Choriste du mois


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 06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink?

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MessageSujet: 06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink?   06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink? EmptyMer 6 Aoû - 18:29


And now...
everybody talks drinks




Grill? Allumé.
Piscine? Mise en place dans le fond de son jardin.
Margarita? Dans le frigo au frais, prête à être servie.
Viande? Déjà assaisonné et prête à être cuite.
Réserve d’alcool? Très bien disposée dans sa cuisine.

Pas de doute, Warren était plus que prêt. Et comme à son habitude il en avait un peu trop fait. Peut être, peut être pas… Est-ce que c’était la mini piscine qui avait une place d’honneur juste pour aujourd'hui dans le jardin du blond, juste à quelques mètres de son grill qu’il n’avait pas allumé depuis des lustres semblait-il mais qu’il avait dépoussiéré juste pour cette occasion. Ou même le fait qu’il avait tondu sa pelouse la veille juste pour cette après midi si particulière. En fait, le policier ne faisait que courir depuis deux jours, entre le supermarché, la boucherie et le fond de son garage où il avait découvert que l’ancien propriétaire de la maison avait laissé deux chaises longues, chaises qui allait être plus qu’utiles aujourd’hui. Quoi qu’il en soit, le blond aurait peut être pu prendre trente secondes dans ses vastes préparation pour jeter n coup d’oeil à son propre reflet dans le miroir et se demander à qui il avait affaire. C’était une excellente question, pourquoi est-ce que Warren Delacroix, fumiste par excellence, avait premièrement les cheveux courts et ensuite pourquoi est-ce qu’il se préparait à accueillir une chorale, sa chorale chez lui… Les explications étaient toujours aussi tirées par les cheveux et alambiquées, en même temps, il s’agissait de la vie de Warren, est-ce que cela pouvait véritablement en être autrement de toute façon? Mais pour le coup, le grand blond était capable de résumer en un seul mot le pourquoi du comment de toute cette histoire: sectionals.

Si au début, Warren se moquait franchement de la compétition et même tout simplement eh bien… d’être dans cette chorale, même lui ne pouvait pas nié que faire parti d’un tel groupe avait ses avantages et également ses inconvénients mais il reviendrait sur ce dernier point plus tard. Bref, c’était sans doute très bête à dire mais Warren avait tout simplement fini par trouver sa place dans ce groupe majoritairement composé de femmes qui avaient toute leur caractère… disons bien prononcés, et il n’avait pas joué les véritables tire-au- flanc, non, il avait été à toutes les répétitions, avait même ressorti sa guitare de sous son lit pour un duo improvisé avec Larry, il avait même, dieu du ciel, accueilli Grace Hamilton dans sa propre maison et ce au détriment de sa relation avec Glenn qui était désormais convaincu que la Sainte Hamilton était une cible à abattre (et non, Warren n’était pas du tout en train d’exagérer), pour que les Second Chances n’arrivent pas à se qualifier au reste de la compétition annuelle. Leur performance avait été parfaite selon le shérif qui s’était même surpris à se dire que tout ceci n’était pas si ridicule au final et qu’une fois sur scène les choses prenaient enfin forme, et selon lui, ils méritaient une place au panthéon des plus grands, sans doute plus que la chorale à laquelle appartenait Ryder ou même la bande de boutonneux tenus en laisse par sa supérieure directe. Et face aux mines dépitées et déçues après un tel échec, il avait craqué.  

« Non, non, les filles … No offense Larry just trying to make a point her... interdiction de déprimer d’accord … On va… On va se donner rendez vous chez moi pour le barbecue de votre vie et vous oublierez toute cette histoire de compétition et de Sectionnals, allez… »

Il avait tapé dans ses mains comme si c’était l’évidence même et il avait insisté pour que la chorale reparte quand même avec une attitude de vainqueurs en tête. Les cheveux en revanche… C’était plus une preuve de son engagement qu’autre chose, et on lui excusera ses rites de barbare, mais ce n’était pas lui qui avait pleuré dans cette histoire au final, c’était Glenn. (Et encore une fois, non il était bien en train d'exagérer.) Bref, Warren était gonflé à bloc, tout seul dans sa cuisine, déjà en maillot de bain, ses lunettes de soleil bien en place sur ses mèches blondes et il avait soudainement décidé de se lancer dans la décoration de ses verres, recouvrant les bords de sucre. Peut être qu’il en faisant un peu trop, mais il était plus que déterminé à voir des visages souriants et s’il devait avoir recours à des quantités gigantesques d’alcool pour y parvenir et autres substances et/ou pâtisseries mises au point par Lexie et lui même… Eh bien… *Grand soupir*  Tant pis, ce serait le prix à payer, chose qu’il était prête à assumer en ouvrant les portes de sa maison de la sorte. Tandis qu’il finissait enfin son travail d’orfèvre, qui aurait que cela était aussi compliqué vraiment, on sonna à la porte d’entrée. Un sourire aux lèvres, il se dépêcha de remplir trois verres avec le précieux cocktail et de les mettre sur un plateau et, colliers de fleurs dans son autre main (oui, il avait acheté des colliers de fleurs, certes en plastique, mais ça en jetait quand même), il se dépêcha d’aller ouvrir la porte d’entrée.

« Bienvenu chez moi, mi casa es su casa etc... Il n’y a pas de règle à part qu’on enlève ses chaussures à l’intérieur, oui j’ai des habitudes comme ça. Quoi qu’il en soit, pas besoin d’attendre les autres pour commencer à s’amuser pas vrai? »

Et un collier de fleurs et un verre de margarita tendu plus tard, Warren pouvait dire que oui, cela allait être une bonne après midi.


Dernière édition par Warren Delacroix le Mar 7 Oct - 14:52, édité 2 fois
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Charlie Pillsbury
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MessageSujet: Re: 06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink?   06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink? EmptyJeu 7 Aoû - 16:40

Spoiler:
 


« Hey baby even though I hate ya, I wanna love ya, I want you ! And even though I can't forgive you, I really want to, I want you ! Tell me, tell me baby, why can't you leave me ? Cause even though I shouldn't want it, I gotta have it, I want you ! ». Ses écouteurs enfoncés dans ses oreilles, une casquette vissée à l’envers sur son crâne et sa paire de Ray-Ban rondes tremblant sur l’arrête de son nez au rythme effréné de sa chorégraphie improvisée, Charlie se déchaînait devant le miroir de la salle de bain, vêtue d’un simple bikini vert pomme qu’elle venait tout juste d’enfiler. Ayant à peine conscience du raffut qu’elle provoquait, hurlant plus qu’elle ne chantait les paroles de la chanson qui passait sur son iPod et sautillant avec une délicatesse semblable à celle d’un éléphant sur le carrelage de la pièce, elle profitait simplement du son qui lui battait les tympans pour se vider l’esprit. « Head in the clouds, got no weight on my shoulders, I should be wiser and realize that I've got… » Anticipant le refrain, elle leva les bras en l’air et se trémoussa, remuant son arrière-train à la manière d’une Nicki Minaj possédée –bien qu’elle n’eût pas tout à fait les mêmes atouts que cette dernière. « One less problem without ya ! I got ! One less problem without ya ! I got ! One less problem without ya ! … ».

Quiconque serait rentré à cet instant précis dans la salle de bain attenant à la chambre qu’elle partageait à nouveau avec Wyatt aurait pensé que Charlie avait définitivement perdu la tête et que la folie qui la guettait déjà depuis un certain temps avait fini par reprendre le dessus, et pourtant, c’était tout le contraire. Malgré la défaite des Second Chances aux Sectionals qui lui avait laissé un goût amer en bouche et qu’elle n’avait de cesse de rejouer dans sa tête, cherchant la faille dans leur programme qui aurait pu justifier la décision du jury qui les avait injustement éliminés, Charlie avait décidé d’oublier cet épisode douloureux et rayonnait à présent presque autant que le soleil qui s’était enfin invité en ville. Bien sûr, les premiers jours avaient été difficiles. La Second Chances, qui avait généralement la rancune tenace, n’était pas tout de suite parvenue à accepter la défaite, surtout après avoir vu les Awesome Voices triompher. Car si elle était indubitablement heureuse du succès de son petit-ami, elle avait néanmoins beaucoup plus de mal à accepter celui de Ruby Caldwell, et ce en dépit des efforts qu’elle faisait depuis un certain temps pour contenir sa jalousie débordante. Elle avait ainsi dû effectuer un gros travail sur elle-même pour oublier sa frustration, tournant sa langue sept fois dans sa bouche dès qu’une insulte à l’égard des deux chorales victorieuses venait lui démanger la gorge. Et contre toute attente, cela avait fonctionné ! Après seulement cinq jours durant lesquels sa moue boudeuse l’avait accompagnée absolument partout, elle avait finalement décidé de relativiser et y était parvenue avec brio. Grumpy Charlie était ainsi redevenue Happy Charlie !

Après un énième tour effectué sur elle-même et quelques mouvements tout aussi maladroits –une inscription au studio de danse de Brittany et Aaron serait sans doute la bienvenue-, elle décrocha ses écouteurs de ses oreilles, retira ses lunettes de soleil, inutiles à l’intérieur, et enfila un t-shirt dix fois trop court et trop large ainsi qu’un short en jean craqué par endroits, le tout par-dessus son bikini. Fredonnant les paroles de Problem, Charlie quitta alors la pièce et partit récupérer son sac à dos dans la chambre. Pour noyer le désespoir que leur avait causé la défaite aux Sectionals, Warren avait invité les choristes des Second Chances chez lui pour une BBQ party, et c’était précisément là que Charlie devait se rendre. Elle avait hâte de retrouver ses petits camarades et était déterminée à empêcher quiconque de ressasser l’épisode des Sectionals. Mais surtout, elle avait bien l’intention de s’amuser, et mieux encore, de s’amuser sans boire une seule goutte d’alcool.

Arrivant dans le salon de l’immense appartement dont Wyatt était l’heureux propriétaire, elle esquissa un sourire attendri en posant son regard sur ce dernier. Le gynécologue était tombé dans les bras de Morphée et semblait profiter d’une sieste bien méritée, que le vacarme provoqué par Charlie depuis la salle de bain n’avait même pas pu troubler. La choriste s’arrêta à sa hauteur et se pencha vers lui, déposant un baiser sur son front parsemé de tâches de son, d’autant plus visibles à l’approche de la période estivale, avant de tourner les talons et de quitter l’appartement silencieux.

Sa vieille Ford ayant récemment rendu l’âme –comme le lui avait fait remarquer Cat à juste titre, sa malchance avec les voitures semblait la poursuivre- Charlie l’avait laissée au garage de la ville pour les réparations et n’avait d’autre choix que de rejoindre la Banlieue à vélo, Banlieue qui, bien entendu, se trouvait à l’autre extrémité de la ville –sinon ce n’était pas drôle. Elle récupéra donc l’engin dans le local du rez-de-chaussée et après avoir posé à nouveau ses lunettes de soleil sur son nez, elle s’engagea sur la route. Comme ce fut à prévoir, le trajet ne se déroula pas sans encombre et après avoir insulté la moitié des automobilistes qui la dépassaient ou la klaxonnaient, la choriste parvint enfin à bon port. Malgré son irritation passagère, elle ne tarda pas à retrouver le sourire lorsque le visage du beau shérif apparut derrière la porte et elle s’esclaffa même lorsque ce dernier tenta de lui parler en espagnol.

« Ok, à tes risques et périls par contre, parce que mes pieds ne doivent pas sentir la rose » fit-elle, tout sourire, lorsqu’il lui demanda d’enlever ses chaussures à l’intérieur. Ignorant le plateau que son camarade tendait vers elle, elle s’accrocha à son cou et le serra dans ses bras. Bien sûr, elle avait l’air d’une lilliputienne à côté de cette grande armoire à glace blonde, et elle dût se hisser sur la pointe de ses pieds pour atteindre ses épaules. Pinçant légèrement la joue du shérif entre son index et son pouce, elle s’arracha à son étreinte et recula d’un pas pour admirer son hôte. La dernière fois qu’elle l’avait vu torse nu c’était lors du défilé de chars à l’occasion de Noël et ses lèvres s’étirèrent en un nouveau sourire à cette pensée. « T’es quand même plus sexy en maillot de bain qu’en tenue de petit Jésus, hein ! ». Elle retira ses baskets, accepta collier de fleur en plastique et Margarita –qu’elle ne comptait pas boire pour autant- et passa devant Warren, se dirigeant d’un pas déterminé vers le jardin ensoleillé.  « Non pas que je veuille jouer les rabat-joie mais… t’aurais pas du jus d’orange ou quelque chose sans, hm, sans alcool ? ». Posant à nouveau le cocktail sur le plateau d’un air désolé, elle se retourna et fit glisser la lanière de son sac à dos le long de son bras afin de le déposer sur le bord de la terrasse. Profitant du retour de Warren en cuisine, elle retira alors short et t-shirt qu’elle jeta sur le sac et se dirigea vers une chaise longue, bien décidée à profiter de ce barbecue en compagnie de ses camarades des Second Chances.
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Grace Hamilton
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MessageSujet: Re: 06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink?   06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink? EmptyJeu 7 Aoû - 23:48

Grace avait peut-être craqué. Oui. Peut-être un peu. Peut-être un tout petit peu. Peut-être bien qu’elle avait entendu le résultat de la compétition et qu’elle était soudainement devenue sourde. Peut-être qu’elle avait senti la terre sous ses pieds se retourner, et peut-être bien qu’elle avait hurlé comme un animal blessé, un orque harponné aurait précisé des experts, avant de pointer un doigt accusateur sur les deux autres chorales. Oui. Peut-être qu’elle les avait accablé de malédictions d’inspiration médiévales et égyptiennes, une petite touche incas pour le côté esthétique, promettant châtiments divers, détresses éternelles et infertilité à tout–va. Peut-être que Joanna Ellingson avait du la traîner dans les coulisses et qu’elle avait continué à vociférer jusqu’à recevoir une gifle de la brune excédée, ce aurait déclenché chez la blonde une crise de rire nerveux peut-être encore plus préoccupante que la largesse de ses connaissances en matière d’afflictions divines. Peut-être également qu’elle avait perdu la faculté de bouger le moindre facial à l’instant où sa paupière droite était à moitié relevée, peut-être bien que pendant plus de trois heures elle n’avait plus été capable de cligner des yeux, qu’elle avait ainsi effrayé des enfants en rentrant chez elle, que des vieilles dames s’étaient écartées de son chemin de peur d’être agressée, et peut-être que des bulldogs s’étaient tus sur son passage, que le pasteur avait pensé à l’envoyer à l’hôpital, avant de commencer à envisager l’exorcisme, et qu’elle avait fini par s’enfermer dans l’ancienne chambre de sa sœur. Peut-être aussi qu’elle avait fini sa nuit assise sur le sol dans un coin à regarder dans le vide en se mordillant la lèvre inférieure.

Coup de brosse dans les cheveux.

Peut-être.

Mais dans tous les cas, si quelqu’un tentait jamais de lui en reparler, elle nierait avec fermeté.

Sourire candide dans le reflet.

Et elle avancerait l’hypothèse plausible d’un sosie qui l’aurait ligotée dans un placard pour prendre sa place pendant vingt-quatre heures. Ou d’une possession de son corps par un parasite extraterrestre attiré depuis le fin-fond de l’univers par l’aura démoniaque de l’ensemble des individus nocifs de Lima, véritable supermarché du Purgatoire. Ou d’un délire collectif lié aux émanations de gaz hallucinatoires dont Grace soupçonnait depuis un bon moment l’antique mais coriace mairesse de répandre dans les rues de sa ville, filmant les effets pour les bénéfices d’une émission de télé-réalité diffusée en Nouvelle-Zélande.  Ou les trois en même temps. Elle n'était pas du genre à chipoter. Tout était possible sinon la vérité.

Un tour de main et elle réunit ses cheveux en queue de cheval. Cette coiffure ô combien honnie en disait long sur l’état émotionnel délabré de la blonde. Son éternel sourire avait pourtant toujours le même éclat. Grace était troublée, du moins encore plus qu’en temps normaux, mais elle gardait tout de même une base de vie indéfectible : prière avant son jus d’orange du matin, soutien-gorge bien ajusté et molaires perpétuellement exposées au monde. Resserrant le nœud avec un regard critique dans le miroir, elle obtint finalement satisfaction capillaire. Après cinq bonnes minutes de contorsion intense, elle parvint à refermer jusqu’à la base de sa nuque la tirette qui longeait son dos moulé par la combinaison de plongée bleu électrique qu’elle avait dégoté pour l’occasion. Warren lui avait promis une piscine à cette fameuse soirée. C’était ce qu’elle mettait quand elle devait nager. En toute logique, c’est ce qu’elle porterait pour la petite réunion.

Du gazon fraîchement coupé, de la viande probablement trop assaisonnée et le shérif de Lima sans t-shirt. Voilà qui devrait parvenir à chasser les stigmates de leur échec. Sur cette pensée réconfortante, Grace sortit de la maison du pasteur. Elle était prête.

Les escarpins qu’elle avait mis pour parfaire sa tenue claquèrent sur le béton du trottoir. Et tandis qu’elle marchait vers le bas de la rue, profitant du vent tiède sur son front dégagé, les questions revenaient déjà bourdonner dans sa tête.  Prête à quoi ? A prendre trois kilos ? Possible. A devoir passer une demi-heure pour s’extirper de sa combinaison une fois que le barbecue serait terminé ? Probable. A redevenir heureuse ? … . A absoudre ses coéquipières pour leurs péchés, vices et pratiques wiccanes soupçonnées ? Yeux levés au Ciel. Il ne fallait pas être ridicule non-plus. Alors ? Qu’est-ce qui l’attendait au bout de cette nuit ? Elle regardait les maisons qui défilaient à mesure qu’elle se rapprochait de la destination, et l’intime conviction grandissait en elle qu’elle  le découvrirait bien assez tôt.

Battements de cœur plus rapides. Le gazon bien tondu. Quelques pas. Demi-tour. Tentative de communication avec un raton-laveur repéré dans des buissons. Fuite de l’animal. Mine peinée. Retour vers l’entrée. Expression rêveuse. La porte s’ouvrit. Elle regarda le géant et ses yeux s’arrondirent d’un seul coup.

Sa bouche s’ouvrit et fut couverte par sa main tremblante.

Warren leur avait fait une Britney Hair Therapy.

- Sincere condolences…

Certes son crâne n’était pas rasé, mais du point de vue de Grace, c’était presque pareil. La crinière du viking était Légendaire. Leur longueur et leur brillance représentaient la toute puissance de la Justice et du Bien en ce monde. Sa main effleura les pointes coupées, sacrilèges extra-doux, et les larmes lui vinrent aux bords des cils. Elle hocha pourtant lentement la tête. Chacun devait passer le cap d’une façon ou d’une autre. Personne de ses connaissances n’avaient sombré dans l’écoute de Nicki Minaj. C’était une petite victoire dans leur défaite. Ils pouvaient encore s’en sortir. Elle lui tapota la joue, repoussant ses émotions avec dignité, et un reniflement sonore, puis nota la présence des boissons que l’ogre tenait entre ses mains.

-Oh god, I’m so thirsty… And… HEY… WAIT A MINUTE… THIS IS BLUE.  

SC blue.

Laissant échapper un petit cri ravi, elle attrapa un verre rempli à raz-bord d’une substance bleutée.

-I take this one… Is this like soda ?

Elle leva un sourcil et avala l’entièreté du verre d’un seul coup, curieuse et assoiffée. Elle cligna des yeux et toussota, plaquant une main contre sa gorge.

-Oh. This wasn’t a soda…

Pause. Prunelles luisantes. Sourire avide.

-But… this is good ! What is it ? Give me more…

Elle attrapa un autre verre d’une main, ses chaussures de l’autre, habituée des règles et manies du Thor d’Ohio, et s’aventura à l’intérieur de la maison d’un pas gambadant.

-Are the others already…

Et aperçu soudainement Charlie affalée sur une chaise longue.

-Oh. You invited… Her.

La ride de plus en plus profonde qu’elle avait fini par surnommer Watson, petite dédicace à sa principale cause d’apparition, se manifesta entre ses sourcils. Contact visuel.

Awkward.

-Hi.

A côté du ton de cette salutation, la sorcière blanche de Narnia aurait pu tranquillement passer pour Mamie Nova. Cependant, si elle ne lui plaisait pas, la présence de la jeune femme paraissait plutôt logique. La Brown était une Second Chance. Et, malgré ses efforts, Grace n’avait pas encore trouvé de mention légale qui justifierait son extradition de l’état, ce qui supposait qu’elle pouvait s’y déplacer légalement, et a fortiori s’y goinfrer de steaks en toute quiétude. Soupir. Elle pivota vers le blond, son index tendu vers la brune, un regard suspicieux irradiant de ses pupilles qui déjà commençaient doucement à se dilater.

-She got a necklace. A flower necklace. Why ? I love flowers. I love necklaces. I want a flower necklace too. Give me a necklace, Warren.

Sourire enfantin.

-Please.

Retour du visage glacial.

-Now.

Elle tourna la tête de droite à gauche, paupières plissées, avalant une nouvelle gorgée de boisson, cherchant la nourriture des yeux, soudainement concernée par la qualité des produits que le géant avait pu préparer. Après tout, il était le genre d'homme-boeuf pourvu de six estomacs en béton armé capable d'engloutir une plaquette d'uranium sans broncher. Ce n'était pas son cas. Avec des personnes de confiance comme Watson-Brown dans les parages, il était hors de question qu'elle risque l'intoxication alimentaire. Il était de son devoir de faire une inspection en bonne et due forme.

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MessageSujet: Re: 06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink?   06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink? EmptyMer 13 Aoû - 0:18

Plantée devant le miroir, Cassandra se regardait avec un mélange de pudeur et de nostalgie. A en juger par cette apparence de vertu, elle n'avait pas tant changé que ses récentes déconvenues voulaient bien le lui faire croire. Ses cheveux tombaient en cascade sur ses frêles épaules, et dans le même geste délicat qu'elle avait exécuté toute sa vie, elle les nouait dans une queue de cheval minutieusement ajustée. Parfois elle avait besoin de se rappeler qui elle était, parce que même si les choix qu'elle avait faits n'avaient pas toujours été les bons, elle avait au moins eu le mérite de garder cet éclat hérité de son nom. Aujourd'hui elle n'était pas certaine de faire encore les bons choix, mais elle n'avait pas non plus la même aura de noblesse que lorsqu'elle marchait dignement dans les pas de son père. Il ne lui restait plus que l'héritage de ses propres erreurs. Mal à l'aise, Cassie se tordait dans tous les sens, essayant vainement de trouver un angle sous lequel elle ne se trouverait pas ridicule. Au départ l'idée de Warren l'avait enchantée, mais elle avait bien vite réalisé qu'elle s'était plutôt laissée porter par l'enthousiasme du reste du groupe plutôt que par le sien. Elle n'en avait pas eu besoin à vrai dire, mais voir qu'elle n'était pas la seule à prendre des initiatives pour camoufler l'amertume de l'échec avait suffit à la persuader du contraire. Au fond quelque chose lui disait que le reste de la chorale ne la voyait plus comme la meneuse infaillible qu'elle s'était efforcée d'être au départ, et que c'était pour cette raison qu'on la traitait avec beaucoup plus de prévenance, comme on tenterait affablement de détourner un enfant de sa tristesse. Au moins elle paraissait plus humaine aux yeux des autres, et la vérité était même que, égoïstement, elle prenait goût à toute cette attention qu'elle avait autrefois portée aux autres. Elle avait longtemps rêvé secrètement d'être de l'autre côté de la barrière, même si le prix qu'elle avait dû payer était encore bien trop douloureux. Ce maillot de bain, d'une fadeur absolue, avait été conçu pour dissimuler des formes qu'elle n'était même pas certaine d'avoir. Il lui avait toujours convenu, parce qu'il maquillait ses complexes autant qu'il la rendait insipide. A la Mogadore Academy, être insipide était une qualité que l'on enseignait sans même s'en rendre compte. Ce maillot l'avait suivie toute sa vie, du collège jusqu'au lycée, des bancs de la piscine jusqu'aux plages du Pérou. Il n'y avait qu'après sa graduation où, dans un élan d'audace et d'extravagance, elle avait choisi de l'acheter en bleu marine plutôt qu'en noir. Désormais il ne lui rappelait qu'avec cruauté toutes ces années perdues à vouloir rentrer dans le moule confortable de son éducation. Elle le portait aussi accessoirement lorsqu'elle avait croisé Jeremy pour la première fois. Fronçant le nez d'un air dégouté, elle se demandait sérieusement ce qu'il avait bien pu lui trouver ce jour-là. Au moins à l'époque elle avait encore le luxe de défendre ses convictions.

Désespérée, elle se laissa tomber lâchement sur son lit dans un soupir de désolation. Même si Joanna aimait s'autoproclamer sa marraine la bonne fée, elle n'avait pas encore débloqué sa télépathie, aussi Cassie tâtonna-t-elle sur son matelas jusqu'à trouver son téléphone. "SOS", lui avait-elle envoyé. En redescendant machinalement le long de son historique, Cassie réalisa qu'elle avait envoyé des tas de messages de détresse ces dernières semaines. A croire qu'elle n'avait plus que ce mot à la bouche. Mais Joanna était trop heureuse de se sentir utile, surtout depuis qu'elle se sentait victime des regards accusateurs des autres choristes. L'avantage de lâcher un peu du lest avec les Second Chances était qu'en cas de mauvaises décisions, Joanna était celle qui essuyait les critiques. Personne ne disait rien, mais les soupirs exaspérés qu'elle suscitait sur son passage étaient bien plus parlants que des mots. Difficile à croire, mais elle était humaine elle aussi, et Cassie savait que sous cette carapace de tyran extrémiste elle s'en voulait de n'inspirer que du mépris aux autres. "J'arrive", avait-elle répondu dans la seconde. Esquissant un sourire rassuré, Cassie se releva pour s'extirper de son maillot de bain difforme et enfiler une tenue assez inconvenante pour mériter les applaudissements de son amie mais pas trop pour détourner les regards de la sienne. De toute façon elle allait passer sa matinée à défiler dans des maillots de bain, autant faciliter les essayages en ne se cachant pas sous des couches de vêtements.

Comme elle l'avait prévu Joanna prit cette mission très à cœur. Elle l'entraina dans un magasin qu'elle connaissait comme sa poche, un paradis du sous-vêtement où, en un clin d’œil, elle lui chargea les bras de pièces diverses qui, selon ses dires, lui iraient à merveille. De toute évidence elle n'avait pas la même définition de merveilleux parce qu'au premier essayage Cassie avait tellement d'espace dans son décolleté qu'elle n'osa même pas sortir de la cabine. "Joanna, c'est pour moi le maillot, pas pour Grace." assura-t-elle en balançant la pièce à conviction par dessus le rideau. "Ah ouais mince, c'est vrai que t'es plate comme une limande. Il te faut des froufrous, des volants, du contraste. Ou les trois en même temps." répondit-elle, sa voix déclinant à mesure qu'elle s'éloignait. Ni une ni deux elle lui rapportait LE maillot fait pour elle. Il s'agissait d'un maillot une pièce - elle avait vraiment dû ronger son frein - en forme d'accordéon dont les couleurs dégradaient du blanc au noir. Même si elle se sentait à l'aise, Cassie n'était pas non plus dévergondée au point de sortir faire un défilé à l'extérieur, mais de toute évidence Joanna en avait décidé autrement. Elle l'attrapa par la main et la força à jeter un œil dans le miroir qui ornait l'un des murs à l'extérieur des cabines. "Tu sais j'avais le même dedans." se défendit Cassandra, les bras croisés autour de sa poitrine. "Nan la lumière est pourrie. T'es pas trop canon ? Oh mon Dieu j'adore cette chanson. Cup of Ace, cup of Goose, cup of Cris, High heels, somethin' worth a half a ticket on my wrist.Takin' all the liquor straight, never chase that. Rooftop like we bringin' '88 back. Bring the hooks in, where the bass at? Champagne spillin', you should taste that." Le regard insistant qu'elle lui jetait lui signifiait bien que c'était à son tour de se trémousser comme une Nicki Minaj liposucée pour faire comme s'il était tout à fait normal de chanter devant le miroir d'un magasin de sous-vêtements avec les 3/4 de la peau à l'air. "I'm so fancy, you already know..."

Rassemblant ses affaires, Cassie demanda une dernière fois à Ashandra si elle était certaine de vouloir manquer à l'appel. Face au refus de son amie elle n'insista pas, sachant pertinemment que si elle déclinait l'offre c'était qu'elle avait bien mieux à faire. Elle la salua timidement en sortant avant de d'appeler nerveusement l'ascenseur. Joanna l'attendait en bas depuis cinq minutes, et même si elle savait qu'elle ne se lassait pas d'écouter Iggy Azalea à répétition, elle se doutait bien que la brune avait ses limites. Sans surprise elle hochait la tête en rythme sur la musique, la vitre abaissée, une moue de rappeuse à la manque peinte au visage. N'empêche que Joanna n'était pas si mauvaise à cet exercice, peut-être que le rap était une piste à explorer à l'avenir. De toute façon Cassie ne se faisait plus d'illusions, leurs échecs successifs n'étaient pas dus à leur talent ou à leurs choix mais simplement à la partialité évidente du jury. Si les SC se présentaient sous un nouveau nom elle était certaine qu'ils pourraient remporter au moins les Sectionals de l'an prochain.

Lorsque Warren ouvrit la porte, il avait cette même expression de placidité au visage que la Megan Fox qui avait présidé la compétition cette année. "Yo sexy boy." dit Joanna en s'invitant, prenant soin au passage d'empoigner un verre de cette substance dont la couleur exotique rappelait de drôles de souvenirs à Cassandra. C'était exactement ce qu'elle avait bu au bar karaoké avec Ashandra, elle en était certaine. Cette boisson était dangereusement délicieuse. "Bonjour Warren." articula-t-elle timidement. Loin de l'intimider, la présence du blond dans sa chorale demeurait un mystère. Comme celle de Lexie Preston ou de Norah Mann. Peut-être que cette soirée leur permettrait à tous de se livrer un peu plus les uns aux autres. "Elle est déchainée, je ne sais pas si c'est le soleil ou la tequila. Ou peut-être la tequila au soleil. Quoiqu'il en soit il faudra lui arracher ses clés de voiture." avertit-elle en montrant son décolleté d'un signe de la tête pour lui signifier où Joanna gardait les siennes en permanence. Abandonnant son sac dans l'entrée, Cassie se dirigea discrètement vers le jardin, sans oublier d'évaluer la déco au passage. Warren avait beau transpirer la virilité, elle décelait clairement une sensibilité féminine digne des pulsions feng shui de Grace. Cette dernière était d'ailleurs déjà arrivée, dévisageant Charlie avec une apparente animosité, tandis que Joanna avait déjà investi la piscine. "Salut les filles." se contenta-t-elle de dire. Après quelques embrassades, elle se posta machinalement entre elles pour faire bouclier. Cette journée promettait d'être forte en rebondissements.
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Lexie A. Preston
Ginger Spice ; You bet you're gonna lose it to that hellbound crimson glory
Age : 25 yo
Occupation : Galeriste, chef auto-proclamée de la Pension Preston, life coach du dimanche et membre des Second Chance
Humeur : Déterminée
Statut : Bob oriented
Etoiles : 679

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Chanson préférée du moment : You're the one that I want | GREASE
Glee club favori : Second Chances
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MessageSujet: Re: 06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink?   06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink? EmptyMer 13 Aoû - 16:09


« Everybody, yeaaaaaah, rock your bodyyy right... BACKSTREET'S BACK ALRIGHT ! » Faisant tourner ses avant-bras l'un par dessus l'autre, tout en manoeuvrant une marche arrière en direction de son vaste dressing, Lexie brayait à tue-tête par dessus le boys band. Il lui semblait avoir entendu un aboiement plaintif provenant de l'étage inférieur, mais elle choisit de l'ignorer royalement. Si ses nouveaux colocataires humains étaient contraints à s'habituer à ses fréquentes poussées musicales, elle n'allait pas changer ses habitudes pour leur compagnon à quatre pattes. Chantonnant donc toujours gaiement, elle passa en revue ses tenues les plus estivales, bazardant sur le plancher ce qui ne convenait pas et sur le lit ce qui méritait d'être pris en considération. Bien vite, sa chambre ressembla à un champ de bataille. Du moins, encore plus qu'à l'accoutumée. Elle avait fait un effort durant les périodes de visite et durant les premiers jours de Christabella et Aidan entre leurs murs, mais le naturel était vite revenu au galop. Lexie Preston nettoyait sa cuisine avec un soin méticuleux, mais c'était une toute autre affaire quand il s'agissait de sa chambre. Affaire qu'elle n'avait nullement l'intention de résoudre aujourd'hui. Non, il lui fallait trouver la tenue idéale. Et si elle avait déjà un superbe bikini turquoise, retrouvé au fond de sa penderie, elle devait bien enfiler quelque chose par dessus.

Quand Warren avait suggéré l'idée d'un barbecue festif chez lui, pour se remettre de la défaite aux Sectionals, la jeune femme n'avait pas hésité un quart de seconde avant d'accepter. Elle n'était pas spécialement affectée par cet échec, la chorale étant un loisir qu'elle prenait certes au sérieux, mais qui était relativement secondaire dans son existence. Entre la galerie, le gîte et sa maison de fous, la rouquine ne pouvait pas tellement se permettre de trop s'investir émotionnellement dans le sort des Second Chance. Bien entendu, elle avait été un peu déçue, ayant fermement cru en leur chance de réussite et aimant les répétitions régulières. Néanmoins, leurs concurrents avaient été à la hauteur et, même si ça ne s'était pas joué à grand chose, les dés étaient jetés. Il ne servait donc à rien de ressasser la chose et, comme à son habitude, Ginger Spice voyait le positif dans la situation. L'entraînement plus intensif qu'à l'ordinaire lui avait permis d'apprendre à mieux connaître ses camarades et à se faire de nouvelles amies. Elle était donc ravie à l'idée de les retrouver dans un contexte plus détendu et, avec la complicité de leur hôte du jour, comptait bien faire tout son possible pour ne pas laisser un esprit chagrin l'emporter. Un sourire malicieux étira ses lèvres et Lexie attrapa finalement une longue robe de plage blanche à bustier. C'était léger, séchait vite et s'enlevait en une seconde. Parfait. Après avoir consulté l'heure, elle éteignit à la hâte la radio et enfila les tropéziennes qui ne la quittait pas depuis le début de l'été. Après avoir calé son sac en paille sur son épaule et noué sa chevelure en une natte relâchée, qui pendait plus ou moins joliment sur son épaule, elle attrapa chapeau et lunettes de soleil, puis dévala les escaliers en trombe.

Ses affaires en équilibre précaire sur une chaise, la galeriste/pâtissière ouvrit le four précipitamment, soulagée de voir que ses cookies n'avaient pas brûlé. Elle en mit quelques uns dans un tupperware, sur lequel elle colla un post-it portant la mention "magic cookies" et le laissa sur le comptoir, à l'intention de ses bien aimés colocataires. Elle plissa le nez, pensive. Christa serait-elle du genre à la dénoncer? Elle froissa donc le papier jaune et le remplaça par une indication moins explicite. "JJ's Kind Of Cookies." Les plus avisés comprendraient. Vivre avec une de ses camarades Second Chance qu'elle connaissait le moins promettait d'être une expérience intéressante. Surtout pour Christabella. La londonienne se demanda alors si la brunette comptait venir à leur petite réunion. Ses cookies étaient emballés et elle était prête à partir, son meilleur ami l'attendait d'ailleurs impatiemment dans le hall d'entrée. Elle posa donc son ample chapeau sur sa tête et ses grandes lunettes mouches sur son nez et prit la route sans se poser plus de questions. Elle mettrait ça sur le compte de la précipitation si elle croisait sa colocataire. Ce qui était plausible puisque, pour ne pas changer, Baby Preston était en retard. Non pas que Warren soit du genre à s'en formaliser, surtout pour une occasion pareille. Il n'était donc pas étonnant qu'un bon nombre de filles soient déjà sur place quand le shérif vint lui ouvrir. Elle l'enlaça avec force, tout en hurlant un « Hiiiiiiiii ! » beaucoup trop près de son oreille. « Haaaan ils ont l'air trop beau tes cocktails et j'aime les colliers de fleurs ! » dit-elle en se détachant de son ami. La rouquine lui fourra sa grande boîte dans les mains et passa l'un des colliers autour de son cou en ajoutant. « J'ai refait les cookies de la dernière, comme ils étaient super bons, je me suis dit qu'il fallait que tout le monde en profite. » Ginger Spice lui asséna alors le clin d'oeil le moins discret de l'histoire du clin d'oeil puis lâcha son sac dans un coin, non sans avoir ôter ses chaussures comme le voulait les règles de la maison. Enfin, elle ôta sa robe et s'empara d'une boisson, non sans remarquer un détail qui lui plaisait. « Han je suis assortie au cocktail, trop classe ! »

Son enthousiasme en prit un léger coup en voyant que les deux Hamilton étaient de la fête. Elle n'aurait pas dû être étonnée. Quoique. Grace aurait sans doute pu voir dans leur petite sauterie un acte de débauche auquel elle refusait de prendre part. Mais tristement, elle en avait décidé autrement. Mais Lexie ne serait pas celle qui ruinerait la fête. Elle afficha donc son plus beau sourire Colgate Total avant de lancer. « Hello ladies ! Vous êtes ravissantes sous ce beau soleil. Et salut Joanna ! » ajouta-t-elle à l'intention de la brune, qui batifolait déjà joyeusement dans l'eau. Cette femme était un sacré phénomène et elle avait ses défauts, mais on devait lui reconnaître un style certain. La britannique s'approcha alors de Charlie, son roc salvateur face à cette assemblée atypique et s'installa au bout de sa chaise longue, avant d'embrasser sa joue avec sa délicatesse coutumière. « Ca va toi? » Ses prunelles croisèrent celle de son amie, pour lui faire comprendre que la question n'était pas purement rhétorique. Après tout, une fête pouvait être difficile à gérer pour quelqu'un ayant traversé ce que sa gangsta préférée avait subi. Mais elle allait mieux, depuis des mois maintenant et semblait très bien tenir le cap. La jeune femme observa donc ses camarades au teint pâle, puis se tourna en direction de la maison pour héler leur hôte. « Warreeeeeeen ! Tu peux me ramener la crème solaire dans mon sac? Je crois que la 50+ est de rigueur pour nous aujourd'hui. » Peut-être que les blondinettes avaient été prévoyantes, mais Baby Preston prenait très au sérieux la protection de sa peau. Les rayons UVA - ou UBV ou X, qu'importe - étaient terriblement agressifs pour la rouquine et elle ne supportait pas d'avoir des coups de soleil. Alors elle se tartinait de crème, vivant à l'ombre, avec lunettes et chapeau. Mais cela ne l'empêchait pas de profiter de la belle saison. Ou de la piscine du shérif qu'elle ne manquerait pas de tester un peu plus tard.
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MessageSujet: Re: 06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink?   06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink? EmptyVen 15 Aoû - 0:05

L'heure était presque arrivée. En attendant que les aiguilles de sa montre colorée atteignent la limite qu'elle leur avait accordée, Emma restait plantée devant son lit, droite comme un I, scrutant les maillots de bain qu'elle avait envisagés. En fait, sa tenue était déjà prête depuis la veille: comme elle l'avait pensé, elle avait eu besoin d'un long moment pour choisir entre ses robes estivales. Tout avait donc été calculé en fonction de ce laps de temps nécessaire à la réflexion. Seulement, alors qu'elle était parvenue à se décider et avait opté pour une robe à fond noir dotée de rayures -au niveau de la poitrine et de l'extrémité basse- et de poids -au milieu- d'un bleu turquoise qu'elle appréciait tout particulièrement, elle se trouvait maintenant face à un nouveau doute qui cette fois risquait de la mettre en retard en tant qu'il n'avait pas été comptabilisé dans l'établissement de son emploi du temps: il lui fallait un maillot de bain. Lorsque l'idée d'une pool party avait été portée à sa connaissance, Emma avait senti son nez se plisser d'un certain dégoût et elle s'était juré intérieurement, sans vraiment s'en rendre compte, qu'elle resterait entièrement vêtue et à distance de ces corps exposés et humides.

Oh, elle n'avait pas changé d'avis.

Non en réalité, elle avait simplement compris qu'elle allait se rendre à la fête et avouer tout haut qu'elle n'avait pas dénié prendre un maillot de bain parce qu'elle répugnait l'idée de s'exposer de la sorte. Ce n'était pas par peur du regret ultérieur, face à la chaleur et l'appel de l'eau fraîche qu'elle avait décidé de finalement se doter d'un bikini, mais bien parce qu'on en verrait dépasser l'attache au niveau de son cou et que cette preuve de normalité lui permettrait de se sentir un peu plus à l'aise. On ne verrait probablement pas tout le calcul qui résidait derrière un acte extrêmement banal, et pour cette raison elle s'accorda le droit de porter sous sa robe un maillot deux pièces bleu qu'elle aurait bien moins assumé qu'un une-pièce plus confortable et couvrant si elle avait dû effectivement ôter ses vêtements. Elle ne les ôterait pas.

Pour être tout à fait honnête, elle avait hésité à se rendre à la fête. Quelque part, son nouveau statut de Second Chances lui suggérait de vivre la défaite avec un recul et une déception, dans le même temps, tout particuliers. Elle avait cru à la victoire, pour tout dire, avait vu son équipe au sommet et ce même si elle s'y était engagée à titre de loisir. Elle avait constaté l'implication de chacun des membres, de chaque personne dans les répétitions diverses -et multiples- et alors qu'elle défendait corps et âme l'idée que le travail et la volonté payaient toujours, elle se retrouvait à nouveau confrontée à la bêtise humaine. Oui parfaitement. Il ne relevait en aucun cas de mauvaise foi que d'admettre que cette membre du jury à la robe courte, physiquement refaite au point qu'elle semblait être un mélange entre Megan Fox et Nicki Minaj, avait un jugement biaisé. Alors que les Second Chances avaient parié sur une modernité qui dépassait parfois la candeur de Emma, les stéréotypes qui les entouraient demeuraient tout aussi impénétrables que les voies d'un Seigneur qu'elles imploraient. Résultat, même miss Pillsbury comprenait que leur réputation pouvait conduire le citoyen lambda à les railler. Qui, à l’heure de la dépravation et de la mort pour seule limite pouvait encore prétendre défendre des mœurs dignes d’un siècle si antérieur au leur qu’on n’en avait plus qu’un vague souvenir? Pourtant la vertu n’avait pas d’âge, Emma en était persuadée. Il était simplement dommage que Lima s’en rende si peu compte qu’un championnat de chorale devenait prétexte aux jugements et critiques acerbes. Cela dit en toute franchise, il n’était aucunement honteux de perdre face aux deux chorales sélectionnées. Si elle retrouvait son objectivité, la rouquine avouait sans faiblir que la chorale de son frère avait proposé une performance exceptionnelle et elle avait également admis, l’âme en berne, que les New Directions s’étaient bien défendus –si on le lui demandait cependant, ce n’était nullement grâce à leur coach.

Après avoir soigneusement étalé sa crème solaire haute protection sur ses épaules légèrement laissées découvertes par le tissu turquoise, Emma en déposa le spray dans son sac et jugea, en enfilant un chapeau et des lunettes de soleil, qu’elle était fin prête. Un petit tour de vérification de dernière minute s’imposa pour vérifier qu’elle n’oubliait rien, puis elle partit rejoindre sa voiture, démarra le contact, et entreprit de se rendre à l’adresse indiquée grâce à un plan qu’elle avait tenté de mémoriser avant de ne quitter l’appartement.

Comme pour se mettre dans une ambiance musicale propice, Emma laissa la musique de la radio s’emparer, plus que de ses tympans, de son être tout entier : après avoir été bercée d’un air de nostalgie qui lui venait de ses vingt ans, elle se laissa submerger par cette drôle d’impression qui la libérait parfois très ponctuellement en entendant une chanson entraînante et un foncièrement critiquable dont elle n’osait qu’à moitié prononcer certains mots et qui, pourtant, présentait cet avantage incommensurable de la détendre et la faire sourire comme si ce n’était pas grave de s’amuser dans la dépravation –mesurée, tout de même. Il était hors de question de se déhancher sur une musique de Ke-dollar-sign-ha du type tik and also tok, ou quoi que ce soit dans ce goût là. Non, ce qui était plus grisant, c’était de pouvoir fredonner Chandelier en comprenant la culpabilité de Sia. C’était de connaître les paroles d’une chanson comme Afternoon Delight tout en sachant quel sens implicite ses lèvres chantantes suggéraient. Ledit sens devait cependant sembler acceptable à la conseillère. Et d’ailleurs, Afternoon Delight était un mauvais exemple puisque, à la base, il s’agissait d’un dessert –et de cela uniquement.

Arrivée devant la porte qui devait être celle de la demeure de Warren, Emma ajusta ses cheveux lâchés et toqua quelques petits coups, attendant bien sagement. On ne tarda pas. « Bonjour Warren! » Offrant un sourire encore un peu réservé, elle pénétra dans la maison et ne put retenir que partiellement son pincement de lèvres lorsqu’elle comprit qu’elle devait enlever ses chaussures… comme tout le monde. Pourquoi diable vivrait-on pieds nus? Les chaussures étaient une excellente manière de créer une barrière entre un corps et un sol définitivement infesté de microbes –et ce même si Warren était un homme très… propre- et devaient être considérées à leur juste valeur, quitte à passer la serpillère une seconde fois après le passage d’invités. Si elle avait pu garder ses chaussures à cette condition, la rouquine aurait probablement offert d’elle-même faire le ménage après la fête… mais ce n’était pas le moment de passer pour la bizarre de service. Aussi ôta-t-elle ses sandales, songeant qu’à défaut de laver le sol elle laverait ses jambes plus consciencieusement qu’à l’accoutumée –si c’était possible. Elle ne se priva cependant pas d’attraper ce qu’elle qualifierait de Smurfy Drink, histoire de se donner un peu de courage. « Merci! » Commenta-t-elle simplement avant de prendre quelques bonnes gorgées de la boisson. Guidée par l’hôte, elle arriva bientôt au beau milieu des convives… et a fortiori d’un tableau qui lui avait l’air conflictuel. Elle ne sut qui saluer en premier pour paraître impartiale dans une tension qui ne la regardait pas, et se décida donc à croiser quelques regards épars en souriant poliment. « Bonjour tout le monde! »
Et vlan. Sans trop savoir pourquoi, Emma s’imposa de calculer la moyenne d’âge de la pièce. Le résultat étant d’une bassesse affligeante, elle ne put s’empêcher de baisser les yeux, tentant de se remémorer l’air et les paroles de ces chansons un peu bancales et terriblement entêtantes qui lui suggéraient qu’avec un peu de confiance tout irait bien. Un peu de confiance, oui… Elle se contenta de boire à nouveau dans son verre et, comme pour se réconforter, elle termina par faire un choix qu’elle n’espérait pas être un choix de clan, s’avançant vers la cadette Hamilton qu’elle n’avait pas vue depuis leur rencontre à la LPA. « C’est drôlement bon ces… hm… cocktails? Ce sont des cocktails? Je ne suis pas certaine. Tu as goûté? » Elle serait peut-être un peu plus jeune après un deuxième verre. Et d’abord, quand était-elle devenue si vieille? Ou plus exactement, depuis quand tout le monde était si jeune? Finalement, elle aurait peut-être dû sincèrement envisagé de se mettre en maillot de bain, histoire de se fondre dans la masse de ces personnes qui n’avaient encore jamais dû paniquer à l’apparition d’un semblant de ride au coin de leurs yeux…
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MessageSujet: Re: 06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink?   06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink? EmptyJeu 21 Aoû - 15:26




Est-ce que le bruit de la caméra qui se met à tourner n'était que le fruit de son imagination ? La question ne méritait même pas qu'on s'y attarde : c'était évident que oui. Pourtant, la totalité de son appartement était drapée d'une lumière cinématographique parfaite, comme si Jean-Pierre Jeunet avait décidé d'établir l'intrigue de son nouveau petit bijou au milieu de ce meublé, certes bien décoré, mais qui restait d'une banalité affligeante quand on y regardait de plus près. Aussi vite, la musique éclata entre les murs de son appartement, entraînante et joyeuse. À travers le rideau de douche opaque derrière lequel la brunette s'était éclipsée pour faire sa toilette, on pouvait distinguer sa silhouette nue se déhancher allègrement sous les trombes d'eau douce et rafraîchissante. Taylor Swift donna le départ en entamant le premier couplet de la chanson qui passait comme bande-son, et soudainement, la main ruisselante d'eau de Caitlin Joy Rosenberg se tendit à travers le voilage en plastique.

I stay out too late
Got nothing in my brain
That's what people say, mmm-mmm
That's what people say, mmm-mmm


Sa tête remua au rythme des mmm-mmm qu'elle prononça en toute justesse, pendant qu'elle faisait résolument glisser le rideau sur sa barre pour sortir de la baignoire ancienne, déjà toute enveloppée dans une serviette éponge de couleur blanche. Caitlin avait été invité au barbecue organisé par Warren, l'un de ses comparses des Second Chances, pour adoucir la déception que cela représentait pour chacun des membres de la chorale d'avoir perdu lors des Sectionals. Elle se souvenait de la réaction de chacune de ses amies chanteuses et pendant un temps, Caitlin avait songé que cette défaite était sans doute de sa faute. Pour la première fois depuis son entrée au sein du Glee Club de Cassandra, cette dernière lui avait laissé l'opportunité d'être sur le devant de la scène en lui offrant un solo - non, pas en lui offrant. Caitlin avait mérité ce solo grâce à son envie grandissante de faire en sorte d'être plus impliquée dans la vie des bluettes. Malgré les encouragements de Lexie, l'élaboration de ce tableau avait nécessité des heures de travail acharné, car la professeure craignait de perdre ses moyens lors de son entrée en scène. Finalement, ça s’était relativement bien passé. Relativement, car si tout s’était passé à la perfection, elles seraient encore dans la course pour les Nationals. Elle n'eut pas le temps de soupirer mollement pour illustrer toute la tristesse que cette situation lui inspirait, c'était déjà le moment de reprendre sa litanie et c'est en se dirigeant à tout petits pas pressés dans sa chambre à coucher, qu'elle continua à chanter, sautillant sur ses deux pieds.

I go on to many dates
But I can't make 'em stay
At least that's what people say, mmm-mmm
That's what people say, mmm-mmm


Caitlin laissa tomber sa serviette à ses pieds pour enfiler les vêtements qu'elle avait choisi de porter ce jour-là, entendant le chant des oiseaux par-delà la fenêtre ouverte s'ajouter au chœur de la mélodie. Elle aurait aimé qu'une nuée d'hirondelles vienne l'aider à nouer le haut de son bikini au motif liberty qu'elle dissimulerait sous une couche de vêtements légers, en accord avec la saison ; une jupe à volants rose fuchsia plus courte que ce qu'elle avait l'habitude de porter lorsqu'elle donnait ses cours au lycée, et un top à manches courtes en mailles très fines qu'elle allait se faire un plaisir d'accessoiriser avec une coiffure estivale - une ondulation de ses longs cheveux bruns qu'elle glisserait sous une couronne de fleurs factices ferait largement l'affaire -, quelques bijoux brésiliens, un collier de bonbons, et surtout, ses fameuses lunettes en forme de cœur.
Fin prête, Caitlin se tourna vers son miroir à pied, et tandis qu'elle appréciait le résultat de sa matinée à se torturer l'esprit pour paraître dans le ton de la journée qui se profilait, elle se mit à exécuter une chorégraphie entre la célèbre routine des Supremes et les consignes de sécurité d'une hôtesse de l'air sous substance. Taylor Swift avait le chic pour la mettre dans un état second. Un état qui impliquait de faire des moulinets avec ses bras et de secouer son fessier à s'en provoquer un point de côté. Avant de pouvoir attribuer à la fameuse caméra invisible un regard complice, elle entonna le refrain de son hymne.

'Cause the players gonna play, play, play, play, play
And the haters gonna hate, hate, hate, hate, hate
Baby, I'm just gonna shake, shake, shake, shake, shake
I shake it off, I shake it off
Heart-breakers gonna break, break, break, break, break
And the fakers gonna fake, fake, fake, fake, fake
Baby, I'm just gonna shake, shake, shake, shake, shake
I shake it off, I shake it off


Plan suivant. Caitlin se retrouva devant la porte de son immeuble, son sac de plage sous le bras et la bouche en cœur. Ses lunettes vissées sur le haut de son front dégagé, elle était nonchalamment appuyée contre le compteur électrique fixé à l'entrée en attendant que la musique reprenne dans son esprit. Enfin elle se mit à marcher, continuant à s'époumoner comme si tout était normal.

I never miss a beat
I'm lightning on my feet
And that's what they don't see, mmm-mmm
And that's what they don't see, mmm-mmm


Peut-être avait-elle trop vu 500 Days of Summer après tout. Sauf qu'il lui semblait bien que les individus qu'elle croisait sur son chemin pour rejoindre la maison du shérif de la ville répondaient à ses sourires Colgate et à ses clins d’œil innocents. Marchant en dansotant, tournant gracieusement sur elle-même et adressant des signes de la main à quiconque passait à proximité, Caitlin atteignit bientôt les abords de la fontaine du centre-ville, quand un trio d'adolescentes la rejoignit sans qu'elle n'ait rien demandé. Regard caméra invisible, haussement d'épaules gaiement résigné, et elles se mirent à onduler en quatuor sur l'air de la chanson qu'elle n'en finissait plus de fredonner.

But I just keep on cruising
Can't stop, won't stop grooving
It's like I got this music
In my mind
Singing, "It's gonna be alright."


Parce que c'est bien connu ; le temps, les distances et la cohérence n'existent pas dans les comédies musicales, Caitlin délaissa ses danseuses - qui prirent quand même le temps de lui déposer dans les bras un gros bouquet composé de fleurs de saison en tout genre - pour se retrouver à quelques mètres à peine de la porte d'entrée du shérif Delacroix. Rien ne pourrait altérer l'état de joie dans lequel elle se trouvait désormais, pas même la présence éventuelle de Joanna qui ne tarderait probablement pas à lui faire savoir qu'elle n'était pas la bienvenue à leur petite réunion de membres soudés. CJ ne se laisserait pas impressionner, elle était heureuse d'être arrivée. Les oiseaux qui l'avaient suivi jusqu'ici lui pépièrent de prendre son envol et de se diriger vers le vestibule. Caitlin leur adressa un immense sourire, battit des paupières en replaçant de biais le bouquet qu'elle tenait dans les bras, et une toute dernière fois, elle reprit.

'Cause the players gonna play, play, play, play, play
And the haters gonna hate, hate, hate, hate, hate
Baby, I'm just gonna shake, shake, shake, shake, shake
I shake it off, I shake it off
Heart-breakers gonna break, break, break, break, break
And the fakers gonna fake, fake, fake, fake, fake
Baby, I'm just gonna shake, shake, shake, shake, shake
I shake it off, I shake it off


Au moment où la porte s'ouvrit, les lunettes à la monture en forme de cœur de la brunette lui retombèrent devant les yeux. La caméra invisible cessa aussitôt de tourner et Caitlin offrit à Warren son éclat de rire le plus cristallin en lui tendant généreusement le bouquet de fleurs qu'elle lui avait apporté par politesse.

« Bonjour Warren ! »  lui lança t-elle en ôtant ses Bensimon d'un coup de pied. Elle les rangea à côté des autres chaussures disposées dans l'entrée, recala son sac sur son épaule en se relevant avec légèreté. Alors qu'il s'apprêtait à lui passer un collier de fleurs autour du cou, elle l'arrêta avec une bienséance innée « J'ai les miennes !» Elle montra la couronne qu'elle avait sur la tête, jouant avec son profil en empruntant une moue concentrée, puis elle conclut avec un faux sérieux « Trop de fleurs tuent les fleurs. »
Dans l'élan, CJ se hissa sur la pointe de ses orteils pour lui déposer un baiser sur la joue. En se reculant dans un petit rire intimidé, elle remarqua la boîte de cookies posée sur le plateau qu'il lui tendait, à côté des verres remplis d'un liquide d'un bleu transparent. Caitlin buta un instant sur le nom qu'elle pourrait lui donner, à ce bleu, mais n'en fit plus cas suite à une longue seconde à hésiter. Ne se laissant pas tenter par la boisson, mais ne pouvant résister à quelques friandises, Caitlin chipa un biscuit et en croqua une toute petite bouchée avant de pivoter sur ses pieds pour suivre son hôte qui l'emmena sur la terrasse, là où elle retrouva une partie des filles de sa chorale. Naturellement, elle se dirigea vers Lexie, et donc Charlie, après avoir salué Cassie et Grace d'un sourire aimable.
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MessageSujet: Re: 06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink?   06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink? EmptyJeu 21 Aoû - 16:53

"Oh Watson-Brown si tu savais… je suis toujours sexy."

C'était tout ce que Warren avait eu le temps de répliquer avant que son jardin ne se transforme en véritable quartier général d'une quelconque sororité. Sauf que lui se tenait là, avec son plateau de boissons alcoolisées et il était toujours un homme, et oui, il avait vérifié (juste au cas où il se passait toujours des choses bizarres dans cette ville). Et peut être que si cela avait été un autre homme les choses auraient pu être awkward, enfin… Pour le Delacroix, il était plus qu'évident que que toutes les filles dans cette chorale, et il disait bien toute, avaient leur chance pour America's next top model et oui, le fait qu'il connaissait une telle référence reflétait à quel point il était passé du côté obscure de la force. (I was never supposed to be this gay you know, répétait toujours Warren à Glenn quand il était contraint de regarder ce genre d'émissions ou autre programme qu'il prétendait détester). Enfin… Il pouvait toujours se rincer l'oeil, en tout bien tout honneur bien évidemment. Elles le savaient toutes, enfin, la plupart (*coup d'oeil en biais à Hamilton junior), qu'il était en couple donc absolument pas d'inquiétude à se faire.  Quoi que… Techniquement, Glenn n'était pas du tout au courant de cette petite fête improvisée et non, le blond n'avait pas profité du fait que son petit ami avait dû s'éclipser à Cincinnati pour organiser cette fête ce jour précis… Non, c'était une fausse accusation bien évidemment. Et peut être qu'il allait lui dire. Peut être. En même temps après l'incident Hamilton, Warren ne voyait pas vraiment comment emmener la chose. "Au fait, ça te dérange si je me retrouve avec une dizaine de filles en maillot de bain et que je leur fasse à manger juste histoire de leur remonter le moral?" …. Même pour Warren il y avait quelque chose qui sonnait faux dans cette phrase. Ce n'était qu'une toute petite omission, Warren le lui dirait en temps et en heure. Donc probablement sous la couette après avoir passé au moins une bonne heure à s'assurer que non, Glenn ne lui en voudrait pas. Il aimait beaucoup ce plan en fait, ou alors il pensait encore avec son…

Bref, ce n'était pas comme si Warren avait le temps de penser ou même de rester discuter avec Charlie ou même lui-même, il aurait bien voulu mais il n'allait pas faire honte au nom Delacroix en étant un mauvais hôte. Non, il allait être absolument parfait et après un rapide aller retour dans la cuisine pour donner une bouteille de jus d'orange à Charlie, éclate toi Watson-Brown avait-il lancé distraitement, il s'était dirigé vers la porte d'entrée, la sonnerie retentissait déjà. Il ouvrit la porte pour découvrir Grace et son sourire s'agrandit. La dernière fois qu'elle s'était trouvée dans sa maison, Miss Hamilton comme il aimait bien l'appeler, avait failli déclencher la troisième guerre mondiale. Entre lui et Glenn mais ce n'était qu'un petit détail, ce n'était pas comme si Warren était du genre à vouloir se venger délibérément et la voir en état d'ébriété et prendre des photos… Nan, absolument pas, ça c'était plutôt le genre de plans qu'il élaborait avec Lexie. Jamais seul voyons. Il lui servit le même discours d'accueil et lui tendit le plateau de cocktail et il l'observa se servir avant de la guider dans le jardin, là où se trouvait déjà Charlie. Elles se connaissaient déjà… pas vrai? "Charlie, Grace. Grace, Charlie. Est-ce que j'ai besoin de faire les présentations vraiment?" Il haussa les épaules, le sol semblant presque trembler sous le geste. (Bon okay, peut être qu'il exagérait, il n'était pas si grand que cela.) Quoi qu'il en soit, le blond posa son plateau dans les bras de Grace et il attrapa un verre, regardant cette dernière dans les yeux.  "Bref, ce n'est définitivement pas du soda Hamilton mais je te conseille d'en boire, beaucoup. Pour me faire plaisir. Regarde c'est comme ça qu'on fait… Dans les yeux." Ses yeux bleus dans ceux de la blonde, Warren vida trois verres d'un coup, comme s'il s'agissait d'un simple jus de fruit ou de l'eau et il offrit un franc sourire à Grace. Qu'est-ce qu'il essayait de faire déjà? "You and me Hamilton we're gonna end up very drunk, but don't tell anyone." Ah oui ça. Il ne manquait plus que Lexie pour que l'équation parfaite.

Non à dire vrai, il ne manquait plus que le reste de la chorale pour que l'équation soit parfaite. Peut être que Charlie pourrait tous les chaperonner, quoi que, il doutait sincèrement des capacités de la jeune femme à stopper un homme de sa taille et de sa corpulence. Rho et puis zut, s'il devait finir tout nu sous l'effet de l'alcool, il finirait tout nu… Ce n'était pas un véritablement un problème en soit et encore une fois, il pourrait mettre tout ça sur le compte de l'alcool, de la défaite et blablablabla… Oh tiens on sonnait à la porte. Il passa dans la cuisine récupérer un autre plateau et c'est toujours avec un sourire aux lèvres qu'il salua Hamilton senior et… Joanna. Est-ce qu'elle avait déjà bu avant de venir ici? Bonne question. "Clés de voiture, okay, I'm on it." dit-il distraitement à Cassandra en regardant un peu trop longtemps le décolleté de Joanna. Il pouvait lui piquer ses clés de voiture, éventuellement, c'était tout à fait dans ses cordes, pas de problème, il était un représentant de la loi, il ne pouvait donc pas laisser faire un tel méfait. Warren ria intérieurement avant de se secouer, autant mentalement que physiquement ouvrant de nouveau la porte pour faire face à Lexie. Enfin se dit-il en faisant remarquer à la Preston qu'elle avait des minutes de retard et que la cible, Hamilton junior se trouvait déjà le jardin. Il s'empara aussitôt des cookies et avec un sourire carnassier aux lèvres, il les disposa sur son plateau, juste à côté des cocktails. C'était parfait, personne ne pouvait refuser des pâtisseries, encore moins quand on vous les offrait torse nu. Non mais vraiment… C'était parfait. Il passa dans le jardin pour s'assurer que tout allait bien, lança son tube de crème solaire à Lexie, fit un clin d'oeil à Grace et un haussement de sourcils plus qu'appuyé à Joanna (no, Warren you're gay and she's not blond) , avant de se diriger encore une fois vers la porte d'entrée. Non, avant petit stop devant Hamilton junior.  "Hey Grace tu veux un cookie? Of course you want a cookie, take the cookie Grace."Ton un peu trop insistant? Sans doute, Warren n'avait pas vraiment le temps de poser et il se rendit une nouvelle fois dans l'entrée pour acceuillir respectivement Emma (non vraiment, elle était sur sa liste de personne à corrompre) et ensuite Caitlin qu'il ne s'attendait vraiment pas à voir ici. Surtout pas avec des fleurs.

Il se demanda un instant de quoi il avait l'air avec son plateau de pâtisseries que l'on pouvait presque qualifiées d'empoisonnées et ses cocktails où l'alcool était presque indétectable ce qui était encore plus létal. Il se pencha tandis que Caitlin lui faisait la bise et il la regarda prendre un cookie, riant intérieurement. Warren avait presque envie de l'arrêter et de la mettre sur ses genoux pour la protéger du reste du monde mais c'était déjà trop tard…I'm so going to hell, se dit une nouvelle fois Warren en refermant la porte derrière lui. Il prit dix secondes pour respirer, se disant que la porte d'entrée n'avait pas intérêt à se manifester tout de suite et lorsqu'il refit son apparition dans le jardin, il n'hésita pas à interrompre une conversation, pointant Charlie de son index.  "Toi. Tu viens avec moi vu que tu as décidé de rester sobre tu vas m'aider à m'occuper du grill, come on Watson-Brown, you know I wasn't asking." Sans attendre une seconde de plus, Warren passa un bras autour de la taille de Charlie et souleva cette dernière, la portant dans la cuisine, là où se trouvait encore la viande. Il la remit sur ses deux pieds le plus naturellement du monde, ouvrant son frigo et sortant plusieurs saladiers, et oui, Warren était debout depuis huit heures à tout préparer, il reprit la conversation comme s'ils n'avaient pas été interrompus.  "Je veux dire…  ça fait quand même un bail qu'on ne s'est pas parlés toi et moi, et puis tu le sais très bien dans le fond que c'est toi ma préféré mais chut, hors de question de le dire aux autres, pas besoin de faire des jalouses. Bref, comment ça va, la vie, la famille, les amours tout ça?" Le blond mit une dernière touche de sel sur ses morceaux de viande et poursuivit: "Au fait, il faut que je te dise que j'ai plus ou moins attaqué un certain Ryder en pensant que c'était lui le fameux Wyatt. D'ailleurs pourquoi ce n'est pas lui le fameux Wyatt je veux dire… Est-ce que tu as vu Ryder?" Il gratifia Charlie d'un regard qui signifiait clairement "qu'est-ce que tu fais et pourquoi tu n'es pas en train de passer sur ce type-là", avant de lui mettre un saladier dans les mains. "Enfin je dis ça, je dis rien, du moment que tu es heureuse, tout ça, moi ça me va." Warren eut un autre haussement d'épaules, les choses toujours aussi simples pour lui dans le fond.
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Charlie Pillsbury
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MessageSujet: Re: 06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink?   06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink? EmptyVen 22 Aoû - 16:58

En l’espace de quelques minutes à peine le jardin avait accueilli six nouvelles invitées, ces dernières défilant les unes après les autres d’une démarche plus ou moins assurée au bras d’un Warren Delacroix ravi. Il y eut d’abord Grace Hamilton, qui fit une entrée remarquée sur la pelouse, un verre à la main et l’air guilleret (Charlie remarqua néanmoins que son sourire faiblit lorsque leurs regards se croisèrent). Warren prit soin de les présenter, bien que cela soit parfaitement inutile aux yeux de la brunette qui avait déjà eu plusieurs fois l’occasion de se retrouver face à face avec Garce Hamilton. Cassandra et Joanna furent les suivantes à se joindre à la petite fête ; la première se posta entre sa sœur et Charlie (qui lui en fut reconnaissante), tandis que la seconde était déjà partie faire trempette, pataugeant gaiement dans la minuscule piscine, un sourire mutin étirant ses lèvres (Charlie la soupçonnait néanmoins d’être partie aussi rapidement vers la piscine dans le seul but de dévoiler à tous sa superbe silhouette mise en valeur par son minuscule bikini).

Pour le plus grand bonheur de Gangsta Charlie, Lexie fut la prochaine à les rejoindre : elle portait une longue robe de plage et les bretelles de son maillot de bain nouées autour de sa nuque étaient de la même couleur que le cocktail qu’elle tenait fermement dans sa main droite. Son regard pétillant balaya le jardin et lorsqu’il s’arrêta sur Charlie, cette dernière lui fit un petit signe de la main afin de l’inviter à la rejoindre ; Lexie ne se fit pas prier et débarqua quelques secondes plus tard, prenant place à l’autre extrémité de la chaise longue non sans lui avoir fait la bise au préalable. La rouquine lui demanda comment elle allait, une pointe d’inquiétude perçant le ton de sa voix. « Parfaitement bien » Lui répondit Charlie tout en secouant la bouteille de jus d’orange que lui avait apportée Warren avant l’arrivée de Grace. « Cocktail fruité garanti sans alcool pour moi, aujourd’hui ! ». Elle lui adressa un clin d’œil mais fut bientôt perturbée par l’arrivée d’Emma et elle détacha temporairement son regard de celui de Lexie pour saluer la dernière choriste qui foulait à son tour la pelouse du jardin. Emma semblait plus distraite que les autres –ou peut-être était-ce l’appréhension qui se lisait dans son regard qui lui volait son enthousiasme ?- mais elle affichait néanmoins un sourire ravi qui rassura aussitôt Charlie. La sœur de Wyatt rejoignit Grace et la Gangsta posa à nouveau son regard sur Lexie qui sollicitait déjà Warren pour qu’il lui ramène sa crème solaire. « Laisse, je vais la chercher, j’en ai ramené une aussi ! » Déclara Charlie avant de se relever du transat et de se diriger vers son sac, laissé à l’entrée du jardin. Elle récupéra sa crème solaire et s’apprêta à repartir en direction de Lexie quand Caitlin débarqua à son tour dans le jardin. « Salut Caitlin » Fit-elle avec un sourire avant de rejoindre Gangsta Lexie sur la chaise longue.

S’installant à nouveau sur le transat, Charlie ouvrit le tube de crème solaire et attendit que son amie retire sa robe de plage pour pouvoir étaler le liquide dans son dos. « Et voilà pour toi, ma Gangsta » Fit-elle en lui tendant le tube pour qu’elle termine seule. Entre temps Caitlin les avait rejointes et des cookies semblaient circuler entre les mains des invitées. Lorsque l’une de ses camarades lui tendit la boîte, Charlie en saisit un et l’examina un instant, prête à le porter à ses lèvres quand soudain elle plissa les yeux, suspicieuse. Elle jeta un coup d’œil à Warren, puis à Lexie et enfin à Grace qui avait déjà dévoré la moitié de son cookie. Et elle comprit. D’un air passablement dégoûté, elle l’éloigna de son visage et le posa sur la table en plastique à côté de la chaise longue. Charlie savait que seule Lexie avait pu cuisiner les pâtisseries -elle n’avait pas besoin d’un copyright « Lexie Preston » dessiné à l’aide des copeaux de chocolat sur le gâteau pour le savoir, elle avait passé suffisamment de temps à la Pension pour les reconnaître en un coup d’œil- or mieux valait se méfier de ses cookies, dans lesquels elle n’hésitait jamais à rajouter quelques ingrédients magiques.

La voix de Warren la tira brusquement de ses suspicions, l’invitant –le mot était faible, aux yeux de Charlie il s’agissait davantage d’un ordre que d’une invitation- à le rejoindre afin de préparer le barbecue. Charlie releva le menton et roula des yeux ; il y avait une demi-douzaine de filles autour d’elle, et c’était bien sûr à elle que l’on demandait de s’occuper du grill. Pourquoi tout le monde pensait toujours qu’elle savait faire les trucs de mecs ? Malgré tout elle se releva du transat, prête à aider son ami. « Pas de stress, Delacroix, j’arrive. Deux secondes ». Avant de le rejoindre elle se dirigea vers Emma et, arrivée à sa hauteur, lui glissa quelques mots à l’oreille de façon à ce qu’elle soit la seule à l’entendre. « Je te déconseille les cookies, Emma. C’est Lexie qui les a faits et tu n’imagines même pas l’état de sa cuisine quand elle cuisine… Il doit y avoir plein d’ingrédients indésirables là-dedans, si tu vois ce que je veux dire ».

Elle sourit puis repartit vers Warren, satisfaite d’avoir fait sa bonne action de la journée en jouant sur la phobie d’Emma pour l’empêcher de goûter à ces cookies. Warren, sans doute agacé d’avoir dû l’attendre, l’attrapa sans plus tarder par la taille afin de la soulever et l’entraîner vers la maison. « Okay-okay, Thor, j’ai compris : on y va ». Enfin, ce n’était pas comme si elle avait le choix de toute façon. Hissée sur l’épaule de son camarade, elle eut tout juste le temps d’apercevoir Grace et son cookie avant d’être portée jusqu’à la cuisine. « Tu sais, Warren, je ne suis pas une pro du b- ». Mais elle n’eut pas le temps de terminer, le beau blond l’interrogeant déjà sur sa vie privée. Il mentionna d’ailleurs une rencontre avec Ryder et Charlie leva une nouvelle fois les yeux au ciel, même si l’attention de Warren la touchait, au fond –d’ailleurs, elle était ravie d’être sa « préférée », comme il le lui avait dit, et elle avait même senti ses joues s’empourprer quand il lui avait fait cette confidence. « Bien sûr qu’il n’est pas mon Wyatt, Ryd est juste un ami ». Et certes, son ami était loin d’être repoussant, comme semblait le suggérer l’œillade appuyée que lui lança Warren, mais il était son meilleur ami et il n’y avait jamais eu la moindre ambiguité entre eux. « Mais si tu veux tout savoir, ça roule. Je suis de retour chez Wyatt et je fais des efforts pour ne pas être trop envahissante » Lui confia-t-elle tout en saisissant un couteau qu’elle planta délicatement dans la viande afin de la tâter –ce qui était parfaitement inutile, mais au moins elle n’était pas plantée là à ne rien faire. « Ce qui n’est pas toujours simple, hein, on va pas se mentir, surtout quand il passe de longues heures à répéter avec les Awesome Voices. Mais ça va » Conclut-elle. Elle lâcha finalement son couteau et récupéra le saladier que lui tendait Warren. « Et toi, comment ça va ? Tu passes toujours autant de temps à la muscu ? ». Elle haussa les sourcils d’un air espiègle avant de repartir vers le jardin, tenant précautionneusement deux saladiers dans ses mains et priant pour ne pas trébucher. Il serait quand même dommage de gâcher toute cette viande, non ? Il fallait bien que ses camarades mangent un peu s’ils souhaitaient éponger l’alcool qu’ils ingurgitaient déjà en masse.
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Grace Hamilton
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MessageSujet: Re: 06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink?   06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink? EmptyLun 25 Aoû - 20:08

Grace engloutit son troisième verre tout comme Warren lui avait montré. Elle cligna des yeux et frissonna. L’activité était intéressante. Certes, sa gorge semblait avoir été passée au vitriol, ses lèvres étaient collantes, un picotement s’était répandu dans ses mains et le bas de sa nuque et sa langue lui semblait anesthésiée. Mais une chaleur agréable se propageait doucement dans son corps alors que son cerveau habituellement en pleine ébullition s’apaisait. Elle secoua la tête, ne comprenant pas trop pourquoi le jardin de Warren avait décidé de pencher si fortement d’un seul coup, et sentant un mal de tête poindre en même temps qu’un torticolis, elle abandonna et convint qu’un monde dévié à vingt-cinq degrés n’était pas si abominable. Ses yeux tombèrent sur une chevelure rousse montée sur des jambes ridiculement longues qui avait fait son apparition. Ou du moins, pas plus atroce que d’habitude.

-Tiens, Doctor Whore.

Sa hanche gauche relevée de façon particulièrement peu naturelle, les articulations de ses bras apparemment devenues tout à coup parfaitement molles, Grace affichait une moue nonchalante qui ne lui allait absolument pas. Ou aurait sans doute eu plus d’effet si la seconde qui suivait, elle n’avait pas un xème verre collé à sa bouche, enchaînant les grimaces pour changer la forme de ses lèvres et s’amuser ainsi à moduler le jet bleuâtre qui ruisselait dans son œsophage et décapait peu à peu les couleurs pastel dont elle gribouillait habituellement ses paroles. Notant vaguement l’apparition d’une ex-Pillsbury a ses côtés depuis un bon moment, elle s’épargna les conventions sociales telles que lui demander comment elle allait ou répondre à ses questions, passant directement au vif de la conversation alors qu’elle adressait un sourire glacé au sujet de ces observations.

-Caitlin mange. T’as vu ? Elle. Mange. Quelque chose. De. Solide. C’est bien. You go girl, you go.

Son ton émerveillé dégoulina d’un seul coup dans un vibrato pensif.

- Peut-être que comme-ça elle nous évitera une nouvelle phase fake-friend/true-psycho-pro-ana. Peut-être.

Elle souleva sa lèvre supérieure d’un air passablement dégoûté, croisa le regard amusé de Joanna qui semblait embrasser avec bonheur sa nouvelle condition d’entité hybride mi-femme-mi-piscine-gonflable et haussa les épaules. Elle tint son verre à deux mains et le termina dans une longue lampée, comme elle l’aurait fait pour un bol de cacao. Elle claqua sa langue contre son palais et jeta un coup d’œil amusé à sa compagne.

-Oh Emma, tu es en bikini bleu… Juste comme Lexie… Some ginger bitch stole some look here…

Elle chantonna à moitié la dernière phrase, agitant ses épaules en rythme, et finit par un éclat de rire enfantin bien trop fort.

Soudain, elle porta sa main à ses lèvres. Les sourcils froncés, elle mordilla sa langue du bout de ses molaires. L’anxiété montait dans son petit corps alors qu’elle s’interrogeait soudainement sur la taille de sa langue. Pourtant d’ordinaire parfaitement proportionné, le muscle rosâtre semblait maintenant énorme, bovine, bien trop large pour sa modeste gencive inférieure qui paraissait bien en peine de retenir l’appendice au-dedans de la bouche de Grace. Désemparée, elle s’apprêta à hurler son désarroi mais son attention fut déviée par l’intervention de Warren.

Un cookie. Ses glandes salivaires s’activèrent d’un seul coup. Qui refusait un cookie proposé  avec insistance par un géant blond ? Certainement pas elle. Elle avait justement faim. Si. Bien sur que si. Comment le Delacroix avait-il deviné ? Il était si prévenant. Elle regarda amoureusement la pâtisserie. Ce cookie avait visiblement besoin de tendresse et sa langue disproportionnée allait lui en donner.

Suivant le shérif des yeux, elle se figea alors qu’il désignait Charlie comme son commis de cuisine. Son ventre se tordit. Elle mordit violemment dans le biscuit.  La bouche pleine, elle grommela avec acidité :

-Pas question que j’avale un truc que l’Autre a touché. Un « cocktail fruité garanti sans alcool », bah tiens, elle doit être entrain de se vider un cubi de sangria et…

S’arrêtant sur le moment, elle regarda le reste de ce qu’elle avalait d’un air surpris, ses pupilles dilatées. Elle releva, la tête vers son amie rousse et lui adressa un sourire rayonnant.

-Mais c’est soupèr bon !, éclata la jeune fille avec un accent mexicain aussi inattendu qu’approximatif.

Avide, elle dévora jusqu’à la dernière miette logée dans une ridule de sa paume et commença à prospecter autour d’elle à la recherche d’un autre exemplaire de ces mets délicats. Autour d’elle, le monde devenu flou, intangible, à la périphérie de son regard changeait. Les couleurs devenaient plus vives, les traits plus dessinés, la vision plus graphique. Après une bonne minute de recherche intensive, sa frustration fut récompensée lorsqu’elle déglutit une nouvelle bouchée de paradis. Pourtant la phrase qu’elle entendit au-loin, dans le petit monde terne qui n’était pas que délices sucrées et effusion de papilles, fit bien vite fondre son sourire béat.

-Wait. Wait. WAIT. On m’a laissè mangè oune trouc prèparè  par Lexie Mary-Jane-Whatever-her-unnecessarily-long-name-is Preston ?

Pire. On l’avait laissée clamer publiquement son amour pour le “trouc” en question. Blasphème. Infamie. Elle en était malade. Certes, peut-être pas assez malade pour qu’elle ne s’empêche d’avaler rageusement le reste du cookie. Les yeux de Grace semblaient prêts à en sortir de leur orbite. Ils s’envoleraient probablement dans un petit bruit gracieux de bouchons de champagne, atterriraient dans un verre et servirait d’olives au cocktail de Joanna. Elle arrêta sa tirade toute en roulement de –r furieux pour faire signe aux brins d’herbe qui faisaient la ronde tout autours d’elle. Ses traits s’adoucissant, les globes oculaires revinrent de leur plongeoir osseux alors qu’elle s’accroupissait pour caresser les minuscules plantes qui ondoyaient sous ses gestes tendres.

-Yé mé débarrasserais bien de cé cookies, mais yé né peux pas vomir sour vous, mes chéris…

Et les chéris l’appelaient. Mama. Mama. Mama. Elle dodelinait de la tête alors que les notes entrelaçaient les mots bleus et verts en berceuse. Ils étaient gentils. Ils aimaient Jésus. Tout le monde aimait Jésus, chez les plantes. Même ceux qui ont le moins de raison d’y croire. Comme les pissenlits. Peut-être que Grace était une plante. Peut-être que Grace était un plant de tomate. Ou un haricot. Ou un céleri. Elle aurait bien voulu être un céleri. Elle hocha la tête. Pressant leurs corps malingres entre ses doigts, ils l’aimaient tellement. La blonde se figea alors. Un tremblement violent parcouru son dos courbé. Elle releva la tête, les yeux écarquillés par la peur. Son sourire pourtant largement affiché, elle siffla entre les deux rangées de ses dents hermétiquement collées.

-Emma… Emma… Descend ! Voui, comme-ça-a-a… Plous près… Encore… Voilà-à-à…

Son souffle s’accéléra. Elle jeta un coup d’œil vers le sol et baissa encore d’un ton.

-Yé né peux pas bougè.

A cause de l’herbe. Elle ne pourrait plus jamais partir. Elle devrait les aimer jusqu’à la fin. Elle désigna le petit groupe affectueux d’un mouvement rapide de la tête, paniquée.

-Yé souis coincè.

Elle couina de détresse. Puis serra les dents. Une pensée réchauffa son petit cœur bouleversé. Quoiqu’il advienne, elle blâmerait Watson-Brown.
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MessageSujet: Re: 06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink?   06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink? EmptyMar 26 Aoû - 18:26

Habillée d'un simple maillot de bain et d'une robe de plage foncée mais presque transparente, il était impensable que Norah prenne un taxi vêtue de la sorte. Pourtant, cela faisait partie des consignes strictes imposées par Keegan depuis qu'il prenait sur lui d'assurer la protection de la jeune femme (et comptait sur Warren par procuration) : ne pas se déplacer seule.
La jeune femme hésita quelques instants, sachant pertinemment que les deux maisons ne se trouvaient qu'à quelques minutes à pied l'une de l'autre. Elle ajusta ses lunettes de soleil, enfila son chapeau de paille et attrapa un gilet supplémentaire, inutile avec cette chaleur ambiante, mais tout à fait utile pour dissimuler ses formes à la vue des automobilistes curieux. Norah jeta un coup d’œil à sa silhouette dans le miroir de l'entrée que le paramédic avait installé quelques jours après l'arrivée de la professeure, prenant pitié devant ses acrobaties pour s'apercevoir en entier dans celui de la salle de bain, et estima que c'était un look tout à fait passible d'anonymat sur la petite route de campagne qui reliait les maisons de la banlieue les unes aux autres. Elle prit le temps d'envoyer un message à l'ambulancier :

"Je décolle et te tiens au courant de l'heure à laquelle je rentre... Si Warren ne nous héberge pas pour la nuit ! Ne laisse pas le soleil de Lima Beach taper trop fort sur ta tête... rockstar"


ainsi qu'un autre au shérif de Lima pour l'avertir de son retard :

"J'arrive... Enfin ! J'espère que tu es toujours en état d'ouvrir ta porte d'entrée et que personne ne s'est encore entretué ! Garde moi un cocktail au frais big boy, N."


avant de se saisir de son sac et de refermer soigneusement la porte d'entrée de sa maison d'accueil.
Elle avait quitté son appartement du centre ville depuis près d'un mois et elle s'adaptait plutôt bien à la vie à la campagne à sa grande surprise, elle qui avait grandi au milieu d'une multitudes de voisins et d'immeubles, sans connaitre d'autre verdure que celle des parcs de Cleveland quand sa mère se décidait à les y emmener ses frères et elle.
Keegan était évidemment pour beaucoup dans son adaptation à ce nouveau climat de vie, temporaire elle l’espérait encore. Son ami, et plus si affinités, faisait tout ce qui était en son pouvoir pour la mettre à l'aise. Après la mise à sac de l'appartement de la jeune femme, il avait immédiatement insisté pour l’héberger chez lui, avait rapatrié certains des objets auxquels elle tenait le plus, et avait même fait une petite place à Hemingway le chat dans son jardin ! Même si elle continuait de payer son loyer en ville, peu désireuse de renoncer à son indépendance mais incapable de remettre les pieds dans son appartement pour le moment, Norah participait à la cagnotte de cette colocation atypique ainsi qu'aux tâches quotidiennes. Le shérif de Lima et même Key travaillaient d'arrache-pied à identifier les  responsables de l'attaque qui la visait directement, elle n'en doutait pas, et Norah avait du en livrer un peu plus sur sa -double- vie à Warren que ce qu'elle aurait souhaité.
Elle espérait qu'elle pouvait compter sur sa discrétion, surtout avec la chorale au complet ou presque, malgré les hautes doses d'alcool qu'il avait prévu pour effacer les stigmates douloureuses de la perte de la compétition.

Pour être tout à fait honnête, la jeune femme avait tellement été éprouvée par ses épreuves personnelles que l'échec des Sectionals avait glissé sur sa peau. Elle s'était pourtant donnée plus que de raison, enchaînant course au solo et chorégraphies époustouflantes pour se voir reléguées à la troisième place, loin derrière les AV et les ND. Certains de ses élèves l'avaient d'ailleurs gentiment charriée à ce sujet, prenant son air soucieux pour de la déception après la défaite. Bien sur qu'elle était déçue, et bien sur qu'elle s'était battue, mais il y avait bien plus grave dans la vie. Elle avait donc accueilli l'invitation de Warren avec suspicion, doutant de la capacité de certaines de ses petites camarades à dépasser cette épreuve. Pour plusieurs d'entre elles, les Second Chances représentaient bien plus qu'un simple hobby... C'était leur raison de vivre !
Ses craintes et délibérations sur l'état d'esprit des membres de sa chorale l'avaient conduite droit chez le shérif. Elle sonna et commença à détacher les lanières de ses spartiates en attendant qu'il veuille bien lui ouvrir, connaissant les règles implicites établies par le grand blond en matière de chaussures à l’intérieur. Elle lui claqua une bise sonore en guise de bonjour, remarquant que l'alcool commençait déjà à faire son petit effet sur lui et elle se débarrassa de son sac et gilet superflu, gardant chapeau, robe et lunettes de soleil en perspective de l'après-midi passée auprès de la piscine.

"Bonjour tout le monde, je suis en retard, une fois encore..." lança-t-elle à la cantonade une fois arrivée dans le jardin. "Mais je vois que cela ne vous a pas empêchées de commencer à faire la fête sans moi," constata-t-elle en adressant un clin d’œil complice à la petite bande formée par Lexie and cie. Elle accueillit le cocktail que plaça Warren d'autorité dans sa main avec gratitude, saluant Cassandra, Emma et Joanna d'un sourire. Elle ignorait ce que faisait Grace, penchée comme si elle était en pleine conversation avec Gaïa, la Terre-Mère elle-même, mais détacha bien vite son regard de l'étrange cadette Hamilton pour mieux refuser le plateau de biscuits qui s'offrait à elle. On ne grandissait pas avec deux frères dealers pour ignorer à quoi ressemblaient ou sentaient des cookies magiques... Autant dire qu'à voir la mine ravie de celles qui les dégustaient, cela expliquait beaucoup de choses et que la journée s'annonçait encore plus intéressante que d'ordinaire avec les SC !
Elle s'avança vers le transat laissé libre par Charlie, partie en mission barbecue, et demanda à tout hasard en s'installant et en désignant Grace d'un signe de tête : "Vous croyez qu'il faut quelqu'un l'aide à se relever ?"
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MessageSujet: Re: 06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink?   06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink? EmptyDim 21 Sep - 18:31

Une fois de retour dans le jardin, le blond ne put pas s'empêcher de saisir un autre verre, suivant de près Charlie, les bras quand même chargés. Il passerait très certainement pour le plus mauvais hôte du monde mais cette fête était également pour lui après une année d'effort… quel genre d'effort bonne question, mais là tout de suite Warren préférait s'occuper des flammes du barbecue, s'assurant qu'elles n'étaient pas trop hautes pour y déposer la viande. Il était également content d'apprendre que tout était rentré en l'ordre dans la vie sentimentale de Charlie, il avait pour politique de ne jamais se mêler des affaires des autres, mais à Lima c'était comment dire… Très difficile, surtout pas quand on prenait en compte le fait qu'il voyait un peu toutes ces têtes lors des nombreuses répétitions et que forcément ça forgeait des liens. Et puis, il mettait un point d'honneur à répandre la bonne humeur autour de lui aujourd'hui et faire oublier la défaite à ses autres coéquipières. Ils avaient toujours l'année prochaine et tout l'été pour penser à de nouvelles manières de faire hausser les épaules au blond tandis qu'il prétendait qu'il était incapable d'atteindre cette note ou même de danser. Liar, lui aurait répondu Norah ou même Glenn mais chut, ce n'était pas encore un secret qu'il était prêt à partager avec le reste de la chorale. Il offrit un sourire à Charlie avant de finalement répondre à sa question. "Il faut bien que j'occupe mes journées hein, et puis tu dis ça comme si je passais trop de temps à faire des pompes… Je veux dire…" Il porta son attention sur son biceps droit, contractant ce dernier pour le montrer à Charlie. "Hmm, peut être." lâcha t-il dans un rire avant de poursuivre: "Et tant mieux pour Wyatt et toi, tu sais où me trouver en cas de problème tout ça, et peut être que l'année prochaine les hautes instances nous donneront un duo." Il fit un signe de tête en direction de Joanna et Cassandra. Il espérait secrètement qu'elles passaient un bon moment, assez pour lui lâcher la grappe aux prochaines répétitions mais … Non, tout ce que Warren faisait n'était pas tout simplement pour se tirer des filets pendant les prochaines heures passées en leur compagnie, absolument pas, en débit de tout ce qu'il prétendait et de ce qu'il aimait dire haut et fort, il les appréciait vraiment.

Il releva le regard et ses yeux se posèrent sur Norah, il était plus que ravi de la voir, surtout après leur dernière rencontre et il attrapa deux verres, en vidant un avant de se tourner vers Charlie. "Je te laisse en charge cinq minutes je reviens." Il eut alors le culot de laisser la brune toute seule, non sans déposer un baiser sur le front de cette dernière et de lancer un "il faut retourner toutes les deux minutes" se dirigeant ensuite vers Norah. Le blond lui tendait déjà un cocktail, avec un sourire rien que pour elle. "J'avais peur que tu ne viennes pas en fait…" Ou plutôt, j'avais peur que Keegan s'inquiète trop et qu'il refuse de te laisser venir, mais ça il n'était pas encore assez bourré pour le dire à voix haute. Et puis ce qui se passait vraiment entre ces deux-là ne regardait pas vraiment Warren, bien qu'il ne doutait pas une seule seconde que la danseuse était tout à fait capable de faire entendre sa voix. Et qui mieux que Warren pour veiller sur Norah? Personne, voilà l'affaire était réglée. Il suivit le regard Norah qui fixait Grace, le blond retint un rire à ce moment précis voyant dans quel état était Hamilton Jr… Oh come on Grace, the fun is just getting started. "Elle va bien, très bien même… Mais oui Grace, pas vrai?" Toujours avec ce même ton enjoué, Warren vint passer un bras autour de la taille de Grace pour la mettre sur ses deux pieds. Il avait vu juste dans ses calculs, c'était très certainement la première fois que cette Hamilton-là goûtait aux joies des substances illicites. Surtout que si Lexie avait utilisé la même recette que lors de leur précédente aventure culinaire, le monde devait vraiment paraître tout nouveau à Grace. Virgins, pensa t-il en riant intérieurement.

Qu'à cela ne tienne, il avait toujours le sourire aux lèvres et encore des colliers de fleurs autour du cou, qu'il fit aisément passer au dessus des mèches blondes, réjouissant ainsi et enfin Grace. "Voilà, tiens, ça ira mieux comme ça, c'est toi la reine des fleurs." N'éclate pas de rire, n'éclate pas de rire, n'éclate surtout pas de rire, se répétait inlassablement Warren. Toujours avec le bras autour de Miss Hamilton, il se dirigeait vers la radio et il augmenta légèrement le volume histoire de capter l'attention générale. Voilà, on se tourne toutes vers le seul mec torse nu, voilà, merci. Il piqua son verre des mains d'une de ses camarades et le leva pour un toast improvisé. "Bon vu qu'on est tous là on peut être chanter quelque chose non? Et puis pour la chorégraphie on aura toujours Norah pas vrai? Quoi que il faudra que tu me dises ce qui est le mieux entre les Second Chances et le cabaret de la ville… Enfin pour ce qui est de chanter et de danser sans ses vêtements, moi je suis partant hein…" Voilà, là on pouvait dire qu'il commençait à être dans le thème de l'après midi space cookies et cocktails bleus… Il commençait seulement.
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Lexie A. Preston
Ginger Spice ; You bet you're gonna lose it to that hellbound crimson glory
Age : 25 yo
Occupation : Galeriste, chef auto-proclamée de la Pension Preston, life coach du dimanche et membre des Second Chance
Humeur : Déterminée
Statut : Bob oriented
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Chanson préférée du moment : You're the one that I want | GREASE
Glee club favori : Second Chances
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MessageSujet: Re: 06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink?   06. [Delacroix's] The winners win and the loosers... Drink? EmptyLun 6 Oct - 20:42

Ca allait être une belle fête. Lexie n'en avait pas douté une seconde, même en voyant les grands yeux ébahis d'une Grace Hamilton encore plus ésotérique que d'habitude. Apparemment, la blonde n'avait pas une grande expérience des cookies magiques et la combinaison avec sa descente ultra rapide des Blue Lagoon made in Warren - qui comportait donc un ratio alcool/sucre environ sept fois plus élevés qu'au bar - ce qui produisait un effet qui promettait d'être aussi drôle que désastreux. Mais la rouquine ne prêta guère attention au qualificatif, pour le moins original, dont la jeune bigote l'avait affublé. Et surtout, elle ne l'entendit pas, sinon elle aurait salué la référence, avant de se lancer dans un speech enflammé sur la nécessité de ne pas traiter les autres femmes en ces termes. Toutefois, la galeriste avait d'autres préoccupations et elle était beaucoup plus intéressée par la sollicitude de son amie que le mépris de la Hamilton. « Thanks darling ! » héla-t-elle à la suite de Charlie, qui s'était déjà levée pour aller chercher le précieux tube de crème. Elle délia rapidement le noeud qui retenait sa robe blanche, qu'elle fit tomber sans cérémonie sur la pelouse, pour que son ancienne colocataire puisse étaler la crème dans son dos. Elle remarqua les doutes de sa Gangsta quant à ses décoctions et elle lui adressa donc un clin d'oeil taquin et posa un doigt sur ses lèvres, l'enjoignant à ne pas dénoncer leur petit plan machiavélique pour dérider toutes ces bonnes du curé. Sur ces entrefaites, une seconde brunette fit son apparition auprès de la petite troupe qui s'était formée autour des transats. Lexie serra la main d'une Charlie - appelée au front par un géant blond au taux d'alcoolémie grimpant - puis tourna ses prunelles enjouées vers une demoiselle visiblement de bonne humeur. Cela faisait plaisir à voir. « Hey Cait ! Je suis contente que tu sois venue. T'as l'air en forme ! » Elle faillit la mettre dans la confidence de l'ingrédient secret de ses cookies, mais elle se ravisa. Ce n'était pas grand chose et une Caitlin déridée par quelques plantes médicinales serait une Caitlin encore plus adorable que d'ordinaire. Elle s'empara donc du space cookie délaissé par Charlie et croqua dedans joyeusement, avant de faire passer le tout avec une gorgée de cocktail.

La faible résistance de ses comparses Second Chances à toute chose dépravée ne tarda donc pas à se faire sentir, même si Emma semblait étrangement fidèle à elle-même et que toutes se portaient bien mieux que Grace. La petite semblait avoir trouvé sa hippie intérieure et... parlait à la pelouse? Encore une fois, Ginger Spice fut distraite par l'arrivée d'une autre choriste, faisant un signe de la main enthousiaste à Norah. Elle était contente de voir la belle afro-américaine, qui entrait dans la catégorie "SC avec lesquelles sympathiser d'urgence." Elles avaient discuté après les répétitions, échangé des regards amusés devant quelque lubie de Joanna ou des Hamilton, mais elles n'avaient jamais vraiment appris à se connaître comme Baby Preston l'aurait voulu. Et de la seule façon qu'elle connaissait, qui impliquait quelques Blue Lagoon de plus. Mais c'était l'occasion idéale, aussi désigna-t-elle la place libre à ses côtés avec un sourire rayonnant, laissant Warren gérer la crise blonde qui se profilait sur l'herbe. Spectacle intéressant pour dire le moins. « Oh, elle ira très bien. Il faut bien une première fois à tout. » Un sourire malicieux apparut sur ses lèvres et elle ajouta, pour entretenir l'illusion qu'elle se souciait du bien être de la jeune fille. « Et Warren s'occupe d'elle, elle a l'air contente. » Interpréter l'expression béate de Grace n'était pas chose aisée, mais Lexie était une optimiste. Et pas tellement concernée surtout. Elle se tourna vers Norah, prête à engager la conversation, quand le son soudainement amplifié de la radio la força à tourner la tête vers leur hôte, dont la voix tonitruante couvrait sans mal les décibels. La rouquine battit joyeusement des mains devant la proposition de chant et de danse, après tout, c'était nécessaire pour toute soirée réussi et s'imposait tout particulièrement dans cette réunion de choristes. La chanson qui passait en fond n'était pas particulièrement appropriée pour se déhancher en rythme, mais nul doute qu'il y aurait quelque chose d'entraînant dans les disques du Delacroix. Mais le discours du blond la fit tiquer. Qu'avait-il dit au sujet de Norah? Le cabaret? Un froncements de sourcils et un regard à sa voisine suffirent à lui faire prendre conscience qu'il y avait anguille sous roche. Anguille qui devait avoir ses raisons de rester à l'abri. « Ca va aller. » chuchota-t-elle, en pressant doucement le bras de la professeur avec un sourire doux.

La rousse étira donc ses longs membres et se redressa, se dandinant joyeusement jusqu'à la chaîne hifi en parlant haut et clair. « Oh ouiiiii, dansons, chantons ! Célébrons notre... unité ! On a perdu une bataille mais pas la guerre et on ne se laisse pas abattre, n'est-ce pas? Voyons un peu ce qu'on a... » Elle prit quelques secondes pour jeter un oeil aux CD que Warren avait disposé sur la table, trouvant sans mal une compilation de hits de fête qui s'éloignait du traditionalisme country de son ami mais était parfait pour l'occasion. Elle mit le disque dans la fente de la chaîne hifi, appuya pour obtenir la piste quatre. « Prêeeeeetes? Et prêt? » Elle sourit à Warren et sa main manucurée se tendit enfin pour lancer la musique. « If you see a faded sign at the side of the road, that says 15 miles to the Love Shack ! Love Shack, yeaah, yeaaah ! » Elle se dandina joyeusement, passant au milieu de ses comparses en faisant de grands gestes des mains pour les encourager à se lever, à danser. Elle continua à chantonner, prenant un instant les mains de celle qui resterait pour elle Miss Pillsbury pour se lancer dans quelques pas enjoués, avant d'éclater de rire et de se tourner vers Charlie, avec qui une petite routine entre panache et ridicule s'installa facilement. L'humeur semblait avoir décollé et les B-52's propageait leurs bonnes ondes sur la joyeuse troupe, faisant peut-être oublié le dérapage du shérif. Ou ne faisait que reporter la discussion inévitable au sujet des talents de danseuse de la jolie prof d'anglais... Mais au moins, si elle devait avoir lieu, ce serait avec une bande son joyeuse et de l'alcool dans le sang, ce qui était le meilleur moyen d'avoir des discussions à coeur ouvert après tout.
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