Choriste du mois


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 06. [Pension Preston] Wild Hearts

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Harper E. Pritchard
Not everybody just gets to blurt out how they fuckin’ feel every minute
Age : 20 ans
Occupation : Employée à mi-temps à la Lima Station, étudiante au Lima Health Sciences Program de l'Ohio State University
Humeur : Déstabilisée
Statut : En couple avec Jamie Ainsworth
Etoiles : 5836

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Glee club favori : Je me fiche totalement des chorales
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MessageSujet: 06. [Pension Preston] Wild Hearts   06. [Pension Preston] Wild Hearts EmptyJeu 25 Sep - 23:10

Harper claqua d’un coup sec la portière côté passager du pick-up d’Andie, et lui fit un dernier signe de la main à travers la vitre. Elle fit crisser les pneus sur l’asphalte déglingué en partant, provoquant un rire franc de la part de Harper qui secoua la tête en laissant retomber sa main près de son flanc. Regardant la voiture s’enfoncer en direction opposée, elle ébouriffa ses boucles toutes fraîches avec ses doigts, puis tourna les talons pour remonter le sentir qui menait à la pension Preston. Tout en maintenant avec sa main bandée la bannière de son sac qu’elle portait en bandoulière, elle vérifia l’heure sur sa montre. Harper avait quelques heures devant elle avant de commencer son service au cabaret. C’était une bonne chose, parce qu’elle avait la ferme intention de passer du temps avec Jamie, ce qu’ils n’avaient pas fait depuis la fête de Candace McCarthy.
Blake exigeant de Harper qu’elle ressemble à autre chose qu’au garçon manqué qui s’était présenté à elle deux semaines plus tôt, Andie l’avait aidée à faire quelque chose de sa longue tignasse blonde. Elle avait passé pas loin d’une heure à soigner l’allure de ses boucles au fer à friser, pour lui demander à la fin de mettre la tête en bas. Perplexe, Harper s’était pourtant exécutée, ne faisant pas cas des excentricités de son amie. Andie les lui avait alors coiffés pour les détendre, et ma foi, le résultat était plutôt satisfaisant, même pour quelqu’un qui, comme elle, n’y connaissait absolument rien. Au moins, elle ne ressemblait pas à une poupée. Bien que la mini-jupe noire réglementaire qu’elle avait déjà enfilée ne la mette pas particulièrement à l’aise, elle admettait qu’elle se sentait soulagée de garder le côté négligé de sa personnalité avec ses cheveux coiffés de la sorte. Elle pouvait facilement faire abstraction du mascara, de l’eye-liner et du rouge à lèvres qu’elle était forcée de porter, mais quand elle revêtirait le débardeur blanc beaucoup trop moulant à son goût et les chaussures à talons qu’elle transportait dans son sac, elle aurait plus de mal à oublier. Pour le moment, elle se concentrait sur son chemin, appréciant la matière ample du t-shirt qu’elle avait sur le dos et qu’elle avait rentré dans la ceinture de sa jupe, ainsi que le confort de ses vieilles converses usées, s’impatientant d’atteindre enfin la porte d’entrée.

Les évènements qui s’étaient déroulés lors de la fête de Candy restaient assez flous pour Lilibeth. Elle était rentrée chez elle avec la main gauche bien abîmée et sans Jamie ; elle était rentrée un peu saoule aussi. Ce qui lui apparaissait nettement toutefois, c’était les deux jours durant lesquels elle avait végété. Elle avait passé le jour suivant la fête de Candy à cuver toute la vodka qu’elle avait ingurgitée, forcée de se faire porter pâle à la gare. Et le jour d’après, elle le vivait présentement. Le matin, elle était allée au dispensaire de l’hôpital St-Rita pour qu’on examine ses phalanges qui n’avaient cessé de gonfler pendant la nuit, et fût soulagée d’apprendre que rien n’était endommagé, puis dans l’après-midi, elle avait appelé Andie pour l’inviter à passer chez elle, histoire qu’elle s’occupe de ses cheveux après qu’elle soit rentrée de son service à la station. En vérité, elle n’avait pas tellement eu le temps de penser aux raisons qui empêchaient Jamie de passer la voir, et elle ne s’en souciait pas tellement dans le fond, tant qu’il allait bien. Elle préférait se dire que lui aussi avait bien profité de la soirée de son côté ; en plus, il n’avait pas de portable, c’était elle qui l’avait, ce qui réduisait considérablement leurs chances de communiquer, Harper n’étant inscrite sur aucun réseau social. Dans une meilleure forme, elle avait demandé à Andie si ça l’ennuyait de la conduire à la pension une fois qu’elles auraient terminé, comptant sur Jamie et son vélo pour la déposer en ville à l’heure de son deuxième service de la journée.  Harper ressentait le besoin de voir Jamie, et grimpant les petites marches du perron de la pension en galopant, elle n’eut même pas besoin de frapper à la porte que la porte s’ouvrait déjà devant elle.

« Un jour, il faudra que tu me dises comment tu fais ça ! » lança-t-elle à JJ en fermant la porte derrière elle, le jeune homme ayant déjà disparu de son champ de vision. Il prévoyait toujours ses arrivées, ce qui avait tendance à effrayer la blonde qui n’en finissait plus d’émettre des théories sur les raisons pour lesquelles sont front était aussi large. Peut-être que c’était pour abriter le troisième œil qu’il cachait sous sa frange, elle ne savait pas. Harper n’attendit pas qu’on l’invite à faire comme chez elle, elle s’engagea dans le vestibule pour monter le grand escalier cette fois, rejoignant l’étage où se trouvait la chambre de Jamie. Elle prit soin de ne pas faire de bruit, ne voulant pas déranger les autres habitants, en allant directement se planter devant la porte du jeune homme à laquelle elle frappa une fois, puis trois fois, puis deux fois.
Pas de réponse. Elle réitéra, mais là encore, rien ne se passa. Harper prit une légère inspiration et tourna la poignée pour passer sa tête à l’intérieur de la chambre. La fenêtre était ouverte, la lumière était allumée, il y avait ce qui ressemblait à une pile de photos sur le couvre-lit, mais Jamie n’était nulle part. Harper se dit qu’il était peut-être sorti, mais si c’était le cas, JJ le lui aurait dit. Elle lança un regard derrière elle, arrêtant ses yeux maquillés sur la porte d’en face. Après un temps de réflexion, Harper tenta le diable en entrant pour de bon dans la chambre du garçon.

Elle referma la porte, puis fit quelques pas vers le bureau. Elle examina du coin de l’œil le désordre qu’il y avait dessus, et finit par hausser les épaules, déçue, mais pas résignée. Lentement, Lilibeth passa la bandoulière de son sac par-dessus sa tête et se déchaussa en même temps, pour aller s’allonger à plat-ventre sur le lit défait. Elle émit un petit soupir de contentement en enfouissant son nez dans la couette, replia les jambes en les balançant légèrement, puis reprenant un peu d’air en levant le menton, elle attrapa les photos. Elle les regardait une par une en les faisait passer les unes sur les autres, comme si elle battait des cartes à jouer, lorsque la porte s’ouvrit, et qu’elle tourna la tête pour croiser le regard translucide de Jamie.

« JJ m’a ouvert. » l’informa-t-elle inutilement. Elle reposa à plat les photos sur le matelas, cessant graduellement de battre des jambes « J’ai un truc pour toi. » Elle pivota prudemment pour se relever du lit, et s’accroupit près de son sac pour en sortir le téléphone de Jamie. Elle le lui tendit avec sa main valide, tout en s’avançant vers lui « Je l’ai éteint, il arrêtait pas de vibrer tout le temps. Je crois que c’est Basile, il peut vraiment pas se passer de toi. » Elle ajouta pour la blague « Je comprends pas pourquoi. » Elle s’arrêta devant lui et prit appui sur sa jambe droite en penchant la tête sur le même côté, l’enjoignant à prendre son dû d’un signe du menton. Puis, elle attendit qu’il relève les yeux, pour passer ses bras autour de son cou et pour lui demander, juste après l’avoir embrassé « Je dois m’excuser pour quelque chose ? » Harper ne savait pas d’où lui venait cette question, mais puisqu’elle l’avait posée sans y songer, elle décida qu’elle se plierait à la réponse que Jamie lui accorderait sans faire de scandale.
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Jamie Ainsworth
MODO ► And now he's so devoid of color, he don't know what it means
Age : 21 ans
Occupation : Assistant Manager au Gîte Preston, pigiste et barista au Lima Bean à temps partiel.
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MessageSujet: Re: 06. [Pension Preston] Wild Hearts   06. [Pension Preston] Wild Hearts EmptyVen 26 Sep - 5:41

“Avoue, tu t’es entraîné toute la nuit sale tricheur !” s’exclama Jamie, avant de se redresser sur ses genoux pour donner une bourrade vigoureuse dans l’épaule de JJ. Ils grimacèrent en chœur: JJ parce que son seuil de tolérance à la douleur ne dépassait pas celui d’une fillette qui s’éclate le genou sur un trottoir; Jamie, parce que l’épaule de son colocataire n’était pas bien épaisse, et douloureusement pointue. Il retomba sur ses fesses. Après avoir passé sa matinée à s’enquérir du bien-être de leur clientèle, et à remettre de l’ordre dans les chambres du gîte en l’absence de leurs locataires, Jamie s’était précipité dans la cuisine pour faire honneur à la cuisine de Lexie. Il était ensuite monté dans sa chambre pour basculer les photos de son appareil photo sur l’ordinateur d’Anna, pour les imprimer subséquemment à la bonne résolution sur du papier qu’il avait acheté en promotion la veille dans un supermarché du centre-ville. Il avait abandonné le tout sur son couvre-lit, à côté de la guitare qu’il avait emprunté à Addison. C’était les photos qu’il avait prises pendant la soirée de Candace; on pouvait notamment voir une série de clichés mettant en scène une Grace Hamilton méconnaissable. Sur l’un d’entre eux, il lui avait plié un bateau en papier sur la tête et dessiner un pénis sur la joue; il ne se lassait pas de celui-là, et il savait que Lexie serait ravie. En attendant que l’encre sèche correctement, il était descendu au sous-sol pour se détendre devant South Park—il y avait retrouvé JJ. L’emploi du temps de Joachim s’était considérablement allégé grâce aux modifications qu’Anna avait apporté aux programmes estivaux des pensionnaires au début de l’été. Il l’avait convié à une partie de jeux vidéo; Aidan avait emménagé à la Pension avec un carton de nouveaux jeux—dont NBA 2017, auquel JJ et Jamie n’avait jamais touché auparavant—ce qui avait ravivé l’intérêt des pensionnaires pour la console délaissée quand Lexie n’invitait pas Charlie ou Ecaterina pour une partie de Just Dance endiablée. Jamie avait toutefois grincé des dents en réalisant que les manipulations étaient bien plus complexes que celles de FIFA. À vrai dire, il peinait à contrôler ses propres joueurs, à enchaîner les mouvements—ils apparaissaient pourtant dérisoires dans la démo ! Pire, il se retrouvait incapable de dresser une barrière défensive efficace devant les offensives des Lakers de JJ, pourtant pas très brillantes. “De toute manière, j’aime pas le basket-ball” conclut-il en déposant sa manette sur la table basse, comme si ça justifiait le 9 – 21 que ses précieux Chicago Bulls venaient de prendre dans la tronche. C’était on ne peut plus vrai, ceci étant. Jamie n’était pas un grand fan de sports collectifs; son intérêt se limitait aux matchs d’Arsenal que son père et lui suivaient fidèlement quand il était plus jeune. En pratique, il s’énervait trop rapidement—d’ailleurs, il avait été secrètement soulagé que le Coach Evans le mette sur la touche pour la dernière saison des Titans. Toutefois, ses résultats en matière de jeux vidéo résidait dans une vérité bien plus simple: il était d’une nullité exaspérante dans ce domaine. C’était d’autant plus vrai quand il s’agissait de role-play à la première personne où il était question de sauver le monde; il prenait ces intrigues là bien trop à cœur, et tombait dans tous les pièges conçus par une meute de nerd sans scrupule. Mais c’était un défaut dérisoire, qui ne le préoccupait que lorsqu’on venait le lui faire vilainement remarquer.

Son humeur tourna comme une girouette lorsqu’Aidan fît son apparition dans l’escalier pour lancer une partie de karaoké—il tenait à ce que la prochaine soirée, ce soit les garçons qui remportent la victoire sur les filles, pour une fois—et pendant une courte seconde, Jamie regretta que JJ se soit occupé de cette marche défectueuse qui faisait trébucher les moins avertis. Il s’écarta pour faire de la place au blond décoloré, et pianota machinalement sur le sommet de son genou en regardant ailleurs. Après quelques minutes de conversation au cours de laquelle il fût question de trancher entre ‘Rude Boy’ et ‘If You Seek Amy’, Jamie se redressa soudainement en prétendant se souvenir qu’Anna lui avait demandé de faire de la place dans la salle de bains du deuxième étage, pour Christa—une tâche qu’il avait réalisée deux semaines auparavant, mais il s’échappa avant qu’on le lui fasse remarquer. Jamie s’enferma dans la salle de bains, se déshabilla sans perdre de temps, et se glissa sous le jet d’eau chaude. Concrètement, à part ses horribles pulls de Noël, Jamie n’avait rien contre Aidan. Ils auraient sans doute été capables de s’entendre, dans d’autres circonstances. Sa réaction était à la fois instinctive, et irrationnelle. C’était un sentiment d’appréhension qui lui mordait l’estomac à chaque fois qu’il témoignait de la complicité grandissante d’Aidan avec JJ, ou Lexie, à travers ses tweets et leurs échanges à la Pension. Il avait conscience d’y passer de moins en moins de temps; de rester dormir chez les Pritchard la majeure partie de la semaine, et de ne repasser qu’en coup de vent pour se changer avant de repartir pour profiter des vacances. Quelque part, il craignait que son absence lui cause du tort et qu’Aidan le remplace aisément dans le cœur des autres pensionnaires, et plus particulièrement des Preston.
Jamie s’attarda une dizaine de minutes non-nécessaires dans la salle de bains, profitant de la solitude de la tâche pour laisser ses pensées se disperser, ce qui eût le mérite de le tranquilliser. Une serviette blanche nouée autour de la taille, il se peigna les cheveux en arrière face au miroir embué, avant de grimacer et de les ébouriffer négligemment. Il s’aspergea de déodorant avec modération avant d’enfiler le short de plage qu’il avait emmené avec lui, et de transférer sa pile de linge sale dans la panière en osier. “Tu as besoin d’aide avec… tout ça?” demanda-t-il à une Madeleine qui redescendait manifestement du troisième étage, les bras chargés d’on ne sait trop quoi. Elle marqua une pause pour le dévisager comme s’il venait de lui proposer d’effectuer un examen gynécologique au milieu de la Pension, avant de renifler en levant le nez en l’air, et le dépasser sans répondre. “O……K” renchérit-il en hochant la tête en avant;
Jamie poussa la porte de sa chambre—à l’arrivée de Cookie/Darcy, il avait planté une note humouristique au milieu d’un emmêlement de stickers, indiquant “beware of the dog” qu’un pensionnaire encore non-identifié s’était amusé à corriger en remplaçant ‘dog’ par ‘kid’—il eut la surprise de trouver une Harper apprêtée pour son nouveau travail sur son lit. “Hey” la salua-t-il en oubliant momentanément le mal aise qui l’avait mené à éviter la demeure Pritchard depuis la soirée de Candace et Silas. Par mesures d’intimité, il referma doucement la porte derrière lui—car la Pension abritait des individus hautement invasifs susceptibles de pencher la tête ‘en passant’ pour proposer un panel de préservatifs ‘au cas où’ avec un peu de Ice Tea pour effacer le manque de pudeur de la première attention. Jamie lui tourna brièvement le dos, et se pencha sur le premier tiroir de sa commode pour en tirer un t-shirt à col en V noir qu’il enfila tranquillement au-dessus de sa tête. “Ah oui?” Il arqua un sourcil intrigué, et s’approcha pour identifier l’appareil qu’elle tenait dans sa main droite. “C’est toi qui l’avait ! J’ai cru que je l’avais perdu” s’exclama-t-il en récupérant son bien. Par habitude, il ouvrit le clapet pour consulter ses messages. “C’est parce que je suis terriblement drôle, je crois. On t’a jamais dis ça, à toi ? Je comprends pas pourquoi” répliqua-t-il d’un ton caressant. Son sourire malicieux s’élargit quand elle s’approcha pour enrouler ses bras autour de son cou. “C’est joli” commenta-t-il après l’avoir embrassée, et enrouler son index autour des boucles qu’elle avait dû mettre un temps considérable à produire;
“Hmmmmm” répondit-il sans grande volonté et sans desserrer les lèvres. À la place, il entoura sa taille avec ses bras, la rapprochant sensiblement de lui, comme s’il ne voulait pas la laisser partir. Il rejeta la tête en arrière en plissant l’arrête du nez. “Je croyais que tu m’en voulais en faite”
Harper et lui s’étaient rendus à l’anniversaire des jumeaux en couple; mais ils avaient été séparés à plusieurs reprises au cours de la soirée. Jamie avait remarqué la disparition de son téléphone au moment où il avait commencé à s’inquiéter de ne pas retrouver Harper près de la piscine. C’est à ce moment-là qu’il avait entendu dire qu’elle s’était battue avec Candace, et que les deux adolescentes avaient été difficiles à séparer. Il était rentré de son côté quand il était devenu évident qu’il ne lui remettrait pas la main dessus, accompagné par un sentiment d’inconfort attisé par les commentaires des membres de l’équipe de football qui l’avaient happé au milieu de la piste de danse “À propos de Candace” précisa-t-il en inclinant la tête sur le côté. Il n’avait jamais autant eu l’impression de débiter des âneries. “On m’a dit que tu lui avais piqué une crise de jalousie” Il se composa une grimace, avant de maintenir un haussement d’épaules: “Je sais, je saaais ! On s’en fiche de ce qu’ils disent les autres. Mais comme je t’ai pas retrouvée ensuite, je savais pas quoi faire. Tu m’en veux maintenant? Je dois me faire pardonner?” Il appuya doucement son pouce dans son dos, le caressant dans de délicats mouvements circulaires. “Je dois t'appeler Rocky? T'as mal quelque part?” s'enquit-il finalement en scrutant son visage comme si des hématomes s'étaient dérobés à sa vue jusque là.
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Harper E. Pritchard
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MessageSujet: Re: 06. [Pension Preston] Wild Hearts   06. [Pension Preston] Wild Hearts EmptyVen 26 Sep - 20:11

Le menton posé sur l’épaule de Jamie, Harper s’attendait à toutes les éventualités, bien qu’elle ne s'était pas aperçue que cette situation faisait naître en elle un semblant d’appréhension. Craignant en effet que ses exploits de catcheuse ne soient venus aux oreilles de son petit copain, elle n’aurait pas aimé s’expliquer sur les raisons qui l’avaient poussée à foncer dans le tas. Elle était consciente que les faits ne jouaient pas en sa faveur cependant, et que le numéro de Candy qui s’était déroulé juste avant leur altercation la mettait dans une position particulièrement délicate. Lilibeth n’avait pas envie d’avoir à se défendre, ou d’avoir à dire des choses avec lesquelles elle ne se sentait pas encore tout à fait à l’aise. La possibilité qu’elle soit contrainte de se justifier la fit se redresser pour mieux poser sa main valide sur la nuque du jeune homme, pendant qu’il la rapprochait de lui en l’enserrant par la taille, lui imposant de se cambrer un peu pour continuer à le regarder.
C’était facile de faire passer ses agissements pour de la jalousie quand on la connaissait de réputation. Harper savait très bien ce que l’assistance avait dû penser en la voyant s’agiter autour de Candace. Elle s’en fichait, connaissant les véritables raisons de sa montée de tension. Elle s’était à peine inquiétée de savoir si la danse lascive de la jeune femme avait provoqué quelque chose chez Jamie – ç’aurait été normal de toute manière, on ne pouvait pas toujours lutter. Aussi, si elle s’était emportée aussi violemment, c’était pour autre chose, mais personne n’avait cherché à creuser plus profond, car c’était confortable de pointer du doigt son impulsivité notoire. Ça donnait du piment à l’histoire, permettait aux idiots de distinguer le camp du bien et celui du mal, qu’importe au fond si ça portait préjudice ou non à ses protagonistes.

Jamie la connaissait, et n’était donc pas sans savoir que s’il y avait une fille dans cette ville qui ne se préoccupait pas des ragots colportés à son encontre, c’était elle. Harper ne tenait pas particulièrement à garder toutes ses dents, se fichait pas mal de se casser un ongle, et avait expérimenté la force de ses poings à de nombreuses occasions, ce qui lui avait valu des surnoms peu flatteurs dans les couloirs de leur ancien lycée ; des surnoms dont Jamie avait pris connaissance bien assez tôt. Il y avait une voix au fond d’elle qu’il lui avait murmuré que cet incident n’avait pas échappé à sa vigilance. Même s’il n’y avait pas directement assisté, les membres de l’équipe de foot du lycée s’étaient sûrement chargés de le mettre au courant en sexualisant le combat, parce que deux filles qui se frappent dessus, c’est comme deux filles qui s’embrassent à pleine bouche ; ça vous réveille l’artillerie en moins de deux. Harper se rendit compte que c’était ça qui la dérangeait au final ; qu’une tierce personne ait pu lui rapporter les évènements d’un point de vue extérieur, et donc erroné. La justification était obligatoire, Jamie conforta ses craintes quand il répondit à sa question. Dans un sourire un peu crispé, Harper rompit leur étreinte qu’elle appréciait pourtant, stoppant doucement les mains de Jamie qui lui caressaient le dos. Elle glissa une mèche de cheveux bouclée derrière son oreille, éludant volontairement sa première question.

Elle lui accorda un autre sourire avant de se détourner pour aller s’asseoir en tailleur au bord du lit. Lilibeth lui montra sa main gauche dont les doigts étaient étroitement bandés en lui disant :
« Juste à la main. Je suis allée au dispensaire ce matin, ça devrait aller. » Elle opina du chef pour appuyer ses propos, la mèche qu’elle avait glissée derrière son oreille s’échappant pour lui frôler la joue « J’aurais bien aimé te dire tu devrais voir l’état de l’autre fille, sauf qu’elle s’en est plutôt bien tirée. C’est une guerrière cette Candace. » Comme en témoignaient les griffures sur ses avant-bras et à la naissance de sa mâchoire. En se redressant, elle tira sur le bas de sa jupe trop courte pour couvrir ses cuisses, et après une pause durant laquelle elle observa attentivement Jamie, Lilibeth reprit « C’était pas une crise de jalousie, elle a dit un truc à propos de Julian. Ça n’avait aucun rapport avec toi ou avec ce qui s’est passé là-bas. » Elle se pinça les lèvres pour réprimer un sourire embarrassé « OK, ça n’a pas aidé à calmer le jeu ! Mais si je devais t’en vouloir chaque fois que quelqu’un s’approche trop près de toi… » Elle ne termina pas sa phrase, mais haussa les épaules en espérant être assez éloquente pour ne pas avoir à exprimer le fond de sa pensée, un peu gênée.

Soudain, Harper déplia les jambes pour s’asseoir un peu mieux sur le bord du lit, s’humectant sa lèvre supérieure peinturlurée avec le bout de la langue. Elle attendit un instant, puis poursuivit avec une détermination sereine :
« Je te tiens pas en laisse, Jamie. Tu fais ce que t’as envie de faire, avec qui t’as envie de le faire, je m’en fous. » Une des raisons pour lesquelles Harper détestait avoir à rentrer dans ce genre de discussion, c’était parce qu’elle se savait atrocement maladroite ; la preuve en était. Non, elle ne s’en fichait pas, elle tenait beaucoup à lui, mais c’était sorti comme ça, et fermant les yeux très fort en levant furtivement sa main droite devant elle, elle se corrigea en troisième vitesse « Je m’en fous pas, c’est pas ce que je veux dire. » Elle rouvrit les yeux, maintenant le froncement de son nez, puis fit passer une mèche de cheveux du côté droit au côté gauche de sa nuque, ce qui trahissait une nervosité inhabituelle chez elle « Je te fais confiance, ça me suffit. Je sais que tu me mentiras pas, t’es nul pour ça de toute façon. » Elle tenta de faire passer sa confession avec une pointe de rudesse, mais le fait que c’était vraiment très important pour elle qu’il l’entende de sa propre bouche lui fit brusquement détourner les yeux et froncer les sourcils.
Harper laissa ses pupilles se balader le long du mur en face du bureau de Jamie. Secouant la tête de droite à gauche, elle se mordit la lèvre, et une fois qu’elle eut croisée les jambes, elle enchaîna d’un ton plus bas « Je suis au courant de tout ce qu’on raconte sur moi. On peut rien faire pour empêcher les gens de parler, à part en leur coupant la langue ou... je sais pas. » Elle haussa de nouveau les épaules en empruntant une expression de nonchalance, et tandis qu’elle retournait la tête vers Jamie, elle verrouilla ses yeux gris aux siens « Si tu prends en compte tout ce qui circule à mon sujet, ça va commencer à poser un problème. » Cherchant à se donner bonne contenance, Harper laissa échapper un petit rire concis, même si au fond, elle était loin d’être en position de faire la fière « Sérieux ; tout le monde, mais pas toi Jamie. » conclut-elle alors, s’arrêtant graduellement de rire.
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Jamie Ainsworth
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MessageSujet: Re: 06. [Pension Preston] Wild Hearts   06. [Pension Preston] Wild Hearts EmptyDim 28 Sep - 9:23

Elle ne disait rien, mais il pouvait voir qu’elle était tracassée. Elle touchait machinalement aux mèches qui encadraient son visage quand c’était le cas, et ces petites habitudes ne lui échappaient plus. Il se mordit distraitement l’intérieur de la joue, y formant un creux sans y penser. Jamie n’avait pas donné d’interprétations à son ‘petit moment’ avec Candace; ils ne faisaient que s’amuser. Quelque part, il espérait qu’Harper ne s’imagine pas l’inverse; c’était important pour lui qu’elle sache qu’il prenait au sérieux ce qui se passait entre eux. C’était les membres de l’équipe de football qui s’en étaient occupés à sa place en lui donnant une grande claque dans le dos comme s’il avait ramassé les lauriers après la démonstration lascive et exubérante de Candace. Il ne lui avait pas prêté d’arrière-pensées, ni de mauvaises intentions d’ailleurs. Il ne connaissait pas cette facette chez la future Cheerio; et Jamie avait la confiance facile. C’était une manœuvre sociale risquée, et on lui disait souvent que c'était tendre le bâton pour se faire battre que de fonctionner ainsi; mais la vérité c’est qu’il préférait se tromper une fois et savoir immédiatement où s’en tenir plutôt que de jouer la carte de la sécurité et attendre de déterminer si l’autre était digne de confiance ou non—une opération qui pouvait s’étirer sur plusieurs semaines, plusieurs mois, ce qui représentait une perte de temps considérable d’autant plus ridicule si la personne concernée se révélait fiable depuis le début. Par ailleurs, Candace ne lui avait jamais donné la moindre raison de se méfier. Elle lui avait présenté le visage d’une adolescente décontractée, amusante, à peine arrivée de Virginie, ça lui avait suffi. Ils n’étaient pas proches, mais après le séjour new-yorkais qui avait précédé le Spring Break, Jamie estimait qu’ils avaient brisé la glace; le minimum était de dire qu’elle était l’une de ses amies. Il mentirait s’il affirmait que son numéro l’avait laissé complètement insensible au-dessous de la ceinture, mais une petite voix lui soufflait que ça n’était pas le nœud du problème.
Jamie laissa ses mains retomber contre ses hanches quand elle manifesta l’envie de s’écarter de lui; il lui demanda d’attendre une courte seconde le temps qu’il tende les couvertures emmêlées de son lit au-dessus des oreillers, puis l’invita à s’installer à son aise d’un mouvement leste de la main. Elle était habituée au désordre qui régnait sur sa chambre—il l’avait pratiquement exporté chez elle—mais il aimait faire illusion parfois. Il lui adressa un sourire quand l’idée qu’elle puisse se faire une réflexion similaire lui traversa l’esprit, puis regroupa rapidement les clichés qui s’étalaient sur son lit. Il s’assura que l’encre avait séché correctement avant de les jeter négligemment sur son bureau déjà chargé d’anciens manuels, cahiers et notes de cours qu’il n’utiliserait plus à l’avenir. Il avait décidé de trier le tout avant la fin de l’été pour faire un gain de place dans sa chambre; mais la tâche s’était révélée si peu attrayante qu’il n’avait cessé de la repousser au lendemain depuis la remise des diplômes. Dans cette mêlée de feuilles froissées et de matériel scolaire altéré par l’usage, seul son diplôme se détachait, propre et visible. Il l’avait fièrement calé entre une rangée de CD et le côté de l’étagère du meuble, appuyé contre son poster de Kodaline. Les Preston avaient tenu à le mettre sous verre, et il leur avait été très reconnaissant de l’attention. Il prit le temps de mettre un CD de The Neighbourhood en route, de monter un peu le son avec la télécommande, qu'il lança sur le matelas.

“Cool” commenta-t-il avec une touche de soulagement quand elle lui apprit qu’elle était allée faire examiner sa blessure le matin même et qu’aucune mauvaise nouvelle n’en était ressortie. Ils savaient que l’affaire aurait pu être plus sérieuse. Jamie s’assied sur ses talons, délaissant le matelas de son lit pour pouvoir lui faire face, et prit sa main blessée dans les siennes avec délicatesse en l’écoutant parler. Jamie n’avait pas le tempérament impulsif d’Harper; à vrai dire, il ne s’était jamais battu au-delà de quelques bousculades dans la cour de récréation. Il savait qu’elle était capable de démarrer au quart de tour—surtout en ce moment—toutefois, il n’ignorait pas non plus qu’Harper ne réagissait pas sans motif valable. Il ne le disait pas non plus, mais ça le tracassait de ne pas avoir été sur les lieux de l’altercation. Il n’était pas présomptueux au point de croire qu’il aurait réussi à calmer le jeu; mais il aurait préféré ne pas avoir à l’apprendre de la bouche d’une adolescente éméchée qui avait apparemment filmé la scène de loin, s’était occupée de la transmettre à son répertoire, et commentait l’affaire à quiconque voulait l’entendre. Il était allé se renseigner ailleurs, ne serait-ce que pour savoir si Harper s’en était tirée sans trop de mal. On lui avait raconté qu’elle était sortie de ses gonds un peu après que Candace ait dansé avec lui, et qu’elle s’était éclipsée à l’intérieur de la maison. Certains lui avaient affirmé qu’elle avait mis les voiles. Puis, les théories concernant son ‘mobile’ avaient jailli de tous les côtés. Au bout d’une dizaine de minutes de brouhaha incessant à côté d’une Grace Hamilton au bord du coma éthylique, la plupart des locuteurs semblaient convaincus que la crise de jalousie était la meilleure conclusion à la question—bien qu’un Sophomore à lunettes ait subitement indiqué pour une obscure raison que ‘les hormones d’une femme enceinte représentaient un facteur non négligeable’ avant de piquer une tête dans les coussins moelleux du canapé et d’émettre une série de ronflements carabinés. Jamie s’était levé pour se ‘resservir un verre’ et échapper au cercle de curieux qui s’était refermé autour de lui. Il avait enchaîné cigarette sur cigarette. Il connaissait Harper; entre cette certitude qu’il estimait inébranlable, cette chaîne de témoignages, et sa copine qui demeurait introuvable, Jamie s’était laissé déstabiliser. On ne pouvait pas le lui reprocher quand on savait qu’il n’avait pas toutes les cartes en mains. Mais il n’en était pas fier, lui-même; surtout maintenant qu’elle se tenait devant lui. C’était comme si sa présence réaffirmait tout ce qu’il savait à son propos et qu’il avait laissé de côté au cours de la soirée. Il se réconforta mentalement en se disant que si Harper n’était pas venue aujourd’hui, il se serait déplacé le lendemain pour éclaircir la situation et que ça devait compter pour quelque chose.
“Ce n’est pas elle qu’on surnomme Attila” objecta-t-il avec légèreté. Il ne se rappelait plus d’où il tenait ce surnom-là—HWB peut-être?—mais le brutal qui s’en dégageait se mariait tellement bien à la brusquerie naturelle d’Harper qui s’en était amusé pendant tout un double cours d’économie approfondie quelques semaines auparavant. Il lui rendit sa main, et vint positionner les siennes de part et d’autre de ses cuisses en se redressant pour appuyer son torse contre ses genoux. “OK” répondit-il en hochant la tête; Jamie économisait rapidement ses discours quand ils touchaient à des sujets délicats, mais dans son intonation on pouvait entendre qu’il ne remettait pas sa parole en question. Si elle lui disait que Candace s’était verbalement attaquée à Julian, ça lui suffisait. Il aurait préféré tenir cette conversation l’avant-veille, c’est tout. “Ouais, tu ne m’en voudrais pas tant que ça. Je ne suis pas si populaire, mais c’est gentil de faire comme” compléta-t-il en lui pinçant affectueusement l’arête du nez, un sourire mutin aux lèvres. Cependant, c’était un peu altéré la vérité. Jamie papillonnait énormément sur la scène sociale; il appréciait de pouvoir traîner avec à peu près tout le monde, et ‘à peu près tout le monde’ le lui rendait bien pour la plupart. De fait, Jamie était majoritairement apprécié par ses camarades; mais il préférait modestement minimiser cette vérité-là.

“Je sais” intervint-il doucement quand elle se reprit après une maladresse. Harper n’était pas réputée pour son habileté du verbe, et si cette particularité l’avait parfois hérissé par le passé, il s’était habitué à ne plus se formaliser quand la parole dépassait ses pensées. Il retomba néanmoins sur ses talons en passant ses mains dans ses cheveux encore humides, et sourit quand elle mentionna ses aptitudes pour le mensonge. Le plus drôle, c’est qu’elle n’avait pas complètement tort. Jamie était un menteur accompli; il était capable de mentir en prétendant se rendre au théâtre, quand réellement, on ne faisait que l’intercepter sur le chemin de la librairie; sans raison apparente. Ça ne voulait pas nécessairement dire qu’il était doué pour ça; de toute manière, Harper avait un détecteur de mensonges dans la tête, et elle avait cerné le panel de tics qui finissaient par le trahir.
“On m’avait pourtant dit que t’étais intelligente” répondit-il en feignant la déception, tout en soutenant son regard. Il se redressa à l’improviste pour venir appuyer son genou sur le matelas, entre les siens, et s’étendre au-dessus d’elle avec assurance. Il chassa les quelques mèches blondes qui lui barraient le visage avec délicatesse, et scruta momentanément celui-ci avant d’arrêter ses pupilles sur ses lèvres. “Je m’en fiche, d’accord? J’étais juste inquiet, t’as disparue, c’est tout. Laisse-les parler. On s’en balance. Pas toi?” Il inclina son visage pour tracer une ligne de baisers le long de sa mâchoire, jusqu’à son oreille. Jamie n’avait pas l’habitude de prêter attention aux rumeurs qui poursuivaient ses camarades; encore moins de les laisser affecter son comportement à leur encontre. Les deux derniers jours précédents ne comptaient pas; c’était les circonstances qui l’avait déconcerté. S’il en avait été autrement, il n’aurait jamais sympathisé avec Sunny à une époque où la moitié de WMHS jugeait préférable de tourner les talons quand elle surgissait au bout d’un couloir; il n’aurait pas renoué avec Addison après sa démonstration de vandalisme dans l’auditorium des New Directions; et surtout, il ne serait pas avec Harper aujourd’hui. Autrement dit, il aurait multiplié les occasions ratées à Lima, et cette idée seule suffisait à le vacciner contre une attitude pareille. “Pour informations, personne d’autre ne m’intéresse. Je croyais que t’étais au courant, ça fait six mois que je dors chez toi” lui chuchota-t-il à l’oreille tout en se resserrant contre elle; sa jupe se releva de quelques centimètres. “Tu dois t’en aller dans longtemps?” jugea-t-il bon de demander.
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Harper E. Pritchard
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Age : 20 ans
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MessageSujet: Re: 06. [Pension Preston] Wild Hearts   06. [Pension Preston] Wild Hearts EmptyLun 29 Sep - 0:57

Une fois, Harper s’était juré de ne jamais changer pour satisfaire ses proches. Elle ne savait pas précisément quand elle avait décidé qu’elle se portait très bien telle qu’elle était, mais ça devait se trouver aux alentours de sa dixième année, lorsque Mariella l’avait indirectement propulsée à la tête du foyer. Auparavant, elle n’avait pas eu l’occasion de déployer de quelconques efforts pour se forger une carapace, son enfance ayant été idyllique jusqu’à ses sept ans. Tout ce qui l’intéressait alors, c’était d’être assez habile pour grimper au milieu de la cabane dans les arbres du jardin sans avoir besoin d’utiliser l’échelle. Harper était une personne totalement différente avant la disparition d’Ethan, mais ça n’avait jamais compté. Parfois, elle avait même l’impression déstabilisante que rien avant la dépression de sa mère n’avait existé, comme si elle s’était simplement réveillée d’un très long coma, et qu’elle était maintenant forcée de vivre dans cette déplaisante réalité.

Elle avait dix-huit ans, elle était bien loin d’avoir la science infuse. Pourtant, elle agissait comme telle. Harper avait passé tellement de temps à se débrouiller seule, qu’elle était certaine que la condition précaire des Pritchard lui permettait d’émettre des théories sur le genre humain, quand il se trouvait qu’elle était encore beaucoup trop jeune pour donner des leçons en s’affirmant détentrice d’une vérité qui s’avérait inexacte. Il y avait toujours des individus pour se mêler de ses affaires ; elle ne le supportait pas, ce qui expliquait pourquoi elle était devenue si bonne pour la contradiction, et qu’elle se fichait éperdument de l’avis d’autrui. Harper se complaisait volontairement dans l’idée que ça rendait les gens malheureux de repousser leur nature profonde pour se contraindre à agir d’une façon que le reste du monde approuvait. Ça servait ses intérêts en vérité, et pour appuyer ses convictions, elle se servait de son expérience ; car lorsqu’elle essayait de se tempérer, elle avait mal, littéralement, comme si étouffer sa fougue ne faisait qu’alimenter le feu qui brûlait continuellement en elle. Quoi de mieux pour ne pas à avoir à regarder par-delà la solide clôture de ses certitudes ?
Et puis, Jamie était arrivé. Il l’avait démasquée, lui démontrant par des théorèmes qu’elle ne maîtrisait pas que c’était dans son intérêt de s’échapper de sa zone de confort pour profiter de ce qui s’offrait à elle, sans chercher à déterminer si oui ou non le résultat jouerait à son avantage ; le contrôle, sous toutes ses formes, restait le plus gros problème de Lilibeth, et c’était James Ainsworth qui lui en faisait prendre conscience. Harper ne savait pas comment régler ce problème, mais elle s’était dit que les imbéciles étaient souvent les seuls à ne pas changer d’avis. Comme elle était loin d’en être une, elle devait faire une entorse à la promesse qu’elle s’était faite. Ce n’était que justice de faire en sorte qu’elle s’améliore quand Jamie lui apparaissait comme une partie de la solution à ce fameux problème. Il la canalisait d’une manière qu’il ne soupçonnait probablement pas, Harper sentait qu’il agissait sur ses montées de tension aussi sûrement qu’un cachet d’aspirine sur un mal de tête.

« Quoi ? » s’offusqua-t-elle exagérément, sa voix opérant une ruée vers les aigus. Elle leva béatement la tête vers lui, les paupières plissées et la bouche légèrement entrouverte pour feinter l’incompréhension. Elle poussa la comédie jusqu’à vouloir le frapper dans le ventre, mais finalement, elle se laissa basculer très doucement sur le dos, sa tête se répercutant sur le matelas avec délicatesse, lorsqu’elle le vit se pencher sur elle. Harper stabilisa son genou droit dans le creux de la hanche de Jamie, sentant son bassin faire pression sur le sien, et suivit du regard le trajet de ses doigts, pendant qu’il chassait les mèches rebelles qui encadraient son visage. Elle oublia aussitôt de défendre son intellect quand il reprit la parole. Ses pupilles se portèrent malgré elle sur sa bouche, et elle opina simplement du chef à l’écoute de ses propos, lui confirmant qu’ils s’en fichaient, puis elle tendit le cou pour que son nez effleure brièvement le sien.

Harper n’avait jamais été mal à l’aise avec Jamie. Parce qu’elle n’était pas prude, mais surtout, comme il le fit très justement remarquer, parce qu’ils dormaient régulièrement ensemble depuis six mois – elle faillit le taquiner sur le fait qu’il lui donnait l’impression d’avoir établi un décompte de leurs nuits passées ensemble, mais elle se laissa surprendre par ses lèvres sur sa mâchoire, et sa main gauche n’éprouva bizarrement aucune difficulté à se glisser sous son t-shirt pour se refermer doucement sur son autre hanche pendant qu’il l’embrassait. Même si les premiers temps, aucune ambiguïté ne transparaissait dans les gestes qu’ils échangeaient sans le vouloir, elle avait néanmoins eu le temps de se faire à la chaleur de ses mains quand il la rapprochait de lui pour grappiller un coin de couverture. Depuis qu’ils étaient ensemble cependant, c’était différent, et même si elle aurait peut-être dû, n’émettant aucun doute sur l’expérience que Jamie avait dans le domaine des relations physiques, elle ne craignait pas l’issue de leur récurrente proximité. C’était une chose de sentir sur soi les mains de quelqu’un pour qui l'on n’a pas de sentiments ; c’en était une autre de se surprendre en train de chercher par tous les moyens un contact charnel avec quelqu’un qu’on apprend à connaître. Harper saisissait parfaitement la nuance maintenant, et contre toute attente, elle réussissait à garder le dessus dans leurs moments les moins innocents, se sachant trop peu expérimentée pour jouer les intrépides ; quand elle attestait qu’il la canalisait, ce n’était pas une figure de style.
Se mettant à rire en renversant la tête, Harper le força à redresser le menton, empoignant délicatement les cheveux humides sur sa nuque pour qu’ils puissent se regarder ; elle se mit à chuchoter.

« C’est l’argumentation que t’as choisi d’utiliser pour me prouver ton allégeance ? Me faire un topo sur les endroits où tu passes la nuit ? Parce que, sans vouloir te discréditer, vous faites souvent des euh soirées-pyjamas avec Basile. Si je suis ton raisonnement, ça veut dire qu’en toute logique, je dois m’inquiéter. » C’était la matheuse en elle qui parlait. Elle lâcha ses cheveux bruns pour faire descendre sa main droite sur le buste de Jamie, tandis que l’autre continuait son trajet sous son t-shirt, remontant la ligne de sa colonne vertébrale avec ses doigts douloureux, jusqu’à son omoplate. S’obstinant à détailler les traits de son visage et les dessins dans ses yeux, mais finissant chaque fois par fixer sa bouche avec convoitise, Harper affirma sur un ton railleur « Je préférerais que t’aies une histoire avec Candace si c’est ça. » Elle se remit à rire en resserrant son genou autour du flanc de Jamie, et sa jupe remonta lentement sous son entreprise – elle ne fit rien pour la baisser cette fois. Harper plaqua plutôt sa bouche contre la sienne pour l’embrasser plusieurs fois d’affilée, marmottant entre chaque baiser « Je plaisante. »
Les yeux ouverts, elle les reporta sur le bas de son visage et s’amusa des traces de rouge à lèvres qu’elle laissait sur sa bouche ; la sienne s’étira lorsqu’elle sourit en l’embrassant une dernière fois, puis elle laissa mollement retomber sa tête sur le lit. Elle soupira de satisfaction en effaçant avec son pouce le rouge sur la lèvre supérieure du jeune homme, puis étendit ses deux bras loin au-dessus de sa tête, lambinant poussivement en jouant la réflexion, alternant la pression de ses jambes autour de Jamie.

« Hum je crois que je devrais pas y aller. Je couve quelque chose. » Harper pinça les lèvres, et tendit sa main droite pour lisser le col du t-shirt de Jamie. Après un instant à verrouiller son regard au sien, passant et repassant sur le V du vêtement en penchant la tête, mais en ne lâchant pas son regard, elle reprit en empruntant un ton plus sérieux « C’est vrai, je suis un peu… fiévreuse. » Un de ses sourcils s’arqua d’un même chef au-dessus de son œil, et elle se redressa sensiblement pour poser sa bouche sur la clavicule de Jamie. Il s’était montré entreprenant, c’était logique qu’il en attende autant de sa part ; Harper interpréta son attitude comme un signal, et décida d’utiliser son impulsivité à bon escient.
Elle plaça ses mains sur le visage de Jamie après avoir glissé ses cheveux blonds, épaissis par les boucles, derrière ses oreilles pour ne pas être dérangée, et enfin l’embrassa une fois dans le cou, changeant de jambe pour raffermir leur étreinte qu’elle sentait de plus en plus serrée à mesure qu’ils s’embrassaient. Laissant délibérément ses lèvres brûlantes frôler plus longtemps sa peau, Harper murmura :
« Tu sens pas ? Je suis sans doute trèèèèès contagieuse. » Évaluer si jouer les ingénues lui allait bien ou pas était le cadet de ses soucis à ce moment précis, car c’était vrai qu’à ce stade, elle commençait à avoir chaud. Et ce n’était pas la brise tiède qui s’échappait de la fenêtre ouverte ni la musique langoureuse qui s’élevait des enceintes qui réguleraient sa température corporelle. Harper embrassa Jamie sur la joue avant de se relever résolument sur un coude, obligeant le garçon à se décoller momentanément d’elle pour qu’elle puisse amorcer le premier geste qui lui passa par la tête ; à savoir qu’elle tira sur le bas de son propre t-shirt pour l’enlever.
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Jamie Ainsworth
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MessageSujet: Re: 06. [Pension Preston] Wild Hearts   06. [Pension Preston] Wild Hearts EmptyMer 1 Oct - 23:24

Le chapitre concernant Candace et les rumeurs qui l’avaient accompagné se refermèrent sur un assentiment silencieux. Jamie effleura le bout de son nez en retour, étouffant un soupir inaudible près de ses lèvres. Il sentait pourtant qu’ils auraient pu en débattre davantage; il aurait pu lui demander pourquoi elle s’imaginait qu’il puisse s’en aller voir si l’herbe n’était pas plus verte ailleurs. Elle lui donnait l’impression déplaisante de s’attendre à ce qu’il l’abandonne derrière lui, du jour au lendemain, que cette porte-là était encore grande ouverte. Ça le minait plus qu’il ne le laissait transparaître, comme une démangeaison à l’arrière du cerveau de plus en plus envahissante. Il savait qu’il lui avait donné matière à se méfier de lui—ou du moins, à se montrer prudente. Il avait mis les voiles une fois, et c’était elle qui avait traversé la moitié de l’Ohio pour l’entendre confier combien il n’était plus certain d’avoir un futur à Lima. Il savait aussi que le départ précipité de Violet n’avait pas passé le baume sur ses problèmes de confiance, au contraire. Jamie ne pouvait pas prétendre tout connaître de ce qu’elle devait éprouver ces derniers temps, ni chercher à le faire; il n'en avait qu'une mince idée. La dure réalité, c’est qu’il ne serait jamais dans ses chaussures qu’importe son niveau d’investissement. Cependant, il avait l’esprit suffisamment ouvert pour comprendre et accepter qu’elle soit laissée avec le sentiment justifié d’être constamment abandonnée à la tête d’une famille nombreuse; et qu’importe l’habitude qu’elle en avait aujourd’hui, ça restait une lourde responsabilité. Il détestait qu’elle puisse se sentir ainsi; mais ils ne pouvaient pas en parler maintenant. Ce n’était pas les mots qui panseraient cette blessure-là, il en était persuadé; car Jamie connaissait Harper, et savait que l’attitude primait sur la parole.

Jamie émit un grognement étouffé, et consentit à redresser la tête de quelques centimètres quand il sentit sa main valide se refermer délicatement sur une poignée de cheveux. Il se notifia mentalement de prendre prochainement rendez-vous chez le coiffeur, avant de répondre: “Oh, mon allégeance? C’est quoi, une partie de World of Warcraft?” Il se mordit aussitôt la lèvre supérieure pour ne pas éclater de rire devant ce curieux choix de vocabulaire, et cette retenue difficile à tenir étrécit le contour de ses yeux en deux fentes souriantes et communicatives. Ils avaient déjà quelques étourdissements lexicaux à leur actif et ne terminaient jamais de se moquer l’un de l’autre quand un nouveau faisait apparition; cette fois-ci cependant, il ne poussa pas son avantage, et inclina légèrement la tête sur le côté. “Hmmm et tu m’expliques dans quel univers est-ce que Basile représente une menace pour qui que ce soit uh? Argument invalide.” Basile était incapable d’initier volontairement la moindre hostilité, c’était presque effarant. La cuisine était le seul endroit où il était susceptible de causer des dégâts. La dernière fois qu’il avait dîné chez lui, l’eau des spaghetti avait débordé et la bolognaise avait brûlé; ils s’étaient résigné à commander chinois. C’était sans doute parce qu’il vivait confortablement dans sa bulle d’enfant unique des beaux quartiers: surprotégé, dorloté du matin au soir, et constamment préservé des mauvais choix qui se tapissent là-dehors. Jamie lui enviait cette sécurité parfois; mais se ravisait bien vite en estimant qu’il n’aurait jamais vraiment vécu sans se casser quelques os au passage. Jamie sentit le genou d’Harper faire pression contre sa hanche, mais c’est la caresse presque distraite qu’elle glissait le long de son dos qui le fit se presser davantage contre elle. “C’est encore possible si tu y tiens. J’ai encore son numéro, attends, on l’appelle tout de suite si tu veux” Il se cambra brièvement en faisant mine de repêcher son téléphone portable; et n’opposa aucune résistance, même mineure, quand elle le rapprocha d’elle; il pouffa de rire. “Moi. Aussi. Ses jambes. Sont trop. Longues. De toute. Manière. Freaks me out a little” frémit-il à voix basse, scindant sa réponse entre chacun de ses baisers.

Un sourire mêlant incrédulité et ravissement s’étala sur les lèvres de Jamie. Il fut très brièvement tenté de l’asticoter sur ce soi-disant coup de froid, la perche était tendue et prête à être tirée; il se ravisa à la dernière seconde, et contenta d’un mince haussement de sourcils tout aussi éloquent. “Laisse-moi voir” lança-t-il en libérant un bras pour venir passer une main sur son front comme l’aurait fait un médecin pour l’examiner. “Ouuuh je crois que c’est très très sérieux.” Il hocha la tête d’un air entendu comme si ce qu’ils racontaient pour traduire leur était n’avait pas été un tissu de balivernes. “Je crois pas que ça va aller en s’arrangeant” confia-t-il en coulant ses doigts sous sa nuque quand elle posa ses lèvres chaudes sur sa clavicule, puis dans son cou. Il s’humecta machinalement les lèvres. Un peu plus tard, Jamie se demanderait s’il n’aurait pas été plus raisonnable de la laisser repartir tranquillement en ville, plutôt que de la détourner de ses nouveaux engagements professionnels pour lesquels elle s’était apprêtée avec application. Toutefois, pour l’heure, tout ce qu’il espérait c’est qu’aucun pensionnaire n’ait l’idée de débouler dans sa chambre sans s’annoncer. JJ aurait peut-être passé le mot concernant la présence d’Harper; mais certaines attitudes dans cette maison étaient difficiles à anticiper et l’idée d’investir dans un verrou lui traversa furtivement l’esprit. “Tu sais quoi? Je crois qu’on devrait rester enfermer tous les deux. Au cas où, tu vois”

Jamie mesurait combien sa chaleur corporelle n’était plus liée à la météo étouffante qui l’avait forcé à ouvrir la fenêtre en début d’après-midi, mais aux initiatives d’Harper et le besoin d’être proche d’elle; puis plus proche encore. La détente lui vînt soudainement: sans doute était-ce le murmure proche de son oreille qui lui donna envie d’enfouir son visage dans son cou, ou la tension de ses jambes étroitement mêlées aux siennes: qu’importe finalement; ses ardeurs devinrent bientôt évidentes à travers le mince tissu de son short. Jamie profita qu’elle se redresse sur un coude pour soulever un genou, et s’installer plus confortablement entre ses jambes. Après qu’elle se soit délestée de son t-shirt, il entreprit de couler ses mains le long de ses jambes, de ses cuisses, appréciant son contact tiède avec convoitise, pour finalement remonter sa jupe au-dessus de ses fesses et lui faire emprunter le même chemin que son haut. “Tu me dis, si quelque chose ne te plaît pas d’accord?” Jamie n’était pas timide, ni même intimidé. Il n’avait pas l’impression d’avoir besoin de l’être avec Harper; l’intimité qu’ils avaient partagé au cours des derniers mois était venue à bout des dernières parts de pudeur qui existait entre eux. Mais Jamie savait qu’elle était encore vierge; la déduction s’était imposée d’elle-même après qu’elle lui ait avoué n’avoir jamais ‘vraiment’ embrassé de garçons avant lui. Jamie n’avait quant à lui jamais pris la virginité d’une fille; les garçons en parlaient un peu entre eux, certains pour grossir les détails, d’autre pour simplement partager leurs expériences. Il n’avait pas envie de lui faire mal—il avait entendu que ça pouvait arriver. Il se doutait que l’expérience était logiquement différente pour une fille. Aussi veillait-il à ne pas se montrer trop entreprenant, trop rapidement, ni trop pressé, pour qu’elle se sente à l’aise.
Seul à être encore complètement habillé, il retroussa brièvement les lèvres avant de tendre les mains dans son dos pour tirer son t-shirt vers le haut, dévoilant une peau claire contrastée par son tatouage. Ses mains caressèrent doucement sa peau, et se coulèrent de la naissance de sa poitrine jusqu’à ses hanches. Ses pupilles remarquèrent les quelques hématomes que son altercation avec Candace avaient laissé; machinalement, il en effleura un du bout des doigts. “Pardon” s’excusa-t-il en la voyant grimacer. Il y claqua doucement ses lèvres, avant d’opérer comme un fidèle Finn Nelson.

“OK, attends, attends” souffla-t-il entre ses lèvres, interrompant le baiser langoureux qui s’était lentement initié un instant plus tôt. Il avait cru entendre du bruit dans le couloir, mais lorsqu’il tendit attentivement l’oreille, seule la musique qu’il avait lancée un peu plus tôt berça le silence. Il attendit une dizaine de secondes, devinant le regard d’Harper sur son profil. Il lui retourna un mince sourire. “J’ai cru entendre…” Il grimaça, avant de se détacher d’elle péniblement. “Attends. Juste, deux secondes. Ne bouge pas. Ne respire pas. Deux secondes.” Il abaissa les deux doigts qu’il avait tendus devant lui, et se glissa précipitamment hors du lit. Il savait qu’il n’arriverait pas à se concentrer complètement sur ce qu’ils faisaient quand la possibilité d’être interrompus continuait de le narguer dans un coin reculé de son cerveau. Le problème, réalisa-t-il en sondant circulairement sa chambre, c’est qu’il n’avait rien de suffisamment lourd pour bloquer un intrusion indésirée; et sa chaise de bureau, si utile d’ordinaire, n’était pas assez haute pour s’arc-bouter contre la poignée de la porte. Il n’avait jamais éprouvé un manque d’intimité aussi cuisant. Agacé, il entrebâilla très brièvement le battant pour vérifier que personne ne se trouvait actuellement au deuxième étage avant de la refermer et de tirer un coin de bureau de quelques centimètres. “OK, ça devra faire l’affaire” grommela-t-il, rasséréné malgré tout. Jamie récupéra un préservatif dans le tiroir de sa table de chevet en s’asseyant à nouveau sur le matelas, vérifia qu’il n’était pas endommagé—il avait connu un garçon qui s’était amusé à trouer bêtement ses protections, et la ‘surprise’ n’avait pas été transcendante. Il ne pouvait pas risquer ce genre d’accident.
“J’y vais doucement, tu me dis si tu as mal, OK?” murmura-t-il quelques instants plus tard avec l’impression de se répéter. Il la scruta encore quelques instants, comme pour lui laisser l’occasion de se rétracter si elle le désirait. Elle devait avoir une idée de ce à quoi s’attendre: après tout, elle n’était pas ignorante et les cours de biologie n’était pas une classe qu’elle avait l’habitude de sécher malgré un sérieux manque d’humour de la part du professeur Schumann. Il s’avança pour appuyer ses lèvres contre les siennes, et dans un même mouvement poussa délicatement du bassin.

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MessageSujet: Re: 06. [Pension Preston] Wild Hearts   06. [Pension Preston] Wild Hearts EmptyVen 3 Oct - 2:00

Harper donnait l’illusion de savoir exactement ce qu’elle faisait, quand en réalité, elle n’en avait pas la moindre idée. Elle avait choisi de basculer dans l’humour espiègle pour préparer Jamie à la suite des événements, se disant que déroger à leurs habitudes dans un moment pareil n’avantagerait pas la cause qu'elle s’était brusquement engagée à servir. Elle lui offrit ainsi l’occasion tacite de décliner sa proposition, juste au cas où il ne se sentirait pas encore prêt à franchir une étape qui, aux yeux de la blonde en revanche, se révélait atrocement séduisante à mesure qu’elle ressentait une multitude de petits fourmillements agréables se répandre par vague quelque part dans la région de son bas-ventre. Ses lèvres charnues semblaient avoir été chauffées à blanc, elle-même percevait l’effervescence dans ses mouvements maladroits quand elle foula subtilement la clavicule du jeune homme avec sa bouche, et que plus doucement encore, elle remonta le long de son cou pour l’embrasser sur la joue. Le bout de sa langue vint humecter l’ourlet pulpeux de ses lèvres, et pendant qu’elle pensait les soulager de l’excitation qui les engourdissait, elle s’aperçut à quel point elles étaient devenues sensibles après autant de baisers échangés.
Tandis que le rythme de sa respiration se cadençait pour mieux opérer un changement serein, à l’intérieur d’elle, l’étourdissement qui l’animait s’insinua, lui insufflant un tout nouveau genre d’impulsivité qu’elle ne s’imaginait pas pouvoir renier. Harper n’était pas venue voir Jamie dans l’espoir qu’il se passe quelque chose ; elle avait juste eu envie de le voir. La possibilité qu’un truc l’ait heurté à cause de cette histoire de bagarre n’avait fait que creuser un malaise entre eux qui n’avait pas lieu d’être. Les choses étaient claires, ils étaient rassurés tous les deux, et maintenant qu’elle avait goûté à une étreinte plus sensuelle que toutes celles d’avant, et qu’elle ressentait tous les symptômes d’une fièvre bien différente de celle qu’elle s’était amusée à simuler, elle avait du mal à épouser l’éventualité qu’il la repousse sagement en lui demandant de s’en aller.

Un remaniement de la liste de ses priorités s’était imposé à Harper au cours de ces dernières semaines, et sans qu’elle y accorde un réel intérêt en vérité, se laissant porter par souci de ne rien gâcher, elle prenait connaissance de la place que Jamie occupait désormais ; et il y avait fait un saut honorable, se retrouvant à flirter avec la première place. C’était très dangereux, parce qu’elle avait des responsabilités à côté, des frères à protéger et des tâches ingrates à accomplir. Des tâches ingrates qu’elle n’hésitait plus à délaisser pour favoriser les moments qu’elle passait avec lui depuis la fin du lycée. Les premiers temps, elle avait mis sur le compte de l’étourderie les quelques fois où elle avait oublié de faire des choses importantes, accusant gentiment Jamie de la distraire involontairement, mais la vérité c’était que Harper s’exemptait de plus en plus de ses corvées pour roucouler ; elle s’était même rendu compte que personne ne le lui reprochait – ses frères l’encourageaient. De ce fait, elle n’arrivait pas à se résonner, prenant plaisir à retrouver un peu d’insouciance en savourant une relation dans laquelle elle se sentait bien. Peut-être que Blake n’apprécierait pas son absence, et qu’elle la virerait pour manque de professionnalisme dès la soirée de demain, mettant fin à une rentrée d’argent dont elle avait absolument besoin. Cette idée l’aurait rendue furieuse jusqu’alors, mais Harper n’arrivait pas à s’en vouloir de préférer les caresses de son copain aux regards libidineux des clients du cabaret qui lui glisserait un ou deux billets dans son décolleté.

Commencer par se déshabiller se présenta à Harper comme la meilleure entrée en matière. Se redressant sous Jamie qui se calqua sur son entreprise en se positionnant plus adroitement entre ses jambes, elle enleva le t-shirt qu’elle avait prévu de changer avant d’aller travailler, comprenant que son initiative ne resterait pas sans réponse ; les fourmillements dans son ventre s’intensifièrent, lui provoquant un soubresaut fortuit lorsque le jeune homme y appuya son bassin. S’exposer à lui sans pudeur ne lui avait jamais posé de problèmes, même quand ils n’étaient pas en couple, ce fut donc le plus naturellement du monde qu’elle se délesta de l’encolure de son haut pour laisser ses longs cheveux bouclés frôler sa peau et retomber en désordre sur ses épaules. Harper n’était pas dotée d’une sensualité innée, même la musique qui se répercutait sur les murs de la chambre de Jamie paraissait plus provocante et indolente qu’elle ne le serait jamais. Pourtant, elle se surprit à onduler sensiblement des hanches pour rapprocher Jamie d’elle, se mordant la lèvre inférieure en se soumettant au poids de son corps tout contre son abdomen, puis contre sa poitrine, et quand elle sentit ses mains longer ses jambes et remonter sa jupe, elle baissa derechef la fermeture éclair arrière pour que son retrait par la tête se fasse sans obstacle. Elle s’en amusa au moment où elle leva de nouveau les bras, souriant à cette curieuse manière de se dévêtir. Tendant le cou pour caresser la bouche de Jamie avec la sienne, elle le rassura quant à son interrogation en murmurant entre ses lèvres qu’elle frôla avec sa langue, avant de l’embrasser furtivement.

« Promis. » Harper appréciait sa douceur. Ils n’avaient jamais explicitement abordé le sujet, mais Jamie n’était pas idiot, et il savait évidemment qu’elle était encore vierge. L’inquiétude qu’il semblait éprouver à l’idée de l’indisposer la mena à craindre de ne pas être suffisamment habile pour que l’échange qui se profilait soit – au moins – satisfaisant des deux côtés. Harper n’avait jamais été douce, et son manque d’expérience lui faisait justement penser qu’elle aurait besoin de beaucoup plus de temps pour révéler les hypothétiques trésors de délicatesse enfouis au fond d’elle. Et alors qu’elle était restée calme jusqu’à présent, alimentant son désir et celui de Jamie à coup de caresses gauches et de baisers languissant, son cœur commença à s’emballer et ses muscles se tendirent peu à peu. Pas assez cependant pour la laisser de marbre quand il retira son t-shirt à son tour. Elle l’aida à s’en défaire, pour mieux caresser avec ses deux mains d’abord ses épaules et les contours de son tatouage, puis son buste nu qu’elle entreprit d’étreindre avec ses lèvres, avant qu’il ne la fasse grimacer en touchant l’un de ses hématomes. Il répara son erreur en déposant un petit baiser dessus, incitant Harper à faire descendre ses mains encore plus bas sur son corps.

« Hey Jamie, relaaaax. » sussura-t-elle près de son oreille lorsqu’elle l’observa se tendre à son tour. Une main posée sur son visage, elle l’obligea à retourner la tête vers elle pour qu’il la regarde droit dans les yeux. Harper lui fit un sourire qui se voulait rassurant, cherchant la source de son anxiété dans ses pupilles translucides. Le sécuriser restait dans ses cordes, alors elle lui caressa tout doucement les cheveux, partant de son front jusqu’à sa nuque. Traversant le tout avec tendresse, elle enfouit son nez dans le creux de son épaule qu’elle respira discrètement. Elle comprit mieux son agitation à l’instant où il se leva – bien que ce brusque changement d’attitude fit naître en elle le sentiment absurde qu’elle s’y prenait mal –, et qu’il entrebâilla la porte durant quelques secondes. Harper ne pouvait que saluer cette précaution qui coupait l’herbe sous le pied aux colocataires de la pension – ils avaient un talent certain pour débarquer aux moments les moins opportuns.
Harper se redressa sur le matelas, laissant Jamie à son calfeutrage de fortune. Pivotant sur elle-même pour tirer le haut de la couverture qu’il avait reclaqué quelques minutes plus tôt, elle se glissa en dessous et se débarrassa de ses sous-vêtements qu’elle avait gardés jusqu’à maintenant. Coulant sa main la moins douloureuse dans la cascade de ses cheveux, elle laissa ses doigts suivre la longueur de ses mèches ondulées tandis qu’elle pinçait distraitement ses lèvres gonflées en s’enfonçant dans les draps, couvant du regard la démarche de Jamie qui fit une halte par sa table de chevet. L’emballage brillant du préservatif qu’elle distingua entre ses doigts rendit les choses soudainement plus concrètes, comme si le fait qu’elle soit nue dans son lit n’était pas une preuve tangible de ce qui allait se passer. Harper réprima un accès de panique étranger, et sentant une boule d’effroi se mêler aux papillons qui dansaient dans son ventre, elle se mura tout à coup dans le silence.

Un silence qui se rompit aussitôt qu’elle se mit à rire nerveusement. C’était un fait courant pour Harper de se mettre à pouffer dans les instants les plus importants de sa vie – juste parce qu’elle ne savait pas comment gérer l’amas de sentiments tarabiscotés qui se soumettait brutalement à elle, incapable d’être confrontée à plus de deux états d’âme à la fois. Jamie entre ses jambes, et les deux mains posées sur ses yeux maquillés, elle les fit glisser progressivement jusqu’à sa bouche qu’elle tâtonna en disant, la voix pleine de sourires.
« Je suis vraiment désolée, excuse-moi. J’arrête, je vais bien. » Elle arqua ses reins en s’ordonnant intérieurement d’arrêter de rire aussi fort, alors qu’elle sentait Jamie guider ses hanches dans la bonne direction. Et quand ses lèvres s’approchèrent des siennes, que sa respiration se suspendit pour accueillir le souffle du jeune homme sur son visage empourpré, elle ne put se contenir plus longtemps et éclata d’un rire spontané.
Mais consciente de son écart, Harper l’empêcha de faire le moindre mouvement pour se dégager. Elle pressa son omoplate droite avec sa main douloureuse, et ondoyant sous lui, elle reprit graduellement son sérieux « Excuse-moi. » répéta-t-elle calmement. Sa bouche s’assécha quand la vérité dépassa sa pensée, et qu’elle lui avoua à mi-voix, le regard fuyant instantanément sur le côté « C’est juste que je sais pas trop… je sais pas trop quoi faire. » Aussi, elle sentit le regard de Jamie sur elle, et la façon dont il scruta son visage, lui laissant quelques secondes pour se rétracter, chassa tout de suite l’embarras qu’elle éprouvait à l’idée de ne pas savoir y faire. Harper lui rendit son regard, et dans ce simple contact visuel, plus que dans les paroles qu’il lui murmura, elle eut l’assurance qu’il ferait tout son possible – et plus encore – pour que tout se passe bien, pour qu’elle ne se sente pas désemparée par le fait de ne pas être aussi érudite qu’il ne l’était sur le sujet.

Toute trace d’hilarité avait disparu. Très vite, la jeune femme retrouva ses lèvres. Tout chez elle coopéra pour laisser Jamie prendre les commandes. Rassurée par l’harmonie de gémissements lascifs et réciproques qu’ils se mirent à jouer, Harper oublia momentanément qui elle était, et une toute nouvelle sensualité se dégagea d’elle – une sensualité qu’elle réservait à une seule personne ; celle qu’elle sentait soupirer dans sa poitrine.

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