Choriste du mois


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 06. The truth doesn't make a noise

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Tate Bartowski
TATE ► don't play the odds, play the man
Age : 31 ans
Occupation : Avocat de la défense auprès d’une firme située à Columbus, et lecteur de droit à l’OSU. Collaborateur d’Ecaterina Robertson. Choriste/musicien chez les Awesome Voices.
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MessageSujet: 06. The truth doesn't make a noise   06. The truth doesn't make a noise EmptySam 30 Aoû - 1:43

L’été était une saison qui déplaisait fortement à Tate ; non seulement parce qu’il lui était insupportable d’avoir chaud en permanence sans avoir la possibilité de se rafraîchir comme il le faudrait—et non à renfort de seaux d’eau glacée comme Wyatt Pillsbury l’avait cru bon—mais en plus, les couches de vêtements semblaient progressivement, et ridiculement, disparaître jusque dans les rues de Columbus, lui donnant l’impression inconfortable d’évoluer dans un environnement nudiste à l’échelle urbaine. Tate avait grandi en Alaska où les températures dépassaient rarement les quinze degrés à cette période de l’année, et où une brise marine dispensait les natifs de se précipiter sous la douche toutes les deux heures. C’est pourquoi il comptait presque inconsciemment les semaines qui le séparaient des périodes plus fraîches, et donc tolérables, de l’année. En attendant, c’est avec l’intention de prendre une douche rafraîchissante et de changer de vêtements rapidement que Tate s’engouffra dans l’ascenseur—habité par une odeur tenace de désinfectant—de son bâtiment. Il avait rendez-vous avec Anna à 20h30 précise, et tandis qu’il s’acculait au fond de la cabine pour soulager sa cuisse douloureuse, il dut reconnaître que les délais seraient difficiles à tenir. Aussi s’empara-t-il de son téléphone pour lui adresser un message aussi concis que les précédents pour lui faire savoir qu’il arriverait plus probablement aux alentours de 21 heures si la circulation entre Columbus et Lima n’était pas trop capricieuse. Très brièvement, il envisagea de s’arrêter à l’étage d’Ecaterina Robertson pour lui ‘demander’ très ‘courtoisement’ de le conduire ; mais en y réfléchissant bien, il ne se souvenait pas d’avoir vu sa Mini dans le parking de la résidence.
Tate poussa un soupir inaudible en pénétrant dans son appartement ; la journée avait été longue et on ne peut plus assommante. Il avait dû s’occuper des corrections d’examens—à la maison des examens de Springfield, pour ne pas corriger ses propres élèves—avec une bande de vieillards incontinents au moins à moitié aussi mal léchés que lui. C’était un aspect de son travail qu’il exécrait spécifiquement ; il s’était lancé dans le droit en quête de puzzles, de casse-têtes, de challenges. Puis, dans l’enseignement pour, premièrement grossir ses revenus ; deuxièmement, trouver l’élève qui lui donnerait du fil à retordre, un écho à sa rhétorique. Cependant, l’Ohio ne semblait pas renfermer ce genre de denrées rares—et cette réflexion se renforçait à chaque fois qu’il croisait le regard lunaire de Grace Hamilton dans son amphithéâtre—et continuait d’être une déception jour après jour
Il n’était donc pas étonnant que Tate eût préféré passer sa soirée à terminer une traduction de polonais pour sa voisine du dessous, ou à lire un Dostoïevski avec un peu de musique dans le fond ; et il aurait probablement annulé ses plans si Anna n’avait pas été impliquée. Tate se glissa dans la cabine de douche, empoigna la barre métallique fixée au mur pour ne pas risquer de se casser bêtement la figure, puis ouvrit le robinet d’eau froide. Anna qui avait été impossible à joindre depuis la réception que Lexie avait organisée quelques mois plus tôt—réception qu’il avait quittée avec un sale hématome au visage. Il avait cherché à la recontacter à plusieurs reprises dans les semaines qui avaient suivi l’évènement, ne serait-ce que pour descendre l’éléphant dans la pièce. Son silence radio était venu à bout de sa patience déjà très limitée d’ordinaire, et il avait laissé tomber. Dans son désappointement, Tate s’était contenté de juger l’attitude d’Anna comme étant puérile. Ce n’était pas parce qu’ils s’étaient embrassés—allègrement, certes—et que son petit ami (fiancé ? mari ? Il avait perdu le fil) l’avait découvert, qu’ils ne pouvaient plus se fréquenter comme deux adultes responsables—même si cette dernière définition lui échappait souvent. Tate était donc encore contrarié ; tellement à vrai dire que lorsqu’Anna lui avait envoyé son message la veille, il avait été à deux doigts de ne pas y répondre. Ç’aurait été de bonne guerre, estimait-il, mais combien de temps se serait-il encore passé sans qu’ils ne parlent s’il n’avait pas mis son mécontentement dans sa poche ? Plus, ils avaient besoin de cette confrontation : elle, comme lui.
Tate avait appelé un taxi, avant d’avaler un comprimé de Vicodine en maudissant mentalement—et copieusement—les raideurs qu’il éprouvait dans sa cuisse. Il avait troqué ses vestons habituels contre une simple chemise claire, et un pantacourt beige qui tombait suffisamment bas sur sa jambe pour dissimuler les vestiges de son amputation. Encore une raison pour ne pas aimer l’été. Il s’était empressé de récupérer dans le réfrigérateur, le panier à pique-nique pré-préparé qu’il avait acheté le midi même pendant sa pause—il doutait qu’ils aient beaucoup l’occasion de dîner ; mais c’était pour sauver les apparences. Il arriva très bientôt sur la Place Bellefontaine ; il offrit un maigre pourboire au conducteur—après tout, celui-ci ne s’était pas dérangé pour faire la conversation—et quitta l’habitacle l’instant plus tard, son livre coincé sous l’aisselle, sa canne dans la main droite et le panier dans l’autre. Ses pupilles claires balayèrent la place à la recherche d’Anna ; il mit plusieurs secondes à repérer sa silhouette près du bassin au fond duquel gisaient quelques pièces de monnaie. « Tu cherches un vœu ? » Lança-t-il d’un ton neutre en s’approchant de sa démarche claudicante habituelle. « Je suis un peu en retard, mais la circulation était horrible » Ajouta-t-il sans prendre la peine de s’excuser ; faire des excuses, à vrai dire, n’était pas inscrit dans son éducation. « Alors, elle est où cette plage dont tout le monde parle ? ». Il marqua une courte pause, avant de reprendre : « I'm still mad at you, but we'll talk there »
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Anna L. Preston
You cannot find peace by avoiding life.
Age : 27 ans
Occupation : Entrepreneuse, photographe, assistante marketing, soeur dévouée, choriste ratée, fiancée consentante
Humeur : Progressivement maritale
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MessageSujet: Re: 06. The truth doesn't make a noise   06. The truth doesn't make a noise EmptySam 30 Aoû - 22:01

Anna était nerveuse, elle le savait à la façon dont elle serrait le volant de la jeep.
La chaleur écrasante qui régnait sur Lima depuis quelques jours n'arrangeait rien, hormis peut être  la circulation : les habitants, harassés, se terraient chez eux plutôt que de promener dans les rues ou de se diriger vers les centres commerciaux, pourtant climatisés. Tandis qu'elle dépassait la banlieue et pénétrait dans le centre ville de Lima, un signal sonore lui signala qu'elle venait de recevoir un sms. Son portable n'était pas à portée de vue, et elle attendit sagement d'être arrêtée à un feu rouge pour attraper son mobile et vérifier de qui provenait le message.
Il serait en retard. Tant mieux, cela lui permettrait d'avoir la plage de Lima pour elle toute seule quelques instants, et de réfléchir à ce qui l'attendait.

Les choses avaient beaucoup changé depuis la dernière fois qu'elle l'avait vu, enfin aperçu, sagement assis dans la grange encore non aménagée de la Pension Preston, une blonde vulgaire pendue à son bras.
A l'époque, la situation n'était pas aussi catastrophique qu'elle l'était désormais avec Tim, et Anna aurait dû avoir l'espoir de pouvoir arranger les choses, d'une façon ou d'une autre, avec son petit ami, mais elle n'avait néanmoins pas pu s'empêcher d'éprouver une jalousie farouche et puérile envers la jeune femme installée aux côtés de Tate, comme si elle était la seule en droit de partager quelque chose avec lui.

Désormais la donne était radicalement différente : Tim avait probablement effacé son numéro et brûlé les photos d'eux -le côté (mélo)dramatique du surveillant l'avait toujours impressionnée-, Anna se retrouvait donc célibataire, et pourtant, elle se posait toujours autant de questions sur les raisons qui l'avaient poussée à donner rendez vous à Tate Bartowski. Même si, techniquement, c'était lui qui l'avait conviée à ce pique nique sur la plage.

C'était la première fois qu'elle allait découvrir à quoi ressemblait Lima Beach -Lexie ne tarissait pas d'éloges à son propos et leur avait déjà programmé un déjeuner/repas d'affaire/tirage des vers de nez au même endroit la semaine suivante- et elle comptait profiter de son avance pour se dégourdir les jambes. Dès que la fontaine fut en vue, elle ralentit et se gara sur la première place libre. Elle enfila son sac bandoulière et chaussa ses lunettes de soleil pour profiter incognito du soleil couchant, prenant également soin d'installer une alarme sur son téléphone afin de ne pas trop s'éloigner et donc louper son rendez-vous.
Dès qu'elle eut posé le pied sur le sable, tout son corps se détendit. La jeune femme n'était pas une fanatique de la baignade ou des après-midis passées a griller au bord de la mer, mais elle adorait marcher sur la plage, ce qu'elle devait certainement à sa mère et aux promenades vivifiantes et revigorantes que cette dernière imposait à ses filles pendant leurs vacances en Cornouailles chaque été. Combien de fois Lexie et Anna avaient-elles été forcées, en plein vent, et parfois même sous la pluie, à traîner sur le sable de St Yves ou de Plymouth ?! Les surfeurs eux-mêmes ne se risquaient pas à sortir quand Emilia Preston, elle, proclamait que ces ballades matinales étaient formatrices pour le moral -et la santé- de ses filles. Elles en avaient rapporté de grands éclats de rires et des coquillages aux formes oniriques, entre deux rhumes bien sur.

Anna inspira un grand coup, comme si elle s'attendait à ce qu'un air marin bienfaiteur s'engouffre dans ses poumons. Mais elle était en plein centre de Lima, comme le lui rappelait le bruit lointain de l'agitation de la ville et ce qu'elle avait devant elle n'était qu'une plage factice. Comme sa relation avec Tim ? Elle avait beau tourner et retourner leur histoire dans sa tête, elle aboutissait toujours au même résultat, dramatique : certes, elle avait tout gâché en se jetant sur le premier venu, sauf que le silence radio du surveillant lui laissait penser que bien d'autres démons que ce baiser inconvenant étaient venus s'interposer entre eux. Et puis Tate n'était pas le premier venu.

Son téléphone lui signala discrètement qu'il était temps de se remettre en marche vers la fontaine, lieu-dit du rendez-vous. L'avocat n'était visible nulle part, aussi la jeune femme se plongea-t-elle dans la contemplation futile des pièces qui brillaient au fond de l'eau. La voix de Tate l'arracha à ce spectacle figé et la mention d'un vœu la fit doucement sourire tandis qu'elle se retournait pour le saluer.
Ni bise sonore, ni poignée de main, ni sourire franc, le malaise était bien là, constata la jeune femme. Elle n'avait jamais été très douée pour briser la glace et heureusement pour elle, l'avocat le fit à sa place, à sa manière que d'autres jugeaient rustre et déplacée, mais qu'elle appréciait et trouvait toute teintée de flegme britannique. Elle sourit à nouveau en guise de réponse et ils commencèrent à avancer en silence, se rapprochant de la rivière transformée en mer, veillant à ne pas trop s'encombrer des visiteurs encore nombreux, habitants ou touristes, venus s'y dépayser. Quand ils eurent parcouru quelques centaines de mètres et qu'elle eut estimé que le jeune homme avait pu évaluer Lima Beach à sa juste valeur, Anna se lança à son tour, jugeant après tout qu'il l’avait bien aidée : "Je sais que tu m'en veux encore... Et je ne suis pas très douée pour ces choses là. Les excuses et les explications je veux dire... Mais je t'en dois, des excuses d'abord et des explications ensuite... Et je crois qu'il faut que te demande aussi comment va ton œil ? Ou ta joue ? Je ne sais pas quelle partie il a visé, mais Lexie m'a dit que ce n'était pas beau à voir..."
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Tate Bartowski
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MessageSujet: Re: 06. The truth doesn't make a noise   06. The truth doesn't make a noise EmptyMar 16 Sep - 18:56


En arrivant à sa hauteur, Tate ne départit pas de son impassibilité ; même quand elle pivota dans sa direction, même quand elle lui adressa le sourire accueillant inaltéré qu’elle lui réservait d’ordinaire. Il ne tenait pas à délivrer de signaux indiquant que leurs affaires étaient en ordre ; clairement, elles ne l’étaient pas. N’enterrant pas ses manières pour autant, il l’invita à s’accrocher à son biceps et ils marchèrent silencieusement en direction de Lima Beach.
Jusqu’à ce qu’elle brise le silence pour s’enquérir de l’état dans lequel il avait quitté la Pension Preston. « Mâchoire » répondit-il, un peu sec. Il avait été obligé de mâcher du côté droit pendant plusieurs jours avant que la douleur ne s’engourdisse et ne laisse derrière elle rien de plus qu’un hématome jaunissant et un orgueil froissé. « Comme tu peux voir, j’ai survécu » ajouta-t-il néanmoins d’une voix qui se voulait un peu plus amène. Il savait qu’il ne pouvait pas la tenir responsable de l’incivilité de son petit ami ; en revanche, il digérait encore difficilement qu’il lui ait fallu autant de temps pour reprendre contact avec lui. Anna était l’une de ses rares amies à Lima ; s’il ne l’avouerait pas verbalement, elle lui avait manqué au cours des derniers mois. Depuis combien de temps ne s’étaient-ils pas retrouvés en tête-à-tête ? Six mois ? C’était tellement absurde qu’il aurait été capable d’en rire. « Oh, je parie qu’elle n’en a pas manqué une miette » commenta-t-il en esquissant un sourire maussade. Entre les mots, on pouvait très bien percevoir tout ce qu’il pensait de ce qu’avait pu dire Lexie Antonia Jane Preston, l’organisatrice de cette vaste mascarade. Il s’était longuement demandé pourquoi elle l’avait invité à la réception—ils ne s’appréciaient pas spécialement, et Anna lui aura sans doute parlé du mois de décembre—et l’idée qu’elle puisse avoir orchestré cette issue le concernant lui avait traversé l’esprit à plusieurs reprises, quand il était trop irrité pour réfléchir avec son discernement habituel. Tate ne comprenait toujours pas comment les évènements s’étaient embarqués depuis qu’Anna et lui s’étaient embrassés ; comme s’il lui manquait une pièce du puzzle, il savait que quelque chose lui échappait dans le tableau. Il blâmait Anna pour ça, en quelques sortes. Elle avait adopté la même attitude après Noël, qu’après la réception ratée de sa sœur. C’était néanmoins plus compréhensible à l’époque. « Elle est encore en train de jubiler, hein ? » Il détourna le regard pour contempler l’étendue de la plage ; la commune avait réalisé un travail stupéfiant en réaménageant l’endroit ; bien entendu, celui-ci ne rivalisait en rien avec les littoraux de la Côte Ouest, mais Tate pouvait malgré tout y déceler un certain charme.

L’avocat se courba doucement en avant pour déposer le panier à pique-nique entre eux. Il se déchaussa tranquillement avant de s’installer dans le sable en poussant un soupir d’aise. « Inutile d’aller plus loin » déclara-t-il en lui enjoignant de s’asseoir à côté de lui d’un hochement de tête impérieux. Ils auraient pu continuer à se promener sur le rivage, ça aurait sans doute ‘tempéré la conversation’ ; mais la douleur qui lui poignardait la cuisse l’aurait forcé à s’asseoir plus tôt que tard et ça n’aurait pas été un cadre propice à tenir une conversation ‘tempérée’. « Pas de vin » ajouta-t-il d’une œillade entendue, tandis qu’il ouvrait le panier pour laisser apparaître assiettes, couverts, verres, ainsi qu’un petit nombre de sandwichs et leurs accompagnements couchés sous deux serviettes de table aux motifs écossais rouge et blanc. « Fais-toi plaisir ». Il disposa attentivement sa canne le long de sa jambe valide, et déposa son livre à côté de lui. C’était un recueil de nouvelles d’épouvantes, toutes écrites par Gabreel Robertson pour un public jeune. Ce n’était pas son genre de lecture habituel, mais il avait été capturé par ces histoires de monstres qui attendent sous le lit et la maîtrise savante de toutes ces angoisses juvéniles. Pour une fois, il ne regrettait pas d’avoir mis de côté sa littérature russe. Il en détailla la couverture pendant une bonne minute avant d’expulser un soupir bref. « Alors ? Ces explications ? » revendiqua-t-il en tournant la tête vers elle. Il haussa les sourcils, en roulant ses lèvres l’une contre l’autre, attendant qu’elle décide d’éclaircir la situation. « Qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi tu n’as pas appelé ? Rappelé, en fait » Vous pouvez appeler ça une déformation professionnelle, mais Tate préférait lui poser directement des questions auxquelles elle pourrait répondre plutôt que de la laisser s’éparpiller dans le ‘Je ne sais pas par où commencer’ propre à quiconque cherche à trier ses explications.
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Anna L. Preston
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MessageSujet: Re: 06. The truth doesn't make a noise   06. The truth doesn't make a noise EmptySam 20 Sep - 0:15

Ils devaient former un bien étrange spectacle tandis qu'ils marchaient au bras l'un de l'autre, couple qui n'en était pas un, duo en quête de sa complicité perdue. Mais dignes et stoïques dans la dispute et dans l'adversité, ils avançaient comme si rien de tout ce qui s'était passé n'était derrière eux. Cela rappelait à Anna le modèle parental qu'elle avait tant fui, chic et inébranlable, éloigné au possible de ses disputes sanguines avec Timothy et du trop plein d'émotions typiquement ainstonien.
Heureusement pour elle, l'amitié qu'elle éprouvait pour Tate semblait déterminée à dépasser les frontières de l'"incident" et la bonne volonté de l'avocat en laissait présager de même.

Elle grimaça tandis que l'avocat évoquait le coup de poing sans doute très habilement décroché par Tim. "Ouch" mima-t-elle en devinant l'impact. Elle ne pût s'empêcher de dévisager machinalement son interlocuteur à la recherche de traces restantes des dégâts infligés. Elle n'en voyait plus.
La jeune femme savait pertinemment que ce n'était pas à elle de présenter des excuses mais le fautif, même s'il avait du souffrir de la main, n'avait sans doute regretté son geste que pour cette seule et unique raison et avait, elle en était certaine, poursuivi sa nuit sans être rongé par le moindre remords.
Elle fut donc celle qui réitéra ses regrets, même si le ton plus relâché de Tate l'avait rassurée. "Je suis vraiment désolée que cela soit arrivé. Je n'avais absolument pas prévu que ça allait se passer comme ça. En fait je n'avais absolument pas prévu ce qui allait se passer! Et elle jubile, oui..." ajouta-t-elle en levant les yeux au ciel, en réponse à sa référence à Lexie.  Elle avait entendu sa sœur mentionner l'épisode à plusieurs reprises entre deux portes closes, riant à gorge déployée pour ne s'interrompre qu'en remarquant les sourcils froncés d'Anna faire irruption dans la pièce. "Même si elle sait qu'elle a tort sur toute la ligne".

La jeune femme obéit a l'ordre tacite de Tate d'interrompre leur marche et elle l'imita, se débarrassant de ses ballerines pour mieux sentir le sable sous ses pieds. Elle l'observa lui présenter le contenu du panier avec un mélange d'admiration et de reconnaissance. Il avait fait les choses en grand (et lui rappelait terriblement Lexie en cet instant) et cela signifiait pour elle deux choses : d'une il ne lui en voulait pas autant qu'il voulait bien le montrer, de deux, il ne lui en voulait pas assez pour que cela lui coupe l'appétit. Il y avait donc pas mal de chances que leur conversation, même inconfortable, ne soit pas aussi douloureuse que ce à quoi Anna s'attendait. Elle apprécia d'un hochement de tête l'absence d'alcool, boisson qui leur avait porté préjudice peu de temps avant Noël et garda le silence avant de se lancer, comme si elle cherchait à mettre de l'ordre dans ses idées.

En fait Anna savait très bien par où commencer. Le commencement. Le pourquoi du comment son amitié pour Tate s'était muée en attirance irrépressible ce soir là, poussée par un mélange d'alcool, de tristesse et de transfert déplacé. Jusqu'où leur étreinte aurait pu aller si son téléphone n'avait pas sonné et réveillé en elle toute la culpabilité du monde, elle ne le saurait jamais. Et elle préférait sans doute ne pas le savoir. Elle se demandait d'ailleurs si Tate s'était posé la question et elle chercha la réponse dans le regard inquisiteur qu'il posait sur elle.
"Je n'ai pas rappelé plus tôt... Parce que je voulais savoir quoi te dire exactement. J'avais besoin... De savoir ce que ce qui s'était passé voulait vraiment dire pour moi. Et dans quelle catégorie je devais te placer."

Ami ou amant. Lorsqu'elle était sortie de la galerie les joues en feu six mois plus tôt, Anna avait gardé pour elle les sentiments contraires qui l'envahissaient. Son amitié pour Tate avait pris une importance inattendue les semaines qui avaient précédé leur dérapage, et elle était rentrée à la Pension complètement déboussolée, partagée entre la nécessité de tout avouer à Tim et le besoin de réfléchir plus posément à ce qui venait de se passer. Pour Anna Preston, la tromperie n'était pas un acte à prendre à la légère. Malgré les multiples disputes que son couple avait vécues, rien n'était jamais allé aussi loin. Si la photographe avait cédé à cette impulsion, c'était que quelque chose clochait. Ou qu'elle s'était trompée depuis le début en pensant que Tim était le rockeur de sa vie.

"Puis il y a eue cette mascarade dans la grange. Je t'ai vu avec cette fille et j'ai éprouvé cette espèce de jalousie malsaine. Puis Tim est arrivé et tout s'est passé tellement vite... Pourtant j'ai mis du temps à trouver mes réponses. Et je ne voulais pas t'appeler sans pouvoir t'en donner."
Anna serait incapable de commencer à manger avant d'avoir vidé son sac. Les questions tellement directes de l'avocat ne l'aidaient pas, bien au contraire, et la jeune femme émit un petit rire nerveux. "Waow. Je n'aurais pas aimé être Warren Delacroix quand tu le cuisinais à propos de l'avancée de son enquête !" Elle dissimula sa gêne en se penchant pour attraper le livre déposé par Tate sur le sable et en se plongeant dans l'observation minutieuse de sa couverture. Elle adressa au jeune homme un sourire malicieux : "Tu n'es pas un peu grand pour lire ce genre de choses?" mais l'air sérieux de Mr Bartowski la dissuada de continuer sur cette voie. Anna avait trouvé plus forte tête qu'elle.

"Ce que j'essaie de dire c'est que je crois que dans une autre vie, j'aurais adoré passer mon temps à pique-niquer sur la plage avec toi... Mais c'est plus fort que moi... Il prend toute la place."
Anna n'avait pas relâché le regard de Tate en prononçant ces mots. Elle espérait simplement qu'il ne la trouverait ni trop minable, ni trop pitoyable et ne déciderait pas de la planter en plein milieu de Lima Beach, même si elle le méritait sans doute un peu.
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Tate Bartowski
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MessageSujet: Re: 06. The truth doesn't make a noise   06. The truth doesn't make a noise EmptyMar 23 Sep - 20:40


L’image d’une Lexie riant de ses malheurs la tête renversée en arrière, de ce rire tonitruant qu’il n’avait décidément aucune peine à lui associer, lui arracha un mince sourire. S’il ne doutait pas que la jeune femme ait pu en rire allègrement pendant des jours, il soupçonnait Anna d’exagérer la durée des réjouissances que l’incident avait apportée à sa cadette; les rapports qu’il entretenait avec celle-ci étaient certes tendus, mais de l’eau avait coulé sous les ponts depuis leur altercation concernant l’achat de sa précieuse Galerie. Depuis, tout le monde avait trouvé son compte, et le mieux qu’on puisse dire c’est qu’ils s’ignoraient plus ou moins cordialement.
S’il aimait particulièrement s’entendre parler d’ordinaire, Tate préféra garder le silence le temps qu’Anna s’exprimait sur son expérience personnelle des derniers mois. Il se doutait qu’ils ne les avaient pas vécus de la même manière. Il avait la curieuse impression que le souvenir qui les avait divisés était plus antérieur qu’il ne l’était réellement ; pourtant, il se rappelait très bien du déroulement de leur soirée à la Galerie. Ils avaient dîné tranquillement, s’étaient égarés en conversations anodines, et s’étaient finalement embrassés le plus naturellement du monde. Évidemment, ça l’aurait été davantage si elle n’avait pas été en couple à l’époque. Cependant, quand il y réfléchissait, il aurait été incapable d’attribuer l’initiative à l’un comme à l’autre. Ils avaient simplement convergé l’un vers l’autre, comme l’aurait fait un aimant face à un morceau de fer. Ce magnétisme brûlant s’était toutefois dissipé, quand son téléphone avait sonné. Il se rappelait de l’embarras qui avait coloré ses joues lorsqu’elle avait finalement repris ses esprits. Une dizaine de minutes plus tard, il était parti ; mais il n’aurait jamais cru que l’évènement devienne un nœud dans leur relation. Peut-être avait-il soupçonné son importance ; toutefois, il était convaincu qu’ils auraient réussi à résoudre le problème s’ils avaient parlé. Ils auraient pu décider d’enterrer l’incident, elle aurait pu l’avertir que Timothy était dans la confidence, …

Ses sourcils s’inclinèrent légèrement, comme s’il prenait le temps de traiter une information particulièrement complexe, quand elle lui avoua avoir eu besoin de temps pour comprendre ce qui s’était passé entre eux, et l’incidence que ça avait eu sur tout le reste. Il acquiesça, avec indulgence. C’était un argument parfaitement acceptable pour sa part, aussi ne l’interrompit-il pas ; il se contenta de scruter son visage avec intensité comme il le faisait toujours. Il n’aimait pas qu’on se soustrait à un contact visuel ; quelque part, il avait toujours l’impression que quiconque tentait de s’y dérober avait quelque chose à dissimuler. Beaucoup de ses pairs masculins aurait estimé que ce besoin de placer autrui dans des ‘boîtes’ distinctes était une habitude typiquement féminine, des plus ridicules ; mais Tate pouvait comprendre ce besoin de compartimenter, il fonctionnait de cette manière pour à peu près chaque aspect de son quotidien. Évidemment, pour le domaine relationnel, c’était plus facile pour lui que ça ne devait l’être pour elle. Tate avait un tempérament antisocial assez flagrant pour quiconque lui prêterait un minimum d’attention. Il n’avait pas beaucoup de ‘boîtes’. Celles-ci se classaient par ordre décroissant, étiquetées en commençant par ‘hostilités ouvertes’ ; ‘connaissances tolérées/tolérables’ ; une autre des plus limitées notée ‘amis’ et finalement, ‘famille’. Tate le savait, il n’était pas un cadeau. En surface, ça ne le dérangeait pas de vivre de cette manière. Il estimait avoir tout de ce dont il avait besoin. La plupart des gens qui le fréquentait réussissait à le tolérer parce qu’il était intelligent ; s’étaient habitués à traiter avec son caractère acariâtre ; tout ça, à conditions qu’il ne dépasse pas les limites, évidemment. Heureusement, certaines personnes avaient des retranchements un peu plus poussées que la moyenne. Et même là, il lui arrivait de franchir occasionnellement le seuil de tolérance invisible propre à chacun.
“Et dans quelle catégorie est-ce que j’atterris?” s’enquit-il doucement en inclinant sa tête sur sa propre épaule, sans la quitter du regard. Qu’Anna commence à s’exprimer sur le sujet qui les préoccupait réussissait à le détendre, et à lui faire oublier les reproches qu’il avait voulu lui adresser au cours des dernières semaines. “J’étais en train de croiser les doigts pour booty call” lança-t-il d’un ton léger; il scruta brièvement sa main gauche parfaitement manucurée, avant d’ajouter: “Je crois qu’il faut faire quelque chose à propos de toute cette tension sexuelle” Il soutint son regard pendant une courte poignée de secondes, avant d’esquisser un sourire goguenard. Comme lorsqu’il avait mentionné le vin, c’était une plaisanterie personnelle.

“Attends” l’interrompit-il en quittant subitement l’appui de ses coudes pour se redresser et lui faire face correctement. Il mit quelques secondes à comprendre à quelle ‘fille’ elle faisait référence. “Tu veux dire, Courtney?” C’en était trop, il éclata d’un rire franc avant de plonger son visage entre ses mains. C’était une blonde, aux grandes jambes et à la poitrine généreuse. Il l’avait invité parce qu’elle lui était apparue distinguée. Elle était arrivée avec quarante minutes de retard à la Pension Preston (près d’une demi-heure si on considérait qu’il lui avait donné rendez-vous en avance pour éviter ce manque de ponctualité). Elle lui avait ensuite pris la tête avec les derniers débats évoqués au Late Show With David Letterman de la nuit dernière—il avait été rapidement agacé, parce qu’il n’avait pas eu le temps de suivre l’émission et détestait avoir un train de retard sur une conversation. Il l’avait gavé de coupes de champagne et d’amuse-gueules en regrettant de ne pas s’être choisi un plus one un peu moins bavard, si ce n’est un peu plus intéressant. “Je ne me moque pas de toi hein; mais je l’avais invité pour tranquilliser tout le monde. Je croyais que tu lui avais déjà parlé de ce qui s’était passé” précisa-t-il en enroulant ses bras autour de ses genoux. Après le coup de poing de Timothy, il avait été tenté de ramener Courtney chez lui pour terminer sur une note un peu moins frustrante. Mais elle avait commencé à se plaindre de son manque de considération pour elle, et il l’avait planté sur place.
D’un ton relâché, Tate se contenta de lui répondre que son entrevue avec le Shérif avait eu le mérite de précipiter la fin de l’enquête. Il lui retourna un sourire en coin quand elle s’empara du recueil qu’il avait posé à côté de lui quelques minutes plus tôt: “On est jamais trop vieux pour une bonne histoire” répliqua-t-il en accordant un nouveau coup d’œil à la première de couverture. “En parlant de livres, tu as aimé ton cadeau?” Tate n’était pas arrivé les mains vides, ce jour-là. Contrairement au reste des invités, il avait surtout adressé son cadeau à Anna; il ne connaissait pas suffisamment Timothy pour lui offrir quelque chose de personnel; et puis, il n’y avait pas franchement tenu. Tate avait dépensé du temps et une coquette somme d’argent; mais il était parvenu à mettre la main sur une première édition de Mrs. Dalloway; il savait que ça toucherait son âme de lectrice.

“Je ne comprends pas quelque chose” lui répondit-il d’une voix lente, lui renvoyant un regard pénétrant. “Tu dis des choses comme ça… Et je suis sûr que tu les penses. Je crois aussi que t’avais envie de m’embrasser Anna. Et t’as tourné les talons dès que t’as vu l’autel. On a eu d’autres conversations avant. Je comprends pas comment tu peux rester avec quelqu’un si tu n’es pas sûre de pouvoir, ou vouloir, construire un avenir avec”.



Dernière édition par Tate Bartowski le Lun 20 Oct - 1:33, édité 1 fois
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Anna L. Preston
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MessageSujet: Re: 06. The truth doesn't make a noise   06. The truth doesn't make a noise EmptyDim 5 Oct - 23:32

"Gendre idéal. C'est ta catégorie. Mes parents t'adoreraient... Je suis sérieuse !" assura-t-elle avec amusement, imaginant sans peine les regards admiratifs que sa mère poserait sur Tate et l'air appréciateur de son père, soulagé, enfin, que son aînée cesse de jouer à la petite fille rebelle. S'il apprenait un jour qu'étant plus jeune, elle avait fricoté avec un de ses meilleurs amis et collègue de travail, Anna était sûre de ne plus jamais pouvoir franchir le seuil de la maison Preston. Non pas qu'elle brûlait d'envie de renouer des liens avec ses parents, mais elle tenait un tant soit peu à la pseudo stabilité qui s'était enfin instaurée entre eux.
Soutenant le regard de Tate et lui rendant son sourire, la jeune femme se faisait la réflexion qu'elle ne comprendrait sans doute jamais les gens qui n'appréciaient pas l'avocat. D'accord, il pouvait se montrer un peu... Sec, parfois, et leur propre relation n'avait pas démarré dans les pétales de rose et l'insouciance, mais dès qu'ils avaient tous les deux posé les limites de leur égocentrisme respectif et de leurs connaissances littéraires et artistiques inépuisables, les visites de Tate à la galerie étaient devenues le rayon de soleil d'Anna.
Elle lui serait toujours infiniment reconnaissante pour les sourires échangés, les petits gâteaux déposés, les livres prêtés, les messages d'encouragement quand elle avait tout sauf envie de relire les énièmes graphiques comptables désastreux de The Gallery...

Toujours était-il qu'elle ne voyait pas le côté arrogant, supérieur et nuisible que sa sœur lui reprochait par exemple. Ou alors, en réfléchissant bien, peut-être que c'était ça qui l'avait autant attirée vers lui. Anna avait tendance à s'enticher d'insupportables égoïstes.
"Non... Je te rangerai dans la catégorie "ami cher et précieux" si tu le veux bien," reprit l'aînée des Preston avant d'être interrompue par la proposition de Tate. Elle éclata d'un rire nerveux avant de pousser un soupir soulagé "J'ai longuement hésité figure-toi... C'est pour ça que je ne t'ai pas rappelé plus tôt..." Malgré les esclaffements, la jeune femme retrouva presque immédiatement son sérieux.
C'était en effet parce qu'elle avait été incapable de savoir ce qu'elle attendait de Tate qu'elle l'avait évité au maximum les six mois précédents. Ce fichu baiser avait été l'élément déclencheur d'une guerre intérieure qui venait simplement de s'achever.
Anna avait décidé de se réconcilier avec elle-même et tout ceux qu'elle aimait. Elle s'était résolue à perdre Tim dans la bataille, certaine qu'il ne pardonnerait jamais son écart, mais si elle pouvait conserver l'amitié de Tate, elle pourrait s'estimer heureuse. Elle était quelque peu rassurée par le fait qu'aucune tension sexuelle ne soit palpable entre eux justement. Pour tous les promeneurs sur la plage, elle espérait que leur duo offrait l'image de deux amis partageant un repas et débriefant leurs journées de travail respectives, mais qu'en penserait Tim si par un hasard désastreux il venait s'aventurer à Lima Beach ce soir ? A cette seule pensée, la jeune femme frissonna et se força à manger un sandwich pour se donner de la contenance malgré les nœuds qui serraient son estomac.

Manifestement c'était l'heure des révélations et la soirée des malentendus. Courtney, la blonde vulgaire donc, n'était rien d'autre qu'un instrument plus ou moins habile destiné à apaiser la situation. La pauvre fille n'avait fait qu'attiser le feu d'agitation et de confusion qui s'emparait d'Anna à chaque fois qu'elle avait pensé à Tate depuis leur entrevue à la galerie. La présence de sa famille et amis, l'arrivée imminente de Tim... Anna n'avait en fait eu qu'une envie devant cet autel : s'enfuir en courant.
En même temps qu'il l'énonçait, la jeune femme comprenait la méprise de l'avocat et elle lui livra à son tour ses explications "Je ne lui avait rien dit... Et je n'aurais pas pu te prévenir pour la simple et bonne raison que je ne savais pas ce que tramaient mes bonnes à rien de sœur et meilleure amie ! Je voulais lui en parler, tout de suite et je ne l'ai pas fait... J'aurais dû..."
Le ton d'Anna ne laissait pas la place au doute, elle était submergée de regrets. Mais elle n'hésita pas en poursuivant : "J'avais envie et j'ai même adoré t'embrasser Tate Bartowski. Je crois que c'est ça que tu ne comprends pas. Il fallait que je sache si, si on se retrouvait dans la même situation demain, cela se reproduirait, Tim ou pas Tim. Ou si toi tu en avais envie. Il fallait que je sache si je me trompais de petit ami..." La bête était lâchée, même si Anna avait sa réponse. "Et je n'ai aucune envie de me retrouver devant l'autel. Pas comme ça en tout cas." Elle soupira. "Le problème ce n'est pas de pouvoir ou vouloir construire un avenir avec lui. Le problème c'est notre mode de fonctionnement, notre mode de vie. Il faudrait tout régler, tout revoir. Mais je crois que le problème est résolu de toute façon..." conclut-elle amèrement.

Quand Tate mentionna le cadeau qu'il n'avait pas omis d'apporter lors de la fausse cérémonie (mais vraie jusqu'à preuve du contraire pour les invités et dans l'esprit de Madeleine Wild et Lexie Preston), Anna se sentit rougir. Elle avait deviné que c'était à lui qu'elle devait cette magnifique première édition de son livre préféré. Elle avait forcé Mad et Lexie à renvoyer les cadeaux avec des petites cartes d'excuses, s'était même chargée d'en rapporter quelques uns à leurs propriétaires arborant une mine contrite... Mais elle n'avait pu se résoudre à renoncer à celui-ci. Et elle n'avait jamais remercié son ami.
"J'ai adoré. Il est précieusement rangé à l'abri des mains baladeuses de la Pension. Merci. Tu es quelqu'un de bien Tate Bartowski, n'en déplaise aux habitants de Lima !" Elle lui décocha son plus joli sourire et regretta de ne pas avoir de verre plein dans les mains pour porter un toast. Safety first.
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