Choriste du mois


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 04. Pension Preston | The Show Must Go On

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MessageSujet: 04. Pension Preston | The Show Must Go On   Ven 21 Mar - 20:16

C'était une très mauvaise idée. Baby Preston était familière de l'éclair de génie qui, une fois en pratique, tournait au cauchemar. On pourrait même aller jusqu'à dire que c'était le fondement de son existence. Et pourtant, cela continuait à la surprendre. Jeudi dernier, elle n'aurait pas dû accepter d'aller prendre un verre avec Gary en sachant qu'elle avait un rendez-vous avec les assurances le lendemain matin à 9h. La semaine précédente, elle avait cru bon de faire un marathon de Buffy The Vampire Slayer tout le weekend et s'était retrouvée à écrire frénétiquement des courriers importants à 23h30 un dimanche. Trois jours plus tôt, elle avait renfloué leur stock de tequila, oubliant donc complètement la nécessité de changer le tapis de bain de la salle d'eau du deuxième étage. Hier, elle avait donc jugé bon d'inviter Larry et Robin Faithorn à dîner. Et maintenant, un tablier couvrant sa jupe patineuse fleuri et son chemisier crème et lui conférant un air certain de femme au foyer des années 50, elle observait son vieux four récalcitrant et regrettait amèrement cette décision. Oh mais venez donc manger à la maison demain soir ! Mais si, mais si, ça nous fait plaisir. Imbécile. De tous ses camarades choristes, elle s'était dit que les Faithorn feraient les invités parfaits. Pourquoi? Avait-elle voulu les impressionner, s'adonner à des activités de grande personne responsable? Profiter de la présence de sa soeur pour que Robin accepte et lui donne ainsi l'occasion de dissiper le froid qu'il semblait y avoir entre elles? Quelle qu'ai été sa motivation première, elle l'éludait complètement devant son rôti de boeuf qui refusait de cuire assez vite. Elle s'y était pris à temps, mais c'était sans compter le four capricieux, qui pouvait tout faire brûler comme mettre le double du temps de cuisson habituel. Mais tout irait bien, se dit la grande rousse en refermant la porte vitrée. Ils ne seraient là que dans une vingtaine de minutes. Et comme tous les gens bien élevés, ils savaient qu'il était très mal venu d'arriver en avance, sous peine de prendre de court la maîtresse de maison. Et avec ses pieds nus et ses cheveux ramenés en un grossier chignon au dessus de sa tête, Lexie Preston était une hôtesse catastrophée. Elle profita de ces précieux instants pour trottiner jusqu'à sa chambre, enfiler des collants chair qui ne soient pas filés, une paire de talons raisonnables que JJ appelait ses "chaussures d'hôtesse de l'air" et entreprendre une des rares coiffures un peu élaborée qu'elle maîtrisait à la perfection. Une fois sa tignasse formant une jolie couronne tressée, elle appliqua un trait de crayon rosé sur ses lèvres, désormais bien dessinées. Après un dernier regard à son miroir en pieds et un peu de poudre sur son nez, elle retourna dans son antre, pour découvrir avec joie que son cher four ne lui avait pas fait faux bond.

La galeriste retira donc la viande de la grille avec ses maniques et la déposa sur un plateau en argent, héritage de Granny Preston, décoré de petites herbes fraîches. Ce soir, la jeune femme avait mis les petits plats dans les grands. Ce n'était pas exactement que les Faithorn lui faisaient peur - du moins, pas Larry - mais ils dégageaient une prestance et un charisme dont elle voulait être à la hauteur. Anna se moquerait certainement d'elle, en voyant la belle nappe blanche et l'argenterie qu'elle avait déployé sur la bonne vieille table en bois de la cuisine. Pas de jolie salle à manger pour dissimuler le labeur des cuisines. Mais Lex avait prévu le coup, en faisant servir l'apéritif au salon, où Dieu merci la télévision était réparée et le sol nettoyé. Après avoir mis le couvercle sur son rôti pour ne pas qu'il refroidisse, elle s'assura que la sauce aux champignons était prête et que le gratin de courgettes se gorgeaient bien de la chaleur résiduelle du four éteint. Tout allait bien. Elle était habillée, coiffée et maquillée, le repas attendait bien au chaud. La table basse du salon était pleine de tomates cerises, concombre, bâtonnets de carottes, chips de légumes et autres snacks sains que la Pension n'avaient pas dû voir depuis des lustres. Le frigo débordait de restes en tout genre qui nourriraient ses colocataires pour la fin de la semaine, au moins. Mentalement, la rouquine s'assura également que le reste de la maisonnée avait bien reçu leurs instructions. Madeleine et Santana étaient en goguette et n'avaient pas intérêt à rentrer avant le départ de leurs invités, Jamie avait sauté sur l'occasion pour passer la nuit chez un ami dont elle n'avait jamais entendu parler, ce qui laissait présager qu'il s'agissait soit d'Harper, soit d'une autre potentielle petite amie. Quant à JJ, il venait de faire irruption et réitéra sa promesse de faire une bonne impression le temps d'un verre puis de s'éclipser. Et le brave garçon avait même fait l'effort d'enfiler un noeud papillon et une chemise immaculée, qui lui donnait vaguement l'air d'un valet de pieds. Baby Preston claqua néanmoins une bise dans l'air à côté de sa joue - histoire d'éviter la trace de ses lèvres sur sa peau - et lui fit un sourire renversant « T'es tout beau darling. Et t'oublie pas hein... » Son meilleur ami coupa court au discours qu'il avait déjà beaucoup trop entendu ses dernières vingt-quatre heures. « Possibles futurs clients. Bonne impression. Passage en coup de vent, j'ai un rendez-vous immanquable. » Il ponctua sa phrase d'un sourire goguenard en se servant un verre de rouge et ajouta « Ce qui est d'ailleurs le cas, je ne peux pas décevoir Katherine. » Devant l'air interloqué de la rouquine, il précisa « Du liquor store. » Avec un soupir, elle retira son tablier et répliqua d'un ton las. « Karen. Katherine, c'est la fille du pressing. Karen est brune et a l'air futée, donc ça m'étonne qu'elle ai un rencard avec toi du coup. » Il se contenta de lui adresser un clin d'oeil et de complimenter sa tenue, qui lui rappelait vaguement la femme sexy de Don Draper dans les premières saisons de Mad Men. Pour toute réponse, Lexie lui tira la langue avec toute sa superbe et Anna fit son arrivée sur ses entrefaites.

Sa cadette fondit sur elle pour la serrer dans ses bras et se redonner un peu de courage, éprouvant donc la nécessité de babiller « Bon, normalement tout est prêt, je te laisse juste choisir un bon vin, parce que je ne me souviens jamais de ce qui est sensé aller avec quoi. Bon, le rôti, ça fait un peu paysan, quand même, mais c'est une des seules viandes certifiées comestibles et présentables qu'il restaient au congelo. Ca ira hein, on fera distraction avec notre merveilleuse conversation. » Et avec un peu de chance, la dite conversation bifurquerait d'une façon ou d'une autre vers l'art ou la galerie et les soeurs Preston pourraient enclencher leur petit numéro de business women en herbe. Le sens du commerce de Lexie découlait uniquement de son légendaire bagout et celui de son aînée était teinté d'un pur amour de l'art, ce qui donnait généralement une recette efficace. Mais rien n'indiquait que les Faithorn n'étaient pas des coriaces. Ils avaient tout du client idéal pourtant. Riches, cultivés, élégants. Du genre qu'elle voulait avoir tous les jours. Et, plus égoïstement, il s'agissait également d'une opportunité pour Baby Preston de se faire des alliés au sein de cette chorale de bigotes et tâter le terrain marécageux, dans lequel elle s'enfonçait un peu plus à chaque répétition. Elle avait rapidement repéré les fanatiques à éviter - les soeurs Hamilton et surtout, Grace, en tête de liste - et s'était fait une petite idée de qui pouvait lui plaire ou non. Ses brèves discussions avec Caitlin lui avaient indiqué qu'elle était sympathique et partageait ses centres d'intérêt et il était évident qu'elle était quelque peu en marge du gros de la troupe. Lexie ignorait pourquoi et n'avait pas encore eu le loisir de se pencher sur la question mais, en ce qui la concernait, cela jouait en la faveur de la jeune professeur. Ashandra et Christabella semblaient également pencher du côté douces et timides de la force, ce qui rendait la discussion délicate mais au moins ne soulevait pas de problèmes. Norah était sans doute très intéressante, même si elle n'avait pas eu l'occasion de vraiment lui parler. Il y avait bien entendu Warren et Charlie, piliers parmi ce troupeau d'agneaux. Puis Emma, qu'elle appréciait énormément mais avec qui elle n'irait pas boire un verre après une répét pour rigoler un peu. Et Joanna, bien sûr. Dont la rouquine n'avait jamais vraiment su quoi penser. Ce qui laissait donc les Faithorn, doués de quelques années de sagesse de plus que la plupart des autres choristes et d'une certaine stature sociale. Ceux qui étaient le plus à même de conforter, ou non, la jeune galeriste dans ses positions sur ses camarades. Ce dîner était vraiment une occasion en or sur tous les fronts. Il suffisait que tout se passe bien. Et la sonnette de l'entrée vint sonner l'heure décisive. Lexie prit une grande inspiration et alla ouvrir, son plus beau sourire aux lèvres. Que la fête commence.
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MessageSujet: Re: 04. Pension Preston | The Show Must Go On   Mer 26 Mar - 21:05

Le vieux tourne-disque grésilla au moment où Larry reposa en douceur la pointe de diamant à la surface de son vieux vinyle de jazz, et l’écrivain ajusta le volume de l’appareil pour que la musique ne soit plus qu’un bruit de fond. La musique adoucit les mœurs n’est-il pas ? Et Dieu seul savait que les Faithorn avaient bien besoin d’être apaisés après leurs déboires répétés au cours des derniers mois. De toute évidence, contrairement aux habitants de Lima, le Tout Puissant voyait clair dans leur jeu de parfaits chrétiens et avait décidé de leur faire payer leurs mauvaises intentions. Oh il n’était pas un saint, c’était certain, mais il ne méritait pas autant de revers alors qu’il s’efforçait de prévoir un casse tout en douceur où personne ne serait blessé. Ils n’avaient tué personne voyons. Et que celui qui n’a jamais vendu de drogue à un groupe d’adolescents écervelés lui jette la pierre. Soit, ce n’était peut-être pas si courant que cela, mais nul n’est vierge de tout péché. Lors de leur dernier dîner informel, le Pasteur Hamilton avait même confié sur le ton de la plaisanterie qu’il n’avait pas payé son ticket de stationnement la dernière fois qu’il était allé en ville rencontrer l’une de ses ouailles égarées. Quel rebelle. Se redressant pour contempler un instant le mouvement régulier du disque, Larry quitta finalement le salon pour retourner dans sa chambre où il trouva Robin encore en train de choisir sa tenue pour le dîner auquel ils avaient été conviés la veille. Pour une fois, il ne s’agissait pas d’aller conforter leur assise sociale en rendant visite à Joseph et Candace Hamilton ou aux parents de Brittany Holcomb, ce qui ne signifiait cependant pas qu’ils ne devraient pas user de leurs remarquables talents d’acteur une fois de plus. Se dirigeant sans un mot vers sa femme, Larry glissa un bras autour de sa taille et après avoir déposé un baiser à la base de sa nuque qu’un chignon rendait libre d’accès, il la pressa contre lui, enfouissant son visage dans son cou pour inspirer son odeur.

Dire que le trafiquant avait été furieux en découvrant le moniteur de surveillance que sa femme avait laissé derrière le soir où elle s’était enfuie en silence de l’appartement pour tenter d’arrêter la fête lycéenne qui ruinait des mois de surveillance et de planification était un euphémisme. Les conflits étaient rares au sein de leur couple. Aussi rares que violents en l’occurrence. Déjà mis à cran par la menace que représentait toujours celle qu’il avait désormais identifiée comme Harper Pritchard et l’insouciance de Jamie Ainsworth qui ne réalisait visiblement pas dans quoi il trempait, Larry avait perdu tout contrôle sur son tempérament en découvrant les manigances secrètes de Robin. S’il avait été raisonnable, l’écrivain aurait pu se calmer en se souvenant de la résolution pacifique de la mise au jour de ses plans pour cambrioler la veuve la plus riche d’Ohio qu’il avait un temps tenus secrets, même avec sa complice de toujours. Robin avait certes été froissée de ne pas avoir été mise au courant, mais elle ne lui en avait pas tenu rigueur, à condition que tout se fasse désormais d’un commun accord. Et Larry avait bien sûr cédé malgré ses inquiétudes concernant les dangers que cela pouvait impliquer pour elle. Comme toujours lorsqu’il s’agissait de la femme de sa vie. Ce qui rendait cette trahison deux fois plus grave à ses yeux enragés. Comment avait-elle pu se lancer dans la mise en place d’une surveillance vidéo alors même qu’il venait de récupérer cette maudite licorne en peluche qu’il jugeait trop compromettante alors que l’échéance se rapprochait ? Depuis combien de temps et pourquoi le lui avait elle caché ? Connaissant la nature très ordonnée de son épouse, Larry était conscient que son petit manège avait pu se dérouler sous son nez pendant des mois sans qu’il ne se rende compte de rien. S’il n’y avait pas eu cet écouteur dépassant du tiroir de sa table de chevet, il n’aurait sans doute jamais su pourquoi elle avait disparu au milieu de la nuit alors qu’il avait décidé d’abandonner son chapitre en cours pour s’accorder un peu de temps de jeu avec sa femme.

Cette petite faute d’attention lui avait cependant coûté son vilain secret, et il avait donc pu contempler la dissolution de cette soirée en direct sur le petit écran et attendre le retour de la traitresse avec une bouteille de scotch dans leur salon. À l’instant où elle avait posé ses yeux sur la tablette qu’il avait gardé sur les genoux, Larry ne lui avait plus laissé le temps de se justifier et s’était immédiatement emporté, faisant monter le ton plus que de raison. La tempête qui s’était abattue sur leur salon avait été violente, mais elle s’était rapidement estompée, et l’écrivain s’était une fois de plus laisser amadouer par la blonde féline à qui il n’avait jamais vraiment su résister. Il en était resté vexé quelques jours et puis il avait mis de côté son ego pour pardonner à Robin son excès de zèle. Il la savait impatiente de mettre derrière eux toutes ces affaires de drogue et elle n’avait sans doute fait cela que dans l’intention d’accélérer la manœuvre et de boucler une fois pour toute le cambriolage de la veuve Holcomb. Ce qui ne semblait pas être dans les cartes pour eux. Avec les dégâts causés par les lycéens et le renforcement de la sécurité dans l’ensemble de l’immeuble, les Faithorn se retrouvaient presque au point de départ et il fallait reprendre à zéro leur étude du terrain. Larry qui avait prévu de lâcher la main sur la plaque tournante des substances illicites diverses qu’il écoulait en ville s’était vu contraint de reprendre les affaires à pleine vitesse pour faire tourner leurs finances alors que son dernier livre n’en finissait pas de traîner en longueurs. Il était bien trop tourmenté par cette avalanche de contretemps pour produire quoi que ce soit, et la pression permanente de son éditeur ne l’aidait pas à se concentrer lorsqu’il faisait face à son écran. Rien ne se passait comme il le voulait, et s’il devait subir plus de frustration, il ne tarderait pas à exploser.

« Tu devrais mettre la bleue. » murmura-t-il finalement contre la peau de Robin, se redressant sans ôter ses mains de son ventre. « Elle fait ressortir tes yeux, et je t’ai justement acheté un petit quelque chose qui devrait aller à merveille… » Se reculant d’un pas pour accéder à la poche intérieure de la veste de costume qu’il avait déjà enfilée, Larry tira un écrin de velours noir renfermant une broche de diamants et saphirs sur une monture d’argent qu’il tendit sans l’ouvrir à sa femme, tandis qu’un sourire satisfait fendait son visage. Il se détourna d’elle avant qu’elle ne découvre ce cadeau sans justification pour choisir une cravate et des boutons de manchette qui s’accorderaient à la tenue de sa femme. C’était pour pouvoir offrir ce luxe à Robin qu’il continuait ce trafic qui l’écœurait. Tant qu’il ne perdait pas de vue son objectif, il était prêt à tout. Passant simplement la cravate autour de son col relevé, Larry se retourna vers son épouse pour l’embrasser et la laisser faire le nœud tandis qu’il s’affairait aux manches. « On va finir par être en retard. Et nous ne voudrions pas faire mauvaise impression n’est-ce pas ? » Il avait entendu parler de la demeure des Preston, mais focalisé sur la réussite du cambriolage du loft luxueux de Brittany, Larry ne s’était jamais intéressé à autre chose que la Galerie d’art qu’elles tenaient en ville et qui avait été un coup aussi rentable qu’aisé. Et s’il avait accepté l’invitation assez inattendue de la cadette qui avait rejoint les Second Chances, c’était en partie pour aller voir s’ils avaient eu tort de ne pas se pencher davantage sur le cas des petites anglaises. Cela n’ôtait cependant rien au malaise latent qu’il ne pouvait s’empêcher de ressentir lorsque Lexie Preston s’enthousiasmait en sa compagnie, n’ayant pas la moindre idée qu’il était en réalité le responsable de la faillite probable de son entreprise. Cette pauvre fille n’avait rien fait pour mériter cela, et de tous les Second Chances, elle était sans doute celle qui présentait le plus d’intérêt personnel pour l’écrivain. Larry refusait de se montrer vulnérable en avouant à sa femme qu’il éprouvait quelques remords à s’en être pris aux Preston, et il s’était donc empressé d’accepter l’invitation à dîner, prétextant auprès de Robin que cela leur donnerait l’occasion de voir s’il n’y avait rien d’intéressant chez elles. Quant à savoir si elle était dupe…

Contrairement au loft de la petite Pierce, ils ne seraient pas embarrassés par les voisins si jamais ils devaient venir débarrasser les Preston de leur héritage. La maison était immense et isolée de tout, à plusieurs kilomètres de la route principale. Stationnant la voiture de collection derrière un vieux pick-up, Larry ouvrit la portière à sa femme après avoir récupéré la bouteille de vieux vin français qu’il avait tiré de sa collection personnelle pour leurs hôtesses et lui présenta son bras libre pour l’amener jusqu’à la porte et sonner. Presque instantanément, Lexie apparut un large sourire aux lèvres, un peu trop rapidement pour avoir été occupée ailleurs songea-t-il. Lâchant le bras de Robin, l’écrivain avança d’un pas pour étreindre la jeune femme qui toisait au moins huit centimètres de plus que lui sur des chaussures à talons. « Lexie, tu es absolument resplendissante dans cette tenue. » Passant le seuil, il tendit la main à un grand échalas qui restait planté derrière la jeune femme et devait, d’après ses souvenirs, être l’autre gestionnaire de la galerie. « Jeune homme, enchanté de faire votre connaissance. Et Anna, n’est-ce pas ? Ma femme m’a dit le plus grand bien de vous. Je suis ravi de vous rencontrer enfin ! Je vous ai sorti cette petite merveille de ma cave, si nous mangeons de la viande ça ira à merveille. Sinon je vous la recommande avec une pièce de bœuf bien saignante. Vous m’en direz des nouvelles. » ajouta-t-il avec un clin d’œil qui feignait à merveille l’entrain. Que la fête commence…
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MessageSujet: Re: 04. Pension Preston | The Show Must Go On   Dim 13 Avr - 21:22

Pas de voiture étrangère garée dans l'allée.
Cela voulait dire que malgré tous ses efforts, Anna n'était pas arrivée en retard. La jeune femme gara le pick-up et coupa le contact avant de faire le tour des multiples papiers, vêtements, paquets de biscuits, etc. éparpillés dans le véhicule.
Remontant ses lunettes de soleil sur son front (rien n'était plus traître pour conduire que le soleil couchant de la fin de l'hiver), elle finit par sortir et claqua enfin sa portière tant bien que mal, les bras chargés de futilités.
Vêtue d'un ensemble tailleur-pantalon noir fluide et de petits talons rouges vernis, la galeriste remonta vers l'entrée de la pension avec une lenteur significative. D'aucuns auraient pu penser que c'était la faute des diversetés qu'elle trimbalait, mais qui connaissait Anna Preston savait qu'elle avançait avec l'allure de celui qui se rend à l'échafaud. Ou dans son cas, à un dîner avec des membres des Second Chances.

Comme si cela n'avait pas été suffisamment humiliant de grandir avec une petite sœur pom-pom girl, sa cadette avait décidé d'en rajouter une couche à l'âge adulte et lui avait annoncé quelques semaines plus tôt qu'elle avait rejoint les rangs de LA chorale la PLUS conservatrice de la ville. Anna avait cru s'étouffer avec son muffin à la myrtille et il avait fallu une fois de plus toute la persuasion de Jamie, J.J. et Madeleine pour éviter qu'une nouvelle ère de conflit prestonien ne se déclenche.
L'aînée des sœurs Preston aimait que l'on joue selon ses règles et détestait toujours autant être contrariée ou déstabilisée dans ses convictions. Pourtant, elle se remettait difficilement de la dernière guerre froide installée entre elle et Lexie l'année précédente et qui s'était tout récemment dénouée, et elle devait bien reconnaître qu'elle n'était pas prête à laisser de nouvelles broutilles interférer dans sa relation avec sa sœur, d'autant plus qu'elle avait d'autres chats personnels à fouetter.

Anna faisait donc des efforts.
Le dernier en date ? Aller chercher Lexie à la fin de ses répétitions.
Bien mal lui en avait pris. C'est à cette occasion, la veille, que baby Preston avait eu l'idée lumineuse d'inviter à dîner le lendemain, c'est à dire ce soir, deux des membres de sa chorale
Tandis qu'elle ouvrait la porte d'entrée, criant un "C'est moi" caractéristique, la jeune femme se fit la remarque que cela aurait pu être pire. Au lieu d'accueillir Larry et Robin Faithorn, Lexie aurait pu inviter les psychorigides sœurs Hamilton, ou bien la charmante mais perturbée Emma Pillsbury-Schuester. Sachant qu'aucun des autres membres de la Pension n'était convié à ce dîner "officiel", il aurait fallu à Anna bien plus d'une bouteille de rhum à elle seule pour survivre avec de tels invités.
Mais sa sœur avait eu la bonté (et la présence d'esprit) de lui jurer qu'elle s'occuperait de tout, de l'entrée au dessert, et elle avait choisi le seul couple avec lequel son aînée pouvait éventuellement développer des affinités. En ce qui concernait Robin, c'était déjà fait. Les deux jeunes femmes s'étaient croisées plusieurs fois, à la librairie, la bibliothèque, la galerie bien-sûr, et avaient tout de suite sympathisé. L'enseignante semblait un peu distante et préoccupée ces derniers temps, Anna espérait donc que cette soirée en "couples", si elle ne se transformait pas en véritable fiasco, parviendrait à la détendre un peu.
Elle n'avait jamais encore croisé Larry mais en avait entendu beaucoup de bien, par son épouse d'abord, mais aussi par sa sœur qui trouvait l'écrivain tout à fait fascinant.

Quand elle fit son entrée dans la cuisine, elle fut accueillie par un J.J. à l'air goguenard et une Lexie stressée qui fondit sur elle en guise de bonsoir. Elle serra sa sœur dans ses bras, souffla un baiser à Joachim de loin et caressa distraitement le bras de sa cadette tandis que cette dernière se lançait dans des explications à n'en plus finir, preuve ultime qu'elle était dans tous ses états et que ce dîner était une mauvaise idée.
Elle l'écoutait d'une oreille, faisant signe à J.J de lui servir un verre de vin et de faire passer un des bols de chips posés près de lui. Lexie avait mis les petits plats dans les grands, et la Pension, sans être comme neuve, en jetait tout de même pas mal.

Elle commença à grignoter tout en apaisant sa sœur :

-D'accord, d'accord, je suis sûre qu'il y a une bonne bouteille de papa qui traîne encore quelque part... Du rôti tu as dit ? demanda-t-elle en s'éloignant vers le cellier, avant de revenir, triomphante, avec une bouteille un peu poussiéreuse, qu'elle posa sur un guéridon près de la table.
La sonnette de la porte d'entrée retentit presque aussitôt et les trois membres présents de la Pension Preston se retrouvèrent dans le couloir, à accueillir leurs invités.

-Quand même, chuchota Anna avant que Lexie ne se décide à ouvrir la porte, je n'arrive pas à croire que tu as opté pour des chips de légumes !

Elle embrassa son amie, ravissante comme à son habitude, et tendit une poignée de main chaleureuse à Larry. Elle accueillit la bouteille de vin avec un ravissement non feint et une fois les présentations faites, elle s'effaça pour laisser les Faithorn pénétrer dans la Pension tandis que J.J et Lexie les guidaient jusqu'au salon.
En refermant la porte d'entrée, elle se fit la remarque qu'elles allaient dîner ce soir avec le couple le plus glamour et le plus cultivé de Lima et que cela ne pouvait pas être si désagréable que ça. Si l'intuition de sa sœur était bonne, elles allaient même peut-être pouvoir les convaincre d'investir d'une façon ou d'une autre dans la galerie...
Anna rejoint ses invités au moment où ils étaient en train de prendre place et J.J. de récupérer leurs manteaux.

-Qu'est ce qui vous ferait plaisir pour commencer ? Larry, je vais garder votre bouteille pour le repas ?! Il se trouve que Lexie a justement préparé de la viande... La merveilleuse complicité des Second Chances...
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MessageSujet: Re: 04. Pension Preston | The Show Must Go On   Lun 26 Mai - 2:59


Être invité(e) à dîner demandait une préparation particulière. Encore plus lorsqu'il y avait derrière un intérêt autre que de passer un bon moment en charmante compagnie. Ici, ce n'était pas les Pierce, ni les Hamilton, mais quand les hôtes avaient quand même un intérêt pour Robin Faithorn et son mari, autrement, ils auraient très certainement refusé en évoquant une excuse bidon dont ils avaient le secret. La jeune femme s'était donc soigneusement préparée, prenant le temps de faire les choses comme à son habitude, à la perfection.

Ce soir, la perfection hésitait. Elle avait plusieurs robes à sa disposition, mais elle avait un doute sur celle qu'elle devait porter. Si l'une était simple et noire, l'autre était un peu plus audacieuse, d'un bleu qui s'accordait avec ses yeux. Une moue indécise déformait ses lèvres déjà rouges et son esprit fut perturbé par le contact de la main de Larry sur son ventre. Ses lèvres dans son cou finirent le travail. Robin Faithorn était indisponible pour le moment. Elle repensait à ce fameux soir où la tempête s'était abattue sur l'appartement luxurieux du couple. Où elle avait presque réussi à cacher une surveillance à son cher et tendre et où elle avait aussi cru qu'ils n'aillaient pas en ressortir indemnes. C'était sans compter sur des années de relation et une capacité impressionnante à se sortir de toutes les épreuves. Bonnie et Clyde avaient vécu pire et ils l'avaient prouvé une fois de plus après cette fête étudiante dont les dégâts auraient pu être plus importants que simplement matériels.

Robin ouvrit avec intrigue la petite boîte de velours que son mari lui tendit. Une expression de surprise et de joie se peignit sur son visage. Comme souvent, son homme la couvrait de cadeaux et encore une fois, il avait visé parfaitement juste. Une petite pointe d'amertume creusa pourtant ses traits alors qu'elle repensait à la façon dont cet argent qui avait servi à acheter le présent avait été gagné. Elle attendit que son mari se tourne à nouveau vers elle pour l'embrasser tendrement tout en agrippant les deux bouts de la cravatte défaite, sa manière de le remercier. Elle entreprit ensuite de nouer le tour de cou, exécutant un noeud Windsor parfait, comme l'homme qui portait la cravate. Elle rabattit le col de la chemise et lissa le tout avec délicatesse, un petit sourire s'étira au coin des lèvres. Même si j'ai très envie de ne laisser tomber ce dîner pour autre chose, tu as raison. Il faut se mettre en route. Plus vite ils s'y rendraient, plus vite ils seraient rentrés. Robin n'avait que faire de la pension Preston. Elle en avait suffisamment entendu parler pour n'avoir eu aucune envie d'y mettre les pieds, malgré les argumentations de son mari. Elle avait un autre objectif en tête, même si la situation avait pris la tournure d'une mission impossible. Perdre son temps avec la petite rousse à qui ils - pour ne pas citer que Larry - avaient déjà pris un jouet n'était pas dans ses plans, mais elle s'y était résolu, un peu comme pour se faire pardonner de son initiative solitaire.

La jeune femme se concentra. La concentration se lisait sur son visage alors qu'elle redevenait Robin Faithorn sur le trajet vers la pension. Sa langue passa sur sa lèvre inférieure et elle laissa échapper un petit soupir tandis que la voiture se garait. La jolie blonde retint son irritation en voyant son mari enlaçait Lexie, la complimentant même. Elle n'était habituellement pas jalouse, mais une pointe de ce sentiment ne pouvait s'empêcher de la prendre à la gorge. Elle avait remarqué un certain rapprochement entre l'écrivain et la cadette Preston. Cependant, elle ne dit rien et se contenta de se tourner le plus naturellement du monde vers l'aînée des Preston.

Robin appréciait Anna, étrangement. Qui aurait cru que la première serait la cause de la perte de la galerie familiale de de la deuxième ? Enfin, quand on y repensait, Robin n'était au courant de rien à l'époque. C'était la période où Larry avait décidé de faire cavalier seul et où sa moitié avait découvert le pot-au-rose dans un de ses tiroirs. Mieux valait laisser ce secret bien gardé. Madame Faithorn n'avait pas envie d'avouer la vérité à son amie, pour une raison qui lui restait encore aujourd'hui inexpliquée. Elle salua ensuite l'associé de la galerie et enfin Lexie, gardant un sourire radieux sur le visage. Elle laissa son manteau au jeune homme et s'installa au salon, guidée par Anna. Son regard passait rapidement sur la demeure, preuve une nouvelle fois qu'elle n'avait cure de ce qui pouvait se trouver ici. Oui, comme c'est charmant. Les grands esprits se rencontrent, comme on dit. Robin ne porta pas un regard ni à son mari, ni à Lexie, mais elle visait bien ces deux personnes dans sa réplique. A la place, elle s'adressait à Anna uniquement. Si tu as un vin blanc, ça me conviendra parfaitement. Votre pension est vraiment somptueuse et je dois avouer que ça sent divinement bon, j'ai hâte de savoir ce que vous avez bien pu nous préparer avec cette viande.
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MessageSujet: Re: 04. Pension Preston | The Show Must Go On   Sam 14 Juin - 0:48

Le sourire sarcastique de JJ et la remarque moqueuse d'Anna sur ses choix en matière de grignotage apéritif n'aidaient pas franchement la jeune maîtresse de maison à se sentir plus à l'aise. Mais le glas avait sonné, tout à fait littéralement et elle ne pouvait que passer outre, non sans un froncement de sourcils à l'encontre de ses deux acolytes. La politique pince-sans-rire des Preston avaient toujours été une fierté du trio de britanniques et Lexie aimait prendre les choses avec humour pour affronter les situations de tension. Mais en cet instant précis, elle aurait préféré une forme de soutien plus expansive et que leur côté américain ressorte dans une effusion d'optimisme. Elle pouvait toujours attendre, aussi elle fondit d'un pas rapide vers la porte d'entrée, pour accueillir le couple le plus glamour de Lima. La rouquine avait beau avoir grandi dans un environnement plutôt posh et être habituée à voir le genre de prestance naturelle que possédait Robin et Larry Faithorn, cela ne l'empêchait pas d'être quelque peu impressionnée. Peut-être parce que malgré son charme solaire et son bagout certain, Lexie Antonia Jane Preston n'avait jamais maîtrisé l'art de la réserve et de l'élégance, au grand dam de sa chère maman. Elle laissait ça à Anna, dont les airs mystérieux passaient facilement pour de la classe et à JJ, qui était après tout un grand maître de l'illusion. Comment expliquer qu'ils obtiennent autant de rendez-vous galants sinon? Mais chez les Faithorn, tout cela semblait couler naturellement et Larry était en plus de cela avenant et sympathique. La galeriste dû s'avouer rassurée par son étreinte galante et la discussion facile qu'il engagea avec l'assemblée. Quant à Robin, son mode par défaut est toujours réglé sur ice queen, apparemment. Je force néanmoins un sourire des plus étincelants, espérant que la chaleur de la Pension Preston puisse réchauffer son coeur de glace. Je fusille ma soeur du regard en entendant sa remarque piquante et me retient de lever les yeux au ciel. Je coule un regard à JJ, qui a débarrassé nos invités de leurs manteaux et sourit avec un air de serveur débordé. Mais au moins, il fait des efforts.

« Merci beaucoup Larry, ce sera parfait oui. Et Robin, tu es superbe ! J'aime beaucoup tes chaussures. » La flatterie, ça marche toujours. Et puis, c'est plus que sincère puisque cette paire d'escarpins est tout bonnement parfaite et que si je n'étais pas légèrement terrifiée par la jolie blonde, je lui en demanderai la provenance. « Je ne sais pas si vous aviez déjà rencontrés Joachim, c'est un ami d'enfance et notre partenaire à la galerie. Et notre colocataire donc. » dit-elle à ses invités, désormais installés le canapé, confortable si ce n'est au top du design. « Playboy, homme à tout faire, ami embarrassant, c'est moi. Tristement, je ne peux pas rester bien longtemps, mais je vais au moins vous servir ce petit vin blanc. Chablis, ça ira? » Il tourna ensuite la tête vers Larry pour s'enquérir de ses désirs « Et pour vous mon cher? » On dirait qu'il a fait ça tout sa vie. Alors qu'il passait derrière son fauteuil pour se rendre à la cuisine, elle posa une main sur son bras et articula un « Merci » silencieux à son attention. Il hocha la tête avec un petit sourire en coin, fidèle à son tempérament alors même qu'il se montrait inhabituellement gentil et prévenant. Elle reporta son attention sur ses invités, grignota une chips à la betterave pour les enjoindre à piocher dans ce qui leur faisait envie, avant de lancer la conversation avec une feinte confiance. « Vous n'avez pas eu de mal à trouver la maison? Le cadre est charmant mais l'isolement peut poser problème. » Elle garda l'anecdote de sa panne de voiture avec Charlie pour plus tard et sourit, tandis que JJ revint pour servir les boissons. La rouquine accueillit avec gratitude le vin blanc, essayant de détendre ses nerfs en pelote. Il n'y avait aucune raison d'être nerveuse, c'était un simple dîner, pour apprendre à mieux connaître ses camarades et potentiels clients. Mais les prunelles claires et glacées de Robin Faithorn posées sur son foyer ne la mettaient pas spécialement en confiance. Elle ignorait pourquoi elle tenait tellement à se faire apprécier de cette femme, qui avait depuis le début une dent contre elle qu'elle ne s'expliquait pas. C'était peut-être d'ailleurs pour cela qu'elle recherchait, sinon son amitié, au moins une explication. Robin s'entendait de plus extrêmement bien avec sa soeur et si une personne a la capacité de nouer une connexion avec Anna, pas pourquoi elle ne pourrait pas développer de bons rapports avec la cadette. A moins que leurs caractères soient incompatibles à ce point... Car les amis de sa soeur tendaient parfois à être des individus encore plus misanthrope qu'elle. Quelle que soit la réponse à l'énigme blonde qui se posait à elle, Lexie l'aurait ce soir, foi de Preston. Mais avant d'en venir au fond de ce problème, quelques verres de vin étaient nécessaires d'un côté comme de l'autre. Et peut-être que cela aiderait à briser la glace, la conversation de la londonienne ne semblant pas être en mesure de combler le silence comme d'ordinaire. Ce fut encore une fois JJ qui sauva les meubles, malheureusement pour la dernière fois de la soirée. « Robin, Larry, ce fut un vrai plaisir, mais je suis attendu. J'espère avoir l'occasion de vous revoir à la galerie, qui sait. » Un sourire charmant, un baise-main galant et une poignée de mains ferme plus tard, le voilà envolé pour courtiser la belle Karen. Ou Katherine. Toutefois, il avait offert une belle opportunité à sa collègue, qui ne perdit donc pas l'occasion. « Passe une bonne soirée JJ ! » héla-t-elle alors que la porte claquait. La rouquine se tourna ensuite vers le couple et avec un sourire joyeux enchaîna. « Et oui, vous devriez carrément venir à la galerie ! On va avoir une très belle exposition le mois prochain, d'une artiste italienne, ça devrait être très chouette. » Chouette, super technique Preston. « Elle travaille sur les vanités et il y a vraiment quelque chose de très poétique dans son travail. » Voilà qui était mieux. « Mais en attendant, il faudra vous contenter de mon rôti et d'un gratin de courgettes et ça n'a rien d'un grand art ! » Abaisser les attentes au maximum pour mieux épater ensuite, une méthode testée et approuvée. Si tant est que quoique ce soit puisse satisfaire Robin Faithorn. Mais Lexie était une indéfectible optimiste, ce qui ne serait sans doute pas de trop ce soir.
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04. Pension Preston | The Show Must Go On

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