Choriste du mois


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 06. He beat me Charlie

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Henry Watson-Brown
HWB ★ I'm sexy and I know it
Age : 18 ans
Occupation : Etudiant au Fisher College of Business de l'OSU, tailback des Buckeyes du campus de Lima & membre de la fraternité Alpha Bêta Epsilon
Humeur : Aventurière
Statut : Célibataire
Etoiles : 738

Piece of Me
Chanson préférée du moment : Flaws - Bastille
Glee club favori : New Directions
Vos relations:
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MessageSujet: 06. He beat me Charlie   06. He beat me Charlie EmptyVen 5 Sep - 0:51

Henry n'avait jamais fait l'expérience du gouffre de la désolation avant ce jour. Personne ne la faisait avant de se retrouver dans la même situation pathétique que lui, adossé contre un réfrigérateur sous les néons pâlots d'une cuisine aseptisée. Pour vraiment toucher le fond du fond, il fallait visiter l'envers du décor du country club. A San Diego comme à Lima, Henry adorait observer des visages familiers s'occuper de son petit confort comme si la hiérarchie implacable du lycée s'appliquait même hors de ses murs. Il adorait les voir courir avec leurs petits plateaux de cocktails, renverser des coupes de champagne et se confondre en excuses comme s'ils n'étaient que des domestiques conscients de leur infériorité. C'était presque aussi jouissif qu'être grassement installé à bord du métro tandis que le commun des mortels se précipitait tout huileux de sueur jusqu'au quai, bien déterminé à gagner une précieuse minute de sa vie collé à la vitre de la rame. La perspective était curieusement beaucoup moins délectable lorsqu'elle était inversée. Repliant ses jambes plus près de sa poitrine, Henry avait l'impression d'être l'idiot haletant qui embrassait le nid à tétanos qui composait les portes du métro. Pour compléter sa panoplie de cas désespéré, il compressait une poche de petits pois sur son œil gauche - évidemment, on n'allait pas lui donner une langouste congelée ou un quelconque ingrédient plus chic pour lui éviter d'être défiguré. D'habitude Henry adorait qu'on s'occupe de lui pour des égratignures, surtout lorsque des mains de femme évaluaient avec délicatesse l'étendue de ses blessures, mais au country club il aimait mieux faire son marché accoudé sur le bord de la piscine plutôt que de faire l'inventaire des couverts. Le plus ironique dans l'histoire, c'était qu'il avait sans doute été assommé par son goût prononcé pour la luxure. Il n'avait même pas eu le temps de dire ouf qu'on le trainait dans les cuisines du club, alors que la Pamela Anderson perchée sur son escabeau lui avait fait de l'œil pendant vingt minutes.

Maudit soit Sid Jameson, et maudite soit la mère affreusement sexy de Quinton Lance, le sosie parfait de Leslie Mann, toujours radieuse sous son chapeau de paille. Henry avait véritablement une dent contre les roux, mais les rousses étaient son péché mignon - bénie soit Julianne Moore. Tout avait commencé par une partie de basketball, comme les choses commençaient toujours lorsque Henry se rendait au country club en compagnie de sa maman adorée. Dieu merci Paige n'avait rien vu et, puisqu'elle était habituée à ne pas attendre son fils pour rentrer chez elle, elle ne se demanderait pas où il avait bien pu se cacher. Il avait suffit à Henry d'un tout petit moment d'inattention, d'une infime distraction, d'un fragment de seconde, pour se prendre une balle éclair en pleine figure. Il avait cru entendre les os de son crâne craquer, il avait même failli voir ses dents tomber une à une sur le sol et le pire, c'était que Mme Lance n'avait même pas tourné les yeux vers lui. Elle avait continué son chemin, l'allure gracieuse et les cheveux au vent, tandis que lui s'écroulait au ralenti sur le terrain. Après une telle humiliation, il devrait attendre au moins 2 semaines avant de remettre les pieds au country club. Il devrait trouver une excuse bidon - non pas qu'il était à court d'idées - pour éviter d'accompagner sa mère et, surtout, devrait inventer une raison un peu plus héroïque à son sale hématome. Rien que des lunettes de soleil ne pouvaient camoufler, fort heureusement. Dans deux semaines, le fils de Mme Machin aura avoué à la mère de Truc qu'il était follement amoureux de son fils, et tout le monde aura oublié que l'irréprochable Henry Watson-Brown s'était mangé un ballon de basket dans la figure, et qu'il avait soulagé la douleur avec des petits poids congelés dans la cuisine des domestiques. Lâchant un soupir de désolation, Henry se releva sans peine et déposa sa panacée sur la paillasse propre en acier inoxydable. Il dégaina ses lunettes de soleil et quitta triomphant le country club, tandis que la vie avait suivi son cours.

Curieusement, Henry s'était toujours préparé à se voir momentanément défiguré. Sauf que dans sa tête il avait plutôt essuyé la colère d'un mari jaloux plutôt que payé l'excès de zèle d'un ballon de basket. Son esprit fourmillait déjà d'explications plus pittoresques les unes que les autres. Il hésitait franchement entre la lutte contre un rottweiler enragé - pour sauver une petite fille bien évidemment - ou alors jouer la carte du mystérieux qui venait de rejoindre un fight club mais n'avait pas le droit de dire quoique ce soit. Un fight club c'était classe, c'était Brad Pitt dans ses beaux jours - spoiler alert mais sans le côté schizophrène de la chose - ou pour les incultes, il y avait la variante Sean Faris. Mais, alors qu'il traversait le quartier de la LPA, ses fabulations furent remplacées par un plan bien plus diaboliquement calomnieux. Occupée à ses affaires, la chevelure flamboyante d'Emma Schuester irradiait à travers la fenêtre ouverte de son bureau. Il devait faire en sorte qu'elle le voie. Il devait faire en sorte que leur rencontre soit un heureux hasard, comme pouvait l'être le hasard de rencontrer Figgins dans les couloirs de McKinley. Ses lunettes toujours fixées sur l'arête de son nez, Henry pénétra dans les locaux de l'association, plutôt tranquilles à cette époque de l'année. Même les nécessiteux de la ville préféraient s'amuser à Lima Beach plutôt que de trainer dans le coin. Henry avait vraiment touché le fond du fond, jusqu'à ressortir en Pologne - ou quel que soit l'endroit qui était opposé à Lima sur la carte de la Terre. Il parcourut les couloirs colorés de la LPA, cogna à la porte d'Emma sans ralentir, et fit demi-tour une fois parvenu au bout. Il ôta alors ses lunettes et exécuta le chemin en sens inverse, espérant tomber nez-à-nez avec la psychologue.
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