Choriste du mois


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 01. If you ever come back

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MessageSujet: 01. If you ever come back   Dim 25 Oct - 10:47

Avec beaucoup de précautions, Cat ouvrit la porte de son appartement. L’automne n’était pas encore installé, mais il régnait en ville une ambiance digne d’un mois d’octobre, ce qui l’avait encouragée à bien se couvrir pour descendre chercher de quoi petit-déjeuner au Starbucks situé tout près de sa résidence. Les lèvres pincées, et le bout de son nez caché dans son écharpe bien épaisse, elle fit tous les efforts du monde pour ne pas réveiller Dorian qui dormait encore sur le canapé du salon, une main sous l’oreiller, l’autre pendant à quelques centimètres du verre à scotch qu’ils n’avaient pas pris le temps de mettre dans le lave-vaisselle avant d’aller se coucher. Ecaterina se déchaussa d’un coup de pied, et la chaleur du parquet sous ses pieds la réchauffa suffisamment pour qu’elle consente à poser ses cafés et ses viennoiseries sur le secrétaire de l’entrée. Elle libéra son visage de la chaleur de la laine, et se départit de sa tenue de sortie. Elle déposa son manteau, son sac à main et son écharpe sur la patère, puis empoigna ses petites affaires pour se diriger d’un pas prudent vers le comptoir de la cuisine – non sans accorder un regard attendri à son frère qui laissa échapper un ronflement guttural. C’est après avoir ouvert le clapet de son ordinateur portable et rassemblé les brochures immobilières qu’elle avait imprimées plusieurs jours plus tôt qu’elle finit par se hisser sur l’un de ses tabourets hauts. Il était tôt, trop pour Dorian, et tandis qu’elle portait son thé à ses lèvres, elle se mit à repenser aux obligations d’adulte qui l’attendait.

Trouver un logement à Lima se révélait plus difficile qu’elle ne l’avait pensé, surtout qu’elle s’obstinait à n’en faire part à personne de son entourage. Ce n’était pas Columbus que Cat regretterait, c’était cet appartement ; il n’était pas très grand, n’avait pas de baignoire, et les voisins étaient aussi agréables qu’un gardien de prison, mais elle avait fini par s’y habituer. L’idée de se retrouver seule dans un environnement où le silence la pousserait à se remettre constamment en question l’angoissait, et alors qu’elle jetait un regard au plafond qui s’étendait au-dessus de sa tête, elle attendit patiemment qu’un bruit venant de l’appartement du dessus ne vienne mettre un terme au dilemme qui naissait. Sauf qu’apparemment, il était aussi beaucoup trop tôt pour Tate. Baissant le menton pour se confronter à l’écran noir de son ordinateur, elle secoua la tête, et choisit de s’intéresser plutôt au tableau réconfortant que lui offrait son frère aîné.

Elle avait du mal à se souvenir précisément de la dernière fois qu’ils s’étaient vus, mais c’était pour une occasion spéciale. Cat entoura son gobelet de thé avec ses doigts, et souffla sur la petite ouverture qui lui permettait de boire sans se brûler. Les coudes posés sur le comptoir du petit-déjeuner, c’est le regard rivé sur la silhouette détendue de son frère aîné qu’elle s’enfonça dans ses pensées. La façon dont il était allongé lui rappela l’état dans lequel elle l’avait trouvé lors du dernier anniversaire d’Evan, ce qui lui permit de se souvenir que c’était à Toledo, chez leur père, qu’ils s’étaient vu pour la dernière fois. Elle but une longue gorgée de son thé dont elle savoura la saveur en fermant finalement les yeux. Lorsque Dorian lui avait annoncé sa visite imminente en Ohio, Cat n’avait pas pu retenir sa joie. Mais ne pouvant la partager avec personne, son frère tenant à faire la surprise à leurs amis respectifs, notamment à Ryder, elle avait été contrainte au silence pendant de longs mois. À la mi-septembre toutefois, elle n’avait plus été capable de garder le secret, et c’était sur sa propre page Twitter qu’elle avait annoncé l’arrivée prochaine du musicien dans les environs. Elle était allée le chercher à l’aéroport la veille, et bien que leur dernière rencontre se soit déroulée il y a un bon moment donc, rien n’avait changé ; elle l’avait titillé sur ses cheveux trop longs, il l’avait taquiné sur les centimètres qu’elle n’avait toujours pas gagnés depuis qu’elle était sortie de l’adolescence. Ils se parlaient souvent au téléphone – tous les jours, ce n’était pas de trop –, mais ils avaient eu beaucoup de choses à se dire néanmoins ; Dorian voulait qu’elle lui répète tout ce qu’elle lui avait déjà raconté au cours de ces derniers mois, et Cat lui avait rendu la pareille. Il ne manquait plus que leur père pour que le tableau soit parfait, mais il travaillait – très investi dans le projet de sa fille et de son partenaire, il n’en avait pas oublié sa carrière pour autant, et avait commencé une tournée promotionnelle pour présenter son nouveau roman au public. C’était en partie pour ça qu’il ne harcelait plus ses poulains par téléphone, car il était très pris lui-même.
Revenant sur Terre, Cat soupira lentement, et s’aperçut que les orteils de son frère se mirent à remuer. Elle sauta sur la perche qu’il lui tendait pour abandonner ses velléités d’en découdre avec ses recherches immobilières, et posa son à côté de son ordinateur. Sautant de son tabouret, elle tira sur le bas de son pull pour protéger ses hanches d’un potentiel courant d’air, et alla fouiller dans le vaisselier qu’elle put atteindre en se hissant difficilement sur la pointe des pieds.

Une assiette dans laquelle elle avait disposé les viennoiseries qu’elle avait  rapportées du Starbucks dans une main, le gobelet de café destiné à son frère dans l’autre, Ecaterina s’approcha lentement de la silhouette encore endormie du jeune homme. Elle attendit qu’il émerge suffisamment pour pouvoir se redresser, et attendit qu’il ouvre les yeux pour lui tendre le café. En attendant, elle se pencha pour ramasser le verre vide qui traînait à côté du canapé, puis elle le posa, avec l’assiette de viennoiseries, sur la table basse. Chipant un roulé à la vanille et aux fruits rouges qu’elle cala entre ses dents avant de s’asseoir à côté de lui, Cat força sur un coin du plaid pour qu’il lui en cède une petite partie, et croqua dans sa viennoiserie avant de lui murmurer – comme si elle avait besoin de parler tout bas dans son propre appartement, alors que tout le monde était maintenant réveillé :

« Il est à peine 9 heures, j’ai essayé de ne pas faire de bruit. » Elle l’embrassa sur la joue pour lui dire bonjour, et se pelotonna contre le dos du canapé en recroquevillant ses jambes pour que ses pieds ne dépassent par de sous le plaid. Cat adressa un regard à son frère, et marqua une pause inutile, avant de lui dire « Ça me rappelle un tas de souvenirs. » C’était doux-amer, car quand on savait ce qui les avait poussés à mettre un terme à la colocation, on comprenait tout de suite le petit malaise qui s’installa suite à cette révélation. Cat ne se força pas à détendre l’atmosphère, ça lui vint naturellement, et après avoir croqué de nouveau dans son roulé, elle désigna le gobelet de son frère du menton « J’espère qu’il est assez sucré, je n’ai aucune idée de comment on boit son café à Los Angeles. » Elle prit un faux accent présomptueux, articulant à outrance pour détacher toutes les syllabes qu’elle prononça, à la façon des filles de Calabasas – en bonne fan de téléréalité, elle avait eu le temps de mémoriser le mimétisme de toutes ces caricatures –, et se mit à rire sans plus se soucier du bruit qu’elle faisait.


Dernière édition par Ecaterina S. Robertson le Dim 7 Fév - 21:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 01. If you ever come back   Dim 8 Nov - 20:06

Une fille blonde était penchée sur lui. Grande, mince, définitivement bien roulée, ses cheveux descendaient en cascade jusque sur ses épaules, des boucles légères mais bien dessinées encadrant les traits fins de son visage. Ses lèvres étaient pulpeuses à souhait, autant que sa poitrine harmonieusement moulée dans un t-shirt au tissu léger. Dorian soupira avec délice. Les blondes étaient son péché mignon et celle-ci correspondait au prototype idéal de ses conquêtes d'un soir. Si un grondement permanent en fond sonore n'avait pas été là pour l'empêcher d'entendre les paroles que la créature de rêve prononçait en face de lui, nul doute qu'il ne se serait jamais réveillé. Un claquement de porte étouffé avait ensuite interrompu le fantasme de Dorian, et son esprit tenta d'entretenir l'image quelques instants encore, jusqu'à ce qu'une odeur délicieuse de café ne vienne chatouiller ses narines. Il lui devint évident que c'était ses propres ronflements qui l'avaient d'abord réveillé et il réalisa qu'il ne se trouvait absolument pas dans son bar de prédilection à LA en pleine soirée de chasse et de beuverie, mais plutôt de bon matin sur le canapé de sa sœur, dans son petit appartement de Colombus. Tout son corps commença à s'étirer et il ouvrit prudemment la moitié d'un œil.

Ecaterina s'affairait du côté de la cuisine tout en le surveillant de loin. Il porta les mains à son visage, dégageant son buste de la couverture qui le recouvrait et se frotta les yeux vigoureusement. Il accueillit sa sœur à côté de lui avec un sourire endormi et sans doute un peu bête, avant de rattraper un bout du plaid qu'elle tirait vers elle. Il tendit ensuite machinalement la main vers le gobelet de café qu'elle lui destinait et en but une gorgée brûlante avant de pouvoir articuler ses premiers mots. "Hey... Merci." Il plissa les yeux quand elle l'embrassa et la regarda s'installer avec tendresse.    Dorian  n'était vraiment pas du matin ce qui expliquait les précautions de sa soeur, qui, le connaissant mieux que personne, avait tout de la colocataire idéale. Il hocha la tête pour la rassurer, il savait qu'elle avait fait de son mieux, mais les conditions n'étaient pas idéales pour une grasse matinée, il ne pouvait pas décemment lui en vouloir. Et elle l'accueillait à bras ouverts pour son petit séjour improvisé, petit déjeuner au lit en prime. Il se contenterait donc des quelques heures de sommeil grappillées après une nuit écourtée par une longue discussion de retrouvailles avec sa cadette et des recherches sur internet qui s'étaient éternisées après le coucher de cette dernière.

Buvant une nouvelle gorgée de café, il coula un regard en dessous à Ecaterina dont la nostalgie matinale le surprenait. De l'eau avait coulé sous les ponts et les raisons de leurs disputes avaient été purgées, aimait à penser Dorian, aussi se passa-t-il à son tour de commentaires et se contenta de chatouiller la taille de sa sœur du bout des orteils pour faire revenir un sourire sur son visage. Il se redressa sur les coudes et attrapa une viennoiserie. "Ahah, on le boit comme partout ailleurs, chaud et sucré... Mais en insistant sur le lait de soja et ses qualités nutritionnelles. Los Angeles ne serait pas Los Angeles sans les accros de la vie saine et de l'activité sportive !" Deux choses auxquelles il ne prêtait pas la moindre importance, comme le démontra l'enthousiasme avec lequel il mordit dans son croissant aux amandes. "Chest parfait," articula-t-il la bouche pleine,"You're a gem" conclut le jeune homme en gratifiant sa sœur d'un clin d’œil. Il n'avait jamais douté que leur complicité et leur capacité de cohabitation demeurerait intactes, mais le rire de sa sœur qui résonnait dans le petit appartement le réconforta tout de même. Ça lui avait manqué. Elle lui avait manqué. Et il culpabilisait d'autant plus de lui avoir caché les véritables raisons -et la durée potentielle- de son retour. Il l'observa quelques secondes supplémentaires avant de se lancer : "Donc... Tu dois retrouver ton partenaire en affaires pour bosser aujourd'hui ? Ou tu es libre comme l'air et tu peux m'accompagner à Lima ? Je voudrais passer voir Ryder en fin d'après-midi et peut-être boire quelques bières avec lui, mais je suis tout à toi en ce début de matinée très... Matinal."
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MessageSujet: Re: 01. If you ever come back   Dim 15 Nov - 15:54

L’enthousiasme avec lequel Dorian et Cat mordirent à l’unisson dans leur viennoiserie témoigna du peu d’intérêt que chacun d’eux apportaient aux principes fondamentaux du californien pure souche qu’avait récité le musicien, mais aussi de la ressemblance qui ne laissait aucun doute quant au lien qui les unissait tous les deux. Et tandis que la jeune femme avalait sa bouchée en étouffant un second rire avec la paume de sa main, c’est en fronçant tout doucement les sourcils, soudain contrariée, qu’elle se demanda si elle n’était pas supposée faire un tant soit peu attention à sa ligne pour continuer à satisfaire les critères physiques impitoyables de Megan Morgan. Durant l’été passé, les Awesome Voices ne s’étaient pas réunis ne serait-ce qu’une seule fois pour débriefer du désastre de la tournée qu’ils avaient faite tous ensemble. Ecaterina avait vu Ryder et Tate, sauf qu’ils s’étaient obstinés à ne pas s’étendre sur le sujet tabou de leur après-victoire. Cat ne s’en plaignait pas, puisque cette absence d’échanges entre les membres de la chorale lui avait permis de se concentrer sur sa petite vie.

Cette dernière était extrêmement bien remplie, parfois un peu trop. Pourtant, Cat s’était habituée à ce rythme effréné. La fatigue et la pression étaient très présentes dans son quotidien, entre la planification de l’enterrement de vie de jeune fille de sa meilleure amie, les démarches qu’elle avait à faire pour assurer ses arrières à Lima, et les dernières mesures à valider avant la sortie officielle du journal de Pawel, mais elle gérait ça très bien, ne regrettant absolument pas les nombreux mois qu’elle avait passés à se morfondre sur les épreuves qu’elle avait endurées suite à sa rupture avec Gale ; elle adorait être occupée. En plus d’une indépendance qu’elle revendiquait et dont elle jouissait avec détermination, elle avait l’impression d’avoir évolué dans le bon sens, se défaisant du carcan imposé par l’éducation sévère qu’elle avait reçue. Depuis près de deux ans, on lui faisait confiance pour tout un tas de raisons, et les étapes qu’elle avait franchies en progressant dans son parcours professionnel la rassuraient quant à ses réelles capacités – elle avait tellement douté d’elle, s’apercevoir que désormais, on lui accordait un crédit qui reposait entièrement sur son intelligence et son talent, s’apparentait à une forme de consécration. Bien sûr, tout n’était pas encore joué. Elle souhaitait plus que tout que le projet qu’elle avait monté avec Tate réussirait, mais si ce n’était pas le cas, elle aurait tout de même l’impression d’avoir remporté une victoire pour laquelle elle avait travaillé à en perdre le sommeil. C’est pourquoi, ayant une pensée furtive pour toutes les personnes du genre de Megan, et indirectement pour toutes les personnes du genre de sa propre mère, Cat haussa les épaules, et son visage se détendit ; elle décida de terminer sa viennoiserie jusqu’à la dernière miette.

En ayant terminé avec son estomac, c’est résolue à l’idée de passer du temps avec son frère qu’Ecaterina releva la tête. Elle déchanta cependant, reprenant conscience du peu de temps qu’ils avaient, finalement. Elle fit une grimace peu engageante, gémissant comme si on venait de lui apprendre la pire nouvelle de sa vie, et laissa l’arrière de sa tête ricocher contre le boudin du canapé. Après une longue seconde à maintenir un faciès tristounet, elle consentit enfin à lui répondre avec plus de maturité et une pointe de malice dans le ton :

« Pas aujourd’hui, je lui ai laissé sa journée. » Peut-être bien que, lors de leur dernière séance de travail, Cat avait (in)volontairement laissé échapper une fausse information concernant un rencard monté de toute pièce dans le but précis de titiller la curiosité de Tate, et de le faire se déplacer pour rien dans un endroit spécifique de la ville – est-ce qu’elle avait honte ? Le sourire en biais qui fendit son visage attesta que non. Elle ne sous-estimait plus sa capacité à se mêler de ses affaires, et à nuire gentiment à ses potentiels rendez-vous, car elle en avait eu un avant-goût quelques jours plus tôt. Depuis, ça l’amusait de semer de fausses pistes pour le contraindre à admettre que ça le dérangeait qu’elle occupe son petit temps libre à côtoyer d’autres hommes que ceux des Awesome Voices. Cat se mordit la lèvre pour réfréner l’envie irrépressible d’exposer tout l’éclat naturel de sa dentition, et à la place, elle frottant ses mains poisseuses entre elles, se départissent des perles microscopiques de sucre qui recouvraient le bout de ses doigts. Elle finit par s’asseoir en tailleur.

« Une matinée, c’est trop peu. Quand tu viens me voir, j’ai toujours l’impression d’être dans un épisode de 24. Respect à Jack Bauer, mais il n’y a aucun enjeu d’ordre national ici, tu pourrais rester un peu plus longtemps que la dernière fois. » Elle souleva le plaid qui couvrait ses jambes. Soupirant, elle poursuivit « Appelle ton boss, dis-leur que ta sœur est enceinte de triplés – non, de quadruplés ! » Apparemment, les mensonges les plus improbables étaient ceux qui fonctionnaient le mieux, avait-elles appris en furetant sur le net histoire de s’aguerrir dans l’exercice « Et que, je ne sais pas moi… Et que le père est un goujat qui l’a laissée en plan à la veille de son accouchement ! S’ils ont besoin de preuve, je mettrais même des oreillers sous mon pull, ou je mangerais encore plus de ces cochonneries. » Elle rit subrepticement en désignant l’assiette de gâteaux du menton. Mais avec lucidité, elle concéda rapidement, tout en secouant la tête et en dépliant les jambes « Tu trouveras bien quelque chose, tu es plus doué que moi pour le mensonge. » Cat se leva tranquillement, et pendant qu’elle baissait le bas de son pull sur ses hanches, elle ajouta « Et puis entre nous, je suis devenue une star au piano-bar de Lima. Ce n’est pas juste à quelques bières auxquelles vous aurez droit quand le barman se rendra compte que tu es mon frère. » Elle lui adressa sa moue la plus faussement pédante qu’elle avait en stock, et dégagea son épaule d’un long rideau de cheveux blonds qu’elle rejeta dans son dos en tournant les talons, et en prononçant un : « Je dis ça, je ne dis rien. » muet, mais tellement éloquent que l’intonation était perceptible dans la démarche de top model qu’elle emprunta pour rejoindre sa cuisine.


Dernière édition par Ecaterina S. Robertson le Dim 7 Fév - 21:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 01. If you ever come back   Mar 5 Jan - 23:02

Son croissant terminé et son café bien entamé, Dorian prit appui sur ses coudes pour se redresser contre l'accoudoir du canapé qui lui servit de support d'appoint. Sa manœuvre délicate effectuée, il rattrapa la tasse de café qu'il avait dangereusement posé en équilibre sur ses jambes, et but une nouvelle gorgée en souriant aux mimiques exagérées de sa sœur. Elle tenait ses talents d'actrice de leur mère, songeait-il en l'observant, mais il ne lui ferait pas l'affront de le lui dire.

Les plaintes d'Ecaterina quant à la brièveté des séjours de Dorian flattaient l'ego de grand frère adoré (mais pas toujours parfait) du producteur. Depuis l'arrivée de sa sœur encore adolescente chez leur père des années plus tôt, il avait pris à cœur son rôle d’aîné protecteur, d'initiateur gouailleur et un peu mentor à ses heures perdues. Il en usait et en abusait, sans jamais mettre sa sœur dans des situations délicates cependant, ni à ses dépends. Leurs pérégrinations musicales les avaient aussi beaucoup rapprochés et créé un lien indéfectible, qui n'avait été ébranlé qu'une fois, lors de la "grande dispute". Ces éléments indispensables à la compréhension de la relation des Robertson expliquaient sans doute en partie la culpabilité de Dorian, mais il se rassurait en tentant de se convaincre que s'il laissait à sa sœur la liberté de cultiver son jardin secret, elle pouvait bien lui rendre la pareille.

Comme elle venait de le lui annoncer avec une moue culpabilisante à souhait, Cat était donc libre comme l'air de profiter de la visite de son frère, et même si Dorian ne pût se retenir d'hausser un sourcil quand elle lui apprit qu'elle avait donné sa journée à Tartowski, il ressentit une satisfaction profonde et puérile de savoir qu'il était encore sa priorité absolue. Tout comme lui même n'hésiterait pas à planter une jolie blonde pour retrouver Ecaterina, il se rengorgeait à l'idée qu'elle avait envoyé promener pour lui son partenaire de travail... Et peut-être plus si affinités, si elle se décidait à le lui confesser un jour.
Malgré le goût affirmé pour les rousses que l'avocat clamait à tout va, Dorian avait remarqué le regard gourmand qu'il posait sur sa sœur. Il le reconnaissait parce qu'il avait le même lorsqu'il repérait une nouvelle proie. Le moment n'était pourtant pas venu de s'en mêler.

C'est tout naturellement Ted que Dorian imagina en goujat abandonnant sa sœur enceinte quand celle-ci fit fonctionner son imagination débordante pour concocter des excuses plus farfelues les unes que les autres. Il roula des yeux en hochant la tête pour lui manifester son amusement alors qu'elle se levait et s'éloignait d'une démarche qui se voulait digne, mais frisait le ridicule.

"Je sais," l'apostropha Dorian pour amorcer des excuses qui, Ecaterina l'ignorait encore, n'avaient en fait pas lieu d'être, "Je suis désolé. Est-ce que tu changerais d'avis cependant, si je t'annonçais que je suis prêt à rester un peu plus longtemps cette fois ? J'ai quelque chose sur le feu dans le coin et je pensais en profiter pour clarifier les choses tout en passant du temps avec toi. Joindre l'utile à l'agréable. Mêler travail et plaisir. Si tu es d'accord bien sûr..."

Repoussant la couverture, il replia doucement ses jambes pour s'asseoir et noua ses bras au dessus de sa tête pour s'étirer, laissant échapper un gémissement de satisfaction. Relâchant son effort, il gratta sa barbe naissante avant de poursuivre : "Et je suis toujours partant pour une tournée gratuite de bières. Encore plus quand elles sont gratuites parce que le talent de ma petite sœur explose au grand jour..." Même si cela voulait dire qu'il redoublerait de vigilance.
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MessageSujet: Re: 01. If you ever come back   Mer 13 Jan - 12:48

« Un peu plus longtemps comment ? » Les paroles de Dorian la firent galamment pivoter sur ses deux pieds, et son cœur se mit à battre à une vitesse inquiétante. Mais pour une fois, ça n’avait rien à voir avec une quelconque manifestation de son angoisse, et elle eut l’air de le savourer avec allégresse. Trébuchant à moitié cependant, elle dut se retenir, et de justesse, au coin du comptoir du petit-déjeuner pour retrouver son équilibre. Oubliant momentanément l’acharnement qu’elle mettait à garder toute l’élégance qu’on lui avait inculquée dans ses jeunes années, elle se mit à couiner d’excitation. Si Dorian voulait rester dans les environs, sa porte lui était grand ouverte ! Aussi vite, Ecaterina s’arrêta de faire des petits bruits, et jaugea l’espace qui se trouvait devant elle. Par une moue contrite, elle admit que cet appartement, aussi charmant fût-il, ferait court pour contenir deux grands (ou moins grands) individus avec une soif indépendance aussi marquée que la leur, mais ça ferait l’affaire ! Au moins jusqu’à ce qu’elle visite les premières maisons qu’elle avait repérées sur le net ; il fallait qu’elle lui annonce qu’elle projetait de déménager, d’ailleurs ! Les pensées se bousculant dans sa tête, Cat consentit à se dire que chaque chose en son temps ! Et soudain pleine d’enthousiasme, elle haussa les épaules, puis joignit ses mains, qu’elle frotta d’abord, pressée d’en savoir plus, sous son menton.

Le fait était qu’elle aurait pu pleurer tant elle était ravie de cette grande nouvelle, sauf qu’en entendant Dorian continuer sa sérénade,  elle plissa tout doucement les yeux, frappée par la déception.
« Minute. Ta visite est purement intéressée, si je comprends bien ? Tu n’es pas venu à Lima juste pour me voir ? » Graduellement, Ecaterina ouvrit la bouche, et plissa plus fort les yeux, histoire d’étudier la posture de son frère.

Le bougre de menteur ! Il lui avait joué le grand jeu, et pour quoi ? Pour lui apprendre qu’il trouvait un intérêt, autre que de se ressourcer auprès de son amour de petite sœur, à s’être rendu en ville ? Ecaterina mima la tristesse, et sembla se résoudre à mettre le doigt sur le mystère qui entourait sa visite en un battement de cil ; elle savait qu’elle n’avait aucune chance d’en savoir davantage sur ce qui avait véritablement amené son frère à réserver un billet d’avion pour venir ici – les Robertson et leurs secrets, ça ferait un  excellent titre de roman, il faudrait qu’elle y songe. Toutefois bien décidée à l’asticoter, elle pencha la tête sur le côté, et ajouta sur un ton taquin :

« Oh, j’aurais dû m’en douter. » Dorian Riley Robertson avait un point faible « Et comment elle s’appelle ? » Cat sourit, et s’activant pour contourner la table haute, elle continua sur la même intonation « Ne me dis pas que c’est encore Madeleine ? » Elle leva les mains devant elle, comme un voleur pris sur le fait, et s’empressa de dire « Pas que j’ai à porter un jugement sur qui tu fréquentes, mais la dernière fois que tu l’as laissée tomber, elle me l’a fait payer. » À l’époque, Cat avait cru être atteinte d’une maladie contagieuse, puisque la jeune femme faisant en sorte de l’éviter chaque fois qu’elle la croisait. Ce qui était fâcheux, étant donné qu’elles étaient toutes les deux volontaires à la LPA « Mêler travail et plaisir, hum ? » répéta-t-elle en s’esclaffant, comprenant qu’elle avait peut-être vu juste en creusant la piste de la petite amie/flirt d’un soir/pour ne pas dire autre chose de son volage frère. Elle tenta de contenir le sourire que, finalement, elle laissa fendre son visage, et appuya une main sur la surface lisse du comptoir, pendant que l’autre trouva sa hanche « C’est drôle, j’ai déjà entendu ça récemment. » Le timing de son voisin du dessus/collaborateur/camarade de chant/pour ne pas dire autre chose étant toujours impeccable, elle l’entendit  piétiner gaiement au-dessus d’elle – ça ne l’empêcha pas de poursuivre « Et ça me paraissait beaucoup moins raisonnable que l’innocente proposition que tu es en train de me faire. Ça doit être un truc typiquement masculin que j’ai du mal à saisir. Pas parce que je suis stupide, je tiens à le préciser. » Un doigt pointé devant elle, elle fit volte-face pour se diriger droit vers le réfrigérateur « Si je suis d’accord ? » Éblouie par la lumière projetée par le grand cube, Cat se laissa le temps de la réflexion. Fouillant du regard à travers les pots de yaourts, et autres fruits et légumes qui emplissaient son frigo, elle se pencha pour récupérer une bouteille de jus de fruits. Tout en la débouchant, elle reposa son regard sur Dorian « OK, à condition que tu me dises pourquoi tu es là. » Elle garda le bouchon de la bouteille de jus dans la paume de sa main droite, et porta le goulot à sa bouche. Ne quittant pas son frère des yeux, Cat savoura la fraîcheur du liquide dans sa gorge, avant de poser la bouteille, toujours ouverte, sur le comptoir, et de finir par lui dire « Tu me dis ton secret, je te le dis le mien. »
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MessageSujet: Re: 01. If you ever come back   Dim 31 Jan - 20:08


La tête penchée, Dorian massait sa barbe naissante du bout des doigts avec un sourire amusé, et pour tout dire, soulagé. Il avait craint une réaction bien pire. Les secrets de réussissaient pas à la fratrie Robertson, et même si celui-ci était de polichinelle, le jeune homme n'aimait pas l'idée de cacher quoi que ce soit à sa sœur. Hormis le nombre exact de jeunes femmes qui ornaient son tableau de chasse.
Ecaterina minaudait et couinait, ce qui était plutôt bon signe. Elle feignit la colère, l'offense puis le secret d'état. Dorian assistait à tout ce show de loin, affichant le même sourire tranquille et ravageur alors qu'il repliait avec soin la couverture prêtée par sa sœur pour la nuit. "Ce n'est pas Madeleine," lâcha-t-il tranquillement en tournant délibérément le dos à Cat pour redonner leur forme initiale aux coussins du sofa à grand renfort de coups donné du plat de la main. Il n'avait pas pensé à sa blonde ex-petite amie depuis longtemps, même s'il avait parfois cru la croiser dans les rues de L.A. Sa relation avec Miss Wild restait la plus stable et la plus durable de sa vie, en dépit de l'instabilité avérée de l’intéressée, et Dorian avait plus d'une fois regretté la façon dont les choses s'étaient terminées entre eux. Il n'avait pourtant pas réfléchi à ce que son retour à Lima pouvait impliquer la concernant. La retrouver enceinte d'un toy boy et toujours en colocation dans cette maison de fous ne le surprendrait pas. "Et pourquoi est-ce que ce serait forcément une histoire de fesses, hum ?!" Abandonnant la literie derrière lui il s'approcha à pas lents mais assurés de sa sœur qui gesticulait du côté du réfrigérateur.
Gardant ses distances un peu plus longtemps pour lui laisser le temps de se libérer de ses griefs, il l'observa sans bouger boire du jus de fruit au goulot, ses bras appuyés contre le comptoir qui séparaient la cuisine de l'espace salon. Des bruits de pas au dessus de leurs têtes lui firent hausser les yeux et les sourcils une fraction de seconde avant qu'il ne reprenne le contrôle de ses pensées. Cette fois il ne se laisserait pas mener par le bout du nez.
Il se rapprocha de façon à ce que son visage angélique ne se trouve pas à plus de deux centimètre de celui tout aussi poupin de sa cadette : "Pas de secret petite sœur... Je veux juste me concentrer sur la musique, sans être déstabilisé par la rumeur d'une trop grande ville... A l'ancienne... Retrouver le son et l'authenticité de la vraie musique. Et tu sais aussi bien que moi que Ryder est la personne idéale pour m'épauler..." Ce n'était pas si éloigné de la vérité se rassura Dorian. Le reste viendrait en temps et en heure.

Cherchant à changer de sujet, il piqua la bouteille de jus des mains d'Ecaterina et en but une gorgée à son tour. "Très bon choix. Mon préféré. Tu vois bien que je suis fait pour partager ton quotidien..." Il tendit la bouteille à sa sœur pour que cette dernière la referme et retourna piocher dans les viennoiseries. "Voilà pour mon checret", entama-t-il la bouche pleine, "A ton tour, tu as attisé ma curiosité..." Et c'était vrai. Ecaterina, même si elle cultivait son jardin secret, se montrait toujours d'une honnêteté sans détours avec son frère. C'était peut-être une des premières fois qu'elle prononçait le mot "secret" en sa présence.

"Tu as rencontré un milliardaire qui a proposé de t'enlever ? Ou tu ne sais pas quoi répondre aux propositions graveleuses de ton voisin du dessus ? Parce que c'est forcément une histoire de fesses, hein ?" Dorian s'était à moitié couvert le visage de ses mains en prononçant cette dernière phrase, craignant le courroux -mérité- de Cat.
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MessageSujet: Re: 01. If you ever come back   Dim 7 Fév - 21:35

Cat n’avait pas de secret. En tout cas, aucun qui ne valait la peine d’être partagé avec son frère aîné. Alors pour se soustraire à son regard rieur, et éviter de ruiner sa couverture en exposant son visage déjà transformé par le mensonge éhonté qu’elle venait de prononcer pour arriver à ses fins, elle se détourna de lui en lui laissant prendre sa bouteille de jus de fruits. Elle n’était pas la seule à ne pas savoir mentir chez les Robertson ; le seul membre de leur famille qui excellait dans cet exercice, c’était Annabelle. Leur génitrice s’était cependant exemptée de leur transmettre ce don turpide, laissant le soin à son époux de faire de leurs enfants des individus honnêtes et incapables de tromper qui que ce soit – du moins en paroles, car à en croire les histoires croustillantes qu’ils évitaient de se raconter par décence, la tromperie était, semblait-il, une tradition familiale.
Ainsi se mit-elle à ricaner en entendant Dorian lui apprendre qu’aucun secret ne remplissait le maigre bagage qu’il avait emmené avec lui à Lima, se contentant de son étui à guitare et de ses Wayfarer pour parfaire sa panoplie du musicien mystérieux et sans attaches. Oui, son frère était un personnage de roman, et ses défauts le rendaient plus attachant que ses qualités qui pourtant étaient très nombreuses. Tandis qu’elle se retournait pour s’asseoir sur le meuble à côté de la gazinière, le verre vide qui traînait toujours à côté du canapé se soumit à sa vue. L’alcoolisme n’était pas un défaut, c’était une dépendance. Évitant de se pencher sur les soucis notoires de son frère, elle rassembla toute sa concentration pour lui accorder un sourire doux et bienveillant, et elle lui dit sur un ton emprunt de taquinerie :

« Combien de fois tu l’as répété ce discours ? » Lui, en revanche, n’avait pas hérité des talents d’actrice de leur mère, et grand bien lui fasse. Elle laissa échapper un rire franc, ses jambes se balançant dans le vide, alors qu’elle gigotait sur le meuble de la cuisine pour trouver une position plus confortable. Ecaterina l’observa un instant infini, n’arrivant toujours pas à croire qu’il se trouvait ici, dans sa cuisine, à partager un petit-déjeuner avec elle. Elle aurait pu prendre son téléphone et joindre son père pour lui proposer de les rejoindre dans la journée (Toledo n’était pas loin de Lima) histoire de se retrouver tous les trois, sans Carol – leur belle-mère – et Evan  – leur demi-sœur –, mais les conflits qui avaient éclaté entre Cat et son paternel à l’issue de leur réunion de travail avec Tate la dissuadèrent de faire la démarche ; ils auraient l’occasion de se voir tous ensemble très prochainement, ne serait-ce que lors de la réception organisée pour fêter la sortie imminente du journal de Pawel Bartowski. Pour l’instant, la jeune femme préférait se contenter de cette promesse de rencontre, plutôt que de gâcher les retrouvailles avec son frère qui, évidemment, se rendrait compte que l’entente n’était pas au beau fixe entre sa sœur et son père.

Cat secoua la tête pour sortir de ses songes, et insatisfaite par la réponse de Dorian, elle amorça un soupir profond. Puis finalement, elle se dit que la patience était une vertu qui serait bientôt récompensée. Elle fit un saut de puce pour retomber sur ses deux pieds, et roula des yeux en l’entendant retourner ses propres questions contre elle. Ecaterina vint se courber au-dessus du comptoir du petit-déjeuner pour y caler son coude et appuyer son menton à l’intérieur de sa main. Elle fixa Dorian.

« Tu serais pas un peu obsédé par le voisin du dessus ? » Elle plissa les yeux « Il n’a rien d’exceptionnel quand on le voit de dos. » Elle prit une grande inspiration en se redressant de toute sa petite taille, et enchaîna rapidement sur le fameux secret qu’elle devait lui révéler. Elle s’approcha de deux pas vers lui, le contourna finalement pour retourner dans le salon, et ramasser le verre et la bouteille qui traînaient tristement sur le sol « Le mariage de Charlie est pour le mois prochain et je n’ai trouvé personne pour m’y accompagner. » Elle grimaça, se sentant obligée d’admettre la vérité « Je n’ai pas cherché, parce que je ne veux pas emmener n’importe qui au mariage de ma meilleure amie. Encore moins un inconnu déniché sur un site de rencontres. » Elle aurait pu miner une envie pressante de vomir si elle n’avait pas eu les mains occupées par la bouteille qu’elle empoigna vivement, se souvenant de la torture qu’avait représenté le speed-dating auquel elle avait participé quelques jours plus tôt – même si la fin avait été relativement plus douce que le début, mais Dorian n’avait pas besoin de le savoir ; personne n’avait besoin de le savoir, d’ailleurs. Cat haussa les épaules, se contraignant à la détente, et virevolta pour regarder son frère en face, bien qu’il fût à plusieurs mètres d’elle maintenant « Si j’en juge par ce que tu viens de m’annoncer, tu seras présent en décembre… » Elle fit danser ses sourcils bien dessinés au-dessus de ses grands yeux bleus-verts, laissant sous-entendre l’invitation qu’elle lui tendait pour être son plus one de prestige lors du mariage de ses amis. Après avoir ramassé le verre qui allait avec la bouteille, elle se dirigea de nouveau, et tout en légèreté, dans le sens inverse, puis posa le tout sur la table haute en disant sur un ton teinté d’enthousiasme joueur « Tu pourras rencontrer le voisin du dessus, il est témoin du marié. » Elle lâcha un rire goguenard en s’installant sur le tabouret, et en y appuyant son coude une nouvelle fois « Ce sera peut-être le coup de foudre entre vous. » Cat posa son menton sur le poing qu’elle avait fermé, cette fois, et conclut en s’amusant de l’énigme qui lui trottait dans la tête et qu’elle prononça d’une voix rauque « Si tu ne viens pas, on aura jamais l’occasion de le savoir. »
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MessageSujet: Re: 01. If you ever come back   Dim 6 Mar - 19:55

Le sourire parfaitement ravageur de Dorian émergea de derrière ses mains, et il émit un petit bruit faussement désapprobateur du bout des lèvres. "Tututututututu... C'est toi qui a un problème avec le voisin du dessus. Enfin, c'est ce que tu m'as toujours dit..." Derrière la franche provocation et la réaction outrée qu'il espérait voir s'afficher sur le visage d'Ecaterina, Dorian aimait l'implication de sa dernière phrase et son choix de mots particulier : en une simple discussion, le voisin de sa sœur était devenu le sien également, tout comme son canapé serait bientôt son lit à lui.
La simplicité de leurs échanges et leur complicité évidente avaient participé du succès de leur duo musical, mais cela faisait également de sa sœur la personne (et la femme !) dont il était le plus proche. Il savait qu'il devrait bientôt lui avouer les aspirations professionnelles qui se cachaient derrière son retour impromptu mais, pour l'instant, il goûtait aux joies simples de leur relation fraternelle : du taquinage, du titillage, un peu de surprotection, mais pas trop, et tout cela d'un côté comme de l'autre. Elle était sa jolie blonde préférée mais il l'aimait trop pour le crier sur les toits.

Quand Ecaterina se retrouva prise d'une frénésie de rangement matinal, il comprit qu'il n'était pas le seul à dissimuler son agenda. Il se retourna pour savoir ce qu'il en était, s'accoudant d'un seul bras sur le comptoir derrière lui. Il sortit un paquet de tabac à rouler écrasé dans l'une de ses poches et commença à se préparer une cigarette, plus pour garder ses doigts occupés que parce qu'une réelle envie de fumer l'habitait. Si l'alcool demeurait son vice indécrottable, il avait bien réussi à diminuer sa consommation de tabac.
"Waow, Charlotte se marie... Le gynéco a bien réussi son coup... J'espère qu'il est aussi bon dans la vie privée que dans la vie professionnelle. Qu'elle ne tombe pas trop durement de la table d'examen, quoi..." A vrai dire, ce n'était absolument pas la première fois que Cat mentionnait le mariage de sa meilleure amie, une fille aussi mignonne que ravagée, et une association amicale que Dorian avait toujours trouvé surprenante, mais il adorait faire enrager sa sœur pour rien. Il l'avait trouvée particulièrement impliquée dans les préparatifs et savait qu'elle voulait que tout soit parfait, par amour pour Charlie mais aussi par amour de la perfection, tout simplement. Son filtre dans la bouche, il confirma : "Affirmatif, je serai présent à Lima au mois de décembre, tout comme le voisin du dessus, qui fera un bien moins bon cavalier que moi, je peux te l'assurer." C'était sa manière détournée à lui de lui confirmer qu'elle pourrait compter sur lui. Même si la perspective d'un mariage ne l’enchantait guère, il lui devait bien ça, et il pourrait toujours se consoler de la mièvrerie environnante à coups de cocktails gratuits. "Mais enfin si c'est le coup de foudre entre lui et moi, il faudra que tu renonces à jouer à Jennifer Grey avec moi... Il tombera sous le sens que je le choisirai lui plutôt que toi pour la scène du porté... Il a une canne c'est ça ? Une répétition dans l'eau s'imposera... Si tu es sage, tu pourras rester sur la berge et nous chronométrer..." S'appuyant sur son coude pour imiter sa sœur qui l'avait rejoint sur les tabourets, il la dévisagea avec l'air le plus sérieux du monde : "Le mariage, c'est juste avant Noël, c'est ça ? Il faudra agir vite pour être prêts pour le réveillon. Le coup de foudre, ça n'attend pas..." Sans plus de préambules, il se leva et d'un geste aussi maladroit que tendre, il enserra les petites épaules de sa cadette et la souleva avec une délicatesse un peu rugueuse. Ses cheveux toujours parfaitement soignés embaumaient le parfum de son shampoing, odeur aussi familière et rassurante que la madeleine de Proust. "Merci de me laisser monopoliser ton canapé. You're the best." Il embrassa la tempe de sa petite sœur avant de la relâcher et de se gratter la tête, un peu gêné par cet élan d'affection et de gratitude non programmé.

**Sujet Terminé**
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