Choriste du mois


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 02. « Dream on »

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MessageSujet: 02. « Dream on »   Dim 17 Oct - 22:09


© Playgroundhustle & livejournal

« Dream on »
feat. Emma Pillsbury & Noah Puckerman

Puck sortait à l’instant du bureau de l’un des éducateurs du lycée McKinley, Elliott Meadows, qui venait de lui remonter les bretelles pour mauvais comportement. Autant dire que sa mauvaise humeur n’était pas passée, que du contraire. Ce jour-là, il avait eu envie de se venger sur quelqu’un, quelqu’un qui était vraiment responsable des ennuis qu’ils avaient tous en ce moment, pas sur le premier venu qui n’avait rien fait et n’aidait pas Puck à se sentir mieux malgré quelques humiliations gratuites. C’est pourquoi il s’était occupé personnellement de la nouvelle coupe de cheveux d’un des membres des Awesome Voices en lui étalant quelques aliments qui redonneraient brillance et souplesse de la racine jusqu’à la pointe. Epinards, entre autres, accompagnés de sauce brune peu agréable à l’odeur mais dont Puck était certain des effets bénéfiques. Pour son humeur, cela va de soi.

Depuis quelques temps, il ne se sentait pas bien dans sa peau et rejetait son mal-être sur les autres. Cela avait toujours été le cas. Lorsque Quinn cachait à tous que son enfant était de Noah, le jeune homme avait répliqué en lui rendant parfois la vie infernale, avec des insinuations pour l’obliger à dévoiler la vérité. Aujourd’hui, si sa relation avec Quinn avait dernièrement pris un nouveau tournant qui le rendait plus confiant, il s’inquiétait du moral de la jeune fille, et aussi de l’avenir des New Directions si elle les quittait. Et puis, cette nouvelle chorale le mettait dans un état de nerfs qui le rendait des plus ingérable au lycée. La chorale, c’était une des seules choses qui le rendaient heureux, qui lui donnaient le sentiment d’appartenir à un groupe, à une famille. Il ne voulait pas qu’il lui soit enlevé, pas parce qu’un idiot avait décidé qu’il était jaloux et ferait tout pour les détruire. Puck ne se laisserait pas faire, quoi qu’en disent les autres, et il se vengeait à sa façon… qui bien sûr, n’était que très rarement la bonne.

C’est ainsi qu’il se retrouva sur le chemin du bureau de la conseillère, Miss Pillsbury. Puck avait eu affaire à elle quelques fois, mais sans plus. Aujourd’hui, il allait s’agir pour elle de comprendre pourquoi Noah se comportait d’une telle façon. C’était ce que Meadows avait écrit sur un petit bout de papier, en relatant les derniers évènements en prime. Noah était censé le remettre à la conseillère, sans le lire, sauf qu’il ne s’était pas gêné.
Il marcha dans le couloir tranquillement, prenant son temps, s’approchant lentement du bureau de la jolie rousse. Miss P. était plutôt jolie dans son genre, bien que très coincée. Elle était aussi mal fagotée, et avait des sales manies - la petite blague de Puck à son collègue de chorale allait sûrement la dégoûter d’ailleurs - mais elle était mignonne. Puck avait toujours été attiré par les femmes plus âgées, du temps où il n’était pas avec Quinn, mais Miss P. était encore un peu jeune pour faire partie de cette catégorie. Toutefois, c’est un demi sourire aux lèvres qu’il frappa à la porte avant d’entrer dans le bureau entouré de vitres. Il tendit le bout de papier que Meadows lui avait remis, les yeux charmeurs. Il avait très envie de s’amuser.


J’vous promets, c’est pas un truc cochon, j’ai vérifié. Si ça avait été moi, j’aurais rien pu garantir, par contre…

Il s’installa sur la chaise, se mettant à l’aise, et fixa la jeune femme avec attention. Il avait envie de jouer avec elle, mais savait aussi qu’il y avait des limites à ne pas dépasser. Il ne les franchirait pas, mais il ne se gênerait pas pour lui laisser un petit souvenir de lui jusqu’à demain au moins.
Il haussa ses sourcils rapidement avant de les rabaisser, sous-entendant bien des choses que Miss P. risquait de ne pas tout à fait comprendre, sans toutefois en ignorer la nature. Le sourire ne quittait pas le visage du jeune homme.


Dernière édition par Noah Puckerman le Mer 17 Nov - 17:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 02. « Dream on »   Mar 19 Oct - 11:04

dream on, dream until the dream come true
(ou pas)


« Tu fais quoi ? » … « Je lis le dossier d'une élève et toi ? » … « Je pense à toi. On se voit ce soir ? 20h chez toi ? » … « Ok, à ce soir ! ». Emma laissa un soupir lui échapper lorsqu’elle mit son portable en veille, le remettant ensuite dans la petite pochette (propre) de son sac à main. Depuis peu, elle communiquait par texto avec Carl, découvrant les joies des nouvelles technologies grâce à son petit ami. Elle en recevait parfois plusieurs fois par jour, ce qui était intéressant quand elle n’avait pas le temps de le voir ou de lui téléphoner. Au moins, ils restaient en contact de cette façon. Sourire aux lèvres, elle reporta son attention sur le dossier de l’élève qu’elle lisait jusqu’à ce que Carl ne l’interrompe. Il s’agissait en réalité du dossier de Quinn Fabray, membre des New Direction, ou tout du moins aux dernières nouvelles. Emma la connaissait pour lui avait déjà parlé dans ce bureau, bien que cela n’arrivait pas souvent, mais aussi en venant supporter la chorale à différentes reprises au cours de l’année précédente. Cette année-là, la scolarité de l’adolescente avait été bouleversée par une grossesse ainsi que des hauts et des bas au niveau de sa popularité. Emma connaissait déjà beaucoup de la vie de Quinn par l’intermédiaire notamment des rumeurs qui circulaient sans cesse à son sujet – et ce, bien qu’Emma ne soit pas du genre à écouter aux portes, loin de là – ainsi que Will qui l’an dernier lui avait déjà parlé de l’élève à de nombreuses reprises, s’inquiétant pour elle.

Lorsqu’Emma referma pourtant le dossier, elle n’en savait guère davantage sur la jeune fille car elle avait déjà consulté toutes les informations qui y étaient inscrites. Levant un sourcil, elle se dit qu’elle devrait peut-être convoquer la jeune fille, une fois, dans son bureau pour voir comment elle allait. Oui après tout, ce serait le meilleur moyen de se renseigner sur son état d’esprit, bien meilleur que de se mettre à écouter les ragots, en tout cas. Satisfaite, la conseillère d’orientation se leva pour ranger soigneusement le dossier dans son tiroir, avant de se rassoir, notant par la suite sur un post it de ne pas oublier d’adresser une note écrite à Quinn pour lui proposer de passer dans son bureau. Ceci fait, elle jeta un coup d’œil aux grandes baies vitrées de son bureau donnant sur le couloir afin de vérifier qu’il n’y avait aucun élève en train d’attendre derrière la porte pour venir lui parler. Les couloirs semblaient vides, même si dans deux minutes, il serait plein d’adolescents s’affairant partout pour retrouver les salles de classes de leurs prochains cours. Lâchant un long bâillement, Emma plaqua sa main devant sa bouche. Ce n’était que le milieu de la semaine, et pourtant elle se sentait déjà épuisée. Le soir, lorsqu’elle allait dormir, elle avait beaucoup de mal à s’endormir, repensant sans cesse aux évènements de la journée ainsi qu’à ses problèmes du moment : les conseils qu’étaient venu lui demander les élèves, les soucis que lui causaient parfois l’administration dans son travail, la flash mob qui avait été son idée et qui, parfois, semblait se retourner contre elle comme cette fois-là quand Bryan avait débarqué en furie dans son bureau. Et puis, il y avait le sempiternel « problème Will ». Will ou Carl ? Will et Carl ? Telle était la question.

Soupirant de plus belle, elle chassa ces nouvelles idées de son esprit embrumé. C’était certainement la raison pour laquelle elle avait hésité à répondre positivement au dernier texto de Carl, non pas qu’elle ne désirait pas voir son petit ami, mais elle était si épuisée qu’elle n’avait qu’une envie : retrouver la douceur de son oreiller, et enfin passer une nuit complète ce qui n’était pas arrivé depuis plus d’une semaine déjà. Sentant un nouveau bâillement arriver, elle cligna des yeux, tentant de le refouler. Elle espérait tout du moins qu’en apparence, la fatigue ne pouvait se lire sur ses traits. Elle passa alors un doigt délicat sur la peau de ses pommettes, comme pour se rassurer que les cernes n’étaient pas assez importantes sur son visage pour qu’elle le sente au contact de sa peau. Toutefois, elle n’eut pas le loisir de s’attarder davantage à la question, car au moment où la lourdeur de ses paupières l’incita à fermer les yeux, on frappa à la porte. Sursautant, ne s’attendant certainement pas à voir débarquer un élève, elle se redressa sur sa chaise. Jetant un coup d’œil à la porte en question, elle découvrit Noah Puckerman, ou plutôt « Puck », la dévisager avec un grand sourire avant d’entrer dans la pièce. Il tenait dans sa main un bout de papier qu’il tendit à Emma. Les yeux pétillants il lui dit alors qu’il lui promettait que ce n’était pas quelque chose de cochon, qu’il avait vérifié, tout en ajoutant que si cela avait été de lui, il n’aurait rien pu garantir.

Intriguée, Emma prit le bout de papier. Il s’agissait en réalité d’un mot d’Elliott Meadows, un surveillant, lui faisant part du comportement de Puck. Visiblement, celui-ci s’était amusé à recoiffer un élève d’Awesome Voice à sa manière. Fronçant le nez de dégoût en imaginant ce qu’il avait bien pu mettre dans les cheveux du garçon, la jeune femme retrouva le regard de l’élève qui s’était tranquillement assis face à elle, haussant les sourcils d’un air énigmatique – ce qui ne présageait rien de bon. Se raclant la gorge, elle lui répondit :

    « Tu peux me dire pourquoi tu as fait ça ? Cela n’a rien d’amusant, tu sais. »

Malgré les insinuations du garçon quelques secondes plus tôt, Emma garda son sérieux, ne voulant pas se laisser déstabiliser par les remarques déplacées de Puck. La façon dont il l’observait ne lui disait rien qui vaille, mais elle avait l’habitude de ce genre de comportement de sa part : il avait la réputation d’être un tombeur et user de son charme sur les femmes plus âgées que lui ne semblait pas être un problème à ses yeux. Si seulement elle savait ce qu'il avait en tête, elle ne serait pas déçue...
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MessageSujet: Re: 02. « Dream on »   Mer 17 Nov - 18:03

La conseillère du lycée McKinley était quelqu'un de très pointilleux. A plusieurs occasions, Puck avait pu remarquer ses petites manies, son besoin maladif d'avoir tout sous contrôle, de ne rien laisser au hasard – sait-on jamais qu'il soit salissant, ce fameux hasard. Elle ne pouvait être naturelle deux secondes et avait du mal à jouer avec la spontanéité. Bien sûr, l'élève ne connaissait pas suffisamment la jeune femme pour se permettre de tels jugements, mais ce n'est pas le genre de choses qui l'eut un jour arrêté. Il la considérait comme un petit objet expérimental et aimait beaucoup faire de nouveaux tests en sa présence. Personne n'était comme Miss Pillsbury. Elle était unique en son genre. Et pour cette raison, Puck l'aimait beaucoup... à sa façon. Il avait du mal à ne pas profiter d'une personne comme elle, de titiller les limites du supportable chez cette personne, de la pousser dans ses derniers retranchements. C'était plus fort que lui. Devant un énergumène de la sorte, il fallait en profiter. C'était comme avec Kurt. Malgré l'amitié qu'il pouvait porter au garçon, il ne pouvait s'empêcher de le jeter dans les poubelles. C'était la réaction naturelle de Puckerman. Il fallait qu'il joue avec le feu.

C'est ce qu'il avait décidé de faire avec la conseillère, aujourd'hui. Il avait lu le mot remis par l'éducateur qui l'avait surpris en flagrant délit et au lieu de le faire en catimini, il préférait s'en vanter haut et fort, provoquant déjà les étincelles du brasier qui en découlerait plus tard. Pour autant, Noah Puckerman se permettait encore d'avoir quelques doutes sur la nature du brasier en question, et cette réflexion interne le fit sourire tandis que Miss P., après avoir lu le mot et s'être remise de la frayeur qu'elle avait eue en entendant frapper à la porte, lui demandait pourquoi il se comportait de la sorte. Elle ajouta même que cela n'avait rien d'amusant, et Noah tâcha du mieux qu'il put d'effacer son sourire... de la manière la plus hypocrite possible.
Scrutant la rousse flamboyante, il ne répondit pas tout de suite. Ses yeux plissés l'inspectaient minutieusement, il avait tout à coup un air méchant sur le visage, celui du garçon préparant un mauvais coup... celui qu'il avait souvent, finalement. Rouvrant les yeux un peu plus grands, il sourit à nouveau, se redressant dans la chaise sur laquelle il s'était affalé quelques minutes plus tôt. S'éclaircissant la gorge, le jeune étudiant se frotta doucement le crâne rasé avant de prendre la parole.


« Le but n'est pas d'être marrant, Miss P...illsbury. Voyez, ces copieurs d'Awful Voices n'ont que ce qu'ils méritent. Et s'il n'y a que moi pour rendre justice à la véritable chorale de ce lycée, je m'y attèlerai deux fois plus ! »

Il ne mentait pas pour cette partie-là, il ne laisserait jamais cette deuxième chorale qui n'avait aucun mérite les piétiner sans se défendre. Sa place, il l'avait trouvée au sein du Glee Club et il n'était pas décidé à laisser quiconque la lui enlever. Avait-il peur de la compétition ? Sans doute un peu. Mais il refusait surtout de risquer de perdre la seule chose qui l'avait jamais rendu heureux.
Toutefois, il ne voulait pas en rester là aujourd'hui, en présence de la conseillère. Décidé à la mettre dans tous ses états, quelle qu'en soit la nature, il se leva d'un bond, et repoussant les affaires qui le gênaient, il s'assit sur le bureau de la jeune femme, se tournant vers elle.


« Vous a-t-on jamais appris que la saleté pouvait aussi avoir un effet aphrodisiaque ? Pas la saleté pleine de poussière, évidemment. Mais le mot « dirty » n'a pas qu'une consonance ménagère... Un jour, je pourrais vous montrer toutes les significations de ce mot qui me donne des frissons rien qu'à son énonciation. Vous avez déjà joué avec de la cire ? C'est absolument crasseux... » lâcha-t-il, laissant le soin à la conseillère d'imaginer ce qu'il évoquait.

Il retourna s'asseoir dans son fauteuil et regarda la rousse. Il pouvait très bien s'imaginer dans ses bras. Elle n'était pas si vieille, mais elle semblait l'être dans la façon de s'habiller. Il était sûr de son coup quand il affirmait qu'elle serait une très bonne MILF... même si elle n'avait pas d'enfants.
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MessageSujet: Re: 02. « Dream on »   Ven 26 Nov - 22:12

En effet, Emma était bien loin de s’imaginer les pensées qui pouvaient parcourir l’esprit de l’adolescent face à elle en ce moment même. Pourtant, elle aurait du s’y préparer. La réputation de Puck n’était plus à faire : véritable womanizer du lycée, il semblait passer le plus clair de son temps à établir des stratégies pour attirer les filles dans son lit. Il fallait dire que ça marchait la plupart du temps : avec son corps musclé de footballer et ses yeux inquisiteurs mais surtout charmeurs, les filles avaient bien du mal à repousser ses avances. Emma, qui avait l’habitude d’étudier le comportement de ses élèves pour mieux les comprendre et conseiller par la suite, ne voyait pourtant rien du petit jeu que Puck commençait à jouer. De plus, elle était persuadée qu’il sortait avec Quinn Fabray dont le nom était toujours inscrit sur le post it qu’elle avait déposé sur son bureau quelques minutes avant que le garçon ne lui fasse cette petite visite. Posant soudainement la main devant sa bouche pour cacher un nouveau bâillement, la jeune femme jeta un regard à l’adolescent dont les yeux plissés la scrutaient d’un air qu’elle n’appréciait pas beaucoup. En général, lorsque les garçons dans son genre observaient le sexe opposé avec de tels yeux pétillants, ce n’était pas bon signe. Emma tenta de ne pas y prêter attention, attendant plutôt la réaction de Puck qui ne se fit pas attendre. En effet, après s’être éclairci la gorge, il lui dit que le but n’était pas d’être marrant mais de rendre justice à ce qu’il désignait comme étant « la meilleure chorale du lycée », à savoir les New Directions bien entendu.

Emma poussa un bref soupir. Elle détestait toute cette concurrence et cette haine entre les deux chorales du lycée, mais ne pouvait s’empêcher toutefois de penser que les New Directions étaient les seuls à mériter d’être reconnus. Tout en appréciant Bryan Ryan malgré ses élans de colère dont elle avait d’ailleurs été victime quelques semaines auparavant, elle ne pouvait imaginer meilleure chorale que celle qui existait déjà avant qu’il ne revienne au lycée. Il fallait dire que la conseillère d’orientation les avait toujours soutenus, n’hésitant pas à venir en aide à Will lorsque celui-ci fut viré de son poste de directeur de la chorale peu avant les Sectionals. Elle avait alors accompagné les douze élèves à cette épreuve et bien qu’elle se souvint avoir été légèrement dépassée par les évènements, avait apprécié ce moment qui lui avait coûté son mariage, bien que ce ne fut pas véritablement une grande perte. Si elle avait épousé Ken Tanaka, elle ne serait jamais sortie avec son dentiste… et n’aurait pas non plus eu cette brève aventure avec Will Schuester. Se concentrant de nouveau sur le visage de l’adolescent pour ne pas se perdre dans des pensées qu’elle préférait rejeter, elle s’apprêta à lui répondre lorsque celui-ci se leva brusquement, écartant les affaires soigneusement placées sur la surface lisse du bureau d’Emma, n’hésitant pas à s’y asseoir tranquillement ensuite.

Tournant le visage vers elle, il lui adressa alors des paroles si osées qu’elle en rougit. Elle l’observa, bouche bée, déglutissant avec difficulté. C’était la deuxième fois en quelques jours qu’un élève n’hésitait pas à lui faire des sous-entendus douteux. En effet, peu de jours auparavant Timothy Ainsworth n’avait pas hésité une seule seconde avant de lui faire un petit show tout en chantant certaines paroles douteuses. Emma commençait à se demander si les adolescents de ce lycée avaient un problème avec elle. Avait-elle fait quelque chose de spécial pour être l’objet de ces sous-entendus ? Alors que le garçon reprenait place sur son chaise face au bureau, elle leva les sourcils, ne tardant pas à lui répondre non sans hésiter à plusieurs reprises :

    « Hm, non, non je te remercie mais je pense, en fait j’en suis certaine, que je vais garder à l’esprit la consonance ménagère comme tu dis… Maintenant, si ça ne te dérange pas j’ai du travail à terminer avant de partir. »

Lui adressant un sourire, elle espéra qu’il ne s'attarde pas trop dans son bureau. Semblant de rien, les paroles du garçon n’avaient pas laissé la jeune femme indifférente. Même si elle ne s’en rendait pas (encore) compte…

*

Postés devant la porte de la jeune femme, Carl et Emma s’étreignirent une dernière fois. Ils venaient de passer la soirée ensemble dans son appartement, une soirée paisible au cours de laquelle Carl avait cuisiné, lisant la fatigue sur les traits d’Emma. L’homme passa ses doigts dans les mèches rousses de la jeune femme, le sourire accroché aux lèvres. Il serait bien resté plus longtemps mais ayant capté les bâillements à répétition d’Emma, ne préférait pas s’attarder afin qu’elle puisse se reposer. Cette dernière l’embrassa une dernière fois avant de le laisser partir. Refermant la porte de l’appartement, son regard balaya l’appartement parfaitement rangé. Carl avait rangé toute la cuisine avant de partir malgré ses protestations. Elle lui avait dit qu’elle le ferait elle-même mais il n’avait rien voulu savoir et lui avait presque ordonné de ne rien faire. Cet homme était vraiment une perle, elle en avait conscience. Un sourire béat dessiné sur ses lèvres, elle se dirigea sans plus tarder vers sa chambre. Après avoir passé plusieurs minutes dans la salle de bain, elle se jeta quasiment sur son lit, heureuse de pouvoir enfin céder à la fatigue. Ella avait adoré la compagnie de son petit ami mais cela ne l’avait pas empêché d’être si fatiguée qu’elle n’avait désiré qu’une chose : pouvoir reposer sa tête sur l’oreiller et tomber dans les bras de Morphée. Ramenant les couvertures vers elle dans lesquelles elle se lova, elle soupira de plaisir quand elle laissa retomber ses paupières…

*

La pièce était sombre, à peine éclairée. La jeune femme plissa les yeux. Elle était assise sur la chaise de son bureau, un paquet de dépliants posés devant elle qu’elle semblait trier malgré le peu de lumière. Elle ne savait pas depuis combien de temps elle était là, tout ce dont elle était certaine était qu’elle avait du travail et qu’elle ne pouvait pas encore quitter le lycée qui, d’ailleurs, semblait vide. Enfin, c’était toutefois l’impression que donnait la scène avant que la silhouette d’un adolescent ne se découpe dans l’obscurité….
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MessageSujet: Re: 02. « Dream on »   Dim 27 Fév - 1:14

A l'évidence, Miss Pillsbury avait été déconcertée par les remarques de Puck. Mission accomplie. Il aurait volontiers poussé la chose un peu plus loin, mais comme si elle le connaissait trop bien ou lisait dans ses pensées, la conseillère préféra mettre un terme à l'entretien assez rapidement. Peut-être était-ce signe qu'il avait touché là où il faut et qu'elle était mal à l'aise.
Hésitante, elle lui répondit sagement qu'elle préférait garder la consonance ménagère de la chose et il eut un petit sourire coquin aux lèvres, heureux qu'elle ait parfaitement compris de quoi il parlait auparavant, et histoire de la mettre encore un peu plus mal à l'aise. Elle le congédia ensuite en disant qu'elle avait du travail à terminer, et bien qu'il soit certain que ce n'était pas la réelle raison de la si courte durée de l'entretien, il se leva pour suivre ses conseils.


« Ce soir, en allumant une bougie sur le bord de votre baignoire pour vous détendre, je suis sûr que vous penserez à moi ! » lâcha-t-il, amusé de la voir si peu confiante.

Dommage, Puck avait envie de s'amuser et voilà qu'il était coupé dans son élan. Il ne manquerait pas de remettre le couvert si l'occasion se représentait, ce qui arriverait plus que certainement – après tout, les occasions sont faites pour êtres créées. Car Noah Puckerman, bien que suffisamment intelligent – malgré ce qu'il s'épuisait à faire pour démontrer le contraire – pour savoir que ses divers comportements ne le mèneraient jamais bien loin, ne pouvait vraiment pas s'empêcher de renouveler ses bêtises. C'était comme gravé dans son code génétique : il devait se montrer arrogant, parfois grossier, toujours supérieur, maîtrisant la situation. C'était là sa façon à lui de se protéger des autres, des plaies ouvertes durant son enfance et son adolescence, de tout le mal que le monde en général et le lycée en particulier pouvaient apporter.

Daignant enfin quitter le bureau de Miss Pillsbury, c'est un sourire aux lèvres et une promesse de revenir là où il s'était arrêté en tête qu'il ouvrit la porte et rejoignit les couloirs du lycée McKinley.


***

Le lycée était plongé dans l'obscurité. Il était tard dans la nuit et personne en rôdait plus à une heure pareille dans les locaux de l'école. Personne, sauf deux. La première, une conseillère rousse et charmante, était à son bureau en train de trier des papiers, comme si l'on était en plein jour et que cela était parfaitement normal. Elle ignorait totalement ne pas être seule.
La seconde, un jeune homme au crâne rasé, déambulait dans les couloirs, seulement vêtu de quelques... reliques. Il avait un sourire aux lèvres, la démarche assurée et son parfum suivait sa trace dans les couloirs qui le menaient au bureau de la première personne. Sa silhouette se dessina dans l'encadrement de la porte et il s'appuya contre le chambranle. Il observa silencieusement Miss Pillsbury qui n'avait pas encore remarqué sa présence.

La cigarette à la main, il fit aller son briquet et une petite flamme jaillit de l'objet, les braises de la cigarette laissant apparaître une petite lueur.


« Bonsoir Miss P. On travaille tard on dirait... » murmura doucement Noah, avant de tirer sur sa cigarette et de recracher la fumée de manière sexy et provocante. « Un peu de détente vous ferait du bien, qu'est-ce que vous en pensez. Nous sommes seuls, personne pour venir vous dire de travailler... ».

Il s'avança doucement et la lueur de la lune à l'extérieur qui éclairait doucement la pièce permit à la jeune femme de voir la tenue de son interlocuteur. Il ne portait qu'un shorty moulant à souhait, rose à coeurs, et une cravate rouge et dénouée sur le dessus. Son chapeau sur le crâne, il s'en saisit pour la saluer, avançant pour qu'elle puisse aisément le contempler.

« Un petit massage vous ferait-il plaisir, mademoiselle ? » demanda-t-il avec grâce.

Il s'approcha encore et passa derrière la jeune femme, posant ses mains sur ses épaules, la cigarette à la bouche. Il commença à la masser doucement, avant de faire descendre son gilet le long de ses épaules et d'écarter les pans de son t-shirt pour toucher directement sa peau.


« Je peux vous aider, Miss P. J'ai avec moi quelques échantillons de lingerie qui, j'en suis certain, vous plairaient et vous siéraient », annonça-t-il gaiement, sans prendre la peine d'être gêné par la question concernant l'emplacement où il détenait tout cela, étant donné son accoutrement.
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MessageSujet: Re: 02. « Dream on »   Jeu 10 Mar - 10:38

Les yeux de la jeune femme étaient toujours plissés tandis qu’elle essayait de reconnaitre la silhouette postée devant la porte de son bureau. Son visage n’exprimait pas la peur. Il aurait peut-être dû : après tout, qui était censé se balader dans McKinley High à une heure pareille ? Ca avait de quoi donner la chair de poule. Jusque là Ms P. avait été certaine qu’elle était la dernière personne au lycée. Le tri qu’elle devait faire dans ses dépliants l’occupait, et aussi méticuleuse et maniaque qu’elle était ce n’était pas le genre de travail qui ne lui prenait qu’une poignée de secondes. Voilà pourquoi la nuit était déjà tombée, à l’extérieur du bâtiment. La nuit était noire, si profonde qu’elle donnait une impression surréaliste, les quelques étoiles scintillant dans le ciel sombre de façon mystérieuse. Emma détacha son regard de l’encadrement de la porte où se tenait toujours la personne inconnue pour le poser sur la fenêtre donnant sur l’extérieur du lycée, levant un sourcil interrogateur. Quelques détails lui échappaient. Elle ne savait pas depuis combien de temps elle était là à trier ses papiers, ni la raison pour laquelle elle n’avait pas reporté ce travail au lendemain. Un frisson la parcourut ; non, elle ne se souvenait pas. Elle cligna des yeux quelques secondes avant de pousser un long soupir et de jeter un coup d’œil à ses pamphlets installés devant elle. Il y en avait de toutes les couleurs, des verts, des rouges, des jaunes, des bleus. Des clairs et des sombres. Avec ou sans dessins, mais toujours recouverts de phrases amusantes telles que « Proper wiping : A-B-C » ou encore « I still breastfeed… but how old is too old ? ». Un sourire fugace s’installa sur les lèvres de la conseillère d’orientation. Ces phrases la faisaient toujours sourire malgré elle.

Elle leva finalement un regard curieux vers la porte contre laquelle était toujours appuyé le mystérieux inconnu. Celui-ci finit par sortir de l’ombre et les yeux d’Emma s’étant finalement habitués à l’obscurité ambiante, elle le reconnut enfin. Le crâne rasé recouvert d’un chapeau, les yeux sombres pétillant de malice, des abdos bien dessinés sous une cravate rouge qui ne cachait pas grand-chose, un shorty à cœurs rouges en guise de « vêtemetnt » : Noah Puckerman venait de faire son entrée dans le bureau de la conseillère d’orientation, une cigarette coincée entre ses lèvres. Les yeux de la jeune femme s’écarquillèrent de surprise en le découvrant de la sorte, dans son bureau à elle. Elle ouvrit la bouche mais aucun son n’en sortit tant elle était abasourdie par cette soudaine apparition. Le garçon s’avança vers le bureau derrière lequel Emma était assise, un sourire énigmatique étirant ses lèvres vermeille. Il la salua d’un air langoureux, n’hésitant pas à tirer sur sa cigarette dont la fumée forma des nuages devant son visage. Il lui proposa un peu de « détente », s’approchant encore un peu plus d’elle. Emma ne dit rien, droite comme un piquet sur sa chaise, figée. D’un ton parfaitement détaché comme si c’était la chose la plus sensée qui lui venait à l’esprit, Noah lui proposa un massage avant de passer derrière elle. Le regard de la jeune femme ne put s’empêcher de se poser quelques secondes sur les abdos de l’adolescent, ouvrant de grands yeux ronds comme des billes. Ses pensées étaient confuses, elle ne comprenait pas ce qu’il se passait. Pourquoi Noah était-il habillé de la sorte ? Pourquoi la draguait-il ? Et pourquoi était-il ici, au beau milieu de la nuit ? D’ailleurs pourquoi elle-même était encore là ? Et… il fumait dans son bureau, aussi !

Un bon nombre de questions traversaient l’esprit d’Emma qui semblait particulièrement embrumé. Elle avait de la difficulté à avoir les idées claires, à donner du sens à toutes les questions qu’elle se posait. Et soudain, les mains de Noah se posèrent sur ses épaules et elle fit un petit bond de surprise sur sa chaise. Les questions s’évaporèrent aussitôt, laissant son esprit vide de toute pensée. Un nouveau frisson, et la conseillère crispée commença à se détendre, sous le charme. Ses paupières retombèrent et elle se laissa bercer par cette nouvelle sensation. Après quelques secondes, toutefois, ses pensées retrouvèrent leur chemin et elle sursauta de nouveau. Ce n’était pas Carl derrière elle, c’était un élève. Et Noah Puckerman, de surcroit, l’adolescent à la réputation sulfureuse. Que faisait-elle ? Avait-elle perdu la tête ? Elle leva un regard brun et confus afin de détailler les traits de l’adolescent et de se persuader que ce n’était pas bien, même si c’était agréable, de se faire masser de la sorte par un Apollon de dix-sept ans. Elle haussa les sourcils quand il reprit la parole, lui offrant aide et sous-vêtements. Elle se leva alors d’un bond et fit face à son interlocuteur à qui elle n’avait pas encore dit le moindre mot. Elle posa une main devant sa bouche, toujours aussi abasourdie par la tournure que prenaient les événements.

« Non non non, je te remercie je me sens parfaitement à l’aise comme… » Commença-t-elle avant de laisser sa phrase en suspens. Elle jeta un coup d’œil à son propre corps, se rendant compte qu’elle ne savait même pas ce qu’elle portait. Elle découvrit donc un t-shirt vert pomme légèrement décolleté au-dessus d’une jupe, également verte… mais néanmoins la jupe la plus courte qu’elle n’ait jamais porté de sa vie, et qui laissait découvrir ses longues et fines jambes. Elle jeta un coup d’œil à la chaise derrière son bureau et découvrit le cardigan que le garçon avait fait glisser le long de ses bras un peu plus tôt, pendant le massage. Fronçant les sourcils, elle reporta son attention sur son t-shirt et découvrit une inscription qui lui avait pourtant échappé lors du premier coup d’œil. Elle essaya de lire la phrase, qui était bien sûr à l’envers par rapport à son regard, et lorsqu’elle saisit le sens de la phrase, un élan de panique s’empara de la jeune femme. « Oh mon Dieu ! » Dit-elle, affolée.

Noah Puckerman. You see this name, you think dirty
Elle ne parvenait pas à y croire, comment pouvait-elle porter un t-shirt avec une telle inscription ? Elle dévisagea Noah et recula de quelques pas, le cœur faisant le grand huit dans sa poitrine. Déboussolée, elle jeta un nouveau coup d’œil au t-shirt, comme pour vérifier qu’elle n’avait pas imaginé une telle chose. Malheureusement, les lettres étaient toujours visibles sur son t-shirt, et lorsqu’elle posa un doigt tremblant sur celles-ci, elle put sentir la couture autour d'elles.

« Je… je pense que tu devrais partir… j’ai presque, hm, terminé de toute façon » Dit-elle à l’adresse de Noah, bien qu’elle n’osait plus poser son regard sur lui, rouge de honte.
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MessageSujet: Re: 02. « Dream on »   Jeu 10 Mar - 14:55

L'ambiance dans la pièce avait changé. Les deux seules personnes qui se trouvaient dans le lycée se jaugeaient, se regardaient, sans oser aller plus loin, sans laisser la passion dévorante faire surface, comme pourtant tout portait à le faire. Noah restait silencieux, attendant un geste, un signe. Miss P., que tout portait à fuir au plus vite, restait, incapable de bouger, de décoller ses yeux du jeune homme. Des yeux qu'elle avait écarquillés depuis le début de leur rencontre. Miss Pillsbury était du genre à ne pas assouvir ses fantasmes les plus profonds, et pourtant il semblait parfaitement à Noah qu'en cet instant précis, elle en mourait d'envie. C'était une personne qui ne se laissait pas vivre, et Puck était bien décidé en cette soirée romanesque à changer tout cela. Son amour pour la jolie rousse le dévorait, et leur entretien plus tôt dans la journée l'avait émoustillé, le décidant enfin à faire le premier pas, à sauter par dessus cette barrière qu'il y avait entre eux. Il lui ouvrirait les yeux déjà pourtant bien grands pour la faire sortir de sa coquille et lui faire vivre cet amour qui, il le savait, la rendait aussi folle que lui. L'attraction entre ces deux êtres se ressentait fortement, personne ne pouvait le nier. Surtout pas elle, lorsqu'elle parcourait ses plaquettes de chocolat bien faites.

Elle résistait tant bien que mal, figée, rigide comme à son habitude, et c'est ce qu'il aimait. Mais il se réjouissait déjà de détendre tout cela et de faire sortir d'elle tout ce qu'elle pouvait enfouir. Il la voulait et ce soir, il l'aurait. Il allait lui déclarer sa flamme trop longtemps éteinte, et faire revenir le feu ardent de leur amour au grand jour. Il allait faire d'Emma Pillsbury la femme la plus comblée. Elle connaitrait enfin le bonheur d'être aimée, celui d'aimer en retour, et de vivre la passion dévorante avec ardeur. C'était le dernier jour de Miss Pillsbury. Après ce soir, elle n'existerait plus. Laissant place à Mrs Puckerman, la MILF pas encore mère la plus excitante qu'il lui eut été donné de rencontrer.
Excité à la pensée de ce qui allait suivre, Noah en eut les mains qui tremblèrent tandis que la jeune femme se laissait aller sous ses doigts experts et doux.
Ses sursauts de surprise n'avaient rien d'étonnant, puisqu'aucun homme jusqu'alors ne lui avait donné de telle sensation. Ce n'est pas Schuester qui pouvait se vanter de l'avoir fait grimper au 7ème ciel, quant à Carl, il n'avait rien à envier à ce dernier, tout aussi nul pour apporter un peu de bonheur à la belle rousse.

Puck proposa à Emma des sous-vêtements afin qu'elle colle au contexte du moment. Il la voulait encore plus ravissante, si tant est que cela soit possible. Il la voulait sexy, pour lui démontrer ce qu'il pouvait lui apporter, ce que les autres ne lui avaient jamais donné. Il voulait lui faire ouvrir les yeux, et lui faire découvrir ses sentiments profonds à son égard. Emma se leva d'un bond, de plus en plus outrée par ce qui se passait. Mais Noah savait que ce n'était qu'une gêne cachant ses véritables envies. Il avait frappé exactement là où elle tentait de se cacher. Il la connaissait par cœur, connaissait ses moindres désirs. Et il allait les combler. Pourtant, elle essayait de résister. Céder à ses fantasmes n'était pas toujours facile. Parfois, on en avait honte et on tâchait de les enfouir, de les oublier, de faire comme s'ils n'existaient pas. Cependant, ils étaient si forts qu'ils rejaillissaient à un moment donné, pour tous. C'était le cas pour Miss P. ce soir, qui tâchait de ne pas les laisser revenir à la surface mais qui était finalement complètement dépassée par eux. Elle allait craquer, c'était plus fort qu'elle, et elle ne pouvait pas s'en sortir autrement. Une fois qu'elle aurait craqué, la libération serait jouissive... tout comme le reste.

Emma affirma être parfaitement à l'aise comme elle était, mais elle sembla surprise lorsqu'elle se posa la question de savoir comment elle était, exactement. Son t-shirt, sa jupe courte laissant entrevoir des jambes superbes dont Noah se délectait sans gêne, son cardigan laissé sur la chaise après que Noah le lui ait enlevé. Et puis, l'inscription sur son t-shirt. Comme si elle avait oublié ce qu'elle avait mis ce matin, elle cria de surprise en voyant le slogan qu'elle portait pourtant avec fierté cette matinée encore. « Noah Puckerman – You see this name, you think dirty ». Il avait été plutôt flatté de le voir ainsi, Miss P. déclarant officiellement et ouvertement ce qu'elle pensait de lui. C'est ce qui l'avait poussé ce soir à revenir et à lui déclarer sa flamme. Pourtant, elle semblait presque avoir oublié. Mais il était certain qu'elle ne faisait, une fois de plus, que de tenter d'enfouir ses sentiments.
Perturbée toutefois, elle recula de plusieurs pas et pris une teinte rosée tout à fait ravissante, bégayant qu'il devrait partir, qu'elle avait presque fini. Noah sourit. Il était à l'autre bout de la pièce, derrière le bureau de Miss Pillsbury, l'observant avec envie. Tout à coup, la porte derrière elle se referma, les enfermant tous les deux.


« Je comprends. Mais moi je n'ai pas fini. A vrai dire, je viens juste de commencer... » annonça-t-il, avant de faire un pas pour s'approcher du bureau. Sur ce dernier se trouvait un radio-cd, et il se pencha légèrement pour appuyer sur un bouton. Une musique se fit entendre. Les premières notes résonnèrent dans la pièce, et aucune parole n'accompagna la chanson. Noah se mit à bouger, d'une manière connue, parfaitement reconnaissable, tandis qu'il jouait avec son chapeau pour imiter le roi de la Pop. Le son de sa voix emplit le bureau, et les paroles enveloppèrent la belle rousse.



Ho...oh...

My life will never be the same
‘Cause girl, you came and changed
The way I walk
The way I talk

I cannot explain the things I feel for you
But girl, you know it’s true
Stay with me, fulfill my dreams
And I’ll be all you’ll need

Noah dansait au rythme de ses paroles, poussant les prospectus et autres stylos qu'Emma venait de ranger pour les faire tomber par terre et monter sur le meuble. Ses pieds flirtaient avec le Moonwalk et il était tout à fait attirant dans sa petite tenue, dansant Michael Jackson et le chantant à merveille. Arrivé au refrain, il sauta du bureau et se planta devant Emma, dansant et chantant en la frôlant, fixant ses yeux dans les siens, un sourire en coin et charmeur.

Oh, oh, oh, oh, ooh, it feels so right (Girl)
I’ve searched for the perfect love all my life (All my
life)
Oh, oh, oh, oh, ooh, it feels like I (Like I)
Have finally found her perfect love is mine (See, I
finally found, come on, girl)

You rocked my world, you know you did
And everything I’m gonna give (You rocked my world)
And there ain’t nothing we could find
Someone like you to call mine (You rocked my world)

You rocked my world, you know you did (Girl)
And everything I’m gonna give (I want you, girl)
And there ain’t nothing we could find
Someone like you to call mine

Il continua ainsi jusqu'à la fin de sa chanson, et lorsqu'il prononça les dernières paroles et que la musique s'arrêta, il était à genoux en face d'Emma. Il sortit d'on ne sait où un petit boitier, l'ouvrit, et prononça ces mots d'une voix adorable :

« Miss Pillsbury, voulez-vous m'épouser ? »
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MessageSujet: Re: 02. « Dream on »   Ven 11 Mar - 22:22

Ses joues étaient aussi empourprées que son esprit était embrumé. Emma Pillsbury fit de nouveau un pas en arrière, le cœur battant à tout rompre contre sa poitrine. La lueur brillant dans les yeux de Noah la perturbait, allant jusqu’à lui donner quelques frissons supplémentaires. En effet, le regard chocolat au lait de l’adolescent s’était perdu dans le sien, et la fixait avec une intensité troublante. Et c’était sans compter son sourire, toujours fièrement esquissé sur ses lèvres ; un sourire aguicheur qui ne laissait pas indifférente la chasseuse de microbes. Emma secoua la tête de droite à gauche, plus perturbée que jamais. Elle jeta un coup d’œil en direction de la porte de son bureau, paniquée. Et si elle prenait la fuite ? Après tout, il était clair que Noah ne partirait pas aussi facilement que ça : le sourire enjôleur toujours accroché à ses lèvres en était la preuve. Et Emma n’aimait pas ce qu’elle ressentait. Cela la terrifiait. Car oui, elle ne pouvait s’empêcher de trouver le garçon de dix-sept particulièrement sexy et bien qu’elle soit l’une des personnes les plus raisonnables de cette ville, voir de ce pays, elle n’avait aucune envie de donner de faux espoirs au garçon en restant à ses cotés. Elle fit donc un pas en direction de la sortie, se sentant toute chose à cause des cœurs sur le shorty de Noah.

Elle s’apprêtait à continuer à marcher afin de sortir quand la porte se ferma soudainement, claquant si fort que cela fit sursauter la conseillère. Celle-ci jeta un regard effrayé en direction de Noah qui observait lui aussi la porte, sans se départir de son sourire. Il détourna alors son regard et l’ancra au sien. Cela perturba une nouvelle fois la conseillère qui, dans un premier temps, ne parvint pas à se détacher de la flamme qui dansait dans les yeux du jeune homme. Elle resta immobile quelques secondes, incapable d’esquisser le moindre geste, avant de se remettre peu à peu en mouvement. Elle fit une grimace et quitta enfin les prunelles du bel Apollon. Son regard se dirigea vers son t-shirt. Elle brûlait d’envie de cacher cette fichue inscription, ou carrément d’enlever le t-shirt, tant elle était gênée. Malheureusement, une telle action n’était pas possible en présence de Noah car elle était à peu près certaine que si elle faisait une telle chose, il lui sauterait tout de suite dessus, tel un chien enragé qui n’a pas mangé depuis des semaines et à qui l’on tend un morceau de viande bien fraiche. Brrr, elle en frémissait d’avance – et pas de passion, mais de peur. Quoique. Elle roula des yeux et croisa les bras devant sa poitrine, ce qui permettait de cacher plus ou moins le texte. Elle ne savait pas d’où venait ce petit haut, mais il était certain que lorsqu’elle rentrerait chez elle, elle le jetterait directement aux ordures. Imaginez un peu que Carl le voit. Ou pire, Will.

La voix de Noah brisa enfin le silence. Il lui dit qu’il n’avait pas terminé car, bien au contraire, les choses ne faisaient que commencer. Commencer. Ce mot résonna dans l’esprit de la conseillère tandis qu’il s’approchait du bureau. Il se dirigea vers un radio-cd – dont Emma ignorait l'existence et aurait juré ne jamais avoir vu dans son bureau auparavant. Ses yeux s’écarquillèrent davantage. C’était vraiment étrange, d’abord le t-shirt à l’inscription coquine, puis la porte qui claqua et enfin un radio-cd qui apparaissait comme par magie dans son bureau. Elle cligna plusieurs fois des yeux mais se rendit compte que sa vue ne la trompait pas… malheureusement. Les premières notes s’élevèrent dans la pièce et Emma tendit l’oreille, curieuse, mais bien trop surprise pour prononcer le moindre mot. Noah se retourna alors vers elle, dégagea tous les prospectus qu’elle avait mit tant de temps à trier (ou tout du moins était-ce l’impression qu’elle avait) et qui avaient recouvert la surface de son bureau, grimpa sur celui-ci et commença à chanter tout en dansant et se déhanchant devant elle de façon presque provocante, comme si c’était pourtant la chose la plus naturelle au Monde. Emma ne put s’en empêcher et plaqua ses mains contre sa bouche. S’il était possible que ses yeux soient encore plus grands ouverts, alors ils le furent. Elle en oublia le t-shirt tant elle était surprise et décontenancée. Le show de l’adolescent n’était pourtant pas désagréable, bien au contraire. Jouant avec son chapeau, Noah imitait Michael Jackson dans ses pas tout en chantant de sa voix suave. Toujours aussi embarrassée, Emma ne savait plus où se mettre. Et les paroles de la chanson ne l’aidaient pas beaucoup.

Elle parvint à détacher son regarder de Noah l’espace de plusieurs secondes pendant lesquelles elle observa la porte, se demandant si elle parviendrait à la forcer si elle essayait. Hm, avec ses petits bras et le peu de force qu’elle avait, elle n’était pas certaine de pouvoir compter là-dessus. Elle entendit alors un petit bruit et se retourna aussitôt vers le jeune Puckerman qui venait de descendre du bureau. Il se dirigea directement vers Emma et dansa près d’elle, continuant à chanter tout en se frottant contre elle. Oh mon Dieu ! Après avoir légèrement louché sur ses abdos (oops), la jeune femme détourna au loin le regard, plus gênée que jamais. Elle attendit patiemment la fin de la chanson sans bouger. Il lui semblait que son propre cœur dansait au rythme de la musique, tambourinant de plus en plus fort contre sa pauvre poitrine qui allait finir par exploser. Mais la musique s’arrêta bientôt et le visage aux pommettes toujours aussi enflammées d’Emma se tourna vers Noah. Elle entrouvrit les lèvres, prête à répliquer, quand il se mit soudain à genoux devant elle. Alerte ! Il ouvrit alors un petit boitier qu’il ouvrit devant elle. Alerte, alerte ! Et il lui posa alors LA question. Celle qu’Emma avait entendue une seule autre fois dans sa vie, et de la part d’un homme (très très) peu séduisant, contrairement à Noah. « Miss Pillsbury, voulez-vous m’épouser ? ».

La jeune femme laissa un petit cri s’échapper d’entre ses lèvres. Un cri de panique, mais surtout un cri de surprise. Mais que se passait-il ? Le Monde tournait à l’envers, ce soir-là, ou quoi ? Elle n’y comprenait plus rien. Tout ce qu’elle voyait désormais était le regard pétillant de Noah. « Oh mon Dieu » lâcha-t-elle pour la seconde fois de la soirée, et en peu de temps de surcroit. Elle fit un pas en arrière et se retrouva coincée car elle venait d’atteindre l’un des murs de la pièce. Ses yeux étaient toujours grand ouverts, tout en rondeur. « Mais q-que, quoi, pardon ? » bégaya-t-elle, plus confuse et abasourdie que jamais.

Une chose assez étrange se produisit alors à ce moment là. La jeune femme cligna des yeux et lorsque son regard se stabilisa de nouveau, le jeune homme agenouillé face à elle avait disparu, laissant place à une autre personne. Will Schuester. Hallucinant complètement, elle ne voyait plus Noah mais Will. Elle fronça les sourcils et fit quelques pas dans la direction du garçon, ou plutôt de l’homme qui avait remplacé ce dernier. Elle s’approcha encore un peu, arrivant enfin à la hauteur de son interlocuteur qui portait lui aussi une cravate nouée autour de son cou, un shorty à cœurs rouges et un chapeau sur un crane qui n’était pas rasé. Elle ne pouvait pas en croire ses yeux ! Certaine que ses yeux lui jouaient un vilain tour (et elle n’avait pas tort), elle voulut vérifier par elle-même et avança une main frissonnante vers le visage de Will-Puck. Et au moment où ses doigts caressèrent la joue de Will, celui-ci redevint Puck et Emma fit un bond.

« Noah ? » Demanda-t-elle d’une voix fluette et tremblotante. Elle jeta un coup d’œil au boitier qu’il tenait toujours en main et pour une raison inconnue, la jeune femme le prit entre ses mains, contemplant le bijou qui y reposait dans son écrin. Son cœur s’était enfin calmé mais elle était certaine que dès que Puck se relèverait, il repartirait dans une course affolée. Un sourire se dessina sur ses lèvres tandis qu’elle observait le bijou comme une petite fille émerveillée devant mille-et-une poupées. Elle s’approcha alors de Noah. Ses joues avaient repris la couleur pourpre qui avait pourtant disparu pendant qu’elle contemplait la bague. Elle secoua la tête, affolée. « Je n’y comprends plus rien, je ne sais pas ce qu’il m’arrive je dois certainement être en train de disjoncter, il n’y a pas d’autre alternative possible » pensa-t-elle à voix haute. Elle croisa encore le regard de Noah et fut subjuguée l’espace d’une seconde, avant de se souvenir de son identité. Mais oui Emma, rappelle-toi : Noah Puckerman, coureur de jupons de dix-sept ans qui craquait sur les lycéennes comme sur les femmes… un peu plus âgées. Elle haussa un sourcil énigmatique. « C’est troublant » conclut-elle, sans même s’apercevoir qu’elle venait de dire une nouvelle fois ce qu’elle pensait à voix autre. Troublant. C’était le mot.
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MessageSujet: Re: 02. « Dream on »   Sam 12 Mar - 2:48

Elle voulait s'échapper, la petite Pillsbury. Elle n'osait affronter ses envies, encore une fois. Elle voulait fuir, ne pas faire face, enfoncer la tête dans le sable et croire que tout allait pouvoir se passer ainsi, sans conséquence. Mais c'était sans compter sur la détermination de Noah Puckerman. Elle devait s'en douter, il n'allait pas la laisser s'enfuir comme ça. Il ne la lâcherait pas. Jusqu'à ce qu'elle daigne enfin s'avouer à elle-même ce qu'elle ressentait. Il y avait encore du chemin, cela dit. La rousse était profondément... coincée. Noah avait plus d'un tour dans son sac et des ressources à revendre, certes, mais il allait devoir sortir l'artillerie lourde pour venir à bout de la Pillsburette. Elle ne pouvait pas partir. Elle avait voir sa demande, et elle allait finir par dire oui.

C'est ce qu'il se disait, à cet instant précis où il ouvrait le petit écrin, demandant à la conseillère de l'épouser. Elle allait dire oui. Elle ne pouvait que dire oui, pas vrai ? A vrai dire, la première expression de Miss P. ne fut pas exactement ce que Noah attendait, mais... il allait faire avec, elle était surprise. Elle ne serait pas Miss P. si elle avait souri, pris l'anneau et avait lâché un grand oui. Il ne fallait pas non plus en demander trop. Non, jusqu'à présent, la réaction de la jeune femme était tout ce qu'il y avait de plus... pillsburien.
Coincée à présent contre le mur à force de vouloir fuir – et Noah espéra très fort que tout à coup elle ne puisse se mettre à passer au travers – elle se contenta de demander ce qui se passait. C'est vrai, c'était surprenant. Car Noah n'avait, jusqu'alors, jamais démontré son amour pour la jeune femme. Il n'avait eu d'yeux que pour Quinn Fabray, la petite blonde qu'il avait même mise enceinte. Mais... tout le monde savait que Puck préférait les femmes plus mûres. Et bien que Miss P. ne fasse pas vraiment partie de la catégorie qu'il visait habituellement, il se sentait depuis peu inexorablement attiré par elle. Son visage fin, ses yeux ronds comme des billes, qui ne cessaient de s'agrandir au fur et à mesure de leur entrevue si bien que Puck se demandait s'il finirait la soirée à les chercher, roulant sur le sol dans tous le lycée à force de voir les paupières de la jeune femme s'écarquiller, ses cheveux soigneusement coiffés avec amour et précision, sa peau de pêche, diaphane, ses petits vêtements étriqués, vieux comme le monde, ses mains si délicates, agrippant chaque chose avec une précaution si particulièrement étudiée... rien n'était laissé au hasard, et tout en elle plaisait à Puck... qui se trouvait sans doute être l'être le plus opposé à sa dulcinée dans ce monde. Mais les opposés ne s'attirent-ils pas ? Puck aimait le sexe, Miss P. n'y avait jamais goûté, et il pourrait lui faire découvrir tout ce qu'il savait. Miss P. était d'une propreté et d'une hygiène inégalable quand Noah était, non pas dégoûtant, mais somme toute normale... ce qui revenait à dire qu'il était dégoûtant pour la demoiselle. Noah était jeune, quand Miss P. était... un peu plus âgée. Elle n'avait pas d'enfant quand l'adolescent en avait déjà un. Bref, rien dans ces deux êtres ne pouvait être plus éloigné. Et c'est ce qui l'attirait inexorablement vers elle, comme un aimant.

Noah attendait toujours, perché sur son genoux, la bague tendue vers la jeune femme, qui cligna à plusieurs reprises, comme si elle venait de voir un fantôme. Tout à coup, elle semblait frappée par on ne sait quel mirage, et elle daigna s'approcher. Elle tendit la main vers Noah, et lui frôla la joue... puis sursauta, l'appelant par son prénom comme si elle était surprise de le voir là. Pourtant, elle prit l'écrin, regardant la bague avec une certaine admiration. Noah sourit, ravi, tandis que la jeune femme contemplait le bijou, souriant de mille feux. Elle s'approcha à nouveau de lui, disant qu'elle ne comprenait rien, qu'elle devait être en train de disjoncter. Puck entendit par là : rêver. Normal, elle venait d'être demandé en mariage par le plus beau jeune homme du lycée. Cela en troublerait plus d'une, comme elle venait de l'affirmer, n'est-ce pas ?

Noah se releva, décidé à poursuivre sa quête de la conseillère mariée. Une quête qu'il savait longue et difficile, mais qu'il était déterminé à mener à bien. Il prit la bague des doigts de la jeune femme, et la lui passa.
Puis, la plaquant au mur, il l'embrassa à pleine bouche, y mettant tout son cœur, avec tendresse et passion. Un baiser sulfureux, qui attendait de passer à l'action depuis longtemps, et dont elle se souviendrait, assurément.
Puck s'écarta après quelques secondes, le souffle un peu plus court qu'auparavant, et il déclara, regardant à nouveau la bague :
« C'est parfait. Elle est parfaite. Venez, je vais vous montrer quelque chose, si vous n'êtes pas convaincue... ce qui ne saurait tarder. »

Prenant Emma par la main, il l'emmena en dehors de son bureau. Il la fit passer devant lui, et lui donna une petite tape sur les fesses pour la faire avancer, ricana un coup avec amusement, et la guida vers une salle de classe.
Là, plusieurs bancs et chaises étaient présents, en face desquels se trouvait un bureau. A côté de celui-ci, une petite étagère équipée de roulettes portait une télévision, munie d'un magnétoscope. Puck le tira pour placer le poste au centre de la classe, et fit signe à Emma de s'asseoir.


« Après ce petit visionnage, vous n'aurez plus aucun doute... » affirma-t-il, sourire aux lèvres.

Le jeune homme plaça une cassette sortie de nulle part dans le magnéto, et le lança. La vidéo mit un moment à apparaître. Soudain, on entendit une voix parfaitement reconnaissable. Celle d'Emma Pillsbury.

***

Emma était vêtue d'une énorme robe à froufrous, blanche, équipée de volants tous plus impressionnants que les autres. Elle avait un sourire jusqu'aux oreilles, et un couteau à la main, prête à découper l'énorme gâteau rococo qui se trouvait devant elle.


« Puckie, mon chéri, vient m'aider à couper le gâteau des mariés... il me semble que c'est nous, non ? » lança-t-elle en riant joyeusement.

Une silhouette apparut, se dessinant peu à peu. Noah Puckerman était difficilement reconnaissable, quand il était muni de cheveux. C'était le cas, en plus du smoking bleu roi orné d'un nœud papillon à paillettes, tout comme le rebord de la veste du jeune homme. Noah serra Emma contre lui, lui fit un baiser, puis l'aida à couper le gâteau. Des applaudissements se firent entendre, et en arrière-plan, l'on put distinguer un homme à la choucroute impressionnante sourire amoureusement à une femme vêtue d'une robe dotée de deux lignes blanches de part et d'autres. L'image se flouta, laissant place à une autre scène.

***

Emma était assise dans un canapé, avachie, le ventre prêt à éclater. Noah passa derrière elle et vint caresser l'arrondit, tendrement.


« Si c'est une fille, nous l'appellerons Sue. Si c'est un garçon, ce sera Will... »

Emma sourit, et Puck acquiesça. L'image se flouta à nouveau.

***

Emma et Noah se trouvaient dans la cuisine. Le jeune homme, quelques années de plus, était assis à la table, accompagné d'une petite fille blonde et d'un petit garçon châtain. Dans une chaise haute, un troisième enfant, encore bébé, jouait avec sa cuillère en bois. Blonde comme le blé, la petite fille arborait un petit air sadique sur le visage.


« Dulcinée, tu as besoin d'un coup de main ? » demanda Puck à Emma. Celle-ci acquiesça.

Noah se tourna alors vers son aînée. Elle avait un visage d'ange, comparé à sa sœur. Ses cheveux blonds lui tombaient sur les épaules avec grâce. Elle avait un petit sourire malicieux. Sa voix était douce, calme. Mais elle ne se laissait pas marcher sur les pieds par son petit frère.


« Quinn, ma chérie, veux-tu donner un coup de main à ta mère ? »

La petite fit un oui de la tête et alla sagement aux côtés de sa mère, profitant que les parents avaient le dos tourné pour faire une grimace à son frère, qui lui faisait un pied de nez.

Ce que vit parfaitement Noah, qui le réprimanda. Le petit garçon était châtain de cheveux. Des cheveux particulièrement abondants et bouclés. On aurait presque dit une grosse choucroute sur son crâne. Pour cela, il n'avait jamais tenu de son père, qui portait à nouveau la crête.


« Will, cesse tes bêtises, veux-tu ? » le gronda son père.

Will rouspéta un instant, mais ce fut au tour de la dernière de se faire entendre. Elle gigotait dans sa chaise, mécontente qu'on ne lui prête pas attention. Lançant un regard noir à son frère, elle lui tira elle aussi une langue, et en tira une à son père aussi. Puis, elle lança sa cuillère sur sa mère.
La blondinette aux cheveux courts portait un pantalon et une petite veste assortie. Tous deux arborant deux lignes blanches de part et d'autres.


« Sue ! Arrête ça tout de suite ! »

L'image se flouta une dernière fois, et la vidéo s'arrêta.

***

Puck se tourna vers Miss P., la vidéo terminée.


« Alors ? La réponse est oui ? »
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MessageSujet: Re: 02. « Dream on »   Lun 14 Mar - 19:37

Malgré les dernières paroles de la conseillère d’orientation, Noah l’observait toujours avec intensité. Et autant dire que pour la jeune femme il n’était pas facile d’éviter ce regard inquisiteur qui semblait vouloir dire bien des choses. Emma avait bien du mal à comprendre ce qui lui arrivait. Après tout, Noah Puckerman n’avait jamais montré beaucoup d’intérêt pour elle, plus occupé à courir derrière les donzelles portant leurs tenues de Cheerios, plutôt que venir lui faire la cour, à elle, membre du personnel de l’école, vingt-neuf ans et même pas libre sentimentalement parlant. Pourtant il était là, dans son bureau, torse nu sous une cravate, portant un shorty à cœurs rouge. Emma jeta un coup d’œil à la petite boite contenant le bijou, l’air perplexe. Peut-être était-ce une sorte de jeu ? Peut-être qu’elle était tout simplement la prochaine fille que Noah voulait mettre dans son lit, afin de l’ajouter à son tableau de chasse déjà bien rempli ? Emma ne savait pas. Ou ne savait plus. Elle était trop confuse, les questions se bousculant dans sa tête sans réponses. On ne l’avait jamais abordée de la sorte auparavant. Il y avait bien eu quelques sous-entendus, par-ci par-là, comme la fois où Finn lui avait dit qu’en portant des lunettes, il pourrait regarder sa poitrine sans qu’elle ne le remarque… Ou quand Timothy Ainsworth lui avait une petite démonstration très « hot », dansant sur une table tout en chantant les paroles d’une chanson… inappropriée. Oui, il y avait eu des sous entendus. Toutefois, ça n’était jamais aussi loin que ça. Car ce soir-là, elle se retrouvait avec un garçon lui demandant carrément de l’épouser… Oui, en effet, elle devait tout simplement disjoncter. Il n’y avait pas d’autre solution.

Le sourire installé sur ses lèvres quelques secondes auparavant s’effaça et Emma se remit à paniquer après cette brève pause. Le fait d’avoir « vu » Will l’avait rassuré, mais maintenant qu’elle avait compris que ce n’était qu’un pur produit de son imagination, une imagination maligne et sadique qui lui en faisait voir de toutes les couleurs ce soir-là, la réalité des choses vint bousculer une nouvelle fois ses pensées. Elle qui était toujours si ordonnée semblait désormais perdue. Les secondes défilèrent tandis que son regard était toujours posé sur la jolie bague dans l’écrin. Elle finit par lever ses grands yeux bruns vers Noah et vit le sourire occupant toujours ses lèvres. Il prit doucement la bague qui se trouvait dans son petit boitier et la passa au doigt d’Emma. Cette dernière ne réagit même pas, bien trop surprise par la situation. Elle fronça les sourcils tout en le dévisageant avec la même curiosité. C’est à ce moment précis qu’elle se rendit compte qu’il avançait vers elle, un air déterminé sur ses traits, la lueur qu’Emma avait déjà remarqué, brillant toujours dans ses yeux. Emma n’eut même pas le temps de faire un nouveau pas en arrière, tant il fut rapide. Il la plaqua contre le mur et posa ses lèvres contre les siennes, l’embrassant soudain avec ardeur. Emma ne pouvait pas faire un seul geste, ses petits bras ne faisant pas le poids contre l’étreinte du garçon. La première pensée qui lui traversa l’esprit lorsque les lèvres de Puckerman avaient commencé à s’agiter contre les siennes, pouvait se résumer en un seul mot : Will. Puis Carl. Emma, dont les yeux étaient plus écarquillés que jamais, essaya de bouger ses bras pour fuir le garçon, en vain. Alors elle se laissa faire, n’essayant plus de s’échapper, voyant que de toute façon tous ses gestes étaient inutiles. Elle vit les paupières de Noah retomber tandis qu’il l’embrassait à pleine bouche. Une seconde passa avant qu’Emma ne soit de nouveau désarçonnée par une nouvelle hallucination. Une fois de plus, le visage de Puck avait laissé place à celui de Will et quand Emma reconnut les traits du professeur d’espagnol, son cœur repartit de nouveau dans tous les sens. Ce baiser avait désormais un autre goût. Un goût nostalgique, qui rappelait à Emma les autres baisers échangés avec celui qui, pendant un temps, avait été son petit ami et pendant longtemps, celui qu’elle aimait en secret. L’image de Carl s’évapora de son esprit au moment où doucement, la conseillère répondit au baiser. Cela ne dura qu’une seconde. Deux, tout au plus. Se rendant compte de ce qu’elle faisait, elle fit cesser le baiser et parvint à dégager suffisamment son visage du sien. Elle ouvrit ses yeux et Noah lui faisait face. Un sourire illuminait son visage. Il était radieux.

Emma fit une grimace, se rendant compte qu’elle s’était encore fait avoir. Cette soirée tournait au véritable cauchemar pour celle qui ressentait déjà des remords. Elle avait l’impression d’avoir trahi Carl et ne s’en remettrait probablement jamais. Noah jeta alors un coup d’œil en biais vers la bague, déclarant qu’il la trouvait parfaite et qu’il devait lui montrer quelque chose. Emma resta muette, incapable de prononcer le moindre mot. Le poids des regrets pesait toujours sur ses épaules et quand il lui prit la main, elle se laissa tout simplement faire. Elle était légèrement dans les vapes, tout se passait définitivement trop rapidement pour elle, elle n’avait pas le temps d’y réfléchir car à chaque fois, une nouvelle chose venait l’en empêcher. Noah la fit passer derrière lui et osa lui faire une petite tape sur les fesses histoire de la faire avancer. Emma gémit, se rendant compte que le garçon pensait vraiment qu’elle approuvait son comportement. Certes, elle ne pouvait pas dire qu’il était repoussant, bien loin de là… si ça avait été Jacob Ben Israël, cela aurait fait longtemps que la conseillère serait partie en courant, hurlant dans tout le lycée jusqu’à en perdre la voix. Noah était séduisant : elle ne pouvait pas le nier. Pourtant, elle n’avait pas le droit de se laisser faire. Tout d’abord car elle ne pouvait pas sortir avec un élève, ensuite parce qu’elle était déjà en couple, et pour finir parce que Noah et elle étaient bien trop opposés.

Ils arrivèrent dans une nouvelle salle de classe, non loin du bureau d’Emma. Celle-ci demeurait toujours silencieuse. Elle avait presque envie de se pincer pour voir s’il s’agissait d’un rêve… Presque parce qu’elle trouvait que tout paraissait bien trop réel pour que cela ne soit qu’un songe. Noah attira la jeune femme jusqu’au milieu de la classe et elle s’assit sur une chaise pendant qu’il mettait une cassette dans le magnétoscope, un grand sourire aux lèvres. Une voix s’éleva alors dans la pièce, et en reconnaissant la sienne, Emma haussa un sourcil. Elle se vit alors à l’écran. Elle était vêtue d’une robe de mariée et avait un couteau dans les mains, s’apprêtant à couper les parts du gâteau. La Emma qui se trouvait devant la vidéo en resta bouche bée. A l’écran, elle demanda de l’aide à Puck, qu’elle surnommait « Puckie », pour le gâteau. Il arriva vêtu d’un costard avant de l’enlacer et de l’embrasser. Et quand les applaudissements retentirent dans la salle, la scène devint floue, laissant place à une seconde scène. Cette fois, elle était enceinte, et Noah caressait le ventre arrondi. Emma, celle qui ne se trouvait pas à l’écran, paniqua. Mais d’où venaient ces vidéos ? Que se passait-il, encore une fois ? Et puis… elle était enceinte ? Ce qui voulait dire qu’elle avait couché avec Noah… A moins qu’elle ne soit la Vierge Emma. Dans un sens, elle aurait préféré. Elle plaqua ses mains contre ses joues qui étaient redevenus rouges. A l’écran, elle se vit discuter avec Noah à propos d’un prénom… Sue ?! Etait-ce une blague ? Ou Will… Will. La jeune femme poussa un soupir et au même moment, l’image se brouilla encore. La nouvelle scène les représentait, Noah et elle, ainsi que trois enfants : un petit garçon aux boucles brunes et deux petites filles blondes (ce qui était d’ailleurs étonnant étant donné que ni Noah ni elle n’avait les cheveux blonds… un nouveau mystère, donc), l’une possédant des traits angéliques, tandis que l’autre avait l’air d’un véritable démon. Emma ne tarda pas à les reconnaitre et ce bien avant que l’alter égo du jeune homme se trouvant à ses cotés ne prononce leurs prénoms. Will, Quinn, Sue, en version miniature. Emma observa la scène avec intérêt malgré la panique que l’on pouvait lire sur son visage. Quand la dernière scène se termina, Puck se retourna vers, lui demandant si elle pouvait dire « oui », désormais.

Elle réfléchit plusieurs secondes. La salle était à peine éclairée et elle dut plisser les yeux pour reconnaitre Puck dans l’obscurité. Elle secoua la tête. Elle ne savait pas quoi répondre, elle ne pouvait assurément pas dire oui à une telle proposition… et Carl dans tout ça, alors ? D’un autre coté, Noah semblait plein d’espoir. Heureusement, comme elle s’appelait Emma Pillsbury, la raison finit par reprendre le dessus. « Oui. Non. Peut-être. Peut-être pas… Mais surtout pourquoi ? » Dit-elle après s’être légèrement embrouillé. « Tu peux avoir toutes les filles que tu veux, Noah, je ne comprends pas… ». Elle lui jeta un regard désolé, avant d’observer la bague qu’elle ne pouvait pas accepter. Toutefois, elle ne l’enleva pas. Retrouvant ses esprits, elle finit par se lever et, le regard toujours posé sur Noah, s’avança à son tour vers le magnétoscope près duquel une nouvelle cassette apparut. Elle ne savait pas d’où elle venait, mais elle arrivait au bon moment, en tout cas. Elle la prit entre ses doigts, retira l’ancienne cassette du magnéto et y inséra la nouvelle. Elle repartit ensuite s’asseoir à coté de Puck, tout en étant prudente. La vidéo commença, et à l’écran, une vidéo apparut.

*

Une jeune femme blonde se tenait dans l’entrée d’une maison. Elle possédait de grands yeux vert émeraude et un sourire chaleureux. Il n’était pas difficile de reconnaitre Quinn Fabray, toujours aussi jolie malgré les quelques années supplémentaires. Elle fit quelques pas vers le milieu de la pièce et appela : « Noah ? ». Quelques secondes s’écoulèrent et un Puck apparut à l’écran. Il était pourtant loin d’être seul, car deux petits garçons au crâne rasé le suivaient de près, et bientôt une petite fille, un peu plus âgée, arriva à son tour. Les trois enfants s’écrièrent : « maman ! » avant de se diriger vers la jeune femme, resplendissante. La jeune femme les accueillit à bras ouverts avant d’embrasser son mari qui venait d’arriver.

*

La scène, courte, prit fin et l’écran redevint noir. Ce fut au tour d’Emma de se retourner vers Noah : « tu vois, c’est plus de cette façon que je t’imagine » dit-elle d’une voix plus calme qu’elle ne l’aurait pensé. « Je ne suis pas faite pour toi… » Finit-elle par dire avant de lâcher un soupir.
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MessageSujet: Re: 02. « Dream on »   Mer 16 Mar - 14:04

La séquence vidéo venait de se terminer. Pour Puck, cela sonnait comme un accomplissement, il venait de voir sa vie dans le futur et en était ravi. Il y voyait son amour pour Miss Pillsbury concrétisé de toutes les façons possibles. Il l'épousait, la mettait enceinte – volontairement, cette fois – et ils avaient ensemble une vie heureuse et comblée. Entourés de trois adorables enfants, ils ne pouvaient rêver mieux, n'est-ce pas ? Aussi ne comprit-il pas vraiment les réticences de la jeune femme. Elle secouait la tête, les yeux plissés, apparemment se demandant comment elle allait se sortir d'un tel pétrin, ce que Puck n'apprécia pas. Il se renfrogna quelque peu, voyant que la partie n'était toujours pas gagnée d'avance. Miss Pillsbury avait décidément des inhibitions bien plus puissantes qu'il ne l'avait imaginé au départ. Cela dit, son plan n'était pas non plus très élaboré. Son amour pour elle était récent et il n'avait réalisé son désir profond de se fixer avec elle que dernièrement. Jusque là, Puck avait, il est vrai, fricoté avec presque toutes les filles du lycée et n'avait pas tout à fait la réputation d'un élève et d'un petit ami modèle. Cela dit, jamais encore il n'avait mis au point un tel cinéma pour une fille. Et puis, Miss P. n'était pas n'importe quelle fille. C'était une femme fragile qu'il était aujourd'hui désireux de protéger tout en la rendant heureuse. Pourquoi ne le voyait-elle pas, tout simplement ?

Elle sembla tout à coup reprendre ses esprits alors qu'elle avait été perdue dans ses pensées, et regarda Noah pour lui parler. Elle s'embrouilla, répondit non, puis oui, puis un peu des deux, demandant surtout pourquoi. Pourquoi ? C'était une drôle de réponse à une demande en mariage ! « Veux-tu m'épouser ? » Réponse : « Pourquoi ? »
Cela faisait mal, il fallait l'avouer. Une telle question insinuait fortement un « Qu'est-ce qui te fait penser que j'ai envie de t'épouser » qu'il n'avait pas vraiment envie d'envisager.
Miss Pillsbury demanda ensuite au jeune homme pourquoi il la voulait lui, appuyant cette question sous-entendu en disant qu'il pouvait avoir toutes les filles qu'il voulait, qu'elle ne comprenait pas. C'est vrai, il pouvait avoir toutes les filles qu'il voulait. Mais aujourd'hui, demain, et tous les jours d'après, c'était elle qu'il voulait, et personne d'autre. Etait-ce si difficile à comprendre ? Pourquoi cela lui semblait-il si saugrenu, à elle ? Elle ne pensait pas être digne d'être aimée, ou elle ne le pensait pas digne d'elle ? Peu importait, pour lui, la réponse était toute trouvée : il l'aimait, point.
La jeune femme le regardait d'un air désolé et il eut envie de lui jeter à la figure qu'il n'avait pas besoin de sa pitié, mais il se tut, l'observant regarder sa bague. Puis elle se leva, et inséra une autre cassette dans le magnétoscope.
Une scène s'entama, et il vit apparaître Quinn à l'écran. Surpris, il regarda plus attentivement. Elle était un peu plus âgée que maintenant mais toujours aussi belle – pas aussi belle que Miss P., cependant, aux yeux de Noah.Il se vit ensuite apparaître à l'écran, entouré d'enfants qui étaient manifestement les leurs. Il était inévitable que ces deux petites têtes au crâne rasé étaient ses fils, quand à la fille plus âgée, il s'agissait incontestablement de Beth. La famille se réunit, heureuse, et la vidéo s'arrêta.

Miss P. se tourna vers Noah et lui dit que c'était de cette façon-là qu'elle l'imaginait. Il l'observa en silence un instant. Elle ajouta qu'elle n'était pas faite pour lui, et ce fut la goûte qui fit déborder le vase. Énervé qu'elle le repousse de la sorte, il frappa violemment la table qui se trouvait près de lui de son poing.


« Qu'est-ce que vous savez de ce qui est bon pour moi ?! » cria-t-il. Il fit valser tout ce qui se trouvait sur la table, et s'approcha rapidement d'Emma, l'empoignant au niveau de ses bras, la secouant comme un prunier, ses cheveux roux parfaitement coiffés se retrouvant confrontés à des secousses auxquelles ils n'avaient aucune chance de résister. « Arrêtez avec votre charabia de psy ! Je ne vous ai pas demandé de m'analyser ou de me dire avec qui je dois être ! C'est avec vous que je veux être, que vous le vouliez ou non ! Je me fous des autres filles, je veux vous épouser, VOUS ! »
Son humeur ne s'arrangea pas, et une rage meurtrière le saisit alors. Il se rua sur le poste de télévision, une batte venue de nulle part dans les mains, et la détruisit en deux ou trois coups. Il se tourna ensuite vers le tableau, qu'il fracasse, puis agit de la même façon avec toutes les tables autour de lui.

Laissant tomber la batte de baseball, il se tourna vers Emma et la regarda, les yeux noirs. Il s'approcha rapidement, la saisit à nouveau par le bras, et l'emmena hors de la classe. Ils parcoururent les couloirs, montèrent les escaliers, traversèrent toute l'école jusqu'au toit. Là-haut, il l'emmena près du rebord, la lâcha et alla se poster à la bordure du bâtiment, les bras écarté.


« Vous ne me connaissez pas ! Personne ne me connait réellement ! Je suis FAIT pour vous, Emma ! Sans vous... je ne suis plus rien ! Je vais sauter, si vous ne dites pas oui... »

Il la regarda, les yeux tristes. Tout à coup, une petite musique venue de nulle part se fit entendre.

If there's somebody calling me on
She's the one, yeah, she's the one

Il la regarda alors plus tendrement et un sourire triste et amoureux apparut sur son visage. Il s'approcha finalement d'elle, la prit dans ses bras et l'enlaça tendrement. Puis, dans un murmure, sa voix se fit glaciale lorsqu'il prononça :
« Will ne te pardonnera jamais de voir quelque d'autre... »

Et ils se retrouvèrent tous deux à tomber dans le vide, enlacés.

***

Noah se réveilla en sursaut. Son front était humide. Il venait de faire l'un des rêves les plus étranges qui soient. Miss P., qu'il avait vue la veille dans son bureau pour son mauvais comportement, et qu'il avait draguée ouvertement jusque pour la mettre mal à l'aise, lui déclarait sa flamme dans son rêve, et finissait par se jeter dans le vide après que Puck ait refusé de l'épouser.
Quelques secondes plus tard, remis de sa surprise, il se mit à rire. Ce rêve était totalement incroyable. Une chose pareille ne pouvait PAS arriver dans la réalité, et c'est ce qui finalement, rendait le rêve hilarant. D'autant plus qu'il se souvenait parfaitement de la tenue de la demoiselle : un string et un tablier de cuisinière, des gants en caoutchouc et un plumet pour prendre les poussières, voilà de quoi était vêtue Miss Pillsbury. Et elle était particulièrement cochonne, dans ce rêve.

Amusé, il partit prendre sa douche et se prépara pour aller à l'école.
Dans les couloirs, il croisa Miss Pillsbury, qui avait un air étrange. Leurs regards se croisèrent, elle totalement effrayée, tandis que lui lui lançait un regard plein de sous-entendus. Il haussa les sourcils deux ou trois fois dans un geste provocateur et se passa la langue sur les lèvres, démontrant clairement les idées qui lui passaient par la tête. Devant l'air horrifié de la jeune femme, il finit par éclater de rire et entra en classe. Sa journée commençait parfaitement bien.
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MessageSujet: Re: 02. « Dream on »   Jeu 24 Mar - 12:19

Emma ne savait pas comment Noah réagirait suite à la vidéo qu’elle venait de lui montrer. Cette nuit-là, il semblait différent. Lorsqu’il l’observait, l’expression de son visage s’adoucissait et ses lèvres esquissaient un sourire. Emma n’en comprenait pas la raison. Elle avait beau savoir qu’il était un coureur de jupons sans grands scrupules, elle ne savait pas pourquoi il semblait l’avoir choisie, elle. Ce lycée rassemblait les plus jolies lycéennes de la ville, Noah n’avait qu’à piocher dedans à sa guise, et sortir avec une fille de son âge. Mais non, à la place c’était sur elle qu’il avait jeté son dévolu : sur elle, Emma Pillsbury. L’intéressée devait avouer ne plus y comprendre grand-chose. Ils étaient pourtant aux antipodes l’un de l’autre, tant au niveau des centres d’intérêt qu’au niveau de la personnalité. C’était un grand séducteur sportif, drôle, charismatique et bad boy sur les bords. Elle était plus réservée, avait quasiment passé les vingt dernières années de sa vie à essayer de combattre sa phobie des germes, et n’avait rien d’un Don Juan au féminin. Il fallait se rendre à l’évidence : ils n’étaient pas faits l’un pour l’autre, un point c’est tout. Et à moins que Noah ne change soudainement de comportement, cela n’arriverait jamais.

Quand Noah se tourna vers elle, il sembla à la fois triste et hors de lui. Furieux, il tapa du poing sur la table qui émit un petit couinement. Emma ouvrit une nouvelle fois ses grands yeux bruns, comprenant qu’elle n’avait pas réussi à le raisonner, mais à l’énerver. Elle eut un mouvement de recul, se tassant au fond de sa chaise, apeurée. Il se mit à hurler, lui demandant comment elle pouvait savoir qu’elle n’était pas faite pour lui. Emma secoua la tête, ouvrit la bouche et essaya de répondre mais aucun son ne s’échappa. Furibond, le garçon fit tomber tout ce qu’il y avait sur la table qu’il venait de frapper de son poing. Emma suivit le geste des yeux, ne sachant pas comment réagir, ou comment le calmer. Elle resta immobile, n’osant pas faire le moindre mouvement de peur que cela le rende plus furieux qu’il ne l’était déjà. Il détourna le regard qui vint se poser sur elle, et l’empoigna avant de la secouer. Emma eut un hoquet de surprise mais n’eut pas la force de résister à la poigne de l’adolescent, bien trop fort pour elle. Elle était désormais complètement paniquée, la terreur se lisait dans ses yeux écarquillés. Noah prononça quelques phrases supplémentaires, lui disant que c’était avec elle qu’il voulait être et avec personne d’autre. Il lui lança un nouveau regard furieux avant de s’avancer vers la télévision et à l’aide d’une batte de baseball qui apparut comme par enchantement, il donna de grands coups sur celle-ci. Emma porta ses mains à ses oreilles, encore plus effrayée par le bruit que cela faisait. Elle ferma les yeux quelques secondes et tenta de se persuader qu’elle était juste en train de faire un mauvais cauchemar, ni plus ni moins. Elle se mordit la lèvre inférieure, dépassée et terrifiée par l’ampleur des événements.

Malheureusement pour la jeune femme, Noah n’en avait pas fini avec elle et sitôt qu’il eut terminé d’achever la télévision, il se dirigea de nouveau vers elle. Quand Emma ouvrit les yeux, la première chose qu’elle vit fut le regard déchainé du garçon. Il l’empoigna une nouvelle fois par le bras et la traina hors de la salle. Elle était incapable de lui résister et avait l’impression d’avoir la force d’une poupée de chiffon. Il lui fit traverser quasiment tous les couloirs de l’école, lui fit monter bon nombre d’escaliers, l’attirant finalement vers le toit de l’école. Quand elle comprit où elle était, Emma essaya de se défaire de l’emprise de Noah. Elle frissonnait, morte de peur. « S’il-te-plait, lâche-moi, lâche-moi ! Je… je ne voulais pas dire ça ! S’il-te-plait, laisse-moi partir ! » Cingla-t-elle d’une voix encore plus aigue qu’à l’ordinaire. Le garçon ne l’écouta pas, continuant à dire qu’elle ne le connaissait pas et qu’ils étaient faits l’un pour l’autre, qu’elle le veuille ou non. Ils étaient désormais près du bord et Emma secouait la tête avec force. Des bourrasques de vent soufflaient dans la nuit dépourvue d’étoiles, et elle se sentait doucement vaciller. Une musique s’éleva dans les ténèbres, ce qui angoissa encore plus la conseillère. « Noah ! NOAH ! S’il-te-plait… » Dit-elle d’une voix tremblante. Des larmes roulaient désormais sur ses joues, des perles d’eau qui s’écrasaient sur son menton. Il lui jeta alors un nouveau regard, un regard qui la surprit tant il était doux. Il resserra son étreinte autour d’elle et l’enlaça. Il dit quelque chose à propos de Will qu’Emma ne comprit pas, et soudain, ils tombèrent dans le vide… « NOOOOOOOO…. »

*
« OOOOOOOON » Hurla Emma. Elle se réveilla, paniquée, faisant un bond dans son lit. Elle se redressa sur le matelas et essaya de reprendre son souffle, la respiration saccadée. La sueur perlait sur ses tempes, et des larmes courraient le long de ses joues. Elle avait eu si peur ! Elle mit quelques minutes avant de retrouver son calme. Elle prit sa main gauche dans sa main droite et se pinça la peau, pour se persuader qu’elle était désormais dans la réalité, qu’elle ne rêvait plus. Elle finit par allumer la lampe posée sur sa table de chevet, et se leva. Elle se dirigea vers la cuisine et prit une bouteille d’eau fraiche dans le frigidaire. Elle vida la moitié de la bouteille d’un coup, l’eau l’apaisant un peu plus. Elle poussa un soupir, et passa une main sur son front. Jamais un rêve n’avait semblé si réel et dangereux. Et quand elle était tombée dans le vide, elle avait vraiment cru y rester. Secouant la tête pour chasser les images de son esprit, elle se dirigea cette fois vers la salle de bain et prit un gant de toilette. Elle se plaça devant le miroir et contempla le reflet qu’il lui renvoyait. Ses cheveux qui étaient si ordonnés d’habitude étaient complètement ébouriffés, quelques mèches rousses étaient même humides. Elle ouvrit le robinet, passa le gant de toilettes sous l’eau avant de le poser sur son visage. Après quelques minutes, elle repartit vers son lit, vit qu’il n’était qu’une heure du matin et essaya de plonger de nouveau dans les bras de Morphée, sans grand succès toutefois, tant elle était toujours effrayée. Finalement, quelques heures plus tard, le sommeil la gagna et elle parvint à dormir une ou deux heures.

*
« Emma, tu es sûre que ça va ? Tu es vraiment blanche aujourd’hui… » Lui dit Will Schuester, l’air inquiet. Elle venait d’arriver à McKinley et la fatigue se lisait sur ses traits, résultat d’une nuit agitée. Emma acquiesça d’un signe de la tête, un sourire destiné à le rassurer se dessina sur ses lèvres : « Mais oui ça va, je n’ai pas très bien dormi, voilà tout ». Il fronça les sourcils, l’air peu convaincu. Emma en profita pour quitter la salle de professeur, et s’aventura dans les couloirs afin de rejoindre son bureau. Pour une fois, elle appréhendait le fait de devoir le retrouver, suite au cauchemar qu’elle avait fait pendant la nuit. L’air ailleurs, Emma ne fit pas attention aux élèves qu’elle croisa jusqu’à ce qu’elle voit Noah. Elle s’arrêta net et écarquilla les yeux, encore sous le choc. L’adolescent lui lança un regard ravageur, haussant des sourcils et se passant la langue sur ses lèvres. La conseillère ouvrit grand les yeux, paniquant de nouveau. Son cœur se mit à faire de nouveaux bonds dans sa poitrine et elle repartit vers son bureau, détournant le regard de Noah. Alors qu’elle passa à coté de lui, elle l’entendit éclater de rire, ce qui ne la rassura pas.

Dream on, dream on…

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02. « Dream on »

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