Choriste du mois


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 05. “The only place where success comes before work is in the dictionary.” Vidal Sassoon

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MessageSujet: 05. “The only place where success comes before work is in the dictionary.” Vidal Sassoon   Dim 11 Mai - 14:22


Le printemps venait d'entamer son cycle annuel laissant la nature se réveiller de ce long hivers dont plus personne ne voulait entendre parler. Cette saison était celle que Jillian préférait, elle mettait tous ses sens en émoi et la préparait à cette rude saison que peut-être l'été. Car même si pour la plupart des gens, cette période de l'année est un cadeau des Dieux, les roux ne voient pas les choses de la même façon. Ayant la peau extrêmement fragile, Jill doit toujours badigeonner son corps de crème solaire avant de sortir, au risque d'attraper des coups de soleil très douloureux. Eh oui, en plus d'avoir toute sa vie été victime de moquerie à cause de la couleur de ses cheveux, il arrive parfois à la jeune femme de penser que même son corps lui en veut.

Ce jour là, Jillian était tranquillement installée derrière son bureau de documentaliste parfaitement situé entre les livres documentaires et les romans qu'elle avait lus pour la plupart. C'est un des choses qui lui plaisaient grandement dans son travail, pouvoir lire autant de livres qu'elle souhaitait sans qu'ils ne lui appartiennent. C'est probablement l'endroit où elle se sentait le plus en sécurité, ici, au beau milieu des étagères remplies de livres qu'elle chérissait comme s'ils étaient siens. D'ailleurs, même si la jeune femme était réputé pour son caractère doux et compatissant, il lui arrivait de se mettre réellement en colère lorsqu'un élève lui rendait un livre tout abîmé, bien souvent en accusant la personne qui l'avait emprunté avant lui. Que ces jeunes peuvent être lâches parfois, lui arrivait-il de se dire.

En parlant de lâche, voilà plusieurs semaine qu'un de ces adolescents faisait faux bond à la documentaliste. En effet, après que les proches du jeune Weatherly eurent aperçut les notes de leur fils en biologie, ils ont décidés de réagir en lui imposant un professeur particulier. Jillian fût alors mise au courant par le biais d'une discussion en salle des professeurs et se proposa pour le poste. Le rendez-vous était alors fixé, un jours par semaine, après les cours, Jillian devait passer chez le jeune garçon pour lui donner un coup de main, car même si la matière de prédilection de la jeune femme s'était avéré être la littérature, elle appréciait aussi la que lui offrait la biologie et les mathématiques. C'est cette logique qu'elle voulait tenter d'inculquer à son nouvel élève. Pourtant, malgré tous les efforts que Jill était prête à fournir pour aider ce jeune homme en difficulté, lui ne semblait pas voir les choses de la même façon. A vrai dire, depuis que leurs cours avaient commençaient, la rouquine n'avait aperçut le garçon qu'une seule fois alors qui détalait dans les couloirs sans qu'elle ne sache pourquoi. Celui-ci voulait probablement jouer les coriaces mais cela n’impressionnait en rien la jeune femme qui n'en était pas à son coup d’essai et qui de toute façon était bien déterminé à faire monter les notes du lycéen. Ayant tout élaborer pour ne pas le laisser filer, avec l'aide d'une des professeurs du garçon qui l'enverrai déposer des livres à la bibliothèque du lycée après la classe, Jillian ne lâcherai pas l'affaire si facilement. Elle avait aussi prit soin de contacter sa famille, laissant un message sur leur répondeur, elle ne voulait pas non plus que les choses dégénèrent et qu'on ne la suspecte d'être une terroriste preneuse d’otages, cela ne faisait pas très bon effet sur un curriculum vitae...

Les cours n'allaient d'ailleurs pas tarder à prendre fin, alors que le centre de documentation et d'informations du lycée se vidait à vue d’œil. Jill avait tout prévu au cas où le jeune homme ne coopère pas, elle savait exactement où il en était dans le programme et avait à sa porté son manuel de biologie, il n'avait donc plus aucune échappatoire. La cloche retentissait enfin à l’intérieur du bâtiment, il ne restait à la jeune femme plus qu'une seule chose à faire: attendre; et voir si le jeune homme qui semblait loin d'être stupide, avait comprit ce qui se tramait.  La jeune documentaliste continua alors de faire ce pour quoi on l'avait employé en attendant le jeune homme qui, sûrement pressé de vaguer à ses activités extra-scolaires, ne tarda pas à se montrer.  « Bonjour Aidan. » Lui dit-elle poliment, cela ne servait à rien de l'agresser dès son arrivée et puis ce n'était pas le meilleur moyen pour instaurer une bonne entente avec son élève. Elle lui désigna ensuite une grande boîte où déposer tous les livres qu'il avait avec lui et finit par aborder le sujet qui fâche. « Je suis désolée de ne t'annoncer ça que maintenant, mais nous avons un cour ensemble cet après-midi. Elle essayait de ne pas paraître trop dure, car même si les absences injustifiées répétées du jeune homme l'avaient beaucoup agacée, Jillian voulait que ces cours cessent de passer pour une corvée au yeux du lycéens. Et ce n'est pas en lui criant dessus qu'il reviendra. Je me doutais que si je te le disais plus tôt tu ne viendrai pas, je me trompe ? »

Mais visiblement, malgré toute la bienveillance dont la jeune femme faisait preuve, l'adolescent ne semblait pas être prêt à renoncer à son après-midi...


Dernière édition par Jillian S. Avery le Ven 25 Juil - 0:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 05. “The only place where success comes before work is in the dictionary.” Vidal Sassoon   Ven 23 Mai - 1:42

Quand il s'agissait d'éviter quelque chose, Aidan était le roi.

Oui, faire croire au reste du monde que tout allait bien et qu'en vrai ce n'était pas un bordel constant dans sa tête était un art qu'Aidan maîtrisait bien. Plutôt bien. Trop bien. Il y avait beaucoup de choses qui se battaient dans l'esprit du jeune homme et c'était principalement pour cette raison qu'il était complètement affalé sur son bureau, attendant la fin de ce cours de... De quoi au juste? Il n'en savait rien, c'était son dernier cours de la journée et Aidan était très fatigué, sur tous les plans, il ne désirait qu'une seule chose, rentrer chez lui et s'affaler sur son lit et se cacher sous sa couette avec ses écouteurs sur les oreilles et la musique si forte que ses oreilles se seraient mises à saigner. C'était une bonne technique pour ne pas être confronté à la réalité, parce que la réalité était une chose bien trop concrète et beaucoup trop proche. Il évitait Jeremy car il ne lui avait toujours pas donné de réponse définitive, il se doutait bien que quelque part, que son attitude irriterait profondément le grand brun et qu'il passerait facilement à quelque chose d'autre. À quelqu'un d'autre. Oui, Aidan était lâche, complètement lâche parce que Jeremy n'entrait définitivement pas dans la catégorie histoire sans lendemain sans conséquence et c'était bien ça qui clouait le jeune blond sur place. Pour la première fois depuis trop longtemps, Aidan avait envie que cette possible relation soit autre chose qu'une vulgaire aventure sans lendemain ou même une rencontre dans un motel ou... Il ne voulait pas de ça, il ne voulait plus de ça, mais là encore, ce n'était pas vraiment son genre de formuler ses souhaits ou même ses désirs à voix haute non...Il évitait également sa mère, avec qui il devait de toute évidence, avoir une sérieuse conversation, lui parler de la charmante discussion qu'il avait eu avec un employé de la compagnie d'électricité au cours de laquelle il avait supplié (oui supplié) ce dernier de ne pas leur couper le courant ou même les coups de fils du patron de sa mère qui se demandait où elle était passée. Oh mais Moïra était là, après trois semaines sans donner signe de vie à part pour passer dans leur appartement pour changer de paire de chaussures, elle était là, plus d'une semaine qu'elle était là et qu'elle ne bougeait pas, sur le point d'entamer une conversation avec son fils à chaque fois qu'elle le voyait passer dans le salon.

Non, à chaque fois, Aidan mettait son casque sur ses oreilles et il filait en direction du lycée. Ce n'était pas le genre de conversation qu'il voulait avoir, pas tout de suite du moins, il savait qu'il n'en ressortirait pas indemne alors non... Alors oui, il pensait à tout ça, à sa mère complètement folle, aux lèvres de Jeremy qu'il aurait bien voulu de nouveau embrasser, tandis que son professeur d'histoire continuer de s'époumoner. La cloche retentit enfin et Aidan sortir de sa torpeur et prêta vaguement l'oreille alors qu'il était question de devoir à rendre pour la semaine prochaine. Il nota le tout dans son agenda et c'est avec toute la lenteur du monde qu'il commença à ranger ses affaires dans son sac. Autour de lui, on se pressait déjà, on faisait des plans pour la soirée et on parlait du programme télévisés et d'autres sujets qui semblaient tellement étrangers. Qu'est-ce qu'il allait faire? Rentrer chez lui? Dans un appartement qui était soit vide, soit avec sa mère et son regard accusateur qui l'attendait. Oui, elle avait le chic pour le faire passer pour le méchant de l'histoire et...

"Weatherly, j'aurais besoin que tu rapportes ses livres à la bibliothèque s'il te plaît, il y a une urgence chez moi et je dois filer."

Hmm... Son professeur lui offrait une chance de passer dix minutes de plus au lycée et pas chez lui? Qui était-il pour refuser? Haussant les épaules, Aidan attrapa les livres en question et sa veste en jean et son sac avant de s'éloigner, direction la bibliothèque. Pas un endroit du lycée qu'il fréquentait beaucoup, pas qu'il n'aimait pas lire non, mais il était plus rassuré par son écran d'ordinateur que le poids d'un livre, c'était tout... Il poussa la porte de la salle, se demandant où est-ce qu'il pourrait bien ranger les bouquins, ce fut avant que son regard rencontre celui de Mrs Avery. Ah oui, c'était vrai qu'il l'évitait, elle aussi, mais ce n'était pas vraiment son genre de laisser transparaître sa gêne, à la place, il plaqua un sourire sur son visage et répliqua automatiquement: "Quoi et manquer une chance de voir votre si joli visage?" C'était une méthode comme une autre de se tirer d'une situation telle que celle ci. Aidan poussa un soupir, laissant quelque peu tomber son masque, haussant les épaules. "Bon je dois vous avouer un truc... Mais il hors de question que ça quitte cette pièce." Nouveau soupir. "Je n'apprécie pas particulièrement avoir des mauvaises notes et ce n'est pas parce que je n'ai jamais essayé de me concentre une fois dans ma vie, si je l'ai fait. Il y a juste trop d'informations à retenir et... On va dire que ma tête est déjà remplie de trucs tellement inutiles." Et là, pour une fois, il était sincère.  
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MessageSujet: Re: 05. “The only place where success comes before work is in the dictionary.” Vidal Sassoon   Ven 8 Aoû - 20:50

Jillian ne sût pas vraiment comment recevoir la réponse du jeune homme, dans tous les cas il ne devait pas s'agir d'un compliment. Soit i se fichait d'elle ouvertement ou bien il cherchait juste un moyen de la flatter pour qu'elle le laisse filer mais cela ne marcherai pas. Mais alors que la jeune femme s’apprêtait à revenir au sujet principal qu'était la biologie, le jeune homme prit la parole. Cette fois-ci, la documentaliste pût lire sur son visage toute la sincérité dont il faisait preuve... A moins d'être un très bon comédien, l'adolescent semblait être réellement perdu entre sa vie personnelle et ses études au point que ses notes dans certaines matières avaient complètement chuté, c'était le cas de la biologie. Le sujet devait être assez important car Jill avait tout de suite compris que le blondinet n'était pas idiot, il était simplement dépassé. Après la confession qu'il venait de lui faire, la jeune femme ne put se résoudre à faire comme beaucoup de professeurs et lui dire de laisser ses problèmes chez lui afin de rester concentré sur ses études. Elle même savait que certaines préoccupations pouvaient nous suivre peut importe l'endroit où l'on se trouvaient, elle l'avait elle-même vécu après le décès de Scarlett, sa sœur. A cet époque, elle aurait aimé avoir quelqu'un qui la comprenne ou du moins qui l'aide à traverser cette épreuve. Ses parents n'avaient pas étés d'une très grande aide puisqu'ils étaient tout aussi bouleversés et ses professeurs n'avaient pas semblé comprendre le mot « empathie »... Elle pensa donc qu'il était temps pour elle d'aider quelqu'un comme elle aurait voulut qu'on l'aide et peut-être que c'était tout ce dont Aidan avait besoin, de l'aide, de la compréhension et de l'empathie. « Et si on laissait la biologie de côté pour le moment ? » lui proposa la jeune femme en l'invitant à s’asseoir autour d'une des tables de la pièce. Celui-ci parût hésiter un instant. « Pour le moment on peut juste discuter, qu'en dis-tu ? » Jill tenait vraiment à lui montrer qu'il n'était pas seul peut importe ce qu'il traversait. Elle savait qu'il serait difficile pour lui de laisser tomber le masque, ce masque que chaque personne se construit sur mesure pour montrer que tout vas bien même lorsque ce n'est pas le cas. Peut-être qu'il y avait des gens mieux qualifiés qu'elle pour faire cela, McKinley High ne disposait-il pas d'un psychologue scolaire ? Peut importe, si il laissait des jeunes dans un tel état émotionnel c'est il ne devait pas être si compétant.

Une fois le jeune homme face à elle, la rouquine voulût connaître la raison pour laquelle Aidan semblait si exténué. Celle-ci savait bien que beaucoup de jeune ont maintenant cette envie de paraître fatigués de la vie et de ce qu'elle nous fait vivre mais avec ce garçon, Jillian sentait bien que ce n'était pas du paraître mais bien une réalité dans laquelle il semblait porter tout le poids du monde sur ses seules épaules. Devant cette détresse, que l’adolescent tentait de cacher, Jill ne pouvait vouloir autre chose que l'aider mais malgré toute sa bienveillance et sa gentillesse, la jeune femme ne savait pas comment s'y prendre. Elle se lança alors, peut-être avec un peut de maladresse qu'elle espérait cacher derrière un beau sourire, mais avec la volonté d'aider le jeune homme. « Qu'est-ce qui ne va pas Aidan ? Tu sais, je ne te connaît peut-être pas encore très bien mais j'ai l’impression que tu as quelque chose qui te tracasse et c'est aussi l’impression de certains de tes professeurs. En tout cas si tu as besoin de te libérer l’esprit je ne demande rien de mieux que de t'écouter ou te conseiller. »  Ce qu'elle faisait allait-il au-delà de ses fonctions de documentaliste ? Disons qu'elle ne faisait que contourner les règles, son travail consistait à écouter les élèves donner leur opinions sur des livres pour ensuite les conseiller ceux qui pourraient les intéresser. Avec Aidan c'était la même chose, sauf qu'ils ne parleraient sûrement pas de littérature...
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MessageSujet: Re: 05. “The only place where success comes before work is in the dictionary.” Vidal Sassoon   Dim 17 Aoû - 15:47

Qu’est-ce qu’Aidan faisait encore ici, dans cette bibliothèque, il aurait dû faire demi tour dès qu’il s’était rendu compte que tout ceci était une trappe. Une trappe habilement dressée par ses professeurs qui semblaient très concernés et inquiets. Le blond roulait des yeux intérieurement, franchement, il avait dû attendre pendant toute cette année, de se retrouver dans une structure scolaire pour que les gens se soucient minimum de ce qui lui arrivait, lui ce gamin bizarre qui se trimballait tout le temps avec sa caméra à la main. Parce qu’il n’avait pas eu l’air d’avoir besoin d’aide quand sa mère le trainait à l’autre bout du pays, lui le gamin toujours avec son sac à dos et son air un peu trop inquiet tandis qu’il observait le monde autour de lui. Très franchement, Aidan ne lui devait rien, tout ce qu’il savait sur le monde, tout ce qu’il avait permis d’intégrer ce lycée dans le premier temps, c’était juste à ses propres moyens, parce qu’il s’était dit que c’était nécessaire. Il n’était pas aussi idiot qu’il en avait l’air, il savait bien qu’il n’allait pas passer sa vie dans une caravane, il fallait qu’il grandisse et qu’il est ses propres rêves et quelque chose qu’il aimait et qui allait le motiver à avancer. Sa caméra avait été pour ça dans un premier temps, uniquement pour cela, mais même ces temps ci, l’allumer et se mettre derrière l’objectif n’était plus aussi … libérateur qu’avant dira t-on. Aussi, il ne put s’empêcher de froncer les sourcils tandis que Jillian lui suggérait de laisser la biologie de côté pendant un moment. Vraiment?Était-il si pathétique que la perspective d’un cours particulier devenait exclue et qu’il fallait forcément qu’il parle de ses problème?

Sa main se resserra sur la lanière de son sac, l’adolescent se maudissant intérieurement d’en avoir trop dit. Il ne voulait pas être un cliché, il volait déjà parce qu’il était trop pauvre, il faisait déjà le clown parce qu’il avait peur qu’on l’oublie alors… Pas besoin d’en rajouter encore pas vrai? Personne ne se souciait vraiment de ce qu’il avait à dire, il avait dix neuf ans, il pensait que sa vie était ratée sur le moment mais il le savait, les choses allaient aller mieux… Tôt ou tard. Aussi, Aidan haussa une nouvelle fois les épaules et lança distraitement: « Et vous allez être l’oreille compatissante qui va résoudre tous mes problèmes hmm? On va s’asseoir et je vais venir tous les jours vous raconter ma petite vie pathétique et dans le même temps je vais travailler et après un joli montage avec une bonne musique ça y est… J’aurais compris la leçon? » Sarcastique. Évidemment qu’il l’était, lui plus que quiconque savait vraiment comment les choses fonctionnaient et il savait très bien que dans la vie de tous les jours, il ne pouvait pas s’asseoir devant son écran d’ordinateur et décider de couper les bouts qui ne lui plaisaient pas seulement pour garder les bons souvenirs. Et encore…. Le jeune homme n’était même pas certains de savoir encore ce qu’était un bon souvenir. « This isn’t a movie… And I know it.  » Conclut tout simplement Aidan, cette phrase en disant tout simplement trop long sur lui, ce n’était pas vraiment son genre d’être aussi défaitiste et de ne pas voir le bon côté des choses. Il avait l’habitude de faire le nécessaire pour garder la tête hors de l’eau et ne pas sombre, mais sa mère et ses mensonges avaient fini par venir à bout de sa patience et il n’était… Tout simplement plus là. Ça ne pouvait pas être sa vie, ça ne pouvait pas être son propre corps car il ne voulait définitivement pas avancer avec ce genre de poids sur les épaules. Il avait seulement dix neuf ans, il aurait dû continuer d’être insouciant et pas se soucier de savoir si sa mère allait finir par repasser la porte de leur appartement ou si elle allait tout simplement finir par faire demi tour pour de vrai pour le laisser se débrouiller par ses propres moyens.

Ce n’était pas normal, ce n’était pas sa responsabilité de se soucier de ça et pourtant plus il y pensait, plus il était en colère contre sa génitrice, en colère son père également mais surtout en colère contre lui-même. Parce que c’était lui le plus hypocrite dans tout ceci, car il faisait tout pour se détacher de ça, de ce bordel et au final c’était lui qui devait parler. Il poussa un soupir, fixant un instant Jillian, se disant que peut être, avant de se résigner et de laisser son sac tomber sur la table et de se tirer une chaise. « Mais puisque vous avez le temps hein… On commence par quoi? Ma mère qui boit trop ou mon père qui a cru que son rôle de parent se limitait à m’envoyer des lettres de temps en temps… »
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MessageSujet: Re: 05. “The only place where success comes before work is in the dictionary.” Vidal Sassoon   Mar 16 Sep - 18:34

Alors qu'elle espérait de tout son cœur que le jeune garçon se laisserai tenter par l'offre qu'elle venait de lui faire, Jillian le vit se raidir face à l'idée de se confier à une presque parfaite inconnue. Ce comportement elle le comprenait, elle envisageait même qu'il parte sans explications aucune car elle se mêlait définitivement de ce qui ne la regardait pas. Mais ce que fît le jeune homme s’avéra plus violent qu'un simple claquage de porte. Mais contrairement ce qu'il pouvait penser, Jillian ne se vexerai pas face au tons qu'il venait d'employer, elle savait bien qu'elle n'était pas vraiment celle visée par ces paroles, c'est à quelqu'un d'autre que s'adressaient ces paroles assassines. Finalement, elle se dit que peut-être trouver de qui il s’agissait aiderai le lycée à se sentir mieux. Ce n'étaient que de simples spéculations de la part de la documentaliste, mais au point où elle en était avec Aidan, c'est tout ce dont elle était capable. Tout ce qu'elle voulait c'était aider ce garçon à extérioriser ses démons, ses angoisses et pourquoi pas ses peurs, tout ce qui aurait put l'aider à se sentir à nouveau juste adolescent mais tout ça était bien mal parti. Elle tentait alors de le convaincre encore une fois  « Je voudrai seulm... » mais celui-ci lui enleva tout espoir en coupant son élan.

Elle se sentait mal. Mal de ne pas pouvoir aider quelqu'un qui en avait tant besoin, ce qu'elle réalisait de plus en plus au fur et à mesure de leurs échange. Comment se faisait-il qu'un jeune homme de dix-neuf ans déteste la vie à ce point. Il devait y avoir une bonne raison pour lui de fuir les explications et Jill voulait savoir qu'elles étaient. Elle s'imaginait alors tout un tas de scénarios dans sa tête, chacun étant en mesure d'expliquer l'amertume d'Aidan. Mais comme souvent, l'imagination débordante de la rouquine finit par lui jouer des tours. Heureusement le bruit du sac d'Aidan frappant le sol l'a fît revenir à la réalité. Étonnée, elle le vît tirer une chaise pour s'y asseoir et finalement prendre la parole, une nouvelle fois. Seulement là, il parut enfin prêt à se confier pour le plus grand plaisir de Jillian. Du moins jusqu'à ce qu'elle finisse par entendre les réels problèmes du lycéen. Elle savait enfin le jeune homme face à elle semblait si perdu et d'après elle, c'était bien justifier. Le fixant un instant, elle put voir toute la colère qui le rongeait. A ce moment, la seule chose qui lui vint à l’esprit fût une question : Comment est il possible de laisser son enfant dans une telle détresse émotionnelle ? Non elle n'était pas mère et à la vitesse où les choses avançaient, elle ne le serai pas avant bien longtemps mais peu importe, cela ne l'empêchait pas de se sentir responsable des plus jeunes qu'elle, en particulier les élèves de McKinley et cela même si leur différence d'âge n'était souvent pas très grande.

Évidement, Jill ne pouvait pas vraiment comprendre ce que lui décrivait Aidan, cette vie là elle ne l'avait pas vécu et ne la souhaitait à personne, mais ce qu'elle voulait s'était qu'il se sente épaulé. La dernière chose qu'elle voulait était qu'il se sente aussi seule qu'elle l'avait été à la mort de sa sœur aînée, elle, avait finalement trouvé du réconfort dans la littérature où ce n'est que de la fiction et donc où les gens ne meurt pas réellement. A en voir son équipement qu'il trimbalait toujours avec lui, Aidan semblait s'être déjà trouvé un exutoire, les vidéos ou bien la photo, Jillian ne savait pas très bien à quoi son appareil servait... Mais le principal était qu'il ait quelque chose à lui qui lui permette de s’évader lorsque la réalité est trop dure à affronter. Malheureusement penser à autre chose deux heures de temps n'est pas complètement efficace et voilà qui nous ramène à cette instant. La jeune femme ne savait pas vraiment quoi dire à cela, ne paraîtrai-elle pas sotte en s'exprimant face à de telles révélations ? Elle qui avait pensé que les mots viendraient aussi facilement qu'un merci lorsque l'on nous offre quelque chose. On ne s’improvisait donc pas psychologue ! Peut-importe, elle trouverai un autre moyen de soulager le garçon. Ce ne serait pas elle qui parlerai, cela lui empêcherai de dire bien des bêtises, elle l'encouragerai à parler sans émettre de commentaires, à moins qu'ils ne soient bienvenus. Alors, face à Aidan qui semblait tout aussi mal à l'aise qu'avant de s'asseoir car la fuyant du regard et dit « Oui pourquoi pas, dis moi tout ce que tu veux, du moment que ça te fais te sentir mieux. » courbant une nouvelle fois ses lèvres pour qu'elles forment un sourire, qui se voulait le plus rassurant possible. « Je ne suis pas là pour te juger, je pense seulement que dire ces choses à quelqu'un pourrait te faire du bien et cela plus que tu ne le pense. » Voilà le but de cette conversation, le libérer de cette vie qui l'étouffait. Jillian était sûre qu'une fois les choses dîtes, le jeune garçon irait bien mieux et peut-être même qu'elle pourrait l'aider à trouver des solutions.

Enfin, chaque choses en son temps. Jillian ne perdait pas non plus de vue que le but premier de leur entrevue était d'aider le lycéen à améliorer ses compétences en biologie mais avec de la chance, les choses se débloqueraient toutes seules une fois qu'Aidan aura trouvé le moyen de se concentrer pleinement sur ses études. La jeune femme aurai tenté n'importe quoi pour montrer à ce garçon qu'elle était de son côté mais maladroite comme elle l'est, elle avait peur de l'effrayer plus qu'autre chose. Alors elle se contentait d'attendre, regardant celui qui se trouvait face à elle avec toute la bienveillance présente en elle. Malheureusement les choses étaient bien trop tendues, il fallait trouver quelque chose pour le faire parler. Quelque chose comme... « On peut faire ça autrement... » dit-elle en se levant avant de poser son derrière sur la table où elle était accoudée quelques secondes auparavant. Elle aimait s'asseoir à cet endroit et même si c'était interdit "dans l'enceinte du lycée" personne ne viendrait lui dire ce qu'elle devait faire dans sa bibliothèque. Ce qu'elle cherchait à faire était avant tout montrer à Aidan qu'il pouvait raconter son histoire de la manière dont il le voulait, qu'ici il était libre. « Maintenant tu peux me dire ce que tu veux et de la façon dont tu le souhaite. » Face au garçon qui semblait dubitatif, elle espérait juste qu'il ne la prenne pas pour une folle. « Par exemple, mon petit doigt me dis que tu aimes le cinéma. Si jamais ça peut t'aider, tu peux me raconter ton histoire à la façon d'un cinéaste ou je ne sais pas... Fais moi confiance, peut importe ce que tu me dira, rien ne sortira d'ici. » Un peu facile de demander à un adolescent qui a des problèmes de lui faire confiance ? Fort possible, mais Jill voulait vraiment que cela se produise et le plus simple moyen de l'obtenir restait de la lui demander...

Elle restait alors tranquille, sur sa table, attendant une réponse favorable à sa requête ou simplement qu'il débute son récit de la manière qui lui semblait la plus appropriée.
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MessageSujet: Re: 05. “The only place where success comes before work is in the dictionary.” Vidal Sassoon   Dim 5 Oct - 12:49

"Et j'espère bien que rien ne sortira de cette pièce parce que sinon je nierai tout en bloc et non je ne suis pas désagréable, c'est vraiment que je fonctionne, dans le déni." avait aussitôt répliqué le blond sur un ton qui aurait pu paraître agressive mais il voulait bien qu'elle comprenne tous les efforts qu'il était en train de faire. Et Aidan ne parlait pas seulement des efforts qu'il faisait pour être ici dans cette bibliothèque non, il parlait de la vie de tous les jours quand son réveil sonnait et qu'il avait juste envie de rouler en boule sous sa couette et de lever son doigt d'honneur face au reste du monde. Il était un cliché et alors? Il vivait dans le cliché, il avait grandit en regardant des films, il avait une caméra… Il vivait, il marchait et il respirait, le reste n'avait pas d'importance. Le jeune homme avait compris depuis longtemps qu'il n'avait absolument aucune raison de se plaindre, il devait juste se taire et continuer d'avancer parce qu'il y avait toujours quelqu'un qui avait une existence plus horrible que la sienne. Aidan avait intégrer ce concept depuis longtemps et même si cela ne lui plaisait pas, il ne disait jamais rien. Peut être que dans le fond, Aidan était meilleur comédien que ce qu'il pensait. Oui, peut être qu'il devait arrêter de chercher des acteurs et se filmer lui tout simplement parce qu'il en faisait beaucoup pour donner le change. Et il ne se confiait jamais et il en faisait confiance à personne. Le blond ne pouvait pas, il ne pouvait se permettre de baisser sa garde si soigneusement élaborée, c'était principalement pour cette raison qu'il fuyait Jeremy comme la peste en ce moment. Un seul coup d'oeil jeté au brun et il avait juste envie de courir dans ses bras et lui raconter sa vie de A à Z et jamais personne ne lui avait jamais fait cet effet et Aidan ne savait pas encore si c'était une bonne chose ou pas. Il était complètement terrifié c'était ça le problème et c'était emmerde sur emmerde depuis qu'il était à Lima et Aidan s'étonnait encore de ne pas être parti très sincèrement. Il savait conduire, il était bon picpocket, il aurait pu piquer les clés de n'importe qui et tout simplement partir et aller refaire sa vie ailleurs. Changer de prénom, oublier ses problèmes, ses envies et ses désirs. Le jeune homme poussa un soupir, se passant une main dans les cheveux, espérant par ce simple geste, réussir à mettre de l'ordre dans ses pensées. Lorsqu'il reprit la parole, c'était plus pour lui-même que pour Jillian au final.  

"La caméra, c'est juste une excuse au départ… Personne ne parle jamais des véritables problèmes dans ma famille et ma famille c'est juste moi et ma mère. Et n'importe quel gamin à un moment donné se pose la question de savoir où est son père pas vrai? Eh bien pas moi, parce que je ne me rappelle pas tout simplement." Il ne se rappelait plus, les premiers souvenirs qu'Aidan avait étaient de sa mère et lui sur la route et il avait la veste de son père sur les épaules, il avait la certitude que c'était la veste de son paternel et c'était tout. Le blond avait toujours eu trop peur des réponses pour en exiger des vraies et toujours peur dans le fond que Moïra lui mente également à ce sujet. Autant que son père reste une entité invisible, c'était plus simple à gérer ainsi. Les mensonges étaient mieux que la réalité, parce qu'à partir du moment où il avait compris que non, sa mère ne buvait pas du jus et que non, elle n'avait pas vraiment de plan ou de destination en tête lorsqu'elle roulait, les choses étaient devenues… Plus difficiles à supporter pour Aidan, véritablement. "Et ma mère boit, beaucoup trop, elle avait juré d'arrêter quand on a débarqué ici mais… Dans ma famille on est juste pas très doué pour garder les promesses." Que ce soit lui ou sa mère, au final, ils étaient pareils et Aidan avait beau maudire Moïra de toutes ses forces, il l'aimait également et il savait d'où il avait tiré la plupart de ses traits de sa propre personnalité, pas la peine de nier l'évidence ou même tenter de cacher la vérité.  

"Alors oui la caméra, c'est juste plus facile, j'ai grandi en regardant des tas de films et grâce à ce petit objectif tout paraît beaucoup plus simple…" Il ne put même pas terminer sa phrase, la gorge nouée, il ne pouvait même pas expliquer avec des mots ce qu'il ressentait. Cette excitation, cette impression de faire quelque chose d'important et montrer au reste du monde comment est-ce qu'il voyait les choses, à quel rythme, à quelle vitesse… Et il n'y avait pas de problèmes dans ce monde là, juste besoin d'appuyer sur le petit bouton off pour que tout disparaisse et les moindres défauts pouvaient être effacés au montage… C'était juste parfait. "Peut être que j'ai envie de faire des études de cinéma, je sais pas, c'est juste le bordel dans ma tête et dans ma vie en ce moment." Aidan fixa ses pieds pendant quelques secondes après que ces mots-là eurent franchis ses lèvres, c'était la première fois qu'il exprimait un véritable désir que de vouloir autre chose qu'une vie dans une caravane ou à accumuler les petits jobs. Comme quoi, même lui pouvait changer.
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MessageSujet: Re: 05. “The only place where success comes before work is in the dictionary.” Vidal Sassoon   Dim 12 Oct - 19:51

Les pieds dans le vide, Jill sentait alors des picotements le long de ses mollets, les même picotements que lorsqu'elle restait trop longtemps dans une position avant d'en changer. Elle voulu alors reprendre sa place initiale lorsque le jeune homme reprit la parole. Le ton qu'il employa ne changeait pas, cela prouvait encore une fois à quel point il était méfiant et sur la défensive. Mais ce qu'il avança prouva à Jillian qu'elle n'avait pas tort à son sujet. Aidan était bien un adolescent différent et même si son comportement pouvait parfois laisser entendre le contraire, il était très mature pour son âge. Une qualité qu'il devait probablement à celle vie loin d'être facile qu'il vivait depuis quelques temps. La documentaliste se demanda alors depuis combien de temps le jeune garçon pouvait-il était être aussi mal ? Elle ne lui posa cependant pas la question attendant qu'il lui raconte les faits de lui même. Elle avait donc écouté bien attentivement ce qu'il avait à lui dire et fini par lui donner une réponse qu'il n'attendait visiblement pas. « Ne t'en fais pas, je ne dirai rien. » lui dit-elle en se rasseyant sagement sur sa chaise. A vrai dire, elle ne pouvait pas faire autrement ou bien elle était sûre de le faire fuir définitivement. Pourtant si les choses s'avéraient trop graves, elle serait obligé d'en avertir quelqu'un de compétant... Pour le moment elle se contenterai de l'écouter, c'est comme cela qu'elle arriverai à mieux le connaître et peut-être à le comprendre c'est du moins ce qu'elle espérait.

Elle fixa ensuite le garçon qui semblait prit dans ses pensées, était-il en train de peser le pour et le contre ? Confier ses problèmes à la rousse quitte à paraître vulnérable, ou bien garder tout cela pour lui, encore une fois, et se laisser ronger de l’intérieur... Vu comme ça, le choix semblait facile à faire, pourtant il était loin de l'être. Surtout pour une personne comme Aidan, et cela, Jill arrivait à le comprendre. Qui était-elle après tout ? Rien de plus que la documentaliste d'un petit lycée à qui on avait donné la tâche d'aider un élève, mais elle ne voulait pas être limité à ce que l'on pouvait lire sur sa carte de visite. La jeune femme avait bien d'autres qualités qu'on ne retrouve pas sur un curriculum vitae et elle voulait les mettre à contribution. Le regarde toujours posé sur le blondinet, elle l'observa pousser un soupir avant qu'il ne se décide se confier un peu plus.
Aidan lui confirma alors qu'il avait trouvé un exutoire à cette vie qu'il dépréciait. Mais le plus important fût ce qu'il avoua après. Il était évident que le manque de communication dans son entourage ne l'avait aidé en rien, c'était même probablement lui qu'il l'avait amené à cet état émotionnel et le manque d'une figure paternelle aussi. C'est bien connu, il est dur de se construire sans un père, une mère ou bien un substitut. Jillian elle-même n'imaginait pas sa vie sans l'un de ses parents, sa famille étant bien différente sauf sur le point de la communication lorsque l'on évoquait le sujet sensible : Scarlett. A part ça, tout les deux étaient des gens tout ce qu'il y a de plus normaux. Ils n'avaient pas d'addiction particulière et avaient procuré une enfance tout à fait normal à leur deux filles jusqu'à l'accident. Mais de cela -malgré ce qu'ils pouvaient penser- ils n'en étaient pas responsables. Aidan n'avait donc jamais eut de père et pour ce qui est de sa mère, il lui avait déjà dit ce qu'il en était mais sans rentrer dans les détails. Au risque d'être une nouvelle fois maladroite Jill lui en demanda plus sur sa maman et bizarrement il lui raconta sans résister, sentait-il enfin le bien que pouvait procurer la parole ? La jeune femme l’espérait car s'il continuait comme cela, il était fort possible qu'il se soulage d'un poids énorme.

La mère d'Aidan ne semblait pas être une mauvaise personne, elle était juste perdue comme la plupart des alcooliques d'ailleurs. Ils se sentent responsables des malheurs présents dans leur vie et boivent pour les oublier l'espace d'une gorgée, puis d'un verre, puis d'une bouteille et finalement ils se retrouvent avec encore plus de problème qu'au premier jour. Ces personnes se voient donc aspirées dans une spirale infernale qu'ils ne contrôlent pas. C'était sûrement le cas de madame Weatherly, ou peut-être avait-elle un autre nom... Peut importe, le problème était qu'elle entraînait Aidan dans cette vie où l'alcool avait prit une trop grande place. Jillian comprit que le principal problème du lycéen se trouvait là, car même si c'était sa mère qui ingurgitait ces boissons, il en était tout aussi victime qu'elle. Pourtant, la documentaliste put aussi voir dans le regard du jeune homme qu'il aimait sa mère et qu'il voulait qu'elle s'en sorte non pas seulement pour lui, mais pour elle aussi. C'est dans des paroles comme celles-ci qu'Aidan montrait qu'il n'était pas seulement le rigolo de la classe qui se fichait de tout et de tout le monde, car finalement ce n'était pas le cas. Aidan se souciait des autres bien plus qu'il ne le laissait paraître, c'était encore l'une des nombreuses facettes de sa personnalité qu'il cachait derrière son masque. Mais heureusement, Jillian n'avais pas pour habitude de se fier à ce que les gens veulent bien laisser transparaître d'eux.

Lorsqu'il prit une nouvelle fois la parole, Jill vît que l'adolescent avait plus de mal s'exprimer. Celui-ci parut d'ailleurs s'interrompre avant la fin de sa phrase. Elle comprenait ce à quoi il faisait allusion, elle ressentait la même chose lorsqu'elle écrivait. Il était bien plus facile de gommer un passage qui ne nous plaît pas plutôt que de le vivre, tout les deux avaient trouvé refuge dans la fiction comme quoi ils n'étaient pas si différents. D'ailleurs, Aidan exprima tout comme Jill l'avait fait plusieurs années auparavant le désir d'exercer un métier lié à cette passion. Tout ce dont il avait besoin c'était du soutien, ce qu'il n'avait visiblement pas chez lui. « Pourquoi pas ? Si c'est ce que tu aime faire, il faut que tu essaie ou tu le regrettera ! » Il fallait qu'il tente sa chance avant qu'il ne soit trop tard, d'autant plus que les inscriptions dans les facultés ne seraient plus possibles dans quelques mois. « J'ai entendu dire que tu faisais des vidéos à succès sur internet, tu devrai en envoyer à des universités, on ne sait jamais ! Tu sais qu'à la moindre question tu peux aller voir madame Schuester dans son bureau, elle aura sûrement une brochure à te donner. » Et oui, Jillian aussi avait entendu parlé des nombreux dépliants de son amie sur tous les sujets possibles et inimaginables auxquels elle pouvait être confrontée. Jill se dit qu'elle ferait peut-être aussi bien d'aller voir Emma pour qu'elle lui en donne une qui lui dirai comment trouver un homme, car la jeune femme en était apparemment incapable toute seule...

Bref, elle n'était pas le problème pour le moment. Elle posa alors une nouvelle fois son regard sur Aidan. « Et ta mère, elle sait ce que tu fais ? » il est fort possible que la réponse du garçon soit négative, Jill le savait mais elle voulait savoir si sa mère n'avait qu'un rôle de figurante dans la vie de son fils ou s'il elle tentait de s'impliquer entre deux bouteilles.
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05. “The only place where success comes before work is in the dictionary.” Vidal Sassoon

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