Choriste du mois


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 04. Speed Dating

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MessageSujet: 04. Speed Dating   Sam 8 Mar - 17:19

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«Allez, allez, prenez place ! Ne soyez pas timides ! ». Jenn Alynn était sans aucun doute la plus excitée de la pièce. Du haut de ses vingt-et-un ans, elle occupait pour la première fois un poste à hautes responsabilités. Faisant un stage dans une petite entreprise qui faisait de l'évènementiel, elle avait été en charge de trouver des projets à organiser et la Saint-Valentin l'avait toute suite inspirée. Peut être était-ce le fait qu'elle venait juste de rencontrer l'homme parfait et qu'elle était encore dans la première phase de la relation ? Se sentant d'âme généreuse, elle avait alors proposé l'organisation d'un speed dating à Lima. Elle ne voyait pas assez de couples dans la rue et espérait que son opération pourrait ramener une once d'amour dans cette petite ville. L'idée avait emballé ses supérieurs qui - après concertation - avaient décidés de voir comment leur stagiaire se débrouillait en lui confiant l'organisation. Bonne idée ou mauvaise, Jenn avait sauté sur l'opportunité qui se présentait à elle. Le bar karaoké lui était toute suite venu en tête car c'était là où elle avait rencontré son Jules et le lieu l'inspirait. Néanmoins, elle avait eu du mal à convaincre le propriétaire de la laisser faire son évènement ici mais à force de persuasion, ça avait fonctionné.

Elle avait décoré la pièce avait beaucoup de tulles rouge au plafond et sur les murs et avait tenté de reproduire une ambiance tamisée en atténuant la lumière des appliques avec ces mêmes tulles. On pouvait dire que la pièce n'était pas trop chargée en objets inutiles, elle avait strictement refusé les statues Cupidon par exemple. Néanmoins, elle avait réservé les coeurs pour la décoration des tables : elle avait trouvé de magnifiques lampes de chevet de cette forme et en avait posé une par table, à côté du petit bouquet de roses rouge. A côté de celles ci, des boites de chocolats invitaient les deux inconnus qui allaient partager quelques minutes pour se connaitre à les manger. Les tables avaient été placées en rond, avec une ouverture sur l'un des côtés pour permettre aux filles de s'installer au centre pendant que les garçons changeraient de place à chaque son de cloche. Pour l'extérieur, une grosse banderole avait été placée à l'entrée du bar indiquant “La Saint-Valentin c'est aussi le jour de trouver l'amour !” et des rosiers en fleurs avaient été amenés pour border le tapis rouge qui amènerait les participants à leur destin amoureux.

La salle était déjà bien remplie mais Jenn avait insisté pour qu'une personne reste assise au bureau d'accueil pour vérifier s'il n'y avait pas de nouveau participant de dernière minute. La jeune femme regarda sa montre avant de s'approcher du bar pour récupérer le micro et s'adresser aux jeunes femmes assises et aux jeunes hommes qui étaient en train de tirer des numéros pour savoir devant quelle personne ils commenceraient leur soirée. « S'il vous plait ? S'il vous plait ! » Jenn se rendit compte que le micro était éteint. Elle l'alluma et recommença son speech pour que le brouhaha diminue. « S'il vous plait ! Votre attention ! » Elle sourit en voyant que tout le monde s'était retourné vers elle. Elle sentait le regard de ses patrons dans son dos, prêt à la virer au moindre faux pas. Néanmoins, elle se sentait dans son élément ce soir, il ne manquait que son chéri qui devrait arriver et tout serait parfait. « Nous allons commencer. On récapitule les règles une dernière fois : Les garçons vous vous asseyez devant la jeune femme qui porte le numéro que vous venez de tirer. » Elle attendit et comme personne ne bougeait elle les pressa. « Allez-y, allez ! » Elle accompagna son "ordre" d'un geste vertical de la tête. « Voilà, merci ! Maintenant vous disposez de cinq minutes pour faire connaissance. Après quoi la clochette sonnera » Elle fit un geste de main en direction du barman qui se mit à sonner la cloche du bar. Celle qui sonne quand une bouteille est vide. « Et c'est à se signal que vous changerez de place. Que les garçons attention ! Vous tournez tous en allant à la place de gauche. Ca sera plus pratique si on est tous d'accord maintenant ! » Elle regarda son assistance et comme personne ne bronchait, elle ajouta pour terminer : « Bien, alors c'est parti ! Merci à tous d'être venus ce soir. Et que vous trouviez l'amour ! »


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MessageSujet: Re: 04. Speed Dating   Sam 8 Mar - 17:20

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MessageSujet: Re: 04. Speed Dating   Sam 8 Mar - 17:20

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MessageSujet: Re: 04. Speed Dating   Sam 8 Mar - 17:21

Ashandra Moon : A quand remonte ta dernière histoire d'amour et comment elle s'est terminée ?
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MessageSujet: Re: 04. Speed Dating   Lun 10 Mar - 13:38

Stationnée à l’entrée du Bar Karaoké, Ashandra guettait les environs avec angoisse en attendant que Norah, la responsable de sa présence ici et celle qu’elle n’hésiterait pas à blâmer le cas échéant, fasse son entrée triomphale. « Je n’aurais jamais, jamais dû venir. » murmura-t-elle pour elle-même en jetant une œillade inquiète à travers la fenêtre en grande partie obstruée par un mètre cube de tulle rouge tandis qu’une nouvelle participante poussait la porte. Même depuis l’extérieur, elle pouvait deviner l’ambiance intimiste propice à la naissance d’une idylle et sa culpabilité ne fit que s’accentuer en apercevant les lampes en forme de cœur et les roses qui trônaient sur chacune des tables disposées pour l’occasion à intervalles réguliers en ligne. Pas de chanteur à la manque sur la petite scène du karaoké pour casser les oreilles de la clientèle, pas de pilier de bar, l’établissement était méconnaissable. Mais Ashandra ne pouvait s’empêcher de penser à la dernière fois qu’elle était venue ici. Elle avait eu un bon pressentiment en arrivant à la soirée d’Halloween organisée par les chorales de Megan Morgan et Cassandra, et si la soirée avait été un succès pour les chorales qui étaient revenues de force dans la compétition, elle avait également été dissoute par les forces de l’ordre. Qu’arriverait-il ce soir alors que son corps tout entier lui criait que c’était une très mauvaise idée ? Cette perspective lui glaçait le sang et elle serra un peu plus sa pochette noire contre son ventre en implorant le Seigneur de lui pardonner et en jurant que ses intentions étaient pures. Cette soirée de Saint Valentin était pour une fois réservée aux célibataires de Lima qui n’avaient pas envie de se lancer dans une contre-soirée à base de films d’horreur et de destruction d’emblèmes romantiques. Une initiative charmante destinée à étendre le cercle social de chacun et à rencontrer de nouvelles personnes que Dieu n’aurait pas mis sur votre chemin autrement. Rien que de très honorable donc, si ce n’était qu’Ashandra n’était pas célibataire. Et qu’elle avait même dû décliner l’invitation de son petit-ami pour venir à cette soirée avec sa plantureuse collègue dont elle ne parvenait pas à comprendre le célibat.

Un éclat de rire qui ressemblait un peut trop à celui d’Aaron fit presque bondir l’afro-américaine hors de sa peau, mais elle put constater avec un soulagement teinté de culpabilité qu’il ne s’agissait que d’un inconnu qui ne lui prêta pas attention. Pourquoi avait-elle accepté de venir déjà ? Parce que Norah ne voulait pas y aller seule, et qu’elle avait promis que ce serait amusant. La professeure d’anglais ne voyait absolument plus quel humour il pouvait y avoir à faire semblant d’être célibataire et à échanger avec des hommes qui la penserait libre et intéressée. Et si jamais l’un d’eux accrochait avec elle ? Non pas qu’elle se présume suffisamment attirante pour provoquer ce genre de réaction, mais que pourrait-elle dire pour se défiler si jamais cela devait se produire ? Elle ne voulait mener personne en bateau, elle ne voulait pas non plus flatter son ego en testant l’intérêt qu’elle pouvait provoquer chez les membres du sexe opposé. C’était ce qu’elle ne cessait de se répéter. Mais elle avait déjà commencé à jouer le jeu sans même s’en rendre compte. Elle avait lissé ses cheveux qui tombaient avec souplesse sur ses épaules, maquillé ses yeux d’un gris charbonneux qui donnait plus d’intensité à son regard et enfilé une robe noire qui épousait ses courbes et laissait deviner la naissance de sa poitrine. Pourquoi tous ces efforts alors qu’elle avait Aaron et qu’elle était parfaitement heureuse avec lui ? Sans doute parce que tout n’était pas si rose et que depuis plusieurs semaines, le danseur d’un naturel assez réservé avec elle semblait parfois mettre davantage de distance entre eux. Cela allait faire huit mois qu’ils s’étaient rencontrés, et pourtant Ashandra avait de temps à autre l’impression pesante de ne rien connaître de son petit-ami. Ce qui était faux. Avec le temps elle avait appris ce qu’il aimait et ce qu’il évitait, ses endroits préférés, ses chansons préférées, elle savait deviner son humeur à l’expression de son visage en se réveillant le matin, les moments où il avait besoin d’être un peu seul et ceux où elle pouvait l’entourer de ses bras. Mais elle savait au plus profond d’elle-même qu’il avait des secrets, qu’il lui cachait quelque chose d’important, qui avait probablement un rapport avec Santana Lopez, et qui remettrait sans doute en cause leur relation lorsqu’il trouverait le courage d’affronter cette discussion. Depuis qu’elle avait été témoin de cette scène entre les deux hispaniques lors de l’ouverture de Duo Dance, la jeune femme avait fait de son mieux pour ignorer ce qui s’était passé. Elle n’avait pas dit un mot et s’efforçait de ne pas se jeter sur des conclusions hâtives. Mais Aaron n’en avait jamais parlé, et cela n’avait fait que confirmer ce qu’elle redoutait. Elle le sentait et vivait avec cette épée de Damoclès au-dessus de sa tête, mais cela ne l’avait pas empêchée de tomber amoureuse d’Aaron Guevara.

La vision de son amie pressant le pas pour traverser la route tira immédiatement la choriste de ses pensées. Elle se précipita donc vers elle d’un air paniqué pour tenter de se rétracter : « Norah ! C’était une très mauvaise idée je vais rentrer, je… » Ashandra n’eut cependant pas le temps de poursuivre ses protestations à son amie retardataire qui venait de foncer droit sur elle, que celle-ci l’avait attrapée au passage pour l’entraîner à l’intérieur de la salle, lui clouant effectivement le bec. Tout l’air de ses poumons s’échappa lorsqu’elle reconnut quelques visages familiers, dont celui de Lexie Preston qui avait intégré les Second Chances quelques semaines plus tôt grâce à Charlie. Elle ne connaissait que mal la flamboyante rouquine, qui ignorait sans doute qu’elle n’était pas célibataire, mais Shandy aurait pu jurer que tous les participants sans exception pouvaient lire sur son visage qu’elle trichait, et qu’elle n’était venue là que pour se rassurer parce que son petit-ami était sans doute amoureux d’une autre et qu’il n’avait pas le courage de le lui dire. Elle pouvait faire peser sa culpabilité sur Norah autant qu’elle le voulait, elle ne réussissait même pas à se mentir à elle-même. Si un parfait inconnu avait ne serait-ce que le moindre intérêt, tout n’était peut-être pas perdu, peut-être qu’elle avait des armes pour se battre, peut-être qu’Aaron le verrait. Mais si ce n’était pas le cas ? Perdue dans ses pensées, la choriste s’était laissé conduire jusqu’au bar où les organisateurs leur attribuèrent des numéros en pointant leurs tables respectives. Pour couronner le tout elle n’était même pas assise à côté de son amie. La soirée allait être un désastre. Mais elle n’eut pas le temps de filer à l’anglaise à la dernière minute puisque l’une des organisatrice perchée sur la petite scène appela l’assemblée et on la poussa en direction de son poste pour la soirée tandis qu’on leur rappelait les règles. Qu’allait-elle bien pouvoir dire à de parfaits inconnus pendant cinq minutes ?

Nettement plus pâle que d’ordinaire, ses doigts noués sur ses genoux, son cœur se figea lorsque le premier coup de cloche retentit et qu’un premier individu se dirigea finalement vers elle. Coulant un regard anxieux en direction de Norah qui ne lui prêtait déjà plus attention visiblement plus amusée qu’elle par la situation, Ashandra hésita à se lever pour saluer son partenaire de galère pour les cinq prochaines minutes, mais ses jambes flageolantes prirent la décision pour elle, et elle se contenta donc d’un salut poli et assis. La jeune femme pinça les lèvres en évitant le regard de son interlocuteur à la recherche d’un point de départ pour un semblant de conversation, mais celui-ci avait de toute évidence prévu le coup et mieux saisi les règles qu’elle puisqu’une seconde à peine après s’être assis, il lui asséna un coup de massue sous forme de question. « À quand remonte ta dernière histoire d'amour et comment elle s'est terminée ? » La peau sombre de la jeune femme lui évita de virer cramoisi, mais elle ne put empêcher sa mâchoire de tomber ouverte avant de se mettre à bafouiller. « Je euh… Je suis… C’est… » Fixant la table du regard, elle ne put retenir un gloussement de rire nerveux qui n’arrangea pas son cas. Elle aurait voulu que la terre l’avale tout entière à cet instant, mais elle devait tenir encore quatre petites minutes. Une main sur son front brûlant, Ashandra reprit une profonde inspiration qui lui permit de gagner du temps à défaut de retrouver son calme. « Je ne suis pas sûre qu’elle… Je… Elle n’est pas… » Elle s’éclaircit la gorge pour se donner du courage. « Hmm. Elle n’est pas terminée, pour être tout à fait honnête. » finit-elle par répondre à voix basse. La choriste enfouit son visage entre ses deux mains avant de trouver le courage de croiser le regard avec un sourire gêné qui ne faisait que révéler le sommet de l’iceberg de honte dans lequel elle était prise. « C’est juste que… Mon… Mon petit-ami, il… Je crois qu’il est amoureux de quelqu’un d’autre. Et qu’il n’ose pas me le dire. Et… C’est stupide, je n’aurais pas dû venir, mais j’ai une amie qui a voulu et… Il voulait qu’on sorte ce soir, mais je ne sais pas… Peut-être que j’ai peur que ce soit fini et je fais semblant de ne pas le voir. Peut-être qu’on fait semblant de fonctionner normalement. » Ils continuaient à se voir comme toujours, elle avait même passé Noël avec toute sa famille, et Mama Guevara ne faisait pas de secret concernant l’affection qu’elle avait pour elle lui causant souvent beaucoup d’embarrant. Elle n’avait parlé de ses craintes à personne, pas à Norah, pas même à Cassandra qui voyait souvent d’un mauvais œil la présence d’Aaron à l’appartement. Elle avait supporté ses doutes seule, et le dire à voix haute pour la première fois, à un parfait inconnu de surcroit, lui faisait plus de bien qu’elle n’aurait voulu l’admettre. Il était cependant temps que la conversation s’arrête, sans que le jeune homme ne se sente obligé de répondre quoi que ce soit et avant que les larmes qui lui piquaient le fond de la gorge ne s’échappent.

Et pour la première fois de la soirée Dieu semblait être de son côté puisque la cloche signalant la fin de l’entrevue retentit, libérant Ashandra de la présence de l’inconnu. Elle se précipita au bar sans plus de cérémonie le temps de l’échange de partenaires pour commander un verre de vin blanc qui l’aiderait peut-être à passer le reste de la soirée plus au calme. Elle en profita pour songer à une question sans danger qu’elle s’empresserait de poser à la prochaine personne qu’elle rencontrerait pour éviter que ce genre d’incident ne se reproduise. À défaut de s’amuser, elle pouvait au moins essayer de limiter les dégâts et s’empêcher de passer chaque seconde à penser à Aaron. Lorsqu’elle revint à sa place, elle offrit donc son plus beau sourire forcé au nouveau célibataire installé en face d’elle et s’empressa d’ouvrir le dialogue. « Alors, quelles sont les qualités que tu recherches chez une femme ? »


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Dernière édition par Ashandra Moon le Lun 24 Mar - 23:58, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: 04. Speed Dating   Lun 10 Mar - 13:38

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MessageSujet: Re: 04. Speed Dating   Dim 16 Mar - 12:39

Ah la Saint Valentin. Quelle formidable festivité. En ce jour où tous les cœurs épris se rappelaient leur amour inconditionnel, tout semblait plus intimiste et voluptueux. Les jeunes femmes se hâtaient de retrouver leur prince en trottinant à moitié sur leurs talons effilés, agitées par cet engouement que suscitait la certitude de passer une soirée mémorable, sûrement agrémentée de quelques écarts charnels que personne ne pouvait blâmer. Les hommes, vêtus de leur plus bel apparat, patientaient à chaque coin de rue, au pas d’une porte, un bouquet à la main venant parfaire leur style du gentleman aguerri. Dans quelques minutes une demoiselle sortirait de l’immeuble, la bouche en cœur, les joues rosies, feignant la surprise face à l’élégance si inhabituelle de leur compagnon qui, lui, ouvrirait de grands yeux émerveillés à la vue de sa dulcinée. Tableau irréprochable. Il y avait également ces célibataires, souvent décidés à changer la donne en tirant avantage de la profusion de phéromones susceptible de jouer en leur faveur. Il y avait fort à parier que le généreux Cupidon, du haut de son petit nuage et armé de son carquois de flèches aux pointes empoisonnées, parviendrait à atteindre ses cibles et à faire naître la flamme de la passion chez chac…
Stop.
« Enfer et Damnation. » C’était tout ce qu’inspirait cette fête au jeune écrivain qui, de lassitude, leva les yeux au ciel et retroussa ses narines de dégoût alors que des effluves sucrées et douceâtres se dégageaient de plusieurs foulards volant au vent. En temps normal, observer de jeunes amants roucouler sous les réverbères et se gober la bouche en toute impunité le débectait. Mais cette journée particulièrement avait de quoi nourrir cette aversion. Partout où il s’aventurait, Lyle rencontrait sur son chemin des couples désireux d’exposer au monde entier leur ardeur. Bien sûr, le jeune homme aurait pu s’épargner ce spectacle odieux en agissant comme tout célibataire qui se respecte en ce soir de Saint Valentin: en restant chez soi. Mais étrangement, errer dans les rues de Lima à cette heure le distrayait. Son carnet à la main, un stylo pendu à la poche avant de sa veste, Lyle était sorti de son manoir dans l’unique but d’alimenter son cynisme qui s’était grandement affaibli depuis son arrivée dans cette bourgade de l’Ohio. Quoi de mieux qu’une abondance d’amour pour illustrer les propos de David Hume, soit que « toute la philosophie conduit à remarquer l’aveuglement et la faiblesse de l’homme »?  Observer de pauvres gens se bécoter en imaginant être aux côtés de leur âme sœur était sûrement ce qu’il y avait de plus représentatif concernant la stupidité humaine. De quoi remplir plusieurs pages d’anecdotes qu’il se ferait ensuite une joie d’étudier afin de prouver une fois encore, grâce à des réflexions poussées qui ressurgiraient nécessairement de ses griffonnages, que les sentiments amoureux étaient le pire des maux. Après tout, quels bénéfices pouvait-on tirer de la privation volontaire d’une liberté – car il s’agissait bien de cela - que tout un peuple avait payée de leur chair et de leur sang des années auparavant? Quel manque de considération pour l’histoire de l’Amérique!

Lyle relevait la tête vers les guirlandes rosâtres qui reliaient les deux flans de route quand son attention fut happée par un bruit étrange venant de sa droite. Curieux, le jeune homme pivota et s’approcha à pas lents de la source. Là, au fond d’une ruelle, quelque chose bougeait. Deux choses plus exactement. Aussitôt, la bouche de l’auteur se tordit dans une grimace dégoûtée. « Oh bon sang! » Les deux adultes qui semblaient s’adonner à une activité qui d’ordinaire se passait dans des lieux plus clos relevèrent la tête dans un mouvement d’effroi. Sans détourner le regard de la scène, peu préoccupé par le respect de leur intimité – à laquelle ils ne devaient pas tenir, de toute évidence -, Lyle désigna les protagonistes en tendant une paume ouverte dans leur direction puis poursuivit d’un air affligé en s’adressant directement à eux. « Quitte à réaliser un fantasme, est-ce qu’au moins il n’aurait pas pu épargner la vision des passants? N’importe qui d’autre que moi aurait perdu deux dixièmes à chaque œil par votre faute. Un peu de respect pour la santé d’autrui tout de même. » Espérant que la honte qu’il avait engendré était aussi intense que l’incrédulité que reflétaient leurs traits, il poussa un long soupir avant de tourner les talons, secouant la tête tout en tirant de la poche intérieure à sa veste son inséparable carne. Il ouvrit alors la dernière page libre afin de noter une question concernant la pudeur que cette situation cocasse avait fait naître dans son esprit. Mais alors qu’il tentait de se concentrer pour ébaucher quelques réponses, une cacophonie insupportable vint troubler sa réflexion.

Contraint de freiner devant l’entrée d’un établissement public à cause d’une horde d’individus impatients, Lyle évita de justesse en pestant un homme bourru qui faillit lui faire lâcher son précieux cahier. Alors qu’il levait les yeux aux ciels pour la énième fois depuis le début de la journée, son regard se porta sur l’enseigne au-dessus de la porte d’entrée. Sur un écriteau était inscrit en lettres capitales BAR KARAOKÉ, tandis qu’un plus petit panneau ajouté spécialement pour l’occasion affichait une phrase on ne peut plus stéréotypée. Reportant son attention sur le groupe de jeunes gens, quelque chose interpella l’écrivain. Aucun n’était accompagné. Il ne s’agissait donc pas d’une soirée réservée aux amoureux transis. Les célibataires devaient être le public visé et en effet, une petite pancarte indiquait qu’il s’agissait d’un speed-dating. Lyle rangea distraitement son carnet dans sa veste, fixant avec insistance l’encadrement de la porte d’où coulait une lumière faiblarde. Oh non, il n’avait aucunement l’intention de trouver l’amour. Ses idées dépassaient largement le cadre de la fête. Les commissures de ses lèvres se relevèrent imperceptiblement alors qu’il jubilait intérieurement. Pas seulement parce qu’il venait de trouver l’occasion de se moquer d’une nouvelle forme d’idiotie humaine, mais surtout parce que c’était là une opportunité remarquable. En apportant sa contribution à ce jeu, il obtiendrait l’attention certaine de toutes les personnes ici présentes et amorcerait ainsi sa conquête de Lima. Sa solitude avait beau être stratégique depuis son arrivée dans la ville, celle-ci commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs. Il avait besoin d’être remarqué et reconnu. Lyle hésita encore un instant. Était-ce vraiment une bonne idée? Finalement la réponse se révéla comme évidente. Oui, naturellement, puisque c’était la sienne. Sans plus réfléchir, le jeune homme passa la porte du bar puis se retint de pouffer de rire.

Rouge. Tout était rouge. Des murs tapissés d’un voile rouge aux lampes qui diffusaient une lumière rouge. On aurait dit qu’il venait de se noyer dans un verre de jus de fraise. Tellement féminin. Les tables, agencées de manière à former un cercle, étaient déjà toutes occupées par le passage du premier tour. Cependant, Lyle ne semblait pas être le seul à être arrivé en retard – manie qui était devenu une religion chez lui. Un homme à peine plus jeune que lui restait près du comptoir, visiblement trop apeuré (ou lâche) pour se lancer dans l’aventure. Il s’apprêta à faire demi-tour à la dernière minute quand l’auteur le coupa dans son élan en appliquant fermement une paume contre l’avant de son épaule, l’empêchant d’avancer. « Hey l’ami, ne soit pas si inquiet, on dirait que tu vas avaler ta langue. Tu en auras sûrement besoin à la fin de la soirée si tu vois ce que je veux dire. » Le toisant de haut pour lui montrer ce qu’était la bravoure, il le gratifia d’un immense sourire qui dissimulait à peine ses pensées – soit qu’il le soupçonnait grandement de ne pas disposer d’organe mâle. Lui appliquant trois tapes dans le dos alors qu’il était parvenu à le faire se retourner, il ricana et s’adressa à la personne chargée des inscriptions une fois s’être appuyé nonchalamment sur le bar. « Ce monsieur et moi, il le pointa avec le pouce, voudrions participer, je vous prie. » Par chance, il semblait que certaines places n’aient pas encore été utilisées. Ainsi, quand la cloche sonna pour annoncer le prochain passage, Lyle pu se diriger à grands pas vers une table vide sans même attendre qu’on lui attribue un numéro. S’installant sur la chaise qui n’était pas occupée par un sac à main, il savoura son dernier instant de tranquillité en s’emparant d’un chocolat en forme de Cupidon qui se trouvait là. L’écrivain jeta un coup d’œil aux alentours. Sa propre décontraction dénotait avec celle de la plupart des participants bien que certains paraissaient prendre un réel plaisir à rencontrer de parfaits inconnus à la recherche d’un coup d’un soir. Pensaient-ils réellement possible de trouver leur âme sœur en cinq misérables minutes?

Avachi au fond de son siège, une jambe croisée par-dessus l’autre, Lyle attrapa un cœur miroitant de la même couleur que le reste de la pièce et l’analysa machinalement. Soudain, derrière le petit objet décoratif, une silhouette féminine apparut et les pupilles de l’auteur changèrent automatiquement de mise au point. Une jeune afro-américaine se plaça devant lui, un verre de vin blanc à la main, puis prit la parole sans plus attendre. Le jeune homme haussa les sourcils, tenant toujours le cœur entre l’index et le majeur. « Premièrement, on dit bonjour quand on est polie. » lança-t-il l’air de rien en révélant petit à petit sa parfaite dentition. D’un geste de la main, il encouragea la jeune femme à prononcer le mot magique. Ne laissant rien paraître de l’agacement qu’elle faisait déjà naître en lui, il décida de se jouer de la situation comme il l’aurait fait avec n’importe laquelle de ses anciennes conquêtes. Il rangea ses pieds sous sa chaise et fit basculer son corps en avant pour s’accouder et ainsi se rapprocher de la demoiselle. Plongeant son regard dans le sien, il émit un léger rictus en remarquant que les yeux de la jeune femme étaient dépourvus de lueur enthousiaste. Si celle-ci n’avait pas été traînée de force dans cet endroit, il ne s’appelait plus Dean-Ewers. « Deuxièmement, que ce soit clair entre nous : je ne tenterai rien pour faire de vous mon prochain repas. Ne vous vexez pas, il en sera de même pour toutes les femmes ici. » Il se perdit dans la contemplation du morceau de plastique qu’il tenait entre deux doigts. « Vous ne trouvez pas cette décoration ridicule? Honnêtement? » Puis il le laissa retomber pitoyablement sur la table. « Enfin passons. Troisièmement, je ne répondrai à votre question que lorsque vous vous serez calmée. Encore un peu et vous nous ferez une syncope, je ne voudrais pas être contraint d’appliquer mes lèvres sur les vôtres pour vous réanimer alors que vous ne semblez déjà pas très à l’aise. » Lyle joignit ses deux mains en prière contre son visage pour s’empêcher de rire. Peut-être qu’il en faisait trop, car le sourire faux de la jeune femme jadis affiché était définitivement retombé. L’écrivain se redressa alors, jugeant qu’il était temps de retrouver son sérieux, et passa sa langue sur ses lèvres pour les humecter. « Les qualités que je recherche chez une femme… » À l’exception d’une capacité de silence exceptionnelle. « … bonne question. Est-ce qu’être fertile est une qualité? Je doute. Peut-être pourriez-vous m’aider à lister les qualités d’une femme, parce que seul, j’avoue éprouver quelques difficultés. J’en élimine beaucoup trop. » Une cloche se mit à sonner, annonçant le passage au troisième tour. Lyle fronça les sourcils et laissa retomber mollement ses bras sur la table. « Oh mais non! On n’a pas encore eu le temps d’aborder le sujet sensible! » héla-t-il à l’intention de l’ensemble du bar. Il se retourna vers la jeune femme avant de se relever en réajustant son costume impeccable. Lui adressant un dernier clin d’œil, il sourit de plus bel « Au plaisir. »

S’éloignant pour trouver la table voisine où une autre jeune femme l’attendait, Lyle savoura la satisfaction de ce rendez-vous éclair. Maintenant qu’il s’était imprégné de l’ambiance globale – car cette première rencontre était pour lui seulement assimilable à un apéritif -, il allait pouvoir construire plus précisément sa tactique. Sans pour autant cesser de s’amuser de la sorte, car il éprouvait un malin plaisir à perturber ses camarades de jeu. Le jeune homme prit alors place devant sa nouvelle victime en la saluant comme il se devait. Apparemment, le moment était venu pour lui de poser sa propre question. S’installant confortablement au fond de la chaise, Lyle passa une main dans ses cheveux parfaitement peignés le temps de trouver ce qu’il allait bien pouvoir demander. Le concept était assez idiot quand il y pensait. Discuter pendant cinq minutes de tout et de rien aiderait probablement mieux à connaître la personne en face de soi que poser une unique question limitant la personnalité de l’individu concerné. Enfin. « Plutôt classique ou acrobatique? » L’auteur fit mine d’être sérieux avant d’offrir son sourire à la jeune femme. « Je plaisante. » précisa-t-il au cas où elle le prendrait pour un goujat sans pareil. Finalement, sa science se rappela à lui, moyen de découvrir si discuter de ses écrits valait réellement la peine avec elle. « Alors, pensez-vous qu’il faut lutter contre ses désirs? » Question de philosophie de niveau senior au lycée.

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Dernière édition par Lyle Dean-Ewers le Dim 30 Mar - 22:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 04. Speed Dating   Dim 16 Mar - 12:39

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MessageSujet: Re: 04. Speed Dating   Jeu 20 Mar - 23:56

Son pardessus claquant au vent, dévoilant ses cuisses moulées dans une jupe en cuir noire et des collants ton sur ton irisé, Norah rejoint d'un bond le trottoir sur lequel Ashandra l'attendait.
Elle embrassa son amie sur la joue et dénoua son foulard d'une seule main, attrapant de l'autre le bras de Shandy en ignorant ses protestations.
La jeune femme avait du user de tout son talent de persuasion pour éveiller la curiosité de sa collègue et la convaincre de l'accompagner à cette soirée organisée à l'occasion de la Saint Valentin.
Une fois parvenues à l'intérieur, Norah se retourna vers Ashandra et se retint avec difficulté d'éclater de rire. A voir le visage décomposé de son amie, on aurait presque cru qu'elle la menait tout droit à l'abattoir.
Elle enleva son manteau qu'elle tendit à la personne en charge des vestiaires et posa ses poings sur ses hanches.

-Ne me dis pas que tu regrettes déjà d'être venue ? S'il n'y avait que des hommes cinquantenaires et bedonnants, je comprendrais tes réticences, mais regarde autour de nous...

Certes, il y avait quelques visages connus, comme la jolie rousse qui avait rejoint les Second Chances peu de temps avant elle, et aussi la pire surveillante que la terre aie jamais porté, mais la plupart des participants étaient de purs  inconnus pour Norah, et elle ne doutait pas qu'il en était de même pour  Shandy. Le décor était rouge et écœurant à souhait, et elle avait déjà repéré son vin rouge préféré sur le comptoir derrière le bar.
La jeune femme n'était pas venue là pour trouver l'amour.
Lorsqu'elle avait découvert l'annonce de la soirée dans le journal local entre deux heures de cours à McKinley, elle avait d'abord pensé que c'était la perspective d'une soirée amusante, et c'était pour cela qu'elle avait tenu à être accompagnée par son amie, afin qu'elles puissent rire à deux des efforts pitoyables déployés par certains hommes pour les séduire et des situations cocasses dans lesquelles elles allaient se retrouver.
Puis elle avait fini par s'avouer que ce serait peut-être l'occasion de faire des rencontres.
Si la vie amoureuse de Norah n'était pas palpitante, sa vie intime était d'habitude plutôt... Mouvementée. Elle ne disait pas facilement ses sentiments, mais ne voyait aucun problème à exprimer à un homme qu'il lui plaisait et qu'elle avait envie de lui, même juste pour la nuit. Cela faisait partie de son hygiène de vie et même si elle n'en abusait pas, elle aimait savoir qu'il lui suffisait d'un coup de téléphone pour obtenir ce qu'elle voulait, et la chrétienne en elle n'y voyait aucun inconvénient. Elle avait bien cru que c'est ce qui passerait avec Keegan, mais le jeune homme était heureux en ménage et ils s'étaient contentés de développer une relation fusionnelle certes, mais platoniquement amicale. Et si elle ne repartait pas du bar karaoké accompagnée, ce qui semblait de toute façon improbable avec la présence d'une Ashandra pétrifiée à ses côtés, elle espérait si ce n'était un coup de coeur, au moins la sensation de vibrer pour quelque chose ou quelqu'un.

-Tout va bien se passer Ashandra, assura-t-elle en frottant les bras de son amie, comme pour la réchauffer.
Mais avant qu'elle puisse en dire plus, l'équipe organisatrice avait déjà pris le relais et Norah se retrouvait assise à une table de son amie, séparée par un arbuste en pot enrubanné de coeurs roses. Elle avait tout de même eu le temps de commander non pas un verre, mais une bouteille entière de vin, accompagnée de deux verres vides. Après tout, elle était là pour partager ses goûts et son intimité non ?

Les deux premiers tours passèrent en un clin d’œil. L'un fut un échec cuisant, chacun des participants réagissant de manière artificielle et stressée, Norah pouvait le voir aux visages tendus des hommes et aux poses sur la défensive de la gente féminine et elle-même devait reconnaître qu'elle n'était pas toute à fait à son aise.
Le deuxième tour marqua le début des hostilités et l'ambiance du bar karaoké commença à changer. Parfaitement à l'aise, la jeune femme répondit à la question de l'homme nerveux, ennuyeux, mais gentil, qu'elle avait en face d'elle. Elle entendit le son de la cloche avec soulagement mais adressa tout de même un signe amical à son interlocuteur pour lui dire au revoir.
La professeure chercha Ashandra du regard et aperçut son amie, aussi pâle qu'à son arrivée, qui semblait perdue entre un verre de vin blanc et un candidat à l'air suffisant... Qui avait d'ailleurs tout l'air de se diriger vers sa table. Elle se versa elle aussi à boire et plongea ses lèvres dans le liquide rubis avant de l'accueillir en lui désignant la chaise libre avec un sourire charmeur.

La jeune femme était habituée à être jugée autant sur son physique par les clients du cabaret que sur son intelligence par ses professeurs de fac. C'était donc une soirée idéale pour elle, qui lui permettrait de jouer sur les deux tableaux. Elle n'abusait jamais de sa plastique avantageuse, mais savait l'utiliser à bon escient, tout comme il lui était facile de placer le bon trait d'humour au bon moment.
Manifestement, l'homme assis en face d'elle ne doutait pas non plus de lui.

-Danse classique dans ma jeunesse, acrobatique à l'adolescence... Quant au reste, je fais généralement les deux, commenta-t-elle en attrapant son menton et sans cesser de sourire. Il tentait visiblement de la déstabiliser mais ne savait pas encore à qui il avait à faire.
La deuxième -et vraie- question sonna comme un sujet d'examen mais fit remonter son interlocuteur dans l'estime de Norah. Si elle n'avait pas pour habitude de céder à ses désirs, elle ne serait sans doute pas là ce soir... Ou fallait-il parler d'instinct ?

-Hum... N'était-ce pas Épictète qui disait que ce n’est pas par la satisfaction des désirs que s’obtient la liberté, mais par la destruction du désir ? Je comprends donc qu'il faut en tout cas les prendre en considération... A chacun ensuite de les appréhender comme il le peut ou veut ?!

Elle se surprit à frémir d'excitation -ou était-ce de déception d'abandonner son philosophe en herbe- au son devenu familier de la cloche et accueillit sans plus de transition le nouveau célibataire en poussant le deuxième verre de vin vers lui et en posant sa question :

-Qu'est ce que vous ne pourriez jamais pardonner ?

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MessageSujet: Re: 04. Speed Dating   Jeu 20 Mar - 23:56

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MessageSujet: Re: 04. Speed Dating   Sam 22 Mar - 4:45

“Voilà, m’sieur !” indiqua Jonas Hamid en arrêtant son taxi avec souplesse sur la chaussée. Il coula une œillade vers son rétroviseur, par habitude, et fût surpris de constater que son client ne semblait pas plus disposé à quitter le véhicule qu’il ne l’était à se mouvoir tout court. Au contraire, il parut s’enfoncer davantage dans le cuir confortable de sa banquette arrière, les traits indéchiffrables. Pendant quelques secondes, le compteur tarifaire continua à tourner dans un silence imposant. Jonas se demanda un court instant s’il ne ferait pas mieux de l’interrompre. Il souleva son béret, passa une main indécise sur son crâne rasé de près, divisé entre impatience, attention et perplexité. Il devinait que son client provenait d’un milieu aisé. Ces gens-là avaient dans leur maintien quelque chose qui les trahissait avant même qu’il n’ait ouvert la bouche. Et monsieur s’était montré bien plus bavard sur le chemin qui séparait Columbus de Lima, qu’il ne l’était désormais. Jonas le détailla attentivement, soucieux de déceler un indice dans l’apparence de Tate Bartowski, qui traduirait le silence dans lequel celui-ci semblait s’être enfermé. Sous une veste de laine claire, il s'était couvert d'un t-shirt blanc à manches longues on ne peut plus ordinaire. Il portait un jean sombre, une montre modeste à son poignet gauche. Toutefois, rien ne semblait capable d’étouffer cette aura charismatique qu’il trimballait avec lui aussi invariablement que sa canne. Jonas se demanda ce qui pouvait bien retenir un homme comme celui-ci dans son taxi. “Quelque chose ne va pas ?” hasarda-t-il en se retournant sur son siège, autant que le lui permettait sa ceinture de sécurité.
“Non, rien. C’est juste que je n’avais pas très très envie de venir” confessa Tate sans marquer la moindre hésitation. Il n’éprouvait aucun mal aise à l’idée de s’ouvrir aussi directement à une personne qu’il était on ne peut plus certain de ne pas recroiser de sitôt. Il se pencha légèrement vers la fenêtre pour sonder la rue avant de pousser un soupir. “Pourquoi vous êtes là alors ?” Tate sourit. Depuis ses années new-yorkaises, il avait appris à tenir les chauffeurs de taxi en réelle affection. De bonne compagnie, ils étaient aussi plus abordables et bien moins irritants que la plupart des thérapeutes. “Je suis célibataire. Apparemment, et je cite, ‘Il faut y remédier’ ” répondit-il en hochant la tête avec une touche d’exaspération. C’était ridicule. Il n’avait pas besoin de rendez-vous, et encore moins de femmes dans sa vie. Il avait toutefois accepté d’offrir cette petite victoire à Wyatt, de manière à apaiser ce besoin de plus en plus récurrent de jouer les entremetteurs à défaut de réussir à corriger ses propres problèmes de couple. Poor thing. S’il était relativement impuissant dans l’affaire qui séparait Wyatt de sa dulcinée, Tate pouvait au moins se plier à ceci, s’il réussissait à lui faire plaisir au moins un temps.  “Speed-dating uh. Essayez de ne pas les traumatiser” Tate inclina la tête en souriant davantage, avant de glisser une main vers la poche intérieure de sa veste pour en tirer quatre billets de 50 dollars : “Je ne promets rien. Garde la monnaie”

La première femme s’appelait Diane Bowden. Elle portait ses cheveux bruns regroupés dans une queue-de-cheval haute, battait des paupières toutes les quinze secondes et s’exprimait d’une voix si forte qu’elle s’attira à deux reprises le regard incommodé de leurs voisins de table. Elle lui raconta combien elle était satisfaite de son appartement dans le centre-ville, que ses voisins étaient tous charmants et qu’elle comptait postuler aux fonctions de chef résident à l’hôpital dès que la saison des remplacements se présenterait. Il vit une étincelle d’intérêt éclairé ses pupilles d’un vert émeraude lorsqu’il l’informa de sa profession, et fût soulagé d’entendre la sonnerie annonçant la rotation des binômes retentir : il sentait que Diane était une femme qui n’aimait pas perdre son temps. Sans doute avait-elle déjà planifié son itinéraire sentimental à la minute près. S’attarder aurait été dangereux.

Inconsciemment, Tate tira les manches de sa veste au-dessus de ses poignets, dissimulant inconfortablement ses cicatrices. Il songea à Saoirse, et ses pensées se voilèrent malgré lui. Il ne s’était pas attendu à ce que cette soirée se présente comme la gâchette d’une arme pointée sur sa poitrine. Lorsqu’il atteignit la troisième table de son parcours, son cœur lui était tombé dans l’estomac. Il prêta très peu d’attention à son troisième rencard, se contenant de hocher la tête par intermittence. Elle sembla s’en rendre compte car elle cessa rapidement de discourir. Tant mieux, il peinait à se concentrer lorsqu’elle accompagnait ses paroles de larges gestes désordonnés. Sans parler de l’écart incroyable qui existait entre ses deux dents de devant. Son regard vairon s’égara en direction de la sortie. Il n’avait plus envie d’être là, non. Quelle perte de temps.

Son humeur était remontée de quelques échelons lorsqu’il s’était assis devant un premier visage familier. Depuis qu’il avait refusé de s’occuper du dossier criminel de ses frères, ses rapports avec Norah étaient loin de se trouver au beau fixe. Ceci dit, il était au moins assuré de ne pas l’entendre se plaindre de la gent masculine, ou de débattre avec elle du rôle de l’homme et de la femme dans une relation de couple. “Vous êtes toute en beauté ce soir” lança-t-il d’un ton si enjoué qu’il en devenait difficile de déterminer s’il s’agissait là d’une offense voilée ou d’un compliment sincère. Il lui souffla un remerciement poli en s’emparant du verre qu’elle avait poussé dans sa direction. “Eh bien vous ne perdez pas de temps ! Tout de suite les questions qui fâchent" commenta-t-il; il prit le temps d’apprécier le goût du vin contre son palais et de réfléchir sérieusement à sa question avant d’y répondre : “Attention, je vais être très cliché et répondre la trahison. Sous n’importe quelle forme” déclara-t-il après un court silence. Il rejeta les épaules contre le dossier de sa chaise. Encore une fois, Saoirse était très présente dans ses pensées. Bien plus qu’il ne l’y avait autorisée au cours des derniers mois, c’est certain. Lorsqu’il avait été victime de son accident de voiture, elle avait sauvé la vie en choisissant une opération à faibles risques; il n’avait jamais été capable de lui pardonner le handicap avec lequel il vivait depuis. La vérité, c’est qu’il s’était senti profondément trahi d’une manière indéfinissable.  Qu’il aurait préféré qu’elle prenne le risque de le perdre plutôt que de l’exposer à l’état dévalorisant, humiliant, dans lequel il se trouvait aujourd’hui, avec une jambe folle. Il avait mis un terme à leur mariage. Et peut-être l’avait-il regretté à un moment donné, mais il avait bien trop de fierté pour l’admettre ouvertement.

La cloche sonna de nouveau; il salua Norah d’un bref hochement de tête avant de se lever, claudiquer vers sa prochaine chaise. Tournant le dos à sa prochaine partenaire, il roula des épaules pour se défaire de sa veste. La chaleur devenait étouffante dans le Piano-Bar. “Bonsoir ! Alors, dîtes-moi ... Vous êtes perdue sur une île déserte, qu'est-ce que vous emmenez avec vous ?” Il se composa une moue très sérieuse, comme si le sujet avait été ca-pi-tal.

   
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MessageSujet: Re: 04. Speed Dating   Sam 22 Mar - 4:45

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MessageSujet: Re: 04. Speed Dating   Dim 23 Mar - 15:30

C’est d’un pas bondissant que Brittany entra dans le bar karaoké. Elle donna son nom à l’accueil avec un grand sourire, nullement gagnée par l’anxiété apparente des participants l’entourant. Elle s’était inscrite de son propre gré et sans tergiverser. Pour une fois qu’il se passait quelque chose d’intéressant et d’innovant à Lima, elle n’allait pas rechigner, surtout pas quand cela lui éviterait de passer la Saint Valentin avec sa petite sœur et un pot de glace à se remémorer les 14 février passés en compagnie de feu son époux. Certes, la soirée aurait été bien plus drôle encore si elle avait réussi à convaincre Quinn ou Santana de se joindre à elle, malheureusement toutes deux avaient d’autres obligations.

En revanche… Son sourire s’agrandit encore un peu plus, lorsqu’elle aperçut deux têtes connues proches l’une de l’autre. Elle retira gracieusement son manteau cintré, ignorant les regards qu’elle attira en dévoilant le bustier rose à pois blancs qu’elle portait dessous, et rejoignit Lexie et Madeleine. « Bonsoir ! » claironna-t-elle en les saluant d’une étreinte, l’une après l’autre. « Je suis contente de vous voir ici, c’est toujours bien plus drôle à plusieurs ! » Elle leur parla quelques instants avant qu’on ne leur demande d’aller s’asseoir, lançant alors à ses deux compagnes d’aventure : « Rendez-vous au bar, après ? » Car si elle ne rencontrait personne d’intéressant ce soir-là, elle comptait au moins passer un bon moment à cancaner et s’amuser du sujet ! Et avec les deux spécimens les plus excentriques de la Pension Preston sous la main, il ne pourrait en être autrement.

Elle rejoignit donc sa table tranquillement, déposant son manteau sur le dossier de sa chaise, et s’installa confortablement. Entre les cas particulièrement ennuyeux et ceux plutôt repoussants, le confort s’avéra ne pas être du luxe. Avec son héritage marital et sa philosophie personnelle, Brittany ne se souciait nullement des considérations matérielles revenant le plus souvent lors de ces entrevues : elle n’avait strictement que faire de la carrière d’un homme, fut-il avocat, médecin, professeur ou garagiste, et elle se lassa rapidement de ce sujet de conversation.  

Ainsi, lorsqu’un nouveau venu aborda un sujet totalement différent, un peu absurde et frivole à la fois, cela lui fit l’effet d’une bouffée d’air frais. Elle adressa un sourire extra large à Tate (si elle lisait correctement son badge) en répondant d’un « Bonsoir » enthousiaste. Qu’il soit attirant était la cerise sur le gâteau : la chemise qu’il venait de dévoiler en retirant sa veste mettait bien en valeur ses larges épaules et ses biceps. Brittany et ses épaules nues (habituée aux soirées en clubs, elle avait prévu l’augmentation progressive de la température) en frémirent presque de bonheur. Elle pourrait au moins assurer à Whitney combien elle avait eu tort en affirmant qu’elle ne croiserait que des individus grisonnants et bedonnants à cette soirée. Bon, elle avait bien remarqué sa démarche étrange lorsqu’il était passé d’une table à l’autre, comme une espèce de boitement, mais elle s’était déjà tordue la cheville, après tout, elle n’allait pas faire de commentaire là-dessus.

« Mmh, » fit-elle pour se donner contenance en réalisant qu’elle en avait presque oublié la question. «  De l’eau ! Oui, de l’eau potable. Cela m’évitera de mourir de soif – ça ne semble pas être très agréable et rapide comme fin, après tout, vous voyez. Et, faute de crème solaire, c’est bon pour la peau. D’ailleurs, je vous sers ? » Elle indiqua la bouteille d‘eau minérale qui se trouvait par défaut sur toutes les tables (Brittany n’avait pas encore eu la volonté de commander autre chose, mais si on lui parlait encore une fois de perspectives de carrière, ça n’allait pas tarder). « Les chocolats ne sont pas mauvais non plus. Je les ai testés lorsqu’un comptable a commencé à me parler des taxes sur mon école de danse. Cela donne une bonne excuse pour se taire et c’est bon pour le moral. » Ce qui n’allait pas être de trop pour son interlocuteur. Il fronçait les sourcils, cela allait finir par lui donner des rides, le pauvre.

Elle lui fit un signe de la main et lui souhaita une bonne soirée lorsque la cloche raisonna de nouveau. De bien meilleure humeur, elle prit les devants lorsque l’homme suivant – mignon, autour de la trentaine, candidat intéressant – s’installa : « Bonsoir ! J’espère que vous passez un bon moment. Dites-moi, pégase ou licorne ? » Le menton au creux de la main, elle lui adressa un sourire mutin et curieux. Tate lui avait fait changer d’avis sur les questions à poser : si elle voulait s’amuser, autant être franche sans se prendre au sérieux.


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MessageSujet: Re: 04. Speed Dating   Dim 23 Mar - 15:30

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MessageSujet: Re: 04. Speed Dating   Mar 25 Mar - 0:55

I am Peter.

Voilà ce que proclamait son t-shirt. C'était un cadeau de ses amis de la faculté de médecine de l'Indiana, ils avaient offert le vêtement, se disant que ce serait tout simplement parfait pour vaincre sa timidité et pouvoir "aborder n'importe quelle fille sans aucun problème." Les propos de ses amis pas les siens... Là encore, pas des gens qui connaissaient véritablement Peter, hmm peut être que le mot amis était trop fort... Peu importe, ce n'était définitivement pas le bon moment pour se replonger dans son passé universitaire... Bref. Pourquoi ce t-shirt? Pourquoi ce soir? Probablement parce qu'il était sur le point de faire la chose la plus non-Peter du siècle et la liste des dites choses comprenaient également petit un: rejoindre une chorale et petite deux: boire de la téquila. Et aussi se produire en public. La fameuse scène était là, juste là, à seulement quelques mètres de Peter mais le médecin avait choisi de se réfugier contre le comptoir ce soir, pas certain que ses jambes puissent le soutenir dans un moment pareil. Et il n'avait même pas le visage d'Andrew derrière le bar pour le réconforter ou même pour représenter une distraction à lui tout seul avec son noeud papillon toujours en place. (Et non, Peter n'avait jamais remarqué qu'il était gay... À croire qu'il avait fait de son mieux pour ignorer le panneau "GAY" qui trônait sur les mèches brunes parfaitement entretenue du serveur. Naïveté? Certainement.) En somme, ce soir le neurologue était plus que jamais... seul. Et c'était seul qu'il s'était mis... dans ce beau pétrin dira t-on. Qu'est-ce qui lui avait pris franchement? Est-ce que c'était la crise de la trentaine, si une telle chose existait d'ailleurs, qui frappait avec quelques mois d'avance? Le médecin n'avait jamais eu aucun problème avec son célibat, mais les habitants de cette ville semblaient prendre la Saint Valentin très au sérieux et le médecin s'était retrouvé assailli par des coeurs et des couples qui se tenaient la main et qui n'hésitaient à le bousculer lui, le père célibataire. What is wrong with world? S'était alors demandé Peter avant de rapidement se rendre compte que peut être que le monde continuait tout simplement de tourner... Sans lui. Il était peut être grand temps qu'il se réveille, il avait bientôt trente ans, il avait déjà une petite fille et l'appartement et le job de rêve. Peut être que quelque chose manquait au tableau. Car après tout, il n'avait pas de bague aux doigts et que pas une mais deux infirmières lui avait demandé s'il avait des plans pour ce soir.

Hmm... Son plan initial était de passer la soirée avec Summer à faire griller des marshmallow et à regarder West Side Story pour la énième fois. Et non, ce n'était pas pathétique... c'était juste sa vie. Qu'il ne vivait pas soit dit en passant. Alors oui, dans un élan de folie il avait demandé à sa fille si cela ne la dérangeait pas de passer la soirée avec une baby sitter plutôt qu'avec lui. Et très sincèrement, il s'était attendu à ce que Summer se mette en colère ou quelque chose comme ça, mais elle lui avait tout simplement haussé les épaules en lui disant de bien s'amuser. "Tu vas faire quelque chose avec Andrew, c'est ça?" lui avait-elle demandé et ignoble père qu'il était il avait hoché la tête. Mais que pouvait-il lui dire? Non chérie ce soir Andrew va passer la soirée avec son charmant petit ami et Papa va aller dans un bar pour parler à d'autres femmes qui sont célibataires et espérer rencontrer l'âme soeur. ... Non, mais rien que cette pensée lui soulevait le coeur, ce n'était tout simplement pas lui, tout ça... Ce bar, cette soirée. Bon certes, il n'avait pas eu beaucoup de petites amies dans sa vie, bon deux... bon d'accord... une, mais au moins il avait fait les choses en grand, et oui, Peter Grayson était un romantique refoulé. Mettez ça sur le compte de son amour des comédies musicales et de beaucoup trop de temps passé enfermé à l'intérieur à cause des études de médecine. Mais que dire? Ça ne lui paraissait pas si cliché que cela d'offrir des roses à la femme qui faisait chavirer son coeur ou même de se tenir à la fenêtre de cette dernière sous la pluie juste pour pouvoir l'inviter à dîner et partir... en chanson évidemment.
...
Hmm... Maybe, that's the reason why you're single.
Ugh.

Si en plus sa conscience avait une voix qui ressemblait étrangement à celle de sa fille, c'était qu'il était tombé bien bas. Remontant ses lunettes sur son visage, preuve flagrante qu'il n'allait même pas essayé (il n'avait même fait l'effort de mettre ses lentilles, c'était un signe), Peter s'apprêtait à quitter le bar le plus discrètement du monde quand une main se posa sur son épaule.. "Hey l’ami, ne soit pas si inquiet, on dirait que tu vas avaler ta langue. Tu en auras sûrement besoin à la fin de la soirée si tu vois ce que je veux dire. "
Hein? Quoi? Non... Non.
Est-ce que Peter venait de se faire aborder par un parfait inconnu qui en plus tentait de lui inculquer une leçon de courage? ... La réponse était oui. Bien sûr que oui. Évidemment que ça allait lui arriver, ce soir en plus, il ne put que contempler, les yeux ronds, le brun l'entraîner vers l'endroit des inscriptions, scellant le sort de ce cher Pete pour toute la soirée. Une partie rationnelle de son cerveau lui dit, non plutôt, lui hurla de faire quelque chose mais sa voix semblait l'avoir quitté pour toujours et sans qu'il puisse faire ou dire quoi que ce soit, il se retrouva assise d'une parfaite inconnue, mortifiée au possible.  ... Et on lui avait dit que les choses seraient mieux après l'université. L.I.E.S.  La première "rencontre" fut un fiasco total, la femme en face de lui passa cinq bonnes minutes à lui parler de son chat et Peter était beaucoup trop occupé à se tenir bien droit sur sa chaise pour dire quoi que ce soit. Lorsque la cloche retentit, il se leva brusquement, faisant tomber sa chaise au passage. Il murmura un bref désolé avant de se rendre vers sa... oui, sa gauche. Pas de doute, se dit le médecin en s'installant devant une jeune blonde, la soirée allait être dés plus difficile.  

« Bonsoir ! J’espère que vous passez un bon moment. Dites-moi, pégase ou licorne ? » Et la question, innocente au possible, arracha un rire nerveux à Peter, qui osa enfin respirer. Peu importe si c'était une blague ou pas, cela avait au moins réussit à le détendre et il se passa une main dans les cheveux, à la recherche de la réponse parfaite. "Ouh... Une question difficile. Je veux dire Pégase, c'est quand même le cheval d'Hercules, le compagnon d'un héro tout ça... Et puis Hercules était quand même un bon disney, la scène où Pégase apparaît pour la première fois c'était juste trop mignon... n'est-ce pas? Et puis les licornes... Qui suis-je pour oser dire non aux licornes, ma fille n'y croit pas mais elle dû genre sceptique, un comble quand on sait qu'elle n'a que huit ans." Peut être qu'un miracle s'était produit et que Peter venait de retrouver sa voix. Ou peut être qu'il parlait un peu trop, mais au final, c'était tant mieux car il finit par sortir son téléphone portable de sa poche, un franc sourire aux lèvres.  "Vous voulez voir une photo d'elle?" Et en l'espace de cinq minutes, Peter venait de devenir ce cliché parental typique qui ne pouvait pas s'empêcher de montrer des photos de son cher bambin à tout le monde. Sauf que Summer avait passé l'âge, mais tant pis, le but de tout ça, c'était qu'il soit lui-même et cela impliquait de parler de Summer... Environ 80% du temps. Sauf que cette fois-ci il fut interrompu par la fameuse cloche, et cette fois-ci, il se leva sans renverser sa chaise et sans avoir l'impression de porter le monde sur ses épaules. "Et je n'ai pas vraiment répondu à votre question, mais sachez que c'était la meilleure de la soirée et que vous avez d'excellent goût." lança t-il à la jolie blonde avant d'aller à sa gauche.  Il s'installa à la prochaine table en face d'une rousse cette fois-ci et il fit de son mieux pour lui offrir un sourire poli. "Bonsoir... Bon je dois vous poser une question... Hmmmm... Si on vous disait que vous êtes condamnée à regarder un seul film pour le reste de votre existence... Lequel choisiriez vous... Et pourquoi?"

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MessageSujet: Re: 04. Speed Dating   Mar 25 Mar - 0:55

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MessageSujet: Re: 04. Speed Dating   Jeu 27 Mar - 12:34

Avec une minutie qui ne lui était pas familière, Lexie s'empara fermement de son eye-liner liquide et se lança dans un fin tracé au ras des cils de son oeil gauche. Retenant son souffle, elle priait intérieurement pour que les dieux de la symétrie soient de son côté, sinon, elle était bonne pour recommencer. Mais l'expérience payait et elle se retrouva donc avec de jolis yeux de chat et une bouche teintée de rouge. Parfait. La rouquine brossa rapidement sa tignasse, qu'elle laissa lâche sur ses épaules par ailleurs. Point trop n'en faut. Ses cheveux se suffisaient à eux-mêmes de toute façon. Elle ajusta sa jupe en daim, remonta son soutien-gorge avec toute la classe dont elle était capable au vu des circonstances et lança un dernier regard à son miroir en pieds. Elle avait opté pour un camaïeu de bruns, qui se mariait bien avec sa chevelure flamboyante et faisait presque oublier la longueur quelque peu indécente de sa jupette. Elle portait des collants et serait assise les trois-quart du temps de toute façon. Et ce n'était pas comme si ce genre de choses gênait beaucoup Lexie Preston. Cette dernière jeta un oeil à sa montre, qui lui indiqua qu'elle était en retard sur l'horaire prévu. Mais comme elle avait fait croire à Madeleine que la soirée avait lieu à 19h30, elles devraient s'en tirer à bon compte. Fin prête, la jeune femme s'empara de sa pochette dorée et alla tambouriner à la porte de sa voisine de palier, tout en enfilant ses boucles d'oreilles « Bouge toi le derrière Wild ! » Sans plus de cérémonie, elle se rendit au rez-de-chaussée, où un Joachim dépareillé les attendait, la mine blasée. La galeriste fronça les sourcils d'un air suspicieux et jaugea son meilleur ami une nouvelle fois, étonnée de ce manque de prestance. « Tu ne devais pas voir Sarah? Je doute qu'elle apprécie le look rockeur pas douché à sa juste valeur hein. » L'intéressé grimaça, marmonna quelque chose d'incompréhensible dans sa barbe de trois jours et haussa vaguement les épaules. Bien, elle n'en saurait pas plus. « Tu nous emmènes toujours? » Il hocha la tête et précisa avec plus d'aplomb qu'elles avaient d'ailleurs intérêt à se dépêcher, qu'il n'était pas un chauffeur de taxi, qu'il n'avait pas que ça à faire et que Pete l'attendait au pub. Lexie haussa un sourcil curieux, se demandant l'espace d'un instant si sa mère avait finalement eu raison sur toute la ligne au sujet de la sexualité de Joachim. Mais sa réflexion fut interrompue par l'arrivée, pour le moins triomphale, de sa colocataire et la joyeuse bande se mit finalement en route pour le centre-ville.

Après avoir convenu d'un accord musclé avec JJ pour qu'ils les récupèrent sur les coups d'une heure, sauf contre-indications express par texto, la blonde et la rousse finirent par arriver devant le bar-karaoké, transformé pour l'occasion en chambre rouge des plaisirs. La londonienne gloussa légèrement et fit remarquer à son amie le côté très Amsterdam de la chose, du moins vu de l'extérieur. Les petits coeurs et les sourires forcés une fois le seuil franchi ne trompaient personne. La St Valentin. La galeriste souffrait bien assez de la dimension ultra commerciale de la fête de l'amour au travail, mais elle n'avait pourtant pas hésité une seconde à s'embarquer dans cette soirée speed-dating avec Madeleine. Après tout, c'était l'occasion de rire, de se détendre et, pourquoi pas, de prendre du bon temps. Lex n'y croyait pas tellement mais après tout, on avait vu plus improbable comme rencontre. Elle tendit donc son manteau à la pimpante employée et la laissa coller une petite étiquette nominative sur son top. Alors qu'elle se commandait un Sex on the Beach pour se mettre un peu dans l'ambiance, une voix familière résonna et les deux colocataires se retrouvèrent dans les bras enjoués de Brittany. La rouquine rendit son étreinte à son ancienne camarade Cheerio avec bonne humeur et lui lança un clin d'oeil quand elle leur proposa un débriefing au bar plus tard. « Avec joie ! Enfin, si tu n'a pas été embarquée par le Prince Charmant d'ici là ! » Elle eut un rire sonore, qui lui valut un regard de pure terreur de la part du barman, ce qui bien sûr ne fit qu'aggraver son hilarité. Elle récupéra finalement son cocktail et alla s'installer, prête à voir défiler ces charmants messieurs.

Le principe du speed-dating était pour le moins particulier, comme si en cinq minutes chrono on pouvait décider si oui ou non l'on appréciait un autre individu. Ceci étant, Lexie était du genre à sympathiser très vite, surtout dans un contexte où alcool et lumières flatteuses abondaient. Toutefois, le premier des candidats ne lui fit pas une impression des plus favorables. Il était beau garçon, ça ne faisait aucun doute. Il était même ridiculement joli et surtout, le savait pertinemment. L'énergumène lui parlait de ses exploits de lacrosse et sa petite entreprise foisonnante, appréciant apparemment plus le son de sa propre voix qu'autre chose. La britannique afficha pourtant un air d'ennui des plus ostentatoires, mais le message ne passait pas. Fort heureusement, la cloche sonna et un monsieur d'une bonne quarantaine d'années s'installa face à elle. Il était poli, charmant, courtois, s'intéressait à ce qu'elle avait à dire et riait de ses mauvaises blagues. Il aurait pu être parfait, s'il n'avait pas été d'un ennui mortel. On ne pouvait pas en demander trop à un banquier. Le temps n'était pourtant pas si long et malgré les petites imperfections, voire les comportements purement rédhibitoires et repoussants de certains, la jeune femme s'amusait bien. Elle aimait interagir avec les gens, les observer, papoter de tout et de rien. Autant dire que c'était la soirée idéale pour elle. Son cocktail avait déjà été vidé d'un bon quart quand un charmant garçon, qui lui semblait avoir la petite trentaine, s'assit devant elle. Il avait apparemment prévu son coup et n'avait nul besoin de petit badge, son T-shirt affichant en larges lettres son prénom. A moins que ça ne soit une blague absurde et qu'il ne s'appelle en vérité Paul. Toujours est-il qu'il n'était pas désagréable à regarder et posa une question plutôt sympathique, non sans un brin de timidité des plus adorables.

La rouquine lui fit donc un large sourire, enthousiaste à l'idée qu'on ne lui demande pas ce qu'elle faisait dans la vie, si elle croyait en l'amour ou à quand remontait sa dernière relation sexuelle. Oui, un espèce de frat boy égaré lui avait vraiment posé la question. Le monde était plein de goujats. Mais aussi de gens décents avec de bonnes questions. « Déjà, enchantée Peter, moi c'est Lexie ! » Elle désigna son étiquette - donc son sein droit - par automatisme, avant de reprendre le fil de la conversation « Et hum, c'est une excellente question ça... Ca demande réflexion, mais c'est une excellente question. » Pour alimenter la dite réflexion, la londonienne prit quelques gorgées de sa boisson et mordilla sa paille d'un air pensif, non sans exprimer le fil de ses pensées pour le plus grand plaisir de son interlocuteur « Instinctivement, j'aurais dit un Disney tu vois, genre Peter Pan, c'est mon préféré. Mais bon, pour touuuute la vie, je pense que ça finirait par me lasse, en plus Wendy est niaise et elle me sortirait par les trous de nez à force. Donc je dirais comédie, parce que bon quitte à me farcir le même film ad vitam eternam, autant rigoler. Du coup, faut que ce soit un film culte quoi, vraiment drôle, type Sacré Graal. Mais, si je dois le regarder avec quelqu'un, ça va être problématique parce que bon, les Monty Python c'est pas super universel comme humour. Mean Girls? C'est du film générationnel ça. Mais faudrait de la musique quand même, mais bon pas une vraie comédie musicale, ça serait lassant... » Elle ne prenait bien sûr pas en considération le fait qu'elle gâchait leur cinq minutes avec son monologue ou que ce qu'elle déblatérait n'avait rien d'intéressant. Il avait posé une question précise, il fallait donc qu'elle fournisse la meilleure réponse possible. Finalement, la réponse la frappa comme une évidence et elle fit claquer ses mains, avant de pointer fièrement son interlocuteur du doigt, ce qui ne manqua pas d'attirer des regards courroucés de la dame guindée à la table voisine. « Je sais ! Pitch Perfect ! Ca chante, ça danse, c'est girl power, ça me fera éternellement rire, y a des beaux gosses, le casting est impeccable... Oui, Pitch Perfect. »

Evidemment, le temps était presque écoulé et ils n'eurent guère le temps d'échanger plus que quelques banalités avant que la cloche ne tinte à nouveau. Lexie salua le jeune homme d'un grand geste de la main, un sourire resplendissant aux lèvres avant de se tourner vers le nouvel arrivant. Et son bon plaisir fut ruiné aussi vite qu'il était apparu en reconnaissant l'individu qui lui faisait face. Par tous les saints, pourquoi? Pourquoi Tate Bartowski, entre tous les hommes, se trouvait-il ici, aujourd'hui? N'aurait-il pas dû être en train de regarder du whisky pure malt tournoyer dans un verre, confortablement installé dans un épais fauteuil en velours? Pourquoi l'avocat s'apparentait à Mr Burns des Simpsons dans son imagination, la rouquine aurait était bien incapable de l'expliquer. Mais il était là, claudiquant d'une table à l'autre avec un air entre la constipation et l'envie de meurtre. Joie. Lexie but une grande rasade de son cocktail, n'ayant pu empêcher ses traits joyeux de s'affaisser en le voyant débarquer. Mais elle se refusait à le laisser gâcher sa soirée. Non, elle allait agir en personne mâture et continuer sur sa lancée. Plus froide qu'elle ne l'aurait voulu, la galeriste esquissa une ébauche de sourire et dit d'une voix claire « Bonsoir Bartowski. Je dois dire que je suis étonnée de te voir ici... » Elle contint les remarques acides qui fusaient sous sa tignasse rousse et expira légèrement avant de poursuivre, aussi joyeusement que possible « Bien, autant jouer le jeu hein ! » Tate n'échapperait donc pas aux questions farfelues, référençant plus que de raison la pop-culture, de Baby Preston. Elle s'accorda une seconde de réflexion et demanda « Alors voyons... Ah oui, j'ai la question parfaite qui, selon moi, en dit long sur les gens. James ou Severus? » Son expression était des plus sérieuses et elle pensait réellement qu'il s'agissait là d'un excellent moyen de jauger le caractère d'autrui. Peut-être que tout n'était pas perdu et que l'affreux personnage pouvait remonter dans son estime. Ou peut-être qu'il allait se ranger du côté du diabolique mangemort, obsessionnel et mesquin, qui aimait à torturer ses élèves parce qu'il avait raté sa vie. Cela n'aurait même rien de surprenant, mais Lexie, dans sa grande mansuétude, était prête à lui accorder le bénéfice du doute.

Ce dé n'est pas existant.


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MessageSujet: Re: 04. Speed Dating   Jeu 27 Mar - 12:34

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MessageSujet: Re: 04. Speed Dating   Sam 5 Avr - 6:27

Tate répondit à l’enthousiasme de sa nouvelle partenaire avec un sourire à s’en creuser une belle parenthèse dans la joue. Elle était plutôt jolie, remarqua-t-il en croisant les chevilles d’un côté de la table. Ses épaules nues laissaient découvrir une silhouette aux muscles déliés, contrastant avec la grâce qui émanait de ses gestes. “C’est une jolie fleur” observa-t-il en coulant une brève œillade au bouton délicieusement fleuri qu’elle avait épinglé derrière son oreille. Il aimait ces petits gestes de féminité. Manifestement, elle semblait aussi disposée à suivre la direction qu’il avait donné à la conversation, ce qui était un plus appréciable. Il en avait assez d’échanger des informations sur son profil, et de rentabiliser le temps des autres là où il avait l’impression de perdre le sien. S’il était venu, c’était pour pouvoir apprécier une conversation, et non pour subir un interrogatoire. Le tout manquait cruellement de naturel. Il se promit mentalement de ne plus se soumettre aussi docilement aux volontés de Wyatt—surtout s’il finissait par endurer les ‘festivités’ tout seul. L’avocat ne put réprimer une pointe de déception face à la réponse simplette de Brittany. Un peu plus de recherches, de distinction, lui auraient plu davantage. Toutefois, après une très brève seconde de réflexion, il reconnut que sa question ne laissait guère place à l’originalité et qu’à défaut d’être plus singulière que la moyenne, elle n’était pas idiote en soi. Au moins n’avait-elle pas spontanément privilégié son iPod, ou quelques babioles on ne peut plus inutiles sur une île déserte. Aussi lui concéda-t-il un rire discret, approbateur. “Laissez-moi vous offrir un verre” répliqua-t-il en dédaignant la bouteille d’eau qu’elle lui indiquait, d’un hochement de tête. Il se retourna sur sa chaise, sonda la salle de ses yeux vairons, et adressa finalement un signe à l’employé qui se tournait les doigts derrière le comptoir de service.
Il s’apprêtait à exprimer subtilement sa pensée concernant les comptables et leurs méthodes de travail, lorsque la cloche tinta à nouveau. L’employée s’approcha de leur table pour déposer la commande de Brittany devant elle tandis que les hommes se levaient dans un même mouvement, et Tate poussa un premier soupir de regret, avec l’impression que cet échange avait été bien trop court. Il se leva avec un temps de retard sur ses camarades, et s’empara prestement du stylo à bille qui dépassait de la poche de la serveuse. Il s’inclina tranquillement en avant pour rédiger son numéro de téléphone sur une serviette de table bordeaux, de son écriture pointue et penchée, avant de la pousser vers la jeune femme avec un sourire réservé : “On pourra peut-être remettre ça, à l’occasion” suggéra-t-il avant de se pencher naturellement pour déposer deux bises sur ses joues. “Bonne soirée”
Oh, évidemment il n’était pas sûr d’apprécier Brittany. D’ailleurs, il doutait qu’on puisse déterminer instantanément une telle chose. Mais elle lui avait laissé une impression suffisamment bonne pour qu’il se sente frustré à l’idée de ne pas avoir réussi à estimer si oui ou non, il serait intéressé à l’idée de la rencontrer de nouveau, dans un avenir proche. Ça prouvait bien combien ces speeds dating pouvaient être ridiculement inefficaces.

“Et moi donc, une femme aussi charmante que toi. Les hommes doivent s’entasser sur le pas de ta porte” répliqua-t-il de sa voix suave, en roulant innocemment des sourcils. Tate s’installa devant Lexie après avoir soigneusement plié sa veste sur le dossier de sa chaise, puis dépina son badge pour le déposer entre eux, sur la table, dans un geste qui traduisait clairement l’intérêt épuisé que lui inspirait désormais la soirée. “Bring it on” acquiesça-t-il en adressant un nouveau signe de la main au serveur pour qu’il vienne leur apporter un nouveau service—ils en auraient sans doute besoin. La question de Lexie le prit au dépourvu. Il ne s’attendait pas/plus à être interrogé sur ses goûts littéraires et manqua de bafouiller une réponse inintelligible. Il profita de l’arrivée du serveur pour se passer une main sur la nuque : “Severus” répondit-il après que l’employé se fut éloigné vers une autre table. À vrai dire, le choix était vite tranché pour sa part mais il préférait se montrer patient, et induire Lexie en erreur en la laissant croire qu’il y avait accordé un peu plus d’attention qu’il ne l’aurait démontré en répondant immédiatement à sa question. Tate avait été trop habitué aux jugements d’autrui pour ne pas remarquer la lueur calculatrice qui brillait derrière ses pupilles. Il devinait qu’elle n’attendait qu’une énième raison de ne condamner à la zone réprouvée de son répertoire. La question en devenait presque déductive, à la manière du célèbre ‘Tell me who you go with, and I’ll tell you who you are’. Sachant ceci, il aurait dû répondre James Potter et remonter dans l’estime de Lexie Preston. Mais être apprécié pour une personne qu’il prétendrait être n’avait jamais été dans ses intentions.

“Qu’est-ce que c’est?” s'interrompit-il en faisant tourner la paille de l’étrange cocktail dont il avait écopé en commandant la même chose qu’elle, un intermède imprévu dans son argumentation, les yeux baissés sur sa propre coupe manifestement fruitée. Ses lèvres finalement s’étirèrent dans un sourire en coin, et il inclina la tête sur le côté prêt à défendre son point de vue de Potterhead insoupçonné : “James Potter était une petite brute arrogante. Oh, ne fais pas ses yeux là, tu sais bien que c’est vrai et si tu affirmes le contraire tu te voiles la face. Il s’est calmé au contact de Lily, mais concrètement, il n’a rien accompli. La seule chose honorable qu’il n’ait jamais réalisée, c’est de s’être interposé entre Voldemort et sa famille. Puis, il est mort” exposa-t-il tranquillement en pianotant des doigts sur le plat de la table. Sa voix était dénuée d’intonations particulières. Il n’avait aucune envie de stimuler la facette théâtrale de la galeriste en la plaçant dans une position où elle saurait se révolter. Il n’avait jamais éprouvé la moindre affection pour le personnage de James. Après tout, c’était facile de mourir pour une cause. C’était autre chose que de continuer à vivre pour la perpétuer. “Severus Rogue était un enfant maltraité chez lui, persécuté à l’école, qui a maladroitement repoussé la seule personne à laquelle il tenait. Il s’est enrôlé chez les Mangemorts en espérant l’impressionner, et remonter dans ses bonnes grâces. Lorsqu’elle est morte, il a honoré son sacrifice en devenant un agent-double et a continué à l’aimer toute sa vie” Il marqua une pause pensive, effleurant son menton du bout des doigts. Severus n’était pas honorable. Il était même saturé d’amertume, de cruauté et d’injustices. Il n’était pas bon non plus, à la manière d’Albus Dumbledore ou Lily Evans. Mais il ne s’était pas enfermé dans ces sentiments négatifs. Il avait été loyal, et avait dédié sa vie à la femme qu’il avait perdue. Il y avait une certaine beauté tragique là-dedans, Tate en était persuadé. Après tout, personne n’était complètement blanc, ni complètement noir et il espérait que Lexie puisse comprendre que Severus vivait dans ces nuances de gris. “Je ne dis pas que je m’identifie à lui hein; il a commis beaucoup d’erreurs, il s’est acharné sur ses élèves … Il a aussi assassiné le seul homme à n’avoir jamais douté de lui, et a continué à assister Harry en dépit des sentiments contradictoires qu’il lui inspirait sans jamais en obtenir le moindre crédit. Dans le genre anti-héros, on ne pourrait pas imaginer plus héroïque je pense” conclut-il en haussant les épaules avec nonchalance. Tate avait commencé à lire JK Rowling très tardivement, par rapport aux jeunes de son âge. Il vivait encore à Washington, et c’était son père qui lui avait fait parvenir la saga complète pour son anniversaire.

Tate avait commencé à lire JK Rowling très tardivement par rapport aux jeunes de son âge. Il vivait encore à Washington, et son père lui avait envoyé la saga complète par colis pour son anniversaire. Par esprit contradictoire, il avait attendu des mois avant de céder à la curiosité. Il s’était laissé séduire par l’œuvre, ses morales et ses sens cachés qui lui auraient sans doute échappé s’il avait été plus jeune. “Entre nous, c’est Hermione mon personnage préféré” jugea-t-il bon d’ajouter en sirotant son verre. “Et Neville” ajouta-t-il après un bref moment d’hésitation. Il se dandina machinalement sur sa chaise, avec l’impression d’en avoir trop révélé. “Pas convaincue, hein?” S’enquit-t-il finalement en arquant un sourcil interrogateur.

Pour la cinquième fois de la soirée, la cloche sonna la rotation des binômes et Tate se composa spontanément une expression de profonde stupéfaction : “Cinq minutes sans s’arracher la tête. Je crois qu’on tient un record” clama-t-il en claquant brièvement des mains. Il était de bien meilleure humeur qu’il ne l’avait été un peu plus tôt dans la soirée. Un peu plus et l’on pourrait effectivement croire qu’il s’amusait. “On devrait faire ça plus souvent” ajouta-t-il, goguenard. L’ironie était sous-entendue : Lexie avait sans doute autant envie de le voir, qu’il n’en avait de danser la macarena sur les tables. Il quitta rapidement sa chaise, prêt à rejoindre son prochain rencard et se retourna au dernier moment : “Je t’appelle bientôt. J’aurai besoin de ton avis pour le cadeau de mariage de ta sœur” précisa-t-il en grimaçant machinalement à l’idée d’avoir à lui demander son aide. Il lui adressa un bref signe de la main avant de s'avancer plus loin.

Son cocktail à demi-entamé dans une main, sa veste dans l’autre, Tate convergea vers sa prochaine table. Megan Morgan. Si Lexie s’était étonnée de sa présence au Bar Karaoké, ce n’était rien du tout comparé à la surprise qu’il éprouvait à l’idée de se retrouver en face-à-face avec la directrice tyrannique des Awesome Voices. Et avec celle-ci s’accompagnait le désir irrépressible d’y échapper. Il s’arrêta à deux mètres de la table, songea à s’esquiver discrètement … trop tard, elle l’avait vu. Tate se laissa tomber devant elle en poussant un long, très très long soupir. Il posa un coude sur la table, appuya son menton sur sa paume avant de siroter bruyamment son verre. Enfin, il posa les yeux sur elle et lui adressa un sourire insolent : “Alors, quelqu’un s’est faite mise à la porte?” lança-t-il d’un ton léger. L’attaque était toutefois impossible à ignorer. Megan était suffisamment pénible vis-à-vis de lui pour qu’il n’éprouve aucun scrupule à lui rendre la pareille, avec les intérêts. L’un des organisateurs de l’évènement qui passait à proximité lui fit les gros yeux par-dessus son épaule et Tate roula des yeux : “Un peu de sérieeeux, oui pardon” Il fronça les sourcils, réfléchissant à une question qui vale la peine d’être posé dans ces circonstances : “Si tu pouvais rencontrer une personnalité, décédée ou non, ce serait qui et pourquoi?”





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MessageSujet: Re: 04. Speed Dating   Ven 11 Avr - 1:04

Assise de profil sur sa chaise dorée, l’échancrure de sa longue robe rouge dévoilant la courbe parfaite de sa jambe droite et ses longs cheveux brillants rassemblés sur son épaule du même côté, Megan finissait sa coupe de champagne avec délectation tandis qu’un homme au physique ingrat quittait sa table en couinant, son front dégarni dégoulinant de sueur. Elle avait été à deux doigts de le faire pleurer avant que la cloche tinte subtilement à leur côté et sonne enfin la fin de cet entrevu de sept minutes, distrayant sur la forme, désastreux sur le fond. Megan s’était rendue au bar karaoké avec la ferme intention de se trouver un bel étalon avec qui passer la nuit, et pour le moment, aucun des hommes qu’elle avait eu en face d’elle ne remplissait le contrat qu’elle avait signé avec sa libido. Il ne s’agissait pas de trouver l’amour ou de faire des plans sur la comète en partageant ses passions avec de parfaits inconnus ; Meg avait besoin d’assouvir un manque, ni plus ni moins. Elle était arrivée en retard, en bonne diva qui se respecte, et avait joué de sa célébrité pour obtenir le droit de s’inscrire sur une liste pourtant complète. Son regard à l’hétérochromie prononcée avait fait bafouiller les organisateurs qui lui avaient finalement épinglé un badge à son nom – bien qu’un doute s’insinua en elle quant à cette démarche stupide, car personne n’avait besoin d’être renseigné sur son identité. Elle était Megan Morgan, diantre – sur le bustier de sa robe de créateur, une vieillerie griffée qu’elle avait retrouvée dans sa garde-robe au milieu de ses centaines de paires de chaussures à talons plus hauts les uns que les autres. Les bouches s’étaient entrouvertes, on avait chuchoté au passage de sa silhouette dansante dans le bar changé en antichambre de l’amour éternel et cela n’avait fait que requinquer l’amour propre de la jeune femme exceptionnellement égratigné par le refus de Jake Bailey de la voir dans la soirée pour fêter à leur manière la St-Valentin. Grand bien lui fasse à ce timbré, il perdait l’occasion de profiter de l’humeur badine de sa partenaire occasionnelle, et s’en mordrait les doigts à coup sûr. S’il préférait revoir sa stratégie de campagne en passant sa soirée en compagnie de l’ombre fripée de Sue Sylvester au-dessus de sa tête, il valait mieux qu’il reste où il se trouvait après tout. MM ne dépendait de personne, et c’est en se rendant à ce speed-dating qu’elle affirmait définitivement le côté insoumis de sa personnalité.
Megan s’était installée à sa table et avait instantanément claqué des doigts pour qu’on lui apporte de quoi s’abreuver. Elle avait renvoyé la boîte de chocolats posée par défaut sur toutes les tables installées dans le bar à la décoration trop chargée, exigeant qu’on lui apporte une bonbonnière de violettes en sucre à la place. Se montrant étonnamment docile après avoir obtenu ce qu’elle désirait, c’est en suçotant distraitement sa première sucrerie qu’elle avait établi son propre comparatif dans son esprit bouillonnant d’une excitation obscène.

Une excitation qui était retombée désormais. Car après cinq face-à-face avec des cas sociaux, dont un malade mental qui avait essayé de lui toucher le nez pour savoir s’il était d’origine et qui lui avait proposé d’en faire un moulage en plâtre pour parfaire sa collection de nez célèbres, Megan n’en pouvait plus. Elle regrettait Jake, qui n’avait pas toute sa tête, mais qui au moins, laissait son nez tranquille. L’homme qu’elle venait de rabrouer sans la moindre culpabilité venant de dépasser le premier pilonne sur leur gauche, Megan ne lui accorda aucun regard et fit basculer sa tête en arrière pour siffler la dernière gorgée de champagne qui anesthésia l’amertume s’étant déposée sur sa langue tout de suite après son premier intermède avec un inconnu. Elle reposa sa coupe sur la table, pinça ses lèvres pour affronter la sensation désagréable qu’elle éprouvait à l’idée de rater son entreprise ; si elle avait eu des glandes lacrymales opérationnelles, elle se serait mise à pleurer par dépit. Elle coula une œillade aux éléments disposés sur sa table, l’œil éteint. Sa bouteille de champagne arrivait à ses dernières gouttes, le goût des violettes dans sa bouche devenait écœurant, mais rien ne se lisait sur son visage. Elle se ressaisit. Megan remarqua son reflet dans la vitre de l’autre côté de l’arche. Elle se trouvait absolument magnifique dans ce décor. Alors, elle recourba la ligne de son cou pour en se cambrant avec élégance sur sa chaise et dans un geste étudié, elle repoussa l’accolade que dessinaient ses belles boucles brunes autour de son visage, lorsque ses yeux accrochèrent l’allure claudicante d’un homme qui hésita nettement avant de s’arrêter devant sa table. Un sourire mutin remonta les pommettes de la jeune femme qui roucoula à l’intention de la silhouette qui s’approchait.

« Tate, quelle surprise. » Avec un geste souple de la main, Meg accompagna l’installation de son choriste sur la chaise installée devant elle « Alors, tu comptais m’échapper ? »  ajouta-t-elle, un sourcil en accent circonflexe. Le visage marqué par l’amusement notoire que lui inspirait la situation, elle de dandina pour retrouver une position décente et roula ses lèvres l’une sur l’autre, le dépôt du champagne formant un tout nouveau rouge à lèvres faisant pétiller ses yeux singuliers. Elle n’aimait pas Tate, il faisait partie des recrues qu’elle regrettait d’avoir dans ses rangs parce qu’il était incapable de danser et un homme qui ne savait pas danser, c’était le comble de l’infamie pour la brunette qui, elle, avait ça dans le sang. Ce soir toutefois, elle ne s’en formalisa pas et oublia les heures qu’elle avait passé à les insulter avec classe, lui et sa canne ridicule. Dieu qu’elle était contente de les voir ! L’alcool n’y était pour rien, elle était aussi lucide que si elle avait bu du lait chaud. Ses yeux remontèrent le long du buste tout en musculature du jeune homme qu’elle gratifia d’un sourire éblouissant… d’hypocrisie « Comme il est séduisant. Tu es venu tout en décontraction, dis moi. Je dois dire que ce petit jean… grrrrrrr, c’est sexy ! » Elle n’avait aucune chance. Ce qui se dégageait de Tate en sa présence n’avait absolument rien avoir avec un quelconque désir de faire de la directrice des Awesome Voice une conquête de plus à son tableau de chasse qu’elle devinait, de part son physique tout à fait attrayant, elle l’admettait avec bonne foi, déjà bien rempli. Un rire intérieur résonna silencieusement dans sa poitrine, il n’y avait rien de mal à jouer un peu, se dit-elle avec espièglerie, pendant qu’elle posait ses coudes sur la table et qu’elle encadrait son visage avec ses mains aux ongles vernis pour le regarder droit dans les yeux, le bout de sa langue frôlant l’ourlet de sa lèvre supérieure avec lassitude.

Sa question lui fit esquisser un sourire en biais « Bryan Ryan. » répondit-elle du tac-au-tac « Qu’il puisse reposer en paix. » ajouta-t-elle sur ce, son joli minois se rembrunissant d’un coup « C’était un homme tout à fait admirable d’après ce qu’on m’a raconté. Scrupuleux et miséricordieux, un exemple de justesse... Un homme extrêmement talentueux, un visionnaire ! » Beurk. Était-ce la violette qui lui donnait envie de vomir ? Elle plongea sa main dans la bonbonnière et vint en tendant gracieusement le bras glisser une pastille dans la bouche de Tate comme si c’était un geste courant, puis elle s’adossa lentement à sa chaise, un sourire aux lèvres. Après une pause chargée en regards insistants, elle reprit « J’aurais aimé partager la scène rien qu’une fois avec ce grand homme pour… » Ses yeux bicolores glissant brusquement sur la canne du jeune homme posée tout contre le rebord de la table, Megan perdit le fil du script qu’elle avait rédigé en troisième vitesse dans sa tête « Ta jambe ne fonctionne pas mais ça ne t’empêche pas d’avoir des rapports sexuels normaux, rassure-moi ? »  Elle regarda en l’air avec une ostentation licencieuse « Je t’en prie, on est tous venu ici pour la même chose ! Je suis simplement la seule à l’admettre. » La cloche sonna la fin de leur entretien. Megan le regarda se lever, un peu frustrée qu’il n’ait pas répondu à sa question, et fit de grands yeux avant de se ragaillardir et sauta sur ses talons aiguilles en disant très fort « FAIS ATTENTION A LA MARCHE SURTOUT ! » Pour que tout le monde l’entende dans le bar. Une exclamation goguenarde s’échappa de ses lèvres striées alors que Tate cavalait de l’autre côté et elle se relaissa tomber sur son assise. Megan empoigna son verre, tel un pilier de bar désespéré, sa posture classieuse changeant radicalement, et sirota les gouttes sèches de son champagne tout au fond de sa coupe. D’emblée, elle demanda d’une voix très grave et sans nuances à l’homme qui prit la suite de Tate en face d’elle « Qu’est-ce que vous attendez exactement de cette soirée ? » Regard par en-dessous, jeu de sourcils charmeur, et hop ! Elle posa sa coupe, balaya son visage de ses longs cheveux bruns dans un geste grandiloquent et se redressa tout en roulant des épaules.

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Dernière édition par Megan Morgan le Ven 11 Avr - 1:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 04. Speed Dating   Ven 11 Avr - 1:04

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04. Speed Dating

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