Choriste du mois


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 06. Freckles and sunglasses.

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Charlie Pillsbury
GANGSTA CHARLIE ► Whatever happens tomorrow, we had today.
Age : 25 ans.
Occupation : Assistante de Cassie chez les SC & Rédactrice.
Humeur : Angoissée.
Statut : Épouse de Wyatt Pillsbury.
Etoiles : 1621

Piece of Me
Chanson préférée du moment : Coldplay ─ Charlie Brown
Glee club favori : Second Chances
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MessageSujet: 06. Freckles and sunglasses.   06. Freckles and sunglasses. EmptyLun 18 Aoû - 15:22


06. Freckles and sunglasses



« Allez, vas-y… vas-y ! Un dernier effort, un tout petit effo-ATTENTION ! ». Les doigts de Charlie se crispèrent soudain sur sa manette de jeu et elle retint son souffle. Sur l’immense téléviseur qui lui faisait face, le personnage se roula alors par terre pour se cacher derrière un muret d’environ un mètre de haut, juste à temps pour éviter les tirs qui frôlèrent la casquette qu’elle portait à l’envers. Les sourcils froncés sous l’effet de la concentration, Charlie mordilla sa lèvre inférieure et se rapprocha du téléviseur, ses fesses glissant vers le bord du canapé. Elle patienta un instant, puis dès que les tirs cessèrent elle fit se relever le personnage qui passa son visage par-dessus le muret et inspecta les lieux, à présent déserts. La jeune fille sur l’écran longea alors le muret, aux aguets, prête à appuyer sur la gâchette à tout moment. Le décor était inquiétant, des ombres se mouvaient sur le sol et le sang avait éclaboussé les murs taggués. Le silence du jeu rendait la situation d’autant plus menaçante, et le cœur de Charlie battait à tout rompre dans sa poitrine. « Allez… » Murmura-t-elle pour elle. « Montrez-vous ». Elle plissa les yeux, son regard épiant la moindre parcelle de l’écran.
Soudain, un tir retentit et la choriste aperçut un homme armé, tapi dans l’ombre. Sans hésiter, elle activa les commandes et son personnage tira plusieurs coups, si bien qu’au bout de quelques secondes seulement l’homme s’écroula sur le sol, une balle logée entre ses deux yeux. « YES ! » S’écria Charlie, au bord de l’euphorie –et pour cause : il ne lui restait plus qu’un seul membre du gang adverse à abattre, et elle aurait enfin fini le jeu. Sur l’écran, le personnage –qui répondait au pseudo de GangstaCharlie12- répondit à ses commandes et se mit à faire une petite danse de la victoire, sautillant joyeusement sur le bitume tout en agitant son arme en l’air. Mais l’excitation fut de courte durée ; un tir résonna derrière le personnage et la balle vint se loger dans l’avant-bras de la fille. « Non… C’est pas possible… ». GangstaCharlie12 se retourna alors dans un magnifique ralenti et eut tout juste le temps de voir arriver la seconde balle qui cette fois atteignit sa cible : elle vint se planter dans sa poitrine. Le personnage s’effondra au sol, et les mots « GAME OVER » se dessinèrent sur l’écran,  en lettres rouges couleur sang. « PUTAIN, J’Y CROIS PAS ! » Hurla Charlie. De rage, elle retira ses lunettes 3D et les jeta par terre. « J’étais à deux doigts de gagner… deux doigts ! J’y crois pas ! ». Elle lança la manette à côté d’elle sur le canapé et s’affala sur celui-ci. Charlie était mauvaise joueuse, elle avait horreur de perdre et c’était sans doute pour cette raison qu’elle s’éloignait des jeux vidéo, d’ordinaire. Pourtant, depuis que Ryder lui avait prêté ce jeu –qui mettait en scène des règlements de compte entre différents gangs de NYC- elle n’arrivait plus à en décrocher.

Soupirant de plus belle, la jeune femme tendit le bras et récupéra son téléphone portable sur l’accoudoir du canapé. L’écran affichait 15:08 et la choriste ouvrit de grands yeux : elle n’avait pas vu le temps passer et était désormais en retard pour son après-midi plage avec Emma ! S’activant soudain, Charlie se releva d’un bond et se précipita vers la console qu’elle éteignit en même temps que l’écran de télévision, avant de se ruer vers la chambre afin de se changer. Elle troqua ainsi son jean et son vieux pull pour un short en jean et un t-shirt blanc qu’elle passa par-dessus son maillot de bain deux pièces, puis réunit toutes ses affaires qu’elle jeta en vrac dans son sac à dos : une crème solaire indice 50, son téléphone portable, une serviette de plage, un chapeau de paille, un paréo bleu ciel, une paire de tongs et un bouquin au cas où. En sortant de la chambre, elle récupéra ses lunettes de soleil au passage sur la commode puis enfila ses baskets dans l’entrée, éteignit la lumière et quitta l’appartement en espérant de toutes ses forces qu’elle n’avait rien oublié.

Au rez-de-chaussée de l’immeuble, Charlie récupéra son vélo dans le local et s’aventura dans les rues de Lima, direction la plage artificielle de Lima. C’était là-bas qu’Emma et elle avaient décidé de se rendre pour un après-midi entre filles. Bien sûr, elle avait dû batailler afin de convaincre sa potentielle future belle-sœur de se rendre sur la plage artificielle, et elle savait exactement ce qui l’avait rebutée : le regard des autres sur la plage, et surtout la propreté relative qu’elle lui accordait. Aussi Charlie était-elle parfaitement consciente qu’elle devrait la garder à l’œil et la rassurer de temps en temps pour éviter de la voir paniquer une fois arrivée sur le sable fin qui longeait la rivière. Mais le jeu en valait la chandelle : depuis que Charlie et Wyatt étaient à nouveau ensemble, la jeune femme s’était rapprochée d’Emma qu’elle souhaitait apprendre à mieux connaître. Mais surtout, elle souhaitait effacer les querelles qui avaient pu les opposer par le passé, et plus précisément au moment de sa rupture avec Wyatt. Charlie n’oubliait les mots qu’elle lui avait dits un fameux soir, lorsqu’Emma avait bien voulu la raccompagner jusque chez elle –ou plutôt jusque chez Lexie. Charlie voulait à tout prix repartir sur de bonnes bases, et pour cela, elle s’était figurée qu’il n’y avait rien de mieux que la période estivale pour poursuivre ses efforts.

Arrivée aux abords de la rivière, Charlie freina si fort que son vélo dérapa sur le sol et l’espace d’un instant elle faillit perdre l’équilibre. Son geste lui valut du sable dans les yeux et elle secoua vigoureusement la tête, ses cheveux volant autour de son visage. Les yeux plissés, elle releva alors le menton, chercha Emma du regard et l’aperçut finalement près de l’entrée de la plage artificielle. Oubliant tout de sa colère après la défaite essuyée à son jeu vidéo, elle esquissa un grand sourire et lui fit un signe de la main. Elle se débrouilla pour attacher son vélo à une grille prévue à cet effet et se dirigea d’un pas déterminé vers la sœur de Wyatt. « Salut Emma ! » Lui fit-elle, une fois arrivée à sa hauteur. Elle la serra rapidement dans ses bras puis s’écarta d’elle, un sourire toujours accroché aux lèvres. « Désolée pour le retard, j’espère que tu n’as pas attendu trop longtemps ? » Demanda-t-elle alors qu'elles se dirigeaient vers la plage.
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MessageSujet: Re: 06. Freckles and sunglasses.   06. Freckles and sunglasses. EmptyMar 16 Sep - 22:21

Un sourire quasi-malicieux étira une dernière fois les lèvres de Emma Pillsbury. Les pupilles dilatées sous l'effet d'une excitation qu'elle reconnaîtrait entre mille, elle réalisa à peine à quelle allure son regard quitta le modèle affiché au centre de son écran pour chercher le bouton "envoyer". Ses brochures étaient prêtes. Alors que tout Lima pensait encore vacances, soleil et plage, Emma, elle, réalisait ses quelques nouvelles brochures annuelles. C'était peut-être ce qu'il y avait de mieux à l'approche de la rentrée: les nouvelles brochures. À y repenser seulement, il lui semblait déjà sentir le papier plastifié glisser sous ses doigts méticuleusement lavés et voir les néons basse consommation des salles de classe profiter des capacités réverbérantes de ces glossy things. D'ailleurs, la conseillère d'orientation du lycée avait hésité à succomber à l'option prenium -elle disposait déjà d'un compte prenium, de toute façon- qui promettait un papier plus lisse encore, hydrophobe et même avec effets animés; ainsi, en juin 2018, la révolution était en marche... on lui proposait finalement de créer ces petites cartes qui montraient une image différente selon la position dans laquelle elles étaient tenues. Finalement, elle s'était ravisée, songeant que les coupes budgétaires du lycée ne lui autorisaient pas ce genre de folie et que, surtout, le papier risquait de ne pas avoir cette même odeur de neuf qu'elle chérissait tant. Petite déjà, elle inspirait près de ses nouveaux protèges-cahiers à la manière d'un cocaïnomane trop précautionneux qui, toute l'année durant, enfermerait sa précieuse came dans un casier trop bien nettoyé dans le but d'en conserver chacune des propriétés qualitatives -y compris odorantes. Alors définitivement, le format était resté classique mais il avait fallu une matinée entière à Emma pour trouver ses nouveaux slogans accrocheurs. À un brainstorming sur le top 15 des problèmes des jeunes sur l'année scolaire 2018-2019 avait succédé une recherche de jeux de mots tout aussi précieux et pertinents que les thèmes sur lesquels ils portaient. Cette année était particulièrement riche en petits bijoux -au sens auquel Emma l'entendait en tout cas. Les yeux rivés sur l'écran, elle couvait d'ailleurs encore ses petits préférés d'un œil quasi maternel. "À l'aide, je suis inSUEportable." -Emma espérait au passage que la Sylvester aurait déguerpi d'ici septembre- "Selfie: I think I'm addicted" ; "OMG my nudes ended up online! From the iCloud to the iCry" (wink wink Jennifer Lawrence) ; "Celibacy is the new black" ; "YOLO: You obviously lack originality".

Définitivement, le moment de commander le tout était outrageusement excitant pour la rouquine. Elle entrerait alors dans cette phase inévitable de son été où elle sourirait souvent, rirait parfois un peu trop fort et s’ennuierait par la suite au point de "bouder" parce que la livraison prenait trop de temps... À titre d'information, les brochures mettaient 3 jours et 5 heures, en moyenne, à lui parvenir. Courte période pour osciller de l'impatience trépignante à la lassitude extrême.

Un petit clic et tout était fait. Il n'y avait plus qu'à patienter... et se dépêcher! Directement après s'être attardé sur les derniers détails administratifs de sa commande, le regard de Emma tomba sur l'heure indiquée en bas à droite de son écran: 14h53. Elle risquait d'être en retard. En retard. En-re-tard. Ouvrant de grands yeux et sentant sa respiration se bloquer quelque part au niveau de cage thoracique, la rouquine se mit à réfléchir à mille choses à la fois, expérimentant par une sorte de virtualité cérébrale la quasi totalité des scénarios qui pouvaient désormais se produire. Elle imaginait des stratagèmes délirants pour parvenir à être à l'heure malgré tout (stratagèmes qui nécessitaient notamment que Emma s'habille, conduise, se coiffe et se badigeonne de crème solaire en même temps) ; devant son échec anticipé, elle avait alors envisagé la réaction de Charlie, du pardon absolu à la condamnation définitive. Elles devaient toutes les deux tenter de passer outre l'une de leurs dernières rencontres, qui avait été plutôt mouvementée, du temps où Charlie et Wyatt étaient encore séparés. Ce n'était pas en donnant des raisons de lui en vouloir à la jeune femme que Emma allait lui faire oublier les quelques choses désagréables qui avaient été prononcées dans l'habitacle d'une voiture qu'elle allait d'ailleurs conduire jusqu'à la plage pour gagner du temps. Emma Pillsbury-Schuester n'était jamais en retard... Elle ne pouvait cependant jurer de rien lorsqu'il s'agissait de ses brochures.

Ni une ni deux, elle était devant son armoire, attrapait un maillot de bain vert irlandais une pièce, un paréo à fleurs dans les mêmes tons avec quelques touches de blanc et la crème solaire indice 50 qu'elle avait sortie en prévision de son après-midi à la plage. Elle trottina pour parcourir les quelques mètres qui la séparaient de sa salle de bain -à l'heure où la plupart des personnes se seraient changées sur place, dans la mesure où l'appartement vide. Le temps qu'elle le réalise cependant, Emma était déjà dans la salle de bain, derrière une porte instinctivement verrouillée. Finalement, il ne lui fallut que cinq minutes environ pour être fin prête -dont 3 minutes à tenter de s'étaler un minimum de crème solaire dans le dos, au niveau des épaules laissées nues par la forme du maillot de bain. Emma enfila finalement une robe blanche, jugeant visiblement qu'elle n'était pas assez couverte, et put finalement sortir successivement de la salle de bain et de l'appartement, veillant à attraper au passage cabas, chapeau, lunettes de soleil et serviette de plage.

Se félicitant d'avoir réussi à optimiser son temps de préparation, la jeune femme termina sa course jusqu'à la voiture en calculant mentalement l'heure à laquelle elle devrait normalement arriver. Un petit souffle de soulagement lui échappa lorsqu'elle compta qu'elle aurait, selon la circulation, un retard de 4 à 8 minutes seulement. Elle avait limité les frais, et le souvenir de ses brochures termina de l'apaiser et de détendre sa conduite jusque là crispée.

Lorsqu'elle arriva finalement sur les rives aménagées d'une rivière qu'elle n'avait jamais vraiment considéré, Emma chercha un instant Charlie du regard, puis, ne la voyant pas, jeta un coup d’œil à l'heure indiquée sur son téléphone: la rouquine avait en effet 5 minutes de retard. Avec un peu de chance, Charlie n'était seulement pas encore arrivée. D'ailleurs, Emma eut à peine le temps de se poser la question; déjà sa future-belle-sœur -si Dieu le voulait- entrait dans son champs de vision. Un nouveau sourire étira les lèvres de la conseillère d'orientation. « Bonjour Charlie! En fait, je viens d'arriver, je n'étais pas non plus très en avance... » Affirma-t-elle pour lui faire comprendre qu'elle ne lui en voulait absolument pas. Tournant alors le regard vers la plage artificielle, Emma laissa son nez se plisser inconsciemment en voyant quelques silhouettes relativement disgracieuses luire grassement sous la couche d'huile solaire généreusement appliquée quelques heures plus tôt. Elle tenta d'oublier les quelques secondes de reportage visionnées par accident portant sur les multiples bestioles microscopiques qui faisaient du sable leur terrain de jeu préféré, et prit une nouvelle inspiration. Après tout sa serviette était infiniment propre; elle la protégerait du sable. Se berçant de cette douce illusion, miss P. décrispa ses traits en reportant son attention sur la petite amie de son frère. « On y va? » Les deux jeunes femmes entrèrent donc dans l'espace aménagé pour l'été, scrutant l'étendue de sable à la recherche de la place idéale. Un petit groupe était entassé près d'une sorte de paillote et Emma bannit mentalement l'idée de poser sa serviette trop à proximité d'un autre groupe de personnes. Finalement, les deux jeunes femmes trouvèrent bientôt un endroit un peu plus aéré où déposer leurs serviettes. Emma étala la sienne consciencieusement et s'y assit par la suite. « Je ne pensais pas qu'il y aurait autant de monde... » Confia-t-elle distraitement. Sa bouche se tordit légèrement puis elle releva le menton en direction de Watson-Brown, la gratifiant d'un sourire rassurant quoiqu'un peu forcé. « Comment vas-tu? »
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MessageSujet: Re: 06. Freckles and sunglasses.   06. Freckles and sunglasses. EmptyMar 28 Oct - 15:56

Rassurée par les mots d’Emma, Charlie esquissa un sourire ; d’ordinaire sa future belle-sœur arrivait toujours en avance lorsqu’elle avait des rendez-vous, et Charlie, dont la ponctualité laissait encore plus à désirer depuis son séjour à la Pension Preston, ne pouvait malheureusement pas en dire autant. Elle mettait ça sur le compte de l’influence de Lexie mais en réalité elle s’était simplement habituée à se laisser déborder et à ne pas respecter les horaires qui lui étaient imposés. Cette tendance avait d’ailleurs tendance à agacer Wyatt, qui était aussi ponctuel que sa sœur aînée, mais Charlie ne pouvait pas s’en empêcher –les mauvaises habitudes ont la vie dure. « Tu me rassures, j’avais peur que tu m’attendes ! » Fit-elle, un grand sourire dessiné sur ses lèvres roses. La jeune femme tira sur les lanières de son sac afin de le remonter sur son dos puis suivit Emma en direction de la plage, enthousiaste à l’idée de passer une après-midi en sa compagnie sur cette fameuse plage dont tout le monde lui avait parlé. Cependant son excitation se teinta bientôt de déception lorsque son regard se posa sur la plage qui longeait la rivière : en effet, la plage artificielle de Lima n’avait pas grand-chose à voir avec les vraies plages que Charlie avait pu connaître en Californie : celle-ci jurait un peu avec le paysage et semblait presque industrielle. Le sable fin ne l’était pas tant que ça et surtout, les plages qui bordaient l’Océan Pacifique n’avaient rien à envier à cette rivière qui traversait l’Ohio. Les yeux plissés, Charlie ne fit toutefois aucun commentaire, ne souhaitant pas passer pour la Californienne capricieuse qu’elle était sans doute. Ses lunettes de soleil dissimulèrent la déception qui se lisait dans son regard et lorsqu’elle se retourna vers Emma, elle ne laissa rien paraître ; au contraire, elle força davantage son sourire pour mieux tromper les apparences.

Arrivée devant l’entrée de la plage, Charlie retira ses baskets et poursuivit pieds nus, sans relever la moue que lui adressa Emma face à ce geste. La Second Chances savait que l’enjeu de cette après-midi entre filles était de taille : elle devait à la fois retrouver la confiance d’Emma et la convaincre que passer un peu de temps à la plage ne pouvait pas la tuer. La jeune femme connaissait les phobies de la conseillère d’orientation de McKinley High, Wyatt lui en avait fait part des mois plus tôt. Elle savait à quel point il devait être difficile pour Emma d’oublier son traumatisme et de tenter de se laisser aller sans ressentir le besoin de tout contrôler. Bien sûr, en apparence, la plage était bien entretenue : Charlie n’avait vu ni mégots ni emballages dans le sable, mais elle était consciente que ses standards en matière de propreté étaient différents de ceux d’Emma et que ce qui était propre selon elle ne l’était pas toujours aux yeux de la rouquine. Les yeux rivés sur la silhouette de cette dernière, Charlie vit ses peurs confirmées : la directrice de la LPA serrait un peu trop son sac à main et son visage ne cessait de s’agiter de droite à gauche, comme si elle inspectait la moindre parcelle de sable –ce qui était sans doute le cas, d’ailleurs. Prenant une longue inspiration, la choriste la rejoignit en quelques enjambées et arrivant à sa hauteur, elle lui adressa un sourire réconfortant.

Elles trouvèrent rapidement un endroit où s’installer et Charlie étala sa serviette à côté de celle d’Emma. Elle était en train de s’installer sur celle-ci lorsqu’elle entendit la remarque de la rouquine à propos du monde qui se trouvait sur la plage. « J’imagine que ça peut se comprendre » Répondit Charlie en haussant des épaules. « Pour une fois que les habitants de cette ville peuvent aller à la plage sans prendre l’avion, je veux dire… aussi artificielle soit-elle, cette plage est quand même une bonne idée ». Elle faillit ajouter quelques mots à propos de Sue Sylvester, la mairesse qui était à l’origine de cette idée, mais préféra se taire : d’après ce que Wyatt lui avait dit, les Schuester n’étaient pas spécialement en bons termes avec la mairesse. « Enfin, au moins ce n’est pas une plage pour nudistes hein, la situation aurait pu être pire… ». Amusée, Charlie adressa un grand sourire à Emma avant de retirer son t-shirt afin d’exposer sa peau translucide au soleil. Faisant glisser son sac à dos vers elle sur le sable, elle en sortit son chapeau de paille qu’elle mit aussitôt puis sa crème solaire –elle était peut-être née en Californie mais elle avait la peau d’une anglaise.

Après avoir correctement étalé sa crème solaire, Charlie consentit enfin à s’allonger sur sa serviette et ce fut à cet instant qu’Emma lui demanda comment elle allait. Posant son coude dans le sable, la brunette se tourna vers la rouquine. « Mmmh, ça va, je n’ai pas à me plaindre. Les répétitions de la chorale me manquent un peu et j’ai hâte de prendre des vacances, mais à part ça tout va bien ». Elle esquissa un sourire, les images de l’été précédant lui revenant à l’esprit –et dire qu’un an plus tôt, à la même période, elle était à Paris ! Cette période estivale-ci n’avait pas grand-chose à voir avec la précédente et Charlie aurait volontiers troqué son quotidien à Lima pour quinze jours en Europe, mais comme elle l’avait dit à Emma, elle n’avait pas à se plaindre : elle ne s’était pas sentie aussi épanouie depuis longtemps et depuis que Wyatt et elle s’étaient remis ensemble, elle était définitivement parvenue à chasser ses vieux démons. La tequila et la dépression faisaient désormais partie du passé, et à présent c’était vers l’avenir qu’elle se tournait. « Et toi, comment vas-tu ? » Reprit-elle, sans se départir de son sourire. « J’imagine que sans McKinley tu peux plus facilement te consacrer à la LPA ? Et à ta vie de famille, bien sûr. Comment va Emily, à ce propos ? »
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