Choriste du mois


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 04. [NYC] You know we can get away

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MessageSujet: 04. [NYC] You know we can get away   Sam 26 Avr - 19:09

Les visites se succédaient à un rythme relativement soutenu depuis deux jours, Matteo observait à chaque fois ses camarades s’émerveiller devant des lieux qu’il avait déjà visité un bon nombre de fois dans son enfance. C’était sympathique de les voir écarquiller les yeux comme il avait pu le faire lui-même par le passé. Il restait néanmoins relativement blasé par rapport aux visites. L’excitation générale était contagieuse, et la joie d’être à New York avait envahi tout son être, mais les visites en elles-mêmes le laissaient entièrement de marbre. Seul le nouveau grizzly observé au Zoo de Central Park la veille avait su retenir son attention plus de deux minutes. Auparavant, l’adolescent n’avait jamais eu l’occasion d’observer un spécimen de cette espèce.  Le concert de Jazz l’avait même presque ennuyé. Non seulement, ce n’était pas exactement le genre de musique qu’il écoutait, mais en plus il n’avait même pas pu quitter la salle pour aller aux toilettes alors qu’un besoin pressant se faisait ressentir dans sa vessie. Il avait dû se retenir jusqu’au retour à l’auberge de jeunesse, et cette durée lui avait parue infiniment trop longue. La matinée était passée un peu plus vite ce jour-ci, sans doute parce qu’il avait toujours aimé la navette maritime qui leur permettait d’aller jusqu’à la statue de la Liberté. Il aimait la sensation du bateau glissant sur l’eau et l’odeur de l’écume. Il avait aussi eu le temps d’acheter une carte postale de ladite statue, pour pouvoir l’envoyer à Kayla, et avait profité du quartier libre avant le déjeuner pour écrire une phrase toute simple : « New York, c’est toujours aussi cool. Xoxo. Matt ».  Il n’avait nul besoin de raconter ses visites plus ennuyeuses les unes que les autres puisque sa cousine était sûrement en train de relire le programme distribué aux familles par le lycée, et elle savait parfaitement quels endroits merveilleux il visitait à chaque instant.

La visite de la bibliothèque était sans doute la pire, question ennui. Certes, l’endroit était joli, et l’architecture était impressionnante, mais si les lycéens avaient voulu se retrouver dans un endroit rempli de livres, ils auraient tout simplement pu aller à la bibliothèque de McKinley. Il faillit presque s’endormir pendant qu’un guide racontait l’histoire de l’endroit. Il était debout, mais sa tête avait commencé à pencher dangereusement sur le côté, et il s’était battu pour empêcher ses paupières de se fermer. Si seulement les lits de l’auberge jeunesse étaient plus confortables, il aurait peut-être mieux dormi. S’il avait eu la possibilité de dormir chez lui, dans sa chambre à lui, avec son lit rond géant, au lieu de devoir rester bêtement avec tout le monde dans un des dortoirs, il n’y avait aucun doute que la nuit aurait été encore plus agréable. Mais ça n’avait pas été le cas, et il était en train de se battre contre le sommeil, que l’ennui attirait encore plus. La visite était déjà presque finie lorsqu’il eut enfin la bonne idée qui lui permettrait de rester éveillé : bouger. Il commença à se déplacer pas à pas, pour que son mouvement ne soit pas non plus trop remarqué, il devait avoir l’air d’écouter un minimum ce qui était raconté. Heureusement, il était déjà derrière l’agglutinement d’élèves studieux qui prenaient des notes, sans grand intérêt, puisqu’il n’y aurait aucun contrôle au retour en Ohio. Il repéra rapidement Candace et détermina que sa destination finale serait juste à côté d’elle. Sa progression fut facile, mais n’eut aucun intérêt puisque le moment où il arriva enfin sur la droite de la jeune fille, la visite guidée était enfin terminée. Il approcha discrètement sa bouche de l’oreille de l’adolescente alors qu’une des accompagnatrices annonçait que ceux qui voulaient pouvait vadrouiller un moment dans l’endroit, et que les autres n’avaient qu’à la suivre dehors. « Intéressant au possible, n’est-ce pas ? » dit-il en levant les yeux au ciel, avant de suivre le petit groupe qui se dirigeait à l’extérieur, entraînant par les épaules celle qu’il venait de rejoindre, sans vraiment lui demander son avis. De toute façon, il se doutait bien qu’elle n’aurait pas vraiment envie de visiter une bibliothèque. A moins peut-être qu’il y ait des recoins pour y faire quelques galipettes, mais cela ne semblait pas vraiment être le cas dans celle-ci, et l’endroit en lui-même ne l’intéressait sans doute pas.

La plupart des lycéens s’assirent sur les marches, certains prirent des photos de l’extérieur, d’autres encore trouvaient fascinant d’observer des pigeons sur le trottoir. Certains de ses coéquipiers de l’équipe de football prirent un selfie à côté des coupes géantes. Tant mieux pour eux, vu les performances de l’équipe, c’était peut-être la seule qu’ils pourraient gagner dans l’année. Il se tourna vers Candace avec un grand sourire. « Logiquement, on a un quartier libre dans la cinquième avenue, maintenant ». Malgré lui, il avait appris le programme du voyage par cœur, surtout pour repérer les petits moments de liberté qui leur seraient offerts. « Ça te dit une petite visite guidée ? » proposa-t-il, sans se départir de son sourire à faire pâlir les publicitaires de chez Colgate. Il jeta un rapide coup d’œil vers le groupe qui venait enfin de sortir de la bibliothèque, et repéra au beau milieu la chevelure rousse de Kessy. Elle lui avait déjà posé beaucoup de questions depuis le début du voyage, et il n’avait pas vraiment envie d’avoir une personne supplémentaire pour sa visite guidée. Il était bien possible qu’elle le laisse tranquille cette fois, mais il ne voulait pas prendre le risque de lui laisser le temps de le rejoindre. « Viens, on y va ! » déclara-t-il en attrapant le poignet de la membre du club de chasteté, sans aucun doute la moins chaste, et il en savait quelque chose, pour dévaler les escaliers et avancer le plus possible dans la rue.
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MessageSujet: Re: 04. [NYC] You know we can get away   Lun 19 Mai - 15:48

Blablabla, blablabla, blablabla… Le discours du guide se poursuivait et les paupières de l’adolescente menacèrent à nouveau de retomber définitivement devant ses yeux verts. Se reprenant juste à temps pour ne pas céder à l’appel du sommeil, elle parvint toutefois à maintenir son regard grand ouvert malgré les descriptions et explications au sujet de la bibliothèque qui n’en finissaient plus. C’était une bibliothèque, bon sang ! Pour quelle raison au juste était-elle présentée comme un monument historique de la plus haute importance ? Il y avait des livres partout, l’odeur du papier était presque insoutenable et les bureaux en bois devant lesquels étaient installés les étudiants studieux s’étendaient à perte de vue, semblables à ceux de n’importe quelle autre bibliothèque américaine. Alors certes, celle-ci datait du XIXème siècle et était presque aussi grande que la célèbre Bibliothèque du Congrès, mais était-ce une raison suffisante pour justifier une visite soporifique et aussi atrocement longue ? À l’heure des tablettes numériques et des liseuses portables, qui se rendait encore dans une bibliothèque de ce genre pour étudier ? Si jamais Candy était acceptée à l’université après le lycée, jamais elle ne se rendrait dans un lieu pareil. Or, n’était-ce pas précisément le but de ce voyage à New York ? Leur permettre de « voir plus grand » et de ne pas se contenter de ce trou paumé qu’était la ville de Lima ? L’adolescente roula des yeux à cette pensée ; ce n’était certainement pas en leur faisant visiter des musées et des bibliothèques de ce genre que ses petits camarades et elle seraient davantage intéressés par la vie à New York. En ce qui la concernait, les night clubs et la cinquième avenue étaient suffisants pour lui donner envie de prolonger son séjour dans la Grosse Pomme. Or elle avait déjà eu un aperçu des premiers la veille, lorsqu’elle s’était faufilée en douce en dehors des dortoirs pour partir à la conquête des boîtes de nuit New-Yorkaises.

Sa nuit avait été éreintante. Elle avait commencé par le Cielo, une boîte de nuit réputée pour être sélect et dans laquelle elle avait passé plusieurs heures à se déhancher au rythme de la musique électrique. Malgré ses dix-sept ans, elle était parvenue à passer devant tout le monde et à tromper les types de la sécurité sans le moindre problème –autant dire que sa fausse carte d’identité et son décolleté plongeant étaient ce qui avait permis de faire la différence. Repartant aux bras d’un beau blond qui avait presque deux fois son âge, Candace avait passé le reste de la nuit à écumer les bars en compagnie de son complice fortuné avant de faire un tour dans la chambre qu’il occupait à The Plaza, puis de retourner à l’auberge de jeunesse au petit matin, soit très exactement deux heures avant que son réveil ne sonne. Après plusieurs heures passées debout, à suivre les visites qui se multipliaient, Candy n’avait qu’une envie : retrouver son lit et plonger dans les bras de Morphée.

Ses paupières se firent lourdes à nouveau et Candace serra les mâchoires pour rester concentrée. Contrairement à la plupart des camarades qui l’entouraient, elle ne prenait pas de notes ; elle avait joué le jeu lors des autres visites, aussi s’accordait-elle cette fois-ci un peu de répit. La visite s’acheva néanmoins quelques minutes plus tard et l’adolescente poussa un long soupir de soulagement, déjà prête à quitter ces lieux pour profiter des heures de quartier libre. Elle s’apprêta à suivre ses camarades de classe qui se dirigeaient vers l’extérieur quand une voix familière retentit à son oreille. Un sourire se dessina aussitôt sur ses lèvres et elle se retourna pour faire face à Matteo. « J’ai sérieusement cru que j’allais m’endormir… » Lui répondit-elle à voix basse. Le garçon l’entraîna vers l’extérieur du bâtiment et Candace se laissa faire, impatiente de sortir de cette bibliothèque antique à l’atmosphère pesante. Le ciel gris de New York les accueillit bientôt et l’air frais réconforta immédiatement la lycéenne. Matteo s’arrêta en face de l’immense bâtisse et Candy suivit son regard, un sourire amusé jouant sur ses lèvres alors que celui-ci s’arrêtait sur les Titans qui prenaient la pose à côté des coupes géantes.

Se retournant finalement vers elle, Matteo lui proposa une visite guidée sur la cinquième avenue et les yeux de l’adolescente s’illuminèrent aussitôt, brillant déjà d’une excitation à peine contenue. Elle était à New York depuis déjà trois jours et n’avait même pas encore eu le temps de traverser l’avenue la plus célèbre de la ville. Aussi acquiesça-t-elle vivement d’un signe de la tête, impatiente de revoir les fameux mannequins devant les magasins Abercrombie & Fitch et Hollister. La dernière fois qu’elle y avait mis les pieds, ses parents avaient failli faire un arrêt cardiaque en découvrant ces derniers en maillot de bain, dansant au rythme de la musique du magasin –cette image avait d’ailleurs fait la journée des jumeaux. « Ca marche ! Par contre on passe chez Starbucks d’abord, j’ai vraiment besoin d’un café » Fit-elle alors que garçon saisissait déjà son poignet pour l’entraîner vers la cinquième avenue.

Abandonnant leurs camarades derrière eux, le duo s’aventura dans les rues New-Yorkaises. Matteo desserra son étreinte autour de son poignet et Candace se surprit à glisser sa main dans la sienne sur la route. Ils s’arrêtèrent comme prévu au premier Starbucks qu’ils trouvèrent et Candace en ressortit quelques minutes plus tard avec un café noir et fumant. Portant le gobelet brûlant à ses lèvres, elle souffla légèrement sur le liquide avant d’en boire une gorgée. Se tournant vers Matteo, elle lui adressa un sourire radieux. « J’espère que tu seras un guide plus divertissant que celui de la bibliothèque » Déclara-t-elle en haussant les sourcils, son sourire intact sur ses lèvres. Ne perdant rien de sa verve habituelle, elle poursuivit : « en fait, j’espère que tu joueras aussi bien ton rôle de guide que ton rôle d’amant. Fais attention, je peux parfois être une cliente très exigeante… enfin, j’imagine que ça, tu le sais déjà ».
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MessageSujet: Re: 04. [NYC] You know we can get away   Jeu 22 Mai - 20:12

Matteo n’était absolument pas surpris de savoir que Candace avait failli s’endormir. Et ce n’était sans doute pas que dû uniquement au fait que la visite était plus ennuyeuse que la moyenne. Il commençait à connaître la jeune fille dont les goûts étaient bien différents que ce que pouvaient laisser penser les apparences. Il ne savait que très bien que sa passion pour le club de chasteté, si fièrement affichée sur twitter, n’était qu’une couverture, et que l’adolescente en apparence très sage et réticente à participer aux activités appréciées par le reste des jeunes (comprendre soirées et autres), était tout aussi enthousiaste qu’eux à l’idée de s’amuser. L’adolescent ne comprenait pas vraiment pourquoi elle gardait ces apparences si trompeuses, mais elle devait avoir de bonnes raisons. Il n’avait jamais posé de question concernant tout cela, se doutant que ce n’était pas vraiment ses affaires, et il s’en fichait un peu. La seule chose qu’il trouvait dommage c’était qu’elle ne s’autorisait pas à agir en étant elle-même. Prétendre d’être quelqu’un qu’on n’est pas, se conformer à toutes les règles qu’on a envie de briser, s’empêcher de faire un tas de choses amusantes et agréables, juste pour conserver les apparences intactes, ne devait pas être facile tous les jours. Quelque part, il admirait vraiment son amie pour ça, même s’il n’avait jamais vraiment l’occasion de le lui dire. Et il lui enviait presque son jeu d’actrice. Même si les accompagnatrices auraient pu se poser des questions sur ses activités nocturnes, vu son niveau de fatigue du jour. Lui-même était rentré assez tard le premier soir, mais c’était une soirée libre, et la fatigue de certains le mardi matin ne posait de questions à personne, ils avaient tous profité des soirées New-Yorkaise. Que Candace ait envie d’en profiter également les fois où ils étaient tous censés être tranquillement dans leur lit, était à la fois risqué, et parfaitement compréhensible.

Il attendit qu’ils soient un peu plus loin dans les rues avant de relâcher son poignet, sans pour autant s’éloigner d’elle, et de la guider tranquillement vers un Starbucks, comme elle l’avait demandé. Il ne tarda pas à recevoir une décharge électrique d’origine inconnue qui le parcourut tout du long de son bras. Une décharge chaude, mais loin d’être inconfortable. Il se questionna un instant sur son origine, et tourna la tête vers le bas, découvrant la main de Candace entremêlée à la sienne. Un sourire lui gagna naturellement le visage, et il tourna la tête dans l’autre direction. Il avait pourtant l’habitude d’être en contact physique avec elle, et on aurait pu supposer qu’il ne réagisse pas du tout, mais cela semblait plus fort que lui. Il chercha le Starbucks des yeux, ignorant du mieux qu’il pouvait le sentiment de satisfaction intense qui n’avait pas lieu d’être et qui semblait vouloir s’emparer de la moindre parcelle de son être. Il finit par le repérer et de les diriger tous les deux vers l’endroit en question. Il ouvrit poliment la porte à Candace et l’attendit patiemment dehors. L’odeur du café qui lui emplit les narines quand la porte s’ouvrit à nouveau, le tenta presque d’aller en acheter un aussi, mais il n’avait pas vraiment de temps à perdre. La réflexion sur le guide de la bibliothèque lui arracha un ricanement. Si celui-ci n’avait pas un ton si soporifique, la visite aurait presque été intéressante. Presque. La suite lui arracha un rire franc. « J’espère même faire mieux, ce qui ne devrait pas être trop difficile ». Il regarda la rue autour de lui, faisant un signe d’ouverture avec son bras. « Alors, quelles sont les exigences de mademoiselle ? » s’enquérit-il avec un sourire malicieux. « Une idée d’endroit à visiter ? » Il se rappela soudainement une boutique dans laquelle il aimait aller en étant gamin. « Attends, j’ai une petite idée pour commencer. On ira là où tu veux aller après » déclara-t-il en se dirigeant vers un bâtiment un peu plus loin.

Il fit attention de bien marcher tranquillement pour que Candace puisse boire son café sans risque. Sa tête n’arrêtait pas de faire la girouette et il prit note mentalement des endroits dans lesquels ils pourraient se rendre par la suite. Il y en avait beaucoup, et il faudrait sans doute faire des choix. Il eut du mal à réprimer un gloussement stupide à l’idée de la boutique dans laquelle il emmenait l’adolescente. Soit ça allait être un succès, soit un bide totale. Il prenait un risque, par rapport au niveau d’exigence qu’on attendait de lui. Mais quand même, ça risquait d’être très amusant. Et dans le cas où Candy n’aimerait pas la boutique, sa tête vaudrait sans doute le détour. Il tourna la tête vers elle. « C’est quand ton anniversaire, déjà ? » Si c’était bientôt, visiter la 5ème Avenue était l’occasion parfaite pour lui choisir un cadeau. Les boutiques étaient tellement variées que le choix s’annonçait vaste. Ils passèrent devant un sex shop, que Matteo désigna du doigt. « Tu veux passer là, après ? Vous pourriez faire un stock et les vendre au profit du club de chasteté » plaisanta-t-il, sans attendre de réponse. Leur route se poursuivit paisiblement. Le jeune homme appréciait la caresse douce de l’air frais sur sa peau. Malgré la grisaille, le temps n’était pas désagréable. Le garçon ne tarda pas à s’arrêter, et à se tourner vers une boutique sur sa droite. « Nous y voilà » annonça-t-il avec un sourire triomphant, regardant l’enseigne de la boutique Build-A-Bear avec fierté.
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MessageSujet: Re: 04. [NYC] You know we can get away   Jeu 14 Aoû - 14:05

Se promener main dans la main avec Matteo dans les rues de New-York avait quelque chose de si naturel pour Candace que cette dernière ne remarqua même pas la réaction de l’adolescent quand ses doigts frôlèrent sa peau pour mieux rencontrer les siens. De tous les garçons de McKinley High, il était sans aucun doute l’un de ceux qu’elle appréciait le plus, et pas seulement parce qu’il aurait pu décrocher le titre du « meilleur amant du moment ». Au-delà de ses compétences en matière de séduction ou de la facilité avec laquelle il parvenait à la faire grimper aux rideaux, Matteo était une personne extrêmement patiente, attentionnée et ouverte d’esprit, et c’étaient ces qualités en particulier qu’elle appréciait. Par exemple, contrairement à la plupart des adolescents qu’elle avait connus avant lui, il ne l’avait jamais jugée par rapport à ses envies ou la vie débridée qu’elle menait. Or Candace avait conscience que ce mode de vie auquel elle s’était accoutumée n’était pas forcément du goût de tous ; elle ne comptait même plus le nombre de fois où on l’avait qualifiée de prostituée simplement parce qu’elle assumait pleinement ses besoins et ne se cachait pas derrière une tonne d’excuses pour justifier sa libido démesurée. Matteo n’était pas comme ça. Non seulement il ne l’avait jamais insultée mais il n’avait même jamais émis le moindre jugement concernant l’attitude de sa camarade. Le footballer était doux, à l’écoute, et il la couvait toujours d’un regard presque protecteur qui l’avait surprise au début mais auquel elle avait fini par s’habituer.

Parfois, il arrivait que Candy regrette de l’avoir entraîné dans ses histoires, considérant qu’il méritait beaucoup mieux qu’une fille qui n’était jamais parvenue à s’attacher à quiconque. A ses yeux, Matteo était le petit-ami parfait, celui qui emmenait sa copine au restaurant tous les vendredi soir, qui était suffisamment patient pour attendre si jamais celle-ci ne se sentait pas prête à sauter le pas, celui qui ne manquait jamais une occasion pour la couvrir de cadeaux. Seulement, il n’était pas le petit-ami de Candace et à cause d’elle il ne pouvait même pas avoir une vraie relation avec une autre. Elle jouait avec lui et s’amusait énormément, et si cela lui suffisait amplement elle n’était pas certaine qu’à terme, cela soit toujours vrai pour lui aussi. Or s’il y avait bien une chose que Candace n’était pas capable d’offrir à Matteo, c’était son amour. Pas parce qu’il ne lui plaisait pas, ou parce qu’elle ne le jugeait pas à la hauteur, mais parce qu’elle aimait bien trop son mode de vie pour y renoncer. Elle ne pouvait tout simplement pas être la fille d’un seul garçon. Peut-être que lorsqu’elle aurait quarante ou cinquante ans ses envies évolueraient, peut-être qu’elle songerait enfin à s’en tenir à une seule relation, avec un seul homme, mais en attendant elle en était incapable et préférait profiter de ses jeunes années pour croquer la vie à pleines dents. Elle se complaisait tellement dans son insouciance que même la rencontre avec un garçon aussi droit et adorable que Matteo n’était pas parvenu à lui faire changer d’avis. Alors elle espérait que cela serait suffisant pour lui, tout en acceptant le fait qu’il pourrait s’en aller à tout moment, las de répondre à ses besoins quand elle ne pouvait pas en faire autant avec lui.

Chassant ces pensées sombres de son esprit, l’adolescente souffla à nouveau sur son café et en but une gorgée tandis que son regard avide balayait les vitrines qui les entouraient. Candace se sentait si bien dans cette ville qu’elle n’osait envisager le retour à Lima, qui serait sans doute douloureux. Elle avait besoin de grands espaces, d’une ville immense dans laquelle se plonger corps et âme. Elle avait besoin d’en découvrir les trésors, d’arpenter ces longues avenues interminables, de rencontrer du beau monde. Lima ne lui suffisait pas, pas plus que la ville de Norfolk avant elle, bien que cette dernière comptât presque dix fois plus d’habitants que ce trou paumé de l’Ohio. Après seulement quelques mois passés à Lima, l’adolescente tournait déjà en rond. Ses escapades en compagnie de Silas dans les quatre coins de la ville lui avaient permis de connaître tout ce dont elle avait besoin, seulement ce n’était pas suffisant et elle aspirait à davantage. Ce voyage dans la grosse pomme lui avait ouvert les yeux sur ses désirs, et elle avait la certitude que c’était ce dont elle avait besoin après le lycée : une ville aussi grande que celle-ci. Bien sûr, la côte Ouest ferait tout aussi bien l’affaire, et Candace n’avait aucune difficulté à s’imaginer se prélasser sur la plage de San Diego, ou découvrir les quartiers célèbres de Los Angeles. Qu’importe, tant que la ville était à la hauteur du personnage.

La voix de Matteo la tira à nouveau de ses pensées, et une lueur espiègle joua dans son regard quand elle posa ses yeux sur lui. Elle ne répondit pas, mais son regard à lui seul traduisait ses pensées : contrairement à lui, elle n’était pas certaine qu’il soit meilleur dans son rôle de guide que dans celui d’amant, étant donné le niveau d’exigence requis dans ce second domaine et qu’il surpassait d’ailleurs aisément. Elle garda néanmoins son avis pour elle, et détacha ses yeux des siens pour mieux étudier les vitrines aux alentours. Il lui demanda si elle avait des idées quant aux visites qu’ils pourraient faire et elle secoua la tête en signe de dénégation. « Pas vraiment, je te laisse carte blanche » Répondit-elle, un sourire esquissé aux coins de ses lèvres. Il changea alors subitement de trajectoire et elle dut accélérer le pas pour pouvoir le suivre.

Alors qu’ils passaient devant un sex-shop qui ne manqua pas d’attirer l’attention de l’adolescente, Matteo lui demanda sa date d’anniversaire et elle répondit machinalement qu’il s’agissait du quatorze juillet. « C’est facile à retenir » Ajouta-t-elle en lui jetant un coup d’œil furtif. « C’est la date de la fête nationale française. Dix jours après la nôtre, très exactement ». La jeune fille termina son café et jeta le gobelet dans une poubelle de la rue tandis que Matteo plaisantait à propos du sex-shop qu’ils venaient de dépasser. Candy éclata de rire en s’imaginant revendre des sex-toys au profit du club de chasteté ; elle était certaine qu’elle serait capable de convaincre Braceface d’en acheter en lui faisant croire qu’il s’agissait de jouets pour le bain.

Finalement, ils arrivèrent en face d’un grand magasin à la devanture presque entièrement vitrée. Le logo « Build-A-Bear Workshop » attira aussitôt l’attention de la lycéenne et un sourire s’installa sur ses lèvres. Ce n’était pas vraiment ce à quoi elle s’était attendue lorsque Matteo avait fait mention d’un lieu qu’il voulait lui faire visiter, mais c’était tout aussi bien. « Génial ! » S’exclama Candace avec enthousiasme avant de se précipiter vers le magasin, attrapant au passage la main de Matteo pour mieux l’attirer vers l’intérieur. A l’entrée du magasin, une grande mascotte du magasin les accueillit, un ours brun d’environ deux mètres de haut qui portait un t-shirt blanc « I ♥ NYC ». « Oh le joli couple ! » S’écria-t-il joyeusement. « Une petite photo ? ». Candace, qui avait hâte de rentrer dans le magasin, hésita un instant et jeta un coup d’œil à Matteo avant d’hausser les épaules. Se prêtant au jeu, le duo se plaça de chaque côté de l’ours tandis qu’un autre employé du magasin les photographiait. Derrière l’ours, Candace s’amusa à pincer les fesses de Matteo pile au moment où la photo fut prise si bien que lorsque l’employé la leur tendit, fraîchement sortie du polaroïd, on y voyait un Matteo hilare et une Candace au regard plus taquin que jamais. L’adolescence glissa un billet dans la main du photographe et donna la photo à son camarade. « Tiens, pour le souvenir ».

Ils entrèrent enfin dans le magasin, et Candace se dirigea aussitôt vers le rayon des ours. Elle parcourut le rayon du regard et fut amusée lorsqu’elle remarqua plusieurs ours de la collection « One Direction » devant lesquels des gamines de dix/douze ans s’extasiaient. Elle roula des yeux puis continua et s’arrêta enfin devant de petits ours bruns, reproductions parfaites de la mascotte avec laquelle ils venaient de prendre leur photo, nommés « Bearemy ». Elle en saisit une et la montra à Matteo. « Qu’est-ce que tu en penses ? ». Calant l’ours dans ses bras comme un enfant, elle haussa un sourcil, son regard toujours braqué sur celui de son camarade. « Personnellement, je le trouve très bien ! On pourrait peut-être lui trouver une petite tenue marrante ? Genre… un uniforme de cheerleader, par exemple ! ».
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MessageSujet: Re: 04. [NYC] You know we can get away   Dim 24 Aoû - 12:59

S'il y avait bien un endroit où Matteo n'aurait jamais pensé emmener Candace, c'était le Build-a-Bear workshop. Elle aurait très bien pu lui rire au nez, ou lui faire remarquer l'absurdité dans le fait de vouloir fabriquer un ours en peluche alors qu'on est au lycée, comme certains adolescents bornés et qui tiennent un peu trop à leur fierté auraient pu le faire. Mais non, c'était un coup à tout ou rien, et par chance, la jeune fille savait apprécier la mignonnitude des oursons à leur juste valeur. Non pas que Matteo soit d'ordinaire très branché sur ce genre d'objets, mais son retour à New-York s'accompagnait d'une vague de souvenirs qui lui donnaient la sensation de retomber en enfance. Et après la dureté de Megan Morgan le lundi soir, il n'était définitivement pas contre la tendresse d'un nounours. Et encore moins contre le moment amusant qui consistait en la création, ou ce qui ressemblait beaucoup à une adoption, dans le cas de la boutique ici-présente, de ce petit objet. La vérité était qu'au delà de passer du temps dans une boutique qui lui rappelait un tas de choses, il aimait passer du temps à l'instant présent avec Candy. L'imbécilité de Porter Davis avait au moins eu l'avantage de leur donner l'occasion de se connaître un peu mieux. La soirée qu'ils avaient passé au Breadsticks les avait entraînés dans une amitié quelque peu régie par leur libido, mais néanmoins solide. Du moins, c'était la sensation qu'en avait le jeune homme. Enfin, c'était surtout ce qu'il espérait. Il lui arrivait de se poser des questions, de se demander si leur relation amicale tiendrait s'ils arrêtaient d'avoir des rapports intimes. Mais lorsque ce genre de questionnement lui effleurait l'esprit, il tâchait de ne pas y penser trop longtemps. Ce qui comptait, c'était qu'à l'instant t, ils s'entendent bien. Le futur n'avait pas vraiment d'importance.

Enfin, le 14 juillet aurait sans doute une importance quelconque. S'il avait juste souri sans rien dire lorsque Candace avait évoqué les repères à retenir pour son anniversaire, il avait à cet instant précis pensé qu'il était un peu tôt pour trouver des idées de cadeaux, malgré leur présence dans la Cinquième Avenue. Il aurait de toute façon l'occasion de repasser dans le coin entre la remise des diplômes et le jour de la fête nationale française, puisqu'il n'avait absolument pas l'intention de rester à Lima une fois le lycée terminé. Son loft l'attendait, et c'était là qu'il irait, une fois son diplôme en poche. Pourquoi rester en Ohio alors qu'il pourrait tout simplement reprendre le cours de la vie qu'il avait laissée ici l'été précédent ? Il avait beau s'être attaché à un tas de gens, il était encore plus attaché à l'existence qu'il menait avant de revenir dans une scolarité classique. Kayla avait essayé de le persuader d'aller à l'université, mais elle n'avait pas été bien efficace, cette fois.

La mascotte le tira de ses pensées. C'est dingue comme le cerveau peut tourner à une vitesse parfois. Celui de l'inconnu déguisé en nounours n'avait fait qu'un tour avant de déclarer que les deux jeunes gens qui venaient de rentrer étaient en couple. La pensée surprit immédiatement Matteo, qui fronça les sourcils. Depuis quel moment deux adolescents de sexe opposé qui trainaient ensemble étaient-ils forcément en couple ? Ses yeux roulèrent vers le ciel, conséquence de cette conclusion hâtive. Mais voyant que Candace se prêtait au jeu, il alla à son tour se placer derrière la mascotte, qu'il assortit immédiatement d'oreilles d'âne en plaçant deux doigts levés derrière son crâne velu, simplement pour le ridicule de la chose. Le petit sourire Colgate qu'il avait prévu pour la photo se transforma en un éclat de rire lorsqu'il sentit la peau de son postérieur se coincer entre les doigts de Candace. Le résultat allait être sensationnel sur la photo. Il s'écarta de l'ours tendit que son amie récupérait la photo. Il se plaça derrière elle, posant délicatement ses mains sur ses épaules, par dessus lesquelles il regarda le cliché. " Bien joué ! On a l'air de beaucoup s'amuser, dis-donc " déclara-t-il d'un ton taquin alors qu'il glissait la photo dans son portefeuille, avant de suivre Candy dans la boutique.

Il décida de ne pas interférer avec la décision de prendre telle ou telle peluche. Il avait déjà eu à faire ce genre de choix dans son enfance, et ce jour-là, il voulait que ça soit sa camarade qui ait le plaisir et l'amusement. Ayant remarqué sa réaction vis-à-vis des groupies de One Direction, il pointa du doigts un des ours à l'effigie d'un des chanteurs. " T'es sûre que tu veux pas plutôt celui-la ? Maintenant que les petites sont parties, tu as toute la place dans le rayon pour en attraper un ". Il souriait, mais était à moitié sérieux. " Je te juge pas hein, tu sais ". Il se tut, comme s'il venait de se rendre compte du double-sens de ce qu'il venait de dire. S'il l'avait jugée une seule fois depuis qu'il la connaissait, ils n'auraient sans doute jamais été amis. Mais il n'était pas du genre à juger les gens sur leurs goûts, qu'ils soient particuliers, ou qu'ils soient la conséquence d'un mouvement de masse de fangirlisation. Il n'en avait rien à faire des 1D ou de la guerre entre leurs fans et ceux de Justin Bieber, mais cette haine éprouvée par un bon paquet d'adolescents était un sujet de sarcasme sans fin. Il décida de reprendre sur la tenue qu'ils allaient choisir pour leur ourson. " C'est pas mal un uniforme de cheerleader oui ! Enfin, si Regina Hemingway le voit, elle va croire que : soit tu lui voues un culte, soit tu vas te servir de cette peluche comme poupée vaudou " plaisanta-t-il pour faire passer sa micro-seconde de malaise. " Il risque d'être un peu boudiné dans l'uniforme, le nounours, non ? ". Raconter des âneries sans queue ni tête s'avérait distrayant. Il tourna la tête pour mieux observer l'immense collection d'animaux. Il aperçu un petit lapin blanc qu'il attrapa et cala sous son bras gauche avant d'attraper la main de Candy de la main droite et de l'entraîner vers les habillements. Ses doigts s'ouvrirent lorsqu'ils arrivèrent près des uniformes de cheerleaders et des tenues de sportifs, et il continua seul dans le rayon pour trouver ce qu'il voulait. Une petite robe avec une sucette pour motif, avec écrit "Candy" en dessous. Il ne tarda pas à la repérer et à en affubler le lapin, tournant dos à l'endroit où se trouvait sa camarade pour qu'elle ne puisse rien apercevoir.
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MessageSujet: Re: 04. [NYC] You know we can get away   Ven 26 Sep - 16:56

Pouvoir révéler sa véritable personnalité à quelqu’un avait quelque de profondément apaisant pour Candy, elle qui passait son temps à se cacher derrière des sourires de bonne sœur ou des tenues de pète-sec trop peu frivoles à son goût. L’adolescente avait besoin de fantaisie. De paillettes et de feux d’artifice. Elle se complaisait dans la démesure, or simuler en permanence le rôle d’une pauvre fille dont la seule passion dans la vie était les réunions du club de chasteté était devenu terriblement ennuyant à la longue, même pour une joueuse comme elle. Bien sûr, les premiers mois avaient été amusants ; la jeune fille avait particulièrement apprécié tromper ses camarades sur son identité, en multipliant les mensonges et les leurres. Elle était d’ailleurs très fière de son petit numéro, étant parvenue à duper les plus curieux d’entre eux, comme Sunny Palmer qui avait fini par gober ses plus gros bobards en partie grâce aux paroles de Silas qu’elle était venue solliciter. C’était sans aucun doute la pire erreur qu’elle avait faite : penser que le beau, le charmant Silas dévoilerait tout à propos de l’identité de sa chère sœur jumelle, alors qu’il était celui qui la protégeait le plus. Avec Silas, le secret de Candace était bien gardé. Et avec Matteo également. Au cours des derniers mois qui s’étaient écoulé, Matteo ne l’avait pas trahie une seule fois, demeurant l’ami (et amant) fidèle qu’elle avait reconnu en lui dès le début. En contre partie, Candace s’était elle jurée de ne jamais lui mentir, de lui livrer ses secrets à chaque fois qu’il les lui demandait, sans omettre le moindre détail. Leur amitié n’était pas à sens unique, et l’ex-cheerleader mettait un point d’honneur à ce qu’elle reste intacte. Car c’était indubitablement grâce à cette franchise qu’ils étaient parvenus à devenir amis dès le début. Au lieu de se contenter d’une relation purement sexuelle, ils avaient tissé d’autres liens, plus solides et auxquels Candy tenait tout particulièrement. Matteo était un peu comme un pilier pour elle, un repère sans lequel il lui serait difficile d’évoluer à McKinley. Il n’en avait peut-être pas conscience, mais il était devenu son confident. Silas, qui avait toujours tenu ce rôle à la perfection, était en passe de se faire détrôner par un garçon qui quelques mois plus tôt était encore un parfait inconnu pour eux. Et pourtant, elle partageait avec lui des choses qui lui étaient interdites avec son frère.

Parfaitement à l’aise dans le magasin dans lequel Matteo l’avait entraînée, l’adolescente n’hésitait pas à prononcer à voix haute les remarques qui lui passaient par la tête, sans se soucier de la pertinence de ces dernières. Aussi, au lieu de se montrer hautaine en dénigrant ouvertement le magasin choisi par le garçon, elle se prêtait volontiers au jeu et en tirait même beaucoup de plaisir. Elle était subitement revenue en enfance. Elle était la fillette souriante qui riait aux éclats lorsque son père lui offrait de nouvelles peluches, les plus belles du magasin ; la fillette naïve, au regard rieur, qui venait se jeter dans ses bras pour le remercier, le serrant très fort entre ses petits bras fragiles. Les images de son enfance étaient nombreuses, débordantes de couleur et de joie de vivre. Le chemin parcouru depuis ces années innocentes était singulier, mais Candace en gardait néanmoins de très bons souvenirs.

La voix de Matteo la tira de ses rêveries et lorsqu’il lui proposa les peluches à l’effigie des One Direction, une lueur espiègle dansant dans son regard, elle ne put retenir un sourire franc. Secouant la tête, elle attrapa un ours en peluche et le plaqua contre le torse de son ami. « Plutôt mourir ». Retrouvant peu à peu son sérieux, elle se détourna de l’adolescent et en profita pour balayer les rayons du regard jusqu’à trouver le Bearemy qui lui avait tant plu en vitrine. Elle le prit dans ses bras comme s’il s’agissait d’un bébé et l’observa d’un air sceptique. Elle n’était pas entièrement convaincue par le modèle mais il demeurait toutefois celui qu’elle préférait dans la boutique. Elle fronça les sourcils, puis releva le menton et croisa à nouveau le regard de Matteo. Parfaitement sérieuse, elle lui proposa de dénicher une tenue de cheerleader pour le Bearemy sans se soucier de l’incongruité de la situation. La réaction de Matteo témoigna de la loyauté qu’il lui portait ; lorsqu’il mentionna la réaction de Regina Hemingway, elle y vit un moyen de lui rappeler qu’elle n’était pas supposée aduler les cheerleaders mais plutôt les mépriser, comme la plupart de ses camarades du club de chasteté. Candace devait être vigilante si elle ne voulait pas briser son image d’adolescente parfaite et coincée.

« Tu as raison » Finit-elle par trancher. « On oublie le costume de cheerleader, c’est ridicule. Il lui faut quelque chose de plus viril … ». Elle décroisa les bras, récupéra la peluche dans sa main gauche et incita Matteo à la suivre vers le rayon suivant. Ils découvrirent alors une variété incroyable de vêtements de la taille des peluches, et Candace se dirigea automatiquement vers les minuscules salopettes en jean. « Là, tu vois, il devrait être parfait dans cette tenue-ci ! ». Elle lui adressa un petit sourire satisfait puis repartit d’un pas déterminé vers les caisses afin de régler ses achats. L’expérience shopping avait été plutôt réussie, elle avait permis à Candace de s’amuser tout en se rapprochant de son ami. Elle réalisa plus que jamais qu’ils n’avaient pas besoin de partager les mêmes draps pour être complices ; leur amitié fonctionnait à merveille.

« Alors, » Commença-t-elle en ressortant du magasin, un sachet « Build-A-Bear » dans la main droite, « toujours intéressé par les sex-shop qu’on a vus tout à l’heure ? ».

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04. [NYC] You know we can get away

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