Choriste du mois


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 04. [NYC] Don't f*ck with european girls

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MessageSujet: 04. [NYC] Don't f*ck with european girls   Dim 27 Avr - 1:06

Les élèves du lycée McKinley se trouvait à New York depuis deux jours et on pouvait dire que leurs journées étaient bien remplies. Ils se levaient tôt et couraient toute la journée afin de faire le plus d’activités possibles. Le soir, Kessy s’endormait rapidement malgré les lits inconfortables de l’auberge de jeunesse. D’ailleurs, la rouquine s’était plainte tout l’après-midi du mardi d’un mal de dos et après avoir aperçue plusieurs regards d’ennui de la part de plusieurs élèves, elle s’était tue prenant son mal en silence. Aujourd’hui c’était mercredi. LA journée du séjour qu’elle attendait avec impatience. En soirée, tout le petit groupe allait voir une pièce de théâtre sur la prestigieuse avenue de Broadway. L’anglaise était toute excitée. L’un de ses innombrables rêves allait se réaliser dans seulement quelques heures. Le matin, ils avaient fait une croisière vers la Statue de la liberté et même si ce n’était pas très chaud, le soleil était éclatant et la jeune rousse était restée sur le pont pour s’imprégner de la ville et ne rien manquer de cette sortie. Le symbole de la ville était magnifique et grandiose et elle était heureuse d’avoir pu la voir en vraie, mais il avait été hors de question qu’elle monte à l’intérieur même sur le socle. Par la suite, ils s’étaient rendus au Rockefeller center pour déjeuner au sommet. La vue avait très impressionnante, mais lui avait donné un peu le tournis. La visite de la grande bibliothèque lui avait fait ouvrir les yeux et la bouche de merveilles. Le nombre de livres était surprenant et elle avait adoré l’architecture et l’ambiance qui en ressortait.

La voilà maintenant qui se trouvait sur la riche et luxueuse 5eme avenue en compagnie d’Ingrid. Toutes les deux profitaient de leur quartier libre pour jouer les Gossip Girl et faire un peu de lèche-vitrine sur les boutiques de luxe. Elles avaient été chez Barneys et Kessy s’était permise d’essayer plusieurs morceaux juste pour s’amuser et pouvoir se vanter qu’elle avait porté des vêtements de marques coûteuses ne serait-ce que quelques minutes. Elle s’était prise en photo avec son téléphone pour les montrer à sa mère. Ingrid ne se sentait pas à l’aise de jouer le jeu, prenant en pitié les pauvres vendeuses qui ne feraient aucunes ventes avec elles. Un jour la rouquine allait être une grande actrice Hollywoodienne et pourrait s’offrir toutes ces belles fringues hors de prix et offrir une nouvelle garde-robe à sa copine suédoise. Par la suite, les deux amies s’étaient enthousiasmées sur les boutiques Gucci, Versace, Louis Vuitton, Burberry, Tiffany and co et plusieurs autres. Kessy avait envie d’entrer dans chacun des magasins, mais elle se serait fait expulser sur le champ. Elle avait pensé jouer à nouveau les filles riches, mais elle ne pouvait pas demander à sa copine de l’attendre à l’extérieur. Finalement, les deux touristes finirent leur périple au grand magasin Macy’s. Les prix étaient faramineux, mais plus abordables. C’est dans un magasin de chaussures que Kessy tomba en amour. Avec des sublimes escarpins rouges pompier. Ils étaient juste…magnifiques. La lycéenne s’empressa de demander sa pointure et les essaya. Il lui allait parfaitement. Comme s’ils avaient été conçus juste pour elle. Il fallait qu’elle les achète. Il était tout simplement hors de question qu’elle s’en aille sans eux. Elle allait le regretter toute sa vie. Elle vérifia le prix et son cœur manqua un battement. Elle ferma les yeux et pris une grande respiration. Tant pis. Elle devait absolument les avoir dans sa garde-robe. Elle trouverait un moyen de les calmer plus tard. Sans tarder et avant que Ingrid-la-rationnelle ne l’en dissuade, Kessy sortie la carte de crédit pour les urgences que lui avait donné ses parents.

En sortant du magasin, la comédienne se sentit si légère et heureuse. Elle allait faire fureur avec ses talons hauts. "Je suis tellement contente de mon achat! Ils sont magnifiques, non? Tu pourras les essayer si tu veux. Mes parents vont faire une crise, mais ça vaut la peine!" Kessy se sentait comme Blair Waldorf, les dizaines de sacs au bras en moins. "Ça aurait été génial que Clara soit avec nous! Ses parents sont trop nuls. Ils l’empêchent de faire un tas de trucs! Hé! On devrait se prendre en photo devant la pancarte de la 5eme avenue! Elle va trop capoter!" Elle sortie son cellulaire et mis son bras autour des épaules de la blondinette et tendit le téléphone au bout de ses bras de façon à ce que les deux adolescentes soient dans le cadrage."On sourit pour Clara. Hiiiii" Elle appuya sur le bouton qui immortalisa les deux copines sur l’une des principales avenue de NYC. "Ohhh. Elle est superbe. Tu es trop belle dessus! Je lui envoie!" Elle chercha sa copine dans ses contacts et lui envoya la photo.

Satisfaite, la rousse releva la tête et aperçu le grand écriteau Starbucks de l’autre côté de la rue. "On va prendre un café?"


Dernière édition par Kessy Jefferson le Ven 19 Sep - 17:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 04. [NYC] Don't f*ck with european girls   Ven 2 Mai - 19:16

La journée la plus attendue de la semaine avait enfin fini par arriver. Ingrid avait attendu avec impatience de pouvoir enfin voir Broadway, lieu phare des comédies musicales, là où de nombreux artistes avaient pu montrer leur talent et connaître l’admiration d’un public fasciné. Elle avait toujours rêvé de pouvoir visiter l’endroit, et ce soir, les lycéens de McKinley High auraient le privilège de pouvoir assister à une représentation en direct. Peut-être qu’un jour Ingrid travaillerait à Broadway, pour les arrangements musicaux, ou juste l’organisation. Son futur était plus qu’incertain désormais. Elle avait fondé sa venue aux Etats-Unis sur son rêve d’intégrer la prestigieuse université d’Harvard, mais finalement, aller seule à l’autre bout du pays, dans un autre état, ne la tentait pas plus que ça. Elle aimait bien Lima, et elle s’était attachée à beaucoup de gens dans les parages, mais il fallait qu’elle fasse un choix. Harvard était loin, et très sélectif, mais comme l’avait souligné Miss Pillsbury la première fois qu’elle était allée la voir pour avoir des conseils d’orientation, il existait d’autres universités avec un cursus musical. Il y avait même des cursus musicaux à l’OSU. Après, il lui restait à choisir si elle voulait un diplôme de performance, de composition ou autre chose. Et si elle choisissait de se focaliser sur le piano ou sur la voix. Elle espérait que sa petite soirée à Broadway lui permettrait de s’éclairer l’esprit, mais en attendant, elle profitait à fond de son mercredi New-Yorkais. Son appareil photo avait été en marche toute la journée et arrivait à court de batterie, mais cela n’était pas trop gênant, du fait qu’elle n’en avait pas besoin pour faire du shopping dans la Cinquième Avenue avec Kessy. Quoique son amie aurait peut-être aimé avoir des photos de meilleure qualité, d’elle portant des vêtements de luxe chez Barneys. Les vendeuses avaient fait de leur mieux pour la conseiller et la petite blonde n’avait pu s’empêcher de leur jeter des regards compatissants alors que la rouquine leur rendait les fringues. Evidemment, elle n’allait rien acheter. Les vêtements de la plupart des boutiques de l’Avenue ne rentraient pas vraiment dans le budget de la population lycéenne, mais ça, les vendeurs ne pouvaient pas le deviner. Après tout, il y avait sans doute des enfants stars qui pouvaient se permettre de tels achats. Tout comme les achats dans un tas de boutiques où les deux adolescentes n’auraient jamais pu rentrer, pour leur plus grand désespoir.

En revanche, une boutique du centre commercial Macy semblait combler les besoins (ou envies) de chaussures de Kessy. La petite blonde se prit elle-même au jeu d’essayer des tas de chaussures dans la boutique. Elle éclata de rire lorsqu’elle manqua de tomber avec des chaussures à talons aiguilles d’une bonne quinzaine de centimètres de hauteur. Ce genre de chaussures n’était vraiment pas fait pour elle. Les escarpins rouge pompier que Kessy portait étaient effectivement magnifiques et lui allaient à ravir, mais pendant que la britannique les essayait, la suédoise observait la boîte sous toutes ses coutures pour trouver le prix. Le trouvant finalement, elle jeta un regard à la fois désapprobateur et légèrement anxieux à son amie. Elle ne pouvait pas se permettre un tel investissement, ses parents ne lui donneraient pas leur bénédiction, c’était chose sûre. Elle risquait sans doute gros, mais il n’y avait rien à faire, alors autant l’accompagner jusqu’à la caisse sans rien dire et adresser de grands sourires au caissier, visiblement aussi ravi de son travail que Kessy de sa nouvelle acquisition. Une fois sortie de la boutique, celle-ci ne tarda pas à laisser exploser sa joie, et Ingrid laissa sa désapprobation de côté en voyant à quel point cette paire d’escarpins pouvait créer du bonheur dans les yeux de son amie, pour se réjouir à son tour. « Oui tu as raison ! Ils sont super chouette ! Il ne vaudrait mieux pas que je les essaye par contre, j’aurais trop peur de les abîmer, pour le prix qu’ils t’ont coûté ! » déclara-t-elle avec un clin d’œil. « J’espère juste qu’ils ne vont pas râler trop fort, tes parents ! » dit-elle avant de se mordiller la lèvre inférieure. Mine de rien, elle s’inquiétait plus qu’elle ne le devrait par rapport à la possible engueulade que son amie allait subir. « C’est vrai qu’ils sont déjà plus cools que ceux de Clara, remarque. C’est vraiment trop dommage qu’elle ne soit pas là ». Son autre amie européenne manquait à Ingrid sans doute plus qu’elle ne le laissait paraître. Elle aurait tellement aimé qu’elles puissent découvrir tous ces endroits de rêve ensemble. Elle adressa néanmoins un grand sourire devant le téléphone de Kessy pour qu’elle puisse partager, ne serait-ce qu’en photo, l’excitation du voyage scolaire. « J’ai bien peur qu’on ne soit un peu en train de la narguer, quand même » murmura-t-elle, en partie pour elle-même alors qu’elle regardait la photo. C’était vrai que pour une fois elle avait l’air un peu jolie. « Tu t’es regardée ? » lança-t-elle malicieusement à son amie avant de regarder à son tour le Starbucks.

Elle répondit par un grand sourire à son amie avant d’entrecroiser leurs bras pour traverser la route ensemble. Elle ne lâcha Kessy que pour lui ouvrir la porte et de lui lançer un « Après vous, mademoiselle ! » assorti d’un sourire. Elle fit quelques pas vers les serveurs avant de commander. « Je prendrai un frappé fraise, s’il-vous-plaît ! ». Un grand classique, peut-être que ce choix n’était pas assez audacieux. Tant qu’à être dans un Starbucks New-Yorkais, autant faire les choses en grand. « Euhh non pardon, plutôt un Caramel Ribbon Crunch Frappucino, s’il vous plait » demanda-t-elle avec un sourire pour compenser sa gêne. Elle attendit patiemment sa boisson, en frappant le rythme d’une chanson qui passait dans le café avec sa main sur le comptoir. Une fois servie, elle alla s’installer à une table entourée de fauteuils ultra-confortables et fit un signe de main à son amie pour qu’elle puisse la retrouver une fois servie. « Alors, t’as pris quoi ? » s’enquérit-elle alors que la jeune rousse s’asseyait, puis elle avala une gorgée de son propre breuvage. « C’est super bon ce truc ! ça compense l’attente jusqu’à ce soir, j’ai tellement hâte ! » .
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MessageSujet: Re: 04. [NYC] Don't f*ck with european girls   Ven 30 Mai - 20:38

Si les deux étrangères semblaient être faites dans le même moule à cause de leurs manières, leurs origines et de leur stature frêle, elles étaient très différentes. L’une était blonde, l’autre rousse. L’une était timide et coincée, l’autre était exubérante et expressive. L’une était réfléchie, l’autre était impulsive. L’une était choriste, l’autre était comédienne. Pourtant, les jeunes filles s’entendaient bien et surtout elles se complétaient bien. Néanmoins, cela ne s’était pas fait dès leur première rencontre. Dès son arrivée à Lima, Kessy avait jeté son dévolue sur une autre anglaise. Elle s’était incrustée et imposée dans le cercle d’amis de Clara, dont faisait partie Ingrid. Au début, la rouquine avait sentit un peu d’animosité venant de la part de la Suédoise. Elle ne s’était pas sentie la bienvenue et avait pris cela pour de la jalousie. Elle s’était bien sûr trompée. Ingrid était seulement douce, calme et ne prenait pas de place. Alors que Kessy parlait beaucoup et dégageait de l’air. Elle avait pris une partie de la place d’Iny, mais quand on connaissait bien la blondinette, on se rendait bien vite compte qu’elle n’avait aucune once de méchanceté en elle. Cela avait pris quelques semaines et d’insistance, mais à force d’avoir la même bonne copine et de se côtoyer tous les jours, les deux filles s’étaient trouvées des affinités. À présent, Ingrid était l’une des plus proches amies de Kessy Avec Clara, elles formaient un trio d’étrangères de choc qui ne se séparait presque jamais. Si on en voyait une du groupe, les deux autres n’étaient généralement jamais bien loin.

Habituellement, la choriste arrivait à faire réfléchir la comédienne avec son côté raisonnable et terre à terre. Kessy n’aimait pas que son amie soit déçue d’elle et dès qu’elle apercevait un regard réprobateur, elle se calmait et y pensait deux fois avant de faire quelque chose. Pas ce coup-ci. La rousse avait volontairement ignoré les gros yeux de sa copine. L’impulsivité et l’envie ayant pris le dessus sur la raison. Ses escarpins rouges l’avaient appelé. Ils avaient crié son nom et elle n’avait pu les ignorer. Quand il s’agissait de chaussures, la jeune fille était faible et Ingrid n’avait pas insisté ne voulant probablement pas créer un froid qui risquerait de gâcher leur séjour à NYC.

C’est en gambadant et en rigolant que les deux touristes se dirigèrent vers le Starbucks, bras dessus, bras dessous. Clara leur manquait, mais Kessy était heureuse de partager ce voyage et ses souvenirs avec Ingrid. La blonde était aussi excitée qu’elle d’aller voir une pièce de Broadway et elle s’intéressait aux monuments. Elle n’était pas seulement là pour « flasher » comme c’était le cas de plusieurs élèves. La rouquine fit une révérence devant son amie pour la remercier de lui tenir la porte. "Merci madame! " répondit-elle en riant avant de retenir la porte à son tour. Elle suivit son amie vers le comptoir des commandes. Son regard croisa celui de deux garçons d’environ leur âge assis à une table tout juste à côté. Elle sursauta lorsque le serveur l’interpella pour prendre sa commande. Ingrid avait déjà eu son breuvage et se dirigeait vers des canapés devant les fenêtres. Kessy regarda rapidement le menu et en pris un au hasard pour ne pas faire attendre les autres clients derrière. Elle choisit celui qui semblait le meilleur. À l’instar de son amie, elle se disait aussi que c’était le bon moment d’essayer quelque chose de nouveau et de sortir un peu de la routine. Elle était dans la grande ville de New York après tous! Une fois sa commande prête, elle remercia le commis et se retourna subtilement vers les deux garçons qui la regardaient en retour. La rouquine alla retrouver la blondinette en prenant bien soin de faire voler sa chevelure de feu en se retournant. "Ça va faire du bien ça!"À force de marcher à l’extérieur à faire du lèche-vitrine, l’anglaise avait pris froid et cette boisson chaude était le bienvenu. Elle déposa son gobelet sur la petite table ronde en vitre ainsi que le sac de plastique contenant ses précieux talons hauts. Puis elle enleva son manteau, sa tuque, son foulard et s’assit sur le divan dans un soupir de soulagement. Cela faisait du bien de se détendre dans un fauteuil confortable. Plus confortable que ces maudits lits de fortune de l’auberge de jeunesse! Elle aurait eu envie de fermer les yeux et s’endormir. On aurait dit que de s’assoir dans ce canapé lui enlevé toute l’adrénaline de l’excitation qui la maintenait réveillée. Depuis ce matin qu’elle marchait pour les différentes visites et le magasinage. Elle regarda sa montre. Il leur restait encore une demi-heure avant de retrouver le groupe et suivre le planning de la journée. "J’ai pris un moka à la menthe poivrée et toi?" Elle étira le cou pour voir l’allure de la substance qu’avait choisie Ingrid. Elle avait une jolie teinte caramel savoureux. "Ça l’air bon en tout cas!" Elle s’empara de sa tasse et y trempa ses lèvres. L’effet du liquide chaud dans sa gorge était une bénédiction, sans oublier le goût de menthe épicé et de la crème fouettée sur le dessus. Elle passa sa langue sur sa bouche pour enlever l’excès de crème. "Hmmmm. Trooop bon! Tu veux y goûter?" Elle tendit son verre à son amie afin que celle-ci puisse en prendre une gorgée. "Tu as vu comme Silas est beau aujourd’hui? Je ne sais pas s’il a oublié de se peigner ce matin, mais il est trop craquant avec ses cheveux en bataille!" Les yeux de l’adolescente brillèrent à la mention du garçon. Elle était une admiratrice secrète depuis qu’ils avaient partagé une petite scène de théâtre lors de l’arrivée du jeune homme à McKinley. Ça n’avait pris qu’un seul sourire pour qu’elle fonde. "Mais ça m’énerveeee! J’arrive pas à lui parler! Quand il est là, y’a rien qui sort de ma bouche! Et tu sais très bien que je me tais rarement." Elle sourit malicieusement. Elle savait qu’elle parlait beaucoup et qu’elle prenait beaucoup de place, souvent au profit de son amie plus douce, mais elle était incapable de ne rien dire plus de deux minutes. "Et puis, il y a sa sœur qu…" Elle sentit son téléphone vibrer dans sa poche de pantalon. "C’est de Clara." Dit-elle à Ingrid en apercevant le nom de leur copine sur l’écran. Elle ouvrit le message et éclata de rire. Elle s’empressa de montrer l’écran à la blonde. On y voyait Clara avec des yeux et un sourire tristes tenant un gros manuel d’histoire dans ses mains. En dessous, on pouvait y lire : « Je m’amuse moi aussi. » Kessy afficha un visage désolé en refermant son cellulaire. "On devrait lui acheter un truc. Comme une petite Statue de la Liberté ou quelque chose sur Broadway. " Elle prit une gorgée de son café en posant ses deux mains sur la tasse afin de sentir la chaleur qui irradiait de la céramique et se cala au fond du fauteuil. "Ça va tellement être génial ce soir! J’ai hâte de vo…AAAAAAAAAHHH" Kessy se leva d’un bond les yeux grands ouverts de surprise, les vêtements trempés d’un liquide froid, crêmé et sucré. Elle en avait partout, même dans les cheveux. Elle releva la tête encore sur le choc de ce qui venait de se produire pour voir qui était la personne qui l’avait aspergé. C’était l’un des deux garçons assis près du comptoir. Il s’empressa de s’excuser et attrapa la serviette que lui tendait le serveur. "Non mais ça va pas!? Tu ne regardes pas où tu vas?! Je suis dégoutante et ça va coller partout. Elle chialait. Elle avait envie de pleurer. Sa soirée magique était gâchée! Le groupe ne retournait pas à l’auberge avant de se rendre à Broadway. On allait se moquer d’elle. Elle jeta un regard effrayé vers Ingrid. "Donnes-moi ça! Je vais le faire moi-même! T’en as assez fait! " Elle s’empara d’un geste sec de la serviette des mains de l’adolescent.  Le jeune garçon continuait de s’excuser. Il s’était pris les pieds dans une chaise et était tombé sur elle. Il insistait pour lui offrir à boire. La rouquine ne l’écoutait pas, trop occupée à tenter d’enlever le plus de liquide possible de façon mélodramatique. Son visage était dégoûté, elle grimaçait, chignait et soupirait. "Qu’est-ce que je vais faire Iny!" Demanda-t-elle d’un ton las en laissant tomber ses bras le long de son corps. Elle était découragée.
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MessageSujet: Re: 04. [NYC] Don't f*ck with european girls   Sam 21 Juin - 19:07

Le choix d’Ingrid concernant sa boisson ne pouvait que refléter la personne qu’elle était en train de devenir : de la jeune fille en recherche constante de stabilité et de sécurité, elle cherchait à passer à celle qui sortait un peu de sa zone de confort pour aller chercher l’aventure. Depuis quand cette évolution avait commencé, elle n’en savait rien, mais elle commençait tout juste à se rendre compte que parfois les prises de risque avaient du bon. Le goût délicieux de son caramel ribbon crunch capuccino en était une preuve. Kessy elle, était plus naturellement du genre à essayer des choses nouvelles, ou à aller vers de nouvelles personnes. Le jeu de regards entre la rouquine et les adolescents assis non-loin de là n’échappa pas à la suédoise. Elle se demanda un instant si son amie pouvait oublier son crush pour Silas si soudainement. En tout cas, ce mouvement de chevelure semblait fort approprié à la situation. Elle adressa un grand sourire à Kessy alors que celle-ci arriva, et ne put s’empêcher de lâcher un petit rire. Son amie était décidément incorrigible quand il s’agissait de se faire remarquer. Loin de trouver ça ennuyeux, Ingrid l’admirait plus qu’autre chose. Elle était bien incapable de faire quoi que ce soit pour se faire remarquer, et avait plutôt tendance, au contraire, à se faire la plus discrète possible. Ce qui n’était bien entendu, pas toujours un avantage question vie sociale. Ne pas aller facilement vers les gens pouvait être parfois sacrément embêtant. Les exposés à plusieurs avec des inconnus étaient toujours des moments gênants. Heureusement, aucun compte-rendu n’était à faire en rentrant de New York, et le séjour était donc placé sous le signe de la détente et des découvertes gustatives. Du moins, c’était ainsi que l’estomac de la blonde le voyait.

Elle se saisit du moka menthe poivrée de Kessy pour en boire une gorgée, avant de lui tendre à son tour son gobelet pour qu’elle puisse y goûter. La jeune rousse ne tarda pas à babiller par rapport à Silas et sa coiffure, ô combien mignonne, du jour. Ingrid lança un sourire malicieux pour montrer à son amie qu’elle s’intéressait énormément à ce qu’elle racontait, même si dans le fond, elle n’avait pas observé la coiffure du jeune homme plus que cela. Elle faisait néanmoins des efforts pour toujours écouter sa camarade, parce que c’était son rôle d’amie. Elle ne répondit pas, et sirota tranquillement sa boisson, laissant Kessy parler autant qu’il lui convenait. Elle avait raison, sur le point qu’il était rare qu’elle se taise. Seulement, la blonde était elle-même trop timide pour pouvoir donner des conseils à son amie sur la façon d’aborder son crush, ou qui que ce soit d’autre, d’ailleurs. Elle tira une moue, se sachant complètement impuissante dans la situation. La seule chose qu’elle pouvait éventuellement faire, c’était l’encourager à se lancer à l’abordage. « Il a l’air gentil, tu sais. Enfin, dans l’avion il l’était, en tout cas. Je suis sûre que tu pourrais aller lui parler de n’importe quoi, et il réagirait bien. Il n’est pas une des brutes épaisses de l’équipe de foot ». Elle lança à la jeune fille un sourire qui se voulait encourageant, avant que celle-ci ne s’interrompe pour lire un texto en provenance de Lima, de Clara, plus précisément. Le cœur de la choriste se pinça en apercevant le visage un tantinet triste de son amie. « Oui, c’est une bonne idée. On trouvera bien quelque chose qui lui plaira. Et puis, on a tout le reste de l’après-midi pour explorer la Cinquième Avenue, pas vrai ? ». Un sourire malicieux s’afficha sur son visage à l’idée des nombreuses découvertes qui l’attendaient, et elle but une autre gorgée de sa boisson fraîche.

Et tout à coup, l’impensable arriva. La catastrophe fut soudaine, immédiate, irréversible. La boisson avait atterri sur les cheveux de Kessy, et Ingrid craignait déjà sa réaction, qui ne se fit pas attendre. Le malheureux garçon qui l’avait précédemment fixée venait de commettre la plus grosse erreur de toute sa vie. Le regard de la ND se fit tout noir avant de se jeter sur l’adolescent. On ne s’attaquait pas comme ça aux vêtements et aux cheveux de la britannique sans en subir les conséquences, et la suédoise était surprise que la jeune fille ne réagisse pas encore plus violemment. La petite blonde attrapa immédiatement une serviette pour aider son amie à sécher le plus possible la boisson qui s’était déversée sur elle. Elle jeta un coup d’œil au sac de chaussures par terre, qui lui, n’était pas atteint, heureusement. Elle l’éloigna un peu de la scène de crime, pour éviter que des gouttes ne tombent dessus et ne viennent faire encore plus de dégâts. « Je propose qu’on trouve un lavabo pour rincer tes cheveux, et qu’on puisse mettre de l’eau sur les serviettes, parce que sinon, même si on essuie ça va continuer de coller ». Elle réfléchit à une vitesse folle pour trouver une solution. « On peut essayer de te trouver des vêtements neufs pas trop cher, sinon. On a encore un peu de temps avant le repas ». Tout à coup, l’idée fut fulgurante. Elle se tourna vers le garçon qui ne cessait de s’excuser. « Comment tu t’appelles ? » demanda-t-elle calmement. « Brandon » répondit-il, avant de se relancer dans une logorrhée d’excuses. « Alors écoute, Brandon. Offrir un verre, ça ne sert à rien, mais des vêtements pour remplacer ceux que tu as abîmés, ça serait plus intelligent ». Elle avait utilisé un ton ferme, et un sourire doucereux, ne laissant pas vraiment de choix au jeune homme. Et même si ce n'était pas du tout une attitude habituelle pour elle, elle avait eu un excellent modèle pour ça : Sue Sylvester.
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MessageSujet: Re: 04. [NYC] Don't f*ck with european girls   Mer 6 Aoû - 20:29

Son éducation et sa politesse l’empêchait de s’énerver encore plus.  Mais, Kessy sentait son sang bouillonner en elle et elle se retenait de toutes ses forces pour ne pas exploser. Elle était expressive et s’énervait facilement, mais elle réussissait toujours à bien se contenir. Les mots sals étaient tout simplement incapables de franchir ses lèvres même si plusieurs tournoyaient dans sa tête. La rouquine sentait tous les regards tournés vers elle. Habituellement, elle adorait qu’on la regarde, mais là, elle se sentait ridicule. Des larmes de désespoir commençaient à s’accumuler sous ses yeux. Elle devait mordre sa lèvre inférieure pour ne pas pleurer devant la foule. Elle était consciente qu’elle avait une réaction démesurée et elle s’était ressaisie rapidement. Malgré, ses vêtements mouillés et souillés, Kessy gardait une posture droite et soignée. Une princesse devait garder son sang froid et avoir fière allure peu importe les circonstances. Elle s’en voulait d’avoir été brusque et de s’être autant emportée. À ce qu’on pourrait penser,  elle n’aimait pas faire des scènes, même si la situation était désastreuse. Elle détestait seulement être prise au dépourvue. Cet incident gâchait absolument toute sa soirée et même son séjour au complet. Elle avait attendu cette soirée pendant des semaines et à présent, elle avait l’impression qu’elle ne pourrait pas en profiter au maximum.

Heureusement que Ingrid était là et qu’elle avait pris les choses en main. Elle était douce et calme tout en étant ferme et autoritaire. La panique empêchait la rouquine de réfléchir convenablement et elle s’en remettait complètement à la blondinette et à son leadership caché. C’est elle qui pensa à retirer le sac contenant les précieuses chaussures de la rousse du dégât évitant ainsi de les abimer. Kessy allait en être redevable toute sa vie. Des talons hauts qui sentaient le café pourri, c’était loin d’être plaisant et enlevait tout le glamour de la chose. D’ailleurs, heureusement que la blondinette y avait pensé, la rouquine en serait littéralement malade si quelque chose devait arriver à ses jolis escarpins. Kessy laissa son amie l’aider à enlever le plus de liquide possible, même si le mal était déjà fait. Des tâches d’un beige-brun crémeux s’étaient incrustées dans son chandail de couleur rose pâle. Ses jeans semblaient avoir été épargnés si ce n’étaient que quelques gouttelettes ici et là. Kessy acquiesça doucement de la tête à la proposition de son amie. En effet, c’était la solution la plus logique. Elle passa une main dans sa tignasse pour se faire une idée des dégâts. Jusque là, elle n’avait pensé qu’à ses vêtements, mais c’était ses cheveux qui avaient été le plus touchés par l’incident. Son visage exprima le dégoût à son apogée. Déjà, plusieurs cheveux s’étaient collés ensembles et sur sa peau. Ils commençaient à figer. Peut-être pourraient-elles trouver une petite bouteille de shampooing à la pharmacie afin de nettoyer sa précieuse chevelure. La jeune fille n’avait pas envie d’avoir les cheveux crasseux et puants le lait caillé toute la soirée. Ensuite, elle se ferait une tresse pour camoufler le plus possible ce malheureux accident. Comme si le café avait pénétré sa tête et avait touché son cerveau, elle ne faisait que se répéter : Vêtement. Fichu. Cheveux. Dégoutants. Soirée. Gâchée. Aussi, elle ne pensa pas à acheter des nouveaux vêtements. Les deux lycéennes se trouvaient à New York et plus précisément sur la cinquième avenue. L’une des capitales de la mode. Bon, elle n’était pas obligée de dépenser une fortune pour un haut neuf, surtout qu’elle venait de faire une folie chaussurienne, mais elle allait bien être capable de se trouver un morceau pas trop cher. L’idée d’Ingrid de faire payer le garçon était fabuleuse. Kessy commençait peu à peu à se détendre. Grâce à son amie, elle allait tout de même pouvoir passer un bon moment et profiter de sa présence sur Broadway. L’anglaise adressa un sourire rempli de reconnaissance à sa copine. Si cela n’avait pas été d’elle, la rousse serait probablement entrain de pleurer dans un coin ou de se raser les cheveux. Ce poids enlevé, son cerveau se remis à fonctionner correctement.

Elle lança le regard « chatbotté » pour amadouer le gaffeur. Ce dernier continuait de s’excuser, mais il semblait surpris par cette proposition. Comme pris au dépourvu, il regardait partout à la recherche de quelque chose, un drôle de sourire aux lèvres. La rouquine fronça les sourcils.  Il insistait trop. Ses yeux se plissèrent laissant apparaître un mince filet bleu. Elle se retourna vers l’endroit que le jeune homme fixait trop intensément. Il n’y avait rien. Puis, machinalement, elle regarda la table à laquelle était assis le dénommé Brandon avec un autre garçon. Hors, le second n’était pas à ladite table, deux femmes d’âge mur avait pris leur place. Elle tourna la tête et observa l’ensemble de la pièce. Elle n’avait vu que le copain de l’autre quelques instants, mais sa beauté sauvage l’avait frappé et elle aurait pu le reconnaitre immédiatement. Un bref regard vers la porte de la salle de bain entrouverte qui indiquait qu’il n’y avait personne à l’intérieur. "Vous n’étiez pas deux?" Demanda-t-elle à Brandon d’un ton suspicieux en croisant les bras, le regard accusateur. Pour une quelconque raison, l’adolescente décida de vérifier si toutes ses choses se trouvaient toujours où elle avait été assise quelques instants auparavant. Son manteau, son sac à dos et autres accessoires étaient toujours là. Par contre, le sac contenant son achat coûteux n’était plus visible. Kessy ferma les yeux et les ouvrit à nouveau comme si sa vue lui faisait défaut. Elle avait peut-être été figée quelques minutes, mais elle avait très bien vu Ingrid les déplacer à côté de son canapé, complètement à l’opposé de l’incident. Pourtant, il ne s’y trouvait plus. La jeune rousse quitta immédiatement sa position pour aller vérifier d’elle-même. Peut-être qu’il était seulement tombé et n’apparaissait plus dans son champ de vision. "Mes chaussures! Elles ne sont plus là! HEY!" Le garçon avait profité de ce manque d’attention pour décamper par la porte. C’était un coup monté. En moins de deux, Kessy se trouvait à l’extérieur pour pourchasser les voleurs. Quand il était question de chaussure, elle ne réfléchissait plus!
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MessageSujet: Re: 04. [NYC] Don't f*ck with european girls   Jeu 28 Aoû - 9:03

Ingrid venait-elle réellement de menacer poliment un inconnu ? Si elle avait l'habitude de chercher des solutions à des problèmes, cela n'avait jamais été en cherchant à intimider qui que ce soit, ou à forcer cette personne à faire quelque chose. Et de toute façon, ce n'était pas efficace, le garçon eut l'air surpris, mais il devait se douter qu'il ne se passerait rien de négatif pour lui s'il ne repayait pas les vêtements de Kessy. Néanmoins, le fait qu'Ingrid ait pu adopter un tel comportement prouvait que malgré tout, elle s'était laissée atteindre par la mauvaise influence de sa directrice de chorale. C'était ce qu'elle avait craint dès le début, et elle s'en était protégée, mais c'était finalement arrivé. Elle aurait dû faire plus attention. Mais peut-être qu'instinctivement, elle s'était rendue compte qu'être un tantinet menaçant pouvait permettre d'arriver à ses fins. Elle en avait eu tellement de fois la preuve que peut-être que son cerveau avait assimilé l'information et l'avait poussée à la reproduire à son tour par mimétisme. Dans tous les cas, ce genre d'attitude ne lui plaisait pas beaucoup. Elle fixa le garçon et son air surpris, le cerveau tournant à deux-cent à l'heure pour trouver une solution sans s'auto-décrédibiliser. Mais, rien ne venait, et une micro-seconde passa.

En un instant, tout devint confus. Ingrid, trop occupée à être surprise de sa propre réaction ; et Kessy, visiblement en train de chercher quelque chose. Et puis les chaussures avaient disparu. Les garçons aussi. Tout s'était enchaîné tellement vite que la blondinette ne se rendit compte de ce qui se passait qu'une fois que Kessy était dehors. Elle eut une fraction de seconde d'hésitation avant de sortir, de tenter de rattraper son amie qui était déjà bien loin. Elle n'était pas spécialement entraînée à la course, et elle avait oublié de respirer les premières foulées, ce qui se fit vite ressentir lorsqu'elle tenta d'accélérer son sprint pour atteindre Kessy. Ses poumons brûlaient, mais elle courrait comme si sa vie en dépendait, ou du moins, la vie de la rouquine, à qui ses parents ne pardonneraient jamais une telle bévue. Non seulement acheter des chaussures hors de prix n'était pas une idée admirable, mais en plus, se les faire voler représentait une quantité d'argent monstrueuse jetée par les fenêtres. Alors elle ne se posa pas de question, et courut, avec le coeur battant à cent à l'heure, le souffle court. Elle se concentrait sur la direction que prenait les pickpocket pour les suivre instinctivement, en espérant que les badauds s'écartent sur son passage. Ce qui, bien évidemment, finit par poser problèmes lorsqu'elles arrivèrent au niveau d'un groupe de touriste en pleine visite guidée qui, trop absorbés par ce que leur racontait le guide, restaient groupés, sans laisser qui que ce soit passer. Ingrid chercha un quelconque moyen de traverser cette foule, mais il n'y en avait pas. Elle n'eut pas d'autre choix que de stopper sa course. "Laisse tomber...", dit-elle à bout de souflle. Elle ingurgita un peu d'air. "On ne les rattrapera jamais, de toute façon". Encore une inspiration. "Ils doivent avoir l'habitude".

Elle se tût un instant, pour pouvoir reprendre son souffle correctement. Se faisant, elle tenta d'apercevoir les fugitifs au-delà de la masse de touristes. Même sur la pointe des pieds, elle ne pouvait rien voir. La poursuite était vaine. C'était quelque chose que, rationnellement, elle avait su dès le départ, mais qui ne l'avait pas empêchée de se pousser elle-même vers une détresse respiratoire, qu'elle avait pu éviter en arrêtant tant qu'il en était encore temps. Rien ne remplacerait les chaussures de Kessy, et elle savait que la disparition de celles-ci était un drame sans nom aux yeux de son amie. Ingrid posa une main qu'elle voulait réconfortante sur l'épaule de la comédienne. "Je suis désolée qu'on n'ait rien pu faire". Elle pinça ses lèvres entre ses dents. Au-delà du fait de n'avoir rien pu faire, elle ne comprenait pas comment elles avaient pu rentrer si facilement dans cette masquarade pourtant évidente. Les chaussures étaient juste à côté d'Ingrid. Comment n'avait-elle pas pu remarquer le moment de leur disparition ? La distraction, sans doute. Ces adolescents devaient être des maîtres en la matière. Ils avaient dû tout planifier dès le départ. Ils n'auraient jamais réussi à les berner sinon. Du moins, c'était ce que la blondinette avait envie de croire. Elle se sentait maintenant non seulement impuissante, mais stupide. Comment tout cela avait-il pu se produire ? Ses yeux cherchaient la réponse dans le vide. Elle reprit conscience rapidement qu'analyser les causes et conséquences de leur petite histoire ne servait à rien. Ce qu'il fallait faire maintenant, c'était réparer. Ou tenter de limiter les dégâts. A commencer par faire quelque chose pour les cheveux et les vêtements de Kessy. Elle se tourna vers celle-ci avec un sourire navré. "Il te reste un peu d'argent pour acheter de quoi te changer, ou tu préfères que je t'avance de la monnaie ?". Ingrid était bien loin d'avoir un portefeuille extensible, mais elle avait tendance à être économe, si bien qu'il lui restait plus d'argent que prévu sur son budget NYC. Et voyant la détresse de son amie, elle voulait tout simplement aider comme elle le pouvait.
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MessageSujet: Re: 04. [NYC] Don't f*ck with european girls   Lun 15 Sep - 4:19

Kessy n’avait pas réfléchi une seule seconde lorsqu’elle avait décidé de pourchasser les voleurs de chaussures. Elle n’avait pas pensé à la température glaciale à l’extérieur. Elle n’avait pas pensé à ses cheveux qui étaient trempés de café. Elle n’avait pas non plus pensé au fait qu’elle portait simplement un t-shirt comme haut et qu’il était tâché et humide. Finalement, elle n’avait pas pensé à ses bottes qui n’étaient vraiment faites pour courir ou à elle qui était loin d’être une sportive et qui n’avait aucun talent en athlétisme. Non. Elle était tout simplement sortie en ne pensant qu’à une seule chose : Ses escarpins rouges qui venaient de lui coûter une petite fortune. Il était absolument hors de question pour elle de rentrer sans ses précieuses chaussures.

La rouquine courait de toutes ses forces, poussée par l’adrénaline. Elle pouvait apercevoir les deux voleurs, le sac de Macys bien à la vue à la main du plus petit, à quelques mètres d’elle. Ce qu’elle aurait donné à ce moment-là pour être une championne de course et non pas une championne des planches. Son souffle commençait déjà à faire défaut et le froid pénétrait tout son corps. Ses bottes agrippaient très mal à la surface glacée, si bien qu’elle devait faire des petits pas pour ne pas tomber, mais elle s’en fichait. Elle se fichait d’attraper une pneumonie mortelle, d’être en hypothermie ou de se faire arracher les cheveux par un goéland attiré par l’odeur de café, elle voulait juste récupérer son bien et faire payer ces pickpockets idiots. Kessy voulait crier aux passants d’arrêter les deux garçons et les avertir qu’ils étaient des malfaiteurs, mais rien ne réussissait à franchir ses lèvres. Elle devait conserver son énergie pour continuer de courir et d’espérer. D’espérer qu’une force surnaturelle l’aiderait à aller plus vite ou qu’un camion rentrerait dans les cambrioleurs et que la boite de chaussures lui volerait et lui tomberait directement dans les mains. Elle sentait les pas rapide de son amie qui courait un peu derrière elle, mais la jeune rousse n’avait pas le temps de se retourner pour l’attendre. La comédienne dû néanmoins se rendre rapidement à l’évidence, c’était peine perdue. Ce n’était clairement pas la première fois que ces deux-là faisaient un tel coup. C’était déjà bien rôdé d’avance. Le coup le plus classique. Faire les yeux doux à des touristes, causer un accident pour faire diversion et s’emparer des sacs des grands magasins chers. Kessy rageait et s’en voulait. Elle avait été idiote. Non seulement parce qu’elle avait acheté les talons hauts, qui étaient une dépense superflue, mais aussi parce qu’elle s’était fait avoir lamentablement. Comment ne s’était-elle pas aperçue plus tôt que tout cela était un subterfuge? C’était elle l’actrice! Elle aurait dû s’apercevoir que ce Brandon jouait la comédie! Elle maudissait les garçons trop charmants qui utilisaient leurs beaux yeux et leur beau sourire pour jouer avec les étrangères innocentes! Qu’allaient-ils faire avec des chaussures de femmes de toute façon?

Au bout de quelques minutes, la course des deux jeunes filles s’arrêta d’un coup sec par un groupe dense de touristes. Kessy tenta de se frayer un passage parmi la foule, mais c’était inutile. Les deux voleurs avaient réussis à passer tout juste avant et c’est impuissant qu’elle les regarda tourner le coin. "Noooon! C’est pas vrai!" Elle donna un coup de pied sur le trottoir en colère. Elle se retenait de toutes ses forces pour ne pas laisser échapper des gros mots. Voilà. C’était terminé. Elle ne verrait plus jamais ses belles chaussures. Elle les avait eues aux pieds à peine une petite minute. Lorsqu’elle réalisa la chose, ses épaules s’affaissèrent d’un coup sec et ses muscles se relâchèrent, dépourvus d’adrénaline et de surplus de puissance.  Des larmes s’accumulèrent sous ses yeux. Elle croisa les bras pour se réchauffer envahie par le froid hivernal. La journée la plus attendue et la plus spéciale s’était transformée en horreur. C’était un tout simplement un cauchemar. Qu’est-ce qu’elle allait dire à ses parents? Comment allait-elle leur expliquer le haut montant qui allait apparaitre sur le relevé de la carte de crédit jeté dans les airs? Ils ne lui feraient plus jamais confiance.

Kessy fixait le vide à la recherche d’une histoire à leur raconter, elle avait bien trop honte de la vérité, lorsqu’Ingrid proposa à nouveau d’aller acheter des vêtements et même de lui avancer de l’argent si la rousse était à court. La comédienne se tourna vers son amie et tenta un sourire. Ce dernier était triste et découragé, mais reconnaissant. Heureusement que la blondinette avait été là pour l’aider dans cette histoire. "Ça devrait aller, merci. J’aurais dû t’écouter…" Kessy soupira n’en revenant toujours pas d’avoir dépensé autant pour rien. "J’espère que je ne me suis pas fait voler mon manteau…ça serait le bouquet. " Dit-elle en se retournant en direction du Starbucks. Machinalement, elle regarda à nouveau le coin de rue où les deux garçons avaient disparus, au cas où, puis elle rentra sa tête dans ses épaules pour se protéger du froid. Les deux lycéennes devaient faire rapidement pour l’achat d’un nouveau haut et pour nettoyer les cheveux de la rousse. L’heure de rencontre était pour bientôt. Ça ne servait à rien de continuer de s’apitoyer sur son sort, le mal était fait. Elle n’y pouvait plus rien. Tout ce que la rouquine pouvait faire, c’était de se préparer à recevoir un long sermon de la part de ses parents.

RP TERMINÉ
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04. [NYC] Don't f*ck with european girls

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