, sa vie, ses divertissements, ses boutiques, ses quartiers, ses taxis jaunes, son énorme parc, son métro. Bref absolument tout. Par contre, ce qui l’enchantait le plus, c’était bien entendu : Broadway. Le rêve de tous comédiens de théâtre qui se respectent. Jouer sur ses planches était la consécration. La jeune comédienne allait enfin pouvoir admirer ses acteurs de talent, ses salles grandioses et même s’assoir sur l’une de ses chaises. En effet, le petit groupe n’allait pas seulement marcher sur l'avenue célèbre, il allait assister à l’une des comédies musicales en cours. Seulement pour cette activité, ça valait le déplacement et le coût.! La rouquine avait entouré et surligné avec un crayon rose fluo la date et l’heure.  Elle attendait le mercredi en soirée avec impatience! Elle vérifia une dernière fois qu’elle n’avait rien oublié et boucla sa valise. Elle s’empara de son sac à dos qu’elle emmènerait avec elle dans l’avion. Il contenait lecteur MP3, appareil-photo, revues à potins, mots-croisés, passeport, porte-monnaie, lunettes de soleil et vêtements de surplus au cas où on perdrait sa valise en route. On n’était jamais trop prudente. De plus, il contenait un guide sur NYC qu’elle s’était procurée dès qu’elle avait obtenu la confirmation de ses parents. Elle l’avait tout lu, annoté et bourré de post-it afin d’être bien préparée et de bien connaître les endroits qu’ils allaient visiter.  Elle embrassa sa mère en refermant la portière sans plus de cérémonie et se dirigea d’un pas rapide vers l’autobus qui allait les amener à l’aéroport de Columbus.

Après une balade en autobus qui avait passé relativement vite, ils étaient finalement arrivés à l’aéroport. C’était tellement excitant. Dans à peine quelques heures, ils n’allaient pu être sur les terres de l’Ohio, mais dans le grand New-York. Pendant quelques jours, ils n’auraient plus à penser aux travaux scolaires, juste à s’amuser et se cultiver. Kessy était heureuse de partager cette expérience avec sa copine Ingrid. Elle aurait aimé que Clara puisse venir aussi, mais cette dernière n’avait pas eu l’autorisation de ses parents. "Oui. Un peu." Lui répondit-elle distraitement. Silas McCarthy était directement dans son champ de vision et la jeune fille se sentit rougir. Quelle avait été sa joie lorsqu’elle avait su qu’il ferait lui aussi parti du voyage. C’était une belle opportunité pour apprendre à mieux le connaître. Si seulement il pouvait se décoller un peu de sa chipie de sœur. L’annonce de leur vol aux haut-parleurs la fit sursauter et avant qu’elle ne réalise qu’il s’agissait d’eux, Ingrid était déjà en file et donnait son billet à l’hôtesse. Kessy alla donc se mettre en ligne se demandant à côté de qui elle serait assise. Bien sûr, elle priait fortement pour que son amie soit sa voisine. Le vol allait être plus amusant et plus sécurisant qu’être à côté d’un parfait inconnu, mais si elle se trouvait à côté de Silas ou Matteo, elle n’allait pas être déçue! L’un était son crush et l’autre son lien hollywoodien. En plus, il venait de NYC. Il pourrait lui apprendre plein de chose. C’est avec grand plaisir qu’elle accepta les gommes qui leur donna. Elle en mit une immédiatement dans la bouche et garda l’autre pour plus tard. Elle donna son billet à l’hôtesse qui lui souhaita un bon vol et pénétra dans le terminal qui la mena jusqu’à l’avion. Elle vérifia le numéro de son siège et passa dans la rangée pour le trouver. Elle s’arrêta devant celui d’un grand blond au col roulé qui avait sa caméra braquée sur Sunny. "Euh, je crois que tu es à…Ah non. Pardon." Sans attendre de réponse elle continua son chemin et trouva finalement sa place. Elle se trouvait tout juste à côté de la belle blonde qui semblait toujours de bonne humeur et heureuse. Elle chercha Ingrid du regard et la trouva tout au fond de l'engin. Elle leva son pouce pour lui souhaiter bon voyage, puis reporta son attention vers sa voisine de voyage. "Salut!" Elle la gratifia d’un large sourire et se laissa tomber sur son siège. "Alors, tu as hâte? Bien sûr! Qu’elle question! Qui ne l’est pas? Tu as déjà pris l’avion? Moi c’est la deuxième fois! Je l’ai pris seulement de Londres à ici. J’aime pas trop les départs. J’aime pas quand les oreilles se bouchent non plus! J’espère que tu as pris le chewing-gum que donnait Matteo!" La rouquine était excitée, mais aussi nerveuse et elle ne pouvait pas s’empêcher de parler. Cela la détendait. "J’ai tellement hâte de voir Broadway! Ça va être magique! Et aussi de manger un hot-dog d’un stand sur le bord de la rue ou bien l’un de leur énorme Bretzel typique." Ce séjour allait être génial!  


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MessageSujet: Re: 04. [NYC] Voyage scolaire à New York   Sam 5 Avr - 21:58

New York. Une trop grosse pomme, une ville qui ne dormait jamais. La foule, les bousculades, les buildings étouffants, la pollution, les microbes par milliers et la hâte incessante des millions de visages fermés que l'on pouvait croiser. H-13. Dans sept heures et huit minutes, le réveil de la commode de Mrs Schuester sonnerait. Elle sentirait cette contraction légère dans son ventre, cette nervosité quasi palpable qui ternirait ses traits. Si seulement la nuit pouvait durer un peu plus longtemps... ou le voyage un peu moins. C'était drôlement long, cinq jours. Les yeux plantés sur son plafond à compter les secondes, Emma essayait vainement de trouver le sommeil en effectuant des exercices de contrôle respiratoire, inspirant et expirant exagérément dans la pénombre tout en veillant à ne pas réveiller son mari, dont elle avait par ailleurs attraper la main pour se rassurer. Elle connaissait heureusement des moments de calme, auxquels succédait rapidement une mini crise cardiaque qui se transformait en battements perçants et irréguliers au possible. Si elle y prêtait attention, la rouquine pouvait sentir une blessure au coin intérieur où se joignaient ses lèvres, mordillé par son anxiété incontrôlée.

Le pire était encore qu'elle se revoyait, le jour où elle avait entendu parler de ce voyage. Elle avait été toute excitée, s'imaginant marcher dans une ville qui avait fait rêver Will, où elle avait pensé le perdre, certes, mais se voyant déjà assister à une reprise très professionnelle du Rocky Horror Picture Show qui la comblerait de joie. New York ne dormait jamais, et elle avait lu quelque part que même à onze heures du soir il était possible de se procurer du gel hydroalcoolique en pharmacie -de quoi trouver la capitale économique rassurante. L’enthousiasme de la conseillère avait étonné bon nombre de personnes, mais elle n'avait jamais voulu comprendre ce que son inscription spontanée avait de surprenant. Son plan de départ avait été légèrement différent cependant; elle pensait que William serait accompagnateur, qu'elle prendrait une semaine de vacances et qu'ils emmèneraient Emily avec eux pour découvrir la ville en famille, même si certains de leurs moments privilégiés seraient interrompus par le devoir professoral. Seulement même lorsque Will avait clairement fait savoir qu'il ne se sentait pas la force de se rendre à Broadway City dans ces conditions -et avec certains des New Directions qui plus est-, Emma n'avait pas envisagé de retirer sa proposition d'accompagnement. Elle en avait simplement conclu qu'il serait difficile de se séparer de sa famille pour plusieurs jours, mais elle continuait de se dire que ce serait une superbe expérience aux côtés d'élèves tout à fait équilibrés et dans une ville aux nombreux côtés positifs -gel hydroalcoolique 24 heures sur 24, bon sang!

Voilà qu'aujourd'hui, incapable de trouver le sommeil, les larmes aux yeux à l'idée de ne pas voir sa fille d'une semaine, Emma comprenait les appréhensions empathiques qu'on avait eu pour elle en entendant qu'elle se rendait à NYC. Et naturellement, il avait fallu qu'elle attende la veille du départ pour se mettre à estimer scientifiquement le nombre de germes par centimètre carré qu'il y avait dans l'immense ville. Elle ne voyait plus la jolie comédie musicale, les sourires des élèves sages, mais appréciait désormais le gris bétonné des environs, la saleté incommensurable de l'air, des sols, des gens, les jeux de coudes pour se frayer un chemin sur les trottoirs bondés... Heureusement, il lui restait l'idée d'élèves si contents d'être là qu'ils seraient sages comme des images et boiraient ses paroles lorsqu'elle leur ressortirait le petit résumé wikipédia qu'elle avait effectué pour chacune des visites planifiées. Tournant le regard vers la forme asoupie et paisible de son mari, Emma sentit à nouveau sa gorge se serrer, incapable de se raccrocher à l'image des petits anges qu'elle allait simplement superviser. Ce ne seraient finalement pas de parfaites vacances. ça n'allait pas être seulement une expérience, mais bien une épreuve. Une épreuve pleine de microbes et d'angoisse.

***

« Neuf, dix... Euh, douze? Mince, j'ai encore perdu le fil... » Heureusement pour elle, Emma n'était pas la seule à devoir compter les élèves. Lorsqu'elle releva le regard, elle constata que Caitlin était toujours concentrée à sa tâche, nommant tous les élèves un par un, apparemment sûre d'elle. Laissant échapper un soupir rassuré, miss Pillsbury laissa ses paupières closes un instant, réalisant encore difficilement qu'elle était déjà à l'aéroport. Les au-revoir n'avaient pas été faciles, comme Emma l'avait appréhendé une bonne partie de la nuit. Elle avait même dû essuyer quelques larmes de Emily qui avaient définitivement eu raison de son équilibre fragile; dans un effort surhumain elle avait tenté de paraître sereine et sûre d'elle pour ne pas rendre sa fille davantage inconsolable, mais à la vérité elle aurait voulu pleurer avec elle et, comme une enfant au fond, prétendre qu'elle avait un empêchement regrettable qui la poussait à rester chez elle. Chez elle. Ce que c'était confortable, en comparaison du grand hall maculé de panneaux numériques et de voix stéréotypées en trois langues différentes qui perçaient le bruit de fond de passagers anxieux, fatigués ou surexcités -comme l'étaient la plupart des élèves actuellement. De toute façon, maintenant qu'elle était là, elle n'avait plus le choix; elle n'avait plus qu'à se raccrocher aux sourires heureux et aux visages encore relativement familiers qui passaient devant elle et allaient l'accompagner pendant cinq jours.

Il ne fallut pas longtemps au petit groupe pour se retrouver dans l'avion qui les mènerait directement à New York. Une dernière fois Emma jeta un coup d’œil attentif aux élèves, les comptant cette fois plus calmement. Elle n'allait pas s'asseoir directement, mais en attendant elle repérerait sa place; 32B. Soit. Ce devait être au fond de l'avion, ce qui lui permettrait de finir son compte en rejoignant sa place. C'était un signe que tout allait bien se passer... non? Encore légèrement crispée, la rouquine avançait dans les rangées, relativement incapable de se concentrer sur les visages qu'elle voyait, se contentant d'additionner -elle n'aurait su faire les deux en même temps dans son état. Elle arriva finalement à la rangée désignée sur son billet, constatant qu'elle aurait droit à son hublot. Un autre signe -il fallait bien qu'elle s'y raccroche. Sa rangée était juste devant celle de Ingrid, et étrangement voir la jeune fille lui permit d'afficher son premier sourire sincère depuis un moment. « Alors, c'est le grand jour? Vous devez tous être sur un petit nuage... » Posant son sac sur son siège, la conseillère resta cependant debout dans la rangée pour vérifier encore les allées et venues du groupe de lycéen -et de leurs accompagnateurs. Mais que diable allait-elle faire dans cette galère. Un, deux; un, deux. Respirer. Positiver. Respirer. Ce n'était que cinq jours, cinq petits jours. Cinq jours de galère, peut-être, mais cinq jours de gel hydroalcoolique disponible à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit en cas d'urgence. Une galère relative. Relativiser. Tout allait bien se passer...
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MessageSujet: Re: 04. [NYC] Voyage scolaire à New York   Dim 6 Avr - 16:36

Le grand jour était enfin arrivé.

Ecartant le rideau de la fenêtre de sa chambre, Candace jeta un coup d’œil au décor extérieur et se réjouit de son départ imminent pour la Grosse Pomme. Guère plus intéressantes que les rues de Norfolk, celles de Lima étaient horriblement désertes et le ciel couvert de nuages sombres et menaçants ne l’incitaient pas franchement à rester plus longtemps en ville. Au contraire, elle avait déjà hâte de quitter l’aéroport JFK pour s’aventurer dans les rues de la plus belle ville des Etats-Unis, celle qui ne dormait jamais. Passant sa langue sur sa lèvre supérieure, elle haussa subrepticement les sourcils avant de se détourner du décor maussade que lui offrait sa nouvelle ville. Il était à peine 7h30 du matin et pourtant Candy était déjà parfaitement éveillée, les yeux brillant d’excitation et sa mémoire, tournant à plein régime.

La dernière fois qu’elle avait mis les pieds à New York, un an plus tôt, l’excursion familiale s’était révélée pleine de surprises et l’adolescente se souvenait encore de son escapade nocturne en compagnie de Silas. Brandissant de fausses cartes d’identité à tout-va et Candace jouant de ses atouts lorsque les vigiles des boites de nuit ne les prenaient pas suffisamment au sérieux, ils s’étaient incrustés dans les boites les plus animées de la ville et s’étaient amusés comme des fous jusqu’au petit matin. A cause de son handicap, Silas n’avait pas pu profiter pleinement de la musique et Candy avait donc mis un point d’honneur à ne pas l’abandonner au milieu des boites de nuit, en dépit de toutes les tentations qui s’étaient offertes à elles –et par tentations, vous comprendrez tous ces garçons majeurs qui dansaient contre elle d’une manière qui ne laissait aucune place au doute. Retrouvant le confort de l’hôtel au petit matin, non sans avoir laissé un nouveau pourboire conséquent au concierge qui les avait couverts, ils s’étaient ensuite étalés sur leur lit et n’en étaient plus sortis avant 12h, heure à laquelle leurs parents avaient décidé de les réveiller. Malgré l’absence de plaisirs charnels cette nuit-là l’expérience avait été l’une des plus excitantes de toute sa vie et la lycéenne n’avait aucun mal à imaginer quelques astuces qui permettraient à Silas et elle de réitérer cette escapade au cœur de la nuit new-yorkaise. Après tout, s’ils étaient parvenus à tromper la vigilance de leurs parents ils ne devraient avoir aucun mal à échapper à celle des accompagnateurs de McKinley…

Un sourire aux lèvres, l’ex capitaine des cheerleaders du lycée de Norfolk attrapa la poignée de sa valise et, après avoir jeté un dernier coup d’œil au reflet que lui renvoyait le miroir sur pieds de sa chambre, elle s’aventura dans le couloir et se dirigea vers la chambre de son frère jumeau. Ouvrant la porte de cette dernière sans frapper -non pas par manque de respect vis-à-vis de Silas mais parce qu’il aurait été incapable de l’entendre- elle adressa un sourire radieux  à son frère et lui donna une petite tape sur l’épaule. « On y va ? » Lui demanda-t-elle, articulant chacun de ses mots par habitude. Le garçon acquiesça et tournant les talons, Candy s’apprêta à quitter la chambre en compagnie de Silas quand une idée lui vint subitement à l’esprit. Se retournant, elle le regarda droit dans les yeux, un sourire taquin dessiné aux lèvres. « Attend ! J’ai un truc à te filer ! ».

La lycéenne s’accroupit devant sa valise et après avoir vérifié que la porte de la chambre était bien fermée, elle ouvrit son bagage et chercha à tâtons l’accès au double fond qu’elle avait cousu quelques mois plus tôt. Ses doigts experts trouvèrent rapidement l’ouverture et fouillant au fond de la poche secrète, l’adolescente en extirpa bientôt une dizaine de sachets de préservatifs tous attachés les uns aux autres. Ayant bien l’intention de profiter un maximum de son aventure à New York, la jeune fille avait fait ses provisions et une cinquantaine de sachets se trouvait désormais au fond de son sac, bien à l’abri des regards. Bien sûr, Candy avait beau être une apprentie nymphomane, tous ne lui étaient pas réservés et elle avait d’ores et déjà prévu d’en faire une petite distribution clandestine dans les dortoirs de l’auberge de jeunesse. Son appartenance au club de chasteté ne poserait sans doute aucun problème à cela ; sa couverture lui permettrait au contraire d’avoir une raison de distribuer ce genre d’objets et elle imaginait déjà le petit discours qu’elle tiendrait à ses chers camarades, quelque chose comme : l’abstention c’est bien, mais si vous vous sentez trop faibles face aux tentations de cette ville, une protection, c’est mieux . A conclure avec un petit sourire innocent. Candace McCarthy, sponsor officielle des nuits torrides de ses camarades. Ce serait parfait.

Un air espiègle imprimé sur ses traits, elle arracha deux sachets de préservatif de la bande et les glissa dans la poche arrière du jean de son frère. « Ils sont fluorescents… fais-en bon usage frangin ! ». « CANDACE ! SILAS ! ON Y VA ! » Beugla leur père depuis le rez-de-chaussée. Candy adressa un clin d’œil à son frère et se dépêcha de ranger sa valise. Il était hors de question que le bus parte sans elle !

*

« Les passagers du vol 1425 sont priés de se présenter à l'enregistrement, pont C. Je répète... ». Levant les yeux de son téléphone portable, Candace jeta un coup d’œil à la foule qui se pressait déjà sur le pont, comme si les places n’étaient pas numérotées et que les retardataires ne trouveraient pas de siège libre. Bande d’idiots. Avec un léger soupir Candy quitta sa page twitter, créée la veille par ses propres soins et qui avait le mérite de la faire beaucoup rire –se faire passer pour la vierge de service obsédée par le club de chasteté auquel elle appartenait se révélait plutôt amusant- et se leva afin de rejoindre le petit groupe. Repérant Joshua un peu plus loin, elle lui adressa un petit signe de la main lorsque ce dernier croisa son regard. Depuis leur petite entrevue dans le gymnase de McKinley, Candace prenait un malin plaisir à le faire tourner bourrique, ce qui l’amusait énormément. Faites que je sois à côté de Joshua, faites que je sois à côté de lui…  Pensa-t-elle très fort jusqu’à son arrivée dans l’avion.

Après avoir suivi les consignes de l’hôtesse de l’air, Candace s’engagea dans une allée et ne tarda pas à retrouver le visage de sa cible favorite, malheureusement assise un peu plus loin. Déçue, l’adolescente jeta un énième coup d’œil à son billet. Si elle ne pouvait pas être à côté de Joshua, alors peut-être qu’avec un peu de chance, elle serait installée près de Matteo ? Candy s’imaginait déjà lui demander discrètement, au creux de son oreille, s'il avait déjà fait ça en plein vol. Un sourire élargit automatiquement les lèvres de la lycéenne, qui s’arrêta finalement à hauteur de la rangée de sièges qui la concernait. Son regard croisa alors celui de Kara et en dépit d’une pointe de déception à l’idée de ne pas être assise à côté de son sexfriend actuel, l’adolescente hocha la tête en direction de la cheerleader, satisfaite. Après avoir rangé son sac à main dans la soute au-dessous des sièges, ne conservant que son iPod et son casque, elle s’installa à côté de la jeune fille, côté couloir. « Salut Kara » Fit-elle, ne se départant pas de son sourire. « Alors, prête pour l’aventure New-Yorkaise ? ». Les yeux brillants, Candace dévisagea discrètement Kara. Si seulement cette dernière connaissait sa véritable identité, sans doute qu’elles pourraient devenir les meilleures amies du monde. La McCarthy n’avait aucune difficulté à s’imaginer embrigader Kara dans ses folles aventures…
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MessageSujet: Re: 04. [NYC] Voyage scolaire à New York   Lun 7 Avr - 20:39

Le radio-réveil se mit à clignoter, et un léger bruit régulier et agaçant parvint jusqu'à ses oreilles. Le jeune McCarthy n'avait pas dormi de la nuit, de peur de louper son réveil. Cela arrivait régulièrement qu'il loupe l'alarme de cette machine du diable – qui faisait pourtant un bruit insupportable. C'était pour cette raison qu'il prenait soin de mettre son portable sous son oreillet dont les vibrations le réveillé à tout les coups. Et dans le pire des cas, il restait le plus efficace des réveils : sa sœur, un monstre de délicatesse qui savait vous réveillez tout en douceur – ou pas. Mais en ce bon matin de février, il n'avait besoin d'aucun réveil. Il vit la porte de sa chambre trembler avant de s'entre-ouvrir. Seule un main passa – il reconnu celle de son père – qui esquissa rapidement quelques signes afin de lui faire savoir qu'il était peut-être temps qu'il éteigne son réveil. La porte se referma alors que le jeune garçon appuya sur le bouton de son radio-réveil. Il se redressa dans son lit et attrapa un tee-shirt chiffonné qui traînait au pied de son lit. Il s'empressa de l'enfiler afin de couvrir son torse nu et il se leva.
Sa valise était déjà prête et attendait patiemment à côté de la porte. Il se posta devant son dressing, dont les portes recouvertes de grands miroirs lui reflétaient l'image d'un Silas mal coiffé et encore engourdit d'une nuit d'insomnie.

Après avoir enfilé un pantalon de couleur crème, ainsi qu'un tee-shirt blanc. Il se coiffa avant de mettre avec précaution ses prothèses auditives. Il jeta une nouvelle fois un coup d’œil à son reflet et il ne pu réprimer une moue à la vue de ses appareils qui ornaient ses oreilles de façon trop ostentatoire à son goût. Il attrapa un bonnet, assorti à son pantalon, et l'enfila sans hésitation. Il retourna à son bureau où trônait son sac à dos. Il ajouta deux livres, des bonbons, son portable et ses prothèses de secours.
Soudain, il sentit une main sur son épaule. Il se retourna et fit face à sa jumelle. Un large sourire étira ses lèvres. « C'est parti ! » lui répondit-il. Il attrapa son sac qu'il jeta sur son épaule. Il était sur le point de sortir quand elle dit avoir quelque chose pour lui. Ce dernier haussa un sourcil interrogateur. Elle fouilla pendant quelques secondes dans sa valise et en sortit une dizaine de préservatifs. Un air taquin Silas ne pu s'empêcher de rire. Il connaissait sa sœur par cœur, et évidement ce voyage était l'occasion de toutes les folies possibles et inimaginables. Il l'observa en détacher deux et les glisser dans les poches arrières de son frère. Elle sembla bon de lui préciser qu'ils étaient fluorescents. « Candy, tu sais que je suis malentendant, pas malvoyant ? » il resta stoïque quelques secondes avant donner un léger coup de coude à sa sœur « Merci Sweet C. tu sais que j'en ferais bon usage. » petit air taquin. Il voulu ajouter quelque chose, mais il entendit tant bien que mal leur père crier du rez-de-chaussez. Il entoura sa sœur d'un bras, et attrapa sa valise de l'autre. « Je crois qu'il est temps d'y aller. New York, attention, les McCarthy débarquent ! »

* * *

Silas tentait de suivre tant bien que mal le mouvement, n'entendant pas les annonces micro, il suivait à la trace Mademoiselle Pillsbury et Mademoiselle... Rostenjberg ou un truc du genre. Il se faufila dans la fil jusqu'à la porte de l'avion. Il se trouva tout au bout de la queue, devant attendre patiemment son tour.
Finalement, il arriva à la hauteur de l'hôtesse à qui il adressa un large sourire laissant dévoiler ses dents parfaitement blanches. Il lui tendit son billet, et elle mit moins d'une seconde à lui indiquer son siège. Il la remercia poliment avant de s'engager dans l'allée de l'avion. Le jeune blond passa à côté de Kessy – si sa mémoire était bonne – avec qui il avait partagé la scène lors qu'un bref atelier théâtre quelques temps auparavant. Il lui adressa un vague sourire et continua son chemin. Il arriva finalement à la hauteur de la rangée qui était la sienne. Son siège était celui qui se trouvait à côté de la jeune Ingrid. Il avança, s'excusant à tout va, et arriva finalement à son siège. Il s'assit avec précaution, posant à terre son sac à dos. « Hey. Silas, on s'est déjà croisé je crois, à l'école de danse. Ingrid c'est ça ? » un mince sourire étira ses lèvres alors qu'il tendait la main vers la demoiselle. Il remarqua son livre « Oh désolé ! » il se réinstalla et ouvrit son sac afin d'éteindre son portable et d'attraper son propre livre. Il réajusta son bonnet avant de chercher sa sœur du regard. Lorsqu'il la trouva, il lui fit un signe de main avant de plonger le nez dans son bouquin. Le décollage allait être désagréable, mais ça valait le coup. Il ne pouvait plus attendre, il voulait être à New York de suite.
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MessageSujet: Re: 04. [NYC] Voyage scolaire à New York   Sam 12 Avr - 21:01

Une main sur sa hanche et l'autre éventant à coup de papiers officiels son visage fermé, Norah dévisageait Jamie d'un air qui se voulait à la fois désapprobateur et sceptique. Se rendait-il seulement compte qu'il avait fallu aux trois accompagnatrices beaucoup de sang-froid et de confiance (non pas en lui mais en Basile) pour accepter de se rendre à l'étape suivante de leur périple sans lui ? Heureusement, Caitlin, qui avait l'air de plutôt bien connaître le phénomène, avait décrété que ,oui, elles pouvaient prendre sur elles et continuer avec les présents vers l'aéroport, Jamie finirait définitivement par les rejoindre, elle les en assurait.
Norah s'était alors contentée de hausser les épaules, faisant confiance au jugement de sa collègue, et elle avait pris le relais d'Emma pour compter les petites têtes pas si blondes, mais maintenant qu'elle avait Ainsworth junior devant elle, elle ne pouvait s'empêcher de le faire mariner un peu, malgré le visage d'ange repentant et repenti qu'il affichait.

-Mouais... Cela serait en effet une bonne raison si c'était toi l'adulte responsable dans l'histoire, mais jusqu'à preuve du contraire il me semble que c'est elle... Contre toute attente d'ailleurs, ne put-elle s'empêcher d'ajouter. Une petite suggestion donc, la prochaine fois qu'elle n'est pas très bien et que tu as un avion à prendre, fais en sorte de demander à quelqu'un de moins pressé que toi de s'en occuper, d'accord ?!

C'était une question rhétorique bien-sûr, ce que Jamie comprit puisqu'il partit retrouver le reste du groupe sans demander son reste.
Norah se tourna vers ses deux co-accompagnatrices qui avaient suivi la scène de loin et hocha la tête en signe d'impuissance.
Les autres élèves étaient maintenant regroupés en une file plus ou moins ordonnée devant l'hôtesse en chef, sur le point de les faire embarquer, et Norah fermait la marche, les recomptant de loin une dernière fois dans le couloir qui les menait vers la porte de l'avion.

C'était la première fois dans sa carrière qu'elle accompagnait un groupe en voyage.
Elle ne comptait pas les sorties en journée ou en soirée, pour accompagner sa classe voir une représentation théâtrale ou assister à une conférence donnée par tel ou tel auteur. Cela faisait partie de son travail, de la façon dont elle choisissait de mener ses cours et d'éveiller ses élèves.
Mais partir à New York, découvrir la ville de tous les possibles... C'était plus qu'elle-même en tant qu'élève avait jamais pu rêver. Une opportunité de la sorte ne se présentait pas tous les jours dans la vie d'un lycéen (ni même d'un professeur accompagnateur) et la bataille avait fait rage pour les places. Le tarif était pourtant préférentiel et Norah n'avait pas hésité une seconde quand Figgins avait expliqué qu'il cherchait trois volontaires pour empêcher les lycéens de se volatiliser ou de se retrouver dans les soirées interdites aux moins de 21 ans. Cela serait sans doute compliqué et épuisant, mais la seule vision de Times Square "by night" suffirait à redonner le sourire à l'afro-américaine.
La jeune femme n'avait mis les pieds dans la Grosse Pomme qu'une seule fois. Tout le monde en parlait à Cleveland, notamment les plus grands qui faisaient référence à tel ou tel rappeur, commentant leur flow et les battles entre West et East Coasts... Ou bien les amies de sa sœur qui s'arrachaient le dernier blouson ramené par le beau-frère du cousin de la voisine.
Norah avait eu la chance de pouvoir s'y rendre lors de sa dernière année à l'université, à l'occasion d'un colloque auquel elle participait en tant que collaboratrice de l'enseignant-chercheur principal, mais malgré une soirée de libre, elle n'avait fait qu'effleurer la ville.
Elle avait adoré la sensation de liberté qu'elle avait éprouvé dans les rues de Manhattan mais avait beaucoup regretté le temps qui lui avait manqué pour explorer le MoMA, le jardin botanique de Brooklyn et les autres merveilles de la ville. Le programme concocté par l'équipe enseignante lui permettrait largement de réparer ces manquements.

Une fois parvenue dans l'appareil, la professeure patienta près de la tête de l'avion que les élèves s'installent. Ils étaient tous plus excités les uns que les autres et c'était amusant de les voir si impatients pour certains, mal à l'aise pour d'autres mais tous enthousiasmés par ce voyage. Des petits groupes étaient déjà en train de se former et Norah se fit la remarque que cela serait ainsi plus facile pour elle de faire connaissance avec les élèves auxquels elle n'enseignait pas.
Caitlin, après avoir remis une fois de plus le jeune Ainsworth en place, avait déjà réservé un siège à côté d'un vieux monsieur visiblement ravi de se retrouver en si bonne compagnie. Emma, elle, s'était rapprochée du fond de l'appareil et se lançait dans une discussion avec les rangs de derrière. Il lui restait donc les premiers.
Une petite blonde souriante entamait la conversation avec une rousse pétillante tandis que de l'autre côté, deux blondinets, garçon et fille, débattaient autour d'une caméra.

-N'oubliez pas d'éteindre tous les appareils électroniques s'il vous plait, leur rappela-t-elle avec un sourire entendu.

Oeuf #31 LAST ONE.


En se détournant pour retrouver le rang de gauche, elle heurta le stewart qui avançait dans l'allée principale et, qui, loin de s'écarter pour la laisser passer, semblait enchanté de ce contact impromptu avec la jeune femme la plus en courbes du vol. Elle se dégagea en s'excusant et s'installa finalement à côté d'une petite grand-mère et d'un businessman, devant le duo formé par les deux jeunes filles. Kessy, c'était le prénom de la petite rousse, elle l'avait eu le semestre précédent si elle se rappelait bien.
Un message du chef de bord leur annonça que l'avion était sur le point d'effectuer les manœuvres préalables au décollage et que tout le monde devait maintenant être assis, attaché, et attentif aux consignes de sécurité.
Norah jeta un dernier regard en arrière pour croiser ceux de ses collègues, adressa un dernier sourire aux jeunes filles derrière elle et leva les yeux au ciel quand le stewart lui fit un clin d’œil en pleine explication de la meilleure technique pour gonfler un gilet de sauvetage.
Les lumières s’éteignirent enfin... Dans 6 heures, ils seraient à New York.


Dernière édition par Norah Mann le Mer 30 Avr - 0:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 04. [NYC] Voyage scolaire à New York   Mer 16 Avr - 1:07

Sunny contempla les deux chewing-gum que Matteo, en bon samaritain, lui avait donné. Le jeune homme avait fait le tour de tous les élèves participant à ce voyage, les abreuvant de conseils et de recommandations. Une manière comme une autre de rappeler à tous qu'il était un enfant star, qu'il avait beaucoup voyagé et qu'il en savait plus que tout le monde. Heureusement qu'il précisait ne pas attendre de remerciement, car cela ne serait pas venue à l'esprit de la blonde, qui ouvrit le petit sac qu'elle avait gardé en cabine pour glisser l'une des pâtes à mâcher dans une poche intérieure, avant de glisser la seconde dans sa bouche et de s'enfoncer confortablement dans son siège. Elle ignorait si le décollage provoquerait des douleurs aux oreilles, mais ça ne pouvait de toutes façons pas lui faire de mal de suivre les conseils de Matteo, le grand expert en avion.
L'habitacle se remplissait peu à peu de voyageurs, et les élèves de McKinley étaient au final une minorité. Curieusement, ils avaient été dispatchés un peu partout dans les rangées, au lieu d'être tous regroupés au même endroit, ce qui aurait rendue la tâche des accompagnatrices plus aisée. Mais bloquer tout un groupe de sièges devait revenir plus cher que choisir des places au hasard, et connaissant Mr Figgins et son sens aigu de l'économie, la seconde option devait être la plus économique, peu importe les difficultés que cela pouvait causer pour les encadrantes. Déjà, Miss Rosenberg était occupée à rabrouer gentiment Jamie, tout en esquivant gracieusement la compagnie du jeune homme en échangeant sa place avec un autre élève. Sunny eut un rictus amusé. Six heures de vol en compagnie de son little crush, Jamie aurait été ravi, mais de toute évidence, il allait devoir trouver un autre moment pour faire son baratineur avec la professeur d'arts plastiques.

Deux rangées devant elle, Kara et sa silhouette svelte se faufilait vers sa place avant de disparaître derrière le dossier de son fauteuil. Sunny reporta alors son attention vers le flot de passagers qui entrait au compte-goutte dans l'avion. Inconnu, inconnu, visage connu, inconnu, inconnu. Contre toute attente, une silhouette fonça alors vers Joshua, déposa sur ses genoux une boite de chocolat, et refit le chemin en sens inverse, sous les yeux ébahis de l'hôtesse qui ne put que s'écarter pour laisser descendre le messager. Tous les yeux se tournèrent vers le jeune homme et sa boite de chocolat, dans l'attente qu'il lise à tous le petit message qui y était accroché. A nouveau, Sunny eut un sourire. Elle avait beau rester indifférente à la St Valentin (principalement parce qu'elle ne recevait jamais de chocolats, et était seule depuis... et bien, depuis toujours), assister à ce genre de spectacle avait le don de l'amuser. Si elle abhorrait les couples qui se roulaient des pelles devant tout le monde, voir la tête que faisaient les receveurs de ce genre de présents pouvait être épique. L'agitation qu'avait provoqué ce petit intermède retomba et Sunny remonta les genoux sur sa poitrine. Bientôt, tous les passagers seraient installés, et l'avion pourrait décoller.

Ce n'est que lorsqu'elle sentit une masse lourde s'affaler sur le siège à côté du sien, provoquant un remous sur toute la rangée et lui arrachant un froncement de sourcil agacé, qu'elle se détourna du hublot pour aviser Aidan, tout sourire, qui prenait ses aises. Comme à son habitude, il trimbalait sa caméra avec lui. Sunny se détendit, réalisant qu'elle allait passer les six prochaines heures en compagnie d'un garçon qu'elle appréciait réellement, qui la faisait rire et avec lequel elle aimait passer du temps. Elle modifia sa position sur le siège pour se rapprocher de lui, son épaule touchant celle du garçon. « Excellente question. Théoriquement, tant que nous n'atteignons pas une altitude de croisière, il y a un risque. Autrement dit, c'est au décollage que tout va se jouer. Comme dans Destination Finale, en gros : c'est quand l'avion monte qu'il explose. » La jeune fille eut un petit rire. « Là en l'occurrence, il risquerait de piquer du nez et de rebondir allègrement sur la piste, façon balle en caoutchouc. » Sunny fronça le nez, mimant avec sa main la façon dont l'avion irait ricocher sur l'asphalte, avant de poursuivre : « De toutes façons, toi et moi survivrions sans doute. Nous sommes en classe éco -remercions Figgins pour cela, près du hublot et à... quatre, cinq... six rangées de la sortie de secours. Statistiquement, nous avons 78% de chance de survivre, contre zéro pour tous ceux à l'avant de l'avion. » Avant de prendre l'avion, Sunny s'était grandement documentée, curieuse de connaître tout ce qui pourrait lui arriver en cas de crash. Et, elle ne l'avouerait à personne (sauf peut-être à Aidan, pour rigoler) mais elle avait également potasser un manuel de survie, pour le cas où ils s'écraseraient effectivement. « Je l'ai lu dans un livre. » ajouta-t-elle avec sérieux. A peine leva-t-elle les yeux lorsque Kessy, à qui elle n'avait jamais parlé mais qui avait fait un carton dans la pièce de théâtre de l'an dernier (car oui, Sunny faisait partie des rares élèves à aller voir les pièces du lycée), passa près de leur rangée. Elle lui adressa un rapide sourire, son regard dérivant sur les passagers qui défilaient les uns après les autres. Miss Pillsbury-Shuester décochait des sourires crispés à tout le monde, suivie par Candace qui s'installa près de Kara. Sunny se redressa subrepticement pour apercevoir les deux jeunes filles. Si la seconde affichait aux yeux de tous une agressivité propre aux Cheerios, la première était pleine de secrets. Jusqu'à présent, Sunny n'était pas parvenue à les déterrer, mais elle espérait bien que Silas, qui s'avançait dans l'allée en direction de son siège, serait moins prudent.

« Mesdames et messieurs, ici votre commandant de bord... »Sunny plissa les yeux et se renfonça dans son siège, en prenant une profonde inspiration. Les portes de l'appareil étaient désormais closes, et tout le monde bien installés. Pour accompagner le discours du commandant, les hôtesses esquissèrent quelques gestes pour désigner les sorties de secours les plus proches, avant de circuler dans les allées pour vérifier que tous les passagers avaient bien attachés leur ceinture de sécurité. Sunny fit rouler le chewing-gum que Matteo lui avait donné sur sa langue. Par le hublot, elle pouvait se rendre compte que l'avion se déplaçait, s'avançant vers la piste de décollage, puis qu'il prenait de la vitesse. Avec de légères secousses, il prit de l'altitude, s'éloignant du sol de plus en plus vite et inclinant les passagers qui, pour ceux qui prenaient l'avion pour la première fois, s'accrochaient à leur siège comme si leur vie en dépendait. Sunny se tourna vers Aidan avec un sourire mutin et leva le doigt en l'air, comme si elle attendait quelque chose (à savoir, une potentielle explosion de l'appareil). « On dirait que ce n'est pas pour cette fois. » plaisanta-t-elle en riant.
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04. [NYC] Voyage scolaire à New York

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