Choriste du mois


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 01. Throw on your dress and put on your doll faces.

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We don't own our heavens now.
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MessageSujet: 01. Throw on your dress and put on your doll faces.   Sam 17 Oct - 19:45

Les doigts tapotèrent sur l’écran.

A l’autre bout du couloir, une sonnerie brève indiqua que le sms avait été bien reçu.

Le violon démarra.

-Tu…

Grace jaillit du mur derrière lequel elle était cachée. A une quinzaine de mettre d’elle, le visage pâle de Cassandra, occupée à épingler des avis au tableau d’affichage de la LPA, lui envoyait un regard plus interrogatif que vraiment surpris. La rentrée était bel et bien là et si les SC s’étaient accordées un peu de repos dans leurs diverses activités artistiques dans le courant de l’été, les œuvres des Hamilton’s, elles, ne prenaient jamais de vacances. Il fallait bien que la machine de la charité tourne et ses rouages ne fonctionnaient qu’à l’huile de coude. Cela étant parfaitement connu, ça n’allait certainement empêcher la benjamine de sortir un nième show à la nécessité controversée en plein milieu d’une journée de travail sans doute bien remplie. Un doigt impérieux décoré de bagues de phalanges argentées désigna sa sœur d’un mouvement voulu mystérieux et esthétique.

-… As besoin de faire une pause.

Grace elle-même esquissa un sourire face au déjà-vu de la situation.

-Again.

Claquement de doigts.

Suivant le tempo qui s’échappait du téléphone de sa sœur, une Grace habillée dans une réinterprétation désinvolte du look preppy, écolière d’école privée, chaussettes hautes, jupe patineuse, chemise et serre-tête à l’appui, se dandinait en avançant dans le couloir de la LPA comme sur un catwalk. Alliant déhanché et mouvements amples des bras, si ça faisait quelques semaines qu’elle n’avait plus répété, la blonde avait pourtant gardé toute son aisance pour la scène (ou pour la moquette, en l’occurrence).

Remember how we used to party up all night
Sneaking out and looking for a taste of real life
Drinking in the small town firelight.

Clin d’œil à une Cassandra placide.

Sweet sixteen and we had arrived
Walking down the streets as they whistle, "Hi, hi!"

Haussement suggestif des sourcils.

Stealin' police cars with the senior guys
Teachers said we'd never make it out alive

Sourire aux lèvres, suffisamment rapprochée de sa sœur pour être certaine qu’elle l’attrape, elle lui envoya son sac à main dessus pour les bénéfices d’une mise en scène qui devait probablement avoir plus d’allure dans sa petite tête que dans la réalité concrète du reste du monde.

There she was my new best friend
High heels in her hands, swayin' in the wind
While she starts to cry, mascara runnin' down her little Bambi eyes:

Dramatique au possible, la pianiste se colla au mur, dos de la main droite collé sur le front, mimant une mine déconfite de jeune première en larmes.

"’ssandra, how I hate those guys."

D’un coup de hanche contre le mur, qui allait probablement lui laisser une marque de la taille de l’Idaho sur le haut de la cuisse, elle se propulsa sur le mur d’en face.

This is what makes us girls
We all look for heaven and we put our love first
Somethin' that we'd die for, it's our curse
Don't cry about it, don't cry about it

Elle agita son index en l’air, agitant vigoureusement sa tête de gauche à droite pour renforcer la négation qu’elle vocalisait.

This is what makes us girls
We don't stick together 'cause we put our love first
Don't cry about him, don't cry about him

Alors que les mots couraient, la blonde glissait le long du mur, les mains par-dessus la tête, les yeux fermés. Arrivée au sol, elle réouvrit soudainement les yeux animés d’une lueur malicieuse.

And that's where the beginning of the end begun

Claquement de langue.

Everybody knew that we had too much fun
We were skippin' school and drinkin' on the job
With the boss
Index contre la bouche, elle se servit de l’autre main pour se relever d’un coup, à nouveau au centre du chemin, mains dans les cheveux.

Sweet sixteen and we had arrived
Baby's table dancin' at the local dive
Cheering our names in the pink spotlight
Drinkin' cherry schnapps in the velvet night

Quelqu’un tenta d’ouvrir une des portes du couloir. Grace, passant précisément à son niveau, plaqua sa main droite, refermant avec plus de violence que nécessaire la porte, probablement sur le nez de sa pauvre utilisatrice. Paumes donc collées contre la plaque en imitation de bois, Grace agitait toujours tête, épaules et bassin avec une fluidité respectable.

Yo we used to go break in
To the hotel, glimmer and we’d swim
Runnin' from the cops in our black bikini tops
Screaming, "Get us while we're hot. Get us while we're hot."

Une pirouette, elle avançait à nouveau dans ce couloir (apparemment interminable).

This is what makes us girls
We all look for heaven and we put our love first
Somethin' that we'd die for, it's our curse
Don't cry about it, don't cry about it
This is what makes us girls
We don't stick together 'cause we put our love first
Don't cry about him, don't cry about him
It's all gonna happen

La note s’envola alors que Grace se retrouvait à quelques centimètres à peine de Cassandra. Son ton baissa d’un coup, plus marqué encore que son eye-liner, alors qu’elle s’approchait de l’oreille de sa sœur.

The prettiest in crowd that you had ever seen
Ribbons in our hair and our eyes gleamed mean
A freshmen generation of degenerate beauty queens
And you know something?


Elle rejeta la tête en arrière, s’écartant de sa sœur, sa voix plus aïgue que jamais.

They were the only friends I ever had
We got into trouble and when stuff got bad
I got sent away, I was waving on the train platform
Crying 'cause I know I'm never comin' back.

Agrippant le tas de feuille que Cassandra avait entre les mains, elle le jeta négligemment en l’air, continuant à chanter sous la pluie de documents, bras au ciel comme si elle psalmodiait.

This is what makes us girls
We all look for heaven and we put love first
Something that we'd die for
It's our curse
Don't cry about it
Don't cry about it
This is what makes us girls
We don't stick together cause we put love first
Don't cry about him
Don't cry about him

Les cordes grinçaient alors que les dernières étiquettes retombaient plus lentement. Sa cage thoracique se gonflait et se dégonflait lentement alors que la tension retombait. Agitant frénétiquement ses doigts devant son visage rougi, elle se ventilait alors que le morceau arrivait à sa main. L’air évasive, sourire aux lèvres, plus pour elle-même que pour sa sœur, elle marmonna :

-Je devrais peut-être donner des cours à Charlie… Qu’on ait une chance de gagner la prochaine fois…

Elle passa un index pensif sur sa lèvre inférieure, notant que sa gorge était particulièrement sèche. Déglutissant, le regard un peu perdu, elle finit par cligner des yeux constatant que Cassandra n’avait toujours pas dit un mot, qu’elles étaient entourées par une marée de paperasses et qu’un point de côté particulièrement cuisant commençait déjà pointer le bout de son très douloureux nez.

-Oh. Sorry about that.

Grimaçant, la seconde qui suivait, elle se retrouvait sur les genoux, à ramasser méthodiquement les feuilles que sa mise en scène avait éparpillées :

-J’espère que tu as aimé. , fit-il d’un ton qui n’attendait aucune contestation.

Ses mains rassemblaient les dossiers à toute vitesse si bien qu’elle se releva quelques instants plus tard avec un paquet relativement organisé de papiers relativement non-chiffonnés, une étiquette pas du tout relative collée dans sa masse capillaire en désordre.

-Joanna m’avait envoyé la bande son cet été, elle pensait que la tonalité collerait… Et effectivement. C’est peut-être un bulldog en talons aiguilles mais elle a toujours eu sens artistique intéressant. Et puis c’est… différent, hein ?

Sourire éclatant aux lèvres, elle tendit le tas de feuille à leur légitime propriétaire, passant un regard rapide sur le tableau d’affichage devant lequel elles étaient plantées.

-Qu’est-ce qui se prépare ? Un diner caritatif ou… D’ailleurs, tu as vu l’heure qu’il est ?

10h43.

-Il faut te nourrir un peu, jeune fille, tu es frêle pécheurs crucifiés…

Elle leva un sourcil, son visage prenant une expression mutine, passant son bras sous celui de sa sœur pour l’inciter à se mettre en marche.

-J’ai croisé Gina en arrivant et j’ai cru comprendre qu’on avait de nouveaux bénévoles ?

Remarquant que son sac était toujours entre les mains de Hamilton Senior, elle le désigna d’un geste du menton.

-Oh. Je vais récupérer ça, si tu permets.
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MessageSujet: Re: 01. Throw on your dress and put on your doll faces.   Ven 13 Nov - 0:58

Cassandra nageait littéralement dans un océan de paperasse. Un océan cristallin digne d'une station balnéaire des Caraïbes, pas le genre tempête tropicale sur la côte Ouest des Etats-Unis. A ce niveau, Cassie honorait les apparences. Si elle n'avait pas été si organisée, jamais elle n'aurait pu jongler entre ses innombrables responsabilités sans perdre la boussole. Elle réservait ça aux hippies et autres excités du bocal qui essayaient de vendre leurs activités douteuses sur le parvis de l'église. Oui, elle devait avouer avoir cédé une fois, mais seulement pas excès de magnanimité. Elle avait vu rouge en réalisant que le programme Wood for sheep auquel elle avait signé n'avait rien à voir avec une entreprise humanitaire mais plutôt un camp échangiste au fin fond de l'Iowa. L'expression laver sa bouche au savon était malheureusement inappropriée dans le domaine informatique, aussi une fois l'historique de son navigateur violé, Cassandra préféra jouer la carte alambiquée de l'assurance plutôt que de se risquer à nettoyer son ordinateur à l'eau bénite. Elle avait bien entendu immédiatement rapporté ce site débauché aux autorités du net, indignée de constater qu'aucun contrôle de restriction ne l'avait mise en garde. Cassandra Hamilton fuyait les sites interdits aux moins de 18 ans comme la peste. La faute à sa naïveté si elle avait parfois du mal à comprendre l'art de la subtilité des paroles de chansons populaires. Et dire que c'était Grace la crédule de la famille. Cassie ne comptait plus les fois où elle se retournait après une bourde informatique, de peur d'être épiée. Elle était définitivement de ces gens qui collaient des post-it sur le petit voyant de leur webcam, juste au cas où un esprit malveillant s'emparerait de leur ordinateur. Non pas qu'elle s'adonnait à des rituels dégradants devant son écran, mais c'était tout de même incroyablement intrusif. Quoiqu'il en soit, à une époque Cassie bénissait sa surcharge de travail, qui lui offrait alors l'échappatoire idéale à ses problèmes d'ordre personnel. Cassandra avait fini par apprendre à ses dépens qu'elle était meilleure pour gérer la vie des autres plutôt que la sienne. C'était d'une ironie sans réserve, mais Cassie appréciait la sollicitude avec laquelle personne ne lui en tenait rigueur.

Malgré sa désolation intérieure, Cassie demeurait droite sur sa chaise de bureau. Les séquelles d'années de conditionnement religieux auprès des nonnes de la Mogadore Academy. Lorsqu'elle posait par inadvertance un coude sur la table, Cassandra entendait avec traumatisme le bruit de la règle qui tapait tout près de la scène du crime. Dissimulée derrière un rempart de feuilles, elle s'accorda une pause bien méritée en feuilletant distraitement la gazette de la semaine. Depuis la fin de la saison des chorales le journal local était curieusement insipide, même si un fait divers par-ci par-là se détachait des continuelles prouesses de Sue Sylvester. Il ne se passait pas un jour sans que la mairesse ne figure dans un article, toujours avec ce même air triomphant mais jamais le même décor. Et Cassie réalisa alors qu'elle aurait bien besoin de faire un peu de publicité pour l'association, histoire de se décharger de quelques tâches inéluctables maintenant qu'elle n'avait plus besoin d'oublier l'échec de sa vie sentimentale. De l'eau avait coulé sous les ponts et la jeune femme se sentait presque épanouie maintenant qu'elle œuvrait à temps plein pour le bien de la municipalité. Saisissant une feuille de papier vierge du bout des doigts, elle commença à rédiger son annonce avec soin. Une application qu'elle mettait à contribution à la fois dans le choix de ses mots et dans son tracé. Une fois satisfaite, elle se leva gracieusement de sa chaise pour placarder son annonce sur le tableau d'affichage, un peu plus loin dans le couloir, agrippant au passage une volée d'autres feuilles. Du moins c'était son intention, avant que Grace ne jaillisse au détour d'un mur dans un bond qu'elle devinait chorégraphié. Grace avait un don pour mettre en scène les situations les plus ordinaires de sa vie. Sa mauvaise foi de grande sœur parlait peut-être, mais certaines personnes chez les SC feraient mieux d'en prendre de la graine plutôt que de fustiger chacune de ses interventions. Cassie n'était donc pas surprise. Pas plus par la présence de Grace que par le son du violon. En revanche elle avait beaucoup plus de mal à comprendre l'enjeu de ce petit numéro, en sachant que les répétitions n'avaient pas repris et que Grace ne faisait jamais rien par hasard.

Elle devait avouer par ailleurs être légèrement désarçonnée par le look innocent de sa sœur qui jurait avec l'assurance de sa démarche. C'était troublant parce que c'était exactement le genre d'allure qu'elles n'avaient jamais eue à la Mogadore Academy, alors privées de leur identité vestimentaire. Ce qui, Cassie devait le reconnaître, tournait totalement à leur avantage à une époque où elles s'habillaient comme de véritables sacs. Béni soit l'uniforme. Surprise par ses réflexes, Cassandra attrapa à la volée le sac de Grace tandis qu'elle tenait fermement contre sa poitrine le tas de feuilles qu'il lui restait à afficher. Impuissante et décontenancée, elle assistait au show de sa sœur en attendant patiemment qu'elle daigne lui en expliquer la raison. Sa pause elle l'avait prise en ouvrant la gazette, mais Cassandra ne refusait jamais une occasion de s'épancher sur les problèmes de Grace. C'était une bombe à retardement et elle préférait ne pas s'exposer à une explosion de sentiments refoulés. La porte claquée au nez d'un ou d'une pauvre bénévole Cassie aurait pu le digérer, mais elle ne put s'empêcher d'échapper un soupir exaspéré lorsque sa sœur envoya valser dans les airs les feuilles qu'elle avait gardées si précieusement. Faites que ça se termine, pensait-elle en laissant tomber devant ses yeux une pluie nonchalante d'annonces en tout genre. Sans dire un mot, Cassandra laissa Grace réciter son monologue - elle avait toujours une tirade de prévue dans ce genre de circonstances - avant de se laisser entraîner vers son potentiel petit-déjeuner. Trop d'informations, aussi décida-t-elle de filtrer certains éléments relativement sujets à débat. Grace était également très disposée à la rhétorique. "Gina qui ?" demanda-t-elle encore abasourdie par tout ce qui venait de se passer. "Oh Gina." se reprit-elle aussi vite. La Gina du refuge, bien évidemment. Celle avec qui elle avait passé deux mois mais dont elle avait du mal à se souvenir maintenant qu'elle était débordée par ses nouvelles anciennes responsabilités.
"Tu caches un trésor là-dedans ou quoi ?" ironisa-t-elle lorsque Grace insista pour récupérer son sac. Comme souvent, Cassandra se laissa diriger bras dessus bras dessous par sa sœur, qui avait sans doute déjà prévu un brunch copieux dans un restaurant du vieux quartier. Son assurance la perdrait un jour. Mais Cassie était trop faible pour lui donner tort et contredire ses plans. Et elle devait avouer avoir faim. "On a de nouveaux bénévoles mais beaucoup d'anciens sont partis. Avec le nouveau campus les étudiants ont mieux à faire que d'accorder leur temps à la charité." dit-elle avec une pointe de mépris en haussant les épaules. Mais quelque chose lui disait que Grace n'était pas là pour parler dons. "Et depuis quand tu parles avec Joanna ? Tu serais pas en train de préparer un truc dans mon dos ?" C'était tellement Grace.
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