Choriste du mois


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 06. [McCarthy's] The scratches, the bruises and the bites.

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MessageSujet: 06. [McCarthy's] The scratches, the bruises and the bites.   06. [McCarthy's] The scratches, the bruises and the bites. EmptyMer 17 Sep - 18:45



06. The scratches, the bruises and the bites.



En quelques heures à peine la maison de Candace s’était métamorphosée de manière considérable –le moins que l’on puisse dire était qu’elle n’avait plus rien de la terre d’accueil des fanatiques de Jesus ou des membres du club de lecture de sa mère. A présent, c’étaient les lycéens qui l’occupaient, tous plus alcoolisées et déjantés les uns que les autres. Le tableau était d’une perfection absolue aux yeux de Candy, elle qui avait toujours rêvé de rendre à cette maison la vie qu’elle méritait. Et c’était plutôt réussi. L’îlot central de la cuisine, d’ordinaire immaculé, était à présent recouvert de gobelets rouges remplis d’alcool, de serviettes sales et de bouteilles vides. Entre les mains maladroites de ses camarades de classe, les verres s’étaient souvent déversés sur le sol à présent souillé, et le salon n’était guère dans un meilleur état : plusieurs lycéens étaient avachis sur les canapés aux côtés d’une Grace Hamilton plus amorphe que jamais, et qui semblait d’ailleurs être l’animation principale de la soirée. Or il s’agissait d’un spectacle dont se délectait tout particulièrement la jeune McCarthy : après des mois à devoir écouter les interminables discours de l’étudiante en droit, elle pouvait enfin prendre sa revanche sur elle.

Le jardin, néanmoins, demeurait la plus grande réussite de cette fête d’anniversaire. A l’image de Candace, qui avait rapidement abandonné sa tenue affriolante et extra-courte pour pouvoir enfiler un bikini qu’elle avait acheté pour l’occasion, la plupart des lycéens était à présent en maillot de bain, exposant leurs formes ou leurs muscles sans complexe. Allongée sur un transat au bord de la piscine, une paire de lunettes de soleil parfaitement inutile dissimulant son regard, l’hôtesse de la soirée avait d’ailleurs bien profité de la vue qu’ils lui proposaient –était-il vraiment nécessaire de préciser qu’elle avait failli s’étrangler avec son shot de tequila lorsque Henry Watson-Brown avait enlevé le haut, révélant des abdos parfaitement dessinés auxquels elle aurait volontiers goûté ? Maintenant que tout le monde connaissait la véritable Candace McCarthy elle n’aurait eu aucun scrupule à tenter un rapprochement avec le beau brun, seulement elle avait d’autres cibles en tête pour cette soirée, des cibles bien plus stratégiques et dont elle ne soupçonnait pas l’homosexualité. Son regard se posa alors sur la silhouette de Jamie Ainsworth et un sourire naquit au coin de ses lèvres. La cible, c’était lui. Depuis le début de la soirée Candy était plongée dans une phase d’observation, guettant le moindre de ses gestes et plus particulièrement ceux qui étaient adressés à la Pritchard. Car la rumeur qui n’avait cessé de grossir au cours de ces derniers mois était finalement devenue réalité, et ce n’était désormais plus un secret pour personne : Harper-la-badass était tombée dans les bras de son beau Jamie. Une annonce qui était bien loin de déplaire à Candy…

La jeune fille soupira brièvement puis posa son regard sur le garçon qui s’occupait du son. Se relevant lentement de sa chaise longue, elle bomba la poitrine dont le bikini soulignait déjà les formes et se dirigea d’un pas conquérant vers le DJ qui avait pris la place de Jamie quelques minutes après l’arrivée de ce dernier. Arrivant à sa hauteur, elle fit glisser ses lunettes de soleil sur son crâne et lui adressa un sourire rayonnant. « Hey, Chris, c’est bien ça ? Ca te dirait de me rendre un petit service ? ». Les yeux du garçon détaillèrent automatiquement la silhouette de Candace et lorsqu’ils retrouvèrent enfin les siens, elle repoussa sa longue chevelure en arrière tout en se penchant davantage afin d’exposer un peu plus ses courbes généreuses. Il cligna des yeux un instant, de toute évidence désorienté devant son petit numéro de séduction, puis hocha vigoureusement la tête en signe d’approbation. « Parfait, alors j’aurais besoin de… ». Elle se rapprocha de lui et lui glissa se requête au creux de l’oreille. Quand elle s’écarta à nouveau, il semblait légèrement déçu par la nature de la demande mais accepta néanmoins de lui venir en aide. Quelques secondes plus tard, la musique choisie par Candace remplaçait la précédente et les yeux de cette dernière balayèrent la foule rassemblée sur la terrasse à la recherche de sa proie. Jamie Ainsworth.

En l’apercevant un peu plus loin, en pleine discussion avec une fille que Candy ne connaissait pas, un sourire fendit son visage. « Je te l’emprunte quelques minutes si ça ne te dérange pas » Fit-elle à la fille lorsqu’elle arriva près d’elle. Sans attendre sa réponse, l’adolescente saisit délicatement Jamie par le bras et l’attira vers le coin des danseurs. Le garçon semblait quelque peu surpris, mais il n’opposa pas la moindre résistance. S’arrêtant au beau milieu de la piste en veillant bien à écarter les danseurs les plus proches d’eux, Candace se retourna vers Jamie et arqua un sourcil. « J’adore cette musique ! » Fit-elle, comme si cela expliquait la raison de sa venue soudaine. Posant une main sur l’épaule de son camarade de McKinley, elle commença son petit numéro : ses doigts glissèrent le long de son torse nu et s’arrêtèrent juste au-dessus de son short de bain alors qu’elle se déhanchait déjà au rythme de la musique. Dans un murmure à peine audible, elle répéta les paroles de la chanson. « But I wanna touch, and I wanna kiss, and if you say no then I will persist, with you tonight, you'll make it right, you know that you're wetting my appetite… ». Ses mots se perdirent, avalés par les décibels qui rugissaient derrière les enceintes placées autour de la terrasse. Mais ses gestes, eux, mimaient si bien les paroles de la chanson et ses intentions qu’elle n’avait pas besoin d’être entendue pour se faire comprendre. « Hey! Stripper! Hey! Stripper! Hey! Stripper! Hey… I wanna be your mister ». Elle tourna autour de Jamie, puis son visage s’approcha si près du sien que ses lèvres frôlèrent son menton. Cela ne dura qu’une seconde, à peine –suffisamment longtemps pour qu’elle puisse lire la stupéfaction dans les yeux de son ami. Pourtant, elle était bien loin d’avoir terminé son petit jeu.
Se retournant subitement, elle s’amusa à frotter son fessier moulé dans le bikini contre le short de bain de Jamie tout en entamant une descente vers le sol avec une lenteur exagérée, toujours au rythme de la musique. Elle ne s’arrêta que lorsqu’elle fut presque agenouillée sur le bois de la terrasse. « I've come to stare, I've come to stare, you like me to stare? I like your underwear. I've come to stare, I've come to stare, you like me to stare? I am a voyeur ». Elle mit finalement fin au supplice de Jamie en se relevant et, se retournant furtivement, elle déposa un baiser sur sa joue, laissant une trace de rouge à lèvres distincte sur sa peau. Emplie d’une satisfaction sans égale, la jeune fille tourna alors les talons et réalisa enfin que tous les danseurs s’étaient non seulement écartés d’elle mais avaient surtout arrêté de danser pour mieux observer son petit numéro. Certains semblaient étonnés, d’autres la scrutaient d’un air rêveur. Le regard d’Harper Pritchard, en revanche, était bel et bien furieux. Parfait. Dégageant ses épaules vers l’arrière, Candace releva légèrement le menton puis se dirigea fièrement vers Harper. Elle ne s’arrêta que quelques secondes à côté d’elle, le temps de lui glisser quelques mots à l’oreille qui, elle en était sûre, piqueraient la Pritchard au plus profond d’elle. « D’habitude c’est à ton petit frère que je réserve ce numéro, mais bon, comme il n’était pas là… ».


Dernière édition par Candace McCarthy le Mar 14 Oct - 12:56, édité 1 fois
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Harper E. Pritchard
Not everybody just gets to blurt out how they fuckin’ feel every minute
Age : 20 ans
Occupation : Employée à mi-temps à la Lima Station, étudiante au Lima Health Sciences Program de l'Ohio State University
Humeur : Déstabilisée
Statut : En couple avec Jamie Ainsworth
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MessageSujet: Re: 06. [McCarthy's] The scratches, the bruises and the bites.   06. [McCarthy's] The scratches, the bruises and the bites. EmptyVen 19 Sep - 0:17

Harper avait fini par déboutonner et dénouer la chemise qu’elle avait subtilisée à Jamie pour faire comme tous les autres invités et profiter de la température nocturne, qui n’en finissait plus de grimper, dans son haut de maillot bain bleu-turquoise. Assise sur le bord de la piscine des McCarthy, elle fixait d’un regard intéressé le mouvement de ses jambes qu’elle balançait nonchalamment dans l’eau claire, traçant des lignes invisibles au milieu des petites vagues qu’elle s’amusait à créer avec ses doigts de pieds, la tête penchée sur son épaule dénudée. Elle avait perdu de vue Andie depuis bien longtemps, et faisait tout ce qu’elle pouvait pour éviter Henry et ses yeux de serpents, tandis que Jamie papillonnait à droite et à gauche comme lui seul savait si bien le faire. Harper de son côté profitait de la fête sans faire d’excès. Elle s’était rapidement déchaussée pour goûter l’eau du bassin, sa belle couleur familière l’ayant attirée instantanément, et se contentait d’aller là où elle était le plus en paix pour ne pas se sentir obligée de sociabiliser, tout en gardant à l’esprit que si elle était venue dans ce palais des milles et un péché, ce n’était pas pour elle de toute façon. Jamie semblait bien s’amuser d’ailleurs, elle s’en réjouissait sincèrement. Il était habitué à évoluer entre les corps qui s’enlaçaient dans les moindres recoins de la maison, les conversations désordonnées et les jeux à boire, et puisqu’il l’avait convié à cette soirée, Harper faisait un effort volontaire pour l’apprécier elle aussi. Elle y arrivait à son rythme, même si clairement, elle n’avait pas la tête à se pavaner en maillot de bain et à siroter des bières à la paille, un parasol en crépon glissé au-dessus de son oreille.
Des splash et des rires francs lui firent relever brusquement le menton. Elle reçut quelques gouttes d’eau très tiède sur le visage, ce qui la fit sourire de bonne volonté et froncer son nez parsemé de discrètes taches de rousseurs, fruits des éclatants rayons du soleil d’été. Se préparant à se lever pour aller flâner du côté de la cuisine, des frissons commençant à se former sur sa peau plus cuivrée qu’à l’accoutumée, et son ventre se mettant subitement à gronder, Harper remonta d’un coup d’épaules les manches de la chemise à carreaux qu’elle portait et qu’elle avait fait retomber sur ses poignets, puis attrapa son gobelet rouge à moitié entamé après avoir retroussée la ceinture de son short dont elle avait défait le bouton et la fermeture éclaire, histoire qu’il ne glisse pas sur ses chevilles quand elle se mettrait à avancer.

Quelques pas lui suffirent pour atteindre la terrasse en bois. Passant une main mollassonne dans ses longs cheveux mal peignés, elle progressa doucement jusqu’à la baie vitrée en buvant plusieurs gorgées de son verre au contenu alcoolisé. Lorsque ses yeux gris se déportèrent d’eux-mêmes vers l’endroit où s’amassaient les convives les plus audacieux – les plus éméchés aussi ; celui des danseurs. Il lui fallut un petit temps avant de s’apercevoir que le garçon qui se faisait frictionner la braguette par un fessier moulé dans un bikini, au milieu de la piste de danse, n’était autre que Jamie. La faute aux quelques verres qu’elle avait bus depuis le début des festivités sans doute, mais surtout à la perplexité qui teinta graduellement ses traits bronzés, Harper resta interdite pendant deux bonnes secondes, clignant des yeux en fronçant les sourcils.
Ce n’était pas tant le fait qu’il danse avec une fille qui l’ennuyait. Foncièrement, Harper n’en faisait pas cas ; elle avait des défauts à la pelle, mais la jalousie n’en faisait pas partie. Elle le connaissait assez bien et elle lui faisait confiance. Qui plus est, ils n’étaient pas mariés, bien que passer un pacte de fidélité avec la personne avec qui l'on a choisi d’être semble être une sorte de condition tacite à respecter pour que ça fonctionne – pour ce qu’elle en savait. La moitié des invités de cette soirée avaient déjà discuté avec James Ainsworth, au lycée ou ailleurs. Il était un réseau social vivant, étant du genre à s’enquérir de l’état de tout le monde parce que c’était dans sa nature d’être bienveillant ; les opposés s’attirent comme on dit, la chimie avait bien son boulot cette fois-ci. Le fait qu’il soit en couple ne devait pas changer les habitudes de l’un et de l’autre, et puisqu’il se trouvait que Harper appréciait Jamie pour ce qu’il était, son côté bohème en particulier, elle l’aurait encouragé à reprendre ses manies si elle avait constaté un changement quelconque. Heureusement, rien n’avait changé depuis Cleveland, si ce n’était qu’il était officiellement ensemble. Non, ce qui fit davantage froncer les sourcils à Harper ce fut le fait qu’elle se rende compte que la fille qui lui déposa un baiser sur la joue était Candace McCarthy – la birthday girl, l’amie, ou qu’importe la nature de leur relation, de son frère.

Harper eut soudainement de la peine pour Julian, parce qu’elle était prête à parier qu’il se passait quelque chose entre lui et celle qui fêtait son anniversaire ce soir. Son frère s’attachait vite, il avait hérité du besoin de se sentir aimé de Mariella. Harper ne voulait pas qu’il en souffre à l’image de leur mère qui en souffrait terriblement depuis la disparition de leur père. Ce qui serait le cas pour Julian aussi si Candy ne faisait que jouer avec lui, comme elle le faisait maintenant avec Jamie. La voir se trémousser devant son copain ne faisait qu’accentuer les sentiments négatifs que l’adolescente éprouvait déjà à son égard, et avec une lenteur non étudiée, elle cessa de fixer la scène. Avant ça, Harper croisa le regard de Jamie, mais elle n’eut pas le temps de lui faire ne serait-ce qu’un geste pour lui signaler que c’était OK, car il se fit harponner par deux paires de bras, pendant qu’elle-même sentit le souffle brûlant de Candace se répandre dans le creux de son oreille.
Harper avait été relativement calme ces derniers jours, tout comme ce soir. Connaissant son passif, c’était un fait important à souligner. Même si ça ne restait pas parfait, elle réussissait à canaliser ses élans d’impulsivité depuis la remise des diplômes. Mais quand elle décela des accents de provocation dans la voix de la jeune femme, une montée d’impétuosité, influencée par tout un tas de sentiments, dévala son corps en sens inverse pour mieux atteindre ses lèvres charnues, et elle lui dit en élevant un peu la voix pour couvrir la chanson qui venait de commencer :

« T’es douée. » Harper suivit le trajet de son hôte et pivota sur ses pieds nus pour mieux distinguer sa silhouette longiligne se déhancher au rythme de la marche qu’elle amorça vers la maison. La blonde continua, posant du bout des doigts son gobelet terminé sur la table « T’as des choses à m’apprendre, c’est clair. Parce que je dois t’avouer un truc : j’ai toujours voulu savoir ce que ça faisait d’être une grosse salope, et comme j’ai l’impression que c’est dans tes cordes... » C’était comme si les points de suspension qu’elle traçait à l’écrit s’élevèrent au-dessus de sa tête pour peaufiner les sous-entendus dont elle gratifiait généreusement Candy. Ses yeux se relevèrent très lentement pour assister à sa réaction. Il y eut du mouvement dans la foule des invités qui détournèrent leur attention de ce qu’ils étaient en train de faire, pour mieux regarder Harper se diriger tout droit vers Candace. À son tour, elle se pencha sur elle pour lui glisser au creux de l’oreille « Flatte-toi pas, t’es pas assez bien pour mon petit-frère. » Se préparant à s’avancer à son tour pour rejoindre le living-room, Harper poussa Candy avant toute chose – presque gentiment – dans l’intention de la déséquilibrer et de la faire tomber sur un transat qui, quelle chance pour la malheureuse, se trouvait juste là.
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MessageSujet: Re: 06. [McCarthy's] The scratches, the bruises and the bites.   06. [McCarthy's] The scratches, the bruises and the bites. EmptyMar 14 Oct - 12:56

Candace avait beau paraître indifférente à la situation et agir avec un naturel déconcertant, en vérité elle jubilait. Ces mots, elle avait toujours rêvé de les énoncer à voix haute et voilà que le songe devenait réalité. Au fond d’elle, elle savait qu’elle allait trop loin en affirmant ce genre de propos, que ces derniers raviveraient la rage d’Harper mais surtout, qu’ils la blesseraient. Et c’était précisément ce qu’elle recherchait : lui faire mal. Elle en retirait un plaisir tout particulier et un brin sadique. Voilà des mois qu’Harper se jouait d’elle, lui rendant ses devoirs avec de plus en plus de retard et augmentant considérablement ses tarifs. Seulement en dépit de ce qu’elle laissait transparaître, Candy n’était pas idiote : elle s’était renseignée et s’était rendu compte qu’Harper se moquait d’elle, que la somme qu’elle lui réclamait était nettement supérieure à celle qu’elle exigeait de ses autres clients. L’ex-cheerleader avait tenté de comprendre l’origine de cette erreur –mais en était-ce vraiment une ?- en mettant cette augmentation sur le compte de devoirs plus complexes, qui lui exigeaient plus de temps que ceux des autres, mais il n’en était rien : Harper aidait des élèves de terminale dont les devoirs étaient bien plus compliqués que les siens et ne leur réclamait pas autant d’argent. Alors elle avait fini par comprendre : la Pritchard profitait de la situation financière dont jouissaient ses parents pour augmenter ses tarifs en toute impunité, se montrant plus difficile en affaires parce qu’elle savait qu’elle en avait les moyens. Une stratégie qui était loin de plaire à la McCarthy, ce qu’elle lui avait d’ailleurs fait comprendre à sa manière : depuis quelques mois la jeune fille fréquentait les jumeaux Pritchard et s’invitait fréquemment chez eux, au grand dam de leur aînée qui percevait d’un très mauvais œil ce rapprochement soudain. Harper n’avait aucune confiance en elle, elle le savait, et elle exultait à chaque fois que celle-ci venait frapper à la porte de la chambre des jumeaux pour venir les espionner. Bien sûr, Candace en profitait et en faisait des tonnes : très complice avec Julian, elle l’embrassait sur la joue, lui caressait le bras ou lui prenait la main dès que l’occasion se présentait, certaine que cela déclencherait les foudres de son aînée. Seulement ses petits tours n’avaient pas eu l’effet escompté et si Harper était furieuse de la voir si proche de ses frères, elle ne l’avait jamais confrontée directement.
Or c’était justement ce genre de confrontation que recherchait Candace, impatiente de pouvoir jeter son venin au visage de cette pauvre fille.

Cette fois elle avait frappé fort, elle en était convaincue. Lorsqu’elle dégagea ses lèvres du visage d’Harper, Candy croisa furtivement son regard et ce qu’elle y vit lui procura un incroyable sentiment de satisfaction : le regard de son adversaire était sombre et s’il avait été capable de lui lancer des éclairs, elle serait probablement déjà morte. Les sourcils haussés, Candace détourna le regard et poursuivit son chemin, insensible à la vague de colère qui terrassait Harper. Les paroles de cette dernière l’atteignirent ainsi sans grand résultat, lui arrachant un simple haussement des épaules. Cette petite pique la laissait indifférente : ce n’était pas ce qu’elle recherchait et ce n’était certainement pas à la hauteur de la réputation d’Harper Elizabeth Pritchard. Mais bientôt des bruits de pas lui parvinrent et la jeune femme la rattrapa en quelques enjambées, pour le plus grand bonheur de Candy dont les membres tremblaient déjà d’impatience. La voix de la jeune diplômée s’éleva derrière elle et lorsque les mots « grosse salope » lui parvinrent, Candace s’arrêta enfin. Dos à sa meilleure ennemie, elle arqua un sourcil, un sourire se dessinant progressivement sur ses lèvres. Si Harper pensait l’atteindre avec ce genre d’insultes, elle se trompait : en Virginie Candy avait connu bien pire et elle était entièrement immunisée contre ce genre d’attaques. Salope, pute, pétasse : toutes ces insultes lui avaient déjà été adressées des dizaines voire des centaines de fois et ne lui faisaient plus ni chaud ni froid ; elles étaient simplement le reflet d’une réputation qu’elle avait longtemps entretenue –et dont elle avait bien l’intention de s’envelopper à nouveau à la rentrée prochaine, lorsqu’elle redeviendrait cheerleader.

Immobilisée à quelques pas de la porte menant à la cuisine et consciente que les conversations autour d’elle s’étaient peu à peu évanouies, Candace tourna les talons et se retrouva nez à nez avec Harper qui, à son tour, lui glissa quelques mots à l’oreille. Flatte-toi pas, t’es pas assez bien pour mon petit-frère, les mots résonnèrent dans l’esprit de l’adolescente qui, avant même d’avoir le temps de répliquer, perdit soudain son équilibre et dut mobiliser toute sa concentration pour ne pas tomber sur la chaise longue qui se trouvait à côté d’elle. Se redressant immédiatement, le visage écarlate suite à l’attaque qu’elle n’avait pas vu venir, Candy serra les mâchoires et saisit Harper par l’épaule pour l’empêcher d’entrer dans la maison –sa maison. « C’est là que tu te trompes : je suis tout ce que ton cher petit frère rêve d’avoir dans son lit. Figure-toi que je dois même freiner ses envies, sinon je passerais mon temps à hurler de plaisir dans sa chambre ». Elle avait énoncé ces paroles à voix haute, de manière à ce que tout le monde puisse les entendre en dépit des décibels qu’expulsaient les enceintes installées sur la terrasse. « Comme quoi j’ai quand même du respect pour ta personne, Pritchard : pas sûre que tu pourrais te concentrer sur mes devoirs si je grimpais aux rideaux à longueur de journée dans la chambre d’à côté, hein ? Surtout avec l’insonorisation pourrie dans les pièces… Dis-moi, tes murs sont en carton, c’est ça ? Tes parents n’avaient pas suffisamment d’argent pour acheter une vraie maison ? ». Elle lui lâcha l’épaule et se planta devant elle, lui adressant un grand sourire. « T’inquiète pas va, si jamais t’es à court d’argent un jour je te montrerai deux-trois trucs qui t’assureront un grand avenir… sur le trottoir ». Elle prononça ces trois derniers mots lentement et distinctement, le visage légèrement penché sur le côté pour mieux étudier la réaction d’Harper. « Et tu sauras enfin ce que ça fait d’être une grosse salope ».
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Harper E. Pritchard
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MessageSujet: Re: 06. [McCarthy's] The scratches, the bruises and the bites.   06. [McCarthy's] The scratches, the bruises and the bites. EmptyJeu 16 Oct - 13:31

Plusieurs mois en arrière, Harper n’aurait pas hésité à se jeter sur Candy pour lui faire ravaler son sourire condescendant, mais cette époque n’était plus qu’un lointain souvenir – ou presque. Harper avait appris de ses erreurs. Depuis sa confrontation musclée avec Larry Faithorn, à défaut de pouvoir effacer les quelques incidents recensés à son actif, elle prenait le temps de considérer la possibilité de battre en retraite quand on la poussait à bout ; aussi pénible la défaite lui apparaissait-elle néanmoins, Harper ne supportant pas l’échec.
Un voile de curiosité malsaine tomba progressivement sur la terrasse en bois des McCarthy. Inévitablement, l’attention générale se concentra sur la nouvelle attraction de la soirée. La tension palpable entre les adolescentes fit se redresser les invités somnolant dans le hamac, tandis que la rumeur des conversations diminuait. La musique engloba la scène, attribuant à leur échange une bande-son des plus respectables. Harper quant à elle se rangea étonnamment du côté de la raison.

Elle se souvenait du soir de Sadie Hawkins, quand elle avait avoué à Jamie qu’elle était allée trouver Larry. Après des jours à chercher le meilleur moyen de lui expliquer pourquoi elle avait fait preuve d’autant d’imprudence, c’est sans arguments valables qu’elle avait été contrainte de se mettre à table. Honteuse, jamais Harper ne s’était sentie aussi petite de sa vie. Le fait que ce soit Jamie qui la ramène à une certaine réalité, se complaisant encore à cette période à tirer le plus fort possible sur le lien faussement dysfonctionnel qu’ils avaient établi, l’avait dérangé.

Harper s’était attendue à toutes les réactions de sa part – elle avait même appréhendé les barrières qu’il aurait pu être tenté de dresser entre eux après une bévue pareille –, mais pas à recevoir une jolie leçon d’humilité. Il avait été étonné du peu de bon sens dont elle avait fait preuve, elle qui résolvait des problèmes sans prendre le temps de les poser. Il avait insisté sur la bêtise de son action, mettant en lumière son arrogance, et indirectement, son impulsivité. Une impulsivité avec laquelle Harper se battait déjà assez fort pour qu’on lui fasse remarquer qu’il fallait impérativement qu’elle commence à réfléchir avant de foncer dans le tas. Le sentiment désagréable d’être prise pour une casse-cou consentie l’avait fait se tasser davantage sur elle-même.
Personne auparavant ne lui avait fait remarquer à quel point elle était sûre d’elle. Jamie n’avait même pas eu besoin qu’elle lui fasse un rapport complet de l’entrevue qu’elle avait tenue avec Larry. Il avait su qu’elle n’avait pas douté un seul instant de pouvoir sans sortir sans dommage ; quand lui, même sans l’avoir rencontré, avait donné l’impression d’avoir une idée précise des aptitudes de son employeur à gâcher la vie de quiconque se dressant sur son chemin. Vexée, Harper s’était aperçue que son intelligence ne lui donnait pas accès à cette filière de la perspicacité, car elle se laissait souvent aveugler par son impétuosité. En plus de se découvrir prévisible à souhait, elle avait compris qu’elle pouvait engendrer des drames si elle ne réussissait pas à se contrôler. Les conséquences immédiates de sa colère chronique ne lui étaient jamais apparues aussi réelles, et angoissées à l’idée d’aller se confronter à des erreurs qu’elle ne pourrait réparer, la blonde s’était depuis laborieusement forcée à la circonspection.

Ce qui la menait donc à prendre sur elle ce soir-là. Harper allait beaucoup en souffrir. Elle sentait déjà son cœur battre trop fort dans sa poitrine et sa langue devenir sèche et râpeuse contre son palais. Cependant, elle n’avait pas passé tous ces mois à faire des efforts pour renoncer ; elle ne ferait pas ressurgir cette facette d’elle qu’elle assumait totalement, mais qui lui faisait trop de tort en définitive pour qu’elle continue à faire comme si ce n’était pas un vrai problème. En plus, elle sentait que Candace n’attendait qu’une seule chose, qu’elle s’énerve. Harper ne voulait pas lui donner la satisfaction de remporter un pari qu’elle avait passé avec elle-même en rentrant dans son jeu. Et puis de toute façon, elle ne se sentait pas prête d’endosser les conséquences que son envie brutale d’accoler Candy contre le mur aurait sur la fin de son été – il était bien trop parfait pour être gâché.

Alors, elle se contenta de la bousculer. Se plantant devant la porte-fenêtre, Harper estima du regard la distance qu’elle avait à parcourir pour rejoindre le hall d’entrée. Son cœur pompait plus fort que jamais. Elle sentait chaque impulsion qu’il exerçait pour mieux se rengorger et expulser la colère qui s’insinuait tout doucement dans ses veines. Mais la blonde était tenace. Qu’importe au final si ça lui faisait du mal physiquement de rester calme et détendue, elle avait connu bien pire. Harper ne succomberait pas au chant de la sirène qui la saisit par l’épaule pour la retourner. Très légèrement déséquilibrée, elle se redressa sur ses deux pieds, et instantanément, son regard s’immobilisa dans celui de sa locutrice. Dans un réflexe inconscient, elle serra les poings, ses ongles courts s’enfonçant dans la paume de ses mains.
Harper ne savait pas de quoi les jumeaux et Candy parlaient quand ils traînaient ensemble, mais en entendant la jeune fille l’attaquer aussi précisément, elle sut que les rapports complices entre la fratrie Pritchard avaient dû être évoqués. Candy savait exactement où viser, ça serait dur de lutter. Continuant à crisper ses doigts dans ses mains, ses ongles se pliant sous la force qu’elle mettait à ne pas laisser partir le coup violent qu’elle rêvait de lui porter, Harper commença à fulminer.

Plusieurs rires s’échappèrent de la foule qui s’amassa près des filles. Intérieurement, Harper somma Candy d’arrêter de parler si fort. Elle pouvait l’attaquer autant qu’elle le voulait ; elle pouvait même choisir la rumeur qui avait couru à son sujet qu’elle préférait pour l’humilier, Harper s’en fichait : elle saurait se relever. En revanche, elle n’avait pas le droit de parler de son frère comme elle était en train de le faire. Elle lui manquait de respect à lui en débitant des mensonges à son sujet. Aussi peu sociable qu’elle fût, Harper considéra que cette attitude n’était pas celle d’une amie.
Harper coula graduellement un regard sur le côté. Elle inspira une goulée d’air qui fit trembler ses lèvres et remonter sa poitrine. Elle pensait que ça la soulagerait de la pression qu’exerçait la fureur qui montait le long de son sternum, mais ça ne fit qu’accentuer la douleur lancinante qui comprimait ses poumons. Elle desserra difficilement les poings, se raidissant de toute sa taille pour atteindre celle de Candy qui la dépassait de plusieurs centimètres, et quand elle fut certaine que le son de sa voix ne serait pas altéré par l’état second dans lequel elle se trouvait, se répétant inlassablement qu’elle devait à tout prix se calmer, elle consentit à rebondir sur ses attaques.

« Rappelle-moi qui t’as payé pour avoir la moyenne en maths cette année ? » Elle feignit l’ignorance, puis un faux éclair de génie fit hausser ses sourcils loin sur son front, et lever ses deux mains devant sa poitrine - on voyait nettement les demi-lunes rougeâtres formées par ses ongles qu’elle avait allégrement enfoncés dans sa peau. Harper tonna « Dingue, c’est moi ! » Elle pencha la tête sur le côté, fixant Candy en plissant et déplissant lentement les paupières, comme pour régler le viseur qu’elle avait dans la tête « C’est sympa de te soucier des conditions dans lesquelles j’étudie, mais j’ai pas attendu d’avoir ton crédit pour prononcer mon discours à la remise des diplômes. Tu crois que tu pourras en dire autant ? Allez, je prends les paris ! Est-ce que Candy aura son diplôme l'année prochaine ! » Harper pivota sur ses pieds, invitant les convives à se rapprocher. Elle ouvrit les mains pour récupérer les éventuelles mises qu’on lui proposerait, et après un temps à sourire en biais, elle s’arrêta de nouveau devant Candy qui s’attaqua cette fois à ses parents.

Elle allait probablement avoir honte ; elle devrait s’expliquer et mettre sa fierté de côté pour se justifier quand on l’accuserait d’avoir agi sous le coup de la jalousie – ça lui pendait au nez, et ça, même elle était capable de la deviner ; mais Harper sentait tout son corps s’engourdir sous l’effort considérable qu’elle faisait pour ne pas sauter à la gorge de Candy. Elle qui avait l’habitude de repousser les limites de son endurance pour remporter des médailles ne pouvait plus lutter. Son cœur manqua une pulsation, et ce fut le symptôme de trop.
Candy l’insulta en retour – c’était de bonne guerre, après tout. Le sourire qui remontait ses pommettes resta plaqué sur son visage pendant deux bonnes secondes, puis tournant la tête sur la droite pour considérer l’espace qu’elle avait à sa disposition, Harper croisa le regard d’un jeune homme à qui elle dit avec une résignation artificielle :

« On est d'accord que j'ai essayé ? » Sans crier gare, elle agrippa la nuque de Candy qu’elle fit se courber devant elle, pour mieux glisser ses doigts dans ses longs cheveux. Cramponnant la naissance de sa frange, Harper tira fort en arrière pour qu’elle redresse la tête, et le reste de son corps, dans le sens inverse. Elle laissa à Candy le temps de comprendre ce qui lui arrivait ; une, deux, trois secondes… puis elle se hissa sur la pointe des pieds pour que ses lèvres touchent son oreille « Et tes parents à toi, ils savent ce que tu fais quand ils sont pas à la maison, Candy ? »
Harper tira plus fort pour l’obliger à basculer davantage la tête en arrière, cherchant à ce que sa nuque, son dos et ses reins lui fassent mal. Dans l’absolu, elle voulait lui arracher au moins une complainte avant de lâcher définitivement prise, ne voulant pas lui faire trop de mal. Elle voulait simplement lui faire réaliser qu’à ce stade, s’il y en avait une d’elles deux qui n’avait plus grand-chose à perdre, c’était bien Harper. Car elle avait déjà offert une victoire à Candy en cédant à ses pulsions, elle n’allait certainement pas lui faire cadeau d’une autre. Et sur cette pensée, Harper lui lâcha brusquement les cheveux, la poussant sans ménagement plus loin sur la terrasse.
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MessageSujet: Re: 06. [McCarthy's] The scratches, the bruises and the bites.   06. [McCarthy's] The scratches, the bruises and the bites. EmptyMer 29 Oct - 16:28

Candace n’avait aucune intention d’en rester là, au contraire elle repoussait un peu plus les limites de l’acceptable avec un plaisir évident, impatiente de voir Harper Pritchard perdre le peu de contrôle qu’elle exerçait encore sur elle-même. Car le débat qui se jouait en elle était évident : cette lueur qui brûlait son regard prouvait qu’elle ne restait pas insensible aux propos tenus par l’ex-cheerleader et cette dernière savait qu’en mentionnant la famille de la jeune fille, elle frappait encore plus fort. Certes, ses coups étaient d’une mesquinerie à la limite du tolérable, Candace elle-même en avait conscience, mais cela n’en ternissait pas pour autant le plaisir manifeste qu’elle avait éprouvé à la seconde même où ses accusations au sujet de la famille Pritchard avaient franchi le seuil de ses lèvres. Dans ce jeu qu’elle avait instauré entre elles, Candy tenait indubitablement le rôle de la méchante, et la vérité était qu’il s’agissait là d’un rôle fait sur-mesure pour elle. Après avoir passé des mois à jouer les innocentes du club de chasteté, elle pouvait enfin révéler sa vraie personnalité et elle savourait cette nouvelle liberté avec un tel soulagement qu’elle était incapable de se contenir, ne serait-ce qu’un minimum. Alors elle ne se privait pas, crachait des mots en totale contradiction avec l’éducation qu’elle avait reçue ; des valeurs telles que la compassion et la tolérance lui avaient été enseignées mais elle n’en avait rien retenu, trahissant une nouvelle fois ses parents pour mieux cracher son venin au visage d’une pauvre fille issue d’une famille en grandes difficultés financières. Elle n’avait même pas honte du spectacle qu’elle imposait à ses invités, c’était même tout l’inverse : elle prenait un malin plaisir à forcer les traits de son nouveau visage, soucieuse de leur prouver une bonne fois pour toutes qu’ils pouvaient définitivement oublier l’image qu’ils avaient eue d’elle jusque-là. Aux oubliettes, la fille discrète de bonne famille dont personne ne se préoccupait : elle était Candace McCarthy, la future reine de McKinley qu’ils ne pourraient plus jamais ignorer.

La silhouette bien droite et le menton relevé avec dignité, Candy toisait Harper de toute sa hauteur. Ne perdant rien de sa fierté, elle continuait de sourire, sans laisser transparaître la peine qu’elle avait ressentie lorsqu’Harper avait elle aussi mis à profit ses faiblesses pour mieux pouvoir les exposer. Aussi se contenta-t-elle d’hausser les sourcils à la mention de sa moyenne en mathématiques ; elle n’était peut-être pas fière de ses lacunes scolaires mais elle n’avait pas la moindre intention de laisser Harper gagner du terrain en lui donnant raison. Les paris que lança la jeune femme firent néanmoins trembler le masque d’arrogance qu’elle portait sur son visage : ses traits se crispèrent légèrement, et alors que des murmures d’approbations s’élevaient dans son dos, son regard s’arrêta soudain sur la gorge de l’adolescente, dénonçant les pulsions meurtrières qui l’assaillaient brusquement. Elle aurait voulu plaquer ses mains sur sa peau pour la sommer de se taire, elle aurait voulu hurler qu’elle préférait être riche plutôt qu’intelligente. Mais elle n’en fit rien et au lieu de céder à ses pulsions et trahir le calme qu’elle laissait paraître, elle se contenta d’incliner légèrement le visage, son sourire dénué de joie toujours accroché à ses lèvres. « Non seulement j’aurai mon diplôme mais mes parents seront là pour me payer l’université, et je parle d’une vraie université, pas de la fac du quartier. Est-ce que tu peux en dire autant ? ». Elle sourit davantage et leva son index qui dessina sa réponse dans l’air, s’agitant de droite à gauche afin de marquer sa négation. « Je ne pense pas » Fit-elle en détachant chaque syllabe. Tôt ou tard elle paierait son insolence, mais pour le moment elle se contentait de savourer sa victoire éphémère.

Immobile devant Harper, le regard de Candace remonta à nouveau en direction du sien et la jeune fille put ainsi assister à la transformation qui s’opéra dans les yeux clairs de sa rivale. Elle n’était peut-être pas intelligente, comme l’avait si justement souligné l’adolescente face à elle, mais elle était maligne, et son esprit futé lui avait finalement permis d’atteindre l’objectif qu’elle s’était fixé : Harper commençait à s’agiter, ses poings à se crisper, et ce n’était plus qu’une question de secondes avant qu’elle ne lui saute dessus. Se tenant prête, Candace se redressa un peu plus, bombant la poitrine et contractant les muscles de ses bras afin d’en tester la rigidité ; l’adolescente n’était peut-être plus cheerleader mais elle n’avait pas gaspillé son temps et avait continué de suivre ses entraînements, devenus solitaires. Forte de cet entraînement physique, elle ne doutait ni de sa souplesse, ni de la force que sa fine silhouette dissimulait agréablement. Mieux encore : elle ne doutait pas de sa capacité à pouvoir mettre Harper à terre en moins de deux.

Une seule seconde s’écoula avant qu’Harper ne décide enfin à se jeter sur elle. Telle une furie, l’adolescente s’élança et lui agrippa la nuque, sur laquelle elle tira afin de faire basculer tout son corps vers l’arrière. Les mâchoires crispées, Candace chercha à se débattre mais n’y parvint pas, prisonnière de la poigne de Pritchard. Le souffle coupé, elle réussit néanmoins à prononcer quelques mots. « Au moins moi j’en ai, des parents » Répondit-elle avec insolence, un sourire forcé se dessinant sur ses lèvres alors que tous ses traits étaient crispés par la douleur qui commençait à s’installer dans son dos et sa nuque. Redevenue muette, la jeune fille cessa de se débattre sans donner la satisfaction à Harper d’hurler sa douleur. Cette dernière finit enfin par la lâcher, et lorsqu’elle le fit, Candy se redressa aussitôt pour mieux se jeter sur elle ; Harper avait peut-être remporté la première bataille, mais la guerre était loin d’être terminée. Revenant à l’assaut, Candy poussa un petit cri et se plia en deux puis chargea enfin, sa tête à la hauteur du ventre d’Harper qu’elle frappa de plein fouet. Les bras en avant, elle poussa l’adolescente jusque dans la pelouse, loin des spectateurs qui, enthousiastes ou médusés, continuaient d’assister à la scène. Candace attendit d’avoir les pieds dans l’herbe pour repousser violement Harper en arrière, plaçant son pied juste à temps derrière les siens pour la faire trébucher. Les traits tirés par la détermination, Candy se jeta sur elle et, allongée sur l’adolescente, elle lui tira à son tour les cheveux et lui griffa le visage, ses ongles manucurés pour son anniversaire s’enfonçant profondément dans son épiderme afin de laisser des traces visibles. Possédée par une rage comme elle n’en avait que rarement ressentie, l’ex-cheerleader ne ménageait pas ses coups, et le moins que l’on puisse dire était qu’Harper le lui rendait bien…
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Harper E. Pritchard
Not everybody just gets to blurt out how they fuckin’ feel every minute
Age : 20 ans
Occupation : Employée à mi-temps à la Lima Station, étudiante au Lima Health Sciences Program de l'Ohio State University
Humeur : Déstabilisée
Statut : En couple avec Jamie Ainsworth
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MessageSujet: Re: 06. [McCarthy's] The scratches, the bruises and the bites.   06. [McCarthy's] The scratches, the bruises and the bites. EmptySam 1 Nov - 17:25

Propulsée en arrière par Candy, Harper s’étala brutalement de tout son long. Son dos se répercutant violemment sur le gazon bien entretenu des McCarthy, elle ressentit une douleur fulgurante se répandre le long de ses reins. Elle comprit alors que la situation était totalement en train de lui échapper, qu’elle venait d’ouvrir les vannes en cédant à ses pulsions. Une impression de déjà-vu la força à cligner frénétiquement des yeux, brouillant momentanément sa vue qui se régla aussitôt sur le visage rageur de Candace. Elle lui apparaissait moins belle vu sous cet angle. C’était comme si l’aura angélique qui se dégageait d’elle habituellement venait de changer de couleur et l’englobait d’une ombre malsaine qui faisait luire sur son visage sa vraie personnalité. Grâce à cela, Harper comprit pour de bon qu’elle l’avait sous-estimé. Ses yeux gris se rétrécirent, sa bouche se pinça d’appréhension.
Bien que ce fût pénible pour son corps qui souffrirait de quelques contusions rétrospectivement, Harper ne regrettait pas encore d’avoir été aussi faible, car le soulagement qui s’était imposé à elle dès qu’elle avait empoigné la tignasse de sa locutrice avait été étourdissant. La sensation de respirer de nouveau avait catapulté dans son sang une dose très dangereuse d’adrénaline. Elle avait beau châtier les excès en matière de stupéfiants, il n’en restait pas moins catégorique pourtant que l’adrénaline était sa drogue à elle ; c’était peut-être naturel, mais pouvait-elle assurer que c’était moins dangereux pour autant ? Les semaines qu’elle avait passées à garder le contrôle de ses émotions lui avait fait oublier à quel point c’était jouissif d’être sous l’influence de cette molécule et si elle en avait eu le temps, elle se serait mise à sourire de délivrance ; la musique qui s’échappait des enceintes l’aurait même contrainte à danser. Ça faisait tellement de bien de lâcher prise et de retrouver ses bonnes vieilles habitudes. Dans un coin reculé de sa tête cependant, Harper était convaincue que tout ce cirque jouerait un rôle majeur dans les soucis qu’elle ne tarderait pas à avoir. Étirant le menton en arrière pour scanner la terrasse d’un regard affolé, elle chercha Jamie, puis Andie pendant plusieurs secondes. Elle s’en sortirait toute seule, tenta-t-elle de se rassurer, se soumettant alors au bon vouloir de son agitation grandissante, pendant que Candy lui grimpait dessus sans ménagement.

Elle expulsa un bloc d’air quand l’arrière de sa tête toucha enfin le sol, forcée par Candy de rompre le contact visuel avec les invités qui n’en finissaient plus d’émettre des hoquets d’effroi – ou d’allégresse, allez savoir. Dans tout ce brouhaha, chaque grognement, chaque rire se ressemblait. Répondant à la douleur qui ne cessait de se diffuser partout en elle, ses muscles se raidirent. Elle avait mal dans tout son corps. Mais ce qui fut le plus douloureux, ce fut les paroles que la jeune fille avait prononcées. Elles la frappèrent aussi fort qu’un coup de poing, et plus encore ; Harper ne cherchait pas la pitié auprès des gens qui connaissaient l’histoire de sa famille. En fait, elle la fuyait aussi sûrement que la peste. Si elle acceptait l’aide sporadique des Guevara, c’était parce qu’elle était persuadée que jamais il ne viendrait à l’esprit de Silvana de la traiter comme une pauvre gamine sans père, mais comme une grande sœur qui n’a pas d’autre choix que de prendre soin de ses frères qu’elle aime plus qu’elle ne s’aime elle-même. Du respect, voilà ce qu’Harper demandait, car ce qu’ils avaient vécu tous les cinq restait encore aujourd’hui l’épreuve la plus difficile de leur vie. Si elle pouvait s’en sortir en utilisant son caractère de cochon, elle pensait à ses frères qui avaient gardé la douceur des valeurs qu’on leur avait prodiguées. Ils n’avaient pas besoin qu’on les observe comme les misérables du quartier histoire de se donner la conscience qu’en vérité, la vie qu’on mène n’est pas aussi minable ; qu’elle ne le sera jamais autant que celle des enfants Pritchard, au moins que celle de la plus âgée. Que Candy choisisse d’appuyer sur ce nerf sensible lui fit perdre momentanément pied, et la complainte qu’elle laissa échapper quand ses ongles s’enfoncèrent dans sa peau nourrit davantage la colère qui l’animait.
L’écho de sa voix se distillait lentement dans chaque nerf de son cerveau, et pendant une fraction de seconde, l’envie de pleurer – plus de rage que de tristesse – s’était soumise à elle. Elle ne comprenait pas l’amitié qui la liait à son frère, vraiment pas, et tandis que sa gorge se serrait sous les réactions goguenardes des invités qui appréciaient les joutes échangées par les adolescentes, Harper fit une analyse rapide du lien qui l’unissait à Candy. Elle en déduit avec impartialité que jamais elle ne réussirait à l’apprécier.

Sur cette pensée, la jeune fille rassembla toutes ses forces, et faisant basculer son assaillante sur le sol en jouant des hanches, elle vint à son tour s’asseoir sur elle. Son manque de délicatesse lui servait dans ce genre de circonstances. Ainsi elle n’hésita pas à y mettre tout son poids, appuyant aussi fort que son fessier le lui permettait sur le ventre de Candy qui se dandina sous elle. Cet échange de rôle donna l’avantage à Harper qui attrapa les bras de la jeune fille pour mieux les plaquer au-dessus de sa tête. Elle se pencha résolument sur son visage en ne cessant de resserrer la pression de son bassin contre le sien, et elle l’observa, ignorant la douleur des griffes qui s’entendaient sur son visage et la sensation désagréable d’avoir le cuire chevelu totalement décollé. Harper aurait pu se délecter de la satisfaction qu’elle éprouvait à l’idée d’être dans cette position de force, mais elle ne réussissait pas à se gargariser de son talent pour renverser la vapeur. D’un œil dénaturé, elle continua à regarder Candy, et le gris de ses yeux devint plus sombre encore, réagissant à la ritournelle ayant pour paroles les dires de celle qu’elle plaçait désormais dans la catégorie de ses ennemis.
« Au moins moi j’en ai, des parents. » Harper chercha quelque chose à lui dire, pendant que ses yeux se remplirent de larmes. Mais ce visage qu’elle avait sous le nez la dégoûtait tellement que toute sa répartie habituelle semblait ne pas être assez bonne pour la gifler verbalement. Soit, elle méritait autre chose. Harper se redressa alors, le visage fermé, et ne laissant pas le temps à Candy d’anticiper le moindre de ses mouvements quand elle lâcha ses poignets, elle secoua sa main gauche pour se donner de la force, et le poing serré, elle la frappa en pleine tête.
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MessageSujet: Re: 06. [McCarthy's] The scratches, the bruises and the bites.   06. [McCarthy's] The scratches, the bruises and the bites. EmptyMar 4 Nov - 15:30

Candace frappait, cognait, se débattait avec une furieuse envie de marquer à jamais les traits de son adversaire. Elle était comme possédée. Les cheveux en bataille, le regard plissé et brûlant, elle s’acharnait sur Harper sans le moindre scrupule, chaque coup qu’elle lui portait lui procurant une satisfaction intense. Au fond, Harper ne méritait sûrement pas un tel traitement de sa part, et les querelles qu’elles avaient eues à propos des tarifs exorbitants demandés par l’adolescente contre ses devoirs n’étaient en réalité qu’un prétexte trouvé par l’ex-cheerleader pour la provoquer. La vérité était qu’à travers cette rivalité elle parvenait à ressentir les émotions d’autrefois ; elle avait l’impression de redevenir la reine du lycée, celle qui écrasait les autres en toute impunité et qui jouait les innocentes auprès de ses professeurs. Ce sentiment lui donnait de l’importance, il la faisait revivre. Elle avait passé un an étouffée dans une discrétion qui lui avait été imposée, un an à jouer un rôle qui n’était pas le sien et qui la faisait souffrir. Candace avait besoin d’être au centre de l’attention, cela avait toujours été le cas ; toute petite, elle se renfrognait déjà lorsque les amis de ses parents accordaient trop d’attention à ses deux frères –eux qui étaient considérés comme le « futur de la famille McCarthy »-, piquait des colères noires à chaque fois que sa mère encensait Adam, et se rassurait dans les bras de son père, le seul membre de sa famille qui l’admirait véritablement. C’était la même chose à McKinley : elle s’était sentie impuissante et délaissée de tous. Or elle avait depuis longtemps compris que vivre dans l’ombre n’était pas fait pour elle. A Norfolk, elle avait gagné l’admiration de ses camarades en se montrant intransigeante, parfois même cruelle. Persuadée que pour être admiré il fallait être respecté, elle avait tout mis en œuvre pour imposer le respect et tenir à l’écart ceux qui étaient en mesure de lui nuire. Cela avait fonctionné : elle était devenue la reine du lycée, celle dont tout le monde connaissait et craignait le nom. Or c’était tout en haut de l’échelle sociale de son lycée qu’elle s’était enfin sentie heureuse et à l’aise, certaine de mériter toute l’attention qui lui était accordée.

A McKinley bien sûr, les choses ne s’étaient pas exactement déroulées de la même manière : étiquetée « membre du club de chasteté » dès son arrivée et éloignée de l’équipe de cheerleading, elle n’avait pas su trouver sa place au sein de ce nouveau lycée et seule sa complicité avec Silas lui avait permis de ne pas faire de bêtises. Elle avait promis à ses parents de se tenir à carreaux et de ne pas tout gâcher à nouveau, seulement cette résolution s’était avérée plus compliquée que prévu et les nombreuses tentations qu’elle avait découvertes dans son lycée de l’Ohio l’avaient empêchée de tenir ses engagements. Elle avait d’abord trouvé un certain réconfort dans les bras de Matteo Chester, et l’amitié qu’elle avait réussi à nouer avec l’adolescent avait été déterminante. Puis elle s’était rapprochée de Kara et Andie et lorsque sa véritable identité leur avait été exposée, elle s’était sentie revivre. Percevoir la lueur d’admiration dans le regard de Kara lorsqu’elle lui racontait la façon dont elle était parvenue à devenir headcheerio à Norfolk, ou encore l’excitation dans celui d’Andie quand elle lui décrivait les victoires remportées avec son ancienne équipe de cheerleading n’avait pas de prix. L’amitié de ces deux cheerleaders lui avait été précieuse et à partir de ce moment-là, elle savait que ce n’était plus qu’une question de temps avant qu’elle ne retrouve toutes ses anciennes habitudes. Alors elle avait sagement patienté, cherchant la faille dans le jeu de ses parents qui lui permettrait de redevenir celle qu’elle avait été. Enfin le miracle s’était produit quand Adam l’avait appelé pour lui raconter ses malheurs. Sautant sur l’occasion, Candace avait joué les sœurs indignes et avait tout raconté à ses parents, certaine que préoccupés par les aventures de leur fils aîné, ces derniers cèderaient plus facilement à ses demandes.
Une fois de plus, le malheur des autres lui avait permis de retrouver son propre bonheur.

A califourchon sur le ventre d’Harper, ses ongles creusant des traces profondes dans sa peau, Candy avait conscience d’être à nouveau au centre de l’attention générale et ce constat lui procurait une telle sensation de bien-être que ses coups redoublèrent d’intensité. Pourtant elle avait une fois de plus manqué de jugement et son évaluation de la situation s’était révélée imparfaite : Harper était capable de lui tenir tête mais aussi de prendre l’avantage sur elle et c’est précisément ce qu’elle lui démontra lorsqu’elle renversa la situation et plaqua le corps de Candace sous le sien. Prisonnière, l’ex-cheerio n’avait d’autre choix que de se débattre devant le poing de son adversaire qui menaçait de lui écraser le visage. Gesticulant afin d’échanger son nouveau rôle de victime contre celui de bourreau, elle ne parvint toutefois pas à retrouver l’avantage, Harper tirant ses bras au-dessus de sa tête pour l’empêcher de l’atteindre. Incapable de résister, Candace ouvrit de grands yeux ronds et pour la première fois depuis le début de leur confrontation, un frisson de peur lui parcourut l’échine. Elle était allée trop loin : les yeux d’Harper étaient injectés de colère et Candy n’imaginait que trop bien les pensées qui devaient lui traverser l’esprit.

Le coup partit alors. Sec, dur, froid, il s’abattit sur sa pommette avec force et une douleur lancinante se propagea à hauteur de son visage. Assommée par le poing d’Harper, Candace se mordilla si violemment la lèvre que le goût amer du sang se répandit bientôt sur sa langue. Son regard se brouilla sous les larmes que la douleur lui arrachait et son crâne sembla s’enfoncer dans la terre. Pourtant, passé les premières secondes de confusion, elle se ressaisit enfin et lorsque sa vue redevint intacte, elle fusilla Harper du regard. Ecartant son bras de la main qui le retenait prisonnier, elle écrasa ses doigts contre le visage de sa rivale et le repoussa en arrière. Obnubilée par son désir de vengeance, elle ne vit même pas les garçons qui s’approchaient d’elles et lorsque l’un d’entre eux la tira en arrière sur la pelouse pour l’éloigner d’Harper, désorientée, elle laissa échapper un hoquet de surprise. Frustrée mais pas moins furieuse, elle se débattit afin de se jeter à nouveau sur Harper mais l’adolescent étant bien trop fort pour elle, elle dut finalement abandonner, à bout de souffle et épuisée. « Ca va, laisse-moi ! Ca va, j’te dis ! » Cria-t-elle pour se défaire de son emprise. Lorsque ce dernier ôta finalement ses mains de ses épaules, Candy jeta un dernier regard noir en direction d’Harper puis se dirigea vers sa maison avec une seule idée en tête : s’y réfugier le plus longtemps possible et panser ses blessures.
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