Choriste du mois


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 04. You're gonna hear us roar

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MessageSujet: 04. You're gonna hear us roar   Dim 16 Mar - 0:27

La nouvelle était tombée plusieurs dizaines de minutes seulement avant le début du défilé de chars. Sue Sylvester, l'intègre mairesse de Lima et l'honnête directrice des New Directions, aurait graissé la patte de la direction du centre commercial. Pourquoi donc faire du chantage à Mr Ferguson, respectable escroc pratiquant des marges exorbitantes ? Avoir des remises significatives sur le prix du thon en gros afin de faire un happening odorant dans les QG de ses concurrents ? Devenir client platinium pour avoir un accès illimité aux boutiques ? Rien de cela, car tous ces avantages elle les avait déjà obtenus depuis son arrivée à l'hôtel de ville.

Son objectif, même le seul neurone actif de Fun Hurtson pouvait saisir l'intention machiavélique : éliminer de manière plutôt habile ― et au-dessus de tout soupçon ! ― une chorale de la compétition. Pour cela, elle avait eu la brillante idée de remplacer le voyage tous frais payés à Majorque, fabuleuse récompense pour les gagnants, par une importante campagne publicitaire nationale en faveur du centre commercial de la ville. La future présidente des États-Unis d'Amérique n'avait eu aucun mal à convaincre Fergie Husson, qui se frottait les mains, heureux d'échanger un prix aussi coûteux contre une pareille médiatisation faiblement rémunérée. Les jurés n'étaient naturellement pas au courant de cette modification de dernière minute ; eux dont on leur avait soufflé la consigne de faire gagner, quoi qu'il arrivât, le groupe de fanatiques religieux ― mais quel individu pouvait bien être aussi pourri ? Miss Truite Arc-en-ciel, représentant les poissonneries de l’État du Colorado et membre du jury, avait émis quelques réticences quant à suivre la directive. Il avait donc fallu à Sue Sylvester, enfin, à la personne peu recommandable, d'user de toutes ses précieuses relations pour dégoter à la Baleine d'eau douce une place au concert privé des Pêcheurs de Moules Noires, un obscur groupe de rock reprenant des chants de marins, qu'elle adulait tant.

La technique était imparable et parfaitement réfléchie. Mise à part la Constitution, personne ne connaissait vraiment les lois, comme personne ne lisait les petites lignes en bas des contrats, ni celles dissimulées grâce à de l'encre invisible. Aucun. Encore moins les choristes, ces êtres écorchés vifs, hypersensibles et drogués dont le chant n'était qu'un moyen d'oublier la situation précaire d'artiste dans laquelle ils vivaient. Non, vraiment personne n'avait vent de cette règle sournoise qui disait "Une chorale ne peut exercer d'activité rémunérée sous peine de disqualification immédiate de la compétition". Le plan était en marche, plus rien ne pouvait l'arrêter... sauf quelqu'un. L'information avait fuité et était tombée non pas dans les oreilles d'un adversaire, mais des trois, qui avaient tous préféré déclarer forfait ! Visiblement, un cheval de Troie humain s'était introduit dans son bureau, avait trouvé le coffre secret et son code d'accès à 12 chiffres, lu les papiers compromettants et s'était empressé de divulguer sa trouvaille à ses alliés, alias les ennemis de la Sauveuse de présidents. Qui ? C'était la question dont la réponse était déjà presque toute trouvée : si ça ne pouvait être ses anciens détracteurs de la NSA, ce ne pouvait être qu'un New Directions. La chair de sa chair.

C'est pour cette raison que Sue avait décidée de réunir, en ce début de février, ses petites énergumènes jaunes ; mais pas que... La mise en lumière de la prétendue supercherie avait fait plonger la cote de popularité de l'actuelle et compétente mairesse de Lima, et à quelques mois des élections municipales, ce scandale profitait, comme par hasard, au candidat Balai ― lui qui, étonnement, était moins bien placé que la Femme aux 1000 trophées avant que n'éclatât cette affaire... Pour remonter la falaise pente, il n'y avait qu'une solution, entrer en campagne immédiatement., et par cette occasion ne plus diriger comme il se devait son groupe d'ado boutonneux.

***

Abandonnant la rédaction de son futur ouvrage au sujet polémique Les roux, les extra-terrestres et les soviétiques, histoire d'un complot en marche, la Directrice des jeunes choristes sortit du cagibi qui lui servait de bureau à McKinley et s'élança d'un pas déterminé vers la salle de répétition, là où sans doute tous les membres l'attendaient avec la patience d'un malade atteint de coliques. La porte en vue, elle imaginait les entrées de Choucroute Vivante, qui lançait le sujet de la semaine en l'écrivant au tableau à l'aide d'un crayon bas-de-gamme ; thème débilisant magnifié par les majuscules d'un professeur de lycée aussi abouties que celles d'un enfant de maternelle. Rien que pour ça, Sue savait qu'elle avait fait une bonne action en sauvant ses gosses de la perdition d'un homme avec l'Amazonie sur le crâne.

Son arrivée fut bien plus sobre, presque discrète. « New Directions, bonjour. » La femme balaya la pièce du regard pour vérifier s'il était tous là. Ma foi, oui, il semblait bien ; pour tout dire, elle n'avait pas retenu toutes les têtes de son groupe. « Veuillez-vous asseoir s'il vous plaît. J'ai quelque chose à vous annoncer. » La mairesse prit soudain un air grave et profond, comme si elle venait de perdre aux enchères le célèbre bustier Jean-Paul Gaultier de Madonna.


Dernière édition par Sue Sylvester le Dim 30 Mar - 22:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 04. You're gonna hear us roar   Dim 16 Mar - 22:22

Avachi contre le mur sur la dernière rangée de la salle du Glee Club, Addison avait abandonné sa serpillère à l’entrée de la salle depuis près d’une heure et demi pour la troquer contre l’une des guitares mises à disposition par le lycée. Personne n’était là pour vérifier ce qu’il faisait vraiment de ses journées tant qu’il s’arrangeait pour être vu au bon endroit au bon moment, et donner l’illusion qu’il avait réellement passé son temps de travail à effectuer les tâches ménagères qu’on lui avait assignées. Si son très bref séjour en tant que lycéen à la Dalton Academy avait été effectué sous très haute surveillance avec un encadrement de fer, ses jours de délinquant juvénile à McKinley avaient de sérieux airs de vacances. Pour peu qu’il pointe le matin à l’administration pour récupérer sa liste de corvées et que l’un des surveillants le voit au moins une fois dans la journée, il pouvait occuper ses heures comme il le voulait. Et l’adolescent ne se privait pas d’abuser de cette relâche dans la surveillance pour découvrir l’oisiveté qu’il avait pourtant toujours évité lorsqu’il vivait encore au ranch. Toute son enfance il s’était levé à l’aube pour occuper ses journées avec les chevaux et le bétail, avant et après ses cours, consacrant le reste de son temps à la musique. Il avait vécu en rêvant d’un jour pouvoir faire ce travail qui lui donnait l’impression d’exister et d’avoir de l’importance. Il avait sa place au ranch. Il était connu pour ses qualités avec les chevaux, pour ses talents avec une guitare, et pour sa maîtrise de la cuisson des marshmallows au-dessus d’un feu de camp. Mais les choses avaient changées du tout au tout depuis que le secret de l’infidélité de sa mère avait éclaté. Plus de ranch, plus de père, plus de raison de vivre, et plus rien à faire. Passer sa journée à réparer une clôture au Nouveau Mexique était, à son sens, infiniment plus intéressant que de passer la serpillère dans les couloirs peuplés de snobs et de tyrans en jupes courtes, alors pourquoi même essayer ? Personne ne se souciait de lui ou de ce qu’il faisait. Si sa mère et son amour parfait(ement dégoûtant) retrouvé avaient d’abord été furieux d’apprendre qu’il avait saccagé l’auditorium de la chorale d’un lycée public, ils s’étaient assez vite résignés à ce qu’Addison doive accomplir sa punition. Ils étaient même retournés à leur nouvelle routine de famille parfaite(ment dysfonctionnelle) à la vitesse de la lumière pour couvrir ce qu’ils appelaient une erreur de parcours devant leurs amis. Rien que pour prouver à tout le monde qu’ils mentaient, le cowboy avait été tenté d’en rajouter une couche en renouvelant ses exploits, mais la rébellion ne l’avait pas rendu stupide, et il trouverait un moyen de se venger d’eux sans se retrouver à frotter les murs.

Il passait donc le temps en attendant que sa peine ne s’achève, sans avoir la moindre idée de ce qu’il pourrait faire une fois que cette mascarade aurait pris fin. La dernière période de cours allait bientôt se finir pour les élèves, et il avait à son compteur la réparation d’une serrure de porte, et le nettoyage d’un tag dans les toilettes pour filles de l’aile ouest. Tâches épuisantes auxquelles il n’avait réussi à survivre que grâce à une longue sieste au soleil et un repos bien mérité en tête à tête avec cette guitare dont il grattait à présent les cordes sur un air des Rascal Flatts. Fredonnant d’abord l’air sans les paroles, il répétait les accords encore et encore jusqu’à ce que ses doigts répètent la mélodie sans avoir à y penser. La tête appuyée contre le mur, il ferma les yeux pour se laisser guider par le rythme de sa chanson et y mêla doucement sa voix grave.

« I can take the rain on the roof of this empty house
That don’t bother me
I can take a few tears now and then and just let them out
I’m not afraid to cry every once in a while
Even though going on with you gone still upsets me
There are days every now and again I pretend I’m OK
But that’s not what gets me.

What hurts the most
Was being so close
And having so much to say
And watching you walk away
And never knowing
What could have been
And not seeing that loving you
Is what I was tryin’ to do.»
S’il n’arrivait plus à écrire ses propres chansons de peur de devoir se confronter à tous les problèmes qui s’étaient accumulés dans sa vie, Addison n’en avait pas pour autant renié son amour inconditionnel pour la musique. Et quoi de mieux que la musique country pour exprimer de vrais sentiments ou tout simplement s’amuser ? Malheureusement pour le jeune homme, la country ne semblait pas faire partie du répertoire de Sue Sylvester, ou de qui que ce soit dans cette chorale de tricheurs. Sa participation aux répétitions était en générale minime. Personne ne lui demandait son avis, et personne ne recherchait sa compagnie pour un quelconque duo. Pour le défilé de Noël il avait reçu une tonne de consignes concernant la réalisation du char, et deux phrases concernant ce qu’il était censé faire perché sur cette monstruosité de neige carbonique. Des heures passées à réparer les dégâts qu’il avait causés sur leur précieux char, et des répétitions sans fin sur un air qu’il avait eu dans la tête pendant des semaines, tout ça pourquoi ? Rien, de toute évidence, puisque la rumeur disait que leur directrice avait pipé les dés et s’était fait prendre la main dans le sac. Pire encore, les autres choristes semblaient déterminés à ne pas remarquer ses efforts pour chanter correctement et réaliser leurs chorée débiles, sans parler des réparations. C’était à se demander pourquoi la coach le gardait encore dans ses rangs où personne n’avait l’air de vouloir l’accepter. Mais chez les New Directions la parole de Sylvester était d’or et personne n’avait d’autre choix que de faire ce qu’elle exigeait. Grosse ambiance. Affligé par le comportement des autres, Addison avait pris le parti de rester en retrait et de ne pas s’impliquer dans leurs affaires sans y être invité. Il avait le temps de chanter quand ils n’étaient pas là. Et ce temps venait de s’achever au moment où la sonnerie retentit, signant l’arrivée imminente des autres membres du club.

Reposant les deux pieds sur le sol, l’adolescent glissa sa guitare sous sa chaise de prédilection pour redescendre les marches et aller ranger sa serpillère et son seau dans le placard le plus proche, en faisant de son mieux pour se faire remarquer dans les couloirs par le personnel du lycée qui attesterait ainsi de sa présence si jamais on s’inquiétait de ce qu’il faisait. Après une profonde inspiration, il poussa à nouveau la porte de la salle de club gardant les yeux sur le bout de ses chaussures pour n’avoir à parler à personne en particulier. « Hey y’all » lança-t-il probablement dans le vide avant de rejoindre sa place dans le fond en attendant l’arrivée de la redoutée chef de file qui ne tarda pas à faire son entrée triomphale. « On est déjà assis… » marmonna-t-il pour lui-même, déjà fatigué par ce qui s’annonçait être une réunion au sommet dans laquelle personne n’aurait le droit de parole et où tout était déjà prévu.
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MessageSujet: Re: 04. You're gonna hear us roar   Lun 24 Mar - 14:25

Quelle honte. Quelle infamie. Sunny elle-même était mortifiée par les récents événements, et pourtant, elle n'avait jamais eu de scrupules à user de moyens détournés et pas très honorables, lorsqu'il s'agissait d'obtenir ce qu'elle voulait. Oui, elle avait triché, menti, fait du chantage et même, produit de faux documents. Oui, elle le reconnaissait, elle avait beaucoup en commun avec Sue Sylvester -et parfois, elle se demandait si elle finirait aussi aigrie que la mairesse, prompte à se attaquer gratuitement ceux qui lui déplaisait pour le simple plaisir de se dire « je peux tout faire ». Mais tout ce qu'elle faisait, les tromperies, les mensonges, les menaces, elle le faisait en cachette. A l'abri des regards. Là où personne ne la voyait agir comme la fouine qu'elle était. Et pas à la vue de tous, pendant un défilé où l'ensemble des habitants de la ville étaient présents. Elle choisissait habilement son heure, son moment. Oh bien sûr, Sue Sylvester avait certainement eu la conviction que ses magouilles resteraient secrètes, et que jamais personne ne découvrirait le pot aux roses. Manque de bol, aujourd'hui, ses machinations pour obtenir la victoire avaient été révélées, et les New Direction avaient encore plus mauvaise réputation qu'avant, une chose que Sunny n'aurait jamais cru possible. Passer pour des loosers, c'était déjà difficile, mais pas insurmontable. Mais se trimballer avec une étiquette de tricheurs, c'était autrement plus dur à supporter.
Sunny n'aimait pas qu'on l'insulte. Elle mettait un point d'honneur -ou plutôt, cela avait été le cas, autrefois- à se venger de chaque petite moquerie, de chaque remarque désobligeante qu'on lui envoyé en pleine figure. A force, les gens avaient compris. Sunny Palmer n'aimait pas qu'on l'insulte. Et en ce moment, elle se sentait vraiment, vraiment vexée. Malheureusement, et pour la première fois, elle ne pourrait pas se venger.

En ruminant, Sunny referma la porte de son casier, et sortit brièvement son téléphone portable pour vérifier si elle avait reçu des messages. L'écran n'affichait aucune petite enveloppe, et elle jeta le mobile au fond de son sac, au moment où la dernière sonnerie retentit. Une véritable marée humaine traversa les couloirs. Agacée par ce flot d'élèves, Sunny se plaqua contre la rangée de casiers et s'efforça d'avancer à contre courant, luttant pour ne pas se faire emporter. Oui oui, on est en week-end, youpi. Consternée par l'attitude de ceux qu'elle considérait comme un ramassis d'abruti, et consciente qu'elle était simplement de très mauvaise humeur, la jeune fille finit par esquiver la foule en se glissant dans un couloir adjacent, désert puisque menant au réfectoire, vide à cette heure de la journée. Elle n'aurait pas été contre rentrer chez elle, en vérité. Elle devait réviser ses cours de chimie, au risque qu'Harper finisse par lui enfoncer des tubes à essai dans les narines si elle ne suivait pas le rythme effréné de l'ancienne athlète. Et elle avait un essai à terminer pour lundi. Mais la vraie raison, celle qui lui donnait envie d'aller se mettre au chaud dans sa chambre, une assiette de cookies à portée de main et son ordinateur sur les genoux, au lieu de rester au lycée, c'est qu'elle n'avait pas la plus petite envie d'assister à la répétition d'aujourd'hui.
En début d'année, quand Sue Sylvester avait repris la direction de la chorale, Sunny avait vu là une occasion en or de remporter les Nationales. La mairesse avait l'étoffe d'une championne, il fallait bien se rendre à l'évidence, elle n'aimait rien tant que la victoire. Et Sunny n'aimait pas perdre, elle non plus. A mesure que les semaines passaient, et que les choristes étaient soumis à un rythme soutenu afin de pouvoir présenter un numéro d'enfer à la fin de l'année, la journaliste en herbe avait eu la conviction qu'ils pouvaient gagner. Mais maintenant, elle n'avait plus du tout envie d'être une New Direction. Pas s'il fallait tricher pour gagner. Parce que la chorale était la seule chose dans la vie de Sunny qui lui semblait à la fois normal et extraordinaire. Elle ne voulait pas tout gâcher. Elle tenait trop à cette chorale.
Mais plus encore, elle ne pouvait se permettre de se mettre la directrice à dos. Sue Sylvester, avant de diriger la chorale, était maire de la ville. Elle avait le bras long, et rien ne semblait hors de sa portée. Or, Sunny avait besoin des pleins pouvoirs de cette femme dure et sans cœur. En début d'année, Sue et elle avait fait un marché, et aujourd'hui, Sue lui était redevable. Sunny comptait bien lui demander de payer sa dette, et elle avait déjà prévu de quelle façon. Elle ne pouvait donc pas s'offrir le luxe de tout envoyer paître, uniquement parce qu'elle désapprouvait la façon d'agir de la mairesse.

C'est avec un soupir exagéré que Sunny se laissa tomber sur sa chaise, et elle ramena ses jambes en tailleur, alors que les autres membres arrivaient au compte-goutte. Tous avaient l'air, comme elle, à la fois sur les nerfs et désabusés. Tous, excepté Addison qui ne leva même pas le nez en entrant dans la salle. Sunny le suivit du regard jusqu'à ce qu'il s'installe, à une chaise d'elle, puis reporta son attention sur la directrice, qui venait de faire son apparition. Sunny pinça les lèvres. Peu importe ce que Sue Sylvester avait à leur annoncer, ça ne présageait rien de bon. Incapable d'attendre, elle leva la main et sans qu'on lui donne l'autorisation de parler, elle demanda : « Est-ce que nous sommes exclus de la compétition ? »
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MessageSujet: Re: 04. You're gonna hear us roar   Mer 26 Mar - 18:22

Les derniers mois n'avaient pas vraiment été de tout repos pour les New Direction, et la pression avait été leur lot quotidien, bien plus que la détente et le partage. Effectivement, même si les choristes partageaient des moments en chansons, ce n'avait en général pas été juste pour le plaisir, mais pour s'entraîner, dans un unique but de monter des performances plus parfaites les unes que les autres. Si les répétitions avec les Urban Hymn pour la soirée d'Halloween avaient été une partie de plaisir, à apprendre des nouveaux pas de danses avec Brittany, les répétitions pour le concours de char avaient été bien plus intenses. Etant donné que c'était une compétition, il y avait eu un enjeu, et donc, de la pression. Sue Sylvester n'avait laissé à personne le droit à l'erreur. Tous avaient dû pratiquer sans relâche pour que tout soit parfait. La conception du char avait été amusante, et il fallait avouer que malgré le fait qu'Addison Diaz ait essayé de le ruiner, les jeunes membres du glee club avaient réussi à faire quelque chose de très bien. La décoration avait été la partie la plus relaxante de la préparation de la parade. Et la parade elle-même avait été un moment sympathique. Les réactions enthousiasmées du public devant les chars des chorales avaient fait plaisir à voir.

La choriste aurait sans doute été ravie de tout ça si elle avait pu rentrer chez elle à Noël, car même si elle ne le montrait pas, cela l’avait atteinte de ne pas pouvoir passer cette fête avec sa famille. Elle aurait été plus heureuse si seulement Sue Sylvester n’avait pas triché. Presque depuis le début, la suédoise avait senti que la directrice de la chorale était le mal incarné. La mairesse pouvait pourtant sembler honnête. Mais elle devait avoir l’habitude de faire semblant. La jeune blonde avait cependant percé son jeu à jour dès le départ, et elle avait eu raison de se méfier. La triche était quelque chose de détestable. Les jeunes s’étaient tous donnés à fond, avaient fait de leur mieux, et au final, à cause de leur tyrannique directrice, tout cela n’avait servi à rien.

C’est le cœur lourd qu’elle ferma son cahier de mathématiques à la fin de l’heure. Elle n’avait aucune envie de se rendre au Glee Club ce jour-là, pas après tous ces efforts inutiles. Elle n’avait pas envie d’affronter le regard de vipère de Sylvester, mais à la fois, elle rêvait d’enfin parvenir à le soutenir. Elle savait que sur ce coup-là, elle ne serait pas la seule à être dégoûtée par la fourberie du dinosaure. Les autres choristes n’étaient pas ravis de la tricherie qui leur avait coûté leur place dans la compétition de char. Si seulement la momie avait été honnête, pour une fois, ils auraient peut-être eu une chance de gagner. Et même si gagner n’était pas l’essentiel aux yeux de la jeune fille, c’était important aux yeux des autres. Peut-être que si tout le monde osait protester, elle oserait enfin affirmer son mépris pour la harpie.

Malheureusement, peu importe les regards qu’elle pourrait lui lancer et les protestations qu’elle pourrait émettre si elle en trouvait le courage, on n’apprend pas au vieux singe à faire la grimace. Et la vieille peau en avait vu d’autres, des élèves rebelles, avant elle. Et même si elle se sentait vaillante et avait l’âme d’une révolutionnaire, avec des tas d’idées de discours en tête, elle savait qu’il serait parfaitement inutile d’essayer de se battre en face à face avec la gorgone. Si elle voulait se débarrasser de Sylvester, il n’y avait qu’une seule chose à faire : utiliser les mêmes moyens qu’elle. Ce qui incluait les conspirations en tous genres, il fallait tout faire dans le plus grand secret. Etait-ce ça, la clé de son succès ? Ruiner les autres dans leur dos, les détruire sans qu’ils ne soient au courant pour qu’ils ne puissent rien faire ? Ingrid n’avait jamais cautionné ce genre d’agissements, mais parfois, il fallait soigner le mal par le mal. Si jamais l’injustice que subissaient les choristes continuait, si ils continuaient de donner le meilleur d’eux-mêmes pour affronter ensuite l’éternelle insatisfaction de la coach aux mille trophées, qu’elle continuait de les traiter de façon misérable et qu’elle sapait encore le résultat des compétitions, il faudrait bien passer à l’action. Seul un soulèvement contre l’autorité permettrait d’obtenir gain de cause.

Arrivée devant la porte de la salle de chant, la jeune blonde fit une pause. Mine de rien, elle était fatiguée d’envisager une révolution, ce n’était pas en son pouvoir. Résignée à encore une fois se taire, elle appuya sur la poignée. La première personne qu’elle vit fut bien entendu celle qu’elle avait le moins envie de voir. Celle-ci arborait, de plus, une expression sérieuse, ce qui signifiait sans doute qu’elle avait une annonce à faire. Ingrid ne put s’empêcher de lui jeter un regard mauvais en passant devant elle, tout en espérant qu’elle ne le remarque pas. Tout son courage pour affronter un jour Sylvester l’abandonnait à chaque fois qu’elle la voyait. Mais ce jour-là, elle ne ressentait pas de terreur, elle ne se sentait pas oppressée. Juste lasse d’avoir à jouer à une partie qui était perdue d’avance. Elle alla s’installer dans le fond à côté d’Addison, bien décidée à se faire oublier, et focalisa son attention sur Sylvester, les lèvres closes et les dents serrées. Quelles que soient les excuses que le t-rex pourrait inventer pour expliquer son comportement, elle n’en avait que faire. Ce qu’elle avait fait était inacceptable, point. Cependant, parfois il fallait accepter l’inacceptable, et se résigner à le subir.
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MessageSujet: Re: 04. You're gonna hear us roar   Mer 26 Mar - 21:17

"T'en penses quoi Henry ?" Les garçons avaient beau se divertir du caquet du sexe opposé, ils n'étaient pas mauvais dans le genre. Les vestiaires masculins, lorsqu'ils n'étaient pas réquisitionnés pour des affaires louches, se transformaient en un véritable sanctuaire du commérage. Forcément, contrairement aux filles eux ne tournaient pas chaque conversation en prétexte faussement innocent pour dénigrer leurs semblables. Si les toilettes demeuraient le terrain sacré des filles pour déverser quelques gouttes de venin entre deux retouches de fond de teint, pour les garçons elles n'étaient que l'amer constat d'une rivalité latente. A défaut d'être propres, les toilettes des garçons étaient irréprochablement silencieuses et chacun prenait soin de laisser un urinoir de sécurité au risque de passer pour un voyeur homosexuel refoulé. Le laps de temps, aussi court fut-il, entre l'entrainement et le retour à une pudique camaraderie, était donc le plus propice à la confession et aux railleries gratuites. "Je pense que même le pet que t'as lâché il y a cinq minutes est plus classe que cette fille." rétorqua-t-il sans même daigner tourner la tête. Il devinait facilement l'expression perplexe de Greyson, tout comme il savait qu'après deux secondes d'une apparente réflexion, il approuverait ses propos comme ceux du messie. Ce qui était bien, c'était qu'entre les murs des vestiaires planait le spectre d'un code moral incertain. Ce qui se disait dans l'enceinte des vestiaires restait dans les vestiaires. Cette règle tacite relevait davantage de l'instinct primitif que d'un véritable effort de vertu, mais au moins elle avait le mérite d'exister. Au final les révélations faites par les membres de l'équipe de foot se changeaient vite en secret de polichinelle et paraissaient incroyablement contenter tout le monde. Et depuis qu'il avait gagné en notoriété, Henry pouvait se fendre de temps à autres d'une remarque cruellement honnête que le reste de l'équipe s'empressait de disséquer pour en trouver le sens caché. En général il n'y en avait pas, mais c'était peut-être parce qu'ils étaient trop habitués à manger dans la main de quelqu'un pour se forger leur propre opinion. Qui plus est, en remplaçant un Julian malade aujourd'hui, Henry avait pu faire montre de tous les avantages que tirerait l'équipe à le promulguer au rang de quarterback. Doucement mais sûrement, il enjôlait tout le lycée afin de transposer à Lima sa gloire de San Diego.

Un dernier passage de serviette dans les cheveux et Henry prit congé, en prenant soin de balancer son lot à l'idiot qui considérait son rôle de blanchisseur comme le plus grand des privilèges. Il enfonça sa casquette des Dodgers sur la tête et s'engagea dans les couloirs avec une assurance naturelle à la limite de l'insolence. Un coup d'œil à sa montre, il avait encore le temps de flâner avant d'investir la salle de répétition des New Directions. Du moins s'il voulait arriver avec un retard significatif : pas trop en avance pour éviter l'allure du désespéré sans amis, juste assez pour se préserver de l'étiquette du je-m'en-foutiste. Un art qu'il avait longtemps cultivé. Et pour tout dire, si ce n'était pour les beaux yeux de Sue, il se serait bien gardé de subir encore et toujours les messes basses de ses camarades, esprits trop timorés pour se réduire à la franchise. Depuis des mois ils ne cessaient de blâmer la directrice de la chorale pour des choix auxquels elle avait, de toute évidence, dû se résoudre par leur faute. Certes, l'immoralité de Sue Sylvester trahissait un profond sentiment d'insécurité mais, dans un sens, elle n'en demeurait pas moins légitime. Parfois Henry avait envie de tous les secouer un par un pour qu'enfin ils prennent conscience de leur médiocrité. C'était pas faute d'avoir essayé de promouvoir un peu le Glee Club dans ces mêmes vestiaires temple du ragot, mais tout le monde préférait perdre dignement avec le blouson des Titans sur le dos plutôt qu'avec un costume de mauvais goût. Sue ou pas Sue, les New Directions étaient mauvais et, depuis leur changement d'itinéraire avec Will Schuester - Henry s'était renseigné, relations étroites obligent - n'avaient toujours pas compris que la nouvelle direction qu'ils avaient pris menait dans un fossé d'insuccès et de désolation infinis. Allô, se disait-il, si vous n'étiez pas aussi mauvais Sue n'aurait même pas besoin de considérer une seule seconde la méthode de la triche. Il espérait bien que c'était ce qu'elle avait à leur annoncer aujourd'hui, parce qu'à en croire l'urgence avec laquelle elle avait ordonné cette réunion, des larmes de tristesse ou de haine effrénée allaient couler.

Après un rapide crochet à son casier pour récupérer son sac, Henry entreprit de rejoindre la salle de répétitions. Il remarqua Piper au loin, et regretta de ne pas avoir un gobelet de glace pilée pour la faire réagir un peu. Dieu que ces enfants étaient ennuyeux. Même Addison, avec qui il faisait semblant de se découvrir des points communs, avait le don de rendre l'excitant totalement fade. Heureusement il y avait Michael, même si lui se complaisait de sa casquette de cancre et n'hésitait pas à sécher les cours lorsqu'il avait mieux à faire. Pour quoi faire, Henry l'ignorait, il avait bien senti le lien fragile qu'ils avaient difficilement consolidé se rompre depuis la soirée organisée chez sa cousine. En parlant de cousine, Whitney débarquait un peu plus loin, forçant Henry à presser le pas pour, dans un élan de rivalité puéril, arriver le premier jusqu'à sa chaise. Mission accomplie, alors qu'avec une nonchalance provocatrice il se traina jusqu'au rang du fond. Étonnamment, ce fut Sunny qui prit la parole en premier, si bien que machinalement Henry se tourna vers Ingrid pour jauger son irritation. Elle avait l'air rembrunie pour sûr, mais certainement parce qu'elle ruminait comme tous les autres depuis des semaines un échec qu'elle mettait sur le dos de Sue. Tout comme Addison avait, avant elle, prit le blâme malgré lui. A croire que personne n'assumait ses responsabilités dans cette fichue salle. "C'est la vie, personne peut rivaliser avec Megan Morgan, encore moins déguisée en Clochette. Et le shérif en Jésus, s'il-vous-plait. Ça c'est de la concurrence déloyale." dit-il histoire de remuer un peu le couteau dans la plaie béante de leur humiliation.
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MessageSujet: Re: 04. You're gonna hear us roar   Jeu 27 Mar - 9:23

Chocolat en vidéo pour Sue Sylvester, Sunny Palmer, Henry Watson-Brown, Addison Diaz, Michael J. Axon et Whitney H. Pierce

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MessageSujet: Re: 04. You're gonna hear us roar   Mer 9 Avr - 21:55


Sautillant pour remettre sa tunique argentée moulante en place sur son legging noir, Whitney poussa la porte du WC et ramassa son sac à dos rose qu'elle avait laissé adossé contre les lavabos. Ouf, il était encore là.
Piper l'avait prévenue à plusieurs reprises qu’elle finirait par se le faire piquer - ou au moins le portefeuille à l'intérieur- si elle s’entêtait à ne pas le prendre avec elle dans les cabines individuelles, mais la petite Pierce ignorait royalement ce conseil, comme beaucoup d'autres d'ailleurs.
Entre la salle de bain luxueuse de ses parents et le loft de rêve de Brittany, elle avait l'habitude de prendre ses aises partout où elle allait et détestait se retrouver à l'étroit que ce soit dans le bus (d'où son affection pour les voitures), la file du self-service ou bien tout simplement pour faire pipi !
Elle persistait donc à laisser sac et blouson dans un coin (propre) et croyait dur comme fer que les couloirs de McKinley n'étaient pas si mal fréquentés, et que les surveillants qui y travaillaient, malgré une réputation en demi-ton, sauraient préserver ses biens en cas d'intrus mal intentionné. La petite blonde n'avait jamais encore eu à faire appel à eux, mais elle appréciait de loin la folie douce de celle qui portait bien son nom, Miss Wild, et qui lui rappelait les légers "décalages" de sa soeur adorée.

Après avoir consciencieusement lavé ses mains, elle passa un peu d'eau sur ses cheveux pour les lisser et pinça ses pommettes pour raviver le rose naturel de ses joues.
Du gloss nacré sur ses lèvres et le tour serait joué : elle serait parée pour se rendre à la réunion "au sommet" convoquée "de toute urgence" par Sue Sylvester après le désastre qui avait frappé la chorale quelques temps plus tôt.
Contrairement à beaucoup de ses petits camarades, Winnie n'avait pas rejoint les New Directions par amour de la musique et du chant, ni par besoin d'exprimer ses turpitudes les plus intimes sur la scène d'un auditorium. Ses parents lui avaient déjà proposé de lui payer des séances avec un psychologue pour parer à toute crise d'adolescence intempestive, merci beaucoup.
Non, si Whitney se retrouvait choriste parmi les choristes, c'était par pure ambition et par amour de la compétition fraternelle puisqu'être meilleure que Brittany était le mantra qui avait régi le début de son adolescence, jusqu'à leur récente réconciliation.
Etre plus brillante, plus ambitieuse, plus remarquable, plus talentueuse... Et quel meilleur endroit pour faire ses preuves que le glee club même au sein duquel l'aînée des Pierce avait obtenu tous les honneurs ?!
Elle avait donc rejoint leurs rangs sans conviction mais avec beaucoup d'aspirations, avant de prendre goût aux petites réunions hebdomadaires, aux répétitions qui lui permettaient de retrouver avec joie les plaisirs de la danse sans contrarier son père, aux fous rires pendant les essayages de costumes... Certes, elle ne s'était pas fait à la chorale plus d'amis qu'en cours, et elle se fichait pas mal de la mégalomanie galopante qui guidait les moindres actions de la mairesse, pourtant elle appréciait son ambition ultime, gagner, ainsi que l'espace de liberté que lui offrait les New Directions, c'est pourquoi elle s'était trouvée tout aussi troublée et peinée par les récents événements que le reste de la bande et, n'aimant pas perdre, particulièrement blessée par les rumeurs de triche et l'humiliation qui avaient suivi. C'était une chose de recevoir un slushy en plein visage parce qu'on n'obtenait jamais une note en dessous de B+, c'en était une autre de devenir la cible de tout le lycée en étant injustement - dans son cas- accusée de tricherie.

C'était donc sans hâte et avec l'air de martyr des premières de la classe qui viennent d'avoir une note médiocre pour la première fois de leur vie que Winnie sortit des toilettes et se rapprocha de la salle de répétitions des ND. Elle étudiait les diverses annonces qui s'étalaient sur les panneaux d'affichage quand elle se sentit observée. Henry Watson-Brown arrivait dans la direction opposée et dès qu'il vit qu'elle l'avait remarqué, accéléra le pas pour parvenir à la porte avant elle, non sans lui jeter un petit regard satisfait au passage.
Whitney serra les poings.
Est-ce qu'elle détestait HWB ? Oui, surtout depuis cette soirée désastreuse chez Brittany et si elle considérait l'influence désastreuse qu'il avait sur son cousin.
Est-ce qu'elle devait pour autant le mépriser ? Non, elle était bien au dessus de cela et il ne méritait absolument pas son attention, c'est pourquoi elle l'ignora royalement en entrant dans la pièce, saluant les autres d'un signe de la main et s'installant tranquillement au premier rang.
Michael n'était pas encore là, aussi posa-t-elle son sac sur le siège vide à côté d'elle afin de lui garder une place.

Comme elle s'y attendait, les débuts furent laborieux. Addison et Henry étaient fidèles à eux-mêmes, trop préoccupés par leurs petites personnes pour réaliser l'ampleur des dégâts (dont l'un des deux était la cause directe), Sunny et Ingrid semblaient ravagées par la perspective de disqualification mais aucune des deux n'avait l'air de vouloir proposer quoi que ce soit, et la mairesse/directrice de la chorale brûlait de leur révéler son plan, sans doute aussi catastrophique que le précédent.
Whitney allait exprimer son point de vue quand la porte s'ouvrit brusquement et que la distribution de chocolats la plus inattendue de cette Saint Valentin eu lieu. La petite blonde accueillit le sien avec surprise avant que tous les regards ne se tournent vers Ingrid, la seule à n'avoir rien eu.

-Je ne suis pas très chocolat... Tu veux le mien Ingrid, tenta-t-elle en essayant de masquer la pitié qui devait pourtant se lire dans ses yeux.


Dernière édition par Whitney H. Pierce le Mer 30 Avr - 0:38, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: 04. You're gonna hear us roar   Sam 12 Avr - 13:05

Quoique son surnom de Dompteuse de cheerios — acquis de son vivant — ait traversé les frontières de la Terre pour devenir le nom de la déesse suprême de la planète Winner III, Sue Sylvester redoutait cette entrevue, et cela pour deux raisons. La première parce que justement ce n'étaient pas des obèses étriquées dans leur uniforme qui allaient entendre, le cul avachi sur une chaise, les explications de l'ex entraîneuse. La terreur naturelle et les sept titres consécutifs suffisaient à calmer les ardeurs révolutionnaires des filles les plus rebelles du groupe, mais ces deux arguments de taille n'avaient presque aucun poids face à une chorale nouvellement formée. Ensuite car elle savait qu'une jeunesse sur les nerfs animée par une sourde colère pouvait provoquer de belles pagailles ; elle-même avait été l'une des principales figures de prou de la grève nationale étudiante après la fusillade du Kent State University. Elle ne voulait pas que cela finisse en barricades au lycée. La mairesse espérait néanmoins trouver quelques soutiens parmi les membres des New Directions sur lesquels elle pourrait appuyer sa future politique de management.

A peine avait-elle terminé sa phrase que quiconque entrant dans la salle de répétition se serait cru dans un hall de gare durant les heures de pointe. Tout le monde parlait, plus pour brasser de l'air — en ce mois de février pourtant point de chaleur...—, voulant surenchérir un ton plus fort à celui de l'individu qui venait de prendre la parole. Tout se mélangeait et se perdait dans ce brouhaha : la question trop pertinente de Surimi, les remarques trop élogieuses de Jerry sur les membres des chorales concurrentes et curieusement le silence révélateur de Njut. Prenant une profonde inspiration, elle demanda le calme avec plus de brio que ne l'avait fait un célèbre sorcier longuement barbu. « SIIILEEENNNCE ! » La réplique avait fait mouche, et l'ordre, rétabli.

« Je vous rassure Palmier, et instinctivement la directrice enleva les main de ses poches pour les agiter dans les airs, paumes tournées vers son auditoire, nous sommes toujours en compétition. Des rumeurs de tricherie circulent en ville ; j'ai graissé la patte de personnes peu recommandables, j'ai voulu faire disqualifier un de nos adversaires... C'est faux, rien ne me relie à cette affaire. Faux, faux, FAUX ! » Saisissant le crayon rangé dans sa poche, Sylvester fit trois pas en arrière et inscrivit en gros sur le tableau les quatre lettres majuscules qui garantissaient à ses yeux son innocence. « On m'a accusé de bien des choses au cours de ma carrière, même de donner de la pâtée pour chats à mes cheerios pour qu'elles deviennent plus agiles. » La Sauveuse de présidents leva les yeux au ciel pour exprimer toute l'extravagance de cette diffamation. « Tout le monde sait que pour obtenir ce résultat, c'est le chat en entier qu'il faut manger. » Elle croisa le regard d'une tête blonde qui faisait une grimace de dégoût. « Ne soyons p... »

Le claquement de la porte contre le mur eut raison de sa phrase, et en mode ninja la mairesse s'était déjà mis en position de combat, poings devant. Cette interruption soudaine n'était finalement qu'une distribution de chocolats pour célébrer la merveilleuse fête de la Saint-Valentin, qui rimait pour Sue davantage avec pot de glace sur canapé que trucs salaces dans un lit — ou n'importe quel autre endroit puisque c'était le jour pour exhiber son amour au reste de la population. Sonnée par cette apparition irréelle d'un homme — était-ce la Vache Indienne ?!? — en tutu rose et couronné d'une guirlande de fleurs, Sylvester n'eut le temps de réagir que le voilà déjà parti, comme si de rien n'était. Sans même s'apercevoir que Bling-bling n'avait rien reçu, la future présidente des États-Unis arracha des mains d'abord la boîte de Winnie puis celle de chacun des membres du Glee-Club.

« Sérieusement ? » fit-elle quand elle eut récupérée le dernier coffret malgré les réticences de l'adolescent. « On accuse les New Directions de triche, et vous accueillez ces friandises comme la panacée à vos problèmes ? Ça se voit que vous ne connaissez pas les méthodes du KGB... » La femme aux 1000 trophées les déposa sur le piano, sauf une qu'elle tendit à Edison. « Si tu restes en vie, je t’allégerais peut-être tes heures de travaux d'intérêt. » La directrice des jaunes déposa avec soin la boîte sur les genoux du jeune homme, sourire aux lèvres, avant de se recentrer au milieu de la pièce. « Bien. Après ces futilités, la grande nouvelle. » Elle marqua une courte pause pour voir si le délinquant mangeait bien les chocolats. « Ces derniers mois ont été éprouvants. Aussi bien pour moi parce qu'il a fallu me coltiner la stérilité artistique d'adolescents ignorants la bonne musique ; mais aussi bien pour vous qui avez dû complexer devant l'étendue de mes compétences et de mon exigence. Je ne suis pas un être parfait — je suis Sue Sylvester — et malgré moi il m'arrive parfois de faire des erreurs. » Instantanément les musiciens se mirent à jouer les premières notes de The Reason.

I'm not a perfect person
There's many things I wish I didn't do
But I continue learning
I never meant to do those things to you
And so I have to say before I go
That I just want you to know

I've found a reason for me
To change who I used to be
A reason to start over new
and the reason is you

I'm sorry that I hurt you
It's something I must live with everyday
And all the pain I put you through
I wish that I could take it all away
And be the one who catches all your tears
Thats why I need you to hear

I've found a reason to show
A side of me you didn't know
A reason for all that I do
And the reason is you...

La musique s'arrêta dans un silence religieux, rompu par deux mots de la mairesse qui ne faisaient pas partie des paroles :

...and glory !

Comme une lettre à la poste ! Elle aurait pu enchaîner avec Edge of Glory mais elle devait préserver sa voix pour ses prochains discours. Elle n'avait pas prononcé une seule fois le mot d'excuse. Et qu'ils ne se méprenaient pas, cette absence était tout à fait justifiée, ce n'était pas du tout son objectif. Juste un petit interlude pour leur prouver qu'elle pouvait aussi pousser la chansonnette et qu'elle était une directrice toute désignée pour les mener à la victoire ! Enfin comprendront ce qu'ils comprendront, ce n'étaient que des élèves de MacKinley High, l'établissement scolaire des enfants atrophiés du cerveau de l'Est des États-Unis. Quand l'ancienne coach avait quitté le lycée, il y a de cela presque six ans, c'était une communication courante de s'exprimer en chanson pour déclarer sa flamme, pour laisser parler sa colère ou pour dire qu'il faisait beau... « Le message que je voulais faire passer... transcrit-elle en langage commun voyant certains visages interrogateurs, Je vous ai compris ! », reprenant les célèbres mots de son grand-père. Du moins elle le croyait. « Les récentes affaires ― auxquelles je répète n'avoir aucun lien ― ont plongé ma cote de popularité pour augmenter, de manière étonnante, celle du fou-furieux. Je dois donc repartir convaincre les électeurs qui m'ont fait confiance la fois dernière. Je risque d'être moins présente ces prochains mois, et comme je sais que notre prochaine victoire reposera essentiellement sur mes épaules, il m'a fallu trouver une solution. » La directrice marqua une pause pour laisser aux cerveaux des jeunes idiots de comprendre les propos qu'elle venait de prononcer. « Même si j'ai dû mal à l'admettre, je pense qu'il est temps pour vous de commencer à vous gérer. » Pour éviter toute clameur, la mairesse enchaîna rapidement sur la phrase suivante. « Néanmoins, je reste votre directrice. Des professionnels choisis par mes soins vous encadreront durant toute la durée de ma campagne qui, j'en suis certain, finira par un succès. D'ailleurs, Derek Hough me doit un service depuis que je me suis fait passer pour sa petite-amie lors d'une réception à la Maison-Blanche. Je suis sûr qu'il viendra. » Le visage de Sylvester s'illumina d'un sourire qui ne cachait pas la jubilation de cette révélation. « Comme il est formellement interdit que le programme d'une chorale soit réalisé par des professionnels, il faut que nous construisions d'abord une base. J'espère que vous foisonnez d'idées, depuis le temps que vous râlez... »

Elle avait beaucoup parlé, peut-être parce qu'elle redoutait la réaction ― négative ou pire encore, positive ― des New directions.


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MessageSujet: Re: 04. You're gonna hear us roar   Lun 14 Avr - 17:36

Comme attendu, personne n’avait répondu à son salut certes discret mais néanmoins poli et Addison secoua la tête résigné à se cantonner au silence pour le reste de la séance. Relevant le nez avant d’arriver devant les chaises où les premiers choristes s’étaient attroupés, il croisa le regard noir de Sunny qui avait l’air de lui en vouloir d’être simplement présent, déjà perchée sur ses grands chevaux. Arquant un sourcil de défi face à la petite blonde, il la dépassa pour monter les marches et s’installer au dernier rang derrière elle histoire d’être sûr d’être dans son angle mort et s’épargner ses œillades rancunières. Comme si c’était de sa faute s’ils risquaient l’élimination de cette fichue compétition. Il avait fait ce qu’on avait exigé de lui, alors qu’elle n’essaye pas d’épingler sa propre culpabilité sur son dos. Pour celle qui prétendait être la meilleure journaliste d’investigation du lycée et fourrait son nez dans les affaires de tout le monde, elle avait sérieusement manqué de jugeote en faisant une confiance aveugle à Sylvester. Si d’autres avaient réussi à découvrir ses magouilles, Miss Pulitzer aurait pu leur éviter la honte de défiler dans le centre ville comme si de rien n’était en se rencardant un peu sur la mairesse et ses plans. Mais ça n’avait pas l’air de la concerner, et bien sûr, il fallait quand même que ce soit elle la première à prendre la parole et à se faire remarquer. Addison roula des yeux et se tourna vers sa voisine récemment installée pour jauger si son irritation était partagée et découvrir avec surprise qu’il s’agissait d’une Ingrid particulièrement renfermée. Elle était plutôt du genre à s’installer au premier rang en général, sans doute pour être plus près du devant de la scène qu’elle occupait presque en permanence sous la baguette de leur directrice. C’était simple, on ne voyait presque qu’elle lors des répétitions hebdomadaires. Ils auraient pu rebaptiser le club Ingrid et ses choristes que personne n’aurait vu la différence. Toutefois la jeune fille ne semblait pas d’humeur à jouer les divas aujourd’hui et elle dévisageait au contraire Syvlester avec un air mauvais qu’il ne lui connaissait pas. Peut-être qu’elle n’était pas qu’une marionnette après tout. La suédoise avait beau être une sérieuse casse-pieds quand elle décidait de jouer les contremaître avec lui en lui ordonnant de faire tout un tas de trucs inutiles, elle était de loin la plus douce et la plus polie de la bande. Tandis que les autres accompagnaient Palmer dans un brouhaha de protestations, Addison poussa légèrement Ingrid avec son genou gauche et se pencha vers elle avec un air mutin pour lui murmurer à l’oreille : « Qu’est-ce qu’on parie qu’elle met ça sur le dos des russes ou des aliens ? »

Après avoir échangé un dernier regard qui ressemblait presque à de la complicité avec Ingrid, le cowboy se redressa avant de se faire abattre par Sylvester qui n’avait de toute évidence pas apprécié les remarques de Watson-Brown et s’était déjà mise à hurler. Les raisons qui avaient motivé le footballeur à rejoindre les New Directions restaient complètement obscures pour Addison qui avait du mal à cerner le sportif. Ce mec était cool, peut-être un peu trop arrogant, mais ça devait faire partie de la panoplie de qualités requises pour être pris dans l’équipe à en juger par la bande de nazes avec deux pieds bots et deux mains gauches qui se la pétaient dans les couloirs comme s’ils avaient fait quelque chose pour mériter un traitement d’honneur. Quoi qu’il en soit, à la différence du reste de l’équipe, Henry n’avait apparemment rien contre lui et partageait en plus son avis plus que mitigé sur la qualité de la chorale et de l’ambiance, faisant preuve d’un cynisme assez hilarant. Toute trace d’humour avait cependant été anéantie par la coach qui s’était lancée dans des justifications plus que douteuses de manière théâtrale devant un auditoire redevenu silencieux. Est-ce qu’elle venait de sous-entendre qu’elle avait fait manger des chats aux cheerleaders de son époque ? Les yeux ronds comme des billes, Addison était trop abasourdi pour même penser à en rire, mais il nota néanmoins dans un coin de sa tête de raconter ça à Andie qui perdrait peut-être enfin ses illusions sur le personnage Sylvester. Cette dernière était certainement sur le point de leur donner la recette pour la cuisson parfaite d’un chat au micro-onde lorsque la porte de la salle claqua violemment pour laisser apparaître un homme en tutu rose lui coupant effectivement la chique. La mâchoire du cowboy tomba grande ouverte tandis que l’individu qu’il n’avait jamais vu pénétrait dans la salle d’un air jovial et déterminé puis se mit à jeter des chocolats en annonçant les noms de tous les choristes —y compris Sue qui reçut également sa petite boîte sur le coin du piano, sauf Ingrid pour qui il déclara ne rien avoir à voix haute et claire avant de tourner les talons et de disparaître aussi vite qu’il était venu, laissant l’assemblée sans voix. OK… Bizarre. Il s’apprêtait donc à ouvrir l’emballage métallisé tandis que Whitney offrait sa boîte à Ikéa, dans son immense mansuétude de petite fille parfaite, lorsque celui-ci lui fut arraché des mains par leur directrice qui avait finalement retrouvé ses esprits. Enfin… Façon de parler.

Après avoir confisqué tout le chocolat, elle revint vers lui avec un sourire qui n’inspirait rien de bon pour lui rendre l’un des paquets en le posant consciencieusement sur ses genoux. Un frisson parcouru le dos du garçon face à l’invasion de son espace vital par la coach et ses sourcils se froncèrent ne comprenant pas son sous-entendu concernant sa mort potentielle, et le rapport avec ses TIG. Fixant la boîte sur ses genoux, Addison finit par hausser les épaules en jetant un regard interrogateur à la mairesse qui le surveillait du coin de l’œil et cassa un morceau du cœur en chocolat pour le laisser fondre sur sa langue. Le chocolat noir n’avait en général pas sa préférence, mais il fallait admettre que pour une fois le lycée n’avait pas fait de petites économies. Ça se laissait manger ce truc. L’adolescent enfourna un second morceau plus conséquent dans sa bouche mais manqua de s’étouffer lorsque la mairesse entonna seule une chanson qu’elle leur dédiait de toute évidence. Portant sa main à sa bouche pour étouffer le bruit de sa soudaine quinte de toux, les larmes lui montèrent aux yeux et il se plia en deux sur sa chaise pour calmer sa crise qui s’apaisa dieu merci avant que le silence ne retombe sur la salle à la fin du morceau. Les prédictions de Sue n’étaient finalement pas tombées si loin, mais contrairement à ce qu’elle semblait penser, on n’avait pas empoisonné les chocolats, mais sa reprise d’Hoobastank aurait pu, elle, anéantir tout un état. Et comme si ça ne suffisait pas, la mairesse annonça soudainement leur rendre leur autonomie et leur réserver toute une ribambelle de pros pour les coacher à sa place ? Et ça c’était légal ? Ne s’attardant pas sur les détails aberrants de son discours, Addison ne put s’empêcher de demander d’une voix encore étranglée : « Ça veut dire qu’on peut faire ce qu’on veut ? Genre… d’la country ? »
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MessageSujet: Re: 04. You're gonna hear us roar   Mar 15 Avr - 22:08

A en juger par les visages ouvertement hostiles et boudeurs, tout le monde en voulait à Sue Sylvester pour l'humiliation qu'elle leur avait infligé. Mais cette fois encore, la directrice les ferait taire, peut-être à coups de menace, ou bien en ne leur laissant pas l'opportunité d'en placer une, dans tous les cas personne ne pourrait lui faire le moindre reproche. Ou alors elle les noierait sous un flot de moqueries et de paroles blessantes, en pointant du doigt leurs défauts et les petits travers qui auraient été, selon elle, la véritable cause de leur défaite. Elle prétendrait alors s'être sentie obligée d'assurer leurs arrières, Sue Sylvester ne supportant pas de perdre. Elle aurait même été capable de se justifier en leur racontant qu'elle ne voulait pas leur infliger la douleur d'un fiasco, qu'elle avait fait cela uniquement pour les protéger. Inquiète à l'idée que quelqu'un croit à ce numéro, Sunny coula un regard vers ses camarades. Visage boudeur, visage pincé, visage indifférent -tiens, Henry avait l'air de se ficher comme de l'an quarante de cet échec. En même temps, Sunny en était encore à se demander pourquoi il avait rejoint le Glee Club, quelle pouvait être la mystérieuse raison qui l'avait poussé à s'inscrire. Mais elle le savait, HWB -comme elle aimait le surnommer- était un garçon plein de mystères et de surprises. Elle doutait fortement que sa présence entre ces quatre murs soit dû à son amour de la musique. Surtout que, contrairement à Addison qui n'avait pas eu le choix et avait été forcé d'intégrer la chorale, Henry avait passé les auditions de son propre chef. Or, il semblait mépriser à peu près tout le monde, dans cette salle.
Mais en fin de compte, Sunny n'était pas non plus certaine de ce qui poussait les membres à venir tous les jours répéter sous la houlette de Sue, qui pouvait se comporter comme un véritable tyran. La journaliste en herbe examina chacun de ses camarades en énumérant mentalement la raison qui justifiait leur présence. Elle savait qu'Addison devait accomplir des travaux d'intérêt général, et qu'être membre des New Direction était une condition pour que son casier reste vierge. Michael se servait de la chorale comme d'une thérapie après un passé assez difficile, où il avait sombré, comme beaucoup d'enfants stars. Whitney avait apparemment décidé de copier sa sœur en choisissant les mêmes activités que la richissime veuve, d'où son inscription à la chorale, un fait que Sunny avait tendance à trouver particulièrement pathétique, surtout venant d'une élève aussi brillante que Whitney. Nicholas était un artiste, qui aimait la musique autant qu'il aimait le dessin et l'écriture. Et à en juger par l'air rêveur qu'il arborait, ce qui se déroulait en ce moment lui passait largement au dessus de la tête. Mia était... et bien, fidèle à elle-même, autrement dit peu intéressante. Ingrid adorait chanter, et faisait, bien malgré elle, office de nouvelle Rachel Berry. Sa passion s'était peu à peu retournée contre elle, et elle subissait aujourd'hui les exigences démesurées de Sue Sylvester. Peut-être qu'au début de l'année, tout ce petit monde s'était dit : « Chouette, une chorale. Je risque de passer toute l'année scolaire à m'étouffer avec du slushy qu'on m'aurait lancé à la figure, mais ça a l'air teeeeeellement cool ! Et si je m'inscrivais, youpi tralala... » (le tout sur un air bien niais), mais aujourd'hui, tous devaient regretter.
Curieusement, Sunny n'avait pas de regrets. Certes, elle en avait bavé, comme tout le monde. Sue était difficile à contenter, excessivement exigeante, elle ne voulait que des champions dans son équipe. Elle les avait poussé hors de leur limite, inlassablement. Au cours de chant s'étaient ajoutés des cours de danse, indispensable tant les choristes étaient peu à l'aise avec leur propre corps (exceptés HWB, qui aimait tellement son physique qu'il avait élevé au rang d'art la capacité à se mouvoir pour mieux séduire les dames). En l'espace de six mois, Sunny avait appris à maîtriser sa voix, à atteindre des notes qu'elle n'aurait jamais pensé pouvoir chanter. Elle savait danser, comme l'avait prouvé la soirée démentielle chez Michael. Sue lui avait parfois donné envie de s'arracher les cordes vocales pour ne plus avoir à chanter, mais Sunny lui était tout de même reconnaissante. Cet état de fait l'empêchait d'être complètement en colère contre la mairesse (cela, ajouté au fait qu'elle ne pouvait de toutes façons pas se mettre Sue Sylvester à dos). La remarque d'Henry lui fit tourner la tête dans la direction du jeune homme, et elle hocha la tête à l'évocation du shérif. Les Second Chance avaient su utiliser leur meilleur atout à bon escient. Sunny n'était pas prête d'oublier son stage au commissariat, et sa rencontre avec cet homme sublime qu'elle avait surnommé Thor.

Le regard perdu dans le vide et l'esprit ailleurs, Sunny redescendit brutalement sur terre pour pincer les lèvres, la mairesse s'étant une nouvelle fois sentie obligée de détourner son nom de famille, et elle aurait pu lever les yeux au ciel avec exagération, si la porte de la salle ne s'était pas ouverte dans un claquement, les faisant tous sursauter. La distribution de chocolat fut aussi rapide que surprenante, nuancé par un léger sentiment de pitié à l'égard d'Ingrid qui n'avait rien reçue, alors que tous les choristes avaient à présent les mains pleines. Sunny cligna des yeux. C'était la seconde boite qu'elle recevait. Si elle n'était pas gourmande -enfin, pas trop- elle appréciait surtout l'idée de ne plus être détestée par l'ensemble du lycée. Elle avait l'impression que ses efforts avaient été bien perçus par les autres élèves, et cela atténuait quelque peu la frustration qui la bouffait littéralement depuis des mois. Du doigt elle commença à défaire le ruban qui maintenait la boite fermée.
C'était sans compter sur la rapidité de Sue, qui dans un geste prompt leur retira leurs boites. Sunny étouffa une grognement de protestation, en voyant sa petite gourmandise de l'après-midi s'échapper. Cela n'était pas sans lui rappeler cette journée désastreuse pendant laquelle Kara, aussi vicieuse qu'un serpent, lui avait pour ainsi dire ôter le pain de la bouche en l'empêchant de déguster une part de gâteau au chocolat, au self. Profondément dégoûtée, la jeune fille s'appuya contre le dossier de sa chaise. Refusant tout net de se prêter au jeu de l'ancienne coach, Sunny se pencha vers son sac et en sortit sa tablette, qu'elle alluma pour se connecter à Internet. Que Sue chante autant qu'elle en ait envie, Sunny s'en moquait.

Elle ne releva la tête que lorsque Sue finit par leur expliquer qu'elle les abandonnait, purement et simplement, à leur sort, en enrobant bien évidemment le tout avec des mots soigneusement choisis et la promesse d'être accompagnés par des professionnels. Ça veut surtout dire qu'elle se fout royalement de notre sort. songea Sunny lorsqu'Addison évoqua la country. La blonde secoua la tête, son doigt glissant sur l'écran tactile de sa tablette. Elle déplorait l'attitude de la directrice, mais elle ne fit aucune remarque à ce sujet. A la place, elle se tourna vers Addison. « Apparemment, oui. On peut faire ce qu'on veut. N'est-ce pas ? » demanda-t-elle en jetant un rapide coup d’œil vers Sue pour obtenir confirmation. « Maintenant, est-ce que tout le monde a envie de faire de la country, ça... c'est une autre histoire. » ajouta-t-elle à mi-voix en sélectionnant une vidéo sur sa tablette. « Qui a des idées ? » lança-t-elle à la cantonade, les yeux toujours baissés.
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MessageSujet: Re: 04. You're gonna hear us roar   Mer 16 Avr - 16:03

Une horde de ‘Freshmidinettes’ gloussaient niaisement autour de Michael. Un tableau bien atypique pour un choriste en ces temps difficiles, mais il avait sorti l’arme ultime, qu’il savait lui attirerait de nouveau, très rapidement les faveurs des petits jeunettes : la guitare. Encore un cliché qui ne loupait jamais : il s’asseyait par terre, inclinait légèrement son chapeau sur son visage, occasionnant expressément une aura mystérieuse autour de sa personne, et il jouait quelques mélodies qu’il maîtrisait à la perfection. Le tour était alors joué, un cercle de lycéens se formait immédiatement autour de lui. Son petit ingrédient secret à ajouter était de ne surtout jamais lever les yeux, et de toujours rester indifférent aux remarques admiratives du public. Un véritable jeu d’enfant pour le blondinet. Beaucoup de ses congénères du Glee Club ne pouvaient pas en dire autant, et il pensait, entre autre, à la pauvre Ikéa qui se prenait des slushis plus rapidement  que son ombre…

Un jour, peut-être, les gens se lasseraient d’admirer le talent incontestable et incontesté de Michael Axon, mais d’ici là, il ne se gênerait pas pour profiter jusqu’au dernier copeau de ce qui subsistait encore de son image d’enfant-star. À cet instant, la cloche retentit, annonçant haut et fort que les cours recommençaient, et surtout qu’il devait se rendre au Glee Club. Son audience s’éparpilla en une demi-seconde, le laissant alors face à une rangée de casier particulièrement séduisante. Michael redressa son chapeau sur sa tête, puis se releva. Il épousseta son jean, et dans son habituelle nonchalance, rangea sa guitare dans l’étui qui lui était réservé. Soudainement, plus un bruit dans les couloirs ne se faisait entendre. La placidité s’était installée, et seules les voix des professeurs étouffées derrières les murs ponctuaient le silence. Michael adorait ces moments de calme qui le faisaient se sentir si vivant. Son seul possible prédateur en ces conditions était le surveillant. Une sorte d’animal très vicieux, souvent sadique et très insensible à toute sorte de prétexte… Autant dire qu’il valait mieux l’éviter. Même pour un garçon comme Michael, qui se fichait éperdument d’une quelconque remontrance, il valait toujours mieux ne pas se faire prendre dans les filets du pion, comme il se faisait appeler.

Le jeune homme empoigna sa guitare d’une main, sa veste de l’autre et mit le cap vers la salle de chant. Il savait pertinemment de quoi cette séance allait retourner, et à cette simple idée, il préférait encore rentrer chez lui et faire quelque chose de constructif. Alors oui, tricher c’est mal, et tricher c’est pas juste, et tricher c’est irrespectueux, bla-bla-bla. Mais quand allaient-ils tous ouvrir les yeux ? Le monde du show business était avant tout basé sur la triche et sur l’infraction des règles. Quiconque rencontre une vedette honnête pouvait la présenter à Michael, car jamais il ne croirait en son existence. Certes, penser ainsi revenait finalement à être en accord avec Sue Sylvester, et là, Michael prenait un sérieux coup sur l’égo. Mais bon Dieu, ils allaient bien finir par devoir apprendre que s’ils voulaient vraiment devenir des stars, comme ils le hurlaient tous avec fierté, ils allaient devoir passer outre leur jolie irréprochabilité. La corruption, il n’y a que ça de vrai à Hollywood ! Avant même d’arriver, Michael en avait déjà assez d’entendre ses camarades bredouiller et argumenter sur le fait que Sue était une affreuse sorcière qui leur avait fait perdre leur précieuse petite compétition. Mais Michael, lui, restait persuadé qu’il ne s’agissait pas de sa première expérience de tricherie ou de corruption, à la Sylvester, et que s’ils avaient gagné autant de compétitions jusqu’ici, ça n’était certainement pas grâce aux talents douteux de certains membres des New Directions… L’important dans la triche était de ne pas se faire prendre, car après, on passe pour le dernier des glands, le pestiféré, et les slushis vont bon train. C’est à peu près la seule chose que Michael reprochait à leur coach, c’était de s’être fait prendre. En ce qui concernait le reste, il comprenait, et respectait même ses choix. Peut-être que le manque d’investissement dans la chorale qu’il traînait derrière lui parlait un peu trop en son nom, à cet instant, mais à vrai dire, qu’ils gagnent ou qu’ils perdent, Michael n’en avait jamais trop rien eu à faire. Lui, il était là pour chanter un peu, et montrer à son psychologue qu’il n’était pas trop complexé par sa voix. Pour ce qui était du reste, il s’en fichait comme de l’an quarante.

Michael entra dans la salle du Glee Club, où une effusion de haine semblait emplir toute la pièce. Sue d’un côté, arborait un air toujours plus austère que d’ordinaire. Une pile de boîte de chocolats dans les bras, elle aurait pu jouer les Grinch de Pâques cette année que ça n’aurait étonné personne. De l’autre côté, les membres de la chorale ; visiblement à la lisière de l’insurrection.

Michael glissa un « bonjour » tout ce qu’il y avait de plus discret, afin de ne surtout pas déranger le mouvement de rébellion qui semblait se tramer au sein des lycéens. Mais il ne préféra pas pour autant s’excuser de son retard, puisque ça n’était finalement pas tellement inhabituel, et que ses excuses auraient été d’une hypocrisie sans pareille.

Il savait que son entrée ne ferait pas de vague, mais il se faisait tout de même remarqué. Il y pensa un semblant trop tard ; au moment où il croisa le regard de Henry. Ce dernier avait organisé la soirée du siècle chez sa cousine, et celle-ci avait complètement outrepassé toutes les limites qu’ils avaient posées. Ce qui, évidemment, n’avait pas froissé Henry un seul instant. Depuis peu, Michael évitait donc tout contact avec ce pseudo-ami, suivant les conseils de ses chères cousines. S’il avait été plus malin, il serait arrivé plus tôt cette fois-ci, et n’aurait pas eu à supporter son regard inquisiteur.

L’une de ses cousines était d’ailleurs présente dans cette pièce, et c’est à côté d’elle qu’il s’installa. Il posa sa housse de guitare un peu plus loin, et s’assit. Il essayait de capter quelques informations essentielles de la conversation qui pourraient éclaircir la situation. D’après ses observations, Sue venait d’annoncer une grande nouvelle, qui créait à la fois satisfaction et mécontentement des jeunes. Pourquoi donc, avait-elle ressenti le besoin de faire l’annonce du siècle alors que Michael n’était pas encore arrivé ? Elle savait pertinemment qu’il pointait toujours son nez au bout d’un temps. Ça faisait six mois que ça durait, elle pouvait bien, elle aussi, faire un effort d’adaptation ! Oui, d’accord, les absents ont toujours tort… Et alors ? C’est fou ce qu’il pouvait se passer en cinq petites minutes d’absence…


    « J’ai loupé quoi ? » glissa-t-il en murmurant dans l’oreille de Whitney, qu’il espérait pourrait le renseigner.


Dernière édition par Michael J. Axon le Ven 25 Avr - 22:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 04. You're gonna hear us roar   Mer 16 Avr - 18:56

Au fur et à mesure que les choristes rentraient, la tension et l'animosité se faisaient sentir. Sylvester n'allait  pas réussir à raviver la confiance dans l'esprit des choristes, pour peu que celle-ci ait un jour existé. Elle observa attentivement chacun de ses camarades. Certains aimaient la musique, certains venaient là juste pour essayer d'être meilleurs que les autres, et certains avaient des raisons complètement inconnues de rejoindre la chorale. C'était le cas d'Henry, qui prit la parole sur le fait qu'il avait été dur de rivaliser avec les autres chorales. Cela aurait pu être un message de soutien, pour dire "ce n'est pas grave, de toute façon c'était impossible", mais le ton du jeune homme ne laissait pas place à la confusion. Ingrid leva les yeux au ciel. Il n'y avait aucun doute quant au fait qu'il méprisait les New Direction presque autant que les autres chorales. Si son arrivée avait été sujette à des interrogations, le fait qu'il vienne encore aux répétitions et qu'il prenne la parole comme s'il avait toujours été là posait encore plus de questions à l'instant présent dans l'esprit de la suédoise. Sans vraiment savoir pourquoi, elle ressentait une profonde antipathie pour cet énergumène à l'air suffisant. Il arrivait en plein milieu de l'année, juste après la compétition de char, et se permettait des remarques désobligeantes ; si l'ambassadrice Ikea avait eu un peu de courage et de franchise, elle se serait permis une remarque cinglante du genre « Tu crois qu’on aurait mieux réussi si tu étais là pour jouer les angelots ? ». Mais ce genre de remarques resterait à jamais au fond de son esprit. Elle n’avait jamais ouvert son clapet pour ce genre de choses, et ce n’était pas maintenant que ça allait arriver, mieux valait laisser le jeune  Watson-Brown faire son intéressant, si au moins il se faisait plaisir à lui-même en enfonçant encore plus les choristes, alors il aurait gagné sa journée.

Le souci était qu’il y avait bien une part de vrai dans ce qu’il venait de dire. Megan Morgan avait su utiliser au mieux les talents de sa chorale, et les Second Chances avaient sans doute misé sur leur meilleur atout en déguisant Warren en enfant-Jésus. Même si la jeune blonde savait que c’était un rôle qui ne lui correspondait pas vraiment, il fallait avouer que la vision l’avait faite bien rire. Les New Directions avaient peut-être eu un char magnifique, il fallait avouer que le manque avait pu gâcher une partie de la performance. Peut-être que si les répétitions n’avaient pas été si intenses et la directrice si intransigeante, les choristes auraient gardé leur motivation intacte pour le jour J. Il fallait avouer que malgré la perfection vocale dont elle avait réussi à faire preuve lorsque c’était à son tour de chanter, la joie de participer à l’évènement n’avait pas vraiment été au rendez-vous. Entendre les prestations impressionnantes des concurrents n’avait été qu’une torture de plus pour qu’elle se rende compte que les jaunes n’avaient pas été à leur maximum. Mais elle ne l’admettrait pas, après tout, le blâme revenait toujours à la mairesse qui les avait poussés à bout. Si elle avait entretenu la bonne humeur et l’ambiance décontractée, peut-être que les adolescents auraient été plus efficaces et auraient montré toute leur joie de vivre. Et quand bien même leur performance aurait été meilleure, rien n’aurait empêché Mathusalem de s’arranger pour prévoir l’issue de la compétition à l’avance. D’ailleurs, Addison semblait être d’accord sur le point que les excuses de Sylvester seraient improbables. La seule raison était qu’elle n’en avait pas. Le geste de camaraderie surprit toutefois la jeune fille qui n’avait pas l’habitude d’être sur la même longueur d’onde que lui. A son tour, Ingrid se pencha vers le jeune homme. « Je parie sur les aliens. Plus c’est difficile à aller vérifier, plus elle pensera que son excuse sera bonne. » murmura-t-elle avant de replacer son dos contre le dossier de sa chaise.

En dehors d’Henry, personne n’avait réagi pour l’instant, et la jeune fille scannait les visages de chacun pour voir qui allait exprimer son point de vue, mais certains discutaient simplement entre eux, et personne ne semblait vouloir prendre la parole devant tout le groupe. La directrice se lançait à présent dans un discours sur la fausseté des rumeurs sur sa tricherie. Discours ô combien inutile puisque tout le monde connaissait la vérité. Elle n’eut pas le temps de s’étendre bien longtemps sur son discours puisqu’un petit angelot s’introduit tout à coup dans la salle de répétition. Les chocolats de saint Valentin étaient une idée merveilleuse pour les personnes ayant envie de prendre quelques kilos, ou juste de faire plaisir à leurs papilles. Cette fois-ci, ils n’étaient pas là pour déclarer une flamme à qui que ce soit, puisque plusieurs personnes étaient concernées. Elle observa chacun de ses camarades recevoir les délicieuses petites boîtes et regarda les doigts de Sunny dénouer le petit ruban alors que la distribution s’achevait. Elle ne se rendit compte que celle-ci était finie que lorsqu’elle releva la tête et constata l’absence du petit homme en tutu rose. Elle n’avait rien reçu. Elle leva la tête pour voir qui d’autre n’en avait pas eu, mais elle se rendit vite à l’évidence : elle était la seule à n’avoir pas eu droit à ce privilège. Coup monté ou simple oubli, cela ne changeait rien à ce qu’elle ressentait à cet instant précis, en observant chacun ouvrir sa petite boîte. Des larmes de frustration lui montèrent presque aux yeux. Presque, puisque la jeune fille savait parfaitement se contenir en public, elle inspira discrètement et soupira, en levant les yeux au ciel. Qu’importe qu’elle n’ait pas de chocolats, après tout, c’était mauvais pour les dents. Rien ne l’empêchait de montrer son agacement, mais elle ne devrait pas montrer sa fragilité. Lorsque Whitney se retourna pour lui proposer sa boîte de chocolat, elle ne sut pas si c’était par gentillesse, par pitié ou par simple envie de se débarrasser des confiseries. « Non merci, je n’en ai pas vraiment envie non plus » déclara-t-elle avec un sourire. Tant qu’à être humiliée, autant faire comme si ça ne l’atteignait pas. Et de toute façon, personne n’eut bientôt plus de chocolat – sauf Addison, qui avait le droit à une tentative de meurtre déguisée en réduction de peine – puisque l’ogresse venait de tous les récupérer, sans doute pour être la seule à en profiter, puisqu’une boîte ne lui suffisait probablement pas.

La compensation aurait pu être correcte si, à la fin de son discours clamant qu’elle ne pouvait pas être parfaite, la mairesse ne s’était pas lancée dans une reprise frôlant le ridicule d’une chanson bien connue des générations actuelles. Cela en rajoutait à son sadisme, de faire partager sa voix. Peut-être avait-elle des talents en coaching, mais ses capacités musicales s’arrêtaient là. La jeune blonde se serait volontiers passée d’infliger ce petit discours musical à ses oreilles. D’autant plus que ce qui aurait pu passer pour des excuses, si elles avaient été chantées par une différente personne, sonnait juste absolument faux, venant de quelqu’un qui n’hésitait pas à à écraser qui que ce soit dans sa quête de gloire. Et si elle croyait avoir compris les choristes, elle se méprenait grandement. Ou peut-être en avait-elle comprit certains, mais pas la totalité, c’était certain. « Meure pas quand même, hein. glissa-t-elle à son voisin de chaise dont elle ne pouvait ignorer l’étouffement, ne sachant pas vraiment comment réagir. Voyant son état revenir à la normale, elle se refocalisa sur le discours. Le point sur lequel la jeune blonde pouvait néanmoins se réjouir était l’annonce de l’absence de la directrice au cours des prochains mois. Elle préférait nettement avoir affaire à des professionnels qu’à un tyran. A cette annonce, elle sourit. D’autant plus qu’elle signifiait que les  New Direction pourraient enfin faire quelque chose qui leur plaisait vraiment. Depuis quelques mois, elle avait espéré qu’ils puissent faire quelque chose de vraiment américain, comme la country, et la proposition d’Addison tombait vraiment à pic. Et même si Sunny doutait que tout le monde ait envie de le faire, il fallait tout de moins que ceux qui étaient pour le montrent. « Moi ça me plait bien, la country » annonça-t-elle timidement. Sa décision de ne pas se faire remarquer venait d’être rompue. Heureusement, peut-être que personne ne l’avait entendue, et dans tous les cas, l’arrivée de Michael distrait tout le monde. Celui-ci voulait un résumé de la situation, et Ingrid profita de cette arrivée pour s’effacer à nouveau, se faisant toute petite sur sa chaise.
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MessageSujet: Re: 04. You're gonna hear us roar   Mer 16 Avr - 20:55

Pour tout dire, les New Directions avaient à peine besoin de son aide pour se vouer une aversion commune. A en juger par le triste spectacle qui s'offrait à lui, ils étaient aussi soudés que les portes des toilettes masculines du lycée. L'ambiance était palpable, les éclairs fusaient sans grande subtilité et, alors qu'ils auraient pu s'allier dans la haine d'un ennemi commun, ils semblaient se complaire dans le chaos de leurs relations. Ils n'avaient définitivement pas besoin de lui, à en juger par l'antipathie qu'Ingrid inspirait à Addison, qui lui-même était détesté d'à peu près tout le monde - c'était ce qui le rendait d'ailleurs si attirant aux yeux d'Henry, ça et aussi sa mère - ou par la rivalité latente entre Whitney et Sunny. A croire que Whitney raffolait de la compétition. Sauf qu'à priori, la compétition était à l'extérieur, pas au sein du même groupe. Et malgré tout, Henry esquissait cette mine satisfaite, à mesure qu'il sentait se dégrader un peu plus fondations d'une cohésion déjà branlante. C'était la preuve que tous ces parias étaient capables de s'entendre sur une chose : une hostilité mutuelle et consentie. De toute évidence, si Sue Sylvester comptait mettre en scène leur mépris elle avait l'approche parfaite. Henry imaginait très mal Ingrid - forcément, qui d'autre - jouer les filles amoureuses avec un Addison plus constipé que jamais. Will Schuester avait été malin, en vérité il avait très certainement quitté le navire de son plein gré, feignant l'attachement alors qu'il savait foncièrement que Sue finirait par réaliser le fardeau dont elle avait écopé. Il passait encore et toujours pour le héros alors qu'il avait été lâche, mais assez avisé pour mettre fin au supplice au moment le plus opportun. Tous rêvaient sans doute de ce présent alternatif où ils chanteraient en harmonie des chansons dont ils croyaient avoir eu l'idée, alors qu'en fait Schuester était parvenu à inséminer sa façon de penser dans leur esprit. Au moins Sue ne faisait pas dans l'hypocrisie, elle leur faisait clairement savoir qu'ils n'avaient pas leur mot à dire et que les choix lui revenaient de droit. Peut-être avait-elle eu tort. Peut-être avait-elle décidé d'admettre ses torts aujourd'hui. Henry ne l'espérait pas.

Cette idée ne l'effleura pas longtemps. Comme prévu elle avait en effet orchestré cette réunion inopinée pour revenir sur ses antécédents de tricherie, mais avec toute la mauvaise foi dont elle était digne. Rassuré, Henry s'autorisa un soupir de soulagement. Elle n'allait tout de même pas s'excuser d'avoir usé d'une ruse dont elle était la seule à pouvoir se targuer. Si les autres chorales ne savaient pas profiter un peu de leurs acquis, c'était tant pis pour eux. Pour tout dire Henry avait trouvé la prestation des New Directions à la parade bien en dessous de celle des Awesome Voices, mais à en juger par le travail de Finn Hudson il semblait que l'héritage de Will avait plus de préoccupations à avoir que celui de Sue. La seule erreur de jugement qu'elle avait bien pu faire, c'était de ne pas croire en leur talent. Désormais les petits cœurs de ses choristes étaient emplis d'une infinie tristesse bouhou. Perte de confiance, en eux et en elle, remise en question et explosion de ressentiments au menu. Auraient-ils décidé de se liguer en bloc contre Sue ? Mais non, ruminer dans son coin c'était bien plus fructueux pour leur bien commun. Le discours de la directrice fut soudain interrompu par une distribution toute spéciale de chocolats. Fort de son expérience d'acteur, Henry joua la surprise et l'émerveillement, tandis qu'il jaugeait d'un coin de l'œil l'air interdit d'Ingrid lorsque, comme il l'avait soigneusement exigé, on souligna à voix haute qu'elle n'avait rien reçu. Il gratifia le bon samaritain livreur d'un geste imperceptible de remerciement avant que Sue ne leur arrache leur présent. Henry s'en fichait bien, il avait semé la graine de la discorde en ordonnant cette petite manigance et il ne put s'empêcher malgré lui de sourire face au grotesque de la scène. Oh il ne détestait pas Ingrid comme la grande majorité des personnes installées ici. D'ailleurs, qu'elle chante tous les solos il s'en moquait bien franchement. Seulement il était évident que tout le monde nourrissait une rancune particulière à l'égard des traitements de faveur dont elle bénéficiait. Ils étaient juste trop coincés pour le signifier, et il avait gentiment décidé de le faire à leur place. New Directions 1 - Ingrid 0. Il avait d'abord pensé à exclure Piper de la liste, puis il avait finalement réalisé qu'elle était du genre à leur demander pardon pour ne pas avoir reçu sa boîte. Puis il avait bien évidemment pensé à Whitney, mais elle était trop maligne pour être vexée d'un acte si mesquin. Ingrid était donc une cible de choix et il espérait bien la faire réagir en sautant de joie à la réception de son propre cadeau. Malheureusement Sue en avait décidé autrement, et bien vite Henry se félicita de ne pas lui avoir en offert à elle seule.

Ce à quoi il ne s'attendait pas en revanche, c'était à la voir se repentir en chanson. Henry savait que son manque d'objectivité obscurcissait son jugement, mais il trouvait sa prestation formidable, et ce malgré tout ce que les paroles lui inspiraient. Il espérait simplement que ses talents de chanteur à lui n'étaient pas le fruit de son narcissisme, à l'image de l'aisance d'interprétation qu'il prêtait à Sue. En vérité sa comédie avait semblé douloureuse, à en juger par les mines circonspectes de l'auditoire. Il fut le seul à applaudir, invitant les autres à faire de même, en vain. Ok, accorda-t-il en se rétractant. Quelle impertinence et manque de respect. Même quand Piper chantait sans micro on prenait la peine de la féliciter. Et honnêtement on entendait que des bourdonnements dignes d'une chaine cryptée du câble. Et là, ce fut le drame. Elle les abandonnait pour sa campagne d'élection. Tout ce mal pour se rapprocher d'elle, tous ces sacrifices pour rien. Rien. Dieu qu'il était content d'avoir semé la discorde avant de se faire lâchement abandonner. Elle voulait une base ? Pour se donner bonne conscience certainement. Le moment était idéal pour détruire ses ambitions d'élection et la ramener aussitôt au bercail. La country était une merveilleuse idée, mais ce serait trop simple de capituler aussi rapidement. Malgré ses airs grands airs californiens Henry adorait la musique country, parce qu'elle pouvait être entrainante même quand elle parlait de choses graves. Il roula pourtant des yeux pour signifier que c'était franchement une fausse bonne idée. Et que ce n’était pas une grosse prise de risque de la part du cowboy. Mais si sainte Ingrid approuvait... "Moi j'imagine bien un truc du genre décalé, comme dans Charlie et la chocolaterie. Ouais, avec des cascades de chocolat et des Oompa Loompa qui font les chœurs. Un truc... chocolaté." dit-il en opinant du chef, les sourcils froncés pour éviter de partir dans un fou rire monumental et rendre son discours un peu plus sérieux.
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MessageSujet: Re: 04. You're gonna hear us roar   Sam 19 Avr - 1:57


-La plus inattendue distribution de chocolats de l'année... Sinon pas grand chose de plus que d'habitude, souffla Whitney à l'oreille de Michael pour répondre à sa question.
La guerre entre les membres des New Directions battait son plein, comme d'ordinaire. Autant d'égos et d'intérêts contradictoires réunis dans la même pièce, à commencer par la personnalité de la directrice, pas étonnant que la chorale accumule les échecs. Pourtant, Winnie savait que, même si les raisons qui les avaient tous poussés à s'inscrire chez les New Directions étaient plus obscures les unes que les autres, la plupart de ses petits camarades étaient animés de la rage de vaincre ou de convaincre. Il suffirait d'un tout, tout petit coup de pouce...

Bien sûr il y avait toujours ces rumeurs qui couraient sur leur compte et celui de Sue Sylvester.
La mairesse avait beau jurer ses grands dieux qu'elle n'avait rien à faire dans le scandale récent, Whitney aurait mis sa main au feu qu'elle avait tout orchestré diaboliquement. Elle n'oubliait jamais que Brittany, avant d'être une choriste et de remporter les honneurs avec le Glee Club, avait été conduite par la houlette de Sue pendant des années chez les cheerios. Bien que sa sœur soit devenue une femme forte et indépendante, elle savait qu'elle se méfiait toujours des combines douteuses de leur ancienne coach et elle faisait indubitablement confiance à son aînée. Elle était certes un peu "décalée" parfois, mais son intuition sur les gens était infaillible.

Comme si elle lisait dans ses pensées, la directrice des ND fit faire le silence autour d'elle pour entamer un nouveau discours qu'elle voulait sans doute apaisant et déculpabilisateur. Mais la vraie surprise vint d'un tour de chant dans lequel elle se lança, tout aussi inattendu que la distribution de chocolats, et qui manqua lui arracher un éclat de rire. C'était tellement hypocrite de la part de la Sylvester, à la limite du grotesque, que Winnie dut réprimer ses gloussements. En observant ses petits camarades, elle remarqua qu'aucun d'entre eux ne prêtait d'ailleurs vraiment attention au numéro de la mairesse, sauf peut-être Henry qui la dévorait des yeux avec  déférence.

-Oh, pitié, maugréa-t-elle pour elle-même en levant les yeux au ciel. Ce type ne tournait vraiment pas rond. Comment pouvait-il éprouver ce degré d'admiration malsain pour une femme qui avait au moins trois fois son âge ?
C'était cependant le cadet de ses soucis pour l'instant, tant qu'il restait éloigné de son cousin, elle ne se mêlerait pas de ses affaires.
Il était beaucoup plus intéressant de porter toute son attention sur la proposition de Ms Sylvester, dernière surprise de la réunion qui faisait déjà frémir d'excitation les rangs des choristes.
Waow. l'indépendance totale et le concours de professionnels qualifiés, Whitney n'aurait pu rêver mieux ! Elle leur servait une carte blanche immaculée sur un plateau.
L'étonnement dépassé, les premières réactions ne se firent pas attendre. Tout était confus pourtant, chacun semblait se protéger face à cette annonce déconcertante, néanmoins, à travers les propositions de ses camarades, Winnie pouvait toucher du doigt la solution.
Elle se leva d'un coup et commença à parler avec animation :

-Je crois qu'Addison a raison... La country c'est une bonne idée. Ce sera surprenant et décalé. Exactement ce que les jurés recherchent. D'accord cela peut être un peu risqué, mais si on s'y prend bien...

Winnie laissa sa phrase en suspens pour laisser à tout le monde le loisir de réaliser l'effet de surprise et de fraîcheur qu'ils pouvaient obtenir. Autant qu'elle jugeait Addison superficiel parfois, elle savait qu'il était un des choristes les plus talentueux et  doués du groupe . La country, c'était son rayon et si on le lançait sur un chemin qu'il aimait, il ferait des miracles, elle n'en doutait pas.
Il fallait fédérer les rangs pour réussir et si pour gagner elle devait sacrifier un peu de sa fierté en route elle le ferait, elle n'était plus à cela près depuis qu'elle se faisait régulièrement arroser de slushies. Gagner n'avait pas de prix, ce qui ne l'empêcha pas d'envoyer une dernière pique déguisée à HWB :

-Si tu tiens aux oompa loompas, cela peut peut-être se négocier, même si je doute de la portée artistique de la chose sur du Johnny Cash...
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MessageSujet: Re: 04. You're gonna hear us roar   Sam 3 Mai - 15:33

Son petit discours introductif, joyeusement débordant de notes optimistes et émancipatrices, n'avait pas vraiment détendu l'atmosphère ; au contraire, tout comme la ficelle bandée d'un string taille XXS sur le postérieur graisseux d'une obèse, celle-là était proche de la rupture sévère — et le moindre vent revêtait un ton extrêmement menaçant. S'efforçant de sourire pour paraître détendue et aimable — à la voir, elle semblait davantage retenir une colique inopinée —, Sue Sylvester fixa les figures mi-figue mi-raisin des membres de sa chorale d'élites. Les uns prenaient la nouvelle comme une véritable claque, ou pire, une sanction ; ce que la mairesse comprenait parfaitement. Voir l'excellente coach et son aura de winner s'éloigner de la direction des New Directions, c'était pour eux comme un signe de mauvais augure. Elle emporterait avec elle, dans sa croisade contre Crazy Froggy pour le sacro-saint siège de maire de Lima, les seuls espoirs et chances de victoire. D'autres dissimulaient à peine leur joie d'une liberté à nouveau retrouvée et de l'avènement d'une nouvelle ère, celle de la glanderie et de la musique de dégénérés. A moins que cela ne fût dû qu'aux personnalités prestigieuses avec qui ils allaient travailler sans relâche jusqu'à la dernière marche de la compétition. Dans tous les cas, l'ancienne coach nota mentalement le nom de ces boutonneux dont la discrétion n'était leur seconde nature.

Parmi ceux-là, il y avait Mika L. Ashton. Non qu'il ne paraissait béat à l'idée d'un abandon de la Dompteuse de cheerios face à l'incroyable destin qu'était sur le point d'embrasser le groupe des Jaunes ; mais bien parce qu'il brillait encore une fois par son absence et que son entrée était encore plus déplorable que la fois précédente. Avec la grâce et l'aisance d'un pachyderme en sabot de plomb, il se faufila jusqu’au premier rang, près de sa cousine Benêt Blond. L'ex entraîneuse de haut niveau se demandait encore bien pourquoi elle avait autorisé deux membres de la même famille à cohabiter sous la même chorale ; ici ce n'était pas la secte des Culs Bénis qui aimait collectionner les couples au sein de leur assemblée comme les images du Christ dans les boîtes de fromage Milky Mary. Néanmoins les péripéties qui se déroulaient dans sa chorale était digne d'un soap opera de grande qualité. Polly Pocket était convaincue d'être plus talentueuse que sa sœur la Veuve Noire, membre d'une chorale rivale animée par Gros Patapouf. Dans ses aspirations elle avait poussé son cousin, ancien enfant star et renifleur émérite de colle, à l'accompagner. Celui-ci s'était lié d'amitié avec Merry, qui ne souhaitait qu'une chose, faire une méga teuf dans l'appart de sa cousine. Malheureusement depuis ce jour, il ruminait sa colère contre son fake copain dont sa fête d'anniversaire, disait-on, avait été mémorable et avait réussi à faire sortir de ses pots de fleurs Suomi. La Grande Fouineuse, qui avait le béguin pour moult garçons mais qui était beaucoup trop coincée pour faire le premier pas, s'était longuement entretenu avec Ikéa, sur le complexe de méfiance de cette européenne naïve fraîchement débarquée de Suède. C'était globalement ce que vous aviez raté dans New Directions and the Restless, prochainement sur la chaîne câblée SS3, « créatrice originale de série originale ». Avec une marge de lacune de 20 %, la mairesse ne pouvant pas tout visionner les centaines d'heures d'images numériques issues de ses caméras cachées.

Sans décocher un mot, Sylvester suivit d'un regard sévère la progression sonore du garçon blond et quelques secondes encore quand il se fût assis. « Bien. » conclut-elle à mi-voix, non seulement pour ramener le sujet du jour sur la table aussi bien que pour attirer l'attention du jeune homme. Chose inutile puisqu'il se mit à parler avec sa voisine. La future présidente des États-Unis les aurait volontiers sermonner vertement si un mot qui ne faisait partie de son langage habituel vint l'en arrêter. Country. Elle se figeait un instant, calculant toutes les éventualités d'une hallucination ou d'une erreur auditive. Il n'en était rien, les autres confirmaient l'information. « De la... country ? » Le genre musical qu'elle ne connaissait absolument pas parce qu'elle méprisait son côté folklo-campagnard. « Vous vous parlez de cette musique rustique qui excitent les cow-boys généreusement parfumés au foin crotté et aux chevaux sauvages ? Pas les Kinder ? » Elle maintient un sourire pour ne pas paraître blessante. On opina par un oui de la tête. « Mais bien sûr ! » Sue se mordit la lèvre inférieure pour étouffer son mécontentement. « Aucune restriction — sauf si cela coûte une disqualification. » En plein dedans ! Elle venait de mettre le pied dans une énorme bouse collante de laquelle il serait difficile de s'en défaire. Vint l'intervention de Harry. Elle se voulait peut-être distrayante, la plupart, Sylvester la première, Baby Pierce la seconde, la jugea lourde et impertinente. « Je te remercie Barry d'apporter ta contribution à ce que le monde entier retiendra comme le meilleur programme musical des Nationals. » La mairesse branla de la tête pour ajouter du sérieux à ses propos. « Mais si c'est pour vomir autant de nullité à chaque mot, je préférerais encore que tu économises ta salive pour... Je ne sais pas moi, cancaner sur les gringalets dans les vestiaires. » Ce n'était pas les petits cadeaux déposés sur le bureau de la coach vocal qui allait le sauver de son foutage de gueule. C'était elle la chef, et même si elle souhaitait plus que tout croquer le petit merdeux à pleines dents, elle n'allait pas se laisser déborder sur son propre territoire au risque d'apparaître comme une faible, maintenant qu'elle avait un pied sur le départ. Mise à part cette idée loufoque, la country convint à tout le monde, même à la Viking malgré ses airs austères et frigides.

« D'autres idées peut-être ? » enchaîna la Femme au 1000 trophées, avec cette espérance en elle, qu'une nouvelle proposition chasse la précédente. « Une... surprise ? » Elle s'était  liée elle-même les mains, à présent elle ne pouvait attendre qu'un de ses élèves réagît pour se sortir de cette impasse. « Surimi peut-être ? » en déduit-elle, la voyant surfer sur une tablette. « Tu sais que tu n'as pas le droit d'échanger avec l'extérieur durant nos réunions ? » rappela la mairesse à Miss Palmier, un sourcil levé.
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MessageSujet: Re: 04. You're gonna hear us roar   Jeu 3 Juil - 20:31

Toute son attention était focalisée sur la tablette qu'elle tenait entre les mains, aussi ne remarqua-t-elle pas l'arrivée pour le moins discrète de Michael, qui se faufilait vers une chaise près de Whitney. Sunny venait de trouver la vidéo qu'elle cherchait en se connectant à Internet, et elle agrandit le lecteur en faisant glisser ses doigts vers les coins de l'écran tactile. Doucement, la voix d'Ingrid approuva la suggestion d'Addison de se lancer dans la country pour les Nationals, et cette fois Sunny releva la tête pour lancer un regard curieux à la jeune Suédoise. La discrétion dont elle pouvait faire preuve la surprenait toujours autant, même après tous ces mois passés à répéter à ses côtés. Pourtant, elle doutait qu'Ingrid soit incapable de se forger sa propre opinion, seulement elle n'essayait jamais de faire valoir cette dernière, alors qu'elle avait précisément, et bien malgré elle, le rôle de leader vocal des New Direction. Peut-être ce statut non désiré était-il justement la raison de son effacement.
En affichant un air songeur, Sunny prit le temps de méditer sur l'idée proposée par Addison. Elle n'avait rien contre ce style de musique, mais n'avait jamais vraiment pris le temps d'en écouter. Pour ce qu'elle en savait, ça pouvait très bien parler de chevaux et de vaches. Si le reste de la chorale optait pour la country, elle allait devoir s'y mettre, et elle nota mentalement d'aller faire un tour au Gramophone Records pour se renseigner. A en juger par l'enthousiasme dont Whitney fit soudainement preuve, l'idée faisait petit à petit son chemin, et même si Sunny déplorait le cinéma dont faisait preuve la blondinette, elle apprécia ce regain d'énergie, et adressa un petit sourire approbateur à Whitney. La voir titiller Henry à coup de remarques acerbes n'allait certainement pas pousser le jeune homme à s'investir, bien au contraire, mais si elle avait envie de se faire humilier dans les couloirs par un Henry revanchard, peu importait à Sunny, du moment que Whitney conservait cette motivation aussi soudaine que bienvenue.

Néanmoins, la réaction de Sue laissait supposer qu'elle n'appréciait que moyennement la country, mais en vérité, même la suggestion d'Henry ne trouva grâce à ses yeux. Sunny remua sur sa chaise, les jambes ramenées en tailleur sous elle, sa tablette entre les mains, et son regard parcourut une nouvelle fois ses camarades. Addison, Ingrid et Whitney semblaient prêts à se lancer dans la country, et c'était déjà une excellente chose de voir au moins trois membres de la chorale être d'accord. La seule chose qui leur manquait, c'était la cohésion, l'entente et la loyauté envers les autres. Est-ce que Sue était la responsable ? Peut-être. Elle avait l'art et la manière de monter les gens les uns contre les autres. Mais les choristes s'étaient tous laissés embobiner, et Sunny ne faisait pas forcément exception à la règle. L'année arrivait sur sa fin, la plupart des actuels membres allaient quitter le lycée, c'était leur dernière chance de se montrer unis, soudés. Alors, oui, Sunny soutiendrait ce projet de faire de la country.

Avec un mouvement brusque, Sunny releva la tête lorsque Sue s'adressa à elle, et elle baissa brièvement les yeux vers sa tablette face à l'accusation de la directrice. « Hm, oui. » Comme si leur ébauche de projet allait intéresser qui que ce soit. Ils avaient face à eux trois chorales adultes, qui ne devaient certainement pas être impressionnés par des gamins -quoi que les Urban Hymns les prenaient peut-être un tantinet au sérieux, dans la mesure où certains d'entre eux étaient d'anciens New Direction. Sunny avait beau être malhonnête, il ne lui était jamais venu à l'esprit d'aller balancer des informations sur sa chorale à leurs concurrents. C'était peut-être une erreur, d'ailleurs. Elle aurait peut-être pu échanger des détails sur ses camarades contre des services à rendre.
Prise par une impulsion subite, Sunny se redressa, dépliant ses jambes et, assise au bord de sa chaise, le dos bien droit, elle ajouta d'une voix forte : « En fait, je regardais une vidéo. Vous les reconnaissez ? » Elle tendit la tablette vers ses camarades, afin qu'ils voient de qui elle parlait. « C'est Rachel Berry, Finn Hudson, Quinn Fabray, Noah Puckerman, et il y a même ta sœur, Whitney. Pendant leur dernière année. Ce sont les Nationals, et ils se sont distingués avec une chose : ils ont écrit eux-mêmes leurs chansons. » Elle retourna la tablette pour arrêter la vidéo. « Je suis d'accord avec Addison, la country c'est une bonne idée. Whitney a raison, ça a le mérite d'être original. Mais mon idée, c'est d'écrire notre propre chanson country. » termina-t-elle sur un ton décidé.
Peut-être était-ce trop audacieux, mais c'était sa dernière année à McKinley. Il était hors de question que cela se termine dans l'indifférence.
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MessageSujet: Re: 04. You're gonna hear us roar   Dim 6 Juil - 16:11

N’ayant pas tenu sa résolution de ne pas se faire remarquer ce jour-là, les joues rouge et le cœur battant, Ingrid décida de se taire jusqu’à la fin de la réunion. Si elle arrivait à rester dans un mutisme complet. Ce qui s’annonçait compliqué, étant donné qu’il faudrait que tout le monde se mette d’accord. Elle écouta attentivement le point de vue de chacun, et en prit note mentale. Les paroles d’Henry lui arrachèrent un soupir, et elle ne put réprimer un regard noir avant de lever les yeux au ciel. Elle s’en voulu aussitôt, de peur que celui-ci ait remarqué. Si elle pouvait éviter d’avoir des problèmes avec lui, autant les éviter. Fort heureusement, Sylvester sembla presque… humaine ? En tout cas, elle eut enfin la réaction escomptée d’un chef de chorale, et envoya paître l’impertinent. Après tout le léchage de bottes qu’il avait fait, elle le remettait à sa place. Sue Sylvester, qui avait pourtant corrompu les jurés du concours de char, ne se laissait elle-même pas corrompre par un petit plaisantin avide d’attention. Mais, ce n’était pas pour autant que la momie rentrerait dans l’estime d’Ingrid. Elle resta fixer un instant la mairesse, dans un silence buté, avec un visage sans expression. Sa réaction était surprenante, mais la petite blonde préféra se concentrer sur ce que disait Whitney, qui venait de prendre la parole à son tour. Les arguments de celle-ci en faveur de la country étaient très pertinents. Ikéa hocha machinalement la tête alors que sa camarade parlait. Les jurés ne s’attendraient en aucun cas à de la country. Si les New Direction étaient une chorale du Tennessee, sans doute, mais en Ohio, cela serait effectivement, très surprenant, leur donnant un avantage certain. Un sourire refit son apparition sur le visage figé de la suédoise.

Et là encore, le Diable eut une réaction intelligente, en approuvant l’idée. Enfin, en ne la rejetant pas, du moins. Serait-ce l’effet de la campagne électorale ? Ceci cacherait-il une envie de se faire bien voir par les élèves afin que leurs parents votent pour elle ? Ingrid n’en savait rien, mais en tout, cela n’avait rien de désagréable. Plus surprenant encore, elle demandait aux New Directions s’ils avaient d’autres idées. Depuis quand avaient-ils leur mot à dire ? La suédoise n’en revenait pas ses yeux. Sue Sylvester était possédée par l’esprit de quelqu’un d’autre, ce n’était pas possible autrement. Les yeux de la jeune fille s’écarquillèrent de plus en plus, presque à deux doigts de sortir de leur orbite. Mais la façon dont elle appela Sunny la ramena à la réalité. Surimi. N’était-ce pas le nom des bâtonnets de crabes qu’on apercevait au rayon frais ? Sympathique comparaison. La petite blonde leva les yeux au ciel. Elle avait néanmoins effectivement très envie de savoir ce que son amie avait de plus intéressant à faire sur sa tablette que de participer activement à la réunion. Aujourd’hui, plus que jamais, tous les avis comptaient, pour que la chorale puisse avoir une chance de présenter quelque chose de correct lors des compétitions à venir. Et si tout le monde n’était pas à fond, c’était mal parti.

Mais au final, ce que faisait la désormais nommée Surimi sur sa tablette avait un intérêt pour le groupe. Regarder les vidéos des performances des gagnants des Nationals des dix dernières années était une idée qui était déjà passée par l’esprit d’Ingrid. Sauf que ces gagnants-là étaient particuliers, puisqu’ils étaient eux aussi New Directions, et que la suédoise connaissait une partie d’entre eux. Ayant déjà vu cette fameuse vidéo, elle ne se leva pas pour aller regarder la tablette de Sunny, les fesses clouées sur sa chaise. L’idée d’écrire une chanson était très bonne, d’autant plus que ce n’était pas les musiciens et les potentiels parolistes qui manquaient dans le groupe. Ingrid analysa chaque membre de la chorale, tour à tour. Chacun avait moyen d’apporter sa pierre à l’édifice, si tant était que Sue Sylvester approuvait l’idée. Ingrid se tourna vers Addison, décidément le seul à qui elle pouvait adresser deux mots aussi discrètement possible, étant donné que c’était lui qui était le plus près. « Tu te sentirais de faire ça ? » demanda-t-elle avec un sourire. Elle enchaîna immédiatement sans attendre la réponse, en levant les yeux au ciel pour sa propre stupidité. « Fais comme si j’avais rien dit, évidemment que t’es capable de faire ça ». Dans toute cette histoire de country, que ça soit pour la musique, les paroles, ou la voix, la blonde avait parfaitement conscience qu’Addison serait leur meilleur atout. Et si, pour une fois, elle pouvait s’abstenir d’avoir la responsabilité d’un solo, ça serait tant mieux pour elle. Elle était fatiguée de tout ça. Elle regarda à nouveau tous ses camarades, scrutant la moindre de leurs réactions, sans pour autant exposer la sienne.
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MessageSujet: Re: 04. You're gonna hear us roar   Jeu 14 Aoû - 18:08

Mais quelle idée de merde — et pas seulement parce qu'on parlait de country — avait-elle eu en proposant de lâcher un peu de mou aux membres de la chorale ! Avait-elle été empoisonnée par un sérum d'anti-vérité ? Avait-elle subie une lobotomisation massive ? Dans les deux cas, si la réponse était oui, il n'y avait seulement que deux coupables insouciants et débiles capables de s'attaquer à la Grande Sue Sylvester : les bolchéviques et les extra-terrestres. Les premiers, elle les avait combattus sur de nombreux fronts et ses actions héroïques lui avaient valu de multiples et prestigieuses récompenses — d'ailleurs c'était elle qui inspirât le personnage de Invisible Woman de Marvel, parce qu'aucun service secret n'arrivait à la repérer. Les seconds, elle les dénigrait à cause de la couleur cendrée de leur chevelure — c'était bien connu à la C.I.A., presque tous les rouquins étaient en réalité des étrangers intergalactiques déguisés, pourquoi sinon y aurait-il des suprématistes roux ? Cependant, ni l'un ni l'autre n'était à l'origine de cette proposition folle. La mairesse en était sûre car son radar secret dans son bunker secret secrètement caché dans un lieu secret n'avait pas signalé d'arrivées suspectes par voie souterraine, terrestre ou aérienne.

La coach des New Directions comprit bien trop tard le dangereux pouvoir qu'elle venait d'offrir aux adolescents pubères titillés par leurs hormones. La country était une musique de cow-boys, et ceux-là aimaient bien le rodéo. Sylvester frémit. Cette dernière s'imagina une chorégraphie osée où les filles remplaçaient les bovins... Au niveau provocation, la chorégraphie battrait largement celles des trois chorales réunies — pas difficile de faire mieux que les Coincés du Culs, il suffirait de mettre un décolleté ; quant aux Horror Voices, leur combo jupe très courte-string visible paraîtrait bien peu aguicheur. Le public pourrait aimer, le jury, beaucoup moins — à part peut-être les partisans de la confrérie de Lafoune. Elle blanchit et inspira fortement pour éviter le malaise. La Dompteuse de Cheerios essayait coûte que coûte de rester dans le politiquement correct — du moins au niveau danse, déguisement et décors. Son image de maire était constamment en jeu et elle ne souhaitait pas avoir dans son bureau des parents en colère parce qu'un mineur s'était trimbalé nu à la mode Miley Cyrus — même si la coach était persuadée de gagner plus facilement l'attention des élèves de ce lycée de pervers.

A peine c'était-elle remise de ses émotions que Surinam trouva le moment propice pour lui montrer une horrible vidéo des anciens de Pedo-Will et exposer son idée. Décidément, on voulait la voir faire un infarctus aujourd'hui. Écrire des chansons n'était vraiment pas du niveau de ces lycéens. Même si elle les avait elle-même presque tous choisis — et qu'elle savait pertinemment qu'ils connaissaient le mot vers et rime —, il y avait dans la salle des éléments perturbateurs qui n'hésiteraient pas à réduire à néant les beaux et fous espoirs de Souris — suivez mon regard vers Madison le rebelle et vers Barbie le pseudo-comique. Les paroles dignes d'intérêt ne sortiraient pas de leur tête, à moins qu'on ne parlât de vaches et bouses ou de chocolats et Yoplait-Houpla — quitte à avoir une chanson avec des animaux, autant reprendre le Roi Lion. Par contre elle les voyait bien pondre un truc du genre, Rendez-vous dans les vestiaires ; je vais te prendre par d... sur un rythme faussement rock 'n' roll... De la grande classe masculine.

« Écrire les chansons ? Une... excellente idée. » Le chaos cérébral avait quelque peu anesthésié les réactions violentes de Sue. « Évitons juste les comparaisons avec les New Directions de Shue-croute, d'accord ? Règle n° 3. » Elle leva sa main et la dirigea dans les airs, comme une baguette de chef-d'orchestre. « Schuester est notre ennemi commun. » La coach s'attendait que tous s'exclamât d'une seule voix, mais visiblement personne ne se souvenait des règles de 3S — Sainte Sue Sylvester. Génial.

Devant tant de réactions et d’enthousiasme, la Sauveuse de présidents devina qu'il était temps que conclure — en plus sa montre digitale de première génération multifonction qui faisait aussi couteau-suisse indiquait 20 heures. Elle avait sans doute oublié de changer l'heure depuis son dernier voyage en Ouzbékistan ; sauf qu'elle n'avait aucun souvenir d'un tel voyage dans un état aussi retardé — à part l'Ohio... « Vous avez de bonnes bases, ma foi. Country, chansons originales, c'est un cocktail atypique. Dans le bon sens du terme bien sûr. » Elle cacha sa grimace derrière un faux sourire satisfait. « Je lève la séance la séance. » déclara-t-elle très solennellement. « Vous connaîtrez prochainement le nom des intervenants. Et... » Le bruit des chaises eut raison de son long monologue sur la victoire. D'ailleurs personne ne l'écoutait, tous étaient se dirigeait déjà avec hâte vers la porte.

La coach vocal ne put s'empêcher de soupirer bruyamment quand le dernier fut sorti.

Ils allaient droit dans le mur.
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04. You're gonna hear us roar

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