Choriste du mois


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 04. Mama just steal a man.... oops, wrong lyrics.

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MessageSujet: 04. Mama just steal a man.... oops, wrong lyrics.   Mer 16 Avr - 3:33


04. Mama just steal a man...

Oops wrong lyrics


Les rêves... tout le monde en a un.

C'est une phrase qu'Aidan avait dû voir dans un film ou qu'il avait sûrement entendu dans une vidéo d'un autre youtubeur un peu plus célèbre que lui, et oui, Aidan était dû genre à faire attention à la concurrence. Bref, quoi qu'il en soit, un rêve, oui, il était en train de penser à ça, lui son rêve c'était sans doute que sa mère arrête autant d'être elle-même en quelque sorte et que les choses commencent plus ou moins à aller mieux. Oui c'est ce que disait le jeune homme alors qu'il venait de sortir de sa chambre en pyjama, pyjama qui se composait principalement d'un caleçon Bob l'éponge (et que personne ne pose de questions, le monde n'était définitivement pas prêt pour ce genre de révélation), pour se diriger vers la salle de bain... Seulement pour trouver sa mère endormie dans la baignoire, une bouteille de tequila vide, bien évidemment, entre les mains. Et quand est-ce que les choses redevenaient mieux hein? Quand est-ce que tout commençait à s'améliorer? Mais bien évidemment, il n'avait rien dit, il n'allait rien dire, le mois de Février venait à peine de commencer, le principal de son lycée avait annoncé que dans quelques jours, un petit groupe d'élèves prendrait l'avion pour New York et Aidan ferait parti du dit groupe... Le reste vraiment, n'avait pas la moindre importance. Aussi il poussa un soupir et préféra referma la porte pour aller se servir un bol de céréales. Achetées avec son argent soit dit en passant, comme toute la nourriture qui se trouvait dans son frigo, la question c'était d'où est-ce qu'il tirait cet argent? Oh Aidan avait ses propres économies et il n'hésitait jamais à se servir là où l'argent était à foison... À savoir les poches des gens. Pour l'instant, il se contentait de faire le pickpocket dans des endroits de la ville où il n'avait aucune raison de se trouver, et puis c'était tellement facile, distraire les gens avec sa caméra, un sourire et hop... Il s'était retenu à grand peine de se livrer à ce genre d'activités au lycée également, mais c'était beaucoup trop tentant, il se souvenait encore du fameux "incident" comme Aidan l'appelait dans sa tête, un sac ouvert, Figgins qui faisait sa fameuse annonce, tous les lycéens qui se lançaient dans de grandes conversations et ... Non mais est-ce que ce billet de 20 dollars est en train de me faire de l'oeil? Voilà ce que c'était demandé à Aidan mais non, il n'avait tout simplement pas pu, se disant que c'était un peu trop risqué. Et puis qui savait que sa professeure de mathématiques lui aurait fait si elle l'avait pris la main dans le sac, Miss Forman avait certes toujours le sourire aux lèvres et elle était toujours prête à lui expliquer au moins mille fois comment trouver la limite d'une équation... Même elle pouvait avoir ses limites.

D'ailleurs, Aidan allait être en retard. Le jeune blond finit son repas rapidement et il était en train de laver son bol au moment où sa mère faisait son apparition dans le salon qui lui servait accessoirement de chambre. "Hey." Il pouvait sentir le regard de Moïra sur ses épaules et pourtant, il choisit de ne pas se retourner immédiatement, il frotta avec un peu plus de véhémence le bol avant de le poser sur le côté de l'évier et de se retourner pour faire face à sa mère... Le résultat était plutôt désastreux et Aidan se contenta d'hausser les épaules avant d'aller dans la salle de bain désormais libre. Il ignora sa mère le reste de la matinée, décidant de mettre la radio à fond dans la salle de bain et y compris dans sa chambre. C'était fou comment la vie allait tout de suite beaucoup plus mieux avec du Britney Spears en fond sonore... Non? Il restait dans la salle de bain plus que nécessaire mais premièrement, Aidan pouvait être pire qu'une fille qui devait se préparer pour le bal de promo quand il le voulait et de deux... Il avait besoin de quelques minutes pour coller ce faux sourire sur son visage. Sourire qu'il adressa à sa mère quand cette dernière lui demanda où est-ce qu'il disparaissait donc en ce début de samedi après midi. "Je vais au centre commercial." répliqua simplement le blond. Ce qui était vrai, c'était là que lui et Miss Forman s'étaient donnés rendez vous... Aidan comptait bien utiliser ses talents cinématographiques pour essayer de soudoyer sa professeure, oui, il ne pouvait tout simplement pas se permettre d'être recalé dans cette matière-là parce que oui, et il avait décidé cela rapidement, il lui fallait à tout prix son diplôme à la fin de l'année. Bref, le centre commercial, Aidan songea un instant à Matteo et à leur dernière vidéo, peut être qu'il aurait dû dire à l'autre brun de venir le rejoindre... Non, Aidan ne voulait pas paraître trop désespéré, il avait juste besoin de se changer les idées jusqu'à ce que la jeune femme arrive. Son regard tomba sur une boutique et un nouveau sourire se dessina sur ses lèvres... Allez juste un petit délit, ça ne faisait pas de mal pas vrai?

Comme à son habitude, Aidan prétendit être intéressé par un article en particulier, oui, évidemment qu'il allait acheter un pantalon à cent dollars, bien entendu... Il avait autre chose en tête, faisant de son mieux pour être discret, il s'empara du dit pantalon et d'une écharpe, dissimulé sous le jean. Il alla en caisse pour demander à une des vendeuses à combien était vraiment le pantalon. Non, zut, il ne pouvait pas se le permettre tout de suite, pas de doute qu'il repasserait bien sûr, il allait même noter les horaires de la boutique dans son carnet de notes, oui il était lycéen... Et hop, en un rien de temps, l'écharpe était dans le sac d'Aidan, ni vu ni connu et il ne put s'empêcher d'afficher un grand sourire face à l'employé avant de partir reposer le pantalon. Et voilà, ça c'était fait, maintenant il n'avait plus qu'à sortir du magasin et tout irait bien. Pas de doute, la journée commençait bien.
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MessageSujet: Re: 04. Mama just steal a man.... oops, wrong lyrics.   Jeu 24 Avr - 16:00

7h48. Parfois, le réveil était cruel. Cruel de mettre une fin si précoce à la douce étreinte de la couette, à la chaleur d'un oreiller, et au souffle tiède du compagnon juste à côté. Cruel de lui rappeler qu'ils s'étaient encore couché trop tard la veille, à force de conversations, de lecture et câlins. Cruel de lui faire s'imaginer à l'avance la longue journée qu'il allait passer au Levis Store. A ranger des jeans, stabiliser des piles de pulls ou changer les étiquettes pour la nouvelle collection. Remettre en ordre. Même si le plus pressé était pour l'instant de remettre en ordre sa chevelure désordonnée. Kurt aimait passer ses doigts dans ses cheveux en pleine guerre atomique sur son crâne. Andrew refusait qu'on ne lui les touche, s'escrimant à les coiffer tous les matins à renfort de gel et de laque. Mais le soir venu, il se laissait faire avec joie quand son boyfriend décidait de le détendre en lui massant le cuir chevelu, mettant définitivement une fin à la tenu sculpturale de ses cheveux. 7h48. En chiffres rouges et lumineux. Comme si se réveiller aussi tôt n'était pas en soit une torture. Le garçon embrassa rapidement le front du garagiste qui semblait dormir profondément, et occupa la salle de bain, décalant comme tous les matins les produits, tubes et masques que Kurt avait fini par laisser dans son appartement. Il fallait vraiment qu'il investisse dans un nouveau meuble de salle de bain, s'il voulait conserver me semblant d'ordre et de place que sa vie de célibataire lui avait donné. Après une douche rapide et une séance de domptage de cheveux beaucoup moins rapide, Andrew s'empara de ses clés, sauta dans sa voiture, et se dirigea vers sa prison quotidienne tenue par la main de fer de sa manager aussi aimable et sympathique qu'une crise de foie un lendemain de cuite.

Si pour certains les journées de travail se résumait à balayer, astiquer, casa toujours pimpante, celles du vendeur n'était pas plus passionnantes. Bien sûr, il était content d'avoir trouvé ce job. Il lui permettait de payer son loyer, son abonnement internet, ce qui était sans doute aussi vital que de remplir son frigo, de nourrir sa voiture et d'offrir des cadeaux avec Kurt. Mais il avait ce travail par défaut, et ses extras au bar-karaoké était sans doute pour lui le plus exaltant puisqu'il lui permettait de chanter, de rencontrer de nouvelles personnes, comme Peter ou Ingrid, et d'avoir des bonbons à l’œil. Que Dieu bénisse les cocktails et les brochettes de fruits et de friandises. Ce qui n'était pas forcément pour plaire à sa ligne qu'il tentait tant bien que mal de conserver. Surtout quand il avait un mannequin des années Trente chez lui. Encore une journée qu'il pensait monotone. Répondre à des clients, conseiller, éviter le regard haineux de Kara, flasher le code barre des étiquettes, empaqueter, sourire et souhaiter une bonne journée. Itinéraire d'un jeune vendeur par Andrew Lockart. Et la musique qui était un peu énervante à force d'être diffusée, re-diffusée et re-re-diffusée, avait le don de miner son moral un peu plus. Mais un coup d’œil vers une pile branlante de jeans lui fit changer d'avis. Un jeune blond venait de rentrer dans le magasin, avec cette tête qui vous disait quelque chose sans que vous sachiez d'où. Il avait l'avantage d'être mignon, et au goût d'Andrew. Ce qui le déstabilisait d'autant plus qu'il n'arrivait décidément pas à mettre un nom ou une identité sur le visage juvénile. God dammit.

Il ne put retenir un soupire. Pourquoi ? POURQUOI ? Ça devait être un coup de Grace. Il savait pourtant qu'il n'aurait jamais du discuter, batailler, débattre, religion avec une fanatique. Elle devait posséder des dons qui dépassait son entendement. Ou peut être était-ce simplement un retour de chakra. Auquel cas, Andrew devait avoir été sacrément perfide pour que ça lui tombe encore dessus. Une fois, ok. Une seconde fois, avec la jumelle de la première, ça commençait à devenir lourd. Mais pourquoi là, tout de suite, encore pendant l'un de ses services ? Pourquoi les gens décidaient-ils de voler quand lui était là ? Le vendeur n'avait pu détacher son regard du jeune homme. Non pas parce qu'il était agréable à regarder, il était trop jeune et Kurt était tellement ... Bref. Mais bien parce que la tête du blond lui revenait décidément bien, sans pour autant lui mettre un nom. Ce qui avait le don d'énerver Andrew. Quand sa mémoire lui faisait défaut, le jeune homme pouvait pester toute la journée. Le regard vissé sur le garçon, il l'avait bien évidemment vu prendre deux articles, demander conseil sur l'un d'entre eux, et partir avec un autre, caché quelque part. Mais la grâce, ou la Grace, lui était venue. Amen. Un jour il irait à l'église. Un jour. C'est en entendant la voix du jeune homme à la caisse que l'illumination eut lieu. Un youtuber ! Et plutôt connu. Peut être tentait-il à l'aide d'une caméra cachée de démontrer quelque chose, ou de faire de l'audience. Bref, Andrew avait toujours aimé ses vidéos, et il ne pouvait pas laisser passer l'occasion de lui parler.

Le voyant s'approcher de la porte de sortie, il se dirigea vers lui, se postant devant lui, l'air sans doute complètement ahuri de la groupie. "Hey ! Salut, j'ai adoré ta dernière vidéo. Je suis abonné à ta chaine depuis un moment, et je ne pensais pas te croiser à Lima !" Bien Andrew, tu viens de fangirliser devant un ado qui a sans doute beaucoup mieux à faire, surtout qu'il tourne peut être une caméra cachée...que tu viens de gâcher. Se reprenant, essayant d'être un peu plus normal, il baissa d'un ton. "Tu fais une caméra cachée ? Je suis employé ici et je t'ai vu cacher l'écharpe en caisse. Si tu as des problèmes une fois que tu la remettras à sa place, je peux essayer de plaider ta cause auprès de ma boss." Clin d’œil. Mon dieu, il devait être ridicule, à alpaguer comme ça un ado à la sortie d'un magasin. Il fallait qu'il se reprenne, d'autant plus qu'il devait avoir fait capoter deux heures de préparation. Well, Andrew Lockart mesdames et messieurs. Encore dans la place pour bousiller vos plans. La classe.
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MessageSujet: Re: 04. Mama just steal a man.... oops, wrong lyrics.   Sam 3 Mai - 18:00

Aidan se disait qu'il allait peut être, enfin pouvoir passer une bonne journée. Oui, il avait besoin de commettre ce genre de petits délits pour se sentir en vie, qu'est-ce que cela reflétait sur sa personnalité? Bonne question, mais évidemment, comme la plupart des choses dans la vie du jeune homme, c'était une habitude qu'il avait fini par adopter et développer à force de regarder sa mère se prêter au même sorte de comportement. Le moral dans les chaussettes? Allons donc voler quelque chose et tout ira mieux. Pas de doute, sa mère et lui avaient besoin de sérieuses séances de thérapie mais ce n'était pas pour aujourd'hui non... Aidan et Moïra auraient une conversation sérieuse dans très très longtemps, ou alors jamais vu que cela ne semblait pas être leur fort. Peu importe, le plan d'Aidan était très simple dans le fond, sortir de la boutique, peut être utiliser cinq dollars pour s'acheter quelque chose à manger et... Aidan fut interrompu dans ses pensées lorsqu'un jeune homme, très charmant soit dit en passant (bon certes, ce n'était pas Jeremy mais on pouvait tout de même lui accorder quelques points parce qu'il était mignon)  et... Oh c'était un fan. Un véritable sourire apparu sur le visage du jeune homme, il adorait ses fans, des gens sympas et toujours prêts à faire des photos avec lui et à lui lancer des compliments. Et Aidan avait bien besoin qu'on le complimente là tout de suite, qu'on le fasse se sentir important et qu'on se mette à genoux devant lui et qu'on le vénère... Et non, Aidan n'exagérait pas, jamais, ce n'était pas son style.  Il ne s'attendait pas à ce que son fan se rapproche de lui, lui posant une question à laquelle il ne s'attendait pas... Du tout. Évidemment qu'il s'agissait d'un employé de la boutique, et bien sûr qu'il avait vu Aidan mettre l'écharpe dans son sac... Qu'est-ce qu'on disait du karma déjà?

"Je..." Aidan n'avait pas de mots là tout de suite, et il se figea pendant environ trente secondes, ouvrant et refermant la bouche comme un poisson dans l'eau. Non, pas un poisson dans l'eau, plutôt un poisson qu'on aurait extirpé de force dans l'eau et qui n'était pas du tout à l'aise. Cela n'était pas censé lui arriver rappelez vous, il devait être à l'aise dans toutes les situations. Okay Aidan, on ferme la bouche, et on se reprend. Ce que le blond fit, avant d'offrir un autre sourire à cet employé, non son fan, il allait l'appeler Harry tiens, et d'enfin retrouver ses mots.  "Oui c'est ça c'est une caméra cachée, exactement, je veux dire, qui vole une écharpe vraiment?" Aidan ponctua sa phase d'un rire, pas du tout surjoué, non pas du tout, sa main trouvant l'épaule du dit Harry. (Ou peut être qu'il avait un autre prénom mais là tout de suite, Aidan s'en moquait). Il se rapprocha encore plus du jeune homme, ses doigts se promenant innocemment sur l'épaule du dit Harry, avant de murmurer à son oreille. "Mais je crois définitivement pas que je vais pouvoir garder cette prise, le but c'était de vous surprendre tous et ce n'est plus vraiment le cas." Faire culpabiliser Harry était probablement le meilleur moyen de s'en tirer sans ennui et être honnête avec lui aussi. Comment ça ce n'était pas la vérité? Oh, Aidan avait juste dit à ce cher Harry ce qu'il voulait entendre voilà tout. Et on omettra au passage le coeur d'Aidan qui battait la chamade dans sa poitrine parce qu'il y avait 99% de chance que cette affaire se finisse très mal... Pour lui, mais non, Aidan conserva son calme et son habituel sourire sur les lèvres.  "Hmm... Tu m'aides à remettre ça discrètement en place ou..." En disant cela, Aidan tourna la tête, fixant le vigile de la boutique, près de la porte de sortie, ce dernier, qui tournait leur tourner le dos. Il n'avait pas encore remarqué la scène et il était toujours tant de fuir.

"Au fait, j'en oublie mes manières, je suis Aidan mais ça tu l'auras déjà deviné, et toi c'est...? Le blond avait déjà son bras autour de l'épaule de l'employé, faisant tout pour jouer celui qui revoyait un ami de longue date. Il avait toujours les yeux rivés sur la sortie de la boutique et c'est là qu'il finit par apercevoir Miss Forman. Qui était à l'heure pour leur rendez vous et qui passait le plus naturellement du monde devant cette grande boutique de vêtement. God no. Non, elle ne pouvait décidément pas le voir maintenant. "Oh zut... C'est ma prof, il ne faut pas qu'elle me voit comme ça." Aidan n'avait pas prévu de laisser échapper ça et surtout aussi fort. Il offrit un sourire crispé au Harry et se rapprochant de lui encore plus, il le tira par le col et ... L'embrassa tout simplement. C'était la seule manière qu'il avait trouvé pour faire diversion et Aidan ne prêta même pas attention aux secondes durant lesquelles sa bouche était posée sur celle de ce très charmant jeune homme, regardant sa professeur allait dans l'autre direction. Parfait . Il lâcha le Harry et lui lança un bref "C'était sympa, on devrait faire ça plus souvent"" avant de sortir de la boutique. Sauf qu'il oubliait un léger détail, petit un l'écharpe dans son sac et deuxièmement, l'alarme qui se déclencha aussitôt, attirant le regard de toutes les personnes qui se trouvaient là... Y compris celui de sa professeur.

... Non vraiment, il aurait dû rester dans son lit.

Oeuf #15

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MessageSujet: Re: 04. Mama just steal a man.... oops, wrong lyrics.   Jeu 8 Mai - 13:00

La meilleure professeur de mathématiques que McKinley High ait jamais connu avait passé énormément de temps à essayer de faire comprendre les algorithmes, et équations en tout genre à Aidan Weatherly. Mais c’était peine perdue, le jeune homme ne progressait pas. Ou alors, il ne faisait pas d’efforts. Elle n’avait pas envie de prendre la peine de réfléchir sur la question. Souhaitant la réussite de son élève, elle lui avait, à chaque contrôle, grapillé des points partout où elle le pouvait dans l’espoir d’améliorer sa note, mais, en vain. Rien ne s’était jamais amélioré. Son manque d’enthousiasme concernant la merveilleuse matière qu’elle enseignait, l’avait ennuyée au plus haut point. Comprenant que le jeune homme n’aimait pas les maths, elle avait essayé de les lui faire aimer, en lui proposant des carambars à chaque bonne réponse qu’il donnait, mais cela n’avait pas fonctionné. Elle s’était longtemps acharnée, avant de perdre espoir, et de corriger les copies de l’adolescent d’un air toujours plus las. Mais, celui-ci avait trouvé le meilleur moyen d’obtenir des bonnes notes sans travailler : faire des compromis. Lorsqu’il était venu la voir à la fin d’un cours, pour lui proposer de faire une vidéo d’elle à mettre sur un site de rencontre, elle n’avait pas du tout été offusquée. Evidemment, les raisons pour lesquelles le lycéen était persuadé que sa professeur était célibataire étaient obscures, mais s’il lui proposait un deal permettant d’augmenter ses notes, et éventuellement d’avoir une chance d’entrer à l’université, alors elle ne pouvait pas refuser. Bien sûr, c’était sans compter sur son crush secret pour la surveillante Wild, qui réduisait son envie de trouver quelqu’un d’autre à néant. Mais, étant donné que chaque problème avait sa solution, arithmétique ou non, elle avait réfléchi à un autre moyen de mettre les talents de caméraman d’Aidan à profit. Unnamed se faisait un peu vieux, et n’avait jamais eu de bébés. Elle ne supportait pas les enfants humains, mais qui refuserait de voir d’adorables micro-boules de poils en se réveillant le matin ? Personne. La vidéo pour le site de rencontre allait donc concerner son gentil petit hamster, et le but serait de lui trouver une fiancée. Pour cela, elle aurait tout simplement pu aller en animalerie, mais non, tant qu’à avoir un élève dont la chaîne youtube atteint le million de followers, assurant ainsi qu’il était talentueux, autant mettre ses capacités à profit.

Le rendez-vous pour le tournage de ce qui s’annonçait être l’opportunité du siècle pour toutes les petites femelles hamster de l’Ohio - qui n’avaient sans doute jamais côtoyé un mâle de la haute société bien élevé - était fixé au centre commercial, un après-midi du début du mois de février. Esme espérait que l’arrivée du printemps d’ici quelques mois soit propice à sa recherche désespérée de la parfaite compagne pour son petit animal domestique. Elle avait néanmoins peur qu’il attrape froid, le temps de sortir du van pour rejoindre le centre commercial, mais elle avait foi en lui, c’était un costaud. Elle gara son véhicule, récemment re-décoré tout en rose pour la Saint Valentin, sur le parking de la Place Bellefontaine, puis passa à l’arrière pour récupérer la cage, elle aussi rose, de la plus parfaite petite peluche du monde. Elle ouvrit la porte latérale, et sortit, tenant la cage à la main. Elle avait vraiment bien fait d’en prendre une avec une poignée. Elle s’était tout d’abord demandé à quoi cela lui servirait, mais elle était persuadée que le Dieu du plastique lui apporterait la réponse tôt ou tard. Et le jour de sa réponse, était aujourd’hui. Elle s’avança d’un air triomphant vers l’entrée du centre commercial, persuadée que les divinités étaient avec elle en ce jour de la plus haute importance. Le problème était sans doute qu’elle n’avait aucune idée de l’endroit précis où elle devait retrouver son élève. Elle marchait tranquillement vers une destination inconnue, ne prêtant pas attention aux badauds qui se retournaient pour la regarder. Ils avaient raison d’être jaloux d’Unnamed après tout, aucun de tous ces gens n’obtiendraient jamais la même place dans son cœur que celle qu’avait le hamster. Elle passa devant un tas de boutiques avant d’enfin repérer le grand blond en pleine discussion avec un inconnu devant le Levis Store. Serait-ce un assistant de tournage ? Lorsqu’elle vit son élève l’embrasser, elle eut la réponse à sa question, c’était son petit ami. L’adolescent était donc homosexuel ? C’était intéressant. C’était peut-être une des raisons qui faisaient que les maths n’étaient pas son truc, il devait être occupé par son coming-out difficile. Mais la professeur ne manquait pas de ressources, et connaissant très bien le phénomène, elle pourrait essayer de le guider au mieux, ce qui aboutirait à une augmentation certaine de son niveau scolaire.

Elle s’apprêtait à les rejoindre tous les deux, lorsqu’une boutique de déguisements attira son attention sur la droite, et c’est donc à cet endroit qu’elle se dirigea. Les petites ailes de Cupidon qu’elle venait d’apercevoir se trouvaient au fond de la boutique, et, celle-ci étant vide, elle n’eut aucun mal à se frayer un chemin jusqu’à l’objet convoité, à passer à la caisse, et à être de retour dans les allées du centre commercial en moins de deux. Elle posa la cage quelques secondes, le temps d’accrocher les ailes de Cupidon dans son dos, lorsque l’alarme de la boutique où se trouvait son élève retentit. Mince, elle aurait dû s’y rendre directement, cela lui aurait sans doute évité bien des problèmes. Elle récupéra son hamster avant d’accourir, enfin, autant que trottiner était possible du haut de ses talons de douze centimètres. « Qu’est-ce qui se passe ici ? » demanda-t-elle en regardant tour à tour Aidan et son petit-ami. « Oh attendez, je sais. Aidan a voulu préparer votre cadeau de la Saint Valentin, mais il l’a malencontreusement faite tomber dans son sac » commença-t-elle, avant de poser la cage, d’attraper gentiment le sac du jeune homme et de fouiller dedans sans vraiment lui demander son avis. Elle ne tarda pas à trouver une écharpe toujours étiquetée et à s’en saisir, pour l’approcher du brun. « Voilà qui ne vous va pas très bien ». Elle tira une petite moue avant de pencher la tête sur le côté pour mieux voir quel était le teint du petit-ami mystère. « Aidan, va en chercher une violette, ça lui ira beaucoup mieux ! ». Elle lui fourra l’écharpe dans les mains et le poussa gentiment vers l’intérieur du magasin. « Ca fait longtemps que vous êtes ensemble ? » demanda-t-elle à l’inconnu en lui adressant un grand sourire. Elle enchaîna sans lui laisser le temps de répondre. « J’imagine que non, sinon il se serait rendu compte de ce genre de choses. Mais dites-moi, vous qui le connaissez mieux que moi, vous pensez que son coming-out difficile peut être la raison de ses difficultés scolaires ? » demanda-t-elle en relevant les sourcils. « Vous savez, je suis passée par là aussi. Enfin pour moi, ce n’était pas difficile, mais à l’adolescence, ce n’est pas toujours aisé, vous comprenez ? Vous êtes plus vieux que lui, ça a du être plus facile pour vous, non ? ». Le lycéen ne tarda pas à revenir avec une autre écharpe. « Tu en as mis du temps ! J’ai eu le temps de faire connaissance avec ton petit-ami » lança-t-elle. « Très mignon, au passage ». Elle adressa un clin d’œil à son élève.
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MessageSujet: Re: 04. Mama just steal a man.... oops, wrong lyrics.   Mar 13 Mai - 18:42

Mais dans quelle merde je me suis encore fourré ? Cette pensé s’imposa largement dans l’esprit d’Andrew tandis qu’il essayait, en vain sans doute, de garder le sourire. Il se sentait un peu comme une page internet. Oui, une jolie page web, orné d’une barre de recherche Google et sans protection. Inoffensive et naïve, ne cherchant qu’à faire son travail. Mais il était maintenant assailli par des spam. Une publicité sous l’aspect d’un beau blondinet qui embrassait ceux à qui il parlait. Et une brune avec une cage. Un mélange étrange entre un Amour Sucré gay et MaxiZoo. Andrew soupira tristement intérieurement. Il devait être habitué à ce genre de situation avec ce magasin. Entre la fille de la dernière fois et eux deux, il devait avoir été un vrai connard dans une vie antérieure pour avoir un retour de chakra pareil. Peut-être avait-il était SS, ou vendeur de petits chats à des chinois peu scrupuleux. Et la brune perchée sur une douzaine de centimètres qui lui parlait, le noyant dans un flot continu de paroles sans qu’il puisse lui répondre que des phrases lapidaires. Venait-elle sérieusement d’envisager une relation entre lui et … le youtuber qui devait être mineur ? Et elle le laissait faire ? Mais déjà il servait de mannequin pour écharpe. Il ne put s’empêcher de constater qu’en effet, l’écharpe ne le mettait pas du tout en valeur. Et qu’elle avait bon goût. Un bon point pour la demoiselle à la cage. Il ne put que lâcher un « Oui, sans doute » à la dernière question de la femme quand Aidan repointait le bout de son nez. Une nouvelle écharpe à la main. En repassant par la barrière de sécurité. Qui rebippa une nouvelle fois. Faceswap mental. Andrew adressa un signe de la main à l’homme de la sécurité et marmonna un « Tout va bien Carl, je suis avec eux. »

Se retournant vers le garçon, le regard interrogateur et les dents serrés, il lui lança aimablement, un sourire dans la voix. « Aidan, tu ne nous as pas présenté. » Puis vers la femme à la cage, d’une voix suave et chaude : « Enchanté, je m’appelle Andrew. Andrew Lockart, je travaille ici. » dit-il en pointant le Levis Store. « Et vous êtes ? » Oui, parce qu’il n’avait strictement aucun idée de qui elle pouvait être. Sans doute pas sa mère, quoique Dieu-Google-Mediapart savait que parfois les gens étaient étranges et pouvaient se retrouver parents à treize ans. Ou n’avait pas le choix. Les joies de ce monde qu’on appelait Etats-Unis. Mais il était étonnant qu’elle connaisse ses notes, ses difficultés et son orientation sexuelle. Alors que le vendeur qui suivait le jeune homme sur le Net ne s’était jamais douté de rien. Son gaydar était-il en panne ? Ou peut-être éteint depuis qu’il était en couple avec Kurt, comme pour les protéger tous les deux, l’offre faisant la demande. Mais elle les avait vu s’embrasser, ou plutôt Aidan embrasser Andrew, donc elle ne pouvait être qu’ai courant désormais. Un professeur peut être, ou une assistance sociale, même si, avec ses grands yeux bleus d’enfant et sa cage sous le bras, elle semblait elle aussi avoir besoin d’assistance. « Merci pour le compliment en tout cas, mais j’ai autant de chance que lui » répondit-il à l’illustre inconnue en lui adressant un clin d’œil.

Aidan avait l’air désespéré qu’elle ne le trouvât dans une situation délicate, préférant l’embrasser, lui, le vendeur, ce qui semblait être moins délicat que de faire semblant de voler une écharpe pour la blogosphère de Youtube. Soit. Andrew avait décidé de jouer le jeu et de conserver ce petit secret. Même s’il allait se faire frapper en rentrant quand il raconterait ses aventures à Kurt, qu’il aurait le droit à une crise, peut-être, ou en tout cas à faire la vaisselle du soir, c’était certain. Comment avait-il pu se laisser embrasser ? Pas trop le choix. Pourquoi ne l’avait-il pas repousser ? Parce que ça avait été agréable et drôle, mais ça il ne le dirait pas. Parce qu’il ne pouvait pas. Le client était roi finalement, surtout quand on fangirlisait intérieurement comme Andrew qui faisait face à une star du net qu’il suivait. Mais ça, il ne pouvait pas décemment le montrer, il allait passer pour un adulescent ridicule et il était en service. Avec une écharpe violette sous le nez, un blondinet qui ne savait quoi faire et une brune inquisitrice. Tout allait bien. Il ne lui restait que trois heures de service.
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MessageSujet: Re: 04. Mama just steal a man.... oops, wrong lyrics.   Dim 25 Mai - 17:00

« Je… Oui c’est vrai qu’il est mignon. »

Quand l’alarme s’était déclenchée, le rythme cardique d’Aidan ne s’était pas accéléré il n’avait pas tenté de prendre ses jambes à son cou, et il n’avait pas rougi, non. Il avait réussi par un quelconque miracle de la nature (certainement à cause de trop d’heures passées devant sa caméra, certainement) à conserver un sourire sur ses lèvres. Certes, il était complètement et littéralement figé sur place et bouger n’était pas une option là tout de suite… Mais au moins… On pouvait lui accorder le bénéfice du doute, car un véritable voleur aurait certainement paniqué et aurait déjà songé à partir le plus vite possible, et ce, dans le simple but de mettre un peu de distance entre lui et le centre commercial. Mais non, il n’avait pas encore pris la fuite et il était prêt à tout affronter. Absolument tout. Bon, peut être qu’il exagérait un peu beaucoup, mais le sourire et la volonté étaient là, c’était le plus important pas vrai? Chaque chose en son temps, déjà, il devait prier pour que l’agent de sécurité ne se décide pas à venir voir ce qui se passait et que le sourire d’Aidan serait suffisant pour le convaincre qu’il s’agissait d’une simple erreur. Ensuite, son fan, ce cher Harry, ne devait pas venir s’en mêler, non, pas besoin que les choses se compliquent d’avantage. Et enfin, enfin, il devait voir où se trouvait cette chère Miss Forman.

Déjà à sa hauteur, zut, il devait vraiment arrêter les monologues internes, il manquait vraiment tout ce qui se passait autour de lui. Que se passait-il ici? Bonne question, excellente question, vite un mensonge. Cependant, sa professeur lui épargna cette peine et Aidan en fut plus que ravi, elle avait suffisamment d’imagination pour le tirer de ce mauvais faux pas. Oui, la saint Valentin, et oui, bien sûr que ce cher Harry était son petit ami… Comment ça Andrew? Harry was so much better, ne put s’empêcher de penser Aidan alors qu’on l’envoyait chercher une écharpe d’une autre couleur. Il aurait dû protester un peu plus en voyant une de ses enseignantes fouiller dans son sac mais là tout de suite, il avait bien besoin de trente secondes seul, avec ses pensées. En saisissant une nouvelle écharpe, le jeune homme se rendit compte qu’il avait les mains tremblantes. Okay Aidan, think, think. Il pouvait toujours sortir de la boutique et ne pas éveiller les soupçons de Miss Forman, au pire, il pouvait lui dire qu’il était très très fatigué au final et qu’il préférait remettre leur petit enregistrement à plus tard et ainsi… Rentrer chez lui. Oui, il n’avait qu’à continuer de faire croire que tout allait bien le meilleur des mondes et qu’il était là pour encourager son petit ami et tout irait bien, très bien même, aucune raison de s’inquiéter. Un peu plus détendu, et avec l’ombre d’un sourire sur les lèvres, Aidan refit son apparition, écharpe à la main. Écharpe qu’il fit passer autour du cou d’Andrew -non décidément, Harry c’était mieux-  avant de déclarer. « Et vous aviez raison pour la couleur de l’écharpe, ça te va nettement mieux… Mon chéri. »

Le dernier mot ne semblait pas du tout naturel mais Aidan savait être bon comédien quand il le fallait, tant pis si tout ce qu’il savait de ce type c’était son prénom et qu’il embrassait plutôt bien. Ou alors c’était Aidan qui avait été tout seul sur son nuage pendant le baiser, à dire vrai, ses lèvres avaient fait tout le travail, presque en mode pilote automatique. Au moins, son corps savait comment réagir en cas d’urgence, c’était déjà un plus.  « Je vois que tu as fait la connaissance de ma prof de mathématiques, oui, c’est bien elle la fameuse Miss Forman qui essaye de tout faire pour me faire croire que les maths c’est génial… Ha! »  Nouveau rire forcé. Sa main avait déjà trouvé l’épaule d’Andrew, qu’il agrippa comme si sa vie en dépendait. Chose qu’il ne comprenait pas, cela aurait été dans une énième ville où il ne restait que quelques jours, il aurait très certainement laissé la police locale l’embarquer et appeler sa mère. Quoi que non, s’il avait encore été sur la route, il aurait été prudent, mais c’était ça le problème, il n’avait pas été prudent, il avait été téméraire et maladroit, trop maladroit. Et à présent, l’univers avait décidé de lui faire repayer tous les coups de chance qu’il avait eu par le passé. Ha. Mais il ne voulait pas qu’un de ses enseignants l’attrape dans une telle situation, non, il se fichait bien de savoir si Moïra était au courant, non, il ne savait pas pourquoi mais l’opinion qu’Esme Forman avait de lui comptait, beaucoup visiblement.

« On devrait te laisser, je veux dire, tu as encore une longue journée de travail et je ne voudrais pas que ton patron te voit comme ça alors… hmm… Bonne fin de journée. » Nouveau sourire et, décidant de ne pas s’en prendre une nouvelle fois aux lèvres de l’employé, Aidan le prit tout de même dans ses bras. Il se pencha à l’oreille du jeune homme et murmura rapidement:  « Please play along and don’t say anything and let me walk out of the store, please. » Le ton était empreint de toute la panique qui n’était pas visible sur le visage d’Aidan et en s’écartant d’Andrew, il lui adressa un haussement de sourcils plus que significatif avant de se tourner vers sa professeur. « Je crois que nous avons une vidéo à tourner, non? »
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MessageSujet: Re: 04. Mama just steal a man.... oops, wrong lyrics.   Jeu 29 Mai - 21:10

Le brun semblait quelque peu déboussolé par ses questions, mais cela n’empêchait en rien la jeune femme de les poser. Son filtre à pensées n’était pas en mode on, il ne l’avait jamais vraiment été, et elle continuait de raconter tout ce qui lui passait par la tête. Cela lui permit au moins d’obtenir le nom du jeune homme, et de se rendre compte qu’elle ne s’était pas présentée. Aidan arriva pile au bon moment pour raconter à Andrew qui elle était.
Si il y avait bien une chose dont Esme n’avait jamais douté tout au long de sa vie, c’était que les mathématiques étaient une matière fantastique. Elle faisait simplement appel à la logique, et à des chiffres assortis de lettres plus farfelues les uns que les autres. Mais quand on comprenait, c’était vraiment quelque chose de simple. Elle espérait pouvoir réussir à faire comprendre tout à ses élèves, en s’adaptant à chacun. Il fallait bien se rendre à l’évidence : les génies – du style Harper Pritchard – y arrivaient, même sans faire d’efforts ; les gens motivés y arrivaient tout aussi bien. Mais, les cancres, eux, ce qui n’y mettaient pas la moindre volonté, ne trouvaient même pas le résultat de l’équation 10x + 7 = 3 qui était pourtant l’une des plus faciles. Elle n’avait pas encore décidé dans quelle catégorie rentrait Aidan : ceux qui faisait quelques efforts mais pas encore assez, ou ceux qui ne faisaient rien du tout, et espéraient que tout leur tombe tout cuit dans le bec. A la remarque qu’il fit à son petit ami, elle en déduit qu’il faisait définitivement parti des seconds. Son visage recula autant qu’il était possible, un double menton apparaissant presque, et ses sourcils se froncèrent comme jamais, tandis que ses yeux lançaient un regard assassin à son élève. Les maths étaient géniales, point. Il n’y avait pas à discuter, ou à essayer de faire croire à qui que ce soit, elles l’étaient. C’était un fait avéré par le Dieu de Pi au carré. « Oui, voilà, je suis sa professeur de mathématiques. Enchantée Andrew ! »

Aidan semblait néanmoins gêné par la situation. Si il était plus gêné par l’écharpe malencontreusement trouvée dans son sac ou par la rencontre fortuite entre sa professeur de mathématiques et son petit ami, Esme n’en savait rien. Dans tous les cas, pour qu’Unnamed ait enfin la chance qu’il méritait, elle se devait de relaxer le lycéen et de le tirer du mauvais pas dans lequel il s’était fourré. Alors qu’il prenait Andrew dans les bras, la jeune femme eut une révélation. C’était l’amour, le vrai. Alors que l’étreinte des deux tourtereaux se desserrait, elle leur adressa un grand sourire. « Vous savez quoi ? Vous êtes tellement mignons tous les deux, que c’est moi qui vais payer l’écharpe ! Surtout que la violette est plus chère et sans doute hors de ton budget, Aidan » déclara-t-elle. « Et vous allez ajouter l’écharpe que tu avais choisie au début, elle t’ira mieux à toi, mon garçon. Comme ça vous en aurez une chacun, et vous n’aurez plus qu’à les arborer fièrement ! ». Elle regarda tour à tour les deux jeunes gens interloqués. « Ne me remerciez pas, ça me fait plaisir, et c’est pour le bien de mon hamster ici présent ». Elle se pencha et attrapa la cage avant de tendre à Aidan des billets d’un montant suffisant pour qu’il puisse payer. « Tu vas passer à la caisse toi-même, je ne vais pas rentrer avec la cage, j’ai bien peur que mon pauvre Unnamed ne supporte pas le chauffage de la boutique ». Elle se tourna vers Andrew, arborant une expression très sérieuse. « Il est habitué à vivre dans mon van, vous savez. En général, il ne fait pas bien chaud, là-dedans ».

Elle agita les ailes de Cupidon attachées à son dos, persuadée de faire une bonne action pour la vie sentimentale de son élève, et pour la cause homosexuelle. Elle leva ensuite la cage à hauteur de ses yeux, l’approchant au maximum de son visage pour pouvoir observer son animal en gros plan. Il avait intérêt à être sage s’il voulait trouver une compagne digne de lui. Il semblait pour l’instant roupiller au milieu d’un nid de coton douillet. Cela ferait tellement mal au cœur à Esme de devoir le réveiller en pleine sieste. Avec son grand âge, il avait besoin de dormir beaucoup. Lorsque sa conscience la ramena au monde extérieur, elle regarda Aidan droit dans les yeux. « Qu’est-ce que tu fais encore là ? Dépêche-toi, on a du pain sur la planche ! »  fit-elle en agitant sa main pour le chasser. « Vous n’auriez pas une femelle hamster, par hasard, Andrew ? Je cherche une campagne pour le mien, pour qu’il assurer sa descendance. Les hamsters sont bien plus agréables que les enfants, c’est une chose certaine. Ils sont un peu difficile parfois pendant la crise d’adolescence ! Le mien me réclamait sans cesse de la bière, mais il s’est beaucoup calmé avec l’âge. Il ne boit plus que du jus de fruit, maintenant ». Elle hocha la tête, son animal était un brave petit. Elle était tellement fière – et gaga – de lui. « J’espère qu’il sera un bon papa ». Il serait toujours plus agréable sa progéniture qu’Esme ne le serait jamais avec un quelconque enfant. Elle se rapprocha du jeune homme et lui murmura quelque chose à l’oreille. « Si vous pouviez m’aider à convaincre Aidan que les maths ne sont pas aussi compliquées qu’il ne le croit, ça serait très gentil ». Elle se recula, avant d’adresser un sourire à son élève, qui se demandait probablement quel genre de confidence elle était en train de faire.
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MessageSujet: Re: 04. Mama just steal a man.... oops, wrong lyrics.   Jeu 12 Juin - 15:20


Esme était ce genre de femmes qu'Andrew ne comprenait pas. Non pas qu'il ne les appréciait pas, au contraire, elles l'amusaient. Mais elles étaient de vraies énigmes pour le serveur. Un tourbillon. Oui Emse était un tourbillon. Une brune piaillant, s'agitant dans tous les sens, lui posant des questions sans pour autant attendre les réponses. Andrew la regardait brasser de l'air à grand renfort de gestes amples avec un sourire en coin. Il devait bien s'amuser en cours de maths, Aidan. Une prof passionnée, énergique, un peu trop pour Andrew peut être. Elle devait être lessivée quand elle rentrait chez elle. Pauvre ... truc à poil. Comment l'avait-elle appelé déjà ? Unnamed ? C'est une blague ? Non, elle devait déconner. Pauvre bestiole. Le vendeur n'avait jamais été un grand fan des bêtes à poils, surtout les rongeurs qui pouvaient se faufiler n'importe où dans l'appartement, boulotter les draps, s'étouffer avec une couette ou ronger un film électrique. Ou pire, celui de la box internet. Damn, no ! Il jeta un coup d’œil circonspect vers la cage, espérant intérieurement qu'elle ne s'ouvre pas et qu'il ne lui faille pas courir dans le centre commercial à la recherche d'une boule de poils léthargique et effrayée par les talons aiguilles qui menaçaient de l'embrocher à chaque pas. Quel professeur se baladait sérieusement avec un hamster ? Et donnait de l'argent à un de ses élèves pour lui payer une écharpe ? Non vraiment, Esme était une énigme, drôle, étonnante, perchée. Mais énigmatique.

Aidan partait déjà vers la caisse, laissant Andrew en tête à tête avec l'hystérique. Ses grands yeux bleus naïfs se pointèrent sur lui. Holly shit. Qu'allait-elle bien lui dire encore ? "Une compagne ? N... Non, non. Je n'ai pas d'animaux chez moi. Je suis rarement chez moi, ça serait égoïste de leur imposer ça." Cette excuse avait le don d'être crédible et honnête. Même si ce n'était pas vraiment la principale explication de l'absence de bestioles chez lui. Non vraiment, les chats étaient trop fourbes et imprévisibles. Les chiens bavaient et n'étais pas vraiment autonomes. Les rongeurs rongeaient, et trop, les NAC n'étaient pas vraiment sa tasse de thé. Trop ... non, vraiment pas. "Mais, vous lui faisiez boire de la bière ? Et du jus de fruit ? Je ne savais pas que les rongeurs pouvaient digérer ça." Bien sûr qu'il ne le savait pas. Même s'il n'était pas un grand spécialiste des animaux, comme tous les petits américains, Andrew avait eu un rougeur dans sa classe, dont un enfant avait la charge pendant une semaine. Et ils leur donnaient de l'eau. Et des graines. Le garçon imaginait déjà le rongeur sur un coussin en soie bio, une tartine de foie gras et un jus multivitaminé pour repas. Ce genre d'animal sur qui les propriétaires reportaient une affection débordante à défaut d'avoir un enfant. "Je suis désolé, mais je suis persuadé que vous trouverez la Mme Unnamed parfaite. Tout le monde mérite de trouver son alter égo." Mon dieu Andrew, tu viens encore de verser dans la guimauve. Shut up please. Ne sachant comment rebondir après sa déclaration enflammée et complètement ridicule, c'est Esme qui vint à son secours en lui parlant d'Aidan. Un autre problème en perspective. Bien sûr, il appréciait le garçon, il était mignon, drôle et adorable, mais elle les pensait ensemble. Et le jeune homme lui avait fait promettre de ne rien dire. Pourquoi ce genre d'histoire lui retombait toujours dessus ? God, why ?

"J’essaierai de l'aider, si vous voulez. Trouver une méthode pour intégrer les maths à quelque chose qu'il aime. Les statistiques avec les vues de ses vidéos peut être ?" Mais pourquoi se prenait-il au jeu ? Pourquoi devait-il aider un adolescent, aussi connu soit-il et qui se faisait passer pour son petit-ami, avec ses devoirs en mathématiques ? Andrew avait quitté le lycée depuis un moment maintenant, et les préoccupations lycéennes étaient désormais assez loin de la vie qu'il menait. Mais jouer un rôle, improviser, se faire embrasser n'avait rien de désagréable. Au contraire, lui qui pensait que sa journée de travail allait être rébarbative, il se trompait lourdement. Parfois la vie était pleine de surprises, surtout quand elles prenaient la forme d'un adolescent blondinet et d'une furie brune. Ou d'un hamster de luxe.
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MessageSujet: Re: 04. Mama just steal a man.... oops, wrong lyrics.   Sam 21 Juin - 18:48

La question la plus importante à l'heure actuelle était: qu'est-ce que Aidan fichait encore dans cette boutique?

Non mais vraiment, son plan initial était simple, il n'avait qu'à être rapide, efficace et précis. Là encore, la chance lui avait manqué et que personne ne remette ses talents d'acteur en doute maintenant, pour l'instant il tenait bon et... Et en fait, c'était juste un beau et grand numéro d'improvisation, oui, voilà, c'était juste ça dont il avait besoin, un peu plus de poudre magique pour oublier ses problèmes et voir qu'il y avait définitivement quelque chose de raté et qui n'allait pas dans toute cette situation. Peut être qu'Harry... pardon Andrew, n'aurait pas dû se retrouver avec sa professeur de mathématiques à parler de son manque de compétence dans cette matière. Peut être qu'Esme n'aurait pas dû lui tendre un billet pour qu'il aille acheter une écharpe pour son petit ami factice et peut être qu'il n'aurait pas dû avoir un sourire aux lèvres parce que dans le fond et pour lui, tout ceci était une situation banale. Quelqu'un aurait dû lui ouvrir les yeux et lui faire réaliser que son monde, son tout petit monde qu'il voyait grâce à l'objectif de sa caméra, n'était pas réel. Ceci n'était pas un autre épisode de sa vie et tout ceci était bien vrai, aussi vrai que le sac que lui tendait la caissière à présent, lui souhaitant une bonne journée, une bonne journée pour lui qui avait dix huit ans et qui cherchait une échappatoire. Même si c'était son genre d'être mélodramatique, et à souhait, il préférait largement se complaire dans son mensonge plutôt que d'admettre la vérité, que pourrait-il dire à Miss Foreman dans le fond? Il préférait ne pas se confier, jamais, c'était plus facile comme ça, de cette façon, s'il finissait par partir et par disparaître, les gens gardaient une bonne image de lui... Sauf que voilà, cette fois-ci, il ne partait pas, et il n'était pas du tout habitué à ce concept, à Lima depuis maintenant quatre mois, c'était plus qu'évident que sa vie était ici... Et ça, il ne s'y faisait pas. Définitivement pas. Quelque part, il s'attendait toujours à ce que sa mère vienne le réveiller en plein milieu de la nuit pour partir, quitter la ville et aller dans un autre état. C'était même quasiment certain.

Non ce qui l'effrayait vraiment dans un tel scénario, c'était sa réaction à lui. Lui qui était perpétuellement inconstant, est-ce qu'il finirait par la suivre comme à chaque fois ou bien est-ce qu'il oserait enfin dire non de manière définitive? Rien ne les retenait vraiment, il était majeur légalement, il pouvait se débrouiller par ses propres moyens, il l'avait déjà prouvé par le passé.  Le jeune homme poussa un soupir, remontant son sac sur son épaule et se tournant vers Andrew et sa professeur. Allez en avant. "Et voilà"annonça fièrement Aidan, apparaissant derrière son prétendu petit ami, passant l'écharpe autour du cou de ce dernier. "Définitivement le violet c'est ta couleur... Bon promis pour la Saint Valentin je te ferai un bien meilleur cadeau." Plaisanta Aidan comme si tout ceci était normal, oui, avec les mensonges, les règles étaient simples, toujours en rajouter plus et ne jamais revenir en arrière et ne surtout jamais se contredire, et quand il s'agissait d'en faire des tonnes, Aidan était bien entendu le roi. Il gratifia Andrew d'une légère tape sur l'épaule avant de continuer:"Et je parie que vous étiez en train de parler de moi, je comprends, je suis un sujet de conversation très intéressant plus sérieusement, il est temps de faire des miracles pas vrai?" Ceci étant dit, Aidan sortit sa caméra de son sac à dos, l'agitant déjà devant la cage du hamster. Hamster ou pas, Aidan était toujours très sérieux dès qu'il s'agissait de filmer quelque chose... Quoi que, ce dernier point était à débattre mais Aidan aimait toujours ce voir sérieux. "C'est donc lui le fameux hamster en question, salut moi c'est Aidan on va faire en sorte de te trouver quelqu'un, histoire que tu ne passes pas la Saint Valentin tout seul, hmm?"

Le ton était léger alors qu'intérieurement le jeune homme se demandait ce que lui allait bien pouvoir faire lors de la fameuse fête de l'amour, probablement s'effondrer sur son lit après des heures à jouer avec ses logiciels de montage et autre et surtout en ne rappelant pas Jeremy. Et non ce n'était pas triste, absolument pas. Aidan s'éclaircit la gorge et jeta un dernier regard à Andrew, puis à sa professeur. "Je pensais qu'on pourrait faire quelques plans près de la fontaine avant d'aller devant d'autres boutiques, il doit bien une avoir une animalerie ici pas vrai?" Imperceptiblement, il guidait sa professeur vers la sortie de la boutique, espérant mettre cette histoire derrière lui.
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MessageSujet: Re: 04. Mama just steal a man.... oops, wrong lyrics.   Mer 25 Juin - 22:09

Si le brun n’avait pas d’animaux, et encore moins de femelle hamster, il ne servait à rien qu’Esme continue à lui parler. Elle prit tout à coup conscience que les minutes de son après-midi lui étaient comptées. Il fallait qu’elle trouve une bonne vingtaine d’exercices à donner aux élèves de chacune de ses classes. Ce qui faisait en tout, approximativement 142,3 exercices, d’après les calculs qu’elle n’avait pas fait. Et cela prendrait du temps, encore plus que de tourner un spot publicitaire sur les vertus de la cage rose de son petit animal, et de la vie de roi qu’on y menait. Qu’est-ce qu’elle ne ferait pas pour que son petit bijou puisse fonder une famille ? Il fallait vraiment qu’elle songe à faire adopter un des futurs bébés à Andrew. Qu’importe ses excuses par rapport à son manque de temps, elle savait très bien qu’un hamster se fichait royalement que son maître passe plus d’une minute avec lui par jour. Unnamed était juste un hamster de compagnie, un vrai compagnon de route, éduqué comme un humain, à dose d’anthropomorphisme poussé. Voilà pourquoi il était habitué au luxe et aux paillettes du véhicule d’Esme. Mais ses petits eux, seraient éduqués de manière complètement différente. Effectivement, la crise d’adolescence de leur père avait appris à Esme qu’il fallait être ferme, et ne pas offrir trop de privilèges à ces petits animaux. Ils seraient habitués dès tous petits à ne pas réclamer la présence humaine en permanence, ainsi, ils seraient déjà parfaitement acclimatés à l’ambiance chez Andrew. « Oh vous en faites pas, elles sont indépendantes ces petites bêtes-là ! » Son éternel sourire ne s’évapora pas de son visage une seconde, même lorsque le petit ami d’Aidan eut des propos un peu suspicieux. « Je ne le savais pas non plus, mais celui-ci en réclamait encore et encore, donc j’imagine que son estomac appréciait ». Elle hocha la tête, sérieuse. Elle lui donna une petite tape amicale sur l’épaule à la mention de trouver l’alter-ego parfait pour son amour de petit rongeur. « Vous semblez l’avoir trouvé vous, en tout cas ! Félicitations ! » Si en plus Andrew pouvait aider Aidan avec les maths, c’était parfait.

Celui-ci revint d’ailleurs avec les écharpes, et tendit la sienne au brun, sous les yeux attendris de sa professeur, qui était absolument persuadée que l’amour de ces deux jeunes choses pouvait conduire à l’adoption de tout plein d’enfants qui apprendraient la tolérance dès leurs premiers jours, grâce à leurs gentils papas gays, et qui poseraient ainsi moins de problèmes une fois arrivés à McKinley. Parce que oui, Esme était persuadée que sa carrière serait assez longue pour qu’elle puisse un jour donner des cours à la descendance d’Aidan. Elle aurait sans doute moins de mal avec les marmots, si on se laissait à penser que le potentiel génétique matheux de son petit-ami était plus élevé. Elle avait foi en la recherche génétique qui permettrait une amélioration considérable des capacités du cerveau humain. Elle savait qu’un jour on grefferait des calculatrices dans l’épiderme humain, pour que les élèves n’aient qu’à appuyer sur les deux-trois boutons qui parsemaient leur corps pour faire des calculs. Elle avait eu la preuve depuis de nombreuses années que le cerveau lui-même n’était plus capable de faire des additions. Il fallait vraiment trouver d’autres solutions, pour le bien de l’humanité, et des experts-comptables qui devraient gérer dans le futur, les sommes monumentales de dettes d’élèves n’ayant pas compris que quand on était dans le négatif, il ne fallait utiliser que du positif pour remonter. C’était comme la dépression. Dépression + mauvaises pensées = dépression. Dépression + pensées positives = joie de vivre. Joie de vivre + pensées négatives = dépression. Joie de vivre + pensée positive = joie de vivre. ( - + - = + ; + + - = - ; - + + = - ; + + + = +) C’était la logique de la vie. Les maths et la vie fonctionnaient de la même façon, c’était peut-être ça qu’elle devrait enseigner à leurs élèves pour leur faire comprendre.

Malgré cette illumination soudaine, elle dut revenir à la réalité lorsqu’Aidan commença à approcher sa caméra de la cage. « Non attends ! Il est timide, et ce n’est pas le bon endroit pour le filmer. Autant bien faire les choses tout de suite, en le mettant à l’aise d’abord ! ». Elle se rua presque sur sa cage, en faisant bien attention à ne pas effrayer son hamster et la saisit dans ses bras. « Je sais que ça marche comme ça pour les shootings photo des mannequins, comme ceux qu’on voit sur les posters là-bas ! » fit-elle en désignant les affiches dans le Levis’. « J’ai vu des émissions à la télé, il y a fort longtemps ». Elle hocha la tête, avant de porter la cage à hauteur de son visage, pour vérifier que son hamster allait toujours aussi bien. Mais il dormait. « Réveille-toi, fainéant ! C’est ton jour de chance, t’as intérêt d’être au top de ta forme ! » grommela-t-elle, dans l’espoir que la petite bête sorte de son mutisme. Mais il ne devait pas l’avoir entendue, puisqu’il ne bougea pas. Elle leva les yeux au ciel, avant d’écouter ce que lui disait son élève, qui la poussait délicatement vers la sortie. Elle ne broncha pas, jusqu’au moment où elle entendit le mot « animalerie ». Elle planta ses deux talons dans le sol pour se stopper net, et se retourna vers le jeune homme, les billes grandes ouvertes. « On ira pas dans une animalerie, hors de question. C’est bourré d’animaux malades, et de bactéries en tout genre, là-dedans ».
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04. Mama just steal a man.... oops, wrong lyrics.

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