Choriste du mois


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 01. [Grayson's] To the summer days slowly drifting away...

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MessageSujet: 01. [Grayson's] To the summer days slowly drifting away...   Lun 5 Oct - 16:45

« Summer… est-ce que tu as vu où est-ce que j’ai posé mon sac quand on est arrivés ? »

Peter avait posé la question en passant la tête dans la chambre de Summer. Il ne s’attendait pas à trouver la jeune fille devant son bureau en train de faire ses devoirs, non, c’était exclu désormais, depuis qu’elle était rentrée de vacances elle ne parlait que d’une seule chose et c’était de la danse, de la danse et… encore de la danse. Le neurologue était content de voir qu’elle avait enfin trouvé une passion dans laquelle elle allait s’investir pleinement et il devait avouer que oui, deux mois passés dans ce camp de vacances et elle avait vraiment fait des progrès. Mais en tant que parent concerné, il aurait aimé la voir tout aussi appliquée à l’idée de retrouver les bancs de l’école. Elle ne l’était pas et elle ne s’était pas gênée pour le lui faire savoir, trainant des pieds alors que Peter la conduisait à l’école. C’était déjà arrivé, bien entendu, au fur et à mesure que les années s’écoulaient, Summer était de moins en moins enthousiaste à l’idée de retrouver ses camarades de classe qu’elle jugeait sans intérêt et des cours qui ne pouvaient rien lui apprendre selon elle. Cette année, elle avait voulu suivre son père sur le campus de la nouvelle université de Lima. Peter avait failli dire oui, il n’était pas du genre à dire non à Summer d’ordinaire et même si son degré de nervosité était très bas pour quelqu’un pour lui, il aurait apprécié le soutient de sa fille. Mais non, les deux Grayson avaient pris des chemins différents en ce début de Septembre et Peter avait conclu un marché avec sa fille, si elle s’appliquait bien à l’école et qu’elle obtenait des notes au dessus de la moyenne, il irait lui-même l’inscrire dans une vraie école de danse classique, du genre qu’on ne trouvait pas à Lima mais à Columbus et il trouverait le temps pour la conduire à ses cours. Le marché convenait à la petite fille évidemment qui leva ses yeux de ses pointes qu’elle était en train de recoudre en partie, chose qu’elle avait appris pendant l’été visiblement et elle haussa les épaules.

« Tu ne l’as pas laissé dans le salon? Demande à Caitlin, moi je suis allée directement dans ma chambre alors... » Summer haussa de nouveau les épaules avant de se reconcentrer sur sa tâche et Peter l’observa pendant une longue minute avant de tourner les talons, allant fouiller dans le salon. Il ne savait pas pourquoi mais il avait l’impression que quelque chose avait vraiment changé depuis le retour de Summer. Il était content d’avoir de nouveau sa fille sous son toit mais, ce n’était pas… non plus pareil. Il était certain qu’il allait passer pour un père indigne juste en pensant cela mais les choses avaient avaient été bien différentes quand ça n’avait été que lui et Caitlin dans le petit appartement du centre ville. Déjà, il portait rarement un t-shirt mais ça c’était juste parce que la brune s’amusait à lui piquer ses chemises. Peter avait beau protester et prétendre que cela l’ennuyait il devait avouer que se réveiller et trouver Caitlin dans sa cuisine vêtue uniquement de sa chemise et avec les cheveux encore un peu dérangé parce qu’elle avait dormi dans ses bras c’était… c’était quelque chose de particulièrement satisfaisant. Mais les vacances étaient finies, Peter le réalisait bien. Il n’y avait plus de soirées passées à regarder des films et à se disputer pour savoir quelle était la meilleure chanson du film ou les virées dans le parc ou tout simplement les matins passés sous la couette à ne rien faire d’autre que de s’embrasser. Nostalgique? Il l’était un peu, d’autant plus qu’il savait que la rentrée n’allait pas être facile pour Caitlin.

Peter savait très bien que la jeune femme n’était pas du genre à se plaindre à voix haute et ils partageaient la même politique du sourire dans les moindres circonstances mais Peter savait à quel point cette mise à pied lui pesait. Caitlin aimait son métier et elle adorait enseigner, ne pas fouler les marches de McKinley pour elle en Septembre serait un peu étrange. Le médecin avait tenté de lui remonter le moral à sa façon et il s’en voulait partiellement car c’était à cause de lui qu’ils n’avaient pas pu s’éloigner de Lima et se changer les idées. Non, l’ouverture de l’université de la ville avait été précipitée et avant de réaliser ce qui se passait, Peter s’était vu être en charge d’un cours d’introduction à la neurobiologie. Il avait froncé les sourcils pendant la brève remise à niveau qu’il avait suivi pour pouvoir enseigner sur le campus de la ville cependant son premier cours s’était bien passé. Lui qui était nerveux et qui aurait sans doute rougi un millions de fois il y a des mois de cela, n’avait pas eu la mains tremblantes alors qu’il écrivait son nom en grosse lettres sur le tableau encore vierge, des centaines de regards braqués sur lui. Quand il s’agissait de parler de son domaine d’expertise, Peter n’était absolument pas nerveux. Enfin… il risquait de l’être s’il ne vérifiait pas qu’il avait bien ses notes de cours pour le lendemain.

Il trouva bien son sac dans le salon et il vérifia qu’il avait tout pour ses prochains cours. Oui, il préférait tout revoir trois fois plutôt que de se faire confiance. Il n’en avait pas trop le luxe entre ses allers retours entre l’appartement, le campus et l’hôpital, il avait déjà des journées chargées. Peter attrapa son sac et se dirigea vers sa chambre à coucher, Caitlin s’y trouvait et il lui adressa un sourire avant de poser son sac sur le sol et de se laisser tomber sur le lit à côté d’elle. « Encore une journée bien remplie, j’ai du mal à croire que ça fait déjà deux semaines que je… » Que je donne de cours? Non, pas un bon sujet de conversation. Peter se mordit la lèvre inférieure avant de rapidement ajouter:  « Désolé, tu veux sans doute parler d’autre chose. » Il était hors de question qu’il soit celui qui remue le couteau dans la plaie, non, son but principal était de la faire sourire. Il avait plus ou moins réussi dernièrement avec l’anniversaire de cette dernière où Peter l’avait emmenée dans un restaurant qui avait pour thème les années 20, une période que Caitlin affectionnait plus que tout. Peter avait longuement hésité sur le cadeau de la jeune femme et au final, il avait finir par lui en faire deux. Des pinceaux, tout d’abord car comme il l’avait dit c’était cliché mais il fallait bien que quelqu’un lui en offre pour honorer la tradition des professeurs de dessin. Il lui avait ensuite donné avec un sourire éclatant une enveloppe qui contenait des billets d’avion pour New York mais également des places pour la prochain représentation du show les Misérables à Broadway. C’était ça le vrai cadeau et qui devait leur changer les idées dans les mois à venir.

Peter esquissa un sourire avant d’attraper une des mains de Caitlin, bien décidé à détendre l’atmosphère. « Comme de ce qu’on va faire ce week end par exemple. »
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MessageSujet: Re: 01. [Grayson's] To the summer days slowly drifting away...   Ven 9 Oct - 21:18

L’été de Caitlin avait été idyllique. Elle l’avait en partie passé avec Peter. Summer étant absente, ils en avaient profité pour en tirer un certain avantage, et approfondir ce qui semblait devenir une relation sérieuse. Caitlin avait pourtant vécu des jours douloureux avant l’arrivée de l’été, lui faisant craindre à un moment donné de ne pas être capable de mettre son cerveau sur pause. Sa participation aux Nationals avec les Second Chances lui avait fait comprendre qu’elle avait fait son temps dans les rangs de la chorale de Cassandra. Elle n’avait pas brillé par sa performance ce soir-là, son esprit oscillant entre plusieurs raisonnements. Abattue par son inactivité temporaire, elle n’était pas, malgré le sourire constamment pendu à ses lèvres, dans une forme olympique, alors dans le but de rendre service à la réputation grandissante de la chorale arrivée deuxième au classement 2019 des chorales, elle avait pris la décision de ne pas reconduire sa collaboration avec ses partenaires chanteuses. Ça l’attristait beaucoup de faire faux bond à certaines des filles avec qui elle s’était liée d’amitié, sauf qu’elle avait épuisé toutes ses réserves d’énergie pour sortir du lot, et se faire une place au milieu de toutes ces jeunes femmes aussi talentueuses les unes que les autres. Comme à l’époque où elle officiait encore dans l’équipe des Cheerios de McKinley High School, Caitlin avait dû se rendre à l’évidence, et admettre, à contrecœur, qu’elle n’était pas taillée pour la compétition. Tout le monde avait bien géré son abandon – quoique Grace lui avait retourné un regard plein de dédain –, et son départ s’était fait dans la tolérance – ce qui ne rendait pas les choses moins difficiles, au contraire.

Aussi, les nombreux moments qu’elle avait passés en tête à tête avec son neurologue de petit ami lui avaient permis d’oublier l’arrivée imminente de la rentrée scolaire. Ça serait la première qu’elle ne préparerait pas, mise à pied par la commission disciplinaire de l’État de l’Ohio. Pendant plus d’un mois, elle avait réussi à sauver les apparences, et à ne pas se montrer trop affectée par sa toute nouvelle condition de hors-la-loi. Seulement, le changement de statut de Peter l’avait fait replonger dans des souvenirs qui l’avaient violemment extirpée du tableau sans défauts qu’ils avaient peint tous les deux. Peter avait décroché un poste de professeur au sein de la faculté des Sciences de Lima, et même si Caitlin s’était montrée très enthousiaste à l’idée qu’il expérimente une nouvelle facette de ses nombreuses, très nombreuses aptitudes,  elle devait avouer qu’elle jalousait la chance qu’il avait de pouvoir partager sa passion avec un parterre de curieux. Elle savait l’effet que ça procurait d’avoir des centaines de personnes pendues à vos lèvres, assoiffées de savoir, et elle regrettait de ne plus être autorisée à échanger avec des jeunes qui avaient envie d’apprendre. Bien que ce fût tentant à un certain moment, elle ne le boudait pas pour autant. Elle réussissait à faire la part des choses, et jouait à merveille le rôle de la petite amie parfaite. Caitlin le questionnait beaucoup, s’intéressait aux notions qu’il apprenait pour devenir un bon professeur, et se permettait même parfois de lui prodiguer quelques conseils… Cependant, elle passait un peu de moins de temps dans son appartement, car elle ressentait le besoin de s’isoler un peu pour accepter la situation, et surtout, pour échapper aux questions gênantes de Summer qui, sous l’apparente sérénité qu’elle arborait depuis son retour de camp de vacances, ne cessait de lui rappeler qu’elle avait plutôt intérêt à se tenir à carreau si elle ne voulait pas avoir droit à un sermon de sa part. Quel enfant de son âge prenait aussi à cœur la vie personnelle de son père, à part ceux que l’on voyait dans les séries télévisées ? N’était-elle pas supposée vivre son enfance, au lieu de s’occuper des soucis des adultes ?

Cette soirée-là, alors que Caitlin avait décidé de s’attarder un peu plus longtemps que d’habitude chez les Grayson, la gamine avait encore frappé. Elle n’avait pas jugé bon s’annoncer, et avait débarqué dans la cuisine pour se flanquer derrière la petite amie de son père, le regard aussi noir que la couleur de ses longs cheveux. Foncièrement, Caitlin n’avait jamais rien eu contre Summer, mais depuis quelque temps, elle la terrifiait lorsqu’elle décidait de la prendre entre quatre yeux pour lui rappeler que la dernière fois où elle avait été aussi proche de son père, c’était une autre qui l’avait ramassé à la petite cuillère. Il n’y avait eu aucun échange de mots entre les deux brunes, juste un contact visuel intense qui s’était rompu au moment où la petite fille avait tourné les talons pour aller faire ses devoirs. Si elle n’avait pas été aussi naïve, Caitlin aurait compris qu’elle l’avait, de nouveau, implicitement menacée.
Assise, dos contre la tête de lit, c’est le nez plongé dans un livre de médecine qu’elle avait trouvé dans la bibliothèque en traversant le couloir menant à la chambre à coucher de Peter, que Caitlin s’occupa l’esprit. Perdue dans la contemplation de schéma compliqué, il fallut que Peter entre pour qu’elle daigne sortir de son état d’hébétude. Tandis qu’il parlait, elle lui adressa un sourire bienveillant, lui signifiant qu’il pouvait parler de ce dont il avait envie. Elle posa le livre sur la table de chevet à sa gauche, déchaussa les lunettes de son nez, et balaya sa frange avec pour les fixer sur le haut de son crâne.

« J’aime t’entendre parler de tes journées. Vraiment. » C’était comme si elle s’était sentie obligée d’appuyer ses propres mensonges ; elle adorait écouter Peter parler, mais pas de ses journées. Pas de celles qu’il vivait depuis plusieurs jours, en tout cas. Mais elle ne voulait pas le blesser, et pleine de bonne volonté, elle consentit à prendre sur elle pour lui faire plaisir. C’était comme ça qu’un couple était supposé fonctionner, et il s’avérait qu’elle l’avait très bien assimilé. Elle le laissa prendre sa main, et tout en laissant sa tête toucher la tête de lit, elle lui répondit « Tu n’as pas de copies à corriger ? Je n’ai pas envie de te déconcentrer dans ton rythme de travail, tes élèves risqueraient de se fâcher si tu leur rends leurs résultats en retard. » Elle se positionna différemment sur le lit, et rassembla ses jambes sur le côté pour mieux s’incliner, et pendant qu’elle essayait de garder une certaine légèreté dans le ton, elle ajouta « On fera ce que tu voudras, tant que Summer n’essaye pas de me semer, ou de me rappeler encore une fois que j’ai une dette envers toi. »
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MessageSujet: Re: 01. [Grayson's] To the summer days slowly drifting away...   Mar 13 Oct - 17:19

Peter le premier devait admettre que Caitlin n'était pas facile à lire. La brune était une optimiste, tout comme lui et ils avaient tous les deux le sourire facile. Une très bonne chose dans certaines circonstances. Peter avait usé de son sourire et de beaucoup de diplomatie cet été et en particulier pendant la fameuse tournée des Awesome Voices. Le Victory Tour n'avait duré qu'une toute petite semaine et pourtant la patience de Pete avait été mise à rude épreuve. Lui le premier avait affiché une mine surprise en voyant leur nouvelle salle de concert. Ils avaient tous dû dire adieu aux projecteurs de professionnels qui suivaient leur moindre mouvement, le rideau qui s'ouvrait au moment où Megan le voulait et bien entendu, le public qui était là pour eux. Ça n'avait pas été le cas pendant cette petite tournée qui aurait dû être plus joyeuse qu'elle ne l'avait été. Mais, chose importante, le docteur n'avait pas perdu son sourire et il avait essayé de remonter le moral des AV dès qu'il le pouvait. En ignorant les soupirs et les mines dépités de certains et en jurant bien entendu qu'il emporterait ce secret avec lui dans la tombe. Secret qui n'en était pas un au final vu que les nouvelles se propageaient vite à Lima.

Quoi qu'il en soit, le médecin connaissait les différents sourires que l'on pouvait aborder plus que quiconque, Caitlin n'allait pas réussir à le berner lui. Il savait bien que les choses étaient loin d'être idéales en ce moment pour sa petite-amie et il aurait été le premier à aller voir Figgins et toute l'administration du lycée pour les secouer si elle le lui avait demandé. Le problème, enfin plutôt, la réalité, c'était qu'elle ne l'avait pas fait. C'était comme son départ de chez les Second Chances, la brune lui avait juste annoncé la chose, un sourire certain sur le visage et Peter s'était contenté de sourire à son tour et de lui prendre la main. Pas de doute, le couple faisait très bonne figure et on aurait pu les engager sans problème pour être les pièces maitresses d'une série des années cinquante, là où tout se devait d'être parfait et où seuls les rires pré-enregistrés venaient perturber le quotidien. La réalité ce n'était pas ça, Peter le savait, tout comme il savait qu'il ne pouvait pas juste demander à Caitlin de se confier à lui quand ça n'allait pas. Les choses ne marchaient pas comme ça et Peter avait l'impression que l'arrivée du mois de Septembre sonnait définitivement la fin de leur insouciance. Ça avait été facile d'oublier tous le reste pendant ce long mois d'Aout. Ce n'était plus possible de le faire maintenant et quelque chose dans le ton de Caitlin le lui rappela et il ouvrit la bouche pour lui faire remarquer que les examens n'avaient pas encore commencé mais soit. Il aurait été idiot de sa part de ne pas comprendre que le sujet n'était pas facile pour la brune et que peut-être, juste peut-être, elle aurait souhaité que les rôles soient inversés. Ou alors c'était Peter qui lisait trop dans son sourire et qui était dépité de savoir qu'il ne pouvait rien faire pour l'aider. Peut-être.

Cependant il fronça légèrement les sourcils à la suite du discours de Caitlin et il ne put s'empêcher de se redresser, désormais en position assise, la tête tournée vers la jeune femme. « Caitlin tu sais qu'elle a besoin de temps.» dit-il tout simplement. Peter ne savait pas ce qui se passait entre les deux brunes et il ne le comprenait pas non plus. Avant que Summer ne parte en vacances, il avait jugé bon d'informer sa fille de sa relation avec Caitlin, il estimait avoir attendu suffisamment longtemps et prétendre que Summer ne s'en doutait pas aurait été une insulte à son intelligence. La jeune Grayson était capable de recoller les pièces du puzzle toute seule et les dires de Peter n'avait été qu'une confirmation supplémentaire. Sur le coup, Summer n'avait pas eu de réaction particulière, juste un sourire et un hochement de tête avant d'affirmer qu'elle souhaitait juste savoir son père heureux, chose qui avait toujours été le cas, qu'il soit en couple avec Brittany ou avec Caitlin. Cependant, quelque chose semblait avoir changé depuis le retour de la petite et le médecin ne savait pas quoi, il n'arrivait pas à mettre le doigt sur le coeur du problème. Summer était bien entendu libre de parler à Caitlin comme elle le souhaitait, Peter n'était pas le genre de père qui interdisait l'indépendance de sa fille, c'était tout le contraire même et pour lui il était impossible que sa fille puisse mettre Caitlin dans une position inconfortable après une simple discussion. C'était Summer, sa princesse, elle ne pouvait pas faire quoi que ce soit pour nuire à sa relation avec Caitlin, il en était persuadé. « Et encore une fois, si tu as besoin que je lui parle, il suffit juste de me le dire. Je ne sais pas combien de fois il va falloir que je le dise pour que vous me fassiez confiance toutes les deux.»

Peter devait admettre qu'il était légèrement peiné de ce changement de ton et il savait que porter le blâme sur une des deux serait une belle erreur, il le savait mieux que quiconque... Ça ne l'empêchait pas d'être déçu. « Je sais très bien que la situation n'est facile pour personne mais...» Mais il ne savait pas où il allait avec cette phrase. Il n'allait pas demander à Summer d'être plus gentille avec Caitlin, pas vrai? Elle n'avait que dix ans, elle n'était pas si terrifiante que ça. Elle allait se faire à cette situation, Peter savait qu'elle était toujours proche de Brittany, des deux soeurs Pierce d'ailleurs, c'était un fait, il ne pouvait rien y changer, il l'avait accepté. Tout comme il avait accepté le fait qu'il serait amené à revoir son ex de temps à autre à cause de Summer, mais ça ne lui paraissait pas si insurmontable que cela. « Elle t'adore dans le fond et tu le sais, et je le sais. Et on a déjà établi que j'étais ton plus grand fan donc...» À moins que Caitlin ne lui en fasse la demande explicite, le sujet était clos pour le neurologue. Summer avait besoin de temps, Caitlin aussi dans un sens. Leur relation n'avait pas démarré de la manière la plus conventionnelle qui soit, ajouter à cela le fait que Peter était père n'aidait forcément pas. Le neurologue fit de son mieux pour retrouver une expression neutre au possible, se disant que Summer resterait un sujet sensible pour le couple pendant encore un long moment. Ça faisait un sujet de plus à éviter, se dit tristement Peter.

Il chassa rapidement cette pensée de son esprit et après une profonde inspiration, il dit sur un ton posé: « Dis moi ce que je dois faire pour que tu me fasses un vrai sourire. » Peter avait volontairement insisté sur l'avant dernier mot, ses yeux dans ceux de Caitlin.
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MessageSujet: Re: 01. [Grayson's] To the summer days slowly drifting away...   Dim 18 Oct - 11:28

Un souffle s’échappa des lèvres de Caitlin. Déjà épuisée par la conversation qui pointait, elle enfonça un côté de son visage dans un oreiller décoratif posé tout contre la tête de lit. S’autorisant à fermer les yeux un instant, elle murmura avec une compassion qu’elle-même jugea insuffisante :

« Je le sais. » Summer avait besoin de temps, Caitlin n’en avait jamais disconvenu. Au contraire, elle se montrait d’une patience exemplaire à son égard, alors qu’il lui semblait évident que tout ce qu’elle souhaitait, c’était qu’elle décide que les regards noirs qu’elle lui lançait étaient insurmontables, et qu’ils la persuadent de baisser les bras pour libérer la place qu’elle avait piqué à une autre. Toutes les deux, elles en étaient encore là, à mener un combat silencieux qui mettait Caitlin très mal à l’aise. Elle saisissait toute la complexité de leur situation, Peter n’avait pas besoin de lui rappeler à quel point elle était difficile. Ça ne devait pas être vivable pour cette petite fille qui adorait son papa de devoir le partager avec quelqu’un d’autre – quoique d’après ce que Caitlin comprenait, elle avait eu plus de facilité à s’acclimater à la présence de Brittany… Ce qui, en toute légitimité, faisait naître de la jalousie chez la jeune femme. Qu’est-ce qu’elle faisait de mal ? Rien, c’était l’une des seules certitudes qu’elle pouvait se permettre d’énoncer, étant donné qu’elle faisait tout son possible pour ne faire aucune fausse note en présence de Summer. Sauf que la question n’était pas de se demander ce qu’elle faisait de mal, mais ce qu’elle avait fait de mal ; et elle avait détourné Peter de Brittany. En vérité, c’était ça que Summer lui reprochait. Sans entrer dans de la psychologie de bas étage, il y avait toujours un moment dans la vie d’une enfant où le père était un repère important, une valeur à laquelle on se référait pour construire les bases de la confiance qu’on accorderait ou pas à un homme. Involontairement, Caitlin avait écorné l’image sans défauts que Summer avait de son père, et ça ne jouait clairement pas en sa faveur. Peter pouvait dire ce qu’il voulait ; si Summer l’avait beaucoup aimée lors de leur première rencontre, les choses avaient définitivement changé.

Caitlin aussi avait été une petite fille. Une petite fille choyée, trop sans aucun doute, mais ses parents avaient eu des circonstances atténuantes – tout comme Peter dont le combat pour élever seul sa fille était admirable ; ils avaient eu peur de la perdre. C’est-à-dire que son entrée dans le monde des vivants ne s’était pas faite de la meilleure façon qui soit, et que la peur constante d’avoir à traiter avec la perte de leur fille unique avait contraint les Rosenberg à lui accorder une attention démesurée. Elle comprenait donc le point de vue de Peter, et les liens qu’il partageait avec Summer lui rappelaient la relation qu’elle avait longtemps entretenue avec ses deux parents, mais il y avait une part d’elle qui regrettait que leurs échanges ne soient pas plus conventionnels. Summer était une enfant extrêmement intelligente. Ses réactions n’étaient pas celles d’une enfant de 10 ans, et si elle avait trouvé ça mignon au début, elle devait avouer que maintenant qu’elle faisait quasiment partie du quotidien des Grayson, elle trouvait la façon dont elle prenait soin de son père on ne peut plus dérangeante.

Mais pouvait-elle se permettre d’émettre un pareil jugement à voix haute ? Caitlin rouvrit les yeux. Son regard rencontra aussitôt celui de Peter, et elle sut que non. Car foncièrement, ce ne serait pas l’attitude de Summer qu’elle remettrait en cause, mais l’éducation que son père lui avait inculquée. Il était hors de question qu’elle le blâme pour avoir fait ce qu’il avait pu pour élever sa fille. Elle n’était pas là pour jouer les moralisatrices, quand bien même elle n’était pas dans son assiette, et que les derniers jours avaient été pénibles pour elle. Caitlin se redressa, et rechaussa ses lunettes, avant de se pencher sur Peter pour l’embrasser sur les lèvres. Elle avait réussi à prendre sur elle pendant un bon moment, mais ici, elle sentait que si elle tirait sur la corde, elle finirait par partager le fond de sa pensée avec son petit ami, et que ça le fâcherait. Elle pouvait aisément se mettre à la place de Summer et défendre des théories qu’elle avait lues dans des livres de psychologies infantiles, mais elle ne pouvait pas interférer dans les méthodes d’éducations de Peter. Elle se refusait à le faire, et c’est pour optimiser ses chances de ne pas devoir de nouveau endosser le mauvais rôle qu’elle lui dit, son visage encore près du sien.

« Rien, Peter. Je ne vais pas rester, je suis épuisée. » Elle frôla le bout de son nez avec le sien, et ne résista pas à la tentation de l’embrasser une seconde fois, y mettant un peu plus de conviction et se rapprochant de lui pour poser ses deux mains sur son visage. Après une longue minute, elle rompit leur baiser, et attrapant le menton du docteur du bout des doigts, elle ajouta « Je suis désolée de ne pas être moi-même en ce moment. » Elle chercha son regard, et tout en se décalant légèrement pour amorcer une descente du lit, elle conclut « Comme tu l’as dit, la situation n’est facile pour personne. » Se mouvant jusqu’au bord du lit, Caitlin reprit pied sur le sol de la chambre, et enfila ses chaussures avant de se lever doucement. Elle finit par se tourner vers Peter, et lui accorda un regard hésitant, puis rongeant son frein, elle secoua la tête et pivota sur ses pieds pour se diriger calmement vers la porte.
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MessageSujet: Re: 01. [Grayson's] To the summer days slowly drifting away...   Dim 18 Oct - 14:09

Peter s'attendait à une réaction positive de la part de Caitlin et il la regarda pousser ses lunettes sur son visage, plus que sceptique. Il ne comprenait pas ce qui se passait et il avait l'impression que la situation lui échappait de minute en minute. Il ne voulait rien d'autre qu'une soirée normale, légère, sans que l'un d'entre eux se sente coupable mais visiblement c'était exclu. Le passé était le passé pour Peter et peut-être qu'il avait été celui qui avait tourné la page le plus vite au final. Hypocrite? Peut-être qu'il l'avait été, le médecin ne s'était pas posé la question à deux fois une fois que son choix s'était porté sur Caitlin. Chose qui avait toujours été des plus évidentes au final. Il n'y avait pas vraiment eu de choix à faire, c'était Caitlin qui le faisait sourire tous les jours et qui lui donnait envie de se dépasser et qui faisait qu'il se sentait bien pour la première fois depuis des années. Est-ce que le blond devait encore se justifier? Est-ce qu'ils devaient encore le faire ? Ça semblait être le cas et Peter se promit intérieurement d'avoir une sérieuse conversation avec Summer. Il avait prévu cette conversation depuis longtemps, depuis quelques semaines d'ailleurs mais l'occasion ne s'était jamais présentée à cause de son emploi du temps qui devenait de plus en plus infernal. Le neurologue ne se cherchait pas des excuses non, c'était la vérité, sauf qu'il n'avait pas vraiment prévu de parler de CJ avec Summer, il voulait parler de la mère biologique de cette dernière pour essayer de lui faire comprendre les choses à plat. Et peut-être lui rappeler que personne n'était là pour la remplacer ou même pour tenter d'être sa nouvelle mère. Ni Brittany, ni même Caitlin, ce n'était pas le propos. Summer avait besoin de l'entendre de sa bouche, il en était conscient, il devrait sans doute lui rappeler que c'était Caitlin qui le rendait heureux et que ce n'était pas sa responsabilité à elle. Il savait que c'était partiellement de sa faute si Summer se disait qu'elle devait avoir les épaules assez large pour elle-même mais aussi pour son père. C'était un truc de Grayson ça car Peter ressentait exactement la même chose lorsqu'il fixait Caitlin.

Il se détendit néanmoins lorsqu'elle l'embrassa, le neurologue fermant les yeux et pressant son front contre celui de la brune. Pourquoi est-ce que les choses devaient être plus compliquées que ça ? Ses lèvres contre les siennes, juste elle contre lui, tout près, avec le reste qui s'effaçait et qui n'avait pas vraiment d'importance dans le fond du moment qu'elle était là. Peter ne voyait pas vraiment ce qu'il pouvait demander de plus cependant et son sourire s'effaça bien vite lorsqu'elle reprit la parole. Pour lui dire qu'elle partait. Il avait déjà prévu de la raccompagner dans son esprit, mais pas comme ça, pas aussi tôt dans la soirée. Il ne répondit pas au second baiser, presque cloué sur place par sa propre déception et son incompréhension. Ce n'était qu'une soirée, se dit Peter, elle devait vraiment être fatiguée et elle préférait regagner son propre appartement plutôt que de rester avec lui. Et Summer. Il n'y avait absolument rien de dérangeant là dedans. Non. « Cait ce n'était pas ce que je voulais dire je... » Peter avait murmuré les mots juste avant qu'elle ne s'éloigne. Il n'allait pas lui reprocher d'être un peu perdue au vue des circonstances des dernières semaines, voir même des derniers mois. Ce n'était pas des excuses qu'il voulait, il voulait qu'elle reste et qu'elle lui dise ce qui se passait vraiment et pourquoi est-ce qu'elle était blessée. Peter fronça les sourcils alors que leurs regards se croisèrent encore. Ce fut seulement à ce moment là que Peter réalisa à quel point toute cette conversation n'avait pas de sens. Qu'elle refuse de le laisser entrer et qu'elle ne veuille pas lui expliquer ce qui passait vraiment certes, mais elle ne pouvait pas juste lui fermer la porte au nez et le regarder comme ça, non.

« Excuse moi... est-ce que tu peux m'expliquer ce qui se passe là ? » demanda t-il d'une voix un peu plus assurée cette fois-ci. Est-ce qu'elle allait vraiment ouvrir cette porte et partir comme ça ? Peter eut un soupir appuyé avant de se lever lui aussi, encore une fois partagé. Il ne savait même pas s'ils étaient en train de se disputer, si c'était à propos de Summer, ou à cause de ses cours ou à cause de quelque chose qu'elle ne lui disait pas. Et ça, non, il avait déjà donné, il avait déjà vu Caitlin lorsqu'elle se refermait sur elle-même et qu'elle le fuyait, elle l'avait déjà fait et il s'en rappelait très bien. Malheureusement pour elle, son petit-ami était doté d'une excellente mémoire et il se rappelait de ce soir de Décembre où elle était partie. Ou encore son air triste lors de la soirée d'Halloween dernier tandis qu'elle lui disait de rattraper Brittany. Non, Peter s'était juré de ne plus la faire souffrir de cette manière et il allait tenir sa promesse.

« Écoute je ne veux pas être le petit-ami qui te force à faire quoi que ce soit que tu n'as pas envie de faire ou même... Je... »  Peter eut une profonde inspiration, sentant le malaise et la frustration lui nouer le ventre. Il était comme elle et il n'avait pas envie d'aborder le sujet, mais ils ne pouvaient pas se contenter d'être polis et éviter les sujets sensibles éternellement. Ils avaient fait ça pendant un mois et le résultat n'était guère glorieux. « Je pense que ça aiderait beaucoup que tu me dises ce que tu penses vraiment, je te connais Cait, tu es en train de fuir. So please don't. »  Le Peter d'il y a un an en arrière aurait sûrement formulé des excuses avant de proposer de la raccompagner. Peut-être qu'elle aurait refusé et ils se seraient séparés devant sa porte, tous les deux avec un sourire impeccable sur le visage et plus blessés que jamais. Non, ça n'allait pas arriver, il n'allait pas juste la regarder partir s'il pouvait l'empêcher.   « J'ai été à ta place et je sais que ça te parait comme la meilleure solution là tout de suite mais non. On sait tous les deux ce qui va se passer, tu ne vas pas en parler, je ne vais pas en parler et on va tout simplement finir par s'éviter parce que ça devient de plus en plus inconfortable. » Peter franchit la distance qui les séparait et attrapa une nouvelle fois la main de Caitlin.   « Alors oui je te demande de rester et de me parler. Je me fiche de savoir si tu penses que je ne suis pas prêt à l'entendre ou que ça va me faire du mal ou quoi que ce soit d'autre. Il faut que tu me parles Caitlin... s'il te plait. »
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MessageSujet: Re: 01. [Grayson's] To the summer days slowly drifting away...   Dim 18 Oct - 18:38

Si Caitlin tenait tant à rentrer chez elle maintenant, c’était parce qu’elle avait une idée précise de la suite des évènements. Même si elle parvenait à faire bonne figure sur le moment, elle ne tarderait pas à être pétrifiée par la peur d’avoir à se défendre des mauvaises pensées qui lui traversaient l’esprit depuis qu’elle avait croisé Summer dans la cuisine des Grayson. Mener des combats, se disputer avec autrui, ce n’était pas dans ses aptitudes. Il n’y avait qu’à voir la façon dont elle s’était défendue face à une Brittany pleine de rancœur à son égard. Elle avait essayé de se montrer digne et assez féroce pour défendre son point de vue, mais elle s’était mise à pleurer, car elle était bien incapable de faire preuve d’un tant soit peu de méchanceté, même quand cette dernière était justifiée. Avec Peter, elle ne pourrait pas lutter, c’était perdu d’avance. Dans toute sa dignité de femme, elle ne voulait pas lui donner l’image de quelqu’un d’aussi fragile, même si dans le fond, ce n’était un secret pour personne. Elle l’avait trop donnée, cette image, et c’était pour ça que tout lui retombait injustement sur le nez. Caitlin se laissait faire, elle acceptait toutes les pénitences dont on l’allouait, et tout ça pour en ressortir encore plus amoindrie et humiliée. Elle en avait assez que sa gentillesse, aussi sincère et naturelle fut-elle, soit considérée comme rien d’autre qu’un témoignage de sa faiblesse. Seulement, il fallait se rendre à l’évidence ; elle n’était pas assez forte pour se dresser contre ceux qui la rendaient malheureuse. C’était pour cette raison qu’ici, elle voulait partir.

Toutefois, elle comprit avec un temps de retard qu’elle avait laissé sous-entendre beaucoup trop de choses pour que Peter ne tente pas de la rattraper. Et à peine cette pensée s’était imposée à elle qu’il lui demanda ce qui était en train de se passer. Caitlin se mordit la lèvre, et bien trop polie pour camper sur ses positions aussi longtemps, elle fit volte-face, et d’adossa à la porte pour ne pas tourner le dos à Peter qui descendait du lit, lui aussi. Elle refusa de le regarder pendant un long moment, cherchant un point d’ancrage dans les dessins des rideaux qui apparurent soudain dans son champ de vision. Tout doucement, elle glissa ses mains derrière son dos, comme une petite fille prise sur le fait. Elle s’en voulait beaucoup ne pas être capable de s’ouvrir un peu plus à son petit ami – ce n’était pas totalement volontaire. Elle savait comment fonctionnait un couple, même si elle n’avait jamais eu de relation aussi sérieuse que celle qu’elle vivait avec le docteur. Bien sûr, c’était dans leur intérêt à tous les deux de crever l’abcès, mais elle craignait de le blesser comme elle l’avait déjà blessé. La conjoncture dans laquelle ils se trouvaient était inédite pour Caitlin, et jusqu’à aujourd’hui, elle n’avait pas réalisé à quel point elle se sentait seule et démunie face à la valeur que semblait avoir le jugement de Summer pour Peter – elle ne savait pas comment s’y prendre pour que le sien arrive à égale mesure, et évidemment que ça la braquait. Elle ne savait pas exactement si elle pouvait se permettre d’émettre un jugement aussi pointu sur la relation qu’il entretenait avec sa fille sans passer pour la marâtre de service. Son but dans cette histoire, ce n’était pas de jouer les fautrices de trouble ni de ruiner le lien particulier qui liait un père à sa fille. C’était simplement de trouver sa place, parce qu’elle aimait la personne qui se trouvait en face d’elle, et qu’elle voulait que tout se passe pour le mieux. Et à l’heure actuelle, elle ne savait pas comment faire ça non plus.

« Non, tu n’as jamais été à ma place. » Elle n’avait pas voulu l’interrompre sur un ton aussi sec, et pourtant le filet de voix qui était sorti de sa bouche était aussi tranchant qu’une lame de couteau. Cette fois-ci, elle osa affronter le regard de Peter. Pendant qu’elle sentait sa bouche s’assécher, elle préféra secouer de nouveau la tête et le laisser continuer sa tirade. Il avait un don particulier pour parler aux gens, c’était immanquablement pour cette raison qu’il faisait un si bon médecin – et un si bon professeur, évita-t-elle d’ajouter. Mais dans le cas présent, tous les mots qu’ils choisissaient pour être sûr de marquer son point incommodaient Caitlin. Elle préféra ne pas le regarder de nouveau, mais il ne lui facilita pas la tâche en franchissant l’espace qui les séparait pour lui prendre la main. Elle ne le laissa pas faire, elle la retira avec une délicatesse moins explicite, et laissant un blanc s’instaurer après la dernière phrase de Peter, elle consentit à repousser la peur qui l’empêchait de s’exprimer, pour lui dire avec un sourire douloureux sur le visage « Tu es conscient qu’elle est horrible avec moi ? » Elle n’avait pas utilise le prénom de Summer ; elle ne voulait vraiment pas que, dans la chambre d’à côté, la petite fille soit interpellée en entendant son prénom.

Caitlin ajouta avec une précipitation qui faisait état de l’émotion qui l’animait « Je ne te parle pas des petites piques gentilles qu’elle me lance quand on partage nos opinions au dîner, mais des regards menaçants avec lesquels elle me fusille sur place quand tu as le dos tourné, ou des sous-entendus à Brittany qu’elle essaye de placer dans à peu près chaque requête qu’elle me fait quand tu l’encourages à venir me parler. » Elle prit une grande respiration en se redressant, et continua sur sa lancée pour empêcher le jeune homme de l’interrompre « Je ne veux pas te donner l’impression que je suis en train de me plaindre, je ne veux pas que tu te sentes obligé de lui parler non plus, mais… » Cette fois, elle marqua une pause. Caitlin se décolla de la porte, mal à l’aise, et contourna le jeune homme pour marcher au milieu de la pièce. Elle retira de nouveau ses lunettes pour les lancer sur le lit, et se pinça l’arête du nez pour recouvrer ses esprits. Elle prit un instant pour rassembler ses idées, et tachant d’être la moins dure possible, elle finit par relever la tête en soupirant, et lui adressa un regard plein de considération « Tu ne te dis jamais qu’elle joue un rôle qui n’est pas le sien ? » Caitlin s’approcha du jeune homme. Son regard se fit plus déterminé, et une fois qu’elle arriva à sa portée, elle posa les mains sur son visage qu’elle releva pour qu’il soit bien en face du sien « Que les choses soient bien claires entre nous, je ne me permettrai jamais de juger la façon dont tu as élevé ta fille, Peter. » Sans ciller, elle verrouilla son regard au sien, et une fois que le message fut bien passé, c’est un ton plus bas qu’elle conclut « Mais sois honnête, tu crois vraiment que c’est à une enfant de dix ans de venger l’ex-petite amie de son père ? »
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MessageSujet: Re: 01. [Grayson's] To the summer days slowly drifting away...   Dim 18 Oct - 20:14

En se disant prêt à tout entendre, Peter s’était menti lui-même. Sans aucune hésitation. Se disant qu’il n’y avait rien de trop horrible ou de trop insupportable et que dans le fond, les quelques doutes que ressentait Caitlin vis-à-vis de leur couple seraient vite balayés et qu’il pourrait très vite la rassurer. Il se trompait, à moitié seulement. Car il avait vu juste, la brune ne lui disant définitivement pas tout et son esprit était ailleurs depuis plusieurs semaines déjà. L’interruption de Caitlin lui avait plus mal qu’il n’oserait jamais l’admettre et il s’était empêché d’affirmer que si, oh que si, il avait déjà été à sa place. Ce n’était pas une compétition, aussi il avait ravalé son égo et sa fierté blessée pour se concentrer sur autre chose. Sur ce ton, sur cette main qui quittait la sienne, trop brusquement, trop rapidement. Que se passait-il? Vraiment, Peter aurait pu réitérer la question à voix haute, le terrain était glissant et ils plongeaient tous les deux la tête la première.  Le sourire qu’affichait Caitlin eut le don de l’irriter avant même qu’elle ne reprenne la parole pour lui exposer la nature du problème. Est-ce qu’ils allaient vraiment faire ça? Se sourire dans la peine comme dans la douleur? Si la réponse à cette question était positive, ils allaient avoir un problème.

La première question de Caitlin fut purement rhétorique mais elle annonçait tellement bien la couleur. Summer était le problème. Summer du haut de ses dix ans, avec ses mèches brunes et ses sourires qui n’étaient réservés que pour Peter, semblait être la cause de tous les maux et du malaise de Caitlin. Le médecin écouta la brune parler, la bouche entrouverte, comme pour l’interrompre mais les mots ne vinrent pas. Coincés dans sa poitrine quelque part, bloqués par la surprise que ressentait Peter fasse aux accusations de Caitlin. Summer qui outrepassait sa fonction de petite fille visiblement et qui était présente dans tous les aspects de la vie de Peter. Summer Lily Grayson, sa princesse. Ce fut au tour de Peter de reculer, le médecin fronçant les sourcils, refusant catégoriquement que Caitlin le touche dans un moment pareil. Lui qui en général cherchait la proximité de la brune et qui avait l’impression que le simple contact de ses mains contre sa peau pouvait le hanter pendant des heures, lui… il n’en voulait pas, pas maintenant. Il recula, jusqu’à ce son dos rencontre la porte, le contact manqua de le faire sursauter mais il n’en avait que faire, ses yeux rivés sur Caitlin. Il y eut une autre pause, Peter comme à son habitude, en train de faire le tri sur tout ce qui venait de lui être dit. Il n’en revenait pas. Il n’était pas surpris non, il avait senti que quelque chose clochait entre Caitlin et Summer, ce n’était pas ça qui le dérangeait à cette seconde précise, c’était le ton que Caitlin avait et les mots qu’elle employait pour parler de sa fille. Personne n’était aussi protecteur ou aussi attentionné que Peter et elle devait savoir que cela allait forcément affecter son jugement vis-à-vis de toute cette situation. Caitlin le savait, c’était pour cette raison qu’elle ne lui en avait pas parlé avant et qu’elle aurait préféré partir en silence plutôt que de faire des vagues. Trop tard pour reculer, non? Après tout, c'était lui qui lui avait demandé d’être honnête.  

« ... Wow. Tu en avais gros sur le coeur à ce que je vois... Autre chose à ajouter pendant qu'on y est ou c’est tout ? »  Le ton de Peter était sec et il en avait pleinement conscience, vexé, irrité et ne sachant pas où se positionner dans toute cette histoire. Si elle lui demandait de choisir entre elle et Summer… Il croisa les bras sur sa poitrine avant de poursuivre:  « Je sais que ce n'était pas ton but de me juger ou de juger Summer... tu viens juste de le faire Caitlin, juste là. Et c'est précisément pour ne pas qu'on en arrive là que j'aurais voulu que tu me parles plus tôt.»  Peter se traita mentalement d’idiot, est-ce qu’il aurait dû pousser la brune plus tôt dans ses retranchements, il ne le savait pas. Aucun d’entre eux n’était prêt pour avoir cette conversation, c’était certain et pourtant le blond n’avait jamais été aussi amer en fixant Caitlin. C’était simple, il n’avait jamais été objectif quand Caitlin était concerné de près ou de loin et il ne l’avait jamais été quand il s’agissait de Summer. Il s’agissait de sa propre fille, sa principale raison de vivre et de se lever le matin, son avis comptait forcément, mais Summer n’influençait pas Peter comme Caitlin semblait le croire.  « Est-ce qu'il faut que je m'excuse ? Je pense que oui. Je te dois des excuses et je lui dois des excuses. Mais ne crois pas une seule seconde s'il te plait, que je ne sais pas que ce n'est pas son rôle. Bien sûr que non qu'elle ne devrait pas s'inquiéter de quelque chose qui échappe à son contrôle et surtout pas la vie amoureuse de son père. Elle devrait juste penser à jouer avec les autres filles de son âge ou à la prochaine chose qu'elle pourra demander à son père de lui acheter. Ce n'est pas comme ça. Ça n'a jamais été comme ça avant que tu arrives et je le sais très bien que c'est à cause de moi. »

Pas besoin de tourner autour du pot ou de dénier la vérité, Summer n’avait pas une famille conventionnelle et très tôt, elle avait dû s’habituer aux absences répétées de son père. Ce dernier loin du foyer familial, en cours ou à la bibliothèque, tentant d’assimiler le plus de savoir possible avant de rejoindre sa petite fille. Peter n’avait jamais parlé à personne des années de galère où il avait dormi quatre heures par nuit, se réveillant aux aurores pour réviser, tout en espérant pouvoir arriver chez ses parents quand Summer serait encore debout et pas confortablement installée dans son berceau, bien au chaud et en sécurité. Il n’avait jamais rien dit, il ne s’était jamais plaint, il avait assumé son erreur et son choix de garder Summer sans jamais sourciller et sans jamais baisser les bras. Ça avait été dur pour lui, pour ses propres parents et surtout pour elle. Mais ça, Peter n’espérait pas que Caitlin le comprenne, il savait que ce n’était pas à elle de compenser tout ça. Summer le faisait à sa manière, c’était pour cette raison qu’elle était autant accrochée à son père depuis leur arrivée à Lima, parce que pour la première fois, tout simplement, elle avait eu un père, comme toutes les autres.  « Elle n'a jamais eu une enfance normale Caitlin et je n'ai jamais été un père normal. Je me suis adapté et j'ai essayé de tout faire pour la protéger et c'est ce qu'elle essaye de faire en retour, je me moque de savoir ce que font les enfants quand ils ont un père et une mère, je m'en fiche vraiment. Summer fonctionne comme ça, alors je m’adapte. » Il haussa les épaules pour appuyer son propos. Ils n’auraient jamais de famille conventionnelle, et alors? Ça ne faisait aucune différence pour lui.  « Mais elle n'a que dix ans et je sais que tu es blessée mais... Summer n'est pas un monstre okay ? Elle n'est pas là pour te faire payer quoi que ce soit ou pour venger Brittany, Caitlin, crois-moi. Elle est blessée aussi et dans le fond elle est fâchée contre moi. Pas toi. Ni Brittany. Mais contre moi... » L’irritation que ressentait Peter fit place à de la tristesse pure et simple. Car au fur et à mesure qu’il expliquait les choses à Caitlin, il finissait par réaliser tout ceci lui aussi. Il avait été un piètre père pour la petite fille qui blessée, s’était réfugiée dans la danse et avait préféré la compagnie de Brittany, parce que c’était là où elle se sentait en sécurité et que la blonde n’avait aucune raison de lui faire du mal. Pas comme son père.  

« Tu m'aurais parlé de tout ça il y a des jours je t'aurais expliqué pourquoi parce que personne d'autre que moi ne peut le voir. Elle est fâchée contre moi parce que je ne l'ai pas consultée et que je ne lui ai pas parlé de toi comme ma petite-amie avant. Ça ne doit pas faire de sens pour toi et tu vas sûrement trouver que c'est une façon terrible d'élever un enfant mais…  J'ai été son seul repère pendant des années et elle a été le mien. Et elle me faisait confiance et ça n' a rien avoir avec toi Cait. Elle m'en veut, elle doit être complètement morte de peur à l’idée que tu prennes autant d’importance dans ma vie et ça doit lui faire du mal de savoir que tu pourrais la remplacer. Je lui ai fait du mal Caitlin, pour être avec toi. » La conclusion de tout ça était triste, c’était injuste et pourtant c’était la vérité. En dix ans, Peter n’avait jamais été égoïste, il avait mis toutes ses envies de coté. Sauf pour Caitlin. « Et tu sais c'est quoi le plus marrant dans tout ça Caitlin ? Si c'était à refaire. Je le referai, sans hésitation… Juste pour toi. »
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MessageSujet: Re: 01. [Grayson's] To the summer days slowly drifting away...   Mar 20 Oct - 20:09

Peter l’avait repoussé. Caitlin n’avait pas résisté, battant en retraite tout en se mordant si fort les lèvres qu’elles finirent par pâlir. Elle aussi l’avait repoussée quelques minutes plus tôt, elle comprenait donc qu’il puisse ressentir le besoin de s’éloigner d’elle le temps d’assimiler ce qu’elle venait de lui dire. S’il ne s’était pas obstiné à vouloir à tout prix mettre le doigt sur le nœud du problème, tout ce qui était en train de se dérouler dans cette chambre à coucher ne serait jamais arrivé. Caitlin aurait pris sur elle et aurait relativisé les choses en se persuadant que les choses allaient pouvoir s’arranger rapidement entre elle et Summer. Elle aurait cherché à lui faire plaisir, et tout ce qu’elle aurait eu l’impression de faire dans le fond, c’est d’acheter sa sympathie – et ça n’aurait fait que creuser le malaise qui la faisait se tenir debout face à son petit ami, critiquant le niveau d’investissement un peu trop élevé de sa fille de dix ans dans leur relation qui, même si elle était sérieuse à ses yeux, était encore toute fraîche en réalité. Il avait insisté pour qu’elle lui révèle le fond de sa pensée, et elle n’était pas jolie. Naturellement que Caitlin savait que c’était pour le mieux qu’ils entrent dans ce débat, mais ce qui en résulterait ne serait pas positif sur le moment, et peut-être même que ça changerait quelque chose entre eux sur le long terme. Ainsi, l’été merveilleux qu’ils avaient passé ferait partie des seuls moments dont elle se souviendrait comme de l’apogée de leur histoire.
Caitlin regarda Peter se défendre de ce dont elle ne l’avait même pas accusé. Est-ce qu’elle lui avait dit que c’était de sa faute si sa fille se mêlait de ses affaires ? Est-ce qu’elle avait cherché à remettre en cause la façon dont il l’avait élevée ? Non, elle avait tout simplement, et légitimement étant donné la place qu’elle avait prise dans la vie de Peter au cours de ces derniers mois, émis la possibilité que Summer abusait du pouvoir qu’elle exerçait sur les faits et gestes de son père, et qu’il fallait, peut-être, que ça change. Non seulement parce que ce n’était pas son rôle de prendre à  cœur les problèmes d’un homme d’une trentaine d’années bien entamées, mais qu’en plus, si elle régissait son monde avec autant de fermeté alors qu’elle n’était même pas encore prépubère, Peter avait définitivement du souci à se faire à propos des années à venir. À ce moment-là, Caitlin aurait avoué sans mal qu’elle aussi était agacée par les propos du docteur - qui lui firent rouler des yeux, et rétorquer en croisant les bras sur sa poitrine.

« Je t’en prie, n’essaye pas de me faire croire que si je t’en avais parlé plus tôt, ta réaction aurait été différente. Summer est ton point faible, le moment n’aurait jamais été le bon de toute façon. » Elle ne se demanda pas si son ton était plein de reproches ou pas – il l’était, indubitablement, et elle fronça les sourcils pour regarder Peter avec un mélange de sentiments qu’elle savait négatifs, mais qu’elle n’avait jamais ressenti auparavant, et donc qu’elle ne sut comment définir précisément. Elle était en colère, c’est tout ce qui se détacha de l’analyse rapide qu’elle fit de sa propre réaction.
Caitlin n’avait rien contre Summer, au contraire. C’était en partie grâce à elle qu’elle avait pu échanger avec Peter la première fois ; elle s’était prise d’une sincère affection pour la petite fille et son papa lorsqu’ils s’étaient rencontrés au Breadsticks où les deux passionnées de dessins qu’elles étaient alors avaient pu échanger sur les meilleures méthodes à adopter pour réaliser une esquisse parfaite. Summer représentait un élément important dans l’évolution de la relation entre Peter et Caitlin. Que Peter ne se méprenne pas, Caitlin ne lui lançait aucun ultimatum – elle ne lui demanderait pas de choisir entre elle et Summer, et n’essaierait en aucun cas de le détourner de la relation qu’il entretenait avec elle, elle voulait tout simplement qu’il comprenne qu’elle avait besoin qu’il assure ses arrières quand la petite fille s’en prenait à elle avec toute l’intelligence qu’elle lui reconnaissait, était-ce trop lui demander ? Il ne pouvait pas toujours lui trouver des excuses, remettre sans cesse le cadre familial peu conventionnel dans lequel elle avait grandi ; lui-même le disait, Summer était d’une intelligence rare. Elle n’était pas un monstre certes, mais elle savait exactement comment dépasser les bornes sans jamais franchir la limite ; il y avait une grande différence entre borne et limite, et ce soir, en fixant Caitlin avec autant d’intensité, elle avait définitivement dépassé celle de la professeure d’arts plastiques.

Sans qu’elle y songe vraiment, Caitlin leva une main devant elle, et son index pointa la silhouette de Peter ; soudain, elle souhaita très fort qu’il arrête de parler. Il était en train de faire ce qu’elle redoutait le plus, c'est-à-dire la pousser à ressentir de la culpabilité pour avoir donné un coup de pied aussi vif dans la fourmilière. Il ne pouvait pas lui dire qu’il avait fait du mal à sa fille pour être avec elle, ça revenait à dire que la réaction de Summer était en partie de sa faute, et ça Caitlin ne pourrait pas l’accepter. Elle avait été la responsable de bien trop de choses au cours de ces derniers mois, elle n’avait pas les épaules assez larges pour supporter que la personne qu’elle aimait probablement le plus au monde lui crache à la figure qu’encore une fois, elle avait fait souffrir quelqu’un. Son regard s’immobilisa sur Peter, et avec une dureté qui ne lui ressemblait pas, elle lui répondit :

« Je ne t’ai rien demandé. » Son doigt resta planté dans l’espace qui les séparait, et se rendant compte à quel point cette position pouvait paraître ridicule, elle se redressa pour passer ses deux mains dans ses longs cheveux bruns. Elle n’en croyait pas ses oreilles. Comment faisait-il pour toujours lui donner l’impression que c’était elle la fautive dans l’histoire ? Elle secoua la tête pour la énième fois de la soirée, et ses yeux se remplirent de larmes – elle avait tenu bon jusqu’à présent, mais elle ne pouvait pas continuer à faire bonne figure quand elle venait de comprendre que ce que Peter semblait avoir fait de bon cœur relevait d’une terrible épreuve en vérité ; c’était vraiment le sentiment qu’elle avait, et sans doute qu’elle regrettait ce qu’elle s’apprêtait à lui dire, mais elle se lança en se retournant pour affronter son regard qu’elle soutint avec beaucoup de dignité malgré les larmes qui bordaient ses grands yeux « Je ne t’ai pas demandé de me choisir, Peter. » Elle laissa échapper un rire triste, et étouffant son éclat en posant une main sur sa bouche, elle se mit définitivement à pleurer après avoir dit « Je ne peux pas croire qu’on en arrive toujours à la même conclusion. À savoir que je suis la seule et l’unique responsable de tout ce qu’il y a de mauvais dans notre histoire. » Une nouvelle fois, elle passa une main dans ses cheveux, dégageant son visage, tandis qu’une veine proéminente barrait son front – traduction des efforts qu’elle faisait pour retenir le sanglot qui lui serrait la gorge. Elle serra les dents, pivota sur ses pieds pour récupérer les lunettes qu’elle avait jetées sur le lit de Peter, et se pressa pour rassembler les petites affaires qu’elle avait laissé traîner sur la commode – un gilet et ses boucles d’oreilles. Caitlin s’octroya un court moment pour reprendre ses esprits, et essuyer les larmes qui roulaient sur ses joues avec la manche du gilet qu’elle posa sur l’un de ses avant-bras. Puis doucement, elle fit demi-tour pour s’engager droit vers la porte de la chambre devant laquelle Peter était toujours posté.
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MessageSujet: Re: 01. [Grayson's] To the summer days slowly drifting away...   Sam 24 Oct - 13:17

Sans même sans rendre compte, Peter avait serré son poing droit, ses doigts à présent recourbés et ses ongles qui s’enfonçaient dans la peau de sa paume l’empêchaient d’avoir la main tremblante. Et de trembler tout simplement. Le blond n’arrivait pas en croire que tout avait dérapé en seulement quoi… quelques minutes et il porta son regard sur le lit pendant quelques instants. Était-ce fou de rêver de pouvoir remonter le temps, retourner dix minutes en arrière et ne pas poser de questions ? Peter ne savait pas quelle était la meilleure situation, continuer d’imaginer le pire et garder un oeil sur Caitlin ou savoir tout simplement que tout n’allait pas. Oui, car c’était tout, Summer faisait autant partie de son monde que Caitlin et Peter avait la désagréable impression de perdre l’équilibre et il fut content que la brune recule un peu pour lui permettre de respirer. Et de rester debout sur ses deux pieds. Il n’avait pas conscience qu’il fronçait les sourcils encore une fois et que pour la première fois depuis trop longtemps, il ne souriait plus. Peter avait beau être optimiste au possible, aucune de ses tactiques habituelles ne pouvait transformer ce début de soirée en autre chose que… ce moment. Les reproches étaient là et il les laissa glisser sur lui, ravalant un commentaire. Summer, son point faible ? Peter n’avait jamais vu les choses de cette façon et il n’aimait pas penser à sa petite fille en des termes aussi négatifs. Il était sur la défensive, là tout de suite et toute les remarques de Caitlin venaient se heurter contre son esprit de père protecteur et également, dénué de toute logique. Oui, que serait-il passé si la brune était venue le trouver plus tôt ? Aurait t-il été aussi perdu ? Aussi triste ? Aussi dépité ? Oui, oui et encore oui. Mais il aurait pu ravaler sa fierté et parler à Summer et lui faire comprendre les choses, peut-être que si. Caitlin avait raison dans un sens mais Peter refusait de le voir, dans le fond, il était toujours blessé et il n’aimait pas le portrait de Summer qu’elle venait de lui faire. C’était aussi simple que ça, mais après tout, aucun parent n’aimait apprendre que son ange de perfection n’en était pas, n’est-ce pas? Peter était peut-être prêt à ouvrir les yeux sur certains domaines mais pas dans d’autres et surtout pas quand Summer était concernée, c’était certain. Pas ce soir en tout cas.

Ce soir Peter ne se reconnaissait pas, tout comme il ne reconnaissait pas la jeune femme en face de lui. Tout se mêlait dans sa tête et il se demanda depuis combien de temps elle ressentait tout ceci vis-à-vis de Summer. Avant que cette dernière ne s’éclipse pour l’été ? Non ça devait être depuis son retour, l’ironie était que la petite fille l’avait aidé en partie à planifier l’anniversaire de CJ mais bien entendu oui, elle détestait la professeur de son être… bien entendu. Peter essayait de garder son calme et sa logique mais c’était difficile à faire dans une telle situation, il garda le souvenir de cet été dans sa tête, dans un coin, à l’abris de cette dispute, à l’abris du doigt accusateur de Caitlin et de son regard. Tout sauf ça, si c’était tout ce qu’il devait garder, alors qu’il garderait son sourire et pas le reste. Le reste était bien trop douloureux pour être mentionné et ce fut au tour de Peter d’être à court de mots tandis que la brune se défendait.  « Je … » Il tourna la tête, fixant le mur, la table de chevet, n’importe quoi plutôt qu’elle. Oh alors comme ça elle ne lui avait rien demandé ? C’était la remarque de trop et Peter aurait préféré qu’elle hurle, qu’elle insulte mille fois Summer plutôt que ça. Elle ne lui avait rien demandé, bien sûr, parce que Peter était là juste parce qu’il lui était redevable, parce qu’elle n’avait eu qu’à claquer des doigts et il était apparu à ses cotés ? Ça ne s’était pas passé comme ça et soudainement, trop rapidement, Peter fut projeté des mois en arrière. Ils n’avaient pas avancé depuis Halloween dernier. Non, ils n’avaient pas avancé, si Caitlin pensait toujours qu’il avait juste choisi comme ça, juste pour lui faire plaisir, juste parce qu’elle avait posé ses lèvres sur les siennes. Peter ne l’avait dit à personne, ni à Caitlin, ni à Brittany, mais lui seul savait où s’était trouvé son coeur à ce moment-là. Elle ne savait pas que pendant tout l’été qu’il avait passé avec Brittany, son esprit avait tourné vers elle, et seulement elle et qu’il avait eu hâte de retourner à Lima pour lui donner son cadeau ou juste pour l’entendre parler.

Elle ne savait pas qu’il souriait toujours lorsqu’il la voyait se mordre ses lèvres quand elle hésitait, ou défaire et refaire sa queue de cheval quand elle était nerveuse. Elle parlait toujours de ses cours avec entrain et plus que son métier, elle dessinait toujours, dès qu’elle avait une minute de libre. Il n’avait pas choisi Caitlin, même si cela lui avait pris des mois pour l’accepter et pour le réaliser, Peter était tombé amoureux de Caitlin et ce bien qu'il ait tenté de le cacher et de le déguiser. Pourquoi ? Parce qu’inconsciemment, il avait eu peur tout simplement. Parce que Caitlin lui avait donné envie de se dépasser pour la première fois depuis des années, elle lui avait donné envie de ne pas réfléchir et faire tout ce qui n’était pas… lui, tout simplement. Et la dernière fois que Peter avait été dans un tel état, il s’était retrouvé seul avec une fillette de trois mois sur les bras. Résumer ça à un simple choix… c’était plus qu’insultant.

Cependant, Peter ne dit absolument rien et les trois mots qui lui brûlaient les lèvres et qui auraient pu donner un sens à tout ceci restèrent coincés dans sa gorge et il prit une profonde inspiration, ses yeux retrouvant enfin ceux de Caitlin.  « Je croyais qu’on avait tourné la page… que c’était la seule raison pour laquelle je pouvais te tenir la main en public, parce qu’on avait tourné la page. » Peter s’éclaircit la gorge, détestant la faiblesse qu’il pouvait entendre dans sa voix. Il s’était visiblement trompée sur toute la ligne, elle se sentait encore coupable et pas lui. Était-ce lui le plus hypocrite et le plus faux ? Il pensait lui avoir laissé assez de temps pour se remettre, c’était loin d’être le cas. « Je suis complètement perdu Cait et je t’… » Peter se stoppa net, non, il n’allait pas le dire, pas comme ça, pas maintenant. Non, hors de question, il l’avait montré, il l’avait montré et si ça ne suffisait pas maintenant c’était qu’il devait chercher ailleurs. Il l’avait regardée rassembler ses affaires et essuyer ses larmes et il avait paniqué. S’il fallait qu’il parle à Summer, Peter le ferait. « Je suis prêt à faire des efforts vraiment, je peux parler avec Summer et ça risque surement d’être désagréable, mais je m’en fiche, je n’étais pas en train de t’accuser, je t’expliquais mon point de vue, peut-être que je suis trop impliqué, sans doute… je… » C’était trop tard, Caitlin voulait partir, Peter ne faisait que lui barrer le chemin. Il s’en rendit compte une seconde trop tard, quand elle fut seulement à un mètre de lui.  « Je veux vraiment que ça marche entre nous, vraiment. » Peter était sincère, il réfréna son envie de la prendre dans ses bras car il ne savait plus sur quel pied danser.

Que savait-il dans le fond ? Premièrement, il aimait Caitlin, les choses n’avaient pas été faciles et leur histoire ne faisait que commencer. Il avait tourné la page sur sa relation avec Brittany il y a des mois de cela, et il voulait être avec la brune, sans concession, sans les larmes, sans les disputes et surtout sans la culpabilité. Lui ne se sentait pas coupable, elle si. Le constat était simple et Peter se répéta une fois de plus qu’il ne pouvait pas la forcer à faire quoi que ce soit. Si l’atmosphère était trop invivable ici, si elle ne pouvait pas rester, si elle ne voulait plus rester… Non, il ne demanderait pas. Peter jouait gros, il le savait, il prit une inspiration de plus et il s’avança vers Caitlin, le coeur battant tellement fort dans sa poitrine qu’elle pouvait très certainement l’entendre.  « Je… je déteste être comme ça. Je déteste te voir comme ça et j’ai arrêté de me sentir coupable à propos de nous deux depuis longtemps Caitlin… Mais, si tu penses que la seule chose que tu dois faire là tout de suite c’est de partir alors… Okay. » La fermeté de son ton l’étonna lui-même, mais il semblait qu’il avait déjà pris sa décision. Il fixa la brune une seconde de plus et il se pencha pour déposer un baiser sur son front avant de reculer et d’ouvrir lui-même la porte de sa chambre et de s’écarter. Le message était plus que clair, eux, leur couple, aussi bizarre et inconstant qu’il soit était dans cette chambre, ce qu’il y avait en dehors de cette chambre et de cet appartement… Peter n’en savait rien.
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MessageSujet: Re: 01. [Grayson's] To the summer days slowly drifting away...   Dim 25 Oct - 12:34

Il n’y avait pas 36 solutions au problème de Caitlin.

Elle décidait de partir, et sa relation avec Peter se finissait de la façon la plus déchirante qui soit – il fallait préciser quand même qu’elle n’avait pas voulu que les choses tournent aussi mal. Caitlin avait tenté de trouver les mots justes pour partager ses impressions avec le jeune homme, mais elle avait saisi qu’elle avait fait preuve d’un peu trop de naïveté en pensant qu’il serait capable de voir la situation d’un œil objectif. Au fond, elle ne lui en voulait pas de se mettre des œillères quand ça concernait sa fille, elle parvenait même à le comprendre, et c’était ça qui était le plus difficile dans toute cette situation. Caitlin ne prétendait pas que Summer la détestait, mais en attendant, elle lui faisait nettement ressentir qu’elle avait tout intérêt à se tenir à carreau si elle ne voulait pas exercer son pouvoir de super-petite-fille sur elle. C’était drôle et attendrissant dans les comédies romantiques, mais dans la vie réelle, batailler avec une enfant, surtout avec une enfant que Caitlin adorait sincèrement, ça n’avait rien de plaisant.
Elle décidait de rester, et elle assumait de tourner la page sur la peine qu’elle avait causée à une tierce personne – à plusieurs, à en croire le jugement du docteur qui venait de lui avouer que sa fille avait elle aussi souffert du triangle amoureux Brittany, Peter, Caitlin.

La question au fond, ne se posait pas ; Caitlin aimait Peter. Elle le lui avait déjà dit à Halloween dernier et le baiser qu’elle lui avait donné n’avait fait que confirmer les sentiments qu’elle avait eu tant de mal à étouffer pour lui permettre de vivre une histoire avec une autre. Elle ne se voyait plus vivre sans lui à ses côtés. Elle savait que c’était cliché, et que son attachement pour le romantisme et les histoires qui finissaient bien était ce qui la faisait passer pour la plus grande niaise qui puisse exister, mais le fait était qu’elle croyait farouchement que Peter Grayson était son âme sœur. La tendance était à la contradiction dans les magazines féminins ; on disait qu’une âme sœur ne matérialisait pas forcément sous la forme d’une relation amoureuse – certains individus avaient trouvé leur âme sœur au milieu de leur cercle d’amis, ce qui ne leur empêchait pas de faire leur vie avec quelqu’un d’autre ; la différence c’était qu’ils ne partageaient pas la même osmose avec leur partenaire qu’avec leur âme sœur toute désignée. Mais pas chez Caitlin. Son âme sœur était aussi son partenaire ; elle connaissait une partie de son histoire, il connaissait une partie de la sienne, et leurs similitudes étaient si évidentes, qu’elle se demandait parfois comment ils avaient fait pour ne pas se trouver bien avant d’avenir à Lima – ça ne voulait pas dire que les choses auraient été plus faciles ceci dit.
Vivre ici sans le soutien du jeune homme, ça ne servait pas à grand-chose. Caitlin avait peu d’attache en ville : elle avait toujours été très seule, mais pas quand elle était avec Peter. L’avant-goût de la vie qu’ils auraient pu avoir dans un futur proche qu’il lui avait donné au cours de l’été, Caitlin l’avait savouré avec une gloutonnerie étonnante quand on connaissait son dégoût pour les calories ; était-elle vraiment prête à faire une croix sur les délices d’une vie à deux simplement parce qu’elle s’en voulait d’avoir, peut-être, volé ce bonheur à quelqu’un d’autre ?

La réponse était non. Et lorsque Peter lui ouvrit la porte après l’avoir embrassé sur le front, les larmes qui roulaient sur ses joues lui parurent disproportionnées. En vérité, il n’y avait rien de plus simple que les sentiments qu’elle éprouvait pour le jeune homme, pourquoi ne pouvait-elle pas s’en contenter ? Parce qu’on lui avait appris qu’il fallait accepter l’introspection après avoir fauté, et que depuis qu’elle s’était lancée dans une analyse complète de son comportement vis-à-vis de Peter et Brittany en tant que couple, elle n’avait jamais réussi à mettre le doigt sur ce qui l’avait véritablement poussé à ne pas agir plus tôt – toutes les occasions lui avaient été offertes sur un plateau, mais elle avait attendu que Peter se trouve une petite-amie pour agir, et prendre conscience qu’elle vivait très mal ne pas être celle qu’il le comblait. Caitlin avait essayé de chercher la personne qu’elle était, et ce qu’elle avait trouvé ne lui avait pas plu, alors elle s’était renfermée. Sa mise à pied n’avait fait qu’accentuer le sentiment qu’elle s’était perdue en cours de route, et le seul prétexte qu’elle avait trouvé pour extérioriser son mal-être, c’était prendre les regards d’une enfant de 10 ans pour des menaces à son encontre. Les rouages de ce mécanisme devinrent soudain plus compréhensibles, et Caitlin fronça les sourcils.

« Je ne veux pas partir. » annonça-t-elle d’une voix pleine de détermination, avant de s’approcher de Peter et de refermer la porte sans plus aucune hésitation. Elle laissa tomber ses affaires sur une chaise à leur proximité, et l’ayant déjà embrassée une fois sur la bouche, elle répéta en lui prenant le visage dans les mains, et en le regardant droit dans les yeux « Je ne veux pas partir, je suis désolée. » Caitlin n’embrassa pas Peter, elle le regarda encore un long moment, puis finit par le prendre dans ses bras pour le serrer contre elle le plus fort possible.
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MessageSujet: Re: 01. [Grayson's] To the summer days slowly drifting away...   Lun 26 Oct - 22:07

Peter avait déjà vécu des moments où les secondes faisaient office de minutes. Où il était tellement bloqué sur le moment présent qu’il ne voyait plus le reste et qu’il n’y avait rien d’autre que les secondes qui s’étiraient devant lui. Cela lui était arrivé la première fois que sa mère l’avait forcé à chanter devant un vrai public et non caché dans le salon des Grayson, Peter, âgé de treize ans à l’époque, avait eu le temps de fixer au moins une bonne dizaines de paroissiens avant de s’effondrer tout simplement. Le trac ? Non c’était bien plus que ça, ça avait toujours été bien plus que ça avec lui. La deuxième fois qu’il avait eu l’impression qu’on avait appuyé sur le bouton pause du film qu’était sa vie était quand la mère de Summer était apparu devant sa porte, il y a dix ans de cela, les deux mains sur le ventre et avec une expression dure sur le visage. Avant même qu’elle ne lui explique la raison de sa venue, Peter avait eu le temps d’analyser une dizaine de fois la situation et de tirer ses propres conclusions et de se dire que peu importe ce qu’elle allait dire, il allait être là. Dans un sens, le jeune homme avait deviné bien avant qu’on ne lui dise mais il avait attendu que sa petite-amie de l’époque confirme ses dires.

Et puis il y avait ce soir. Ce soir où tout recommençait et où son coeur battait un peu trop vite et où Caitlin essuyait ses larmes.  
Peter avait les mains moites depuis qu’il avait ouvert la porte et il avait un peu trop conscience du temps qui passait, de ce tic incessant qui était presque en parfaite synchronie avec son coeur… C’était trop long, beaucoup trop long et Peter pria intérieurement pour que Caitlin ne franchisse pas cette porte. Vraiment, il n’était pas particulièrement croyant mais ce soir il avait besoin d’un miracle ou de quelque chose de ce registre-là. Ils, lui comme lui, allaient être blessés au possible et beaucoup trop timides pour oser faire le premier pas et Peter ne voulait pas que cela arrive. Il était complètement égoïste dans un sens mais il n’avait pas envie de repartir de zéro, il ne voulait pas être seul et plus que jamais, il ne voulait pas être sans elle. C’était sans doute précipité et il connaissait Caitlin depuis seulement quoi… bientôt trois ans, mais c’était impossible pour lui de concevoir sa vie sans la brune et maintenant qu’il pouvait lui prendre la main quand il le désirait et la serrer dans ses bras juste parce qu’il pouvait le faire… Faire marche arrière aurait été plus que douloureux. Inacceptable, même.

Et dire que Peter pensait avoir été là, dans cette position, dans sa vie à plusieurs reprises. Non, c’était la première fois que c’était aussi important, la première fois qu’il aimait autant quelqu’un et la première fois qu’il ne pouvait pas penser à autre chose que ça. Il comprenait mieux que jamais l’expression tomber fou amoureux car c’était complètement ça, il adorait parler avec Caitlin de tout et de rien, il se sentait pousser des ailes à chacun de ses sourires et quand elle l’embrassait… Quand elle l’embrassait et qu’elle posait ses mains dans son cou ou sur ses joues, il avait envie de rougir, d’éclater de rire, de chanter et de ne surtout pas s’arrêter et tout ça en même temps. Parce que c’était Caitlin. Aussi, il ne fallait pas qu’elle parte, elle était essentielle pour lui, elle le complétait et Peter ne serait jamais capable de lui tourner complètement le dos ou de passer à autre chose. Il ne pouvait pas tourner le dos à celle qui avait une partie de lui… La meilleure partie de lui.

La voix de Caitlin mit fin à son débat intérieur et il hocha vigoureusement la tête, l’ombre d’un sourire sur son visage alors qu’elle refermait la porte. Elle restait, c’était l’essentiel, c’était tout ce qui comptait se répéta Peter en boucle, fermant déjà les yeux alors qu’elle l’embrassait, ce baiser encore plus vital que de l’oxygène à cette seconde précise. Les mots lui manquaient et très sincèrement, Peter ne faisait plus confiance à sa voix à cet instant précis, pas avec tout ce qui était dit, il venait de passer par trop d’émotions en quelques secondes et lentement, le soulagement prenait le pas sur les sentiments trop négatifs pour être nommés. Il retourna l’étreinte, tenant la brune juste contre lui, la serrant un peu trop fort quelque part, content qu’elle soit là et pas ailleurs. Ses mains glissèrent d’elles-mêmes vers la taille et les hanches de Caitlin et il la souleva du sol pour que leurs visages soient à la même hauteur et pour pouvoir la garder encore plus près de lui. « Et je veux être avec toi, peu importe ce qui se passe autour, c’est juste toi et moi. » murmura Peter avant de capturer les lèvres de Caitlin encore une fois, heureux de savoir que ça ne serait pas la dernière fois de la soirée.  
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