Choriste du mois


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 06. [Hillyard's] Let me upgrade you

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MessageSujet: 06. [Hillyard's] Let me upgrade you    06. [Hillyard's] Let me upgrade you  EmptyMer 13 Aoû - 1:49


Let me upgrade you

Pour ceux qui l’ignoraient encore, la plupart du temps, le lundi, le cabaret de Lima était fermé. Peut être que les femmes de ménages étaient encore en train de s’acharner à la tâche pour effacer toutes traces des méfaits du week end, peut être que certains danseurs plus coriaces étaient en train de répéter, peut être que le tiroir caisse était en train d’être vidé et que les comptes étaient faits…

Peu importe, tous ces détails n’avaient pas d’importance vu que Blake ne voulait pas les connaître, la blonde se trouvant encore dans son lit, sous ses couvertures en ce début de matinée, ou d’après midi, très franchement il était difficile de garder une véritable notion du temps lorsqu’on était aussi fatiguée. Personne ne l’avait forcée à danser c’était certain mais Blake était une passionnée, un peu maladroite, certainement trop déterminée à faire bonne impression mais pour ce petit lieu qui lui appartenait et en prime, elle ne reculait devant absolument rien. Et tant pis si porter des talons vingt trois heures sur vingt quatre faisait parti de son quotidien et qu’au final ses jambes finissaient pas lui dire stop et réclamer un peu de repos. Tant pis, aujourd’hui elle avait accepté de sacrifier son jour de repos si précieux pour une cause bien particulière et son réveil qui sonna à cet instant précis était là pour le lui rappeler. Blake avait une sainte horreur des réveils, mais que voulez vous… On lui avait souvent répété, plus jeune, sûrement ses deux pères en plus, qu’elle était une princesse et à moins de sentir les lèvres de son prince charmant contre les siennes, la blonde n'avait pas envie d'ouvrir les yeux et encore moins de se réveiller. Bien évidemment, les années étaient passées par là et elle avait appris, à ses dépends, que les princes, mêmes les plus charmants, préféraient qu’une autre partie de leur anatomie entre en contact avec ses lèvres à elle, sans mauvais jeu de mots...  Mais le monde était comme ça et son réveil sonnait vraiment et il fallait qu’elle se lève.

Blake poussa un grognement qu’elle allait sans doute nier avoir émis dans quelques heures et finit par repousser la couverture sur le sol, se passant une main dans ses mèches blondes. Elle n’était pas du matin et dans le plus simple appareil, c’était bien ainsi qu’elle dormait le mieux, elle enfila ses chaussons, qui était en fait une paire de talons transparent beaucoup moins haut que les autres, et fila sous la douche, histoire de se clarifier l’esprit et de se réveiller. Pas de café le lundi, cela risquait de l’énerver et elle ne voulait définitivement pas être énervée devant son invité, surtout pas quand cette dernière devait l’aider avec un problème plus que délicat. Oui, il était rageant de se dire qu’elle était sortie pendant toutes ces années avec un professeur de danse et qu’elle dansait plutôt bien même et qu’elle avait assez de confiance en elle pour monter sur scène, pour… être obligé de chanter en playback. C’était … très contrariant mais Blake Emily Hillyard n’était pas du genre à laisser un détail de la sorte se mettre entre elle et ses plans pour éblouir la clientèle de son cabaret. Comme à son habitude, elle visait la perfection et si cela impliquait quelques efforts de sa part, elle était prête à se plier en deux, littéralement. Et si Blake était tout à fait prête à fournir une compensation financière à la personne qui allait la tirer de cette impasse, elle avait été plus que surprise par la contre proposition de Ruby, d’abord surprise puis intriguée et enfin plus que contente.

« Parfait je ferai ce que je peux pour faire en sorte que tu paraisses un peu moins sage. » avait-elle lancé à Ruby par dessus ses lunettes de soleil, ses faux cils et sa perruque parfaitement en place, avant de s’éclipser, trench coat sur les épaules pour un effet plus que mystérieux. Qui mieux qu’elle pour le job? À l’âge de quinze ans, Blake avait déjà compris qu’en coupant ses jupes d’un centimètre elle arrivait à s’attirait tous les regards qu’elle voulait, franchement il suffisait d’un rien. Cela allait forcément être une bonne journée, après midi… (Non mais vraiment quelle heure était-il?) Sortant enfin de sa douche, Blake enfila une longue robe de chambre, souvenir d’un voyage en Thaïlande, se maquilla rapidement et se mit à fouiller dans sa propre penderie à la recherche de quelque chose qui pourrait bien aller à Ruby et pour l'aider à s'affirmer un peu plus. En seulement dix minutes, elle avait déjà une pile considérable de vêtement et les chaussures qui allait avec et… qui avait ouvert cette boite de fraises en chocolat? Bonne question, c’était sans doute son estomac qui faisait encore des siennes. Et Blake considérait sérieusement manger la dernière fraise qui se trouvait dans la boite quand elle fut sauver par la sonnerie de sa porte d’entrée. Ne pensant même pas un instant à s’habiller un peu plus, Blake se précipita vers la porte d’entrée et une seconde plus tard, sa main se posait déjà sur celle de Ruby, l’entraînant à l'intérieur de chez elle. « Entre Ruby, entre ne reste pas sur le pas de la porte, tu n’as pas eu trop de mal à trouver, moi et les rues de cette ville ce n’est pas vraiment ça. » Un jour elle arriverait à se repérer correctement dans Lima, vraiment. Blake préféra lui épargner l’habituelle visite de son appartement et elle sauta directement  « Au fait tu chausses du combien? Je me disais que certaines de mes chaussures pourraient t’aller et j’ai même trouvé une robe dans laquelle tu pourrais rentrer, plusieurs même, peut être que tu devrais les essayer avant qu’on commence, et je suis tombée sur cette vidéo superbe sur le net de cette femme en train de faire des vocalises tu crois j’arriverais à faire ça un jour? Je manque à tous mes devoirs, tu veux du thé, du café… Une fraise? » Tout faisait parfaitement sens pour Blake et elle tendit la boite à Ruby avant d’enchaîner:  « Ah au aussi avant qu’on commence cet échange de bon procédé, j’aimerais tout de même savoir… Est-ce qu’il y a un homme qui se cache derrière tout ça ou c’est juste strictement personnel? »  Pas de doute l’autre jeune femme avait éveillé sa curiosité.
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Ruby Caldwell
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MessageSujet: Re: 06. [Hillyard's] Let me upgrade you    06. [Hillyard's] Let me upgrade you  EmptyLun 18 Aoû - 23:02

C’était il y a une semaine, alors que la blondinette avait reçu dans sa boîte aux lettres la gazette hebdomadaire de la ville. Feuilleter les petites annonces était devenu une habitude depuis qu’une description parfaite de sa propre personne avait été publiée accompagnée de son numéro de téléphone et d’un message prétendant qu’elle cherchait désespérément le grand amour. Par mesure de précaution, elle vérifiait désormais que son nom n’apparaissait pas en caractères énormes au milieu des pages grisâtres afin de s’assurer qu’elle pouvait sortir de son appartement sans être l’objet de regards en biais emplis de sens. L’expérience s’était révélée assez traumatisante la dernière fois. Sa paranoïa n’était peut-être plus justifiée maintenant que l’auteur de cet ancien affront avait retrouvé son homme, mais Ruby savait que Charlie Watson-Brown était tout à fait capable de récidiver. Le seul avantage qu’avait tiré la jeune femme de cette situation était d’avoir, grâce à cette annonce, mieux connu Ryder, lequel occupait désormais une place incommensurable dans son cœur.

Ce jour-là donc, une missive stipulant que son émetteur désirait des cours de chant avait attiré son attention. Pas simplement parce qu’il s’agissait d’un milieu dans lequel elle excellait, plutôt parce que ce message était signé par un personnage de fiction. Loin de s’imaginer que Zorro se cachait réellement derrière cette annonce, et étant désormais habituée aux pseudonymes pour avoir correspondu de la sorte pendant près de deux mois avec ce qu’elle pensait être un parfait inconnu, Ruby s’était prêtée au jeu et avait pris l’initiative de donner rendez-vous au bar du coin à ce mystérieux individu. Le lendemain, la jeune femme s’était retrouvée accoudée au comptoir une bière brune à la main, balayant du regard l’assemblée de manière à repérer le plus rapidement possible son futur élève au cas où il aurait s’agit d’une personne malhonnête, et être ainsi dans la mesure de s’enfuir à toute jambe avant qu’on ne l’attrape. Au bout de quelques minutes sans apercevoir le moindre mouvement dans sa direction, Ruby s’était inquiétée. Sa manie de toujours arriver en avance n’était pas à blâmer, celui ou celle qu’elle attendait était bien en retard… ou alors se trouvait déjà assis à une table et l’observait depuis plusieurs minutes en toute discrétion, à analyser son comportement et retenir le moindre de ses traits pour la retrouver plus tard et savoir qui attaquer? C’est alors qu’une ombre – ou plutôt une personne douée en camouflage – s’était faufilée entre les table, vêtue de noir et dotée d’une paire de lunettes de soleil qui dissimulait habilement son visage tandis qu’elle avançait tête baissée, avant de s’arrêter net aux côtés de la blondinette. Le cœur battant, Ruby avait reluqué du coin de l’œil l’individu qui l’observait par-dessus ses verres teintés. Noms de codes, vêtements manifestement porté afin de ne pas être reconnue, cette femme s’était tout de même présentée comme la gérante du cabaret de la ville. Et ses intentions étaient compréhensibles : pour dynamiser ses prestations sur scène, la jeune femme souhaitait ajouter de la voix à ses performances chorégraphiques. Un sourire malicieux s’était alors dessiné sur les lèvres de Ruby. Quelque chose lui disait que tout ceci pouvait s’avérer profitable.

Postée devant la porte de Blake Hillyard, droite et le menton relevé, Ruby laissa ses pensées se frayer un chemin dans l’étroit réseau de neurones qui composait sa boîte crânienne. La part la plus courageuse de sa personnalité affirmait qu’en aucun cas elle ne regrettait sa décision. Peu dépensière, obtenir de l’argent en dehors de ses journées ne l’intéressait plus depuis qu’elle avait trouvé un travail au studio d’Alec Jayson qui lui permettait de subvenir convenablement à ses besoins. Pourtant, s’il y a encore un mois elle n’aurait rien demandé à la danseuse en échange du service rendu, son changement de caractère et d’ambitions lui imposait une toute autre conduite. Ainsi, Ruby sonna trois coups fermes et affirmés sans éprouver le moindre remord concernant la proposition égoïste qu’elle avait pu émettre et qui contraignait Blake à consacrer une partie de son temps libre à la blondinette autant pendant les cours qu’elle recevrait qu’en dehors. La porte s’ouvrit violemment, laissant apparaître une Blake vêtue d’une simple robe de chambre, les cheveux humides, qui attrapa sans attendre la main de Ruby surprise par cet enchaînement rapide. Si l’appartement était joliment décoré, ce ne fut pas ce qui attira principalement l’attention de la jeune femme. Derrière une autre porte entrouverte, elle pouvait apercevoir une montagne de tenues étendues sur un lit toutes aussi extravagantes les unes que les autres. Tout en scrutant les environs d’un air préoccupé, Ruby lança au mur en decrescendo. [color=#F52140] « En fait j’habite à deux rues seulement, donc on va dire que ça ne m’a pas demandé un effort surhumain pour trouver ton appartement. » Peu soucieuse de ce que la blondinette était en train de lui dire, Blake continuait son monologue avec une frénésie spectaculaire.
Plantée au milieu de la pièce, Ruby l’observait, hésitant entre le rire et le soupir. La situation relevant plutôt du comique, elle opta pour la première option et offrit un sourire délicat à la blonde. « Je chausse du 6, mais j’aurais cru que notre première journée consisterait d’abord à nous occuper de toi. Même si tes propositions sont plutôt alléchantes. » Sur ce dernier mot, elle fixa la fraise que Blake lui tendait et s’en empara en murmurant un Merci. L’acidité du fruit réveilla ses papilles, si bien qu’elle tenta de faire durer le plaisir aussi longtemps que possible. Elle n’avait pas encore tout à fait avalé que Blake enchaîna sur une question qui l’électrifia aussitôt prononcée. Mâchant lentement ce qu’il restait de sa fraise, Ruby déglutit péniblement et s’appliqua à ne pas balbutier après s’être éclairci la gorge. « Un peu des deux… » Son cœur eut un raté en pensant à Ryder. Fermant ses paupières, elle aspira profondément pour se trouver du courage. Après tout, si Blake devait la rendre plus sexy, autant qu’elle apprenne ses motivations. « Disons qu’il y a un moment que j’aurais dû me prendre en main et que maintenant qu’un homme est entré dans ma vie, je ressens un besoin de plaire. De lui plaire. Voilà. » Ruby sentait ses joues s’empourprer à mesure qu’elle s’exprimait. Bien entendu, elle n’allait pas lui avouer que du haut de ses vingt-quatre ans, la blondinette n’avait toujours pas perdu sa virginité. Son cas paraîtrait désespéré. S’approchant de son élève, elle enchaîna alors aussi rapidement que son esprit désordonné le lui permettait. « Sinon je suis aussi partante pour une tasse de thé. D’ailleurs, tu devrais t’en servir une aussi, ça t’aiderait à te relaxer, tu m’as l’air un peu tendue. » Comme pour illustrer ses propos, elle massa l’épaule de la jeune femme pour décontracter ses muscles tout en inclinant la tête sur le côté. « Ça permettra à tes capacités vocales d’être plus développées et tu pourras plus facilement reproduire les mêmes vocalises que celles que tu as trouvées sur internet. Si tu veux, tu me montres la vidéo tout en sirotant et tu me fais essayer tes superbes tenues juste après? » Priant très fort pour que sa diversion fonctionne, elle offrit à Blake un sourire éblouissant destiné à lui faire oublier ne serait-ce que quelques minutes la partie du marché qu’elle avait imposé. Non, elle ne se défilait pas.
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MessageSujet: Re: 06. [Hillyard's] Let me upgrade you    06. [Hillyard's] Let me upgrade you  EmptyMer 20 Aoû - 18:49

Face aux réponses de Ruby, Blake ne put s'empêcher d'esquisser un sourire, les bras croisés sur sa poitrine. Elle enregistra mentalement que Ruby chaussait du 6 et se jura de lui trouver quelque chose dans sa penderie, oui, pour elle il était plus que certain que Ruby ne sortirait pas de leur petite journée passée ensemble indemne. Plus d'une fois, Miss Hillyard avait répété à sa fille qu'elle avait tendance à en faire un petit peu trop et à terrifier les gens, chose à laquelle Blake aurait répondu avec un sourire à présent, avant de tapoter l'épaule de sa mère.

On ne disait pas ce genre chose à une ancienne actrice de films pour adultes, et vraiment, c'était la périphrase que Blake utilisait pour se donner une bonne conscience. Et également pour ne pas parler du fait qu'elle était obligée de prendre des douches plus d'une fois par jour et que, à maintes reprises, elle avait songé s'introduire par effraction au Vatican, juste histoire de se laver dans la fontaine personnelle du pape et pour se sentir enfin propre et lavée de tous pêchés et de tous les autres choses beaucoup moins charmantes qu'on utilisait pour effrayer les adolescentes qui portaient des jupes trop longues. Les jupes de Blake étaient courtes depuis longtemps, sa mère n'avait jamais su pourquoi, oui, c'était bien ça le seul crime de Blake, si ses deux pères étaient au courant d'absolu tout dans sa vie, de son premier crush, à la couleur de ses sous vêtements le jour où elle avait compris qu'elle était également attirée par les filles à son premier orgasme et qu'ils étaient accessoirement au courant pour la carrière plutôt "originale" comme ils le disaient toujours de leur fille, sa mère ne savait rien. Pour sa mère, elle n'était que la petite blonde qui avait raté sa vie et qui s'en sortait en faisant des petits boulots et qui s'amusait à effrayer les filles bien sages… comme Ruby. Donc peut être que Blake prenait un peu une revanche sur sa mère aujourd'hui mais très franchement… Si la blonde avait besoin de répondre à ce genre de questions existentielles, elle serait littéralement passée sur le canapé d'un psy, et pour Blake le sens littéral voulait dire avec zéro sous vêtements ou même vêtement. No need to ruin the fun.

Ruby ne réalisait même pas dans quoi elle mettait les pieds, Blake ne voulait pas la terrifier non, elle voulait tout simplement bien faire, elle était du genre passionné et acharnée à la tâche, mais pas pour donner des ordres et se tourner les pouces, mais bien pour se casser un ongle et aller se coucher en se disant qu'elle avait été utile. Que ce soit pour régler les déboires de costumes au cabaret ou pour s'occuper de Ruby, Blake ne changeait pas vraiment de façon de faire. "Oh Ruby tu es aussi difficile que moi en affaires, je sens qu'on va bien s'entendre mais soit d'abord le thé et ensuite on s'occupera de moi. Et entre nous je ne vais pas faire comme si je n'appréciais pas d'être le centre de l'attention." La blonde haussa les épaules et elle invita Blake à s'asseoir sur le canapé du salon. Elle n'était pas encore prête à montrer sa cuisine en travaux à qui que ce soit, non seulement parce que les placards étaient principalement remplis de chaussures mais ensuite parce qu'elle venait de réaliser que pour faire du thé, elle aurait besoin de se sortir de son emballage un appareil électroménager qu'elle venait d'acquérir. Trois coups de ciseaux et une plainte de frustration plus tard, Blake remplissait l'appareil d'eau et elle utilisa pour la première fois les tasses que ses parents lui avaient offerts en sachant qu'elle allait enfin se poser. Vous savez, j'avais un appartement aussi à Columbus, avait dit Blake, battant des cils en jouant les fausses blondes écervelées et en s'emparant des tasses. Peu importe, au moins elle ne passait pas pour la plus mauvaise hôte du monde. Elle apparut enfin dans le salon, plateau à la main, son choix de thé très limité au fait… Pourquoi est-ce que cela était si important soudainement? Comme si Ruby allait la juger sur ce sachet de thé vert? On respire Blake. Elle plaqua un sourire oh combien professionnel sur son visage avant de venir s'asseoir à côté de Ruby sur son canapé.

"Mais si je peux me permettre une petite remarque, juste une toute petite…" Honnêtement Blake disait juste cela pour être polie… Un concept très nouveau pour elle encore une fois. "Je pense que c'est une bêtise de te lancer dans ça… Avec un homme en tête. Que ce soit à 10 ou à 50%." Ruby était plus jeune qu'elle et Blake se disait que peut être, il était temps qu'une femme un peu plus âgée dise la vérité à une de ses cadettes. Passer des années à courir après l'homme à marier n'était pas une vie, pour personne, Blake n'avait pas été éduquée de cette façon certes, avec deux pères c'était un impossible, mais elle avait été scolarisée comme tout le monde et si elle n'avait jamais vraiment eu d'amies ou même de meilleures amies, elle avait bien vu tous les lavages de cerveau qui étaient imposé aux filles. Et moi quand je serai grande, je serais une maman et j'aurais un mari. Please. Blake avait roulé des yeux plus jeune à cette phrase et elle n'avait pas cessé en grandissant, adolescente elle avait voulu secouer ses camarades de lycée et leur dire que le monde entier se fichait de savoir qui arrivait à mettre le grappin sur le quaterback, ce genre de détail n'avait pas vraiment d'importance au fond. Un homme était un accessoire, un sac à main … Oui exactement, un sac à main et non, ce n'était pas parce qu'elle avait connu une déception amoureuse qu'elle pensait cela, elle n'avait jamais changé sa politique et si elle avait rompu avec Mark c'était bien parce qu'elle arrivait à faire la différence entre sa vie professionnelle et sa vie personnelle. Pas lui? Alors tant pis, sac à main suivant. Blake poussa un soupir, croisant élégamment les jambes, chose qu'elle avait également prévu d'apprendre à Ruby.  "Je m'explique, les hommes sont les hommes et peu importe où tu te trouves, et en dépit de ce qu'on s'acharne à nous faire croire, en tant que femme, tu trouveras toujours un homme. Toujours. Je veux dire, il faut bien une personne extérieure pour leur redonner confiance en eux et au spaghetti qu'ils ont entre les jambes de temps en temps pas vrai?" Encore une fois, Blake parlait par expérience, combien de fois, que ce soit lors de son ancien job ou lors de sa précédente relation s'était -elle retrouvée à prononcer des mots tels que : oui, c'est toi le meilleur mon chéri, mais oui, bien sûr, c'est toi le plus beau et oui c'est bien toi qui a le plus gros … Des enfants, vraiment.

"Si je peux te donner un bon conseil je te dirai de changer uniquement pour toi et d'histoire d'aimer un peu plus ton reflet dans la glace chaque matin… Prend moi par exemple, je suis célibataire et je le vis très bien. Je veux dire si je dois croiser le prince charmant demain, peut être que je l'enverrai tout simplement balader … Mais ça c'est juste que j'ai décidé que ça…" La blonde fit un geste plus qu'éloquent avec ses deux mains, symbolisant le plus visuellement possible ce qui pouvait se passer lorsqu'un homme et une femme se retrouvaient seuls dans un lit. (Pas que dans un lit d'ailleurs, elle l'avait rarement fait dans un lit à dire vrai.) "Ce n'était plus fait pour moi. Trop de temps passé les jambes en l'air. Mais si tu as une copine aussi attirante que toi à me présenter je suis preneuse ou quand tu te seras rendu compte que … appelons le Jake je me fiche complètement de son prénom dans le fond, ne tient plus la route, tu sais où j'habite." Au moment où elle termina sa phrase, elle entendit la bouilloire qui s'agitait et se penchant vers la cuisine, elle aperçut de la fumée. Hmm… peut être qu'elle avait réussi à faire quelque chose dans cette cuisine au final. "Oh je crois que c'est prêt… Je reviens. " Sur ses deux pieds, non, sur ses talons en fait, Blake se dirigea d'un pas assuré dans sa cuisine et revint avec l'eau chaude, remplissant leur tasse respective.

"Hmm tu crois que je devrais prendre des notes?"
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MessageSujet: Re: 06. [Hillyard's] Let me upgrade you    06. [Hillyard's] Let me upgrade you  EmptyMar 16 Sep - 9:37

Ce n’était un secret pour personne, et ce fait désolait une Ruby impuissante face à l’évidence : la jeune femme était dégoulinante de niaiserie. Son visage, ses manières, ses paroles, même son parfum inspirait une manière de se comporter envers elle comme un adulte en adoration devant un jeune enfant bien élevé. On n’osait l’offusquer ou la brusquer. On ne voulait pas se montrer expansif devant cette fleur délicate méritant toutes les bonnes attentions. À force d’être entretenue et arrosée à excès, il était naturel que les pétales flétrissent et que le feuillage jaunisse, et la plante autrefois si flamboyante finit par perdre de son éclat avant de s’affaler sur elle-même. Cette première étape étant passée, Ruby s’apparentait désormais davantage à un pot-pourri. Ses connaissances espérant faire perdurer sa fragrance apaisante, ils immortalisaient sa simplicité rassurante au détriment de ses couleurs lumineuses. À jamais asséchée, mais toujours parfumée. La fausse blonde était fatiguée d’être manipulée avec des gants de velours. Cette indulgence qu’on lui accordait, quoiqu’elle fût parfois bénéfique, l’exaspérait au plus haut point. Elle ternissait, s’éternisant dans un état qu’on lui infligeait. Aujourd’hui, Ruby se sentait le courage et même l’envie d’endurer la violence de certains propos plutôt que de subir l’amabilité harassante de son entourage. Qu’on la fustige ou l’incite à se débaucher! Sa routine ne pouvait plus durer.

Elle n’aurait pourtant pas tenu le même discours quelques mois plus tôt. Une sensation dérangeante l’avait paralysée lorsque, sous l’effet de la pression, Ruby s’était effondrée au Rock’n’Diner devant une Lexie Preston complètement démunie. Elle s’était trouvée minable, à larmoyer devant toute une foule de clients et à sangloter de plus bel lorsque la rouquine tentait de la consoler. À ce moment-là, la blondinette avait pris conscience qu’elle était blasée de toutes ces démarches visant à la réconforter. Se sachant capable d’endurer bien pire, elle en avait eu assez d’être victime de sa faiblesse, notamment causée par ses troubles sentimentaux ridicules mais pas moins sérieux. Maintenant qu’elle parvenait à les surpasser, la jeune femme voulait prouver sa capacité à agir en femme forte et insoumise. Elle avait ça en elle. Elle en était persuadée.

En se mâchant l’intérieur de la joue, Ruby se laissa guider jusqu’au canapé les mains rangées dans les poches de son jean à défaut de savoir comment les occuper. Ses yeux en revanche ne quittaient pas la blonde excentrique en peignoir car même si elle percevait le feu de la détermination enflammer la jeune femme, elle restait dubitative quant à la familiarité qu’elle employait déjà à son égard. La choriste avait pour coutume d’instaurer entre ses élèves et elle une relation professionnelle hors de laquelle perçait son affection. Toujours elle s’était sentie le professeur aimable et bienveillant, à l’écoute lorsque qu’un chanteur amateur lui prouvait la confiance qu’il lui accordait en lui révélant ses doutes et ses craintes, qu’il s’agisse du cadre musical ou privé. Autant que l’oreille absolue, Ruby possédait l’oreille attentive qui recueillait les mœurs de ses élèves. Mais en raison du marché qu’elle avait passé avec Blake, ce rapport fonctionnait dans les deux sens. L’élève était le maître dans chacun des cas. Et la blondinette comprenait malheureusement que sa faculté à inspirer la confiance constituait une sorte de moyen de pression dont elle ne disposait pas actuellement, la rendant plus vulnérable.
Plusieurs minutes plus tard, alors que Ruby se tordait sur le canapé pour tenter d’apercevoir Blake qui avait disparu dans sa cuisine, cette dernière franchit enfin l’encadrement de la porte, accompagnée d’un plateau sur lequel deux tasses reposaient. Alors que la jeune femme s’installât près d’elle en lui faisant part de son avis sur ces précédents propos, la fausse blonde leva les sourcils, interloquée, et manifestement incomprise. « Attends… non ce n’est pas ce que tu crois, tu extrapoles. » se défendit-elle avec sincérité. Mais la jeune femme semblait s’enliser dans la mauvaise théorie. Interrompue par son flux de parole, Ruby se résigna à écouter la blonde et s’accouda mollement sur ses cuisses, appuyant son menton entre ses paumes. Pendant qu’elle recueillait les sages conseils, hochant parfois la tête pour satisfaire son hôte, elle répondait intérieurement à chaque observation de sa future élève. Non, on ne trouve pas toujours des hommes, et c’est d’ailleurs pour ça que je suis là. Et je suis plutôt mal placée pour leur redonner confiance. Faut-il vraiment que je lui dresse mon portrait? Pas de doute qu’elle arrêterait net son monologue et commencerait à prier pour moi. Peut-être qu’on pourrait brûler les sachets de thé pour en faire de l’encens, ça ajouterait un côté encore plus solennel à la scène… Finalement, elle haussa simplement les épaules. « Je sais pas, d’habitude c’est plutôt l’inverse non? Les hommes sont là pour aider leur amante à se sentir mieux dans leur peau rien qu’en les regardant dans les yeux. Ce genre de message codé. » articula-t-elle en fixant l’horizon. Elle secoua vivement la tête pour extraire de ses pensées les regards pleins de tendresse et de désir que lui offrait Ryder alors qu’elle le faisait encore patienter en raison de ses craintes vis à vis de la nouveauté. « Enfin ça c’est ma vision surromantique des choses que tu serais parfaitement capable de démonter à coups d’arguments poignants concernant la perversion masculine démesurée par rapport au spaghetti qu’ils ont entre les jambes? » lui accorda-t-elle, le coin de ses lèvres retombant de désenchantement.

Ruby préférait prendre avec humour les conseils que Blake lui prodiguait, simplement parce qu’elle ne pouvait pas adhérer à chacun d’eux. À l’entendre, la blondinette devrait se réjouir d’être seule. Le problème, c’est que Blake ignorait qu’elle n’avait jamais été accompagnée. Impossible alors de pouvoir comparer ces deux états. La choriste pinça les lèvres à l’évocation des ébats trop fréquents que la jeune femme avait connus tandis qu’elle, à presque vingt-cinq ans, n’avait jamais goûté aux plaisirs de la chair et prenait peur rien qu’à l’idée de s’y frotter un jour. Au fond, même si cette idée l’inquiétait, il y avait certainement une part de honte qui empêchait Ruby de s’engager dans une relation avec Ryder. Parce qu’il avait probablement expérimenté toutes les étapes d’une véritable liaison et qu’elle n’était que novice dans ce jeu amoureux, et parce qu’elle craignait qu’il ne puisse pas attendre davantage. Il valait sûrement mieux pour lui qu’il se lasse d’elle dès maintenant, avant qu’il ne soit trop tard. Son cœur se serra. « Oh il tient la route, crois-moi. » avoua-t-elle à mi-voix, les yeux baissés, un faible sourire ajoutant plus de douceur à son visage. Inclinant la tête sur le côté, elle dirigea ses prunelles vers son hôte et étira davantage ses lèvres avant de prononcer d’une voix dissimulant mal son trouble en accompagnant ses paroles d’un mouvement gracieux du poignet. « Mais promis, si je trouve une amie susceptible de t’intéresser, je te la présente. »  Elle baissa le menton. « Bref. J’ai comme l’impression qu’on digresse. » À sa plus grande joie, la bouilloire vola à son secours en émettant un ronflement sourd. Blake se précipita dans la cuisine, laissant la blondinette seule un instant, le temps pour elle de refixer l’objectif principal de cette entrevue.

Le claquement des talons sur le sol indiqua à Ruby que sa futur élève se dirigeait vers elle. Elle l’écouta tout en observant la danse des volutes de vapeur qui émergeaient des tasses pendant qu’on les remplissait. « Ça pourrait être une idée si tu crains de ne pas pouvoir tout retenir. Mais en règle générale, pour une discipline comme le chant, ce n’est pas en relisant tes notes que tu t’amélioreras. » l’informa-t-elle. La choriste se remémora alors ses années passées dans la salle de chant en compagnie de son professeur particulier, tentant de reproduire exactement sa posture pour que le son sorte plus facilement, puis écrivant sur un morceau de papier tout ce qu’elle avait retenu de la séance en rentrant chez elle pour finalement se rendre compte que seule l’observation importait vraiment. La jeune femme claqua des doigts. Une idée venait de lui traverser l’esprit. « Tiens, je sais comment faire pour commencer tranquillement les exercices sur la respiration. Puisque la tasse de thé est trop chaude pour que l’on puisse la boire tout de suite, tu vas souffler tout l’air que tu peux sur l’eau pour la faire refroidir. Inspire puis expire à fond. » Sur ce elle s’exerça elle-même pour montrer l’exemple, aussi simple soit-il. « Tu vois, pas très compliqué. Essaie de faire ça les pieds bien calés sur le sol, le dos droit, et de gérer ton air pour tenir le plus longtemps possible. Après tu pourras tenter de tenir une note, disons un la. » Reproduisant la note au cas où Blake n’aurait pas su de laquelle il s’agissait, Ruby se félicita elle-même d’avoir trouvé de quoi passer le temps avant que la jolie blonde en peignoir ne s’attaque de nouveau à son cas.
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MessageSujet: Re: 06. [Hillyard's] Let me upgrade you    06. [Hillyard's] Let me upgrade you  EmptyDim 5 Oct - 14:48

"Un homme est aussi utile qu'un sac à main… crois moi." Blake s'était sentie obligée d'ajouter ce simple commentaire, approchant son visage de celui de Ruby à une distance qui n'était certainement pas appropriée. Mais pas de soucis à se faire, sa professeur de chant n'était pas vraiment son style, oh bien sûr, Blake n'aurait pas dit non contre un ou deux baisers échangés avec l'autre jeune femme. Cependant, elle était en couple et Blake pouvait savoir rien qu'en regardant Ruby et la façon dont elle était sagement assise sur son canapé que l'éventualité même d'être avec une femme ne l'avait jamais effleuré. Tout simplement parce que dans son monde cela devait paraître comme un tabou, et la blonde n'avait pas vraiment de temps à perdre avec toutes ces femmes qui se réveillaient une fois la vingtaine passée et qui réalisait qu'elles avaient perdu leur temps à courir après le mauvais cheval. Pourquoi se limiter quand on pouvait avoir le choix? Ça n'avait absolument aucun sens selon la danseuse mais là encore, il y avait beaucoup de choses imprécises dans le monde de Blake et il était effrayant de constater que parfois, seulement parfois, il lui arrivait d'avoir le sens des réalités. Et sa réalité n'incluait absolument pas de croiser le regard d'un homme pour se sentir mieux. Déjà, il suffisait de voir comment elle était habillée tous les jours pour comprendre pourquoi la plupart des hommes ne croisait pas directement son regard en voyant Blake rentrer dans une pièce. C'était un fait qu'elle avait accepté depuis longtemps, tant pis, qu'ils fixent tous ses jambes ou même son derrière, elle était narcissique et courrait après toutes les attentions mais pas pour se sentir mieux dans sa peau ou pour prouver quelque chose. Il n'y avait qu'elle dans le fond qui avait le pouvoir de décider comment serait sa journée et de quelle humeur elle serait et si elle se sentait d'humeur joueuse ou exécrable.

Blake estimait qu'en ce sens, les femmes avaient tout de même plus de pouvoir que les hommes mais… Pas la peine d'entrer dans un débat hargneux avec Ruby, ce n'était tout simplement pas le propos et peut être qu'elle n'avait pas voulu dire ce qu'elle avait impliqué. Hmm. Blake choisit de se taire pour une fois, pour la première fois, car elle avait encore beaucoup à apprendre dans le fond et en bonne femme d'affaire qu'elle était, Blake n'allait pas se mettre Ruby à dos alors qu'elles venaient tout juste de commencer. Soit, elle pouvait le faire, elle pouvait ranger ses idées au placard et ne pas faire de scandale. Si, elle pouvait, et ce même si elle avait entendu sa mère lui répéter plus d'une fois que si elle n'avait jamais réussi à avoir de petit-ami c'était parce qu'elle ne savait pas comment se comporter en public. Chose qui irritait toujours Blake au possible, elle n'était pas un petit animal sauvage qui devait apprendre à bien se comporter devant les gens, elle était elle-même, toujours, que ce soit en face du Pape ou même de ses exs ou de quelqu'un qu'elle détestait. Mais elle n'avait plus vingt ans et elle ne cherchait plus à croquer la vie à pleine dents, elle savait de quoi était fait le monde à présent donc elle pouvait mettre ses émotions de côté.  "Mais tu as raison, ce serait dommage qu'on perde du temps à parler de ton superbe petit ami, je tiens juste à te rappeler que tu as également fait appel à moi pour une raison et que tu n'es pas la seule à avoir une mission à remplir ici mais soit…" Blake ponctua sa phrase par un haussement de sourcils, chose qui signifiait clairement qu'elle comptait obtenir ce qu'elle voulait. Il n'en était pas autrement dans le monde de la blonde et elle était dû genre à littéralement pousser les gens autour d'elle. Quelqu'un aurait dû lui rappeler qu'elle venait tout juste de rencontrer Ruby et que la mission du jour n'était pas de lui donner une nouvelle philosophie de vivre mais bien de la rendre un peu moins lisse. Cependant, pour Blake, il ne s'agissait pas juste de lui prêter une ou deux paires de chaussures, de lui dire comment se maquiller ou même comment se tenir. Si elle ne croyait pas un tant soit peu en elle-même et dans ce qu'elle était capable de faire, ce n'était tout simplement pas possible. Pour Blake, être sexy ou quoi que ce soit dans ce genre passait d'abord par une étape de grande confiance en soit qui permettait de faire tout le reste, c'était ça être sexy, si elle se croyait capable de soulever une montagne alors oui, elle pouvait se permettre de porter telle ou telle robe et dire merde au reste du monde pas autrement.

Peut être qu'il allait lui falloir plus qu'une toute petite journée pour transmettre ce message à Ruby mais Blake, en dépit de tout ce qu'elle pouvait laisser montrer, pouvait parfois être patiente et même du genre acharné. Elle avait le temps, beaucoup de temps maintenant qu'elle habitait à Lima et elle aimait beaucoup les projets à grande échelle que ce soit le cabaret ou même Ruby. Chaque chose en son temps cependant et si elle ne comptait pas redresser le cabaret de la ville en une seule journée, il en était de même pour l'autre femme. "Tu vas vraiment devoir faire un tour par mon dressing si je veux arriver à mes fins avec toi ma chère Ruby et pourquoi pas même au cabaret, mais tu dois avoir l'habitude de monter sur scène avec la chorale tout ça… Cesserait-elle un jour de vouloir recruter du personnel? Absolument pas, selon Blake, il n'y avait jamais trop de danseurs ou trop de chanteurs, il suffisait juste de leur trouver quelque chose à faire pour que tout ce petit monde bouge en parfaite harmonie sur sa scène. Ainsi, elle serait pleinement satisfaite et elle aurait l'impression d'avoir fait quelque chose. Sortant enfin de ses pensées et de ses plans de bataille, Blake observa Ruby lui décrire un exercice des plus simples, oui, ça respirer elle pouvait le faire. "Attend laisse moi essayer." Blake reposa sa tasse sur la table et tenta de s'asseoir le plus droit possible, inspirant et respirant profondément. C'était simple, très simple, tellement simplement que Blake avait dû mal à croire que cela changerait quoi que ce soit au niveau de ses cordes vocales mais elle décida tout simplement de s'en remettre à sa professeur de chant. Elle respira ainsi plusieurs fois de suite, se demandant très franchement de quoi elle avait l'air ainsi avant de s'éclaircir la gorge.  "Est-ce que ça donne ça?" Elle tenta la même note, Blake savait qu'elle avait naturellement la voix aïgue lorsqu'elle chantait, elle ne savait pas vraiment en quoi consistait les notes ou autres… Blake avait visiblement beaucoup de choses à apprendre.
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