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 06. [McCarthy's] When the cats are away, the mice will party hard !

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MessageSujet: 06. [McCarthy's] When the cats are away, the mice will party hard !   06. [McCarthy's] When the cats are away, the mice will party hard ! EmptyVen 29 Aoû - 17:12


When the cats are away, the mice will party hard !



« … Bien sûr, Candace et Silas pourront rester éveillés plus longtemps que d’habitude, après tout c’est leur anniversaire. Vous veillerez cependant à ce qu’ils ne quittent la maison sous aucun prétexte. Les amies de Candace devraient arriver dans… ». Katherine McCarthy leva son poignet et jeta un coup d’œil à sa montre, ses sourcils parfaitement dessinés se fronçant subtilement au dessus de son regard clair. « … Environ une heure. Vous verrez, ce sont des filles bien élevées –sans doute un peu trop extravagantes à mon goût, mais elles n’en demeurent pas moins très charmantes. Bien sûr, il sera de votre devoir de calmer les ardeurs de nos jeunes si jamais ils se permettaient, disons, de dépasser les limites. Ah, et j’allais oublier : personne d’autre n’est autorisé à entrer dans cette maison, c’est une évidence ». Assise sur le canapé du salon, Candace jeta un regard en biais à son frère Silas, ses traits crispés à force de réprimer le sourire qui persistait à vouloir s’installer sur ses lèvres. Ah, si seulement sa mère savait ce qu’ils avaient prévu pour la soirée… « Allons viens, Katherine, je pense que Grace a parfaitement saisi le message, de plus nous allons finir par être en retard ; George nous attend chez lui dans quinze minutes et notre train part dans une heure. Dépêchons-nous ! ». Gabriel McCarthy passa son bras autour des épaules de sa femme, l’incitant à le suivre jusque dans l’entrée. Cette dernière poussa un bref soupir, son regard se posant finalement sur ses enfants. « Je compte sur vous. J’espère ne pas le regretter ». Et sur ces bonnes paroles, elle réajusta la position de son sac sur son épaule avant de se laisser entraîner par son mari dont l’impatience commençait à se faire ressentir. Quelques secondes plus tard, la porte d’entrée se referma derrière eux et les jumeaux se retrouvèrent seuls en présence de Grace Hamilton. Sans perdre une minute, Candace se leva du canapé et se dirigea vers la fenêtre du salon, dont elle écarta doucement le rideau pour mieux voir la voiture de ses parents quitter l’allée de la maison et s’engager dans les rues de la Banlieue. « Enfin… » Murmura-t-elle. Elle se retourna vers Grace et esquissa un sourire. « Je peux vous proposer quelque chose ? » Fit-elle poliment –elle ne devait surtout pas attirer les soupçons de leur baby-sitter temporaire. Cette dernière accepta un verre d’eau et Candace adressa un clin d’œil à son frère avant de partir en direction de la cuisine.

Jusque-là tout se déroulait à merveille, son plan ne révélant pas la moindre faille. Ses parents avaient ouvert l’invitation envoyée par l’ADA le matin-même et étaient sur le point de prendre un train en direction de Chicago afin d’assister à la conférence. Comme Candace l’avait prévu, ils avaient fait appel à Grace pour surveiller la pyjama-party qui était censée avoir lieu ce soir-là afin de célébrer son anniversaire. En vérité, Andie et Kara n’étaient pas les seules invitées prévues –mais ce qu’ils ne savaient pas ne pouvait pas les inquiéter, n’est-ce pas ? Un sourire malicieux étirant ses lèvres, Candace attrapa un verre dans une des nombreuses armoires de la cuisine ainsi qu’une bouteille d’eau et une autre de tequila. Installant le verre sur l’îlot central, elle versa d’abord une bonne dose de tequila puis remplit d’eau le reste du verre. Grace Hamilton n’y verrait que du feu. Certes, l’odeur qui se dégageait du verre trahissait la présence de l’alcool mais Candace pouvait toujours prétendre qu’il s’agissait d’une eau un peu spéciale –de toute façon Grace était tellement naïve qu’elle gobait toujours tout. Bien sûr, si l’adolescente n’avait pas écouté son frère jumeau elle serait en train de glisser deux somnifères dans le verre d’eau et non cette généreuse quantité de tequila, mais le garçon n’avait pas voulu droguer sa bonne marraine la fée –comme la fille McCarthy aimait l’appeler- et celle-ci avait fini par céder. Revenant dans le salon, Candace tendit le verre d’eau à Grace et comme prévu, celle-ci l’accepta sans se poser de questions.

Une heure plus tard, tout était en place pour accueillir les invités et surtout la grosse fête que Candy et Silas préparaient depuis des semaines. Quelques minutes après avoir servi son premier verre à Grace, Candace avait envoyé un SMS à Kara pour l’avertir que ses parents étaient partis et qu’elle pouvait donc prévenir tout le monde, y compris Henry Watson-Brown sur qui Candy comptait pour inviter tous les sportifs de McKinley –entre autres. Laissant à Silas le soin d’occuper Grace –ce qui signifiait lui offrir généreusement plusieurs verres « d’eau »- Candy en avait profité pour tout installer. Dans le salon, les canapés avaient été repoussés le long des murs et les précieux meubles de ses parents avaient été recouverts de nappes transparentes afin de limiter les dégâts éventuels. Dans la cuisine, les bouteilles d’alcool étaient prêtes, et une pile de grands gobelets rouges était installée sur l’îlot central. Mais Candy avait surtout pris soin de l’extérieur de la maison, et donc du grand jardin dont elle disposait, ainsi que de la piscine ; elle avait préparé bon nombre de transats et même quelques petites tables en plastique achetées pour l’occasion. Toutes les lumières de la piscine étaient allumées, et des matelas gonflables avaient été disposés dans l’eau pour les invités.

Dire que Candace était déterminée à faire de cette soirée un moment mémorable était un euphémisme, car en plus d’être l’occasion de s’amuser en présence de ses camarades, cette fête était également l’opportunité rêvée pour elle de dévoiler sa véritable personnalité et de cesser sa comédie de petite vierge innocente ayant pour seul hobby la promotion du club de chasteté du lycée. Candy avait revu ses ambitions à la hausse, et le retour en ville de son cher frère aîné lui avait largement facilité la tâche ; grâce à la diversion qu’il lui avait offerte en revenant chez eux, Candy avait profité du moment de faiblesse de ses parents pour obtenir l’autorisation de rejoindre les cheerleaders de McKinley High à la rentrée scolaire prochaine. Bien entendu, ils souhaitaient toujours qu’elle participe au club de chasteté de manière régulière, mais à vrai dire Candy s’en fichait pas mal tant qu’elle pouvait revêtir une tenue de cheerleader et pratiquer l’activité qu’elle aimait le plus au monde. Il était donc temps pour elle de frapper fort et de montrer aux lycéens les plus populaires de McKinley que Candace McCarthy était loin d’avoir froid aux yeux. Elle pourrait ainsi se faire une place parmi eux et cela lui faciliterait encore plus les choses à partir du mois de septembre.

Quand la sonnette d’entrée retentit la première fois, Candy était déjà prête. Vêtue d’une mini-jupe bleue et d’un débardeur rouge au décolleté particulièrement généreux, elle se leva d’un bond du tabouret de la cuisine et se dirigea aussi rapidement que ses escarpins le lui permettaient vers l’entrée de la maison. Elle s’arrêta face à la porte, puis pivota sur ses pieds afin d’apprécier une dernière fois son reflet dans le grand miroir disposé sur le mur. Elle fit glisser son index sur ses lèvres pour mieux étaler le rouge et ébouriffa davantage ses boucles brunes de son autre main. Enfin, elle prit une profonde inspiration et ouvrit la porte d’entrée, accueillant les premiers invités avec un sourire rayonnant. « Bienvenue chez les McCarthyyy ! ».
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MessageSujet: Re: 06. [McCarthy's] When the cats are away, the mice will party hard !   06. [McCarthy's] When the cats are away, the mice will party hard ! EmptyMar 2 Sep - 1:55

Louise était ravie de laisser sa benjamine aller à l'anniversaire de Candace McCarthy et l'enjoignit même à bien s'amuser. En d'autres circonstances, Kara en serait restée pétrifiée par la surprise, bouche ouverte et yeux dilatés. Mais ça n'avait en réalité rien de surprenant. Little K avait très soigneusement travaillé sa mère au corps, lui présentant Candy sous sa facette de membre du club de chasteté et parfaite petite fille à Papa. Et elle croisait bien entendu régulièrement les McCarthy à l'église et avait longuement discuté avec eux, en apprenant que leurs filles se fréquentaient. Louise était enchantée de voir sa chère fille, au tempérament pour le moins agité, avoir de si bonnes fréquentations. Car il ne faisait aucun doute que cette charmante enfant aurait une influence très bénéfique sur sa petite, qui était exposée à tant d'infamie avec toute cette pratique du softball en compagnie de fourbes lesbiennes. Louise Sparks avait une conception un rien erronée du monde, qui ne se limitait pas à combien elle avait tort au sujet de sa fille et de ses amies. La seule sur laquelle elle ne se trompait pas était sans doute Andie, qu'elle trouve un peu bourrue mais adorable, le charme de la blondinette opérant sur tout le monde. Mais l'ironie évidente de la situation ne saisit Kara que plus brutalement quand sa mère lui lança depuis le pas de la porte, « Tu leur souhaitera un bon anniversaire de ma part et profitez bien de la tarte ! » Car Louise avait préparé une de ses célèbres tarte aux pommes spécialement pour l'occasion. Ca allait tellement loin que la jeune fille dû se mordiller l'intérieur de la joue pour s'empêcher de rire et parvint finalement à répondre d'un ton suffisamment détaché mais poli, « Je n'y manquerai pas. Night Ma' ! » Elle se dépêcha ensuite vers le bas de la rue, serrant contre elle le long gilet qui camouflait sa tenue bien trop légère pour être vue par sa mère. Même si techniquement, il s'agissait d'une tunique, Louise aurait sans doute hurlé que c'était inacceptable et qu'il lui fallait enfiler un pantalon et fermer le haut de sa chemise. Un sourire aux lèvres, la gamine se dépêcha de monter dans l'un des derniers bus en direction de la banlieue et alla s'installer au fond du véhicule.

Elle profita alors du trajet pour s'assurer qu'elle n'avait rien oublié et ouvrit donc sa fidèle sacoche en cuir. La tarte était posée sur le siège voisin et au fond du sac se trouvait la chemise de nuit Hello Kitty qu'elle n'aurait sans doute pas l'occasion de porter, à moins que Candace veuille des photos "pyjama party" à montrer à ses parents. C'était ce que little K aurait fait, mais tout le monde n'était pas aussi précautionneux. Un short en jean, un t-shirt et des sous-vêtement de rechange pour le lendemain et même une brosse à dents et une serviette de bain. Le cadeau de Candy, bien entendu, qui lui avait coûté une petite fortune mais qui paraîtrait sans doute banal à la birthday girl. Qui devait d'ailleurs posséder de bien plus jolies boucles d'oreilles. Mais l'important était la bouteille de wine cooler qu'elle avait réussi à obtenir, après de longues négociations avec un joueur de foot en Senior Year. Mais un déjeuner à Breadsticks avec un joli garçon n'avait rien d'un sacrifice et serait d'ailleurs excellent pour sa réputation. Il fallait désormais espérer que Big Johnny - par opposition à Little Johnny et non en rapport avec son poids - n'ai pas de trop hautes espérances. Son inventaire et ses pensées vagabondes occupèrent tellement la demoiselle qu'elle manqua de rater l'arrêt. Le ciel était encore clair, baignant la calme banlieue résidentielle dans une superbe lueur rose et orangée, qui lui donnait un charme qu'elle ne possédait sans doute pas dans la lumière crue du jour. Elle trouva sans mal la demeure des McCarthy et la petite fille pauvre en elle ne put s'empêcher d'éprouver une pointe de jalousie. Elle aimait bien Candy, dont elle avait découvert la véritable nature après une nuit mouvementée à New-York, mais cela ne l'empêchait pas d'être envieuse de ses biens matériels. Si ce n'était de sa vie de famille au moins aussi chaotique que la sienne. Son amie lui ouvrit finalement la porte, vêtue d'une tenue affriolante qui aurait sans doute causé un arrêt cardiaque à leurs deux mères. « Yooo, Happy Birthday bitch ! » rétorqua-t-elle joyeusement, en fourrant la tarte aux pommes dans les mains de l'hôtesse. « De la part de ma chère mère. La tarte s'entend. Où tu veux que je mette ça? »

Little K remarqua alors la fameuse Grace Hamilton, buvant tranquillement ce qui ressemblait à un verre d'eau. Mais qui ne devait sûrement pas en être un, si Candace avait réussi à mettre en oeuvre le plan dont elle lui avait parlé par SMS. Il lui semblait beaucoup plus simple de lui faire ingérer quelques somnifères à son insu, mais peut-être que les McCarthy avait un peu plus de sens moral que la jeune Sparks. Du moins, peut-être était-ce le cas de Silas. Elle sourit de toutes ces dents à la grenouille de bénitier et salua le jumeau de Candy d'un signe de tête. « Bonsoiiir miss Hamilton, j'espère que vous vous amusez bien... » Voix mielleuse et sourire sardonique, Kara s'amusait déjà du spectacle qu'offrait la loufoque blonde. Si sa mère voyait Ste Hamilton Jr de la sorte. Elle souhaita rapidement un joyeux anniversaire à Silas, puis passa une main dans le dos de Candy pour l'inciter à quitte le salon. « On devrait mettre la tarte à la cuisine, la passer quelques minutes au micro-ondes qu'elle ne perde pas sa chaleur... » Une fois loin des yeux de la Hamilton, elle extirpa sa bouteille de son sac et la posa sur l'îlot central et jeta un coup d'oeil appréciatif à la spacieuse cuisine, avant d'ôter son gilet et de le poser sur un haut tabouret avec son sac. La brunette, qui virait encore plus au blond après son séjour à Nashville, mit ensuite une main sur le chapeau qui agrémentait sa tenue et prit la pose, duckface à l'appui, avant de demander « Alors, tu approuves? J'ai pensé pool party, mais j'adore ta jupe, elle est classe ! » Elle appuya son compliment d'un petit rire, quand la sonnette de l'entrée les interrompit à nouveau. Que la fête commence !
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Henry Watson-Brown
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MessageSujet: Re: 06. [McCarthy's] When the cats are away, the mice will party hard !   06. [McCarthy's] When the cats are away, the mice will party hard ! EmptyMer 3 Sep - 0:30

Retirer son t-shirt en public était tout un art. Un art que, comme la plupart des exercices qui impliquaient son corps, Henry avait appris à manier à la perfection. Il n'avait même pas besoin d'attendre d'avoir captivé un regard. En fait, l'attention qu'on lui portait relevait davantage de la conséquence que de la cause. Il commençait par dévoiler avec une précaution ménagée sa ceinture abdominale parfaitement entretenue, puis soulevait son t-shirt par dessus ses bras levés. Même sa respiration était scrupuleusement synchronisée. C'était comme les exercices de musculation, si le souffle ne suivait pas l'échec était assuré. Il fallait commencer par inspirer pour gonfler sa poitrine pile au moment où le t-shirt découvrait le haut de son buste, puis expirer en croisant les bras, histoire de ne pas trop perdre en volume. Depuis qu'il avait emménagé à Lima, Henry n'avait jamais eu l'occasion de jouer son numéro de charme sur la plage. Et si on lui avait dit 3 mois plus tôt qu'un jour il aurait pu se dorer la pilule sur le sable d'une rivière de l'Ohio, il aurait ri à gorge déployée. Clairement Lima ne faisait pas le poids face à San Diego, et même si Sue avait importé du sable de Floride ou d'un quelconque autre état réputé plus chic que le sien - presque tous sauf le Kansas, l'Arkansas et tous les états en sas - elle n'avait pas encore les moyens de se payer la faune qui allait avec. Comme à son habitude, Henry ne cherchait pas à se vanter, mais à côté de lui les sosies de Wyatt Pillsbury qui cherchaient à faire trempette dans l'eau glaciale faisaient littéralement pâle figure. Ils n'avaient pas la chance de profiter du même éclat doré naturel que lui, et peut-être qu'après tout les filles de Lima appréciaient la teinte écrevisse. Le caviar aussi c'était cher, et pourtant il sortait du derrière d'un poisson. Les californiens étaient peut-être superficiels, ils ne faisaient pas l'amalgame entre la nourriture raffinée et l'apparence humaine. Quoiqu'il en soit sa technique avait fonctionné, et déjà un groupe de minettes en bikini l'observait avec une insistance somme toute pudique. Elles étaient écrevisses elles aussi, mais plutôt parce qu'elles rougissaient à la vue d'un spécimen qu'elles savaient hors de leur portée.

Comme si de rien n'était, Henry s'installa sur la serviette qu'il avait disposée sur son transat et déposa avec ruse ses lunettes de soleil sur son nez. Le mec qui avait inventé les verres teintés était sérieusement un génie doublé d'un pervers. Alors qu'il ajustait sa chaise longue, il sentit son portable vibrer dans sa poche. En lisant le message de Kara, ses lèvres s'étirèrent dans un sourire carnassier. Ni une ni deux il avait relégué l'info sur Twitter, envoyé un texto groupé à tous ses contacts - invitant ses contacts à faire de même - avant de retourner à ses paresseuses occupations. A l'abri derrière ses lunettes, il en profita pour loucher sur la mère d'une fille un peu plus loin qui, soit dotée d'une vision infrarouge ou alors d'une paranoïa surdéveloppée, le dévisageait en retour. Elle n'avait pas le regard mielleux des adolescentes ordinaires, mais plutôt celui que lançaient les garçons dans les vestiaires lorsqu'un autre s'occupait un peu trop des serviettes des autres plutôt que de la sienne. Même s'il avait détourné les yeux par sécurité, Henry savait très bien que le molosse se dirigeait vers lui d'un pas disgracieux, envoyant des gerbes de sable sur les malheureux qui se trouvaient sur son passage. Son ombre, plus imposante que menaçante, se dessina alors au-dessus de sa tête, tandis que le footballeur restait impassible, comme s'il n'avait rien vu venir - ce qui était assez ironique, parce que la fille était aussi discrète qu'un pet dans un ascenseur. "T'as quoi à me mater ?" demanda-t-elle, avec cette ridicule intonation de fille du ghetto qui ponctuait ses phrases avec un reniflement. Henry fit glisser ses lunettes sur le bout de son nez et releva la tête, l'air innocent. "Ah mais je te mate pas, je mate ta mère." répondit-il sans la moindre once de sarcasme. C'était une phrase qu'il adorait débiter, parce que les pauvres ados ne se doutaient jamais à quel point il était sérieux, alors que pour le reste d'entre eux c'était une mauvaise blague de plus sur les mères. "P'tit con." conclut-elle en tournant les talons, ponctuant cette fois sa phrase d'un tchip magnifiquement exécuté. Ce qui eut le don de faire doucement rire Henry, parce que la fille était aussi noire qu'Iggy Azzalea.

La chasse de ce jour ne fut pas prolifique, mais Henry se rassura en se disant qu'il n'en était qu'à son premier essai. Et ici, contrairement au country club, le gibier était beaucoup moins étriqué - quoique les riches mariées fussent, contre toute attente, les plus affamées de toutes. Ragaillardi par le message de Kara, il décida de prendre congé sans amertume. Il se dirigea fièrement vers les douches pour offrir le clou de son spectacle d'exhibition, avant de retourner à sa voiture. Le plan était simple, prendre une autre douche - une vraie, pas celle du genre conversation facetime où la seule face que l'on regardait était la sienne - enfiler une chemise, un short, et remonter la banlieue de Lima à pieds jusqu'à la baraque princière des McCarthy. Henry imaginait bien que Silas serait présent, mais il doutait fortement de le croiser parmi la centaine d'invités à qui il avait fait tourner l'information.
Pour une fois, Henry avait fait l'effort d'arriver à l'heure. Le soleil n'avait pas encore tout à fait décliné et la chaleur demeurait à la limite de l'insupportable mais il avait été trop occupé à essayer de repérer une cougar sur son perron pour s'en formaliser. Arrivé à hauteur de la banlieue chic de Lima, il manqua de se faire renverser par une folle furieuse blonde dans son pick up qui avait fait crisser ses pneus pour s'arrêter à une dizaine de mètres de la maison. Dieu merci elle avait au moins des yeux, à défaut d'avoir un cerveau. Henry avait déjà été estropié quelques semaines plus tôt, et les stigmates venaient tout juste de s'effacer. Il aurait certes pu en jouer et fabuler comme il aimait le faire - les filles adoraient une bonne histoire d'action - mais perdre une jambe sonnerait définitivement la fin de son sempiternel numéro de charme. Même si, contrairement à Augustus Waters, il n'aurait pas été dans le cercle des puceaux unijambistes. Ses mains étaient désespérément vides mais Henry n'avait pas l'air de trop s'en repentir. Candace était de toute évidence pleine aux as, et il doutait fortement qu'avec une annonce de dernière minute les autres aient pris le temps de lui acheter quoique ce soit d'autre que de la bière pas chère. Il sonna alors à la porte sans y réfléchir à deux fois, une main posée contre le mur par réflexe.

Candace ouvrit la porte, vêtue d'une tenue qu'Henry n'aurait même jamais osé imaginer sur elle. Il ne dit rien, mais son hochement de tête et son haussement de sourcil étaient plutôt suggestifs. "Quand je disais que t'étais une coquine." ne put-il s'empêcher de charrier. "Tu m'en vois désolé mais j'ai vraiment pas eu le temps d'acheter quoique ce soit. Mais je te ramène bien mieux. Moi, déjà. Puis tous ces gens qui sont déjà à l'intérieur et ceux qui tarderont pas à arriver." Il s'invita sans gêne, la folle furieuse blonde sur ses talons. Folle jusqu'au bout, elle était confortablement installée dans son pyjama : un short informe et un débardeur tout ce qu'il y avait de plus banal. Elle avait l'air farouche, plantée sur le perron comme un chat inquisiteur. "Mais, je croyais que c'était une pyjama party." dit-elle incrédule, cramponnée à son sac de couchage aux couleurs du drapeau américain. "Surpriiiise !" cria Henry lorsqu'il aperçut Kara au loin, comme s'il avait lui-même orchestré tout ce cirque pour son anniversaire à elle - qui, soit dit en passant, il n'avait manqué de lui souhaiter dix jours plus tôt.
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Jamie Ainsworth
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MessageSujet: Re: 06. [McCarthy's] When the cats are away, the mice will party hard !   06. [McCarthy's] When the cats are away, the mice will party hard ! EmptyMar 9 Sep - 21:19

Jamie avait passé son après-midi dans la chambre d’Harper où ils avaient profité du silence inhabituel de la maisonnée pour récupérer quelques heures de sommeil en prévision de leur soirée chez Candace, et Silas. Il s’était réveillé un peu avant elle, et avait attendu qu’elle ouvre doucement les yeux pour se redresser sur un coude et l’embrasser du bout des lèvres. Il s’était laissé retomber sur les oreillers, envahissant subitement le milieu du lit sans manifester la moindre gêne. « On n’est pas obligé d’y aller, avait-il lancé en calant une main sous sa nuque. On peut commander des pizzas, et monter dans la cabane. C’est moi qui offre ». Il avait attendu quelques secondes, avant de se fendre d’un sourire amène, un peu gauche comme d’habitude. Jamie manquait rarement une soirée aussi prometteuse que celle des McCarthy—l’équipe de football avait été conviée via Twitter par HWB ; et il avait personnellement reçu un message de la part de Kara l’invitant à rameuter ses petites fesses et celles d’Addison pendant qu’il y était ; celui-ci avait décliné l’invitation. Jamie savait toutefois que la fuite inattendue de Violet avait bousculé les Pritchard un peu plus sévèrement qu’aucun ne souhaiterait l’admettre ; alors il préférait qu’elle sache que rester à la maison était une option tout aussi valable que l’alternative ; après tout, c’était lui qui l’entraînait là-bas.

****

Sur le chemin, ils s’étaient arrêtés chez Basile pour récupérer les enceintes que Jamie avait promises à Candace ; si l’adolescent avait refusé de se joindre à eux—premièrement parce qu’il partait en vacances le lendemain matin dans la résidence secondaire de ses parents, à Orlando (lucky bastard) ; deuxièmement parce qu’il ne connaissait personne individuellement, même s’il se retrouvait régulièrement dans les mêmes classes que Candace et Henry—il s’était toutefois fait un plaisir de lui prêter son ancienne Alesis Transactive Wireless qu’il entreposait dans son garage la majeure partie de l’année ; une chose que Jamie ne comprenait décidément pas ; comme beaucoup d’autres à propos de Basile. Si lui avait été en possession d’un bijou comme celui-ci, le garage aurait été le dernier endroit où il l’aurait aménagé—d’autant plus que Basile pouvait difficilement invoquer le prétexte d’organiser ses soirées dans cette pièce, dans la mesure où il n’en organisait aucune. Ses parents étaient anti-soirées lycéennes, et veillaient scrupuleusement à ce que leur fils unique ne fasse pas de zèle. Après avoir passé un coup de chiffon pour le débarrasser d’une fine couche de poussières, Basile entreprit de lui expliquer comment l’appareil fonctionnait—ne réussissant finalement qu’à l’embrouiller davantage. « Tu sais quoi, l’avait-il coupé au beau milieu d’un discours à propos de la tablette tactile. It’s not rocket science. On va s’en sortir ».

Jamie avait été surpris par la météo ; sa chemise à carreaux désormais nouée autour de la taille, il était habillé d’un jean délavé et d’un t-shirt à col tunisien déboutonné, gris clair. Il redressa brièvement ses lunettes de soleil rondes aux verres teintés pour couvrir la maison du regard ; celle-ci resplendissait d’une blancheur éclatante, et s’élevait sur deux étages. En se hissant sur la pointe des pieds, on pouvait apercevoir une piscine d’un bleu limpide par-dessus la barrière de buissons impeccablement entretenue. Il émit un sifflement appréciateur ; il ignorait que les parents des jumeaux étaient aussi aisés. Il haussa mentalement des épaules en jugeant que ça n’avait pas d’importance, dans la mesure où ils ne seraient pas là ce soir—et c’était franchement tant mieux parce que Jamie ne s’entendait que rarement avec les parents de ses amis. Il tira sur la poignée rétractable de l’enceinte pour la hisser précautionneusement sur le perron où se trouvait une Andie manifestement prise au dépourvu. « Une pyjama-party ? Releva-t-il en arrondissant un sourcil interrogateur. Ses pupilles firent navette entre Candace et Andie pendant une courte poignée de secondes, avant qu’un large sourire ne s’étale sur son visage. Maa ça va aller Andiiiiie ! » Il lui serra affectueusement les épaules, et fit claquer une bise sur sa joue avant de la dépasser pour entrer à l’intérieur. Il s’arrêta à la hauteur de Candace qu’il enlaça chaleureusement avant de lever la tête vers une croix fixée au mur. « Wow, tu plaisantais pas à propos de tes parents, commenta-t-il en lâchant un rire bref; il hocha la tête en direction de l’enceinte qu’il traînait derrière lui :  Je t’installe ça dehors ? C’est sans-fil. On a déjà une playlist dedans, mais c’est plein d’Iggy Azalea et de Miley Cyrus ; il lui adressa une moue douloureuse avant de reprendre : Alors, si t’as un iPod, fais-toi plaisir hein ! Genre, avant que mes oreilles saignent, ce serait pas mal ».
Jamie se pencha légèrement vers Harper pour lui chuchoter à l’oreille : « Reste loin de celle-là, lui conseilla-t-il en désignant une Grace Hamilton méconnaissable, assise dans le canapé près de Silas. Lexie m’a dit qu’elle était un peu beaucoup très atteinte. » Renchérit-il, et il se promit mentalement de ramener une photo à Lexie, dès que Grace aurait touché le fond ; il embrassa Harper sur la joue, avant de s’éclipser en direction du jardin où il s’empressa d’installer l’enceinte de Basile, une cigarette calée entre les dents. Ça n’avait rien de complexe ; il était juste très mauvais avec les ordinateurs.


Dernière édition par Jamie Ainsworth le Mar 30 Sep - 22:30, édité 1 fois
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Harper E. Pritchard
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MessageSujet: Re: 06. [McCarthy's] When the cats are away, the mice will party hard !   06. [McCarthy's] When the cats are away, the mice will party hard ! EmptyMer 10 Sep - 12:34

Jamie n’avait pas réussi à berner Harper. Et même si l’idée de se goinfrer de pizza perchée sur la balustrade de la vieille cabane en bois du jardin lui était apparue comme la meilleure façon de passer cette nouvelle soirée d’été, elle s’était souvenue de son enthousiasme quand il était arrivé chez les Pritchard cet après-midi-là. Il lui avait aussitôt parlé de la soirée organisée pour l’anniversaire de Candace McCarthy, et Harper avait grincé des dents. Candy avait une toute petite place dans l’estime de Lilibeth simplement parce qu’elle lui avait donné cent dollars de plus lors de leur dernière transaction qui s’était déroulée sous les gradins du terrain de sport de WMHS. D’accord, elle l’avait un peu forcée à lui donner cent dollars de plus, augmentant ses tarifs à la dernière minute en louchant sur la montre onéreuse que la jeune fille portait au poignet, mais cette dernière ne le saurait jamais, et puis les gens comme elle ne comptaient pas leurs billets de toute façon. En vérité,  Harper accordait à Candy aussi peu de considération qu’elle en accordait aux inconnus d’habitude, quand bien même elle leur permettait de payer une petite partie de leur facture d’eaux des trois prochains mois. Et c’était pire depuis qu’elle s’était rapprochée des jumeaux ; elle pouvait très bien se la jouer Sainte du Dernier Jour, avec sa médaille de baptême autour du cou et ses sourires commerciaux à la témoin de Jéhovah, Harper avait la sensation que cette fille couvait bien trop Julian du regard pour avoir seulement envie de jouer à Puissance 4 avec lui. La dernière rupture de son cadet ayant été difficile à gérer, Harper ne voulait pas réitérer l’expérience. Passer ses nuits à l’entendre sangloter à l’autre bout du couloir était une option qu’elle refusait de choisir, même si elle accepterait, difficilement certes, le fait qu’il en pince lui aussi pour miss jambes-de-deux-mètres-de-long. Autant de détails donc qui l’auraient dissuadé de se rendre à cette petite soirée d’ordinaire, sauf que Jamie avait autant envie d’y aller qu’elle n’avait pas envie d’y aller, un peu fatiguée par ses très longues journées, alors autant l’accompagner ; il paraît que c’est le genre de choses qu’il faut faire quand on est en couple, faire passer l’autre avant soi et toutes ces conneries. Soit, en bonne novice qu’elle était, Harper était prête à prendre sur elle, et puis ça ne pouvait pas être si terrible : il y aurait certainement de quoi manger.

Joshua et Julian avaient feinté la bouderie quand ils étaient descendus pour prendre le chemin vers les quartiers chics de la banlieue de la ville. Eux, ils ne pouvaient pas aller à la soirée, ayant promis à la voisine d’en face de s’occuper de vider, de nettoyer et de démonter la piscine hors sol contre quelques billets. Harper les avait enjoints à les retrouver dès qu’ils auraient terminé cependant, leur conseillant de marchander avec la fameuse voisine pour qu’elle fasse du baby-sitting au lieu de les payer en petites coupures ; ils avaient le droit de s’amuser, c’était l’été, et puis ce n’était pas vingt pauvres dollars qui auraient changé quoi que ce soit. Même si évidemment, ils n’auraient pas craché dessus. Harper avait embrassé sa mère et son petit-frère qui l’avait en retour complimenté sur une tenue qu’elle portait souvent pourtant – un short un peu trop court à imprimé militaire et un débardeur mauve tout simple sur un haut de maillot de bain bleu clair qu’elle avait été forcée de porter, et dont on distinguait les contours à travers la fine matière de son top. Et enfin, ils étaient partis à pieds ; inutile de préciser que la Jeep de son père avait retrouvé le garage depuis le départ de Violet, le carburant leur coûtant autant, si ce n’était plus cher, que leur plein de courses hebdomadaire.

« Et tu tenais à ce qu’on leur fasse un cadeau. » lança Harper en croisant les bras sur sa poitrine quand ils s’arrêtèrent devant la devanture de la maison des McCarthy. Elle contempla l’architecture de l’extérieur avec les sourcils haussés, puis tourna son regard amusé vers Jamie qui se trouvait à ses côtés en ajoutant dans un petit sourire en biais qu’elle tenta de dissimuler en remuant la tête « Ils en ont tellement besoin, c’est vrai. » Définitivement, Harper ne regrettait pas d’être venue les mains vides. Elle ne s’était pas trompée quand elle avait estimé les revenus mensuels des parents de Candy et de son frère dont elle ne se souvenait pas du prénom. S’ils voulaient faire un don à la fondation Pritchard, c’était quand ils voulaient !
Harper laissa Jamie emporter l’enceinte qu’ils étaient passés récupérer chez Basile et se mettant à rire, elle l’invita à lui emboîter le pas pour mieux le suivre, ne pouvant s’empêcher de jeter des regards curieux aux arômes et autres plantes vertes qui surplombaient l’allée qu’ils empruntèrent. Sautant sur ses pieds pour accélérer le pas, elle s’approcha de Jamie et agrippa ses mains aux poches arrière de son pantalon. Se hissant sur la pointe des pieds, entravant un peu sa marche, elle s’apprêtait à lui glisser quelque chose à l’oreille quand l’ouverture de la porte séparant l’allée et le perron fit entrer Andie – en pyjama – dans son champ de vision. Harper se planta immédiatement de nouveau sur ses deux pieds, les épaules de Jamie lui bouchèrent la vue. Elle le lâcha pour grimper les quelques marches, et avant que le jeune homme ne dépasse le seuil pour entrer, elle dénoua la chemise à carreaux qu’il portait autour de la taille. Poussant Andie un peu à l’écart des nouveaux arrivants, elle retira son top violet pour le passer à sa meilleure amie.

« En attendant de trouver mieux. » lui dit-elle dans un petit sourire compatissant. Harper n’était pas connue pour son sens de la mode, mais ce serait toujours mieux que le t-shirt difforme qu’Andie avait sur le dos. Elle enfila la chemise de Jamie qu’elle boutonna approximativement pour cacher son haut de maillot de bain, remonta les manches et noua le bas un peu au-dessus de sa ceinture avant de tendre la main à la texane – à qui elle laissa le temps d’arranger un peu le tissu de son haut sur ses épaules – pour rentrer dans la maison, elles aussi. En passant près de Candy, Harper lui adressa un monotone « Joyeux anniversaire. » Et continua sa marche, la main d’Andie dans la sienne. L’intérieur de la maison des McCarthy était aussi joli que l’extérieur, et Harper, comme à chaque fois qu’elle se trouvait dans un environnement qui impliquait que les poignées de porte coûtent plus cher que la maison de ses parents, se surprit à penser qu’elle ferait sans doute tache au milieu des meubles et de l’argenterie. Son regard se reporta sur Andie à qui elle lâcha la main, et pendant qu’elle arrivait à la limite du salon, Jamie se pencha sur elle en lui indiquant la silhouette d’une jeune femme assise dans le canapé. Harper fronça brusquement les sourcils, alors qu’il prit congé pour aller installer le matériel de Basile sur la terrasse.
« C’est la copine de Jesus. » souffla-t-elle et ses traits se froncèrent davantage. Une ombre était plantée à ses côtés. Bien qu’elle fût en train de se parler à elle-même, Harper se sentit pourtant obligée de préciser en grossissant le regard « Pas LE Jesus. L’autre. Jesus Sainsbury. » La dernière fois qu’elle était allée à l’église avec l’ancien membre du club de chasteté, elle avait constaté les regards à la dérobée qu’il lançait à la jeune fille qui se trouvait maintenant devant ses yeux, un verre au contenu suspect à la main et les cheveux défaits ; il était bien loin le temps où elle portait des serre-tête de petite-fille, et bizarrement, cette image toucha Harper qui, en tournant la tête en direction de son voisin d’à côté, lança d’un ton affecté « On devrait peut-être faire quelque c… » Elle s’arrêta nette en croisant le regard de serpent d’Henry Watson-Brown. Si Harper ne voulait pas parler à quelqu’un ce soir, c’était bien à lui. Constatant son erreur d’avoir pensé tout haut en ne sachant pas vers quelles oreilles elle dirigeait ses observations, elle carra puissamment les mâchoires et en pivotant sur ses talons, elle marmonna à son attention « Laisse-tomber. » Un grognement plus tard, Harper prit la direction de la cuisine.
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MessageSujet: Re: 06. [McCarthy's] When the cats are away, the mice will party hard !   06. [McCarthy's] When the cats are away, the mice will party hard ! EmptyJeu 11 Sep - 10:26

L'été n'avait que très rarement ressemblé à ce qu'est censé être un été typique, pour Matteo. Il n'avait que rarement eu l'occasion d'aller à la plage, et même si celle de Lima était artificielle, l'ambiance décontractée qui y régnait était la même. C'était une des raisons pour lesquelles il hésitait à retourner passer le mois d'août à New-York. Ça, et le fait que s'il y allait, il serait tenté d'y rester, ce qui ruinerait tous les effets de persuasion qu'avait utilisés Kayla pour qu'il reste à Lima et qu'il aille à l'université. Depuis qu'il vivait au gîte Preston, il ne voyait sa cousine que deux ou trois fois par semaine, et chaque soirée passée avec elle se résumait pour Matteo à une séance de torture mentale pour savoir si finalement, il restait ou pas. Il avait fini par céder et envoyer le formulaire d'inscription au pôle OSU de Lima, et la rouquine lui avait lâché la grappe. Mais au fond, il n'était toujours pas sûr de ce qu'il allait faire. Quoi qu'il en soit, il jouait le jeu du parfait petit futur étudiant, et cela semblait suffisant pour que sa cousine cesse de le harceler. Et c'était tant mieux, puisqu'elle avait insisté pour l'accompagner à l'anniversaire de Candace, bien qu'il ait clairement stipulé à plusieurs reprises qu'elle n'était pas invitée. Mais, quand Kayla Cole décidait quelque chose, rien ne pouvait arrêter la tornade, et il n'avait pas réussi à l'éjecter de la voiture en cours de route.
Ils étaient déjà presque arrivés dans le quartier où vivait Candace, et il pouvait voir la bave invisible de sa cousine alors que celle-ci regardait les maisons, la tête appuyée contre la vitre de son côté. Il était blasé, rien de tout cela ne l'impressionnait plus. Il jeta un coup d'oeil au petit paquet-cadeau qu'il avait glissé dans la portière et se mordit la lèvre avant de se focaliser à nouveau sur la route. Il était certain que le paquet de ChupaChups conviendrait parfaitement à leur hôte, mais ce qu'il avait caché en dessous, peut-être pas. Il n'était même pas sûr que ça soit une bonne idée, mais c'était trop tard pour changer, de toute façon. Et il fallait avouer qu'au moment présent, c'était le cadet de ses soucis. Il gara sa voiture derrière une file déjà relativement longue. Et il savait que ce n'était que le début. Watson-Brown n'avait pas fait les choses à moitié, en envoyant les invitations.

Il attrapa le petit paquet cadeau qu'il casa tant bien que mal dans la poche arrière de son short, et referma la portière. Le trajet jusqu'à la porte d'entrée lui sembla long. D'une part parce que Kayla était en train de s'extasier devant toutes les fleurs qu'elle pouvait trouver, et de l'autre, parce qu'il était stressé. Ses discussions avec Lexie lui avaient ouvert les yeux et il ne savait plus vraiment sur quel pied danser vis à vis de ce qu'il ressentait en ce moment. Peu importe, se dit-il en secouant la tête, cette soirée allait être grandiose. Le coming-out de Candace McCarthy. Il était soulagé qu'après ça elle puisse enfin être elle-même auprès de ses camarades. Malgré les petits secrets qu'elle aurait toujours, bien sûr. En montant les marches, ses yeux tombèrent sur ceux de cette dernière et il sourit, s'apprêtant à lui souhaiter un joyeux anniversaire. Mais évidemment il fût devancé par sa cousine qui s'était planté pile entre lui et Candy, en lançant un "happy birthday !" extatique. Il l'attrapa par les épaules et la décala de son chemin en lui désignant du doigt la baby-sitter à l'intérieur. " J'ai cru comprendre que celle-la avait de sérieux problèmes, tu devrais aller l'aider ". Ni une, ni deux, la tignasse rousse avait disparu. Moyen le plus efficace de se débarrasser d'une Kayla embêtante : lui annoncer que quelqu'un avait besoin de son aide. " Désolée, je lui ai dit qu'elle pouvait pas venir, mais elle m'a dit que comme ça elle pourrait raconter à tes parents qu'elle a fait un bond à ta pyjama-party pour faire un atelier pâtisserie " expliqua-t-il avant de s'avancer vers son amie pour l'enlacer. Parfait exemple du geste réconfortant qui lui manquerait s'il quittait Lima. Et Dieu sait combien ça pesait dans la balance, en ce moment plus que jamais. Il fourra sa main dans sa poche arrière et en sortit l'emballage, qui ne semblait pas avoir trop souffert. " Joyeux anniversaire ! ". Il le tendit à Candy avec une pointe d'appréhension. Ces billets d'avion pour un week-end à New-York n'étaient peut-être pas la meilleure idée qu'il avait eu, mais il s'était rappelé qu'elle avait aimé son séjour en février, et ça avait semblé être un cadeau des plus facile. " Séjour cinq étoile dans un loft en plein coeur du centre ville ". Il sourit. " Tes parents vont recevoir un mail de la société chrétienne nationale. Tu as été acceptée pour un stage sur le partage de la Foi. Il lui lança un clin d'oeil malicieux, avant de s'éclipser vers le salon sans rien dire de plus. Il n'était pas sûr d'avoir envie de vraiment voir la réaction de son amie.

En tournant la tête sur le côté il aperçut Harper Pritchard en pleine discussion avec Henry. Etrange, se dit-il avec une grimace. Après la scène de chaos dans le self, il était étonné que ces deux-là s'adressent encore la parole. Il analysa les alentours, et, ne sachant trop que faire, se dirigea vers le jardin, où il aperçut Jamie en train d'installer des enceintes. Il s'avança vers lui sans trop se poser de questions. " Tu veux un coup de main ? ". S'ils habitaient maintenant au même endroit, à un jardin près, ils n'entretenaient pas spécialement une relation cordiale, contrairement à Aidan avec qui Matteo passait pas mal de soirées à engloutir des pizzas. Et même s'il ne le connaissait que peu, à l'instant présent, passer quelques minutes avec Jamie semblait être la solution la plus efficace pour fuir ses problèmes et affronter le regard de Candy à l'intérieur.
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MessageSujet: Re: 06. [McCarthy's] When the cats are away, the mice will party hard !   06. [McCarthy's] When the cats are away, the mice will party hard ! EmptyMar 16 Sep - 20:21

Les vacances se passaient à merveille. Samantha faisait du sport tous les jours, un entrainement rude qu’elle tenait à appliquer strictement pour pouvoir rentrer dans l’équipe des cheerleaders. Puis un jour, c’est comme si l’univers de Samantha s’écroulaient, Dean, avec qui elle entretenait des relations assez bancale et très flou, lui avaient envoyé un SMS la prévenant d’une fête d’anniversaire organisé par une certaine Candace. Pour faire simple, elle avait convié la moitié du lycée à entrer dans sa maison, par l’intermédiaire de personne populaire. Mais pour le moment, la seule préoccupation de Sam était de savoir qui était Candace. La jeune fille avait des nœuds à l’estomac rien qu’en se disant qu’elle allait se taper l’incruste dans une fête. Elle faisait partie des bas fond de ce monde, elle n’avait pas sa place dans cette fête. Mais Dean s’était montré tellement persuasif, comme toujours, qu’elle était obligée de venir. Samantha fonça alors vers son ordinateur, faisant quelques recherches sur la dite McCarthy. La jeune fille lui revenait soudainement en mémoire, il s’agissait d’une fille faisant partie du club d’abstinence. Club que Sam n’approuvait pas du tout. Mais elle se devait de garder ses opinions pour elle, ce soir, elle devait tout donner pour une petite place dans l’équipe. Le cerveau de Sam se mit à tourner le plus rapidement possible. Qu’est ce qu’une fille comme Candace pouvait vouloir comme cadeau ?

La porte s’ouvrit, Sam observa sa mère rentrer, enfin. Elle avait fui la maison pendant deux mois maintenant. Revenant chargé de paquet, un grand sourire aux lèvres. La mère de Sam était une journaliste qui travaillait chez Vogue, elle était souvent absente pour des raisons qui échappaient à sa fille. Mais pour une fois, l’adolescente était plus que joyeuse de retrouver sa mère. Elle se précipita donc vers cette dernière qui aurait sans doute réponse à son problème. «Maman j’ai besoin d’aide ! » « Oui ?» « J’ai une am… Une connaissance qui fête son anniversaire et je ne sais pas quoi lui offrir. C’est le genre de fille populaire, qui fait partie d’un club religieux et qui est riche. » La mère de Samantha se mit à chercher, une heure après, elle avait une idée de cadeau pour la jeune demoiselle, une tenue pour sa fille et quelques conseils de dernières minutes. Une mère ne manque pour rien au monde l’insertion de sa fille dans le milieu populaire. Ou du moins, la mère de Sam voyait là une opportunité de se vanté enfin de sa fille, qui pour le moment, n’existait pas au près de ses collègues de bureau. Elle la déposa donc devant la maison de la dite Candace.

Tout près de la maison, Samantha commençait à stresser, ayant peur de rater quelque chose. Sa tenue, petite robe noir dans un style rock avec un collant noir agrémenté d’un motif alphabet, était très jolie et confortable. Quant à ses cheveux, ils étaient bouclés comme s’ils l’étaient naturellement, ce qui était un tant soit peu vrai d’ailleurs, mais sa mère lui avait faire de jolie ondulation. Elle arriva enfin devant la porte, entra et observa ce bruit, ce vacarme typiquement lycéen qui était juste en face d’elle. Les gobelets rouges, les histoires entre adolescents. Elle referma la porte et observa les encore une fois les environs en essayant de trouver Candace. Elle vit sur le canapé, une blonde qui ne semblait pas venir du lycée, mais qui déjà semblait bien ivre. Cherchant encore un peu, son portable à la main, elle trouva finalement la jeune lycéenne. Elle s’approcha avec un grand sourire.

-Candace ! Joyeux anniversaire !

Cette dernière la regarda d’un mauvais œil, comme si Sam venait d’avoir un peu trop bu. Elle eu un malin plaisir à lui répondre avec un petit sourire aux lèvres.

-Candace c’est la fille là bas, avec le haut rouge.

Elle regarda encore une fois Samantha de la tête au pied, puis se tourna vers ses amis. Sam inspira un bon coup, maintenant qu’elle avait repéré la vrai Candace, elle pouvait aller la voir et lui souhaiter un joyeux anniversaire.

-Candace ? demanda Sam, pour après afficher un beau sourire. Joyeux anniversaire. Tiens c’est un cadeau. Je t’explique juste, j’ai peur que tu ne comprennes pas. C’est un catalogue d’une nouvelle collection de vêtement qui passe dans le magazine Vogue. Ton cadeau c’est une séance photo avec une ou plusieurs amies où tu veux. Il y a mon numéro de téléphone sur le catalogue si tu veux plus de précision. Bon bah, encore joyeux anniversaire.

Mission accompli, Sam venait de donner le catalogue à Candace, puis était rapidement partie, la laissant profiter de sa fête. La jeune fille se balada un instant puis sortie dans le jardin où elle vit deux garçons devant des enceintes. Ils semblaient avoir un peu de mal. Sam ayant quelques notions en informatique et travaillant dans un magasin de musique, elle s’avança vers les deux garçons.

-Hé ? Vous avez besoin d’aide ?
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MessageSujet: Re: 06. [McCarthy's] When the cats are away, the mice will party hard !   06. [McCarthy's] When the cats are away, the mice will party hard ! EmptySam 20 Sep - 0:11

"Oh, mais qu’est-ce que je vais mettre! Je n’ai rien! " Faisant le tour de sa garde-robe bien remplie pour la vingtième fois, Kessy pestait de ne pas savoir quels vêtements porter pour la soirée chez les McCarthy. C’était sa première fête depuis qu’elle était arrivée aux États-Unis. En fait, il s’agissait de sa première fête tout court. La rouquine n’avait jamais fait partie des élèves populaires et n’était jamais conviée à ce genre de soirée. Cette fois-ci, c’était différent. C’était une soirée organisée pour l’anniversaire de Silas. Son Silas. Celui qui l’a saluait toutes les fois qu’ils se croisaient et celui qui la faisait fondre lorsqu’il lui adressait son sourire charmant. Tous les élèves avaient été invités. Kessy avait vu là l’occasion parfaite pour apprendre à mieux le connaître. Bien sûr, elle avait embarqué sa bonne amie Ingrid pour l’accompagner. Il était hors de question qu’elle s’y rende seule. Elle espérait que tous les lycéens de l’école y seraient. Ainsi, les deux européennes passeraient inaperçues et ne feraient pas tâches parmi l’élite du lycée. Quoi qu’il en soit, elle avait un gros problème. Sa penderie débordait de vêtements, mais ils étaient tous vieux et elle se maudit de ne pas être allée faire un peu de shopping. Il faut dire que depuis l’histoire des escarpins coûteux et perdus, ses parents lui avaient enlevé leur carte de crédit et lui donnait seulement dix dollars par semaine. C’était injuste! Le voyage à New York datait de février! Il fallait bien qu’ils en reviennent un jour! Même qu’ils avaient failli refuser qu’elle se rende à la fête. Ils avaient seulement accepté lorsqu’ils avaient su que c’était chez les McCarthy et puisque sa mère connaissait bien le paternel, puisqu’elle travaillait avec lui, elle savait qu’il s’agissait d’une bonne famille et que le père McCarthy ne laisserait rien dégénérer.

Cela faisait une heure qu’elle cherchait la tenue parfaite. Elle avait bien essayé une trentaine de combinaisons, mais elle n’était jamais satisfaite. Elle voulait quelque chose qui était à la fois décontracté, mais chic. La rouquine se demandait pourquoi elle n’avait pas un logiciel qui trouvait le choix parfait parmi tous les vêtements que l’on possédait et ce pour un événement donné. Un peu comme ce qu’avait le personnage de Cher dans le film Clueless. Ce film avait plus de vingt…ça devait bien exister! Sinon, elle mettrait son père ingénieur informatique sur le coup. Au bout d’une demi-heure de plus, elle opta pour une robe fleurie et un manteau de cuir noir et des ballerines de couleur cyan. Elle aplatit sa longue crinière de feu et la sépara sur le côté. Elle mit simplement un peu de fard à joue rosé comme maquillage pour mettre de la couleur et embellir son teint pâle. Elle se regarda sur tous les angles dans son miroir, satisfaite. C’est à ce moment qu’elle entendit sa mère crier qu’Ingrid était arrivée. La jeune fille s’empara de son sac à main contenant le cadeau pour Silas.  Ce n’était pas grand chose. Juste un bouquin d’une édition limitée qu’elle avait discuté avec le garçon lors de leur première rencontre. En espérant qu’il s’en souvienne, sinon l’effet tomberait à plat. Elle descendit les escaliers et salua sa copine. "Salut Iny! Oh, tu es superbe!" Elle lui adressa un joli sourire. "Amusez-vous bien les filles et soyez sages. Ne rentre pas trop tard ma chérie."  Kessy l’embrassa sur la joue en l’assurant que tout irait bien. Elle pouvait voir que sa mère était émue par cette première fête. Puis, les deux jeunes filles quittèrent la demeure des Jefferson, direction la fiesta!

———————— ͼҨͽ ————————

"C’est ici! C’est joli." La rouquine et la blondinette avait fait le chemin à pied. Les jumeaux n’habitaient pas très loin de chez elle. Elles restèrent plantées sur le trottoir devant la maison quelques instants. Kessy regarda son amie. Celle-ci semblait aussi hésitante qu’elle. La rousse était très excitée, puisqu’elle avait toujours voulu voir à quoi ressemblait une fête typique de lycéens, mais elle était aussi nerveuse.  À quoi avait-elle pensé? Elle ne connaissait personne là-dedans! Jace lui avait bien dit qu’il ferait son tour, mais il ne lui avait rien confirmé. Elle avait très envie de voir Silas, mais il allait certainement être occupé avec ses potes et ce n’était pas comme s’ils étaient de grands copains. S’ils s’étaient adressés la parole cinq fois, c’était beau. Ce n’était jamais de grandes conversations. Mais, il était si mignon!  "On y va et on voit comment vont les choses et si ça nous plait pas…on ira au ciné. D’accord?" Elle lui offrit un sourire encourageant et passa son bras sous celui de sa copine. La porte était légèrement entrouverte et les deux filles pénétrèrent dans la grande maison. Il y avait déjà plusieurs personnes de présentes et aucunes ne fit très attention à eux. Le cœur de Kessy battait rapidement de fébrilité. Elle observait les lieux pour voir les lycéens présents et plus particulièrement son béguin. "Tu l’as vu?" Demanda-t-elle doucement en se penchant à l’oreille de la blonde. Elle aperçu Candace un peu plus loin et Kessy serra les lèvres de dégoût. Cette fille ne lui inspirait pas confiance. Son allure était loin d’être la même que ce qu’elle projetait à l’école. Silas ne semblait pas être dans les parages. Elle haussa les épaules. Il ne devait pas être bien loin. Il était chez lui après tout. À cette pensée, elle s’excita. Elle se trouvait dans la maison du garçon qui l’intéressait! C’était excitant de pénétrer un peu dans son monde. Leurs pas les menèrent à la cuisine où un assortiment d’alcools  de toutes sortes était aligné sur le comptoir. Elle s’empara d’un gobelet rouge et vérifia s’il n’y avait pas déjà un liquide à l’intérieur. "T’en veux?" Demanda-t-elle à Ingrid en pointant le baril de bière de son menton. Elle se mordit les lèvres. Elle avait déjà goûté à la bière et le goût amer l’avait dégoûté, mais elle se dit que peut-être que cette fois-ci ce serait différent. Sinon, elle avait vu du jus d’orange et de la vodka. Son cocktail de prédilection. "Bon. Ça marche comment ce truc?"
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Ingrid J. Svensson
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MessageSujet: Re: 06. [McCarthy's] When the cats are away, the mice will party hard !   06. [McCarthy's] When the cats are away, the mice will party hard ! EmptySam 20 Sep - 11:28

Par moment, Ingrid regrettait d'être restée à Lima pour l'été. Mais ce soir-là, elle était plutôt ravie d'être toujours dans les parages. La fête pour l'anniversaire des jumeaux McCarthy serait une bonne distraction après la défaite des New Directions aux Nationals, et l'arrivée soudaine d'Otto, qui avait apporté son lot de complications. Comment son voisin de Stockholm avait réussi à entrer sur le territoire américain alors que son visa avait été refusé, elle n'en avait aucune idée. La seule chose dont elle avait la certitude était qu'il avait débarqué pour lui faire une surprise. Ce qui était pour le moins réussi. Elle avait été ravie de voir son ami d'enfance et d'avoir des nouvelles toutes fraiches de sa famille par son biai. Elle avait également été contente de pouvoir parler suédois à quelqu'un, autrement que par webcam. Le souci était surtout qu'à présent, elle stressait en permanence quant au fait qu'on pourrait lui réclamer ses papiers à tout moment, qu'il devrait retourner en Suède à tout moment, sans doute avec une amende considérable. Et elle s'était habituée au réconfort de sa présence aux alentours. La toute petite part égoïste de son âme espérait qu'il reste longtemps. À ce qu'elle avait compris, c'était ses plans. Il ne pourrait pas rester éternellement à l'auberge de jeunesse. Il faudrait bien qu'il trouve une habitation où personne ne lui demande de pièce d'identité pour signer un bail. Et qu'allait-il faire à la rentrée ? Etudier sans visa étudiant ne semblait même pas envisageable. Tous ces tracas revenaient sans cesse à l'esprit d'Ingrid, la tourmentant et l'empêchant souvent de dormir. C'était une des raisons pour lesquelles la perspective d'aller à la fête l'enchantait : si elle était fatiguée le lendemain, personne ne lui demanderait pourquoi. Une autre des raisons, était aussi qu'elle avait l'intention de confirmer ses progrès en matière de sociabilité. Si elle n'était pas fêtarde, elle commençait néanmoins à trouver un certain plaisir à l'idée de pouvoir parler à des inconnus sans ressentir un trop grand inconfort.

Elle n'était cependant pas sûre que s'aventurer de la sorte en terrain inconnu soit une très bonne idée. La fête pourrait dégénérer, tout pourrait mal se passer, elle pourrait renverser une boisson alcoolisée collante sur la robe qu'elle avait choisie, ou pire, une personne un peu trop ivre pourrait vomir dessus. Et ça serait le comble. Et si cela arrivait, elle serait vaccinée à vie contre les fêtes lycéennes et étudiantes. Quoi qu'il en soit, elle s'était mise dans les bonnes conditions pour que tout se passe pour le mieux. Le léger trait d'eye-liner qu'elle avait appliqué sur sa paupière supérieure lui donnait l'avantage de renforcer son regard sans pour autant ressembler à un panda. Et elle se sentait un petit peu jolie, habillée comme ça. Elle espérait que le simple bikini violet rayé blanc qu'elle portait sous la robe conviendrait à l'occasion. Elle aurait pu bénéficier des conseils en stylisme de Kessy, mais elle avait passé son après-midi à chercher un appartement sur Colombus, et, le temps ayant filé plus vite que prévu, elle avait juste attrapé les premiers vêtements de soirée qui lui étaient tombés sous la main. Et la voilà, devant la porte de chez son amie, prête à se rendre à ce qui s'annonçait être la fête de sa vie. Il était certain qu'elle se rappellerait toujours de sa toute première fête avec des gens de son âge. Et elle se rappellerait également du fait que sans même se concerter, elle et Kessy s'étaient retrouvées habillées dans le même style. Elle fit un grand sourire à cette dernière, et bien qu'elle ait cessé de ressentir une gêne énorme au moindre compliment, elle ne releva pas. " Wow ! Ta tenue te va super bien ! Je suis sûre qu'elle va plaire à... " elle voulait dire Silas, mais elle n'était pas sûre que la rouquine raconte ses histoires sentimentales à sa mère " ... tout le monde ". Puis les deux adolescentes mirent les voiles, direction la maison des McCarthy.

Une fois arrivée devant la fameuse habitation, qui semblait pour le moins confortable, des jumeaux, l'excitation commença à laisser place à de l'anxiété. Effectivement, comme disait Kessy, c'était joli. Mais était-ce vraiment une bonne idée de s'aventurer à l'intérieur ? De ce qu'elle pouvait déjà observer, il était évident que la supervision parentale sur laquelle comptait la mère de Kessy ne faisait pas partie du package d'amusement de la soirée. Elle resta figée devant la porte un instant, hésitante. Et Kessy proposa quelque chose de tout à fait raisonnable. Sachant à quel point il était important pour son amie de voir son crush ce soir, elle n'aurait jamais proposé une telle option, et était ravie que ça sorte de la bouche de la rouquine. " Oui, bonne idée. Merci ". Merci d'ouvrir la porte à l'expression de son instinct de fuite. Et également la porte de la maison. L'atmosphère était déjà chaude à l'intérieur, et le premier réflexe de la suédoise fut d'ôter sa veste, alors que Kessy, visiblement fébrile, lui demandait si elle L'avait vu. " Non, pas encore " murmura-t-elle en retour. Sans doute parce qu'elle n'avait pas vraiment encore regardé. Elle posa son manteau sur le premier support solide qu'elle trouva, et suivit son amie dans une découverte plus approfondie du salon. Elle aperçut... Candace ? Etait-ce vraiment la soeur de Silas, celle du club de chasteté, dont Philippa n'arrêtait pas de lui rebattre les oreilles avec des longs discours d'admiration ? Et bien, si elle la voyait ce soir, elle changerait d'avis. Les yeux écarquillés par la surprise, Ingrid ne remarqua même pas que Kessy lui proposait de boire. Elle secoua la tête. " Hein, quoi ? ". Elle observa le baril de bière que son amie désignait. Boire de l'alcool ne lui semblait pas un choix très judicieux. Elle balaya réellement les environs des yeux pour la première fois, pour analyser le niveau d'alcoolisation du moment. Elle aperçut des gens en train de boire, mais pas encore ivres. Sauf... Grace Hamilton ?! Ingrid n'en croyait pas ses yeux. Elle ne savait à présent plus si elle pouvait boire parce que Grace l'avait visiblement fait sans remord, et Dieu savait que la blonde qui était venue à sa remisz des diplômes était un modèle de pureté. Mais connaissant la folie de cette dernière, Ikea ne savait pas si son exemple était bon à suivre. Elle décida qu'elle devait complètement oublier l'état de Grace ou de qui que ce soit et se fier uniquement à son instinct. La dernière fois qu'elle avait bu, avec Sunny avant les Sectionals, elle n'était pas morte. Elle avait juste passé la soirée dans un monde qui semblait être un remix d'Harry Potter, et s'en était juste tirée avec une migraine le lendemain matin. La conclusion étant que ce n'était pas si terrible que ça.

Elle s'approcha un peu plus du fût pour tenter d'en comprendre le fonctionnement. Mais elle ne connaissait pas ce genre d'objets, et elle avait peur de faire tout exploser. " Tu ne préfèrerais pas ça ? " s'enquit-elle en désignant la vodka-orange à côté. Obtenant une réponse positive, elle se déporta vers la bouteille et entreprit de les servir. Alors qu'elle arrivait à la moitié de son propre gobelet, elle se rappela d'un détail. " Oh, Silas est sur le canapé là-bas, au fait " désigna-t-elle du menton, tout en reposant la bouteille. Elle but une gorgée, ressentant la chaleur dans sa gorge, et décida de prendre son indépendance et de partir faire une exploration de la maison. A commencer par la cuisine. Y avait-il de la pizza ? Elle se rappelait avoir entendu qu'Aidan avait apporté de la pizza à la fête d'anniversaire d'Henry. Elle passa le seuil de la porte quand elle se retrouva tout à coup en déséquilibre et percuta quelqu'un, avant de se rattraper au mur. " Je suis vraiment désolée " s'empressa-t-elle de déclarer, paniquée. Elle jeta un coup d'oeil au sol pour déterminer l'origine de son accident. Elle avait trébuché sur un gobelet. Flûte, les gens ne pouvaient-il pas se servir des poubelles ? Elle releva la tête vers la personne avec qui elle était rentrée en collision, et un éclair d'illumination passa dans son regard. Elle fronça les sourcils. C'était la fille qu'Henry avait tenté d'humilier au self et qui lui avait collé une claque en retour. " J'aurais préféré percuter Henry et lui renverser tout mon gobelet dessus, si ça peut m'excuser ". Par chance, le seul endroit où le contenu liquide avait volé était le mur, pas la tenue de son interlocutrice improvisée. " C'était bien joué la baffe, il était temps que quelqu'un ait le cran de lui en coller une ". Jamais Ingrid n'aurait osé faire ça. Elle n'aimait pas garçon prétentieux, mais même s'il lui arrivait de se moquer d'elle en salle de répétition, elle n'aurait jamais eu le courage de répondre quoi que ce soit.
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Whitney H. Pierce
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MessageSujet: Re: 06. [McCarthy's] When the cats are away, the mice will party hard !   06. [McCarthy's] When the cats are away, the mice will party hard ! EmptyDim 21 Sep - 18:12

Lorsque Peter et sa soeur la déposèrent avec un sourire d'encouragement au bout de la large rue qui comptait la maison des McCarthy, Whitney leur adressa le même air contrit qu'elle affichait depuis que son cousin Neurone l'avait persuadée de se rendre à cette fête avec lui, ménageant tout de même un petit sourire résigné.
En fait Michael avait plutôt laissé échapper l'information ainsi que son intention de se rendre à la soirée d'anniversaire par mégarde, et les deux soeurs Pierce avaient immédiatement partagé la même certitude : il ne pouvait pas se rendre seul sur place, surtout si Henry Watson-Brown était celui qui avait lancé les invitations.
Winnie ne faisait absolument pas confiance au futur quaterback des Titans pour prendre soin de son cousin, et leur entrevue mouillée autant que musclée dans les toilettes de McKinley avait confirmé à la blondinette que leur inimitié et leur rivalité quant à l'affection de Michael n'était pas prête de s'estomper avec le temps !
Hors de question donc qu'elle lui fasse le plaisir de s’approprier le jeune homme pour la soirée et lui laisse le loisir de le mener une fois de plus à l'excès et à la décadence, termes certes un peu exagérés, mais qui définissaient parfaitement HWB aux yeux de la cadette Pierce.

La petite Summer lui adressa un salut baveux en appuyant sa main potelée sur la vitre arrière de la voiture de son père, et Whitney lui répondit en agitant à son tour la main. Elle envoya un baiser à sa sœur et salua Peter d'un grand sourire.
Leur quotidien familial avait pas mal été bouleversé ces derniers temps, le déménagement de Whitney chez sa sœur à la rentrée dernière, la santé défaillante de sa grand-mère... Et maintenant un amoureux pour Brittany ?!
La jeune fille était ravie pour sa soeur, Brittany méritait plus que quiconque d'être heureuse, que l'on ne s'y méprenne pas, et Peter était certainement l'homme le plus gentil de Lima, incapable de faire de mal à une mouche, mais il était dans la nature de la petite Pierce de méfier, même si Summer avait déjà conquis son coeur

Winnie resta quelques instants immobile, à regarder la voiture s'éloigner, avant de se décider à bouger et à avancer vers la maison de Candace et Silas. Elle consulta son téléphone pour vérifier le numéro, et s’aperçut de l'absence de message de la part de Michael, alors qu'il lui avait pourtant promis de la prévenir dès qu'il serait arrivé. Son cousin demeurait imprévisible, mais la blondinette se consola en se disant que Piper était certainement déjà sur place et qu'elle trouverait toujours du monde avec qui discuter de toute façon !
Elle identifia la maison avant même de parvenir sur le palier : les lumières de presque toutes les pièces étaient allumées et la musique en provenance de l’intérieur n'était pas si étouffée. Avec un peu de chance, les voisins directs des McCarthy s'étaient absentés pour la soirée, sinon ils pouvaient être sûrs d'avoir droit à une visite de la police de Lima avant minuit !
Whitney grimpa les quelques marches du perron, serrant le sac en papier dans lequel elle transportait les cadeaux pour ses hôtes. Elle remis ses cheveux en place, geste machinal et nerveux plutôt que coquet et appuya sur la sonnette. Rien ne se produisit. Rien.
Incapable de déterminer si un appel sonore avait résonné à l’intérieur, Whitney se pencha pour essayer de voir quelque chose a travers les vitres floutées qui entouraient la porte, et elle appuya une seconde fois, renforçant sa présence de petits coups frappés sur le bois. Toujours rien.

C'était bien sa veine. Personne dans le couloir pour remarquer sa présence, trop de monde dans la cuisine ou ailleurs pour entendre la sonnette... Mais où étaient les gens dans cette maison ?!
Elle leva immédiatement les yeux vers les étages, chambres, salle de bain, dressing, les pièces dans lesquelles les lycéens aimaient s'enfermer pour se livrer à des activités douteuses pendant les house parties. Tout était éclairé bien sûr, mais cela ne garantissait absolument pas la présence de ses pairs.
Commençant à se sentir agacée, Whitney sonna une troisième fois tout en composant le numéro de Piper. Il aurait été trop beau que son amie réponde et la messagerie automatique se déclencha rapidement, laissant la jeune fille désemparée.
Il fallait trouver une solution pour attirer l'attention. Elle tenta de se remémorer une situation similaire dans les teen movies qu'elle aimait tant regarder avec sa sœur et elle fut frappée d'une idée de génie. Elle se pencha pour attraper une poignée de gravier qu'elle lança avec vigueur contre les fenêtres éclairées du premier. Une ombre s'agita et Whitney esquissa un sourire, persuadée qu'elle serait bientôt à l'intérieur. La lumière de la pièce s'éteignit et la petite Pierce soupira de rage.
La fierté était tout ce qui l'empêchait de se mettre à frapper comme une dingue sur la porte de la maison : les invités croiraient à une descente de police ou à un serial killer acharné. Et elle n'allait pas rappeler sa sœur moins de 30 minutes après son départ, Brittany trouverait qu'elle y mettait vraiment de la mauvaise volonté !

Whitney regarda autour d'elle, bien décidée à trouver le moyen de pénétrer dans la maison. Elle remarqua que l'un des buissons qui bordait la haie masquant le jardin était un peu moins épais que les autres. Cela se tentait, songea-t-elle en se rapprochant pour analyser les possibilités qui s'offraient à elle. Nous étions en plein été et elle avait eu la bonne idée de porter un short, beaucoup plus pratique qu'une robe dans la situation dans laquelle elle semblait décidée à se mettre. Elle déposa le sac au bord de la haie et se lança tête la première, écartant avec ses mains les branchettes susceptibles de lui griffer le visage ou de s'accrocher dans ses cheveux. Elle avait presque réussi à s'immiscer entièrement dans les branchages quand un bruit de crissement derrière elle la fit sursauter. Une brindille s'enfonça dans sa tempe et elle lâcha un grognement plaintif. "Aieuh..."
Elle n'avait pas le choix, il lui fallait rebrousser chemin, ce qu'elle fit tant bien que mal, à reculons, sans renoncer à toute la dignité du monde quand elle s'extirpa enfin de la haie et se retrouva face à un lycéen sur son vélo. Elle connaissait le garçon de vue et elle tenta comme elle le pouvait de rattraper la situation inconfortable dans laquelle elle se trouvait
"Euh... Salut! J'ai essayé de sonner mais personne ne répond... Toute le monde doit être occupé ! Mais vas y toi, peut-être que tu auras plus de chance que moi..." Elle nota mentalement que la présence du vélo risquait fortement de les empêcher de pouvoir passer par le jardin si jamais personne ne se décidait à leur ouvrir.
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Levi Osborne
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MessageSujet: Re: 06. [McCarthy's] When the cats are away, the mice will party hard !   06. [McCarthy's] When the cats are away, the mice will party hard ! EmptyLun 22 Sep - 19:12

La vieille bicoque dans laquelle Joshua avait été mis en « pension » était pire que Guantánamo. Aidée de ses dizaines de chats, la grand-tante Patty patrouillait dans toute la maison. Elle n'avait plus que ça à faire quand le soleil commençait à décliner, la lumière n'était pas assez importante pour tricoter convenablement des pulls contre les O.G.M. La folle refusait en effet d'allumer une lampe, car elle disait que d'une façon ou d'une autre, la production d'électricité participait au réchauffement de la planète. Une restriction que ne devait fort heureusement pas suivre l'adolescent, mais seulement dans sa chambre et dans les toilettes. Cela lui convenait, il passait 98 % de son temps dans ces deux pièces, et plus encore s'il pouvait manger dans la première. Sa chambre était son seul lieu de tranquillité : Joshua devait dégager une odeur si fétide que les chats ne dépassaient jamais le seuil de la porte et sa grand-tante y fourrait rarement son museau. Heureusement d'ailleurs, ce qu'elle y découvrirait l'horrifierait grandement. Ordinateur portable, téléphone, tous ces appareils que ses parents lui avaient interdits et que la vielle ne pouvait voir en peinture se cachaient à des endroits insoupçonnés et insoupçonnables.

A 20 heures 30, extinction des feux — dans le sens presque littéral du terme. La Patty allait se coucher après avoir vérifiée la présence de Joshua dans sa chambre. Elle n'était pas parano — pas pour ça en tout cas —, mais elle avait reçu des consignes du couple d'Alexandria. Depuis son arrivée à Lima le garçon n'avait rien tenté, c'est pourquoi elle le laissait donc veiller aussi tard qu'il le souhaitait. Le lendemain cependant, le réveil était toujours à la même heure : 6 heures 30 en semaine et 7 heures 30 le week-end et vacances ; mieux ne valait pas l'oublier au risque de faire quelques taches ingrates dès la sortie du lit.

Ce soir, cela allait être différent.

Les vacances avaient commencé depuis quelques jours déjà et Joshua ne comptait pas passer le restant de l'été à moisir dans sa chambre à entendre des chats complètement fous se battre derrière la porte. Le peu de confiance qu'il avait installé chez Patty, il l'utiliserait pour filer en douce et rejoindre la fête d'anniversaire. Un peu de fun et de transgression ne lui feraient pas de mal. En plus, l'adolescent avait tout préparé. Il avait caché son vélo entre un bosquet et la haie, par peur de se faire bêtement prendre par le grincement de la porte du garage. La vieille n'avait rien remarqué, ne sortant que très rarement dans son jardin. Son sac contenait serviette et vêtements de rechange, kit indispensable en cas de soirée mousse... ou d'accidents. Son maillot de bain était déjà sur lui, dissimulé sous un bermuda coloré qui allait de paire avec son débardeur. Lors des soirées en Virginie, Joshua était généralement connu pour être parmi les premiers à investir les piscines des autres.

Vers les 21 heures, il se décida à franchir sa fenêtre. Les ronflements de sa grand-tante en disaient long sur son état. L'adolescent jeta son sac sur le sol, puis le suivit. Les joies de posséder une chalbre au rez-de-chaussée ! Il sourit niaisement quand une légère brise caressa son visage. Libre. Il était libre. Et heureux. Pas au point de rouler dans l'herbe comme la princesse Raiponce, mais ce sentiment décupla son envie de faire la fête toute la nuit. Il enfourcha son vélo et pédala en direction des MacCarthy.

***


C'était clair qu'il ne pouvait pas la louper. C'était une sacrée maison, au moins 10 fois plus grande que le cabanon de Patty, et 100 fois plus confortable, à en constater par la présence d'une parabole. Un bruit sortit le garçon de son émerveillement. Une fille semblait chercher quelque chose dans un buisson. Son sac à main ? Son chat ? Ou était-ce pour espionner les fêtards ? La blonde lui ôta les questions de la bouche en lui informant qu'elle venait aussi pour la fête. Joshua resta un long moment à l'observer avant de se rendre compte que lui-même était ridiculement assis sur un vélo.  « Heureusement que personne ne t'a entendue... » dit-il calmement en descendant de sa bicyclette, « Ils auraient pu te faire boire autant de verres que tu as de minutes de retard. » L'adolescent s'approcha de l'inconnue, son vélo roulant à ses côtés. Elle n'avait pas la tête à boire une soixante-dizaine de verres. « Tu sais, les retardataires ont toujours tort. » Sa crainte envers les filles avait disparu dès l'annonce de la nouvelle. Il avait fait tout ce chemin, ce n'était pas pour rester à l'extérieur ! Arrivé à sa hauteur, il posa son moyen de transport contre la haie et cacha son sac dans le buisson. Il porta son regard sur la blondinette qui semblait surprise du procédé. « Sac de secours. J'espère que tu as le tien. Vu le bruit, y'a l'air d'avoir beaucoup de monde là-dedans. » Ils se dirigèrent vers la porte, Josh en tête. Sans prendre la peine de sonner ni frapper, il saisit le poignet et ouvrit, laissant sortir un brouhaha assourdissant. « Tu vois. » dit-il un sourire aux lèvres. Il se retourna pour montrer que ce n'était pas bien difficile. « Les retardataires ont toujours tort. Tu ne connais pas l'histoire du garçon qui a été retrouvé congelé parce qu'on ne lui avait pas ouvert ? Je te raconterais plus tard. » Il n'avait même pas attendu une réponse, trop excité à rentrer. « Par contre si ça te dérange pas, tu peux passer devant. Je vois que tu as... » D'un geste du menton il désigna le paquet. Elle ne trouva pas d'objection. La fille blonde pénétra dans la maison. Joshua l'imita après s'être assuré que Candace n'était pas dans les parages — du moins dans le couloir. Il espérait que ce petit détail n'allait pas gâcher la soirée. Mais la fête passait avant les hystériques!
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