Choriste du mois


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 04. Busted

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MessageSujet: 04. Busted   Mer 19 Mar - 15:25


Postée près de la baie vitrée de son salon, Seana regardaient les gens qui passaient dans la rue, deux étages plus bas. En fait, si elle faisait ce genre de chose, ce n’était pas vraiment de gaité de cœur. Elle voulait simplement voir si les gens avaient optés pour une tenue avec ou sans manteau. Depuis l’épisode qui l’avait amené à se réfugier dans un salon de tatouage car elle n’avait pas pris la peine de vérifier la météo avant de partir, elle faisait beaucoup plus attention à ce genre de chose. Aujourd’hui, elle avait prévu de s’acheter quelques nouveaux vêtements, pour se préparer au retour de températures un peu plus douces, et pour se faire, il n’y avait qu’une destination possible ici à Lima : le centre commercial. Elle s’y rendrait en marchant, évidemment, et ne voulait donc prendre aucun risque. Prenant un large panel pour être sure de son choix, elle se rendit dans son dressing et choisit ses vêtements avec soin. Robe et chaussures plates pour faciliter la marche et les essayages. Elle sortit de son appartement et se dirigea vers la place Bellefontaine.

Son premier arrêt serait chez Levis. C’était le top de la qualité et un pantalon de cette marque avait une longue durée de vie. A vrai dire, elle ne mettait de pantalon qu’une ou deux fois par mois, préférant de loin les jupes et les robes. C’était peut-être juste psychologique, mais avec un pantalon, elle avait toujours l’air d’être trois centimètres plus petite, et quand on était déjà pas bien grande, trois centimètres pouvaient être décisifs. Elle passa la porte d’entrée et se dirigea directement vers le coin des filles, regarda un ou deux pantalons et les remis en rayon trouvant toujours quelque chose qui n’allait pas. Toujours. Une fois c’était la couleur, ensuite c’était la coupe du pantalon en elle-même, ou alors la longueur des jambes qui l’obligerait à faire un ourlet. Et pour la couture, autant dire que Seana n’était vraiment pas doué. Vraiment pas. Après quelques minutes supplémentaires de recherche, et avoir presque abandonné elle trouva le pantalon parfait. Ce dont elle se rendit compte aussi était que le vendeur du magasin semblait la suivre comme son ombre, et s’il y avait bien quelque chose qu’elle n’aimait pas, c’était de se faire suivre. Evidemment, le fait qu’elle-même déraille et suive des gens elle-même n’avait rien à voir avec le problème présent. Pour en être sûre cependant, elle décida de se rendre dans le coin reversé aux vêtements d’hommes pour voir si le vendeur le suivrait la encore. Sans surprise, elle remarqua l’homme une nouvelle fois, dans le reflet d’un des miroirs qui ornait certain mur du magasin. Elle se dirigea vers les cabines d’essayages, faisant ainsi d’une pierre deux coups : elle pourrait enfin s’isoler, et en plus là elle serait seule.

Elle entra dans la cabine, et enfila son pantalon sous sa robe rapidement avant de tourner devant le miroir pour se voir sous tous les angles. Manquant de recul, elle sortit de la cabine, et vit le vendeur qui semblait ne pas vouloir la lâcher d’une semelle. Seana avait un tempérament plutôt calme, mais lorsque quelque chose l’ennuyait son sang pouvait vite bouillir dans ses veines. Et se faire suivre dans ce magasin, c’était le pompon. Ce n’était pas comme si elle n’avait pas les moyens de s’acheter un pantalon et qu’elle comptait le voler. D’ailleurs, avec sa tenue actuelle constituée d’un pantalon sous une robe, ce n’était pas vraiment comme si elle pourrait sortir de là incognito. Du coup, elle se dirigea vers lui d’un pas décidé et opta pour une confrontation directe. Elle se planta devant lui, croisa les bras pour montrer son mécontentement et le regarda avec un regard noir. Elle ne devait pas vraiment lui faire peur du haut de son petit mètre soixante, et sans chaussures mais ce n’étaient que des détails. Ne vous gênez surtout pas hein ! Entrez dans ma cabine pendant que vous y êtes ! PERVERS ! Ce genre de chose ne lui était jamais arrivé et vraiment elle n’aurait jamais pu penser que quelque chose comme ça se passerait à Lima.

Le vendeur avait l’air de ne pas comprendre ce qu’elle lui disait. Il allait peut-être falloir qu’elle lui fasse un dessin. Pas étonnant qu’il essaye de se donner un look si propre sur lui si au fond c’était un pervers suivant les filles dans les cabines d’essayage et croisant surement les doigts pour qu’un des rideaux soient mal fermé. Ca la rendait malade !


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MessageSujet: Re: 04. Busted   Mer 19 Mar - 16:39

Andrew n'avait jamais vraiment eu de problèmes. Dans sa vie. Dans ses relations. Dans ses jobs. Sauf une fois. Il se souvenait parfaitement du visage de la cliente. De ses cheveux châtains, aux doux reflets caramel. De son visage de poupée. De sa tenue, avant la cabine. Et après. Subtilement différente. Assez pour qu'Andrew la confronte. Rendre l'article. Ne pas faire de scandale. Trop tard, la cliente avait hurlé. Comment un corps aussi frêle et petit pouvait pousser d'aussi puissants grognements d'indignation ? La manager était arrivé, fausse blonde hypocrite et imbue des pouvoirs que la fonction lui conférait. Avertissement. Pour Andrew, pas pour la cliente. Qui était repartie, un léger sourire moqueur aux lèvres. Drew était ce genre de garçon qu'un rien perturbe. Un nouveau métier lui donnait des crampes d'estomacs la veille, l’empêchant de dormir. Se produire sur scène lui donnait des sueurs froides. Les fausses accusations eurent sur lui un effet considérable. Il revoyait en rêve le visage de la fille, une armée de doigts accusateurs digne des plus grotesques animations de Walt Disney pointés sur lui. Menteur. Et elle, impératrice sadique, assise sur un trône de jeans et de pulls en promotion, la regardait, moqueuse. Elle avait gagné. Et Andrew devait s'agenouiller, prisonnier à vie de vêtements de la saison dernière.

Finalement, il n'y avait plus repensé. Bien sûr, il était plus vigilant. Il surveillait de loin les clients au comportement étrange, s'était mis à la boxe, histoire d'être un peu plus carré et impressionnant, ce qui est difficile quand on porte des jeans moulants rouges et des nœuds papillon. Mais le visage de la jeune femme ne s'était plus présenté. Jusqu'à maintenant. Andrew n'en avait pas cru ses yeux. C'est en relevant la tête d'une pile de jeans délavés dangereusement branlante qu'il la vit entrer. Légère. Vaporeuse, dans une robe printanière, un regard innocent et enfantin planté sur le visage. Son sang ne fit qu'un tour. De pâle, il devint blême. Comment osait-elle se repointer dans le magasin après le scandale qu'elle avait fait et la réputation qu'elle s'était forgée. Bien sûr, tout le monde avait passé l'éponge, puisque seul Andrew avait été puni pour son attitude. Mais maintenant, elle le narguait. Et ne voulant risquer une deuxième fois de se faire avoir, il décida de la suivre. D'abord le rayon pour femmes. Comme la dernière fois, elle jeta son dévolu et ses griffes manipulatrices sur plusieurs tailles, plusieurs coupes, dont une qu'elle devait absolument évité si elle ne voulait pas avoir le postérieur des hippos dans Fantasia. Oublier le conseiller. Andrew enfilait son costume de super-vendeur, avec sa cape bleu nuit -parce que le rouge était passé de mode- et son masque en faux cuir.

Elle jetait de temps en temps des regards derrière elle, dans des miroirs ou dans le reflet de son téléphone. Alerte, comportement suspect. Cible repérée. Opération Tu-m'auras-pas-deux-fois enclenchée. Rayon homme. Avait-elle conscience qui si elle allait dans ce rayon, elle risquait d'avoir un look étrange ? La mode garçonne était encore d'actualité, beaucoup moins quand tu regardes la taille 48. Regard derrière elle. Puis cabines. Elle allait encore faire son tour de passe-passe. Prendre plusieurs articles -on ne pouvait pas consciemment prendre autant de jeans si différents sans avoir quelque chose en tête- , en porter un sur elle, partir. Mais cette fois, il serait là, à l'attendre. D'ailleurs, elle ne se fit pas attendre. Le rideau de la cabine s'ouvrit sur une jeune femme au regard fixe, légèrement rouge et carrément en colère. Oups, I did it again. Arrivant à la hauteur du vendeur, elle se mit à hurler, l'insultant de pervers. Après tout, il avait tous les droits de se trouver dans les cabines des filles, c'était aussi son métier. Et puis il était de leur côté, girl power, tout ça tout ça. Andrew attendit qu'elle finisse, un sourire vainqueur sur le visage.

"Tu ne m'auras pas deux fois tu sais. Depuis tout à l'heure je te regarde, et ton comportement est carrément suspect." Non mais, fallait pas être sorti Harvard pour voir qu'elle n'avait pas la conscience tranquille. "La dernière fois, tu es partie avec un article que tu n'avais pas payé, et tes airs de sainte ont marché sur la manager. Cette fois-ci, c'est toi et moi." Regard sur la tenue. En plus, elle n'était pas très finaude. "Mettre un pantalon sous une robe, tu avais été plus subtile la dernière fois. Retourne en cabine et rends les articles que tu as pris. Sinon c'est la sécurité qui va devoir intervenir." Et bien sûr, elle n'aurait pas de ticket prouvant sa bonne fois. Elle était coincée, piégée. Super-vendeur avait encore frappé. Et puis elle jouait bien. Son air faussement innocent. Ses grands yeux de biche effarouchée. Le subtile changement de coupe de cheveux depuis la dernière fois, même son look était différent, sans doute plus sage. Elle savait jouer, mais ne pourrait pas se jouer de lui bien longtemps.
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MessageSujet: Re: 04. Busted   Sam 29 Mar - 23:42


Tout s'était déroulé si vite: un instant elle entrait dans le Levis store du centre commercial, et l'instant suivant, elle se retrouvait à accuser le vendeur de pervers. C'était regrettable. Elle qui avait prévu de ne s'acheter qu'un pantalon, ou deux, se retrouvait désormais à combattre le crime à sa façon. Maintenant qu'elle se trouvait face au jeune homme et qu'elle pouvait réfléchir sans se demander sans arrêt si le suspect la suivait, ou la regardait étrangement, elle se rendit compte qu'elle n'avait pas vraiment de preuves concrètes. Oui, l'homme la suivait plus fidèlement que son ombre, mais peut-être qu'il voulait juste lui rendre quelque chose qu'elle aurait fait tombé par maladresse. Ou peut-être qu'il voulait lui parler d'une quelconque remise dans le magasin, mais qu'avant de commencer la discussion, il voulait lui laisser un peu de temps pour ne pas l'agresser à coup d'informations dès son entrée en boutique. Vraiment, il y avait un tas de raison qui aurait pu pousser le vendeur à traquer le moindre de ses faits et gestes. Elle reprit un peu ses esprits et le calme qui l'avait regagné pendant ce moment de répit revient de plus bel lorsqu'elle vit le sourire narquois que le vendeur lui adressait. Elle avait sincèrement été à deux doigts de s'excuser de s'être emporté si vite, mais le voyant si sûr de lui elle décida que non, elle ne pouvait pas laisser passer quelque chose d'aussi grave.

La question était simple : quel genre de taré sourirait après s’être fait prendre la main dans le sac ? Elle regretta soudainement le peu de clients présents dans le magasin, car ce comportement aurait fait fuir la clientèle et cela aurait été bien fait pour lui. Son patron l’aurait surement mis à la porte après cet incident avec Seana. Malheureusement, il n’y avait que deux autre personnes dans la boutique et ils étaient bien trop loin pour entendre quoi que ce soit, son accusation étant surement étouffée par la musique qui se diffusait dans le magasin. Premièrement, je ne vous connais pas, et je ne vous aie pas donné la permission de me tutoyer. Alors un peu de respect si vous ne voulez pas qu’on amène cette histoire devant votre manager ! Elle décroisa les bras et posa ses mains sur ses hanches dans une posture d’attaque. Elle ne repartirait pas sans avoir eu les excuses du vendeur et une réduction sur le pantalon qu’elle portait. Bon à vrai dire, si leur conflit ne s’attardait pas plus longtemps, les excuses seraient surement suffisantes. Deuxièmement, MON comportement est suspect ? Vous me suivez mieux que mon chien lorsque je le promène, et je suis suspecte ? Elle laissa un rire jaune s’échapper de ses lèvres complétement abasourdie par le discours du vendeur. C’était le pompon. Si on n’a pas le droit d’essayer vos vêtements, pourquoi avoir installé des cabines d’essayages en premier lieu ? A moins que ce soit des cabines qui n’étaient là que pour faire joli ou pour que le magasin soit aux normes. Seana n’y connaissait rien dans ce domaine, elle ne pouvait donc avancer aucun argument pour faire taire le vendeur.

D’ailleurs, Seana ignorait quelle genre de mouche l’avait piqué, mais il divaguait complètement. La dernière fois ? C’était littéralement la première fois qu’elle mettait les pieds dans ce magasin, et à bien y réfléchir ce serait surement la dernière aussi si c’était le genre d’accueil qu’on réservait aux clients ici. Elle n’avait pas besoin de se voir dans un miroir pour savoir que son visage faisait une sorte de grimace reflétant parfaitement son incompréhension. Je ne doute pas un instant que vous auriez préféré me voir en sous-vêtements pour que j’essaye ce pantalon. Elle fit volte-face, retourna dans la cabine où elle avait laissé son sac, remis ses chaussures et se dirigea vers le vendeur qui n’avait pas quitté sa place. S’il comptait l’accuser de quelque chose qu’elle n’avait pas fait, elle avait besoin de témoins. Appelez la, votre sécurité. Je ne suis pas en tort et je n’ai rien à me reprocher contrairement à vous. Elle pointa un doigt accusateur en sa direction avant d’avancer dans le magasin pour que les clients voient la scène et que le vendeur détruise tout seul la réputation de l’endroit où il travaillait. Elle se plaça au niveau des caisses sans chercher à savoir s’il la suivait. Elle pouvait sentir sa présence derrière elle, et c’était assez perturbant comme ça.

Elle attendit qu’il se mette face à elle et ils restèrent un instant comme ça à se regarder. Elle lui fit signe de se mettre en action. Allez-y. D’ailleurs, appelez aussi votre manager pour qu’elle puisse voir comme les clients sont bien traités ici. Elle n’avait pas du tout imaginé ce genre d’évènements lorsqu’elle avait décidé de venir s’acheter un nouveau pantalon. Au moins, là elle avait l’occasion de faire de vrais mouvements dans ce jean et de tester sa tenue. Pour l’instant, le pantalon contrairement au vendeur, passait tous les tests haut la main. Elle cessa un instant de penser à son pantalon et se concentra de nouveau sur le vendeur derrière les caisses qui visiblement n’avaient pas du comprendre ce qu’elle lui avait dit. Bah quoi ? Vous êtes en train de penser que vous auriez peut-être dû parler avant de venir me suivre dans les cabines ? C’était dans ce genre de situation qu’elle regrettait la disparition de son meilleur ami. Il aurait défendu son honneur, façon de parler, s’il avait été présent à cette scène. Il aurait d’abord rigolé avec elle sur le fait que le vendeur la suivait comme un admirateur trop peureux d’approcher l’objet de sa convoitise avant de se mettre sur la défensive. Et puis elle se serait sentie bien plus invincible avec lui. Ou alors, si cela lui était arrivé sans lui, elle aurait pu tout lui raconter en rentrant chez elle. Chez lui. Mais s’il était encore là, elle n’aurait eu aucune occasion de venir à Lima, encore moins d’y habiter et d’y faire son shopping. Comme Boston lui manquait !


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MessageSujet: Re: 04. Busted   Dim 20 Avr - 9:01

Andrew était sceptique. Il se souvenait d'émissions grand public à la télévision parlant de personnes atteintes de certains syndromes qui les poussaient à s'inventer une vie complètement déconnectée de la réalité. Des pulsions qui les poussaient à mentir, et à oublier ce qu'ils racontaient, ou faisaient, les mettant dans des situations délicates ou carrément étranges. Il se remémorait la scène de cette maman qui mentait à sa fille adolescente et qui sortait le soir pour draguer des jeunes qui avaient la moitié de son âge sans pour autant s'occuper des tâches qui incombaient à un adulte. Andrew regardait ces émissions avec un mélange malsain de pitié et de curiosité, son salon dans le noir à peine éclairé par les reflets bleutés du poste de télévision, un pot de crème glacée devant lui, une jambe passée sous lui. Ce même mélange inconfortable qu'il ressentait au zoo, derrière les vitre en plexiglas des vivariums ou des fauves. Dans l'attente de l'exceptionnel. De l'incroyable. De spectacle. Le jeune homme regardait avec la même perplexité la représentation qu'était en train de donner la jeune fille. Outrée. Vexée. Faussement scandalisée. Elle avait ce regard que les animaux en voie de disparition portaient sur le monde : larmoyant, cruel et incompris. Un lémurien en robe et pantalon, et doté de rajouts châtains. Ce n'était pas dans les habitudes du jeune homme de se battre, même avec des méthodes tout à fait rhétoriques, et de batailler pour essayer d'arracher un "tu avais raison" quand il était persuader d'être dans son bon droit. Les bras croisés sur son torse, il soupira devant la piètre représentation que la jeune fille essayer de donner pour retrouver une contenance.

Elle demanda, comme la dernière fois, à voir la manager. Mais cette dernière n'était pas là, et en cas de fraude ou de vol, c'était aux employés et à la sécurité du magasin de prendre en charge le client en tord. Puisqu'il semblait devoir s'occuper de la demoiselle, non sans retrouver ce goût amer dans la bouche de celui qui perd son temps avec une énième tentative de vol, il lança à la jeune fille : "Venez. Peut être que les images et le rapport de la dernière fois vous feront retrouver la mémoire." Il lui fit le geste qu'elle devait le précéder et la suivit jusqu'à l'ordinateur. Andrew restait encore sur le coup des accusations de la fille. Normalement, avec le code couleur assez étrange de ses vêtements et son attitude, les femmes comprenaient assez aisément qu'il n'était pas la personne la plus hétéro de la planète. Il n'était donc pas habitué à être accusé de pervers et de voyeur quand il suivait une voleuse potentielle dans les cabines d'essayages. Il lui était arrivé d'utiliser les toilettes des filles à l'aéroport lorsque la file pour celles des hommes semblaient de pas avoir de fin, sans attirer le regard outré des utilisatrices. Une fois. Expérience à ne plus retenter. Mais l'attitude de la jeune femme corroborait sans mal la théorie selon laquelle elle souffrait d'une mythomanie chronique doublée d'un syndrome quelconque de vol à l'étalage, qui l'enfermait dans une réalité dans laquelle un garçon avec des nœuds-papillons et trop de gel dans les cheveux pouvait être hétéro. Well, les gens étaient tout aussi étranges à New-York qu'à Lima.

Arrivés devant la seconde caisse, fermée comme l'indiquait l'écriteau digital, il fit signe à la femme de passer derrière le comptoir et il passa son badge et chercha dans les archives du magasin. Archives > Vols > 2017 > Juin > Adrew sucks again vs girl. Andrew ne put s’empêcher de faire une grimace en lisant le titre du dossier qu'avait donné sa supérieure. Ne jamais contrarier une fausse blonde ménopausée. Il double-cliqua en soupirant, et ouvrit le dossier texte avec les déclarations d'identités de la jeune femme, que ça soit pour une accusation de vol ou une plainte contre l'employé, ainsi qu'un dossier photos sur lesquelles on voyait vaguement la silhouette d'Andrew se disputant avec la jeune fille. La caméra était d'assez bonne qualité pour ne pas remarquer l'étrange ressemblance entre la fille des photos et celle qu'il avait à côté de lui. Il glissa un regard en coin vers ladite cliente, espérant voir sur son visage un quelconque signe de panique, de peur ou même de résignation. Mais il était étrangement impassible, voire carrément désespéré par une situation qu'elle ne semblait pas comprendre. "Elle n'est pas toute là, celle-ci" pensa-t-il. Le vendeur en profita pour jeter un coup d'oeil vers les portes de sortie du Levis. Deux portiques, un gorille en costard. Et il n'avait pas jamais été mauvais en athlétisme. Elle pouvait essayer de partir, elle serait forcément rattraper. Mais il décida de plutôt lui donner une chance de s'expliquer. Il devait attendre sa responsable, elle n'était pas effectivement prise en train de voler, même si son comportement ressemblait à celui de la dernière fois et il pouvait la laisser partir sans l'article sans qu'elle n'encoure de peine. Etre conciliant et agréable. Il était même prêt à revisser son éternel sourire de façade pour elle. "Quelque chose à dire, mademoiselle ?" se contenta-t-il de demander, toujours happé par l'étrange incompréhension qu'il lisait dans les yeux de la fille. S'il était tombé sur la seule fille ayant un sosie à Lima, il ne répondrait plus de rien. Mais une vérification d'identité suffirait.
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MessageSujet: Re: 04. Busted   Dim 18 Mai - 2:08


Seana n’aimait vraiment pas être sous les feux des projecteurs, mais le vendeur commençait vraiment à l’énerver avec son air supérieur. Il avait été pris les yeux dans la cabine, la main dans le sac, peu importe l’expression. Il avait beau tourner la situation comme il voulait, elle n’avait pas tort. Elle se permettait de parler un peu fort, car il n’y avait pas grand monde dans le magasin. Juste assez de personnes pour témoigner de l’acharnement du vendeur et pour lancer le bruit comme quoi c’était un pervers. Le bouche à oreille se chargerait de la suite. Il la regardait avec un air incrédule, un peu comme si elle était en train de perdre la boule mais de son point de vue à elle, il ferait mieux de s’occuper de lui plutôt que d’inventer des maux à Seana. Non mais ! Elle tapota ses doigts sur le petit comptoir où reposaient les caisses et attendit que l’individu en face d’elle fasse quelque chose. Elle avait demandé à voir le manager du magasin et apparemment rien que ça, était au-dessus de ses compétences. Peut-être n’était-ce pas la première fois qu’un tel incident se passait ici et qu’il était à deux doigts de la supplier de ne rien dire pour ne pas se faire taper sur les doigts. Mais Seana n’accepterait jamais un tel marché, surtout maintenant que le vendeur l’avait tourné en bourrique devant les quelques clients qui ne semblaient pas trop leur porter d’attention. Puis voilà qu’il lui demanda de le suivre pour voir des images d’une première fois. Nouvelle preuve que ce garçon délirait complétement puisque la première fois que Seana mettait les pieds ici, c’était aujourd’hui. Et la dernière à vrai dire. Elle haussa un sourcil mais le suivit malgré tout. Quitte à perdre son temps, autant que ce soit à regarder des images.  

Il la dirigea jusqu’à la seconde caisse et attendit qu’il fasse tout un tas de manœuvres avant de lui montrer l’écran. Elle suivit donc le chemin qu’il dû suivre pour trouver ces fameuses photos, et son cœurs se serra péniblement quand elle vit le nom d’Andrew sur son écran. Andrew, c’était surement le nom du vendeur, mais surtout c’était le nom qui l’avait fait échouer ici à Lima. C’était surement le karma qui lui jouait un tour. Son Andrew était tellement parfait qu’il fallait qu’elle tombe sur un Andrew tout aussi imparfait pour contrebalancer le tout. Si c’était la faute au karma, elle n’en avait rien à faire, mais pourquoi ici ? Elle ferma les yeux, venant de se faire ramener de manière assez violente à la réalité de la mort de son meilleur ami et inspira trois grandes inspirations pour se calmer. Il ne fallait pas qu’elle fasse une crise de panique avec le vend… Andrew. Elle ne voulait pas l’appeler ainsi. Andrew c’était son défunt mari, point final. Et puis, il fallait mettre les choses au clair, le vendeur prendrait sa détresse pour un aveu et elle serait la coupable de l’histoire. Il n’en était pas question. Elle rouvrit les yeux pour regarda l’écran et d’un coup, quelque chose d’étrange se passa. Elle se vit sur l’écran, au milieu d’une dispute avec ce même vendeur. Il y avait deux possibilités pour expliquer cela : soit elle était devenue complétement folle, soit sa sœur était venue faire un tour à Lima avant elle et sérieusement, à cet instant elle ne savait pas quelle hypothèse était la plus crédible. Comment June avait pu atterrir ici, alors qu’elle ne semblait que tolérer la présence d’Andrew, son Andrew ? D’un autre côté, elle pourrait mettre sa main à couper (ou pire : à tatouer) qu’elle n’avait jamais mis les pieds ici. C’était donc forcément sa sœur June. Le fait qu’elles soient jumelles les avait bien souvent aidés, mais là c’était tout le contraire. Elle allait passer pour une fille prématurément atteinte d’Alzheimer ou bien pour une mythomane. Elle ignorait ce qui était le mieux des deux. Elle posa ses coudes sur le comptoir devant elle et enfouit son visage dans ses mains. Comment expliquer la situation simplement, sans avoir l’air de s’accrocher à la moindre excuse ? Elle se redressa, jeta un dernier coup d’œil à l’écran juste pour être sûre et tourna la tête vers le vendeur.

Il lui demanda si elle avait quelque chose à dire et repris par la même occasion son air supérieur. Sauf que là, il pouvait se le permettre. Seana le regarda un peu plus avant de porter sa main à son front. Elle devait être rouge de gêne et le pire était à venir. Bon d’accord, je sais de quoi ça à l’air, mais je vous jure que ce n’est pas moi. Si le vendeur la laissait s’en tirer avec ça, elle retirerait sur le champ tout le mal qu’elle aurait pu dire de lui et irait même jusqu’à envoyer une lettre d’excuse au journal de Lima pour que la chose soit rendue publique. Mais avec sa chance, il y avait peu d’espoir que les évènements tournent en sa faveur. Elle se tripota les cheveux, tic nerveux, et essaya de démêler la situation quelque peu. D’après ce qu’on voit sur les photos, il y a globalement un air de ressemblance entre cette fille et moi, mais je vous jure, que ce n’est pas moi. Je… Elle se coupa, sentant ses yeux se remplir de larmes. Non mais comme si pleurer allait arranger les choses. Retournez d’où vous venez satanées larmes. Elle tourna rapidement le dos au vendeur et s’essuya les yeux, d’une manière qu’elle voulait discrète. Encore une fois, elle prit trois longues inspirations. Elle se remit face au vendeur qui semblait perplexe ne sachant surement pas si elle était vraiment mal, ou si elle était juste bonne actrice. Tout cela n’expliquait pas pourquoi il l’avait suivi dans les cabines, à moins que… Elle leva une main devant elle avant de reprendre la parole. La personne sur ces photos ? Elle avait volé quelque chose, c’est pour ça que vous m’avez suivi dans les cabines. On pouvait à peine entendre la fin de sa phrase, mais c’était souvent ce qu’il se passait quand elle parlait et comprenait quelque chose en même temps. Comment je peux vous prouver que je ne suis pas cette personne ? Elle pointa l’écran essayant de trouver un moyen de corroborer sa version. Il lui fallait un alibi, et le fait d’utiliser des mots qu’elle avait entendu dans n’importe laquelle de ses séries policière la mettait mal à l’aise. D’ailleurs en parlant de séries policières, même un test ADN ne serait pas utile dans ce cas. Merci June !
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MessageSujet: Re: 04. Busted   Jeu 12 Juin - 19:23

Soupire. Un vague air de ressemblance ? Elle se foutait de lui, c'est ça ? Rester calme et professionnel. Andrew arrêta la mini-film de la vidéo et tourna la roulette de la souris, zoomant sur la tête de la voleuse de la dernière fois. Un air de ressemblance hein ? Même nez. Même visage. Même allure. Si Andrew avait fait attention il aurait remarqué quelques détails comme la coupe de cheveux, le regard, beaucoup plus affirmé que celui de la jeune femme qui se tenait à ses côtés. Mais aveuglé sans doute par la colère sourde qui montait en lui, il ne voyait pas ces infimes changements qui auraient pu le faire douter. Il décida de s’asseoir sur la chaise de bureau, et regarda la jeune femme. Elle semblait sincère, et Andrew voulait la croire sur parole. Ses grands yeux brillants le convainquaient presque de la laisser partir sans suite ni remontrances. Choses pour lesquelles Andrew n'était pas vraiment doué. Prendre une voix virile, froncer des sourcils et donner des leçons à des adultes n'était pas ce qu'il préférait faire. Il partait du principe que chacun devait prendre ses responsabilités et une fois les règles enfreintes, assumer les conséquences. "Oui, je suis désolé si j'ai pu paraître trivial, mais, vous...la voyant dans le magasin, et avec ce qu'elle a déjà fait, je préférais m'assurer qu'elle ne recommencerait pas." Rire, jaune. Andrew avait décidé de la croire plus ou moins innocente. Elle pouvait avoir un jumeau maléfique. Ou être schizophrène. Oh shit, not again. A croire que son job au Levis Store ne lui apportait que des problèmes. Ou des surprises. Pourquoi n'avait-il jamais de riches et jeunes clients fortunés, gays et célibataires à conseiller ? Non, on lui mettait toujours les cas que Dieu, Internet ou Freud ne voulaient pas.

"De toute façon, c'est simple. On va faire un contrôle routinier d'identité. Puisque nous avons pris l'identité de la jeune fille de la vidéo, ce sera simple à vérifier." Les clients continuaient à déambuler dans le magasin, certains patientant en caisse, lançant des regards interloqués dans leur direction. Andrew se racla la gorge, et s'adressa à la jeune femme. "Vous avez eu un début de shopping assez compliqué par ma faute, je ne sais pas en plus vous imposer le regard des clients." Marmonnant dans sa barbe contre la curiosité malsaine des gens, causant des ralentissements sur les autoroutes lorsqu'il y avait des accidents, avides d'avoir un truc à raconter lorsqu'ils seront de retour chez eux. A croire que les Hommes naissent méchants. Il fit signe à la jeune femme de le suivre, ouvrit la porte du bureau de la manager et lui désigna une chaise vide en lui proposant de s'asseoir si elle le souhaitait. "Je comprendrai que vous souhaitiez attendre ma manager avant de me donner vos papiers d'identité." Il décida de prendre le siège à côté du sien et regarda sa montre. Encore trente minutes. Elle n'allait arriver que dans trente minutes. Andrew n'avait jamais été aussi pressé de voir sa chef. "Je ne sais pas si vous aviez quelque chose de prévu, mais elle n'arrivera que dans trente minutes..." Vas y Andrew, meuble la conversation. Trouve quelque chose d'intelligent à dire à une voleuse. Plus intelligent que de lui demander depuis combien de temps elle volait dans les rayons des magasins. Il regarda le plafond, à la recherche d'un intérêt quelconque. Un éclat de peinture. Une imperfection. Mais rien.

"Désolé pour tout à l'heure. Mais j'ai déjà eu des soucis avec la fille de la vidéo. Et je ne veux pas que ça se reproduise. Mais j'ai du être un peu trop ... pressant." Main gênée passée dans les cheveux noirs accompagnée d'un sourire tout aussi gêné. "Je n'ai pas pour habitude de poursuivre les jeunes filles dans les cabines. Bref." Mais conseiller les hommes en manque d'inspiration, surtout quand c'était pour un t-shirt moulant un torse bien fait, il ne crachait pas dessus. Etre enfermé dans un bureau avec une hypothétique voleuse de jean une taille trop grand pour elle, beaucoup moins. Andrew se promit intérieurement de trouver un autre job, un jour. Un truc sans client, sans hystériques ni fanatiques du Christ. Amen.
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MessageSujet: Re: 04. Busted   Dim 22 Juin - 1:02


Lorsque Seana et June fréquentaient encore les mêmes écoles, elles s’amusaient souvent à tourner les gens en bourrique. Elles essayaient toujours d’être habillées de la même façon, ou alors juste avec les même couleurs, ainsi, à part les personnes faisant vraiment attention à leur tenue, les gens les confondaient souvent l’une l’autre. Par exemple, June porterait une jupe noire avec un haut rose, alors que Seana aurait une robe noire avec un gilet rouge ou quelque chose du genre. Niveau capillaire, c’était à peu près la même chose : l’une avait ses cheveux tressés sur son épaule gauche alors que l’autre les avait sur son épaule droite. Elles étaient la version féminine de Fred et George Wesley de leurs écoles. Seuls leurs parents étaient imperméables à leur petit jeu et parvenaient toujours à les distinguer en moins d’une dizaine de secondes. Seana s’était souvent demandé s’ils avaient un truc qu’ils étaient seuls à connaitre, ou s’ils étaient juste très chanceux à chaque fois. Aujourd’hui encore, cette question était toujours sans réponse. Elles avaient arrêtés de se faire passer l’une pour l’autre lorsqu’elles étaient entrées au lycée. Grace à sa pratique plus assidue de la danse, June avait fini par avoir un physique plus élancé que Seana et plus le temps passait, moins les deux sœurs se ressemblaient. Connaissant tout cela, elle ne comprenait pas vraiment pourquoi le vendeur ressentait le besoin de s’excuser, à moins qu’il ne croie pas à son histoire de jumelle. Enfin ça ne tenait qu’à lui d’y croire ou non, mais Seana ne voulait pas qu’il se sente responsable de ce quiproquo. N’importe qui aurait pu faire l’erreur. Non, sérieusement, vous n’avez rien fait de mal. C’est plutôt moi qui devrais m’excuser de mon attitude. J’ai attiré l’attention sur nous, alors que je suis sure que ce quiproquo aurait pu être réglé en silence. Elle se sentait vraiment mal et réfléchit, un peu trop tard, qu’elle aurait elle aussi dut attendre d’avoir une preuve irréfutable avant de crier au scandale. Maintenant qu’elle était plus en tort que ce pauvre Andrew, elle sentait le regard des clients de la boutique, ainsi que le rouge lui montant aux joues.

Elle acquiesça lorsque le vendeur lui apprit qu’ils auraient recours à un simple contrôle d’identité et espérait vraiment que June ne s’était pas amusé à donner le nom de sa sœur. Il lui proposa de s’isoler un peu pour avoir recours à ce contrôle, et elle le suivit en direction du bureau du manager qu’elle avait tant voulu voir auparavant. Sauf que maintenant que c’était elle la fautive, elle n’avait plus vraiment envie de tomber nez-à-nez avec cette figure d’autorité. Heureusement, elle apprit rapidement  qu’elle n’était pas là pour le moment et Seana lâcha un souffle de soulagement qu’elle n’avait pas conscience d’avoir retenu. Une demi-heure ? C’était largement suffisant pour réglé ce fâcheux malentendu n’est-ce pas ? Non, non. Ça ne me dérange pas de vous les donner. Attendez. Elle posa son sac lourdement sur le bureau de la pièce et parti à la recherche de son portefeuille. Evidemment, comme n’importe quel sac de filles, celui de Seana était rempli de choses inutiles mais qu’elle gardait quand même « au cas où ». Malheureusement, après avoir fouillé le moindre coin de son sac, il n’y avait toujours pas de trace de son portefeuille. Bien… Une nouvelle vague de panique la submergea et elle décida de prendre le taureau par les cornes. Elle renversa le contenu de son sac sur le bureau, faisant tomber son bâton de rouge à lèvre par la même occasion et finit par trouver son portefeuille. Elle l’ouvrit avant de tendre son permis de conduire à Andrew. Voila, c’est moi. Seana-Evèn Harris-Rousset… Elle fit une pause ne sachant pas si sur son permis serait écrit le nom de son défunt mari. Du Dans le doute... Cartwright. Elle n’avait pas vraiment envie d’expliquer son statut de veuve, passé sous silence à l’occasion, à cet inconnu total. Desormais, il n’y avait plus qu’à croiser les doigts pour que June aussi ait montré son permis, et que la responsable du magasin ne se soit pas contentée de la croire sur parole.

Elle se baissa pour ramasser son bâton de rouge à lèvre puis rangea  le contenu de son sac pendant qu’Andrew faisait ce qu’il avait à faire. Ne vous excusez pas. J’imagine ce que ça a dut vous faire de me voir entrer dans votre magasin. Moi qui voulais juste m’acheter un nouveau pantalon, me voilà en train de me faire interroger comme une criminelle. Elle regarda autour d’elle et se rendit compte qu’elle aurait pu tomber sur une salle d’interrogatoire plus sordide. Le bureau de la manager était une pièce assez bien décorée, bien loin des salles froides et aux murs nus qu’on pouvait voir dans les films policiers. Se rendant compte que le vendeur n’avait toujours rien dit, elle décida de l’aider du mieux qu’elle pouvait. Normalement, si ma sœur a eu un peu de scrupule, elle a dû vous dire qu’elle s’appelle June-Tivia Harris-Rousset. Là encore elle s’arrêta un instant avant de reprendre. Non, nos parents n’ont pas été avares sur l’encre lorsqu’ils ont rempli nos papiers civils. On était évidemment trop jeune pour poser un véto. Un peu d’humour serait peut-être un moyen utile de relâcher la pression ?
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04. Busted

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