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 04. Life is a cabaret ol' chum so come to the Cabaret.

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MessageSujet: 04. Life is a cabaret ol' chum so come to the Cabaret.   Lun 16 Juin - 14:00


Life is a cabaret ol' chum so come to the Cabaret.

"L'homo sapiens postmoderne fait face à un dilemme de taille : être blasé ou s'étonner constamment." a dit un jour Jean Dion. Un homme respectable, sans doute de la famille de la grande Céline, ce qui explique pourquoi Andrew repensait à cette citation dans l'expectative d'une réponse. Kurt était allé travailler, une maintenance le soir au garage, comme ça lui arrivait d'en faire. Mais monsieur Hummel était le patron, et il connaissait la garagiste, jamais plus satisfait que quand le travail était fait par lui. 21h48 et Andrew se tenait en caleçon devant son lit, deux tenues dépliées sur la couette blanche. Dilemme. Le dilemme de la soirée. Que mettre ? Le ticket pour le cabaret attendait sagement sur la console, de l'entrée. Le patron du karaoké avait décidé, après la saison hivernale, d'offrir à ses employés une soirée au cabaret de Lima. Et Andrew, peu friand de ce genre de soirée et de lieu, avait repoussé l'échéance autant qu'il le pouvait. Jusqu'à ce que ses collègues le harcèlent de SMS et le menace gentiment de le ficeler et de l'y emmener de force, qu'importe sa tenue. Et c'était ladite tenue qui laissait Andrew songeur. Comment diable devait-on s'habiller dans un cabaret ? C'était un endroit chic, bien tenu, qui demandait sans doute une tenue classique et élégante. Mais il connaissait les habitudes vestimentaires de ses collègues du karaoké, et être le seul en costume ne lui plaisait pas trop. Il décida d'enfiler une chemise blanche, une veste en cuir et un slim. Classique sans être trop guindé. Kurt serait fier de lui. D'ailleurs, il avait oublié de lui dire qu'il sortait ce soir. Même si Kurt n'avait pas à s'inquiéter, les spectacles étaient rarement faits pour le public homo, et Andrew allait sans doute apprécier la magie des représentations et la beauté de la gestuelle plutôt que la plastique des danseuses qui allaient ravir ses collègues.

[To: Kurt 21h58] Je sors ce soir, ça m'était complètement sorti de la tête. Mais je rentre vite. Bon courage au garage. Je t'aime.

Le clic du verrouillage de son smartphone venait tout juste de retentir que déjà la sonnette du bas du bâtiment sonnait. Une fois. Puis deux. Puis longtemps. Comme si quelqu'un s'excitait dessus. Non, pas quelqu'un, mais ses collègues qui venaient lui rappeler sa promesse. Andrew soupira en souriant, traça un coeur au stylo sur un post-it près du téléphone, s'empara des clés, et claqua la porte derrière lui. Le trajet dans la petite voiture d'un de ses amis était chargé en testostérone. Blagues vaseuses, excitation, tabac chaud au coin des lèvres, Andrew se sentait bien, au fond de son siège. Un bon vieux rock hurlait en sourdine à la radio tandis que les fenêtres diffusaient l'air frais du soir dans l’habitacle. Mais déjà les lumières extérieures du cabaret les rappelèrent à l'ordre. Ils se garèrent rapidement, et sortir. Andrew en profita pour étendre ses jambes. Rester assis au milieu de cinq hommes qui gesticulaient dans un air-band dans une voiture, ce n'était pas de tout repos. Un coup d'oeil dans la vitre arrière le rassura quant à l'état de ses cheveux et de sa tenue et il parti, serein, en direction du cabaret. Ils s'installèrent à une table, commandant leur boisson. Andrew était content de passer de l'autre côté du comptoir pour une fois. Ne pas avoir à servir des clients, se contenter de siroter sa taquila-sunrise en regardant le spectacle. C'était agréable de souffler. La conversation allait bon train. Boulot. Filles. Andrew les écoutait, un sourire aux lèvres, parler de leurs conquêtes d'un soir, pour l'un d'entre eux de sa femme. Ils pensaient Andrew célibataire, et le savait casanier, ce qui n'aidait pas les rencontres selon eux. La musique et les lumières qui baissaient les coupa dans leur élan, sauvant le serveur d'une probable question gênante sur ses relations sentimentales.

Un homme, sans doute le Monsieur Loyal de la soirée, arriva sur scène, dans un costume magnifique, rouge, carmin, doré, sans doute du velours. Il anima la salle jusque là patiente et léthargique, les faisant languir avant le prochain spectacle. Andrew glissa son regard sur les spectateurs. Des hommes, en majorité, mais aussi quelques femmes, qui accompagnaient ces derniers parfois. Mais beaucoup de groupes uniquement de femmes, sans doute une soirée en célibataires. Ou un enterrement de vie de jeune fille, même si l'endroit paraissait étrange pour Andrew. Elles avaient même lancé des "houhouu" quand le présentateur était arrivé sur scène. Complètement excitées, mais drôles. Le voyant fixer le groupe de jeune femme, un de ses collègues le tapa du coude en se moquant de lui et de sa soit-disant timidité, ce qui fit rire Andrew. Mais déjà le premier numéro commençait. Une jeune femme dansait dans un costume dépouillé, vite rejointe par d'autres danseuses qui se lancèrent dans un numéro typique du cabaret. Plumes. Strass. String. Et jambes fuselées, magnifiques. Andrew admirait le travail des corps, l'harmonie des mouvements, synchronisés. Un magnifique ballet. Mais le numéro se terminait, et un autre allait débuter, sous les applaudissements bruyants du groupe de femmes du premier rang. Que pouvaient-elles attendre avec autant d'enthousiasme ? Finalement, si des femmes pouvaient se plaire ici, Andrew allait peut-être trouver un intérêt autre que l'esthétique des corps. Il imaginait déjà un beau blond bien fait danser sur scène dans des mouvements quasi érotiques. Faites que ce soit vrai !
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