Choriste du mois


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 03. [Pierce's] A smile has no price

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MessageSujet: 03. [Pierce's] A smile has no price   Sam 30 Jan - 15:35

Ce jour de congé ne prenait pas la tournure que Brittany avait espéré. Se détendre était quelque peu difficile après avoir eu la mauvaise surprise d’une douche froide (au sens propre) au réveil. Le moindre imprévu technique avait toujours le don de la mettre dans tous ses états, même quand elle avait le numéro de téléphone privé d’un très bon plombier enregistré dans son répertoire sous le surnom “Super Carter” ; ce qui lui permit, avec un simple coup de fil, d'obtenir la promesse d’un passage en début d’après-midi. Une chaudière en panne ça n’avait rien d’un drame mais c’était suffisant pour bousculer ses plans.

L’arrivée de Carter fut donc accueillie avec une accolade reconnaissante de pieuvre croisée avec un bisounours (ou était-ce un koala ? parce qu’elle aurait pu rester accrochée aux branches de Carter sans trop de problèmes s’il n’y avait pas ce léger détail des conventions sociales…). Carter aurait pu être un envoyé divin que cela n’aurait pas grandement surpris Brittany. Il était parfait. Quel autre plombier aurait simplement rit avec indulgence et affection lorsqu’elle lui avoua qu’elle n’avait aucune idée de ce qu’était une chaudière et encore moins où la sienne se trouvait dans son appartement ? Il repéra la bête de lui-même et, après lui avoir expliqué quelques détails, lui assura que les réparations ne seraient pas longues. Rassurée, Brittany s’en retourna à son salon et put se concentrer sur son projet originel pour la journée.

A savoir : préparation à un casting pour série télévisée, séance N°1. Les castings elle connaissait, elle avait été très familière avec le processus durant ses années post-lycée, mais ils avaient toujours été concentrés sur la danse, occasionnellement sur le chant. La comédie ? C’était totalement nouveau pour elle. De nombreux amis lui avaient donné des conseils en apprenant son nouveau projet et il s’agissait donc de mettre ces suggestions à l’épreuve. Avec un soupir, Brittany relut la fiche qu’elle s’était préparée. « Dans un premier temps, préparer un numéro dansé type Broadway en se concentrant sur l’expression des émotions, insister sur l’expression du visage. Un peu comme pour ce spectacle au Majestic Theatre quoi. Okay, pas de problème, je peux le faire, » murmura-t-elle pour se motiver.

Pour l’occasion, elle avait installé un miroir en pied, le plus large qu’elle ait pu trouvé, en face de sa chaine hifi. Elle s'entraînerait de manière plus sérieuse au studio plus tard mais pour son premier essai, elle était un peu trop complexée pour le faire là où l’un de ses élèves pourrait la surprendre. Elle avait choisi une chanson assez particulière pour ce premier essai après tout : I enjoy being a girl était assez joyeuse et malicieuse pour lui permettre de tester ses expressions faciales dans le registre qui lui venait le plus facilement. Elle s’attaquerait plus tard au dramatique, si le succès lui souriait…

Et le sourire, elle s’en rendit rapidement compte, était toute la difficulté de l’entreprise. Trop tiré, forcé, dents serrées, mâchoires crispées… Garder un sourire naturel pendant toute une chanson n’avait rien d’aisé. Elle l’avait toujours su, bien entendu : sourire était souvent nécessaire durant ses spectacles de danse, mais lors d’un numéro de groupe cela passait plus facilement qu’une seule danseuse souriant bêtement dans son miroir.  Après une première tentative où elle semblait tirée à quatre épingles ou sortant tout droit d’un mauvais lifting, elle privilégia un second essai plus naturel mais en vint à se concentrer plus sur sa danse que sur sa théâtralité. Le troisième essai fut plus satisfaisant.

C’est lorsqu’elle se retourna vers le chaine hifi pour un quatrième essai qu’elle remarqua Carter. Elle lui adressa un sourire (encore un, mais 100% naturel celui-ci). « Tout va bien ? C’est réglé ? »
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MessageSujet: Re: 03. [Pierce's] A smile has no price   Dim 31 Jan - 23:49

Ne pas rire.

Carter se répétait ce mantra depuis qu’il avait pénétré l’appartement.

Ne pas rire.

Tout simplement. Il pouvait le faire. Ce n’était pas si compliqué.

Il se concentrait. Il essayait. Inspirer, expirer, détendre son système nerveux petit à petit, lentement.

Mais rien n’y faisait. L’hilarité revenait à chaque fois que ses pensées attendries revenaient sur l’échange surréaliste qu’il avait eu quelques minutes auparavant avec sa cliente.

Brittany S. Pierce était un enfant.

Un enfant d’un mètre septante-trois, pourvu de longs cheveux blonds, d’abdos d’acier, d’une élégance à la fois très douce et très statique, ainsi que d’un cerveau rafraîchissant de naïveté. Un enfant qui l’avait appelé, paniqué, quelques heures plus tôt, l’extirpant d’un sommeil lourd de liqueur et de mélancolie. Un enfant devant lequel Carter ne devait pas rire. Parce que les enfants aimaient qu’on les prenne au sérieux. Surtout quand ils entraient dans de grandes explications sur des sujets qu’ils maîtrisaient au final assez peu. Les sourires rassurants, les petits rires compréhensifs, toutes ces marques d’affections et de considérations étaient tolérées, mais une limite nuancée, indécise existait entre le soutien et l’offense, et Carter ne souhaitait en aucun cas la franchir. Parce qu’éclater de rire au nez d’un enfant avec des jambes capables de le castrer en deux pas de bourré bien placés relevait tout simplement du suicide génital. Carter avait joué dans les milieux professionnels du hockey. Il savait à quel point ce genre de détail physiologique pouvait être important, et douloureux.

Oh Brittany n’avait pas l’air capable de faire de mal à un moucheron, bien sûr. Mais le temps (et sa mère) lui avaient appris qu’il fallait se méfier de l’eau qui dormait, surtout quand l’eau en question vous avait à moitié étouffé dans une simple étreinte quelques minutes auparavant.

Ainsi, dans l’espoir d’épargner les sentiments de la jeune femme, et par conséquent ses bijoux de famille, Coolige avait soigneusement retenus ses (virils) pouffements jusqu’à ce que la blonde ait conclu son discours en lui annonçant, un peu confuse, qu’elle n’avait pas moindre idée de l’endroit où pouvait bien se trouver la cause de tous ses ennuis. Sa main paternaliste avait tapoté l’épaule de la blonde désemparée et Indiana Coolige était parti à l’aventure dans la quête folle de la chaudière. Le système de raccordement, quoique bien agencé dans l’architecture et soigneusement masqué par la décoration particulièrement riche en licornes, était des plus classiques, en retrouver l’origine lui prit à peine une poignée de minutes.

Le reste, c’était du travail mécanique. Presque du pilotage automatique, son cerveau n’avait pas à interagir ses mains se contentaient de guider le reste de son corps. Palper, sentir, écouter, mesurer, visser, dévisser, tirer, passer des outils aux pièces, comme une chorégraphie qu’il avait fait mille fois. Chaque appareil était différent, chaque problème aussi. Mais tout était référencé. Les pièces, l’appareil, ses défauts. Tout était prévu. Mille fois répété. Il était doué.

Trop doué pour apprécier ce qu’il faisait, en quelque sorte. Bien souvent, vingt-cinq minutes et les problèmes mineurs traditionnels étaient réglés. Les trente-cinq autres nécessaires à valider une paie décente, il les passait à chipoter à quelques boulons, dépoussiérer quelques éléments profondément inutiles au fonctionnement, il lui arrivait même de s’endormir accolé à la tiédeur rassurante d’une chaudière ronronnant si la fatigue d’une soirée un peu trop arrosée s’abattait sur lui.

Le travail se finissait quand son quota d’heures fixé à l’avance était atteint. Il se réveillait de ce sommeil rémunéré avec non-pas le sentiment de fierté et d’accomplissement que son père lui avait toujours conté quand il revenait de ses journées de travail, mais avec un mélange morne d’agacement et de dégoût.

Cependant, et il en était le premier étonné, ce n’était pas le cas ici. Le crissement du métal, le tambourinement des moteurs, le bout de ses doigts graisseux qui pianotait entre les joints alors que les poussières voletaient tout autour de lui, cet ensemble incohérent de sensation et mouvements coordonnés semblait entretenir le petit rire dont il n’arrivait pas à se débarrasser. Il était presque de… bonne humeur ? Il n’expliquait pas cette disposition si positive dans laquelle il se trouvait ce jour-là sinon la personnalité de Brittany et l’absurdité totale de sa situation.

Probablement que son état d’épuisement avancé jouait.

Mais quand même. Il n’avait plus agité ses zygomatiques à ce point depuis un bon moment, et cela valait bien dix pourcents de réduction.

Il tenta de se relever dans un dernier sursaut amusé de son large torse, ce qui valut à son front une rencontre brève mais intense avec un tuyau relativement brûlant. Après un ou deux (ou dix) jurons, Carter, sa main fraîche plaquée contre son crâne rougi, retrouva un sourire pensif comme un enrhumé retrouve ses narines bouchées après s’être mouché, et s’extirpa du dessous de la chaudière à présent réparée.

Il était sur le point d’hurler le nom de Brittany, en espérant qu’elle ne l’ait pas oublié entre-temps, pour lui annoncer qu’elle n’aurait plus à jouer à la Reine des Neiges dans sa douche mais des bruits répétés lui coupèrent la parole. Interpellé, vaguement inquiet à l’idée que Pierce ait besoin d’aide, il se leva d’un bond. Arquant un sourcil, un Coolige très surpris identifia les bruitages comme des notes très aigües qui devenaient de plus en plus perçantes à mesure qu’il s’approchait de leur source.

-Qu’est-ce que…

Arrivé à l’angle d’un couloir qui l’aurait amené au salon s’il ne s’était pas brusquement figé, Carter contemplait avec des yeux ronds un spectacle qu’il ne s’attendait pas à trouver. Brittany s’agitait. Beaucoup. Vraiment beaucoup. Dans une espèce de remake musical de l’exorciste, elle convulsait face au miroir, un sourire démoniaque étiré d’un côté à l’autre de son visage tordu de spasmes. Alors que le refrain reprenait, la possédée déployait ses bras et intensifiait son regard luisant d’un pouvoir d’outre-tombe qui lui dressèrent les poils de ses avant-bras.

Il était décidemment vraiment fatigué.

Il cligna des yeux et les images de film d’horreur s’écartèrent, laissant place à la logique, qui semblait à peu près aussi crédible que le scénario initial : elle s’entrainait.

Apparemment très concentrée sur sa chorégraphie, la bien trop souriante blonde n’avait même pas remarqué sa présence. Et ça lui convenait très bien. Croisant lentement ses bras sur son torse, l’épaule contre l’embrasement de la porte, Carter plissait ses paupières, fasciné par les mouvements de la danseuse.

Une fois la surprise de la découvrir passée, Coolige commençait à voir la cohérence dans les agitations frénétiques. Elle était limitée dans cet espace presque trop étroit, elle ne faisait visiblement pas attention à ses pas. Et c’était probablement ce qui rajoutait à la fascination du canadien. Sa négligence. Son regard longeait la silhouette élancée, voyait peu à peu se déployer sous ses yeux un schéma complexe, incroyablement beau. Dans son esprit un peu perdu, se tissait des liens subtils entre l’attitude de la créature, de l’amplitude de ses bras à la force qu’elle mettait sur sa cheville, la vibration légère de la commissure de ses lèvres et les notes de musique. Le moindre de ses muscles, la moindre molécule d’air qu’elle ingurgitait, la pièce autour d’elle, Carter aussi en quelque sorte, tout semblait appartenir à quelque chose de précis, de mathématique. A quelque chose où tout avait sa place et sa logique propre. Un ensemble qu’elle modelait, transformait, réformait totalement à chaque fois que ses sourcils se fronçait, qu’elle mordait sa lèvre inférieure. Carter n’avait pas vu beaucoup de performance dansée dans sa vie. Lors des répétitions des Awesome Voices, il essayait de se faire le plus discret possible, apprenant les mouvements avec la même fermeté toute simple qu’il utilisait pour apprendre ses enchaînements aux entraînements de hockey.

Mais ça.

Ca, c’était quelque chose de totalement différent.

C’était Brittany S. Pierce, et c’était incroyablement intelligent.

Lentement, il avait relevé la tête, les yeux toujours fixé sur la choriste mais son expression faciale avait changé.

C’était une idée qu’il n’aurait pas pensé concrétiser en pénétrant le vaste appartement.

Alors qu’il tendait la jambe pour l’interrompre, il n’avança pas pour autant. Son cerveau tournait à plein régime, jaugeant la jeune femme de dos.

Brittany n’était pas vraiment une amie. La plupart des informations qu’il détenait sur elle était une compilation des commentaires que pouvait lui en avoir fait Aaron et des rumeurs qui parcouraient les rangs des choristes. Il la savait très talentueuse, très affectueuse et très fortunée. Mais il connaissait au final bien peu de choses sur sa vie privée et était bien trop pudique pour vouloir en savoir plus. Elle n’était pas vraiment une cliente lambda non-plus. Elle faisait partie des quelques personnes qui recevait systématiquement une réponse favorable à leur problème dans l’heure-même et pour lesquelles il s’arrangeait toujours à faire des devis les moins couteux possibles. Après tout, ils avaient partagé un duo aussi impromptu que mémorable à base d’épaules agitées et du Disney des années deux mille, qui avait valu à Carter des semaines de moqueries de la part de Warren.

Warren.

La simple évocation du très grand et surtout très absent Delacroix contracta le visage du canadien en une grimace déplaisante. Ah, tout de suite, ça rigolait moins. Ce nom et tous les souvenirs qui l’accompagnaient étaient les moteurs principaux de son hésitation actuelle.

Car si Carter se dandinait d’avant en arrière sur le pas de cette porte, comme une pré-ado tergiversant à inviter le plus beau garçon de la classe à sa fête d’anniversaire au bowling du coin, c’était essentiellement car il opérait des changements radicaux dans sa vie. La disparition de celui qui était devenu son petit frère géant l’y poussait. Pour la sauver en quelque sorte. Ou en tout cas lui donner un sens. Retrouver la passion. Pour quelque chose, n’importe quoi. Cette étincelle qui allait le pousser à se lever chaque matin. Qui le distrairait de ses incertitudes sentimentales et financières. Dont il pourrait alternativement se plaindre en grognant, se vanter en levant le poing en l’air et rire au-dessus de quelques bières. Qui lui permettrait de survivre à ces mouvements robotiques qui rythmaient ses journées de travail et dont il détestait la similitude presque mathématique. Qui pourrait le conduire à un fou rire d’une demi-heure sans qu’il ne comprenne lui-même le pourquoi du comment.

Autant dire que ce genre de chose était bien trop rare à Lima.

Il s’était donc rabattu sur la cause la plus évidente : sa chorale.

S’investir. Redoubler d’effort. Montrer qu’il en voulait, qu’il pouvait apporter quelque chose à ce collectif de dramaqueens mégalomanes. Et Brittany se révélait être un atout inattendu pour ses desseins.

Du stade de blague un peu fade, son audition faite sur un pari était, suite à ces résolutions inattendues, à présent classée dans un des grands tournants de sa nouvelle vie. Ou du moins, il avait bien l’intention qu’elle le devienne. Des mois auparavant, il se serait contenter d’hausser les épaules, de rire doucement et de passer son chemin face au déhanché de Pierce. Aujourd’hui, il élaborait des plans musicaux qui l’effrayaient lui-même, scotchant sur ses lèvres un sourire charmant quand il réalisa qu’elle l’avait enfin remarqué.

- Tout va bien ? C’est réglé ?

Entre ses dents exposées, il soupira. Il fallait bien se lancer.

- Aucun problème, c’était juste ton conduit de fumée qui était obstrué et provoquait une mauvaise évacuation des résidus de combustion et…

Il réalisa que Brittany ne devait pas comprendre un traitre mot de ce qu’il racontait. A vrai dire, il n’était pas vraiment certain d’y comprendre grand-chose lui-même. Carter haussa les épaules.

- Ta chaudière avait… Un gros rhume, disons. Mais c’est passé. Tu pourras retrouver de l’eau chaude d’ici dix minutes…

Il sortit le formulaire de facturation qu’il avait fourré dans sa poche et, alors qu’il lui tendait, jeta un coup d’œil au grand miroir qui leur faisait face à présent qu’il se trouvait à ses côtés.

- Tout-ça… Wow… C’était… Très impressionnant… Vraiment…

Il hocha la tête comme pour approuver ses propres propos.

- Et tu as de très belles… heu… dents…

Il fronça les sourcils, réalisant momentanément ce qui venait de sortir de sa bouche.

- Dis… Brittany… Je me demandais si… euh… Tu pourrais… Oh c’est stupide…

Décroisant et recroisant ses bras, Carter souffla longuement et reportant un regard qui réclamait de l’indulgence vers la blonde.

- Okay. Tu sais, ça fait un moment que j’entends Aaron parler de la danse, toujours fourré au Studio, ça lui fait du bien je crois... Cette ville est une comédie musicale géante de toute façon et ce que je viens de te voir faire… C’est quelque chose de différent, que j’ai jamais vraiment fait… J’avais cette idée de m’y mettre… Sérieusement… Tu sais, apprendre deux ou trois mouvements… Filmer un petit truc peut-être… Pour me motiver, tu vois… J’oserai jamais en parler à Aaron, t’imagine bien… Sauf que je suis plus doué avec les chaudières qu’avec mes pieds et…

Nouveau froncement de sourcil pour nouvelle phrase à teneur étrange.

- … J’y connais pas grand-chose… Et quand je te vois danser comme-ça… Je me dis que tu pourrais peut-être m’aider… Tu vois… Juste…

Il secoua la tête avant de la baisser.

- Bref… Laisse tomber, c’était stupide…

Son regard glissa pourtant de billet vers la danseuse alors qu’il laissait s’échapper un bruyant soupir qu’un chiot malade n’aurait pas renié.
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MessageSujet: Re: 03. [Pierce's] A smile has no price   Ven 12 Fév - 15:16

Carter vit juste en réalisant que Brittany ne comprendrait pas grand chose à une explication technique. Elle cligna des yeux poliment lorsqu’il tenta l’expérience mais ne sourit que lorsqu’il lui donna l’explication simplifiée. «  Oh ! Super ! Merci d'être un si bon docteur pour les chaudières, Carter ! » s'exclama joyeusement avec un clin d'oeil. Elle était bien consciente qu'un objet ne pouvait pas avoir un rhume, il ne fallait pas pousser non plus… ceci dit, s'il lui avait assuré qu'une chaudière était vivante, elle aurait tout à fait pu le croire : que voulez-vous, elle était fan des contes de fée et histoires fantastiques pour une raison, et le Château ambulant l'avait beaucoup marqué, notamment le démon Calcifer. S'imaginer un démon enrhumé dans sa chaudière n'aurait pas été très difficile.

Elle accepta la facture qu'il lui tendait, y jeta à peine un coup d'oeil pour vérifier le montant global, et sautilla jusqu'au sac qu'elle avait abandonné sur son canapé. Assise sur l'accoudoir, elle fouilla dans son portefeuille et en sortit plusieurs gros billets. Un peu surprise par les compliments laborieux de Carter, elle lui jeta un bref coup d'oeil pour s'assurer qu'il allait bien. « Merci ! » répondit-elle automatiquement, parce que sa mère avait toujours beaucoup insisté sur les bonnes manières. Lorsqu'elle comprit finalement qu'il essayait de lui demander quelque chose, elle lui lança un sourire encourageant et revint vers lui. « Oui ? » demanda-t-elle en lui tendant son salaire (arrondi à la cinquantaine supérieure).

Pour être honnête, ce fut un peu difficile de suivre sa demande décousue mais Brittany en retint l'essentiel et s'illumina de plaisir en conséquence. « Tu veux apprendre la danse ? Mais ça n'a rien de stupide ! C'est même une excellente idée, je serais heureuse de t'aider ! » Qui pouvait penser qu'apprendre à danser était stupide ? L'idée même d'une telle pensée était stupide ! Danser était tout ce qu'il y avait de plus brillant et danser avec des amis c'était encore bien mieux. Elle le saisit par les mains et les secoua de bas en haut dans son enthousiasme, sautillant quasiment sur place. Rien ne lui faisait plus plaisir que de convertir des amis à ses passions.

« Mais, toi et Lexie, vous êtes ensemble n'est-ce pas ? Tu sais qu'elle se débrouille pas mal en danse ? C'est certainement l'une des plus dégourdies chez les nonnes en tout cas, » commenta-t-elle négligemment avec une moue suffisante à la mention des Second Chances. Depuis que Caitlin avait quitté la ville avec Peter et Summer, son opinion des SC ne s'était pas améliorée, bien au contraire. Ce n'est pas qu'elle était jalouse de Caitlin… mais si en fait, elle l'était, désespèrement jalouse qu'elle aie trouver le bonheur qu'elle espérait et qu'en plus elle se soit envolée avec. Elle essayait de ne pas trop y penser, la jalousie lui allait si mal au teint, mais, soyons honnête, cela avait déteint sur son opinion de la chorale ecclésiastique. « Tu pourrais t'exercer avec elle aussi… Oooh, à moins que tu veuilles lui faire la surprise, c'est ça ? » demanda-t-elle, les yeux pétillants de malice et d'intérêt pour un tel projet romantique. Célibataire qu'elle était, elle vivait l'amour par procuration et se ferait une joie d'aider un Valentin à séduire sa Valentine.
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03. [Pierce's] A smile has no price

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