Choriste du mois


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 04. Lawyers are fiancées' best friends

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You cannot find peace by avoiding life.
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MessageSujet: 04. Lawyers are fiancées' best friends   Lun 7 Mar - 22:24


Effectuant avec la paume de sa main un cercle parfait sur le volant du pick-up, Anna acheva la manœuvre sans même vérifier dans le rétroviseur qu'elle n'écrasait pas d'enfants au passage. Elle avait toujours eu une relation presque organique avec sa voiture et c'était plutôt un bon point depuis son déménagement de la Pension l'été précédent, puisqu'elle passait une bonne partie de son temps dans le véhicule, à rouler d'un point A à un point B, se dépêchant d'arriver au gîte pour l'enregistrement des prochains hôtes ou vrombissant aux feux rouges de la ville pour récupérer les draps fraîchement lavés au pressing. Son périmètre se limitait habituellement à Lima et elle avait observé les rues de Columbus avec curiosité sur le chemin qui la menait à l'immeuble habité par Tate.
La place de parking était minuscule mais adjacente à l'entrée du bâtiment, ce qui permettrait à son ami de s'installer directement dans le pick-up. Il n'y avait pas vraiment de raison de le materner puisqu'il allait passer son après-midi assis, à siroter du champagne, mais elle préférait au fond le ménager, d'autant plus qu'elle avait, encore une fois, des choses à se faire pardonner.
Ils avaient convenu qu'elle fasse sonner son téléphone à son arrivée devant chez lui et elle s'exécuta, claquant la portière du pick-up avec une force mesurée mais suffisante. Elle leva les yeux vers l'étage qu'elle supposait habité par Tate et mis ses mains en visière au dessus de ses yeux avant de décider qu'il était temps d'allumer une cigarette. Elle en profiterait pour vérifier ses mails et savoir si sa sœur et Jamie avaient finalisé l'inscription de la Pension parmi les lieux potentiels de tournage de Gleema. C'était un nom ridicule. Une idée ridicule. Qui pouvait bien avoir envie de regarder un programme télévisé tourné dans un trou paumé de l'Ohio ? Mais elle supposait que ça faisait partie du concept justement... Beaucoup de ses camarades choristes prenaient la chose au sérieux, elle avait donc décidé de s'abstenir de tout commentaire et de sourire à chaque fois que les mots "séries", "tournage", "opportunité", "rôle principal" étaient prononcés. Autant dire que sa mâchoire était déjà crispée par l'effort.
Heureusement pour elle, elle n'aurait pas besoin de feindre l'enthousiasme avec Tate. L'avocat n'avait pas à sa connaissance manifesté le moindre intérêt pour Gleema, autre que son soutien habituel et sans failles pour Megan. Elle le soupçonnait de partager le même avis qu'elle, et espérait pouvoir le taquiner sur la question entre deux essayages. De robes. De mariée.

La perspective lui donnait déjà le vertige. Mais il était le choix le plus cohérent pour la tâche.
Anna avait catégoriquement refusé d'impliquer Lexie et Madeleine dans les préparatifs du mariage, les punissant encore de leur fiasco dans la grange. Elle avait cédé du terrain en leur accordant, à regret, les rôles de témoin et demoiselle d'honneur, mais leur rappelait régulièrement qu'elle et Tim étaient les seuls à avoir leur mot à dire. Sur la question de la robe cependant, elle coinçait. La tradition voulait que le marié ne découvre la robe que le jour J, et même si Dieu savait qu'Ainston était tout sauf traditionnel, si Tim avait fait l'effort d'organiser une demande surprise, elle pouvait jouer le jeu de la future mariée parfaite jusqu'au bout. La robe cousue par Glenn ayant été endommagée dans les combles ravagés par la tempête l'hiver précédent, elle n'avait d'autre choix que de se lancer dans une séance de shopping digne des films les plus mièvres.
La jeune femme avait bien pensé à se départir de ses griefs envers sa sœur et sa meilleure amie, mais elle avait renoncé, sachant pertinemment qu'elles seraient trop heureuses. Harper, Alex, Charlie lui étaient passées par la tête... Mais elle avait bien vite cessé de tourner autour du pot : avec Tate l'avis serait concis, neutre et efficace. Et c'était la seule façon qu'elle avait trouvé de l'inclure, puisque comme Megan, il faisait partie de la liste noire dressée par Tim des non-invités, "Et ce n'est pas négociable" (sic).

Au moment où Tate sortit de l'immeuble, Anna écrasait sa cigarette sous ses pieds. Elle s'avança vers son ami pour l'embrasser, se fichant bien de l'odeur de nicotine qu'elle pouvait laisser sur sa joue. Elle le dévisagea quelques secondes avant de reculer pour lui indiquer le pick-up : "En voiture !"
Elle-même regagna le siège du conducteur, non sans avoir au préalable mimé l'ouverture de sa portière à Tate, par pure provocation.
Elle attacha sa ceinture et regarda l'avocat par en dessous : "J'espère que tu te rends compte que certaines tueraient pour prendre ta place...", puis se rappelant qu'il n'était pas aussi privilégié qu'il le paraissait, elle ajouta : "Et tu vas même avoir le droit de choisir la musique pendant le trajet ! Tant qu'on évite : le jazz, les Awesome Voices et les comédies musicales... Mais je sais que tu es plein de ressources !" Elle lui adressa un dernier sourire en coin puis démarra le moteur et s'engagea dans la circulation de Colombus.
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TATE ► don't play the odds, play the man
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MessageSujet: Re: 04. Lawyers are fiancées' best friends   Lun 28 Mar - 4:55

« Attends de l’avoir lu. Je t’enverrai une copie. » Tate avait l’habitude de devoir négocier – avec les membres de sa famille, avec de parfaits inconnus, c’était du pareil au même – mais il ne s’était pas attendu à devoir défendre la publication des mémoires de son père – de leur père puisque, contre toute attente, la plainte venait de son frère. Certes, il aurait pu prendre le temps de notifier deux-trois personnes de ses intentions : sa mère, son frère, par exemple. Mais à quoi bon ? Même en y mettant de la bonne volonté, Tate était incapable d’éprouver le moindre remords. Lui avait déjà posé un nombre de directives éditoriales au projet, auxquelles s’étaient ajoutées celles d’Ecaterina, puis celles de Gabreel. Avoir deux fois plus d’indications à prendre en compte – sans raison valable, de surcroît – ne l’avait pas intéressé à l’époque où ils avaient entamé leur collaboration, et ça ne l’intéressait pas davantage aujourd’hui. Alors, comme d’habitude, il en assumerait les conséquences. De toute manière, avait-il objecté face à la contrariété grandissante de son jumeau, c’était trop tard. Les mémoires circulaient déjà depuis la mi-décembre, et rien qu’il puisse dire ou faire ne saurait corriger le tir.

« Je le fais pas pour moi, tu sais. » Après un moment de silence, Tate raccrocha. Il baissa les yeux sur la couverture du livre qui, soudainement, lui valait tant de reproches. Il comprenait qu’il n’ait pas le « droit » de le publier – aux yeux de Thayer, tout du moins. Il avait beau en connaître chaque page comme s’il les avait rédigées lui-même, ça ne remplaçait pas les années qu’il avait choisi de passer à l’écart, le dos délibérément tourné à celui qu’il s’efforçait d’honorer aujourd’hui. Il pouvait comprendre, mais il ne pouvait pas tolérer le blâme : ce n’était pas sa faute. Pas entièrement, en tout cas. Mais il n’était qu’un gamin à l’époque. Un gamin en colère. On ne pouvait pas lui reprocher d’avoir réagi comme un idiot. Il ne se le laisserait pas reprocher davantage, quitte à pointer du doigt les vrais responsables. Quitte à réagir, encore une fois, comme un idiot.

Il consulta sa montre : treize heures trente. Anna ne tarderait plus. Il poussa un profond soupir en se laissant couler de sa chaise de cuisine pour se verser un verre de San Pellegrino et faire passer ses comprimés. Pour la première fois depuis qu’ils se connaissaient, Tate n’était pas franchement ravi de la retrouver. Il avait clairement marqué ses distances depuis qu’elle avait adressé ses cartons d’invitation de mariage – à tous, sauf lui – et n’avait pas l’intention de changer d’attitude temps que l’ « heureux évènement » ne serait pas derrière eux. La présence d’Anna lui pesait d’une manière bien singulière : elle était tellement préoccupée par les préparatifs de son mariage, et lui tenait si peu à l’évoquer en sa présence, qu’ils en venaient inévitablement à manquer d’une conversation autour de laquelle s’enthousiasmer sincèrement. Tate ne le lui avait pas dit, mais il était ravi pour elle – quand bien même il se sentait incapable de relever les qualités qu’elle trouvait à son fiancé. C’était son choix, son grand jour, et si c’était avec Timothy Ainsworth qu’elle voulait le partager, c’était une belle chose. Il aurait aimé le lui dire, s’enthousiasmer pour elle au moins autant – sinon plus – qu’il ne l’avait été pour Wyatt. Mais c’était difficile de sourire de bon cœur quand on se savait rayer d’office du plan de table.

Évidemment, il avait songé à contacter Timothy : pour négocier, tenter d’enterrer la hache de guerre, éventuellement trouver un terrain d’entente. Régler le problème à l’amiable. Il avait été à deux doigts de l’aborder au cours de la soirée caritative au Piano-Bar ; mais il s’était rapidement ravisé en se rappelant que tout ne pouvait être traité comme une affaire juridique. Ils ne se connaissaient pas très bien – leur seul véritable échange ayant été un douloureux crochet du droit – mais une petite voix pleine de bon sens lui avait soufflé que la démarche n’était pas la bonne et que, s’ils devaient « faire la paix » un jour, ce devrait être dans des circonstances moins intéressées. Pour l’heure, il devrait respecter leur décision et après plusieurs jours de réflexion infructueuse et exaspérante, Tate avait dû se résigner une bonne fois pour toutes à ne pas participer au mariage de sa meilleure amie – qu’importe combien ça lui coûtait.

Son téléphone vibra sur le comptoir, l’arrachant à sa morosité. « J’arrive. » Il raccrocha aussi sec, sans laisser lui laisser l’occasion d’étoffer – de toute manière, ils se verraient dans moins d’une minute.

Ajustant le col de son manteau sur sa nuque, Tate claudiqua dans sa direction et pinça du nez après avoir échangé une bise avec elle. « Si le tabac ne t’envoie pas six pieds sous terre, ton pick-up fera très bien l’affaire. » lâcha-t-il en faisant mine de ne pas avoir relevé ses moqueries. Il tira sur la poignée, et la porte émit un grincement caractéristique des véhicules ayant accumulés quelques années au compteur. Rien à voir avec sa nouvelle acquisition. Il s’installa néanmoins sur le siège passager et s’empressa de boucler sa ceinture. Il lui adressa une œillade éloquente, l’air de dire « Sérieusement ? », quand elle souligna la chance qu’il avait de pouvoir l’accompagner dans cette session shopping exceptionnelle.  « Je viens seulement pour le champagne, j’espère que t’es au courant. » C’était faux, mais ça eût le mérite de lui arracher un sourire en coin.  

« Le jazz, les comédies musicales, tout ce que j’aime. Je viens à peine de m’asseoir, tu veux déjà me faire sortir ? » Il plissa les yeux, comme s’il l’avait soupçonnée de véritablement vouloir le faire fuir à toutes jambes. Il se pencha sur sa boîte à gants pour fureter dans ses CDs. « Du rock, du rock, et encore du rock. Quelle surprise. Meg ferait une syncope devant ta petite collection. » Après une courte minute de contemplation de pochettes, il en choisit une au hasard, dépassé. « The 1975… Ils sont bons ? » l’interrogea-t-il distraitement, tandis qu’elle s’engageait dans le trafic. « Prend à gauche, ça ira plus vite. » ajouta-t-il, connaissant les rues de Columbus, et leurs caprices imprévisibles.
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MessageSujet: Re: 04. Lawyers are fiancées' best friends   Mer 13 Avr - 21:42

Le sourire d'Anna était un peu trop enthousiaste pour l'occasion, mais pas aussi feint que les mauvaises langues pouvaient l'imaginer. Elle s'était pressentie tendue en présence de Tate, seuls à seuls pour la première fois depuis que l'annonce du mariage était devenue officielle, à renfort de cartons d'invitations que certains n'avaient pas reçus. Pourtant, elle se laissait doucement aller à la joie puérile d'échanger avec lui les taquineries habituelles et les constats artistiques inévitables.

Resserrant ses mains sur le volant, Anna se redressa presque imperceptiblement, cherchant dans ce nouvel effort un moyen d'intimer à son corps qu'elle demeurait maître de la situation.
Pour être tout à fait honnête, elle n'avait pas délibérément évité Tate ni le sujet, elle s'était plutôt arrangée pour se retrouver en compagnie nombreuse à chaque fois qu'elle sentait qu'il se rapprochait dangereusement. Elle avait d'abord espéré avoir le temps de faire changer Timothy d'avis sur sa non-invitation au mariage, mais avait renoncé, sachant qu'elle ne pouvait prétendre être en position de dicter ses conditions sur ce point.
Elle avait ensuite compté sur la franchise de l'avocat pour crever l'abcès, sans succès puisqu'il était plus à l'aise dans une salle d'audience que dans la vraie vie, et ainsi de suite depuis des mois, sans que ni l'un ni l'autre ne trouve le moment idéal pour transformer les non-dits en risible souvenir.

Sur les indications de son ami, elle s'engagea sur la route qu'il lui recommandait, secouant la tête pour lui indiquer qu'elle n'accordait aucun crédit à ses remarques à moitié hargneuses. Il semblait décidé à la battre à froid, ce pour quoi elle ne pouvait lui en vouloir, mais elle savait qu'il ne serait certainement pas assis à ses côtés, dans ce véhicule qu'il considérait comme un cercueil ambulant, s'il n'en avait pas vraiment envie. Et de l'envie et de la motivation, c'était précisément ce qu'il lui fallait à elle pour supporter un essayage de robes de mariées.

"Je t'ai pas dit ? J'ai demandé à ce qu'on ne nous serve pas d'alcool. Quitte à vivre une expérience douloureuse, autant qu'elle le soit jusqu'au bout. Mais je suis certaine que tu trouveras le jus de fraise excellent..."

La jeune femme tourna la tête vers son passager et lui adressa son sourire le plus innocent avant de reporter son attention sur la route et de froncer les sourcils. Les voitures devant eux ne démarraient pas malgré le feu vert au carrefour. Elle fit doucement descendre la fenêtre de sa portière de quelques centimètres pour permettre à de l'air frais de rendre l'attente plus agréable.

Écoutant distraitement les plaintes de l'avocat sur ses goûts musicaux, elle acquiesça à la mention du dernier groupe : "Ils sont bons, oui. Pas autant que les Libertines mais le chanteur a un faux air de Tim...othy, alors ça ne gâche rien..."
Anna avait terminé sa phrase à toute vitesse, confuse d'avoir mentionné son fiancé aussi tôt dans la conversation et sans même s'en rendre compte. Elle se mordit les lèvres pour s'abstenir de parler quelques secondes et se sentit soulagée de voir que la circulation reprenait. L'absence de mouvement de la file de voitures lui avait semblé jusqu'ici aussi étouffante que la bulle d'inconfort qui les enveloppait, Tate et elle. Anna repéra la couleur de la pochette que son ami tenait entre ses mains et lui donna néanmoins une dernière indication : "Mets la numéro 10 s'il te plait. C'est ma préférée."

Par automatisme, elle se mît à fredonner les paroles de Somebody Else qu'elle connaissait par cœur. C'était l'une des plus belles chansons de rupture que des rockeurs avaient jamais écrit.
La jeune femme glissa un regard en coin à Tate et prit son inspiration pour se lancer, baissant d'une main le volume de l'autoradio en gardant l'autre sur le volant.

"C'était bizarre ? Ou pas ? De te parler de Tim ? Parce qu'en fait je me rends compte qu'on a jamais vraiment parlé de lui... Tu me connais comme une entité à part entière, on partage beaucoup de choses... Mais la plupart des habitants de Lima, nos amis... Ont l'habitude de nous voir ensemble... Tim et moi... Et maintenant la situation est encore plus... Complexe."

Un signal lumineux devant elle attira son attention et la fit interrompre ses explications vaseuses pour freiner brusquement. Les véhicules qui les précédaient se trouvaient de nouveau à l'arrêt et la longueur de la file indiquait qu'ils n'étaient pas prêt de redémarrer.

"F**k it, Tate, ton raccourci est en train de se transformer en embouteillage..." Le trajet s'annonçait donc encore plus inconfortable que prévu.
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